La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Aidan Moffat (Arab Strap) en featuring sur le nouveau single de ĠENN

ĠENN dévoile aujourd'hui « Jaguar Sun », un nouveau single en collaboration avec Aidan Moffat d’Arab Strap. Le titre sort au format digital ainsi qu'en 12’’ sur le label Rock Action Records, fondé par Mogwai, et accompagne l’annonce d’une tournée européenne…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Editors
Afghan Whigs
Chroniques

Crosby, Stills & Nash

After The Storm

Sans le concours de Neil Young, David Crosby, Steve Stills et Graham Nash n'ont gravé ensemble ou individuellement qu'un seul elpee accompli, le tout premier. Passons sous silence l'excellent "If I could only remember my name" de Crosby, puisque ce morceau de plastique résulte essentiellement de la rencontre entre l'élite des musiciens de la West Coast organisée fin des sixties, début des seventies à cet effet. Eponyme, la première expérience du trio constitue avec ses "Judy Blue Eyes: suite", "Marakesh Express", "Guinnevere" et "Woman Ships", un album incontournable de l'histoire du rock et de la pop. C'est d'ailleurs en 1969, au festival de Woodstock que CS&N se sont véritablement révélés en interprétant ces compositions. Flanqué de Neil, le groupe connaîtra pourtant encore des heures de gloire. Mais à l'issue de cette lune de miel, les événements vont se dégrader pour finalement atteindre quelques années plus tard, un seuil véritablement dramatique. Et pourtant, lors du vingt-cinquième anniversaire de Woodstock, Crosby, Stills & Nash nous avaient paru reprendre quelque peu du poil de la bête. Il nous a fallu cependant déchanter à l'écoute de cet "After The Storm". Les voix ont beau se conjuguer en harmonie, l'étincelle ne jaillit plus. Elle nous paraît même éteinte, pour l'éternité. Triste à pleurer !

 

Iggy Pop

Blah Blah Blah

Écrit par

Je préfère Iggy plus métallique en scène et plus pop en disque. "Blah Blah Blah", produit par Bowie et injustement dénigré, me plaît toujours énormément. Moins créatif qu'un "Lust for life" mais plus frais et mélodieux qu'un "Instinct" ou "Brick by brick". Et superbement chanté ("Party Girl", "Cry for love"...) Cet album est peut-être le disque que Bowie n'a pas eu la rigueur de faire dans ses pâles années 80. A part ça, deux grands souvenirs de l'iguane sur scène. Werchter 87: son époustouflant one-man-show d'apache épileptique, Torhout 91: Iggy fait sauter les bouteilles (de plastique), moment féerique d'euphorie collective. Lui-même abasourdi par le bordel qu'il déclenche, Iggy chante sous un déluge de vidanges. Dur ou doux, dingue, ravageur ou ravagé, Iggy Pop est d'abord un artiste amusant.

 

Iggy Pop

New Values

Écrit par

D'abord la pochette. La plus chouette cover de l'iguane en réincarnation de Njinsky. Ensuite, les douze chansons de ces nouvelles valeurs, qui aujourd'hui conservent une homogénéité sans pareil. La collaboration avec James Williamson (déjà présent sur "Kill City) n'a jamais été aussi juste et précieuse. De "New Values" à "Five Foot One" (le seul titre de l'album qu'Iggy reprend sur scène aujourd’hui encore) en passant par le délirant "African Man" (eh Noah, une chanson?), jamais le père Osterberg n'a réussi un album aussi traditionnellement rock, au propre comme au figuré.

 

Iggy Pop

Lust for life

Écrit par

Album imparfait, chanson magique...

''I'm bored" (sur "New Values"), "Johanna" (sur "Kill City"), "Dogfood" (sur "Soldier"), "Dum Dum Boys" (sur "The Idiot") et quelques autres. Perso, j’estime que ce sont ces morceaux-là qui incarnent le mieux Iggy Pop. Parfois parce que ce sont simplement de bonnes chansons, parfois pour des raisons plus obscures. Mais parmi toutes, "The Passenger" garde une place particulière. Accompagnement répétitif, paroles adolescentes ; et même si je l'ai écouté mille fois, ce titre suscite toujours le frisson. La voix d'Iggy, la mélodie, le côté filant, lancinant et immédiat, en fait une chanson unique de l'histoire du rock. Rien que ça! Pour épater vos amis, petit conseil de l'oncle St-Froque: reproduisez chez vous l'intro de "The Passenger": à la guitare, vous alignez la mineur-fa-do-sol. Pendant ce temps, votre petite amie secoue vivement sa cuillère à café dans une tasse vide. Effet garanti.

 

Iggy Pop

The Idiot

Écrit par

Un album noir, un son pourri, quelque chose de putride derrière... Enregistré à Berlin, ville 'ying-yang’ à l'image du couple Bowie/Pop, "The Idiot" révèle un Iggy déjanté, qui s'essaye aux compositions lentes : "Dum Dum Boys", "Nightclubbing" et "China Girl". Guidé par un Bowie au sommet de son art, cet album parvient à canaliser la bave de l'iguane. Ce sommet de 1977 résiste à l'érosion du temps.

 

The Good, The Bad & The Queen

The Good, The Bad and The Queen

Écrit par

La scène se passe dans un vieux cabaret en pleine prohibition. 3ème acte (après Gorillaz et Blur) pour Damon Albarn, chef de file d’un réseau clandestin de trafic d’harmoniques. Agissant en toute impunité, le gangster frontman aux allures de beau parleur distille son cru sur les touches poussiéreuses d’un piano délaissé. Entouré de la perle du haut banditisme représenté par Paul Simonon (ancien bassiste des Clash), Simon Tong (ancien guitariste de The Verve et présent sur le dernier album de Gorillaz) et Tony Allen (pionnier de l’afrobeat et ancien batteur de Fela Kuti), le chanteur épouse un nouveau registre. Partant dans des délires de début de siècle, les malfrats mettent leurs habits du dimanche pour élaborer une alternative sous des faux airs de ballades romantiques. Des voix d’outre-tombe retentissent sur les ventricules échauffées par le miaulement des machines, absorbées dans des escapades irréversibles (« Herculean », « The Bunting Song ») et des premiers rendez-vous adolescents (« 80’s Life »). Sur ce projet qui visait avant tout une carrière solo pour Albarn, le combo se distingue et secrète aussi bien des tubes (« History Song », « Kingdom of Doom ») que des performances dignes du grand vagabondage (« Three Changes », sur lequel excelle l’afrobeat d’Allen). L’hymne final porté par leur titre éponyme touche l’authenticité ‘sylphidique’ et clôture une histoire qui coagule sans falsification.

 

 



The Spores

Imagine The Future

Écrit par

Il est de ces disques assez difficiles à cerner. « Imagine The Future », premier essai de The Spores, en fait partie. Forte de ses collaborations au sein de Mondo Generator, Queens Of The Stone Age (« Songs For The Deaf ») ou avec Mark Lanegan (« Bubblegum ») ainsi que de ses prestations en première partie de la tournée européenne des Eagles of Death Metal, Molly McGuire tente aujourd’hui de s’avancer sur le devant de la scène. Bon courage… Parce qu’il y a du boulot. Sur « Imagine The Future », la jeune femme s’époumone sur treize titres complètement inégaux, entre inditeronica et un rock gothique faiblard. Sa voix nonchalante arrache toute vie au recueil qui, du coup, paraît interminable. Du répétitif « Moon Shine Down » aux décalés « Daffodil » et « Love My Mind », The Spores s’égare dans des bribes d’idées collées les unes aux autres sans la moindre uniformité ou cohérence. On imagine bien le futur, mais The Spores n’en fait pas partie.

 



Hella

There’s No 666 in Outer Space

Un titre cryptique pour une musique qui l’est tout autant : Hella fait du prog-math-rock, ou quelque chose du genre. La grande nouveauté, c’est la voix, omniprésente : jusqu’ici Hella se composait de Zach Hill et de Spencer Seim, mais aujourd’hui l’on peut parler d’un véritable groupe : cinq types qui foutent le bordel dans la salle de répèt, à force de jouer de la guitare comme si c’était un clavier, et la trompette une batterie. Capito ? Capiteux, et franchement diabolique : « There’s No 666 in Outer Space » sonne comme du Mars Volta (cette voix) s’amusant à jouer du Jane’s Addiction. Ca part dans tous les sens, et puis à un moment c’est l’overdose de gammes : stop, coupez, on repart à zéro et on se calme. Non ? « Anarchists Just Wanna Have Fun ». Justement, nous aussi, mais là guette le mal de tête. Une chtite aspirine pour éviter la loose (dans le coma-torium), et c’est reparti pour le délire fumiste. Fracasse !