Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Guns N Roses
The Cure
Chroniques

Various Artists

Favela Chic: Postonove 4

Écrit par

Les compiles dédiées aux restaurants et autres bars branchés n’ont pas encore tout à fait rendu l’âme. La preuve par ce « Favela Chic » (bar resto tendance à Paris et Londres) qui se concentre sur le passé et le présent de la musique populaire brésilienne. Loin d’être la torture ‘lounge’ escomptée, ce recueil mixé par Gringo Da Parada recèle quelques très chouettes morceaux. Impossible de se pencher sur la qualité du ‘mix’ (car la copie promo reçue n’est pas mixée), on se contentera donc de parler celle consacrée à la sélection musicale.

La pop psychédélique et funky d’Os Mutantes ouvre le bal, suivie par la ballade funk et insouciante d’Orlandivo. La samba millésimée d’Elza Soares laisse place au folklore nordestin de Caju & Castania, joute verbale improvisée en duo et rythmée par un tambourin et un tambour. Cette plage nous rappelle les chansons interprétées en occitan par les Fabulous Trobadors. Le très dansant « Tranquilo » de Marcelinho Da Lua et Black Alien est une cavalcade drum & bass boostée par une ligne de basse très dub et le flow de Black Alien. Les Franco-brésiliens de Voltair proposent une intrigante pièce de hip hop reggae. Avant-gardiste et minimaliste elle détourne les sonorités d’un synthé Casio. Efficace et suggestive, la samba soul de Seu Jorge (le nouveau Barry White ?) doit soulever les jupes de Paris à Londres en passant par Rio. Signé Dona Edith Doprato, « Marinheiro So » est tout simplement un moment de grâce. Il se résume à une guitare sèche, des percussions samba et une chorale exaltée. La compile s’achève par la jolie ballade électro de Lucio Maia & Jorge Du Peixe, un morceau évoquant les travaux d’Apollo Nove, complice de Cibelle, signée sur le label Crammed.

 

 

 

Valérie Leulliot

Caldeira

« Caldeira » en portugais signifie ‘chaudron’, utilisé dans le vocabulaire des vulcanologues pour désigner un phénomène d’implosion souterraine, bref l’éruption interne d’un volcan. Valérie Leulliot a écrit ce premier album solo pour sortir indemne d’une rupture malheureuse : elle aurait dû ‘mieux l’écouter’, son ‘homme’, et ce disque est pour lui, à cause de lui, contre lui. En elle bouillonne sans doute la peur de ne plus être aimée, de croire encore que cet amour n’était pas qu’un « mirage » (« Au virage ») ou qu’‘un fleuve pollué’ (« L’amour désormais »). Enregistré à la maison à l’aide de quelques guitares, d’un clavier, d’un banjo,… « Caldeira » évite le surlignage pour que chacun y reconnaisse ses propres sentiments. Valérie Leulliot use ainsi de la nature (la terre, l’eau, le feu, l’air) comme métaphore de ses angoisses existentielles, parce qu’il n’y a rien de plus vulgaire que l’explicite dans les chansons d’amour. Si pour la première fois elle a osé confier les arrangements à quelqu’un d’extérieur (Sébastien Lafargue, dernier bassiste en date d’Autour de Lucie), c’est donc peut-être pour éviter le racolage : une façon comme une autre de prendre du recul, par rapport à soi, à l’autre (l’ex), aux autres (le groupe), et de continuer à avancer, ‘là où le vent la mène’ (« Un endroit »). Et puis, pour les fans un peu tristes qui attendaient une suite au quatrième Autour de Lucie, qu’ils se rassurent : Valérie Leulliot n’a pas perdu son timbre si suave. Et en ce qui nous concerne c’est bien là l’essentiel.  

Frank Black

Bluefinger

Écrit par

Frank Black est de retour et il a décidé d’opter pour le patronyme Francis Black. Pourquoi pas ? Le plus important c’est le contenu de son nouvel opus. Et ce contenu nous réserve quelques bonnes plages, une bonne moitié des compos de « Bluefinger » -son quatorzième album solo !- lorgnant manifestement vers les Pixies circa « Trompe le monde ». Depuis le frénétique, aride et troublant (ce groove !) « Captain Pasty » au menaçant « Tight black rubber », en passant par le blues plus morbide que viscéral « Test pilot blues », une compo subversive entretenue par cette basse ténébreuse inexorablement pixiesque. « Threshold apprehension » également. Caractérisé par son riff de guitare staccato, emprunté probablement à Green Day, mais aussi et surtout les glapissements de Frank, « Lolita » aurait pu être chantée par Kim Deal, une chanson dont la mélodie pop me rappelle quelque part Suede et les inflexions vocales, Brett Anderson. Sans oublier la cover brutale, punkysante du « You can’t break a heart and have it » de feu Herman Brood. L’album rend d’ailleurs hommage à cet illustre artiste néerlandais (NDR : il a sévi chez Cuby & the Blizzards avant de fonder son propre groupe, Herman Brood and His Wild Romance. Il a également côtoyé, début des 80’s Nina Hagen. Mais il était également peintre et son œuvre est reconnue à travers le monde entier). L’abus de drogues et d’alcool l’a conduit au suicide en 2001 (se sachant condamné depuis plusieurs mois, il s’est jeté du toit de l’hôtel Hilton à Amsterdam). Deux autres compos lui sont ainsi dédiées. Tout d’abord « Your mouth into mine » et puis « Angels come to comfort you ». De structure traditionnelle au départ, cette dernière est progressivement épurée de chœurs célestes (NDR : quoique la sirène en fin de parcours soit plutôt de mauvais goût). Préposée aux backing vocaux, Violet Clark, l’épouse de Frank, en est la responsable. Elle partage également quelques duos avec son époux sur l’elpee. Et en particulier sur la ballade mid tempo et légère « Discothèque 36 » ainsi que l’excellent « She took all the money », dont les propriétés mélodiques sont manifestement contagieuses. En final, le titre maître consomme une intensité blanche crazyhorsienne, malgré son tempo lent et sa forme légèrement bluesy. Une bonne surprise !

Randy McAllister

Flying high while staying low down

Écrit par

Chanteur/compositeur/multi-instrumentiste, McAllister est texan. De la petite ville de Novice, très exactement. Très en verve dans le domaine de l’écriture on le compare même à des stars comme Doug Sahm, John Hiatt et Delbert McClinton. C’est loin d’être un débutant, car il compte à son actif une discographie impressionnante. Son premier elpee, "Diggin' for sofa change", est paru en 1997. Sur le label anglais JSP. Tout comme "Grease, grit, dirt and spit", l'année suivante. Dans la foulée il commet "Temporary fixes" en 2000, "A little left of center" en 2001 et "Grivers and takers" en 2002, chez Freedom First. Cet elpee est en fait un "Best of Compilation" de l'artiste. Il réunit six plages de "Temporary fixes", cinq de "A little left of center" et autant de "Dope slap soup", un opus qui devait sortir plus tard en juillet 2007, alors que la compile ne date que de 2006 ! (NDR : vous m’avez compris ?)

Confessons-le de suite, ce disque est d'une richesse incroyable. Solides et variées, les compositions tiennent toutes parfaitement la route. La voix est impeccable. Les musiciens manifestent une présence incroyable. La classe et aussi la claque! Extraites des trois elpees, les plages sont mélangées ; mais on ne s'en rend guère compte, tant l’ensemble est homogène. Randy chante et joue de l'harmonica. Il a reçu la collaboration de pas moins de sept guitaristes différents. Talentueux, en outre. Ce qui ne gâche rien.

Par ordre chronologique, "Take me out of New Orleans" nous replonge en 2000. Une rythmique implacable donne le ton à ce boogie rock'n'roll, caractérisé par la guitare incisive du notoire Stephane Burton. "That chicken you're fixin'" semble émaner de la même cité louisianaise. La démarche rappelle Little Feat. La slide donne froid dans le dos. Todd Blalock nous transperce de ses notes impitoyables. L'harmonica est mis en exergue tout au long de "Stronger vice/Better hobby". Mais également les percus de Jimmy Morgan ainsi que l'accordéon de Tim Alexander. Le climat baigne allègrement dans le tex-mex et le zydeco. "Never had a lot of faith" est un titre très riche. A cause de l'orgue, de la voix féminine ainsi que des cordes de Blalock et de Jim Suhler, le voisin de Dallas. Mais après plusieurs écoutes nous découvrons encore de nouvelles sonorités. Et on n’est pas au bout de nos surprises. Flux et reflux d’harmonica balaie "Man who went for cigarettes" et "The chain", alors que deux nouvelles guitares apparaissent : celles d'Andrew ‘Jr Boy’ Jones et de Mike Morgan (oui, celui du Crawl).

De l'album édité en 2001, la sublime ballade "Why" a été retenue. Randy chante admirablement cette compo. Sa présence est sidérante. Il souffle sans trop se forcer dans sa musique à bouche. Des chœurs féminins le soutiennent. Tom Blalock gratte doucement ses six cordes. Empreinte d’accents métalliques, la slide acoustique de Rollo Smith est divine. Son attaque est incisive sur "The sound of leaving". Rollo tire à nouveau son épingle du jeu. Le redoutable Tim Alexander siège derrière les claviers. Uniquement épaulé par le piano d’Alexandre, Randy interprète "Wandering shepherd" d’une voix solennelle. Shuffle louisianais dominé par le piano et la slide, "What moves you" retrouve la Nouvelle Orléans.

Pour le dernier elpee, on a droit ici à deux titres d'ouverture. Tout d’abord l'énergique "The girl ain't right". Une véritable perle illuminée par les cordes de Matt Woodburn et de Mike Morgan ainsi que la voix très présente de Miss Banita Arterberry-Burns. "Clear my head" ensuite. Peut-être la plus belle plage. Tout en affichant un évident potentiel commercial, elle permet à l'orgue d'Alexander et à la slide de Woodburn de faire la différence. Le recueil recèle encore la ballade soul "Close your eyes" et un "Baptist church van" caractérisé par un chant majestueux et un orgue imposant, une plage au cours de laquelle le riff est imprimé par la rythmique de Mitchel Smithet et la slide de Woodburn. Une œuvre majeure que je vous conseille vivement.

Tom Shaka

Deep cut

Écrit par

De son véritable nom Scicca, Tom Shaka est originaire du Connecticut. Agé de 55 ans, il s’est établi en Europe au cours des seventies. Il vit d’ailleurs aujourd’hui du côté de Hambourg, en Allemagne. Chanteur au timbre affûté, il se concentre essentiellement sur le blues acoustique, qu’il interprète le plus souvent en solitaire. Ses débuts discographiques remontent à 1994 ; mais ce sont les elpees "Hot ‘N spicey", un ‘live’ concocté en compagnie de Louisiana Red, et "Hit from the heart", un essai opéré en solo dès 1989 (NDR : ces disques paraîtront sur le label allemand Crosscut) qui forgeront sa carte de visite. Chez Acoustic, il avait déjà commis, "Blues blood" en 2000. En compagnie de son frère Bill. Pour la circonstance, ils avaient reçu le concours de Honeyboy Edwards et de Louisiana Red. Deux ans plus tard, il embraie par "Bless my soul", toujours en solitaire. Acoustic s’est également chargé d’une compile. Intitulée "The very best of Tom Shaka", elle réunit des extraits d’œuvres parues au cours de deux décennies ; c'est-à-dire entre 1978 et 98!

« Deep cut » marque son retour après plus de cinq ans d’absence. La solitude ne semble toujours pas le perturber pour proposer ces seize plages dont quatorze sont issues de sa plume. Tom apprécie le blues d’avant guerre. Celui de Robert Johnson, mais aussi de Charley Patton. Et il le démontre tout au long de "Gone but not forgotten" et "Rotten from the top on down". Pourtant son influence la plus palpable demeure manifestement celle de John Lee Hooker. A l’instar de "Things are changing'", le titre d’ouverture. Tom est une force de la nature. Sa stature est imposante. Sa voix puissante. Il n’a d’ailleurs pas besoin de forcer ses cordes vocales. Ce qui lui permet d’afficher une autorité naturelle. En outre, c’est un excellent guitariste. Sa voix chaude semble très proche de nous. Cette présence est manifeste tout au long de "Louisiana Gell". Elle en est même impressionnante. Il gratte ses six cordes et souffle au même moment dans son harmonica, posé sur un rack. La Louisiane est une source d’inspiration récurrente. "Swamp stomp" en est un bien bel exemple. Une certaine gravité dans la voix, il chante sur "Katrina, Katrina", les méfaits commis par le douloureux ouragan, à la cité de la Nouvelle Orléans. L'ombre de Hooker mais aussi celle de Howlin' Wolf le rattrapent sur "Mama Nature’s arms". Une plage imprimée sur un tempo boogie que n’aurait pas renié le maître! Le dialogue chant/guitare institué par John Lee Hooker ou Lightnin' Hopkins est reproduit sur "Questionnaire blues". Lors de "Danelectro man", il nous parle d’une des ses guitares préférées. Un blues lent, très classique, au cours duquel il y joue de la slide, comme un certain Muddy Waters. Shaka démontre son talent de guitariste sur deux plages instrumentales. En picking sur "Piedmont rag". Et en inoculant des vertus hispanisantes sur "Kiss of fire". "Big mouth blues" le révèle fin gratteur et talentueux harmoniciste ; et même en 'whoopin', dans l’esprit de Sonny Terry, sur "Rise up children". Artiste attachant susceptible de nous émouvoir par sa simplicité, Tom entame la fin de son parcours par "Memphis women blues" avant de nous entraîner dans son "Shaka's shack"…

 

Four Tet

Remixes

Après Fridge (bientôt le comeback), ses albums solo, ses compilations d’influences et de goût(s) (LateNightTales, DJ Kicks, tous deux fameux) et son ‘featuring’ Steve Reid, Kieran Hebden rappelle à notre bon souvenir qu’il est aussi, forcément dirait-on, un sacré bon remixeur. Normal pour un type de cette éclectisme trempé, à l’ouverture d’esprit simplement exemplaire : monsieur aime la musique ? Nous aussi, et c’est pour ça qu’on l’aime et qu’on guette chacune de ses sorties. Scindée en deux (« remixes » et « remixed »), cette double compile donne un bel aperçu de ce que le garçon est capable, à savoir s’approprier la musique des autres sans la rendre vulgaire. Sous son scalpel digital s’ébaudissent stars planétaires (Radiohead, Aphex Twin, Bloc Party), les visionnaires Madvillain (bref Madlib et MF Doom) et même la gentille Sia – avis aux amateurs de Six Feet Under, la fin. C’est là qu’on repense au slogan de la série (« Tout a une fin ») et que d’un coup notre pression sanguine s’affole et nous oblige à éteindre cet ordi, pour une bonne nuit de sommeil. Ah oui, sinon Four Tet est remixé par Jay Dee, Manitoba, Battles ou encore Boom Bip. « Tout a une fin ». Sniff. Ca ne pouvait pas mieux tomber. 

 



Manu Chao

La Radiolina

Écrit par

Après six ans d’absence, l’ami Manu Chao a rassemblé ses potes du Radio Bemba Soundsystem pour mettre en boîte cette nouvelle œuvre. Le trompettiste sicilien Roy Paci est de la partie, mais aussi l’étrange Tonino Carotone, un chanteur espagnol obsédé par le génial Renato Carosone, vocaliste napolitain ayant sévi au cours des années cinquante. Au rayon des invités, on pointera une forte présence malienne, et en particulier Amadou Bagayoko (moitié du duo Amadou & Mariam) et Cheik Tidiane.

Fan de reggae, Manu Chao pique aux Jamaïcains le concept de recyclage musical, qu’il pousse ici dans ses derniers retranchements. Attendez-vous donc à réentendre plusieurs fois la même base musicale plaquée sur des paroles différentes. « La Radiolina » enchaîne les titres sans temps mort, mais on regrettera que l’inspiration ne soit pas souvent au rendez-vous. Elle est carrément absente des ¾ de l’album. On a droit à beaucoup trop de cavalcades punk rock montées sur des tristes boîtes à rythmes sensées émuler des vraies batteries : « 13 dias », « Tristeza Maleza », « Rainin Paradize », « Panik Panik », « El Kitapena » ou encore « The Bleedin Clown ». Une suite de titres caractérisée par ses pauvres qualités musicales et lyriques. A d’autres (rares) moments, Manu Chao redresse heureusement la barre. Le dub mariachi de « Politik Kills » est un des meilleurs moments de l’opus. Parmi les autres réussites on citera aussi le mélancolique « Me Lllaman Calle », le romantico-comique « A Cosa », « Otro Mundo » ou encore « Mala Fama ». Des titres mélodiquement riches où pour une fois Chao ne se contente pas de balancer des banalités navrantes sur l’état du monde et essaye d’écrire des textes qui tiennent la route.

 

Headlights

Some racing, some stopping

Écrit par

Headlights nous vient de Champaign, dans l’Illinois. Avant d’enregistrer ce « Some racing, some stopping », ce trio fondé en 2004, avait déjà commis un Ep (« Enemies) en 2005 et un premier elpee (« Kill them with kindness ») en 2006. Le trio s’est ensuite accordé une pause, avant de retrouver le chemin du studio. Enfin, pas tout à fait, puisque les sessions se sont déroulées dans la ferme d’un des musiciens. Aménagée, pour la circonstance, bien sûr.

Découpé en 10 fragments, cet opus ne compte qu’un peu plus de 33 minutes ; mais franchement il est excellent. Un peu comme si la formation était parvenue à puiser la quintessence de Llama Farmers, Stereolab, Arcade Fire, Broken Social Scene, Belle & Sebastian et Papas Fritas. Les harmonies vocales sont limpides, légères, parfois même célestes ou vaporeuses, criconstanciellement capricieuses. Les claviers tour à tour rognés, fluides, atmosphériques ou ‘cathédralesques’. La basse est propulsive (NDR : sur « Catch them all » elle emprunte même au « A town called malice » de Jam). Les riffs de guitare sont chatoyants, subrepticement psychédéliques ou encore surf. La sèche raffinée. Le tempo souvent allègre est cependant parfaitement maîtrisé. Les mélodies sont bien ficelées, parfois contagieuses. Les arrangements impressionnants, philspectoresques. Et lorsque le xylophone entre en piste, c’est pour mieux jouer sur les oscillations sonores. Un peu comme un carillon. Et on a même droit à du violon et à de l’accordéon…