Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Afghan Whigs
Chroniques

The Kitchens of Distinction

Cowboys And Aliens

Le quatrième opus de ce trio insulaire mérite assurément une grande distinction (!). Et pourtant, nous craignons fort que ce "Cowboy and Aliens" n'imite ses trois prédécesseurs. En d'autres termes, qu'il ne végète dans la zone crépusculaire de l'underground. Ce qui, en toute honnêteté, nous semble être une profonde injustice. Dès le premier titre, "Sand of Fire", vous pénétrez dans un monde magique, fascinant, kaléidoscopique, susceptible de vous transporter dans la stratosphère avec une passion, un raffinement introspectif et une intensité hypnotique. Onze mélodies dominées par les cordes de guitare cristallines, torrentueuses, vertigineuses, ‘mybloodyvalentinesques’, éclaboussées par le ricochet de drums, chamarrées par les éclats de basse sulfureux et caressées par la voix délicate, glacée de Patrick Fitzgerald. Onze pop songs dont le romantisme rebelle affiche une agressivité délicate, fruitée et visionnaire. Epatant!

 

Tom Waits

The Black Rider

"The Black Rider" n'est pas véritablement un nouvel album de Tom Waits, mais le résultat d'une collaboration avec le metteur en scène Robert Wilson et l'écrivain célèbre William S Burroughs, destiné à sonoriser la pièce de théâtre du même nom. Tom s'est d'ailleurs contenté ici d'assurer la composition de la musique et l'interprétation des textes de William. Côté arrangements, il a reçu le concours de Greg Cohen, multi-instrumentiste qu'il côtoie régulièrement en studio depuis une bonne quinzaine d'années. Concoction de pop, de vaudeville, de rock, de cabaret et de blues, cet opus projette des images obscures sur un écran sonore fragilisé par la voix ravagée de Tom et tourmenté par son piano spectral. Un seul regret, l'uniformité du ton de ce disque qui finit inévitablement par lasser...

 

Chris Knox

Duck Shaped Pain + Gum

Véritable homme-orchestre de cette fin du XXème siècle, ce Néo-zélandais est un parfait champion de la débrouillardise. Pour ce CD, il ne s'est pas seulement contenté d'assumer la composition, le chant, l'instrumentation et le mixing ou d'imaginer le logo de la pochette, mais il s'est également occupé du ménage, des courses et même de l'entretien des locaux... Trêve de plaisanterie, car ce "Duck Shaped Pain" se révèle fort intéressant. Déroutant aussi. Et puis novateur. Pas étonnant dès lors que cet artiste ait été signé chez Flying Nun, label qui a enfanté (nous ne répèterons jamais assez) les Chills, Verlaines, Bats et autres JPS Experience. Tout au long de cet opus, Chris explore l'univers du psychédélisme et du glam. Pas celui de Robyn Hitchcock, de Nikki Sudden, d'Ultra Vivid Scene ou de Dominic Sonic, mais plutôt de Tyranosaurus Rex et de Syd Barrett. Parce qu'il traite ces deux perspectives sous une forme minimaliste. Tantôt électrique ou acoustique. Mais limitées à une râpe, un clavier aux sonorités poussiéreuses et à une boîte à rythmes plus que discrets, ses chansons prennent surtout de l'intensité au contact du vocal aigrelet et languissant. Etonnant!

Rick Wakeman

Greatest Hits

Le "Greatest Hits" de Rick Wakeman est double. Si le premier morceau de plastique se résume à des adaptations de titres du Yes, le second sélectionne quinze fragments issus de son œuvre en solitaire. Une initiative qui aurait pu se révéler intéressante si les notes consignées à l'intérieur de la pochette avaient été un peu plus explicites. Pour s'y retrouver, c'est d'ailleurs un véritable casse-tête chinois! Ah oui, nous allions oublier, Roger Dean est toujours le responsable du graphisme des pochettes...

Concrete Blonde

Mexican Moon

Quatrième album pour cet ensemble californien (Los Angeles) dominé par les fortes personnalités de la chanteuse et bassiste Johnette Napolitano ainsi que par Paul Thomson, ex-drummer de Roxy Music. Habillé d'une pochette au symbolisme sinistre (le Destin, La Faucheuse, etc.), "Mexican Moon" semble surtout inspiré par le psychédélisme américain. Garage d'abord, puisque Johnette a vécu le Paisley Underground. Mais également hérité de la West Coast du début des seventies. Celui de Quicksilver et surtout de Jefferson Airplane, pour ne rien vous cacher. A cause du climat intense et fiévreux qui règne tout au long de l'album. Et puis il y a les nombreuses références à la culture espagnole en général, mexicaine en particulier. Johnette n'hésite d'ailleurs pas à chanter un titre dans la langue de Cervantès ("Bajo La Lune Mexicana"), un peu à la manière de Grace Slick lorsqu'elle s'était aventurée en solo sur "Manhole". Bref, hormis trois ou quatre fragments dispensables, souvent inutilement enrobés de chœurs gospel, ce disque dispense une électricité rougeoyante, vulnérable et savoureuse. Concrete Blonde se paie même une cover de Bryan Ferry ("End Of The Line") et une autre de Steve Wynn ("When You Smile") au sein d'une œuvre où se détachent les très convaincants "Jenny I Read", "Jonestown" et le titre maître de l'œuvre...

 

Louie Lista

To Sleep With The Lights On

Acteur et musicien, ce quadragénaire californien a créé le théâtre du blues (Blue Theatre). Une rencontre qu'il célèbre sur l'album "To Sleep With The Lights On". Tantôt narrateur ou lecteur, tantôt musicien, il procure une dimension pédagogique au blues en dissertant longuement sur le rôle indispensable joué par des artistes comme Robert Johnson ou Muddy Waters, ou en épinglant l'une ou l'autre adaptation, en compagnie de quelques collaborateurs. Il est cependant indispensable de bien connaître la langue anglo-saxonne pour profiter pleinement de cette leçon...

 

The Walkabouts

Satisfied Mind

L'an dernier, Chris Eckman et Carla Togerson s'étaient quelque peu démarqués de leurs compagnons de groupe en accomplissant une tournée à caractère acoustique, à travers le monde. De cette expédition, le duo yankee (Seattle) avait retenu les sets accordés en Allemagne, et en particulier ceux dispensés à Cologne et à Hambourg, pour graver un opus ‘live’. Il faut croire que cette aventure les a marqués, puisqu'ils ont décidé d'entraîner les Walkabouts dans une expérience semblable. Simplement, elle s'est déroulée en studio. A bénéficié du concours de quelques grosses pointures telles que Peter Buck (REM), Steve Turner (Mudhoney) ou Mark Lanegan (Screaming Trees). Une œuvre consacrée exclusivement à l'interprétation de covers. Depuis Gene Clark à Patti Smith, en passant par John Cale, Nick Cave, Robert Forster et quelques autres. Une œuvre qui ne manque certainement pourtant pas de charme, mais bien d'un zeste d'électricité...

 

Conspiracy Of Noise

Chicks With Dicks And Splatter Flicks

La conspiration du bruit ! Ne cherchez pas une hypothétique corrélation avec le titre d'un film d'Alfred Hitchcock, vous en seriez pour vos frais... Encore qu'il plane un certain suspense sur cette formation suspectée d'avoir dépouillé toute une série de valeurs sûres du rock'n’roll pour enregistrer ce "Chicks With Dicks And Splatter Flicks". Des artistes comme Fugazi, Fall, Hawkwind, Alice Donut, Captain Beefheart, Brian Eno et le Floyd ont ainsi été pillés puis maquillés par des samplings dans l'esprit de Pop Will Eat Itself, afin que Company Of Noise puisse se doter d'un potentiel hardcore aussi intéressant que complexe.