La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

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Afghan Whigs
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Chroniques

Uncle Tupelo

Anodyne

En quatre albums, le style de ce groupe yankee a fondamentalement évolué, glissant d'un trash punk geignard à la limite du chaotique (Blood On The Saddle?), vers un country rock teinté de garage. "Anodyne" fait ainsi la part belle aux ritournelles on ne peut plus traditionnelles (ça rime!), ne laissant malheureusement que trop peu de place aux compositions les plus excitantes. Profilées tantôt sur le hardcore juvénile de Buffalo Tom, voire de Dinosaur Jr, tantôt contaminées par l'électricité fiévreuse chère à Neil Young, celles-ci s'épanchent alors délicieusement avec mélancolie, amertume, angoisse ou désespoir au creux de la mélodie. Evidemment, à Belleville, près de Saint Louis dans l'Illinois, les musiciens de couleur blanche jouent du country. Alors, comment voulez-vous que le groupe fasse totalement abstraction de ses spécificités naturelles ? Simplement, Uncle Tupelo tente d'une manière "Anodyne" de s'adapter au goût du jour. N'empêche, avec un peu plus d'audace, cet opus aurait pu nous faire flasher. Ce n'est peut-être que partie remise !

 

The JPS Experience

Bleeding Star

Chouette, Flying Nun est à nouveau distribué chez nous. Flying Nun, c'est ce label néo-zélandais qui nous avait permis de découvrir toute une série de formations intéressantes, parmi lesquelles les Chills et les Verlaines font aujourd'hui figure de références. JPS Experience nous vient d'Auckland. Mais au fait que signifie JPS? Jean-Paul Sartre, ni plus ni moins. Nous avons cependant beau chercher un iota d'existentialisme chez ce quartet antipodal, il ne nous a pas été possible d'établir le moindre parallèle avec le philosophe/écrivain français. Les lyrics traitent d'ailleurs plutôt de rêves, de fantasmes, d'évasion ou de mélancolie, des textes qui collent parfaitement à une noisy pop mélodique, excitante, élégante, fouettée de guitares scintillantes, écorchées, vibrantes et caressée d'harmonies vocales limpides, opiacées. Le titre maître réalisant même la fusion parfaite entre l'expression ténébreuse de Jesus & The Mary Chain et celle plus fluide, plus tendre de House Of Love. Epatant !

 

Cement

Cement

Un bassiste impliqué successivement chez les Barking Spiders Acrophobic, puis les Agrobatics Troups, un guitariste qui a joué chez les Beer Nuts et un drummer qui a transité par une foule de combos, parmi lesquels les moins anonymes répondent au nom de Pygmy Love Circus et de Murder I Exile, ne constituent pas des informations suffisantes susceptibles de provoquer dans votre esprit une réaction de prise rapide. Par contre, si vous ajoutez comme hydrofuge la présence de l'ex-chanteur de Faith No More, Chuck Mostley, vous améliorerez le processus de durcissement. Parce que Cement manœuvre sur un chantier sonore contigu. Avec ce petit côté grunge qui colle à l'air du temps, un sens du pastiche particulièrement aiguisé et quelques incursions dans le folk alangui, ouaté, question de mettre en évidence, le talent de guitariste acoustique de Chuck...

 

Jackyl

Push comes to shove

Produit dans les célèbres studios de Bruce Fairbairn à Vancouver, et par Bruce en personne, ce morceau de plastique est taillé aux onze douzième dans les clichés les plus banals du hard rock post AC/DC. Un seul fragment échappe à la tare, "Dixieland". Une composition au groove grunge irrésistible, qui ne déparerait certainement pas dans le répertoire d'un Pearl Jam, d'un Soundgarden ou même du défunt Nirvana...

 

Voodoo Queens

Chocolate Revenge

Elles sont cinq et avouent craquer pour le chocolat. Une faiblesse qu'elles attribuent à l'esprit typiquement féminin. Aussi, pour se donner bonne conscience, elles ont imaginé un scénario rocambolesque qui permettrait au chocolat de prendre sa revanche. "Chocolate Revenge" croque ainsi des chansons parfumées au goût punk pop réminiscent de Babes In Toyland ou de Moffs. Des morceaux excitants, énergiques, contagieux qui fondent avec un glamour sensuel au contact de la mélodie post adolescente…

 

Channel Zero

Unsafe

Écrit par

Bien que fondé en 1990, Channel Zero en est à son troisième opus. Un disque qui a été enregistré à New York sous la houlette de Michaël Barbiero (Metallica, Soundgarden, L7, Slash), alors que le précédent avait été produit à Nashville par Vinnie Paul, drummer de Pantera. De solides références pour cet ensemble belge dont le trash metal sauvage, redoutable, impitoyable est de la même veine que celui d'Helmet. Un seul reproche, la présence de clichés trop souvent empruntés à Alice In Chains. Sans quoi, dans l'univers du hardcore, cet "Unsafe" est loin de faire pâle figure...

 

The Jacobites

Howling Good Times

Leader du défunt et mythique Swell Maps, puis partenaire privilégié de Dave Kusworth, tantôt au sein d'un duo de trash folk particulièrement vivace, tantôt au sein des Jacobites, Nikki Sudden s'est toujours illustré par un style mélancolique, rafraîchissant, mature ; style qu'il se plait à peindre sur une toile semi acoustique, à l'aide de couleurs émotionnelles délicates, fugitives, un peu à la manière d'un impressionniste. Cet opus célèbre le retour des Jacobites. Un album sans grande surprise. Mais bigrement bien ficelé. Alimenté par cet inaltérable romantisme mélodique, spectral, typiquement britannique, et meurtri par la voix rauque, ‘cockney’ de Nikki. "Howling good times", quoi!

 

Van Der Graaf Generator

Maida Vale

Le Van Der Graaf Generator a traversé deux phases bien distinctes dans son histoire. La première s'est déroulée au début des seventies. Dans un climat conceptuel, prog rock, au sein duquel baignait alors des ensembles comme le Genesis de Peter Gabriel, Yes, King Crimson voire Jethro Tull. Davantage avant-gardiste la seconde est aujourd'hui considérée comme prélude à la musique industrielle, voire à la cold wave... "Maida Vale" se consacre au premier volet de cette formation mythique. Soit lorsque le line-up se résumait à Peter Hammill, Dave Jackson, Guy Evans et Hugh Banton. Il épingle huit fragments issus de sessions radiophoniques : deux réalisées pour John Muir en 71 et six destinées aux célèbres "Peel Sessions" en 1976. Soit des versions légèrement différentes des albums. En l'occurrence "Darkness" ("The least we can do is wave to each other"), "Man Erg" ("Pawn Hearts"), "Still life" et "La Rossa" ("Still life"), "Sleepwalkers" et "Scorched Earth" ("Godbluff") ainsi que "Masks" et "When she comes" ("World Record").