Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chroniques

Ed Kuepper

Character Assassination

Nous ne parvenons toujours pas à comprendre pourquoi cet ex-Saints ne récolte qu'un succès aussi confidentiel. Une véritable énigme que seule la curiosité naturelle d'un mélomane pourrait élucider. Car Edmund ne bénéficie ni de battage médiatique prodigue ni d'une diffusion de clips vidéo tape à l'œil. Quant aux ondes radiophoniques elles semblent presque l'ignorer. Et pourtant, chacun de ses albums, tant en solitaire, flanqué des Aints, des New Imperialists ou en compagnie des Laughing Clowns sont de petits chefs-d’œuvre. Parce qu'en plus, ce Kangourou est plutôt prolifique. "Character Assassination", par exemple, est double. Le premier morceau de plastique s'inscrit dans l'optique pop semi acoustique des "Today Wonder", "Honey Steel's gold" et "Black Ticket Day", alors que le second traduit ces mêmes compositions en langage exclusivement acoustique. Un exercice de style qui trouve toute son ampleur dans l'interprétation du "Ring of Fire" de Johnny Cash. Mais Ed Kuepper donne toute la mesure de son talent lorsqu'il électrifie légèrement ses chansons. Un peu à la manière d'un Neil Young minimaliste ou de George Harrison lorsqu'il s'est mis à composer pour les Beatles. Un "Character Assassination" qui se clôt en apothéose sur "If I had a ticket", une chanson dont la richesse émotionnelle et la fluidité mélodique enveloppe de mystère et de grâce une simple et remarquable pop song...

 

John Wesley

Under The Red And White Sky

John Wesley Dearth est né à Tampa, un petit port de Floride situé quelque part dans le golfe du Mexique. Toute sa jeunesse, il l'a passée à écouter des disques de Beck, Clapton, Floyd, Yes et Genesis. Une passion qui va inévitablement déteindre sur son futur musical. Il réalise ainsi en 1986 un album de prog rock en compagnie d'Autodrive ; mais cette aventure restera sans lendemain. Il devra attendre début 92 pour connaître le véritable tournant de sa carrière. Engagé comme ‘guitar tech’ lors de la tournée américaine ‘Holliday In Eden’ de Marillion, il est remarqué par Mark Kelly, qui lui demande d'assurer le ‘supporting act’ du groupe pour le reste de la tournée. Et l'année suivante, lorsque John fait part à Mark de son intention d'enregistrer un album solo, Kelly n'hésite pas à lui offrir ses services de producteur. L'enregistrement sera maintes fois reporté, mais Kelly tient parole. Et non content de coproduire l'album, il assure les claviers et invite le reste du groupe à participer à sa confection. Inévitablement, "Under The Red And White Sky" porte la griffe de Marillion. Mais plutôt que de se révéler bénéfique, cette collaboration finit par étouffer le talent de ce jeune chanteur /guitariste /auteur /compositeur dont le style s'apparenterait plutôt à une Tracy Chapman au masculin (!) ...

 

Chumbawamba

Anarchy

Considéré à ses débuts comme formation anarcho punk, Chumbawamba adopte, depuis le début des nineties, une attitude beaucoup plus réfléchie. En fait, si la formation de Leeds continue de combattre toutes les formes d'injustice sociale ainsi que la philosophie politique capitaliste, qu'elle juge pour responsable de la montée du fascisme –le single "Enough is enough" en est probablement le plus beau témoignage– elle l'exerce d'une manière moins spectaculaire. Dans le passé, le groupe s'est régulièrement illustré à travers des attitudes provocatrices, pour défendre ses idées. Figurez-vous qu'à l'issue de l'épisode des Falklands, les musiciens n'ont pas hésité à scander des slogans hostiles lors des parades militaires organisées en l'honneur de l'armée britannique. Il leur arrive également de se peinturlurer le corps en rouge ou de se teindre les cheveux en vert. Récemment, ils ont même décidé de se nourrir exclusivement de porridge (NDR: Beurk!) et d'épluchures de pomme de terres (NDR: les déchets au menu, les tubercules à la poubelle!). Et pour illustrer la pochette d'"Anarchy", ils ont choisi le moment précis de l'accouchement où le nouveau-né commence à sortir la tête... Si leurs idées sont fondamentalement demeurées identiques, il n'en est pas de même pour leur musique. Sauvage et vindicative à ses débuts, elle adopte, depuis trois albums, un profil beaucoup plus soft, plus sophistiqué, plus pop. Un style comparable à Electronics et à Saint Etienne, auxquels Chumbawaba voue une grande admiration. Avec des samplings capricieux, un peu comme chez Carter USM. Agit pop!

 

Keb´ Mo´

Keb´ Mo´

Keb'Mo', de son vrai nom Kevin Moore, est né à Los Angeles. Mais ses racines sont plantées dans le delta du Mississipi. Là où toute sa famille est originaire. Pas étonnant qu'il ait passé son enfance à écouter des légendes comme Robert Johnson, Muddy Waters, BB King, Albert Collins et Stevie Ray Vaughan. Sur son premier album, il nous propose naturellement un répertoire qui a le blues. Mais de nature essentiellement acoustique. Onze chansons issues de sa plume ou coécrites, et deux classiques de Robert Johnson, "Come on in my kitchen", et "Kindhearted woman blues"...

 

Snowy White

Highway to the sun

Bien qu'à première vue, le nom de ce musicien ne doit pas vous dire grand chose, sachez quand même que ce Snowy White n'est pas un illustre inconnu. Et pour cause. Souvenez-vous du single "Birds of paradise". Extraite de son premier album solo, cette chanson avait flirté avec les sommets des charts internationaux. Et puis cet artiste insulaire fut un pote à Peter Green (Fleetwood Mac) et à Roger Waters. C'est d'ailleurs lui qui a assuré la plupart des parties de guitare, lors des concerts de l'ex-leader du Pink Floyd. Enfin, il a également sévi deux années et demie au sein de Thin Lizzy. Pour enregistrer son deuxième opus, il a reçu le concours de toute une pléiade de collaborateurs. Des musiciens de studio. Indonésiens également. Et puis surtout de Gary Moore et de Chris Rea. Un Rea qui s'est réservé la slide sur le titre maître du disque. Ces deux artistes sont d'ailleurs de bonnes références pour situer ce "Highway to the sun", qui épingle inévitablement une cover de la chanson préférée de Snowy: "I loved another woman" de Peter Green.

 

The Church

Sometime Anywhere

Victime de dissensions internes depuis deux bonnes années, Church a bien failli rendre son dernier souffle.

Flashback ! Début 1992, Marty Wilson Piper revient de son intérim passé chez All About Eve. Première constatation, Richard Ploog a cédé ses baguettes à Jay Dee. Ce qui n'empêche pas le groupe kangourou d'enregistrer l'excellent "Priest = Aura", puis de partir en tournée. Un périple qui sera cependant abrégé par un nouveau départ, celui du deuxième guitariste Peter Kopper. A l'issue de ce fâcheux épisode, Marty et Steve Kilbey décident de se retirer quelques mois de la scène musicale, le temps de faire le point sur le futur du combo. Finalement, mi 93, le duo décide de se remettre au boulot et concocte ce "Sometimes Anywhere". Quelques musiciens de studio participent bien à la confection de cet opus, mais en général les deux comparses se partagent l'essentiel du travail. Et finalement, "Sometimes Anywhere" ne diffère guère des précédents elpees. Treize titres qui tout en épousant un sens mélodique proche du House Of Love le plus romantique, macèrent dans un univers psychédélique presque floydien. Les cordes de guitares sont cristallines, limpides, le tempo lancinant, énigmatique, les harmonies vocales tendres, veloutées, les arrangements soignés, atmosphériques, la texture mélodique complexe mais irrésistible. Un chouette album !

 

Lone Kent

Granite & Sand

Fils de diplomate américain, ce cow-boy apatride a transité par l'Allemagne, où il est d'ailleurs né, l'Angleterre, le Vietnam, le Liban et la Thaïlande, avant de retourner dans la patrie de ses ancêtres. Pour brouiller encore plus les pistes, il a même signé sur le label belge Crammed... Au cours de sa jeunesse, Lone n'a pu compter que sur un seul ami, sa guitare. Ses modèles? Robert Fripp, Bill Frisell, Adrian Belew, Mark Knopfler et Ry Cooder. Pas étonnant qu'il excelle, indifféremment à la râpe acoustique ou électrique, dans la country, le blues, le rock, la pop, le jazz ou la musique progressive. Des aptitudes qu'il parvient à développer, à fusionner avec une facilité déconcertante, tout au long de son premier opus. Et comme il possède une voix bien timbrée, presque dylanesque, mais préservée d'inflexions nasillardes, les onze fragments de ce "Granite & Sand" finissent par vous envoûter...

 

The Wildcards

Earth Vs The Wildhearts

Curieuse destinée pour le premier opus des Wildhearts, promis aux bacs poussiéreux des disquaires, dès sa sortie en 1993, malgré la participation du célèbre Mick Ronson à la slide sur "My baby is a headfuck". Et pourtant, plusieurs fanzines insulaires le considéraient comme l'album de l'année... Début 94, la formation des Midlands décroche inopinément un tube avec "Caffein Bomb", un single qui flirtera plusieurs semaines avec les charts britanniques. Rien de tel pour relancer la mécanique. Et d'exhumer le CD moribond en lui administrant en bonus track le fameux hit. Un rétablissement judicieusement couplé un cocktail hymnique, venimeux, de glam, de trash, de punk et de métal. Alice Cooper rencontre Voodoo Queens. Mais en deuxième division !