Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Van Der Graaf Generator

Alt

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Le seul intérêt de cet album procède de la présence de Hugh Banton et de Guy Evans auprès de Peter Hammill, réunis au sein du Van der Graaf Generator. Soit les trois-quarts du line up qui a marqué les seventies, puisque David Jackson, le saxophoniste, malgré sa participation à la tournée de réunion en 2005, brille par son absence, se consacrant aujourd’hui à d’autres projets. Bref, non seulement les 14 plages de cet opus sont exclusivement instrumentales, mais elles se résument à des exercices d’improvisation sans queue ni tête. Dispensable.

 

Trampled by Turtles

Stars and Satellites

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Duluth, c’est dans le Minnesota. Robert Zimmerman, alias Bob Dylan, y est né. Low également. Mais le groupe d’Alan Sparhawk y vit toujours. Trampled by Turtles aussi. Une formation qui s’inspire plutôt du Zim. D’ailleurs, à l’instar de Chatham County Line ou de The Avett Brothers, sa musique baigne dans l’americana ou le bluegrass. De vieilles recettes préparées à base de banjo, mandoline, harmonica, outre les guitares bien sèches. Les musicos possèdent une maîtrise parfaite de leurs instruments. Mais n’oublient pas de soigner le sens mélodique de leurs compos. « Stars and Satellites » constitue déjà le 6ème long playing des Etasuniens. Il ne recèle rien de neuf, mais lorsque le band libère son énergie folle, il parvient à transcender le style. L’opus oscille entre climats paisibles (« The Calm and the Crying Wind ») et envolées up-tempo dynamisées par le banjo (« Risk ») du très talentueux Dave Carroll. L’émotion peut même devenir palpable et se révéler bouleversante. Et tout particulièrement sur le single « Alone », caractérisé par son magnifique crescendo final. 

A découvrir absolument ce 30 mai au Botanique de Bruxelles !

 

Moslyve

Slave to Modern Age

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Moslyve est une formation française née en 2009. Avant de publier ce premier opus, elle avait gravé deux Eps. Produit, par Nicolas Leroux (Overhead), « Slave to Modern Age » marque donc le retour de ce combo injustement méconnu. Rien que le titre de l’elpee suggère une expression sonore au climat mélancolique voire ténébreux. Ce n’est pas le cas. En fait, la musique de Moslyve est empreinte de douceur et d’une grande délicatesse. A cause des voix. Deux féminines et une masculine qui se conjuguent parfaitement en harmonie. Le pop/rock visionnaire de Moslyve est, en outre, illuminé par des cordes de guitares presque shoegaze. Les influences puisées dans les 90’s sont manifestes (Seam, Pavement). Les mélodies souvent efficaces (« Walk Inside », « Lucky 13 »). Si les membres de Moslyve craignent de devenir les esclaves du monde moderne, leur musique planante et paisible devrait permettre à leur esprit de facilement s’évader….

 

Electric Electric

Discipline

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Chaque année, je rencontre la même frustration. Mon classement des meilleurs albums de l’année écoulée est à peine établi que j’ai l’intime conviction d’être passé à côté d’œuvres incontournables. Et c’est une nouvelle fois le cas pour ce deuxième opus d’Electric Electric, « Discipline », qui aurait largement mérité de figurer aux places d’honneur. Même dans mon top 5. Cet elpee est même tout bonnement monstrueux…

La formation strasbourgeoise avait publié son premier essai, en 2008. Il s’intitulait « Sad Cities Handclappers ». Au cours des quatre longues années qui ont suivi cette publication, le duo (guitare/batterie) s’est forgé une solide réputation en se produisant en ‘live’, et notamment lors de la tournée ‘Colonie de Vacances’, accomplie en compagnie de Pneu, Marvin et Papier Tigre. C’est au cours de ce périple que le tandem a intégré un troisième membre, Vincent Robert (synthé), pour adopter la formule trio.

Quoique s’inscrivant parfaitement dans la lignée du précédent long playing, « Discipline » est surtout davantage abouti. Cohérent et reflétant la parfaite maîtrise des musicos aussi. La surprise procède de l’intégration de références tribales au sein de leur cocktail d’électro, de math-rock et de noise. L’album oscille entre compos hypnotiques, abordées dans l’esprit du combo américain Maserati (« Material Boy ») et titres davantage rock noise (« xx1 », « xx2 »), en passant par des plages dynamisées par des rythmes exotiques et contaminées généreusement par l’électronique (« Neutra Tentra », « La Centrale ») ; sous cette dernière configuration, le spectre de Battles n’est d’ailleurs jamais très loin.  

Si dans le style, de nombreux ensembles issus de l’Hexagone revendiquent les mêmes racines, peu sont capables de rivaliser avec leurs maîtres. A contrario d’Electric Electric qui parvient, malgré ses influences, à se forger sa propre identité musicale. Et « Discipline » en est certainement la plus belle illustration, tout en revendiquant un prix d’excellence.

 

Echo Lake

Wild Peace

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Des circonstances tragiques ont entouré la publication du premier album de ce groupe londonien. Et pour cause, « Wild Peace » était à peine tombé dans les bacs, que Peter Hayes, leur drummer, perdait la vie. C’était en juin dernier. Ce dernier n’a donc pas eu l’opportunité d’entendre les premiers échos recueillis lors de la sortie de cet elpee. Et pourtant il en aurait été fier, tant les médias ont été unanimes pour le couvrir d’éloges. Car en effet, ce « Wild Peace » est bon, voire très bon.

L’expression sonore d’Echo Lake évolue quelque part entre la dream pop de Beach House et le shoegaze de My Bloody Valentine. A l’écoute de cet elpee, on entre en lévitation continue, pour ne revenir sur terre que 40 minutes plus tard, après les dernières notes de « Just kids ». Pour nous accompagner, il y a la voix de Linda Jarvis. Ethérée, chargée de reverb’, elle parvient néanmoins à s’extraire des nappes de claviers (« Wild Peace », « In Dreams ») ou de vagues de guitare constamment distordues (« Young Silence »), dispensées par l’autre tête pensante du groupe, Thom Hill…

Malgré le drame qui l’a frappé, le band insulaire est reparti en tournée en octobre et prévoit de nombreuses dates, en Grande-Bretagne, en 2013. On espère qu’il aura la bonne idée de venir défendre ce chouette opus, chez nous…

 

Mr. Morning (Sweden)

Home on the Bend

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Ce quintet ne nous vient pas du Sud des States, mais de Suède. Une formation nordique qui semble avoir égaré son esprit du côté de l’Alabama, de la Georgie voire du Kentucky. Répondant au patronyme de Mr. Morning, elle vient de publier son 3ème  album en 10 ans. Ses références ? Le bluegrass, l’americana (Wilco, Jayhawks), mais également le psychédélisme (Grateful Dead).

Les 8 longues plages de « Home on the Bend » oscillant de 5 à 13 minutes, nous plongent tour à tour dans le country rock (« Top of Every Mountain »), la roots (impliquant inévitablement harmonica, orgue et violon) quand elles ne s’autorisent pas de longues envolées épiques (« Motorbike »). Tiens justement ce titre nous renvoie au film de Dennis Hopper réalisé en 1969, « Easy rider », un long métrage dont la bande sonore avait été partagée entre Steppenwolf, Roger McGuinn, The Electric Prunes et quelques autres.

Si les Scandinaves n’inventent rien, il faut reconnaître que leurs mélodies sont bien plus inspirées que la pochette de leur album. Un groupe qui espère néanmoins monter en première division dans une catégorie déjà hyper-saturée, celle du rock sudiste…

 

Kreidler

Eve Future

‘Maintenant, ajouta l'électricien, nous allons examiner l'organisme de la créature nouvelle, électro-humaine, de cette Eve Future, enfin, qui, aidée de la génération artificielle, me paraît devoir combler les vœux secrets de notre espèce, avant un siècle’. Cette citation tirée de " L'Eve Future ", le roman de Villiers de l'Isle-Adam, date de 1900… Pourtant, cent deux ans plus tard, elle est toujours d'actualité, et sied même comme un gant à cette musique électronique qui rythme notre quotidien et, justement, comble nos vœux d'amateurs de sonorités nouvelles. Kreidler l'a bien compris, et c'est un bel hommage qu'il rend à l'écrivain, précurseur de toute cette cyberculture dans laquelle nous sommes sans cesse plongés. En cinq titres d'électro sophistiquée mais rêveuse, l'Allemand reprend les choses là où son compatriote Giorgio Moroder les avait laissées avec sa BO pour Metropolis, le chef-d'œuvre de Fritz Lang (une autre histoire d'Eve Future). Parfait comme bande-son d'un film imaginaire dans lequel les machines seraient les égales de l'homme (ce lien possible entre le compositeur et son sampler), cet EP s'écoute donc idéalement sur les images de Blade Runner ou de Ghost In The Shell. Le film idéal, en somme…

 

Prosperina

Faith in Sleep

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Issus du Pays-de-Galles, les musicos de Prosperina sont probablement des grands fans de Tool et du métal des années 90, en général... Après avoir écouté leur premier album, « Faith In Sleep », on en a la conviction. Les guitares atmosphériques et les constructions progressives rappellent constamment l’univers de la bande à Maynard James Keenan. Malheureusement, ces nobles ambitions sont parfois couplées à d’étranges dérapages métalliques aux accents 80’s, très souvent parcourus de solos inutiles voire du plus mauvais goût… Gethin Woolcock (guitare et voix), Owen Street (basse) et Yotin ‘Yo-Yo’ Walsh sont ambitieux, mais leurs compos se complaisent un peu trop systématiquement dans la complexité. L’elpee recèle néanmoins quelques plages de bonne facture, caractérisées par de belles envolées atmosphériques dont le mélancolique « Snow Leopard » rappelant la quintessence de Deftones (« White Pony »). L’empreinte stoner est manifeste sur les excellents « God vs. Darwin » et « Trees Have Eyes ». Les morceaux sont longs et embrassent une multitude de références : Isis, Queens of the Stone Age, Deftones, Tool, Colt, Kyuss, Baroness… et même Pink Floyd ! Que du bon et du lourd, parfois à la limite de l’indigestion ! Espérons simplement que pour leur prochain essai, le trio privilégie l’originalité…

 

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