Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chroniques

Sleazy Days

Evolution Ep

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Dès les premières notes d´« Evolution », on ne peut s´empêcher de penser au « Gimme gimme gimme » d’Abba, récemment samplé par Madonna sur le titre « Hung up ». Mais la musique de Sleazy days se révèle par la suite beaucoup moins disco, même si elle demeure aussi dansante. Les membres du trio français la définissent eux-mêmes comme un projet hybride. Il est vrai que les six titres de cet Ep empruntent aussi bien à l´électro qu´au rock. Pas étonnant lorsqu´on sait que le groupe avoue avoir été bercé par des artistes tels que Depeche Mode, The Chemical Brothers, Fischerspooner, Nirvana ou encore Korn, dont un des titres a d´ailleurs récemment été remixé par Sleazy Days. Le combo a puisé dans ces multiples influences pour se construire un style original et efficace. Que les morceaux soient plus pops (« A job »), plus rock (« Walk to Freedom »), ou plus électro (« A job Part 2 »), ils sont tous d´excellente facture. La formation semble connaître la subtile recette qui donne naissance à la chanson réussie. La voix de Steve C., évoquant celle de Fred Durst (chanteur et leader de Limp Bizkit) semble en être un ingrédient majeur. Les rythmes new-wave et les refrains accrocheurs également. La musique de Sleazy Days pourrait bien devenir rapidement indispensable aux soirées branchées. Notons que leur deuxième album devait sortir très prochainement. Nous l´attendons, en tout cas, avec impatience...

 

 

 



Rose

Rose

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Dans l’univers de Rose, l’amour se décline en quatre saisons, le bonheur est fait pour emmerder les envieux et la musique sert à fredonner ‘des maux qui sonnent en poésie’ (« J’ai »). Doucereuse mais pas candide, Keren Rose pose sa vie sentimentale à livre ouvert, en murmurant son pathétique et ses espoirs en do majeur. Sur un brin de rancœur envers ces vauriens, pauvres idiots ou sombres cons partis vers d’autres horizons, il ne reste plus qu’à ‘se pendre à d’autres ailes et se trouver belle dans d’autre yeux’. Histoires d’amours déchus côtoient ainsi la petitesse de la vie et ses périples chez Ikéa (« La liste »), pour un album puisant la consolation au creux du quotidien. Rose enrobe sa voix de guitares acoustiques, harmonicas mélancoliques (« Saisons ») et piano jazzy (« Je m’ennuie » et « Rose »). Sur ce ton aigre-doux sont alignées douze ballades contant le cafard des petits matins gris et le Prince charmant déserteur ; mais que peuvent donc ces prétendants, si la Belle espiègle réclame ‘un amoureux transi…toire’ (« Rose ») ? Au creux de ses paradoxes, Lolita se débat l’âme en peine, sur des mélodies qui raviront (peut-être) les fans de Carla Bruni et Olivia Ruiz.     

Chris Zalez

Texas Cantina

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Que devient Mike Morgan? Peu de nouvelles de ce redoutable gratteur. Il a bien filé un coup de main à l'excellent Randy McAllister, mais de Crawl il n'en est plus guère question. L’aventure avait débuté au cœur des années 80, en compagnie de l'imparable Darrell Nulish, au chant. Ce dernier sera cependant remplacé par un autre héros : le chanteur/harmoniciste de Kansas City, Lee McBee. L'aventure du Crawl enfantera une bonne dizaine d'albums et sera ponctué par un superbe elpee live, paru en 2004 : "Live in Dallas". Sur ce disque, Morgan avait reçu le concours d’un autre chanteur/guitariste : Chris Zalez. Chris est également né à Dallas. Il y vit d’ailleurs toujours. Il avait rejoint le Crawl en 2000, comme second guitariste. Il y militera quatre années. Au retour d'une tournée européenne, il fonde ses Stingers. Un ensemble responsable de deux opus : "Hotel Texas" et ce "Texas Cantina" ; autant de manifestations de son attachement au Texas. Cet elpee était paru à l’origine en août 2005. Sur le catalogue californien, Pacific Blues Recordings. Depuis fin 2006, Zalez a pris la tête des Tejas Brothers, une formation responsable d’une musique qui mêle le blues, la country, le rock'n'roll et le tex mex. Un combo impliquant l'accordéoniste Dave Perez, le bassiste John Garza et le batteur Danny Cochran. Depuis on n’a plus de nouvelles, sinon que Chris a accompagné quelques musiciens pour se produire au célèbre Moulin Blues Festival, à Ospel (NDR : c’est aux Pays-Bas). En mai de l’an dernier.

Mais revenons à ce "Texas Cantina". Il a été enregistré le 30 juin 2003. Aux studios Fort Horton, à Austin. Par le maître des lieux : Billy Horton. Il est épaulé par Jon Bradley à la basse acoustique, Philip Law à la batterie et un certain Christian Dozzler au ivoires (souvenez-vous, ce longiligne pianiste avait sévi au sein du Mojo Blues Band autrichien).

Dès les premiers soubresauts d’"I love you honey", le rythme est soutenu. Et on se rend compte du rôle important que jouait Chris sur le fameux "Live in Dallas". Sa voix est nasillarde et plutôt aiguë. Vivace et virevoltante sa guitare se lâche dès que le piano tout en boogie de Dozzler se retire. Le swing des Stingers manifeste beaucoup de légèreté tout au long de "Knockin' blues", une plage aux accents West Coast. Le chant expressif et les cordes vibrantes rivalisent de talent devant le saxophone baryton de Jeremy Fuller. Excellent! "Justine" est un rock'n'roll dont l’impact est direct. Dozzler se déchaîne sur ses touches d'ivoire. Pas de fioritures, mais du concret. Tout le monde se balance de la tête aux pieds. "Never let you go" est un titre funky interprété par le trio de base. La guitare occupe tout l'espace, empruntant au passage quelque inspiration à Albert Collins et Stevie Ray Vaughan, tout en préservant son originalité et sa personnalité. Shuffle à la texane, "Sugar mama" coule de source et déborde d'énergie. La section rythmique porte son leader. Dozzler se démène. A cet instant, Zalez se retrouve plongé dans la chaude ambiance du Crawl. Signée Albert Collins, "All about my girl" est une plage instrumentale. Le niveau reste élevé. Issu de la plume de Christine Kittrell, "Sittin' & drinkin" campe un blues lent sévèrement contaminé par le Chicago southside. Les acteurs prennent beaucoup de plaisir tout au long de cette compo chargé de feeling. Autre cover, le "I'm in love" de Little Milton est un rock'n'roll direct conduit à la manière de Little Richard. Armé de sa slide, Chris chante le "Give me a break" de Chuck Willis. Il y est convaincant. Bénéficiant du concours décisif du piano sautillant, ce morceau rappelle également le Crawl. Impossible de passer sous silence le blues lent "All my love". Un titre abordé comme seul un Texan peut le faire. Saturée d’émotion, la guitare est insatiable. Dès que le leader s'éloigne du micro, elle se libère et autorise même Chad Pope, invité comme guitariste à le rejoindre. Il se retire sur "Something right for me". C'est le cas de le dire : un pur rockabilly, rehaussé par le soutien du spécialiste Billy Horton, à la basse acoustique. Un très bon album! 

Only Crime

Virulence

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Back of the dream team ! Anciens parrains de notre adolescence punk/hardcore, les membres de cette équipe de vieux briscards se réunissent, pour la deuxième fois, sous le pseudo peu fraternel d’Only Crime. Après avoir commis un premier opus intitulé « To The Nines », l’équipe de gros bras nous propose « Virulence », un disque enregistré sur le label Fat Wreck Chords. Pour rappel, Hagfish, Gwar, Black Flag et Good Riddance (pour ne citer qu’eux) incarnent la genèse de cette tribu, responsable depuis les années 80 d’un flux de cris et de flots de sueur. Comme tout bon album de ce genre, le riff engagé de la basse pose la première brique de l’édifice ; suivi de près par des muscles cognant fûts et cordes. Ca sonne comme au bon vieux temps, sauf qu’à cette époque notre foi juvénile semblait moins exigeante. Le mur prend des hauteurs qu’une guitare bien tranchante aurait dû casser afin de nous livrer la sensation de liberté tant attendue. Il n’en est rien, les maçons triment sans qualité transcendante en construisant un rempart froid et inaccessible. Hurlements et grattages quasi psychotiques forment cette chimère musicale de 28 minutes, mal finie et vite fatigante. Le style frôlant parfois le rock californien abreuvera avec plaisir les oreilles des nouveaux ados, confirmant au passage bien fièrement l’adage : ‘Avant c’était mieux !’ On vous jure pourtant qu’avant ces musiciens-là, c’était de la bombe ! Quoi … ? Vieux con ?



Rosebud Blues Sauce

About love

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Rosebud Blues Sauce constitue incontestablement une des meilleures formations françaises contemporaines. Ses musiciens pratiquent du hot rhythm & swingin' blues, comme ils aiment le proclamer. Cette formation a été fondée à Cahors, en 2001, par le chanteur/guitariste Nico Duportal. Depuis, elle sillonne les routes de France et d'Europe. En permanence. Cette musique noire des années 40 et 50, inspirée tout particulièrement par T-Bone Walker, Joe Liggins et Louis Jordan, est interprétée avec passion et talent. Et au cours des dernières années, ce R&B participatif nous a totalement convaincus. Nico est soutenu par Ben Conti aux saxophones, Abdell Bouyousfi à la basse et Pascal Delmas à la batterie. En 2005, ils avaient déjà commis l'excellent "The dirty deal". Les Rosebud ont tapé dans l’oreille de Lynwood Slim, le brillantissime chanteur/harmoniciste californien. Il apprécie tout particulièrement leur collaboration, lorsqu’il se produit sur les scènes européennes. Aussi, ce n’est guère une surprise de le retrouver derrière les consoles du studio Crazy Neck Room. C’était fin 2006, lors de sa dernière tournée. Sa mise en forme respire la classe. Elle respecte absolument la musique mais aussi et surtout tous les musiciens.

 

Dès les premières notes du "Hey Bartender" de Floyd Dixon, nous pénétrons dans ce monde du R&B à la californienne. Un univers bourré de swing et de feeling. Chaleureux aussi. Et puis propice aux bonnes vibrations. Nico Conti et Julien Brunetaud sont les premiers à obtenir un billet de sortie. Le premier sur son sax baryton. Le jeune prodige de l’Hexagone au piano. La voix de Nico correspond parfaitement à son répertoire. Elle se fond dans ce style qui exalte ses auditeurs. L'album inclut des reprises mais aussi les compositions personnelles de Mr Duportal. Elles s’intègrent si parfaitement au répertoire classique qu'il devient difficile de les discerner. A ce titre, "Lost in the game" mérite une mention particulière. Tous les acteurs jouent si naturellement qu'ils prennent leur pied à chanter autour de Nico. Même Lynwood Slim ne peut résister à s’y associer. L'ami Paul Cheron vient souffler chaleureusement dans son sax ténor. Nico a forgé la réputation de son jeu en s’inspirant du grand T-Bone Walker. Et c’est un régal de l’entendre interpréter le "You don't love me" de Mr Walker. Son attaque rythmique sur les cordes est un véritable régal. Mme Christelle Bouyousfi chante "Five, ten, fifteen hours" face au piano jouissif de Julien. Benjamin ne tient plus en place et s'envole sur son ténor tandis que Nico ‘tbone’ à ravir! La voix décidemment bien musicale introduit un "Lil' frenchy boy" au swing délicat. Très jazz, le climat démontre la subtilité du travail opéré par la section rythmique. Abdell et Pascal ne font qu'un pour libérer Brunetaud, véritable héros sur ses 88 touches en ivoire. Un silence quasi religieux s'installe lorsque Lynwood Slim s'avance derrière le micro pour susurer le "Don't put me down" de Jimmy Liggins. On entendrait presque une mouche voler ; et pourtant, on distingue chaque note émise par les cordes de Nico. Du grand art ! Autre cover de T-Bone Walker, "Hard way" constitue un moment fort de l’opus. Une plage marquée par ses changements de rythme appuyés par le piano de Julien. Pour la circonstance, Slim est venu glisser sa flûte traversière entre le sax ténor et le baryton. Pas de déchet sur cet elpee qui manifeste une unité et une cohésion sans failles. Brunataud s'éclate à nouveau sur "Rock ya". Le souffle de Nico frétille au cœur du délicat "Nitelife boogie", un boogie signé Jimmy Liggins. Cet excellent opus s’achève par "Love you just the same", un blues plus classique chanté par Nico et au cours duquel Lynwood Slim assure les réponses vocales avant d'enfin nous accorder, en cadeau, une sublime sortie à l'harmonica. Un album à se procurer en priorité ; en outre, en manquez sous aucun prétexte les prochains concerts de Rosebud Blues Sauce.

                                                                                             

Rykarda Parasol

Our hearts first meet

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Rykarda Parasol est californienne. De San Francisco, très exactement. Avant d’enregistrer ce premier elpee, elle avait sorti un Ep, en 2003 (« Here She Comes »). Ce qui impressionne d’abord c’est la voix de Rykarda. Dont le timbre ou les inflexions peuvent évoquer tour à tour Polley Jean Harvey, Johnette Napolitano, Patti Smith, Siouxsie Sioux et Marlene Dietrich. Cette amplitude lui permet de libérer tantôt son amertume, tantôt sa sensualité. Mais aussi de les étouffer. Et puis les lyrics. Poétiques, romantiques, sombres, de mauvaise augure, morbides, trahissant la solitude ou la compassion et même la vengeance. Musicalement, Parasol puise ses influences chez une multitude d’artistes. Et elle les affiche même clairement sur son site MySpace. Mais après avoir écouté cet opus, P.J. Harvey, Nick Cave, 16th Horsepower et Siouxsie & The Banshees me semblent quand même les plus évidentes. Sa musique est donc manifestement gothique. Ce qui ne l’empêche pas de proposer, tout au long de « Our hearts first meet », 15 plages au profil distinct. Depuis le rampant et spectral « Hannah Leah » au minimaliste « James, don’t go back » (NDR : sa voix, son piano et un violoncelle), en passant par le superbe et très électrique « Night on red river », l’indolent et confident « Weeding time » (Cowboy Junkies, Mazzy Star ?), le post punk tribal « Arrival, a rival », le bouleversant « En route », sorte de prière mid tempo, qu’elle avait écrite lors des obsèques d’un de ses amis, un morceau tapissé de claviers ‘manzarekiens’ ainsi que d’un piano sonore, virevoltant et énigmatique. Sans oublier le boogie lancinant « Lonesome place », caractérisé par la présence d’un bottleneck, le feutré « Texas midnight radio » (ces drums jazzyfiants) et la valse « Weeding », dont la steel apporte des accents country. Non seulement cet album est remarquable, mais cette artiste est à suivre de très près.

I Was A Cub Scout

I Want You To Know That There Is Always Hope

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I Was A Cub Scout pourrait être traduit par le mot ‘baraka’. Certains sont tombés à côté de la marmite étant petit. D’autres en revanche, ont clairement visé son centre afin de s’y baigner pour les décennies à venir. William Bowerman et Todd Marriott, le noyau du combo, sont des gamins –ils n’ont que 18 ans– mais se sont vite fait remarquer. Entre autres par Hugh Padgham (NDR : il leur à prêté son stylo d’argent afin de les signer). Un peu comme il l’avait fait à une certaine époque pour des petits débutants comme David Bowie, Kate Bush, Phil Collins,…

Depuis cette rencontre providentielle, I Was A Cub Scout, a réussi à décrocher des premières parties pour Babyshambles, Editors et Forward Russia. Incroyable, quand on sait que les deux gaillards ne se sont réunis qu’en 2006 ; ce qui leur laisse présager un futur prometteur. On imagine facilement la suite, dès qu’ils auront marqué plus incisivement encore leur territoire respectif. Et surtout dès qu’ils seront entré dans l’univers de l’époustouflant. Sur le ton pop/rock, c’est sans l’once d’une gêne qu’ils déballent leur très jeune, et pourtant déjà excellent, savoir-faire.

Motivés par leur jeunisme, ils croient en leur destin en ouvrant les onze plages de “I Want You To Know That There Is Always Hope” par un “Save Your Wishes” évocateur. S’ensuit des plages plus fantaisistes comme “Echoes” ou “The Hunter’s Daughter” qui enflamment la toile tendue par les deux England’s kids. Cependant, derrière les brûlures incendiaires, apparaissent des morceaux comme “Lucean”, “Part III” ou “We Were Made To Love” qui viennent apaiser la peau mise à vif et nous cajoler sans pudeur. Un incroyable premier album, dû au parcours prometteur des artistes, et que l’on souhaite vivement suivre très attentivement dans le futur.

aMute

The Seahorse Limbo

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Dès l’ouverture de l’album « The Sea Horse Limbo », la tranquillité du son propose une invitation au bien-être, les cordes de guitares vibrent sur un appel lointain, comme propulsées au devant d’un écho. Le désir de s’installer confortablement apparaît opportun, tout comme l’envie de se balader vers le voyage proposé. C’est dans un mélange savoureux de douceur acoustique et d’acier que l’on s’immerge, tel un espace électro-aérien. Le Belge Jérôme Deuson (aka aMute) exprime tout son art en ces lieux, soulevé de temps à autre par des voix féminines mélodieuses. Affranchi d’une série incroyable de prestations ‘live’, accordées un peu partout à travers le monde, il est le guide qui pousse de vieilles portes grinçantes vers des jardins verdoyants. Etape par étape, l’infiniment doux frôle le froid calculé, les instruments se perdent volontairement dans les bois d’arbres métalliques, chahut malicieusement tracé par un chemin long de 50 minutes. Le label Intr-Version Records (Avia Gardner, Vitaminsforyou, Désormais …) enrichit ici sa collection d’une pièce maîtresse : le second et excellent album de notre compatriote.