Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Ora Cogan
The Cure
Chroniques

Russ Tolman

Sweet Spot

Victime du dégraissage systématique pratiqué par le label New Rose, Russ Tolman s'est retrouvé l'an dernier avec une maquette sur les bras, mais sans firme de disques pour la publier. Plus de douze mois lui ont ainsi été nécessaires pour dénicher un nouveau contrat. Nous attendions d'ailleurs ce "Sweet Spot" avec impatience. Russ nous l'avait annoncé, chargé d'électricité vivifiante et décapante. Il a fallu déchanter. En fait, hormis le rock'n’rollesque "Your Constant Confusion", cet opus est peuplé de ballades country-pop-rock paisibles, inoffensives, abordées tantôt à la manière d'un Lloyd Cole inhibé ou d'un Chuck Prophett décoloré. Malgré toute l'estime que nous portons à ce Californien, il faut bien admettre que son cinquième elpee manque cruellement de pêche. Il nous doit une revanche !

 

The Jesus Lizard

Down

Bien que responsable de quatre elpees à ce jour, Jesus Lizard n'est sorti de la zone crépusculaire du rock indie qu'en 1993 ; et par la grâce d'un single partagé avec Nirvana. ("Puss/ On the Guilt"). Depuis, la popularité du combo n'a fait que croître. Et ses tournées se multiplier. Groupe de scène par excellence, Jesus Lizard semble cependant moins efficace en studio. Produit par Steve Albini, ce disque en est probablement une juste démonstration. Toute l'intensité délinquante, orgiaque, farouche, malveillante semble contenue dans une poubelle métallique. Et comme David Jowes ne parvient pas à en faire sauter le couvercle, cette intensité demeure "Down". A l'intérieur si vous préférez…

 

The Tragically Hip

Day For Night

Nous avions eu le loisir de découvrir cet ensemble yankee en juillet de l'année dernière dans le cadre du festival jumelé de Torhout/Werchter. Et il faut admettre que la prestation fut plus que quelconque. Nous étions donc plutôt circonspects vis à vis de ce "Day For Night". Il a fallu réviser notre jugement. Car ce disque nous a agréablement surpris. Musicalement il faut le préciser. Une expression sonore dont les mélodies lustrées, mélodramatiques, découpées dans les cordes de guitares déchiquetées, fiévreuses, psychédéliques rappellent à la fois le Jefferson Airplane et le Crazy Horse de Neil Young. Malheureusement, le vocal de Gordon Downie torchonne toutes les bonnes dispositions affichées par le groupe. Sa voix chevrotante, tannante, cherche systématiquement à calquer ses inflexions sur celles de Michael Stipe. Sans jamais parvenir à les reproduire d'ailleurs. Dommage! A moins peut-être qu'avec un CDI...

 

Jethro Tull

The very best of

Jethro Tull a rencontré une énorme popularité au cours des seventies. Drivé par Ian Anderson, personnage excentrique et saisissant qui insistait sur l'aspect satirique des choses en jouant de la flûte d'une manière peu conventionnelle, cet ensemble insulaire est aujourd'hui à la tête de près de vingt albums, sans compter les compilations, devenus pour la plupart des best-sellers. Difficile dans ces conditions de concocter un " Very best of " sans faire des mécontents. Car si la période concernée, choisie entre 68 et 82, nous semble la plus judicieuse, avec notamment "Bourée", "Aqualung", "Locomotive breath", "Living in the past", "Minstrel in the gallery", "Songs from the wood" et autre "Bungle in the jungle", nous ne pouvons que regretter l'absence de classiques comme "The witch's promise", "Sweet dream" et "Nothing is easy"… Qui a dit rien n'est facile ?

The Triffids

Australian Melodrama

Groupe essentiel de la scène australienne, The Triffids a sévi entre 1978 et 1989. Un peu plus d'une décennie au cours de laquelle les musicos ont vécu tantôt à Perth, tantôt à Sydney, tantôt à Londres, sans jamais décider à se fixer. Une instabilité qui a fatalement provoqué le split de la formation. Depuis, Martyn Casey a rejoint les Bad Seeds de Nick Cave, alors que David McComb a embrassé une carrière individuelle. Il s'est d'ailleurs illustré en avril dernier par un superbe album solo, "Love of Will".

Revenons à nos Triffids. Et à cette compilation découpée en 19 fragments. Pas d'inédits, mais les morceaux les plus éloquents du combo kangourou. Ceux qui par leur force tranquille à la vision épique et la muse sentimentale parvenaient à recréer les grands espaces des déserts australiens. Ceux qui par la simplicité et la richesse de leurs mélodies, enrichies par l'inflexion vocale, profonde et fragile de David, épanchaient l'émotion la plus pure... An "Australian Melodrama"...

 

 

 

Freedy Johnston

This Perfect World

En général, l'éclosion d'un artiste rock apparaît lors de la sortie de son troisième album. Curieusement, ce chanteur compositeur issu du Kansas semble avoir atteint son apogée dès 1989, c'est-à-dire lors de la sortie de son tout premier elpee, "Time For a Change". Pas que les deux suivants soient de mauvaise facture, mais ils semblent avoir perdu ce qui faisait la force de ses débuts : la créativité et l'énergie. Freedy se contente aujourd'hui de seriner des ballades délicatement tressées dans la mélodie pop, des ballades qui redessinent de fatales histoires d'amour sur la mémoire de la mélancolie, des ballades qu'il chante d'une voix rauque et nasale. Mais à l'image du single "Bad Reputation", elles ne parviennent jamais à nous transporter dans ce soi-disant "Perfect World"...

 

Trisomie 21

The Songs by T21 Vol 1

Comme son nom l'indique, ce disque constitue le premier volume compilatif consacré à la formation lilloise Trisomie 21. Seize titres alignés curieusement en ordre décroissant, radiographiant une carrière qui s'étale de 1993 à 1983. Soit depuis l'ambiant atmosphérique aux vertus Eno/Sylvian/Sakamoto de "Distant Voices" jusqu'à la cold wave du "Repos des Enfants Heureux" en passant par l'electro pop de "Million Lights". N'oubliez surtout pas d'inverser la chronologie ! Un deuxième recueil, destiné à explorer la face la plus expérimentale des frères Lomprez devrait voir le jour en automne prochain...

 

Ed Alleyne-Johnson

Ultraviolet

Violoniste talentueux et inventif, Ed s'est révélé au sein de New Model Army. Il y est resté quatre ans, période au cours de laquelle il s'est attaché à se forger un style et à perfectionner les spécificités de son violon électrique. Un instrument qu'il a confectionné lui-même et qui lui permet, à l'aide de la technologie moderne, d'atteindre une palette de nuances particulièrement ample. A un tel point que très souvent les sonorités flirtent avec celles des cordes d'une guitare électrique. Et pourtant, nonobstant le recours à l'électricité et la sophistication des arrangements, depuis qu'il a embrassé une carrière individuelle, Ed semble vouloir épouser une forme musicale plus classique. Pensez au single diffusé régulièrement, au début de cette année, sur les ondes radiophoniques. Une composition instrumentale, toute en pastel, aux vertus minimalistes proche d'un Durutti Column; un morceau remarquable qui ne parvient malheureusement pas à irradier les neuf autres fragments de cet "Ultraviolet"... en demi-teinte. Contentez vous du single !