Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

logo_musiczine

Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Guns N Roses
Afghan Whigs
Chroniques

Wardance

We´re all niggas.....but not your boys

Wardance combat toutes les formes d'intolérance. Les notes de la pochette sont suffisamment explicites à ce sujet. Même le titre du CD donne le ton: "We're all niggas.....but not your boys". Qu'elles soient d'ordre social, racial ou religieux. Ce trio insulaire véhicule cette idéologie à travers des lyrics et des vocaux vindicatifs sur une musique hybride, agressive, juxtaposant plutôt que de fusionner hardcore aride, punkysant (Therapy?, Big Black) et reggae conventionnel (Bob Marley, Peter Tosh). Un mécanisme qui se révèle à chaque brisure de rythme, particulièrement explosif...

 

Corrosion Of Conformity

Deliverance

Corrosion Of Conformity nous vient de Caroline du Nord. De Raleigh très exactement. Ville tristement célèbre pour être le berceau du Ku Klux Klan. Cet environnement influe-t-il sur l'attitude de ce quatuor yankee ? Nous n'en savons trop rien ! Toujours est-il que les lyrics véhiculent des messages subversifs, provocateurs, nés d'une fascination morbide, ambiguë pour la guerre, la mort, la destruction et l'épidémiologie. Malheureusement, hormis un superbe instrumental acoustique, les treize autres morceaux vomissent un métal sombre, ambigu, indigeste, inspiré par Black Sabbath et les Melvins. Martèlement de drums primaires, cordes de guitare écrasées, criardes, parfois même nombrilistes et aboiements vocaux n'ont cependant pas encore la grâce de provoquer une quelconque "Deliverance"...

 

Locust Fudge

Flush

A première écoute, nous pensions sincèrement que cet album était l'œuvre d'un groupe californien. Pourtant, ce duo circonstanciel nous vient d'Allemagne. Constitué de Christopher Uhe (Speed Niggs) et de Schneider (Hip Young Things), il consomme une forme de country/pop/folk/garage à caractère essentiellement acoustique. Parfois on pense à Green On Red épuré de son électricité ou aux Walkabouts pour lesquels nos deux comparses vouent une certaine admiration. "Flush" dispense ainsi onze chansons mélodiques, rafraîchissantes, découpées dans les cordes de guitare sèches, saupoudrées d'un harmonica poussiéreux, fugitif, effleurées de drums satinés et nappées d'harmonies vocales aussi délicates que complémentaires. Onze fragments parmi lesquels figurent deux covers. Une consacrée à Neil Young, "Trasher". Et l'autre à Lou Reed, "I Love You"...

 

The Watchman

Peacefull Artillery

The Watchman, c'est d'abord le groupe d'Ad Van Meurs, vétéran batave qui roule sa bosse depuis la moitié des seventies. Après avoir transité par toute une série de formations aussi inconnues les unes que les autres, il fonde Watchman en 1988. Ce qui explique pourquoi, le combo en est déjà à son troisième album. Un disque qui a bénéficié d'une production hors du commun, puisque Joe Boyd (Soft Machine, Pink Floyd, REM, 10 000 Maniacs) et J Nile Clement (Presley, Orbison, Jerry Lee Lewis, Johnny Cash) se sont associés pour bichonner le morceau de plastique. Fondamentalement, "Peacefull Artillery" semble imprégné de racines folk et blues, mais elles s'ouvrent à d'autres formes musicales. Et en particulier au garage sombre et atmosphérique, réminiscent d'American Music Club, sur le titre maître de l'album. La meilleure composition de l'œuvre, il faut le souligner. Le reste de cet opus adopte une forme hybride entre Morphine et James. Sans doute à cause des interventions syncopées, jazzyfiantes, du saxophone de Menno Romers et puis du timbre vocal d'Ad coincé quelque part entre celui de Tim Booth, mais sans l'amplitude, et d'un Mc Gowan non alcoolisé...

 

Cosmic Psychos

Down on the farm / Cosmic Psychos / Blokes you can trust / Slave to the Crave

Réédition du tout premier Ep et de trois albums de cet ensemble australien sous la forme de deux Cds vendus séparément. D'abord, le maxi 5 titres "Down on the farm" gravé en 86 couplé avec l'elpee initial éponyme, édité l'année suivante. Ensuite "Bloke you can trust" concocté en 1992, flanqué du live "Slave to the crave" enregistré à Melbourne en 89. De quoi satisfaire les aficionados de ce combo de trash/punk/metal/rock qui fait la part belle aux roulements de drums frénétiques (4/4 comme chez les Ramones), à la basse sourde, aux riffs de guitare frémissants, bourdonnants, aux vocaux tendres et lancinants. Une formation capable de dispenser une énergie inépuisable à une cadence vertigineuse, tout en dénonçant les injustices sociales et politiques...

 

Love & Rockets

Hot trip to heaven

Nous avions fait la grimace lors de la sortie du single "This heaven". Une composition qui prenait un virage à cent quatre-vingt degrés par rapport au passé glitter-pop-psychédélique du trio insulaire. Rien compris ? Nous non plus ! Plus sérieusement, Love & Rockets était parvenu, en jouant sur l'ambiguïté de son passé gothique, à transformer son expression en rock profond, brutal, précieux et hypnotique. Or, ce nouvel album rompt définitivement avec cette définition. Il plane dans l'ambient trance. Une sorte d'hybride entre la house, l'acid jazz, la techno, le funk et le psychédélisme. Un style bien dans l'air du temps aux Iles Britanniques. Pas étonnant que les DJs lui aient accordé un accueil aussi favorable. Et puis que la chanteuse de Transglobal Underground, Natacha Atlas, ait accepté de participer à ce "Hot trip to heaven" ? Autres temps, autre mœurs. Mais confidentiellement, nous avons eu besoin d'une bonne cure de Bauhaus pour nous remettre de cette overdose de post modernisme…

 

ZZ Top

One Foot In The Blues

On savait que le trio texan était un grand consommateur de blues. Mais jusqu'à présent, il n'avait jamais manifesté cette inclination d'une manière exclusive, préférant disperser l'une ou l'autre composition au gré de ses albums. Billy F Gibbons, Dusty Hill et Frank Beard ont réuni sur ce "One Foot In The Blues" la plupart de ces applications syncopées. Soit des extraits du premier album auto titré, de "Rio Grande Mud", de "Tres Hombres", de "Degüello", d'"El Loco", d'"Eliminator" et de "Recycler". Une reconstitution qui peut sembler surprenante pour les novices, mais qui respecte une certaine logique de comportement, lorsqu'on sait qu'à l'origine les musiciens de ZZ Top côtoyaient des mythes comme Lightnin 'T Bone, Juke Boy Bonner et Freddy King...

 

Love Like Blood

Odyssee

Bien qu'apparue au début des eighties, la cold wave gothique compte encore aujourd'hui de nombreux adeptes. Pensez un peu à Sisters Of Mercy dont les dernières prestations en Belgique ont drainé la toute grande foule et dont la discographie a fait l'objet et fait encore l'objet de compilations à répétition. Pensez également aux défunts Fields Of The Nephilim, disciples des Sœurs de la Miséricorde, qui étaient parvenus à donner une vision cinématographique à cet univers spectral, ténébreux. Trio allemand, Love Like Blood appartient au même mouvement. Mais plutôt que de s'en inspirer, il se contente de le vampiriser. Même la voix profonde, meurtrie de Yorck Eysel rappelle celle d'Andrew Eldritch. Une "Odyssee" qui devient même franchement fatale lors de l'interprétation de la cover de King Crimson, "Epitaph"...