Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Higher

Higher (Ep)

Six titres sur l'Ep de ce quartet yankee (Detroit) qui dispose de tous les atouts nécessaires et indispensables pour devenir un supergroupe. Suffit peut-être de les abattre (les atouts!) au bon moment. Un peu comme lors d'une partie de cartes. Ou d'avoir un peu de bol. Encore, que souvent, les deux vont de pair. Pensez donc, Higher se réclame de Cream, d'Iron Butterfly, de Spirit et de Led Zeppelin. Traite un metal avec une intensité digne de Stone Temple Pilots et une sophistication Extreme, sans tomber dans les clichés du hard rock. Il est vrai que son groove libère une énergie post grunge plutôt étonnante. Ligne de basse menaçante. Voix ample, sonore de Mike Alexander, qui sans tomber dans le piège de la vocifération gratuite, embrase chaque mélodie avec puissance et conviction. Un maxi qui laisse en tous cas une bonne impression. Maintenant, il faudra voir la suite des événements!

 

That Dog

That Dog

Histoire de famille pour That Dog qui implique trois sœurs, Anna, Petra et Tanya Haden ; même si la dernière citée n'est pas (encore) membre effective du groupe. A premier abord, nous aurions tendance à rapprocher ce quartet californien des Breeders. Parce que la musique d'apparence paisible manifeste de semblables flambées de violence. Mais si les Breeders dynamisent leur pop, That Dog folâtre plutôt du côté du folk. Un folk élaboré, underground même. Investi de guitares acoustiques bien sûr. Mais également par le violon. Encore que cet instrument à cordes soit capable de développer des climats languissants, mystérieux ou jazzyfiants, climats aiguisés par les harmonies vocales tantôt tendres, sensuelles, angéliques ou angoissantes. Bref un opus très intéressant, mais pas toujours facile à assimiler.

 

HOAX

Presssure

Traduction littérale de canular, Hoax s'efforce de nous faire ingurgiter un trash-death-metal-hardcore hautement indigeste. Bien essayé! Mais même en se pinçant le nez (ou plus exactement en se bouchant les oreilles) la mixture exerce une telle "Presssure" sur votre estomac, qu'elle provoque hexagonalement, pardon instantanément, la nausée (Merci Jean-Paul!) A d'autres, mais pas à nous!

 

Therapy?

Troublegum

Bien que d'excellente facture, le précédent opus de cet ensemble irlandais n'en était pas moins difficile à assimiler. Une œuvre grinçante, dévastatrice, aride, infectée de punkcore, dont l'insensibilité se soldait inévitablement par une violente migraine. "Troublegum", ne souffre heureusement plus des mêmes carences mélodiques. La musique est toujours aussi crépitante, incisive, stimulée par ce compromis savoureux entre Killing Joke, Hüsker Dü, Big Black et les Only Ones. Les lyrics aussi ironiques et morbides, mais l'intensité et la passion irradient à travers ses quatorze fragments. D'autre part, la présence des singles "Screamager", "Turn" ou "Nowhere" ainsi que la cover de Joy Division, "Isolation" ne font que renforcer notre sentiment de rencontrer le premier must de l'année 1994...

 

Infectious Grooves

Groove Family Cyco

Dans le domaine du trash funk metal, Infectious Grooves fait aujourd'hui un véritable tabac aux States. Et en marchant sur les traces de Rage Against The Machine et de Red Hot Chili Peppers, il ne fait aucun doute que la formation californienne (Los Angeles) risque fort, d'ici peu, d'embraser le Vieux Continent. Il faut même se demander si son expression n'est pas plus pure et plus efficace, car tout au long de ce "Groove Family Cyco", elle ne tolère aucune concession à la ballade ou à la pop. La tension y est permanente, stimulée par les accords de basse convulsifs, infernaux, mais techniquement impeccables, de Robert Trujillo et entretenue par la voix aride, courroucée de Mike Muir... personnages célèbres pour avoir sévi chez Suicidal Tendencies, pour ne rien vous cacher...

 

Third Stone

The Stuff

Si ce quartet yankee (Champaign, Illinois) estime être capable de poser la troisième pierre, elle devra inévitablement reposer sur celles de Soundgarden et d'Alice In Cahins. "The Stuff" est ainsi taillé dans un métal rock énergique, intense, aéré de l'une ou l'autre ballade semi-acoustique, mélodramatique, pour conserver la rime. Les mélodies progressent par paliers (NDR: ne pas oublier d'y prévoir des escaliers!). La basse cogne (aïe!), rampe tel un reptile. Les guitares acérées transpercent la mélodie. Le chant impérieux épanche ses lyrics nihilistes, angoissés, irascibles, alors que les drums impriment un tempo implacablement lourd. Une description qui s'appliquerait aujourd'hui à une multitude de groupes américains qui se réclament du même mouvement (NDR: ne pas bouger pour la photo!). Mais si ce disque n'apporte rien de bien neuf, il faut reconnaître qu'il prend véritablement aux tripes. Une excellente raison pour croire que ce groupe devrait être pris très au sérieux (NDR: s'abstenir?)...

 

Inspiral Carpets

Devil Hopping

Après sept ans, une quinzaine de singles et trois albums, Inspiral Carpets a décidé de replonger dans son passé. Pas celui qui l'a amené à fréquenter Happy Mondays et Stone Roses au sein du mouvement house mancunien. Non. Celui qui, en 1990, lui a permis de négocier avec beaucoup de talent son premier elpee "Life". "Devil Hopping" renoue ainsi avec la tradition garage mid sixties réminiscente des Searchers et de Question Mark & The Mysterians ; et en extrapolant avec le psyché pop de Julian Cope. Claviers omniprésents, tourbillonnants, guitares trébuchantes, crépitantes, tempo enlevé et voix aigre de Tom procurent à l'expression mélodique une coloration à la fois rafraîchissante et redoutable. L'œuvre s'ouvre ainsi sur un titre impitoyable, colérique, né de la plume du bassiste Martyn Walsh. Une chanson qui vient d'hériter d'une nouvelle version sur Ep. Une version plus percutante, plus féroce, plus punk pour laquelle Mark E.Smith (Fall) partage le chant avec Tom. Mais une version qui ne figure malheureusement pas sur le CD. C'est d'ailleurs la seule réserve que nous émettons à l'égard de ce morceau de plastique, tout bonnement épatant!

 

Thirteenth Floor Elevators

The very best of

Groupe-phare de la mid sixties, Thirteenth Floor Elevators dispensait un rock psychédélique, volontiers mystique, caractérisé par l'utilisation d'un instrument insolite, sorte de cruche en argile électrifiée, responsable de sonorités totalement inhabituelles pour l'époque. Entre 1965 et 1968, cet ensemble d'Austin enregistrera une flopée de singles et trois albums considérés aujourd'hui comme des références obligées du psyché garage texan. Malheureusement, la suite sera beaucoup moins glorieuse pour Rocky Erickson et ses disciples. Le goût trop prononcé de son leader pour les substances hallucinogènes lui vaudra un séjour de trois années en hôpital psychiatrique. Libéré en 72, Rocky ne reviendra plus jamais au premier plan... Ce "Best of" propose la quintessence du répertoire de Thirteenth Floor Elevators. Dix-huit classiques vertigineux, obsessionnels, précipités dans l'acid rock, enrichis de quatre interprétations des Spades, c'est-à-dire du combo géniteur du célèbre mythe disparu. Un testament indispensable!