Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Verlaines

Way Out Here

Les Chills, Sneaky Feelings, Clean, JPS Experience et les Verlaines ont relevé ou relèvent encore du label Flying Nun. Un label qui symbolise toute la richesse de la scène indépendante néo-zélandaise, même si depuis quelque temps il se résout à céder ses plus beaux joyaux. Les Chills ont amorcé le processus. Et les Verlaines viennent de lui emboîter le pas. Seule différence, le trio de Dunedin ne compte plus aujourd'hui comme membre originel, que le seul Graeme Downes. Ce qui ne semble pas tellement avoir modifié le style de sa musique. Disons simplement que le nouveau guitariste apporte aux mélodies une configuration électrique plus vibrante, plus voluptueuse, plus vivace. Des mélodies trempées dans la nostalgie et le charme qu'interprète d'un timbre languissant la voix caressante de Graeme...

 

Toni Childs

The woman´s boat

Avant d'enregistrer son premier album solo en 1988, disque pour lequel elle avait décroché le ‘grammy’ de la meilleure nouvelle artiste et de la meilleure performance vocale féminine ("Union"), Toni Childs a vécu un véritable parcours de combattant. Fugueuse à 15 ans, elle s'est rendue à Los Angeles pour chanter dans les petits clubs de blues locaux. Progressivement, elle a investi l'un ou l'autre combo ; pour finalement atterrir chez Toni and the Movers. Un ensemble au sein duquel elle séjournera deux ans en compagnie du futur Bangles, Micki Steele, et du futur Red Hot, Jack Sherman. En 1981, elle met le cap sur Londres et fonde Nadia Kapichi en compagnie de David Rhodes (Peter Gabriel), Mike Cotzi (Shriekback), Martin Swaine (Waterboys, World Party) et Steve Creese (World Party également). C'est au cours de cet épisode, qu'elle va prendre goût à la ‘World music’, et en particulier à la musique indienne. On comprend mieux pourquoi sur son second opus elle a fait appel à une telle équipe de musiciens hindous. Qui se partagent tamboura, sarangi, mridangam, tavil, nyatti, moorsing, tabla et didgeridoo. Africains également. Notamment le trio a cappella Zap Mama. Et puis des illustres personnages comme Peter Gabriel, Robert Fripp et Kurt Wallinger (World Party). Si Toni a également recours aux samples et à la boîte à rythmes, c'est surtout son talent vocal qui est mis en exergue sur cette œuvre. Une voix ample, poignante, remarquable, qui rappelle parfois celle de Tracy Chapman, mais en plus voluptueux ; une voix qui s'épanche en thèmes universels, comme celui de l'inévitable cycle naissance, mort et renaissance...

 

Jane Pow

Love It Be It / State

Tout comme Inspiral Carpets et les Charlatans, Jane Pow butine le miel des sixties. Mais plutôt que de le consommer à la mode ‘house’, le groupe de Southampton préfère l'accommoder à la sauce ‘New Mersey’. Sur "Love It Be It" et "State", on y ressent d'ailleurs de nombreuses affinités avec la pop tempétueuse de Teardrop Explodes. A cause des cuivres rutilants bien sûr. Mais également de la sensibilité pop monochrome, vertueuse, enduite de guitares généreuses, chatoyantes, et trempée dans les claviers marécageux. Deux albums réédités sur le même CD qui vous replongeront dans un univers sonore garage revivaliste sans doute, mais savoureux sans aucun doute...

 

Veruca Salt

American Thighs

Veruca Salt, petite bourgeoise gâtée, pourrie, illustre le roman de Roald Dalh, "Charlie et la chocolaterie". Evoquée dans la composition d'AC/DC "You shook me all night boy", elle sert aujourd'hui de patronyme à un quatuor yankee (Chicago) partagé entre filles et kids. Partagé est même un grand mot. Puisque son inspiration privilégie la sensibilité féminine. Un peu comme chez Juliana Hatfield et les Breeders. Des Breeders qui auraient été davantage contaminés par les Pixies. Surtout lorsque les cordes de guitares libèrent une électricité euphorisante, pulsante, insidieuse, menaçante. Ce qui explique pourquoi les treize chansons de cet "American Thighs" sont si contagieuses ; et que purifiées d'harmonies vocales sucrées, elles produisent une saveur au parfum délicatement sauvage...

 

Chris & Carla

Shelter for an evening

Les Walkabouts jouissent d'une réputation d'enfer sur la scène de Seattle. Parce que leur folk rock post moderne, chargé de poésie visionnaire et de passion mélancolique, s'inspire surtout de Neil Young, de Violent Femmes et de Clean. Chris Eckman et Carla Torgunsen, guitaristes et vocalistes du groupe ont accompli une tournée en Allemagne au début de cette année. "Shelter for an evening" épingle douze fragments enregistrés lors de leur passage à Hambourg et à Cologne. Malheureusement, nonobstant la virtuosité des musiciens, capables d'extraire des émotions fortes de leurs cordes de guitares minimalistes, malgré la conjugaison parfaite des timbres vocaux, l'œuvre suscite au fil du sillon une profonde lassitude. Sans la participation des trois autres musiciens, ce duo de folk song ne ressemble qu'à un autre groupe de folk song...

 

Janitor Joe

Lucky

Janitor Joe nous vient de Minneapolis. Un trio basique contaminé par le noisy punk de Sonic Youth et de Babes in Toyland, sous sa forme la plus frustre. Riffs de guitare déchiquetés, déstructurés, torturés, drums menaçants, basse ronflante, hypnotique font ici malheureusement les frais d'un vocal épouvantablement écorché. Pas de chance!

 

Violent Femmes

New Times

En 1982, les Violents Femmes commettaient un premier album stupéfiant, novateur. Un disque de jazz-punk acoustique qui allait jouer un rôle de détonateur tant pour la musique ‘postcard’ (James, Aztec Camera) que pour la future noisy pop. Un disque qui va connaître une curieuse destinée puisqu'il parviendra à se vendre à plus de deux millions de copies sans jamais entrer dans les charts. Un exemple unique dans l'histoire de la musique rock et pop pour une œuvre qui fait toujours l'actualité douze ans après sa sortie. Et pourtant, le trio de Milwaukee en est aujourd'hui à son septième album, si on compte la compilation sortie l'an dernier. Changement de line-up, puisque Victor De Lorenzo a cédé ses baguettes à un autre drummer, Guy Hofman. Pas un étranger puisqu'il avait déjà remplacé circonstanciellement Di Lorenzo. Musicalement, "New Times" s'inscrit d'ailleurs dans la continuité folk punk progressive de ses albums précédents. Avec une pincée de Television par ici et une autre empruntée à Tom Waits par là. Un excellent album qui s'écoute, se médite et s'apprécie plus qu'il n'éveille le débat...

 

Christian Death

The Rage of Angels

A ne plus rien y comprendre! Auteur d'un album live commis en compagnie de son nouveau groupe Shadow Project, Rozz Williams a décidé de remonter en même temps le mythe californien, en compagnie d'Eva O. Et d'enregistrer sous cette formule un nouvel opus : "Rage of Angels". Un disque qui baigne inévitablement dans l'univers gothique sombre, distordu, austère et nauséeux des "Only theatre of pain", "Death wish", "Catastrophe Ballet" et autre "Ashes"... Ponctué d'une cover de "Panic in Detroit" de Bowie, il manque cependant de relief. La guitare est beaucoup trop tendre, étouffée, timide, et ne parvient jamais à élever le sens mélodique à son niveau le plus cruel, le plus douloureux, le plus intense. Sans la râpe de Valor (NDR : qui a mis un terme à son existence, voici quatre ou cinq ans), ce Christian Death est cliniquement mort!