L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Chroniques

Robert Hood

Motor : Nighttime World 3

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Robert Hood nous vient des States. Un producteur de musique électronique qui milite sous différents patronymes : Floorplan, The Vision ou encore Monobox. Clairement reconnu comme un des maîtres de la techno minimaliste, il nous propose aujourd'hui son dernier album, un opus réunissant 12 titres intitulé « Motor Nighttime World 3 ».

Au menu de ce disque, une utilisation –massive, comme le veut le genre– des instruments ‘standards’ de l'électro minimaliste : piano, batterie et synthétiseur. L'artiste ajoute toutefois de temps à autre différents effets plus travaillés ou même des cymbales afin d'introduire de la variété au sein de ses compos.

Reste que l'ensemble de ce nouvel opus m'a paru, malgré toute la bonne volonté de l'Américain, mollasson et assez répétitif : l'elpee affiche clairement un côté ‘passe-partout’. Et si son écoute n'est pas désagréable, on était en droit d'en attendre davantage de la part d'un ténor de cette scène minimaliste qui sévit depuis 1994.

Tout porte malheureusement à croire que Robert Hood n'a pas véritablement maitrisé son sujet. En effet, de temps à autre, une chanson dérape dans l'excès. Par exemple « Better Life », une compo caractérisée par sa surabondance d'effets électroniques. Pas sûr que ce soit judicieux, car la piste m'a plus irrité qu'autre chose. Ou encore « Torque One ». L'artiste semble chercher l'inspiration de sa mélodie durant tout le morceau sans jamais y parvenir.

C'est donc un sentiment mi-figue mi-raisin que me laisse cet album : s'il n'est pas véritablement raté, il n'est pas non plus une franche réussite. On voit donc mal comment le recommander, à moins d'être fan de l'artiste ou du genre. A trop vouloir bien faire, l'artiste a perdu son fil conducteur...

 

Deep Time

Deep Time

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Il y a quelques années, ce duo originaire du Texas s’était déjà illustré sous le patronyme de Yellow Fever. A l’époque, les mélodies bien senties imaginées par Jennifer Moore (guitare/voix/synthé) et Adam Jones (batterie/basse/guitare), avaient enthousiasmé la presse.  

Aujourd’hui, les Texans sont de retour. Pas de changement de formule, mais bien de nom : Deep Time. En publiant cet opus, le tandem prouve qu’il n’est pas nécessaire de couvrir sa musique d’artifices, pour la rendre  efficace. Deep Time a même opté pour une structure inverse : une ligne de guitare ou de basse, une batterie en retrait et circonstanciellement du synthé. Rien de bien compliqué ! Même la voix de Jennifer Moore est loin d’être exceptionnelle. Et pourtant… Et pourtant, les compos exercent leur charme dès les premiers accords de cet opus éponyme. A cause du sens mélodique. Particulièrement soigné et contagieux. Du songwriting, aussi. Propice à l’enchantement. Moore pose sa voix sur les chansons d’une manière très personnelle, compensant des qualités vocales dont elle ne dispose pas. Enfin, une énergie positive émane des neuf morceaux réunis sur ce disque. Le single « Clouds » en est certainement l’exemple le plus édifiant. 

Un rayon de soleil au cœur de l’hiver...

 

Benjamin Biolay

Vengeance

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Adulé par les uns, détesté par les autres, le dandy de la chanson française est de retour ! Ce qui réclamait bien « Vengeance » ;-)

Passons ces considérations d’amour/haine pour aller chercher ce qui nous intéresse : la musique, les chansons. Et là, il fait fort, à nouveau très fort… Benjamin a vraiment la taille extra large, c’est du costaud.

« Vengeance » qui succède au magique « La superbe » ne l’est pas moins. Ce ne sont pas moins de quatorze nouveaux titres que le grand ténébreux nous présente et qu’il chante ‘à moitié’ seul ou (très) bien accompagné.  En effet, par sept fois, une seconde voix lui donne le change ; ce qui apporte une plus value à ces chansons, c’est un dommage collatéral bien appréciable, indéniablement. Là où Vanessa Paradis, Julia Stone ou Carl Barât ne prêtent que leur bel organe, les Gesa Hansen, Sol Sanchez, Orlesan et autre Oxmo Puccino mettent également leur plume à disposition du bellâtre. De son côté, Biolay, qui n’est pas un ingrat, leur tendra le micro pour partager l’interprétation du titre. Hommage pour service rendu...

Quant on connaît la qualité du double album paru il a un peu moins de trois ans, on se demandait si BB allait pouvoir assurer une suite qui tienne la route. Et on n’est pas déçu, loin de là. On navigue toujours au top, musicalement parlant. Dès leur intro, les mélodies font mouche. Synthé, guitares et section rythmique font bon ménage et (em)portent magnifiquement la voix ténébreuse et envoûtante du beau brun. La production et les arrangements sont à la hauteur de l’écriture et des partitions ; bref, on (je) nage à nouveau en pleine ‘béatitude’. Rien à dire, tout est bon, c’est comme dans le cochon ! Quelques morceaux (toujours comme dans le cochon) procurent quand même une saveur un peu plus délicate que d’autres. A l’écoute des premières notes d’« Aime mon amour », on a compris, le vainqueur des Victoires de la musique 2009 nous capture dans ses filets et ne nous lâchera plus. Une heure durant quasiment, le plaisir est intense et l’accessibilité parfois ‘limite’ lors des parutions précédentes est améliorée d’une façon géniale. Les puristes prétendront sans aucun doute que l’univers de Biolay se dilue quelque peu dans ce nouvel opus qui fait la part belle à la ‘variété’ ; mais n’est-ce pas le signe d’un grand, de rassembler autour de son art ? Néanmoins, Biolay ne déroge pas à ses principes et perpétue une qualité d’écriture et aux "Trésor Trésor", "Aime mon amour" succèdent les "Ne regrette rien", "Personne dans mon lit" ou "Le lac gelé" tristement somptueux qui conservent une certaine marque de fabrique typique à la vie dissolue de cet écorché vif.

« Vengeance », un album fabuleux à acheter d’urgence !

 

Pop Etc

Pop Etc

Écrit par

En 2010, The Morning Benders émergeait des projecteurs, en publiant « Big Echo », un second album acclamé par la presse et les bloggeurs, notamment grâce au single « Promises ». Deux ans et une permutation de guitariste plus tard, le trio originaire de San Fransisco décide de changer également de nom pour une raison relativement ridicule : le terme ‘bender’, qui serait insultant à l’égard de la communauté homosexuelle en Grande-Bretagne (‘bender’ y signifie ‘travelo’). Les trois musiciens décident alors d’opter pour un patronyme autrement plus ridicule, Pop Etc.

Le premier Pop Etc, éponyme, est exactement ce que la dénomination de la formation laisse sous-entendre. De la Pop. Et peut-être un peu d’et cetera : un soupçon de synthpop par-ci, une pincée de RnB par-là. Mais tout autour, le vide. L’indie ‘sympatoche’ de The Morning Benders a laissé la place à une série de compositions naïves et sans étincelles. Pas convaincants pour un sou, les onze morceaux de la plaque sont d’une platitude à se pendre.

Heureux que la corde ne soit pas fournie…

 

Golden Retriever

Occupied with the unspoken

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Le Golden Retriever est une race de chien d’origine britannique. C’est également le patronyme d’un groupe fondé par Jonathan Sielaff et Matt Carlson, deux musicos qui se sont rencontrés au début de ce siècle, en participant notamment aux projets Au et de Parenthetical Girls. Les deux Américains jouissent d’un excellent crédit dans l’univers de la musique électronique. Et le début de leur aventure commune remonte à 2008. « Occupied with the unspoken » constitue d’ailleurs déjà leur quatrième album.

Les quatre plages de cet elpee s’étalent sur une bonne demi-heure. Golden Retriever y expérimente la musique polyphonique à l’aide d’instruments monophoniques. Vous n’y comprenez rien ? Pas grave. Après avoir écouté cet elpee, une conclusion s’impose très rapidement : qu’est-ce qu’on s’emmerde ! La musique électronique dite ‘minimaliste’ (et encore c’est un euphémisme !) de ce duo est d’abord agaçante, puis finit par taper sur les nerfs. Les morceaux souffrent de l’absence de mélodie et sont technologiquement stériles. Bref, c’est vide. Etonnant quand on sait que cet « Occupied with he unspoken » relève du domaine conceptuel. Enfin, c’est ce que le tandem raconte. Je me demande même parfois s’il ne se paie pas notre tête. Si tel est le cas, c’est amplement réussi.

 

Bryan Ferry

The jazz age

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Bryan Ferry aime le jazz. Ce n’est pas nouveau. Il l’avait déjà démontré en 1999, sur son elpee « As tears goes by », une œuvre au cours de laquelle il adaptait des classiques des années 30. Sur ce nouvel opus, il s’est plongé, dans les années 20. Mais il n’y chante pas. Et n’y joue d’aucun instrument. Simplement, il supervise un ensemble qui reprend ses compos tour à la sauce ‘dixieland’ ou ‘Cotton club’ (NDR : pensez à Duke Ellington). Un big band incluant tout la panoplie d’instruments d’époque. Le disque a été coproduit par Ferry et Rhett Davies, alors que Colin Good s’est chargé des arrangements (NDR : c’est déjà lui qui avait accompli ce boulot, sur le disque paru il y a 13 ans).

Bref, malgré le choix des morceaux (NDR : treize en tout, dont une majorité de hits), on ne peut pas dire que ces nouvelles versions soient aisément identifiables. En fait, si le long playing forme un tout homogène et se révèle d’honnête facture, il ne suscite guère d’enthousiasme chez votre serviteur…

 

Fergus & Geronimo

Funky was the state of affairs

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Andrew Savage, dit ‘Fergus’, et Jason Kelly, dit ‘Geronimo’, n’ont pas trop dû trop se creuser la tête pour se dénicher un patronyme. En fait, ils se sont tout simplement inspirés du nom de deux personnages issus du film ‘La guerre des boutons’, dans sa version britannique. Pourtant, le duo est texan. Originaire de Denton, pour être plus précis. Pour concocter leur second elpee, ils ont reçu le concours de deux potes : Bob Jones (guitare, basse, synthé) et Jef Brown (sax ténor).

Difficile de cerner la musique de Fergus & Geronimo, tant elle est expérimentale et aussi tellement personnelle. En extrapolant on pourrait imaginer ce « Funky was the state of affairs », comme le fruit d’une rencontre improbable entre Talking Heads, Television et MC5. Dans leurs compos, il y a de l’énergie, de la fougue aussi. Cette impétuosité, c’est d’ailleurs ce qui fait la spécificité de leur expression sonore, mais également le charme. Fergus & Geronimo ne se prend jamais la tête. Les musicos passent du coq à l’âne sans se poser de question. Et n’hésitent pas à flirter avec l’inaudible, quand ils s’en sentent l’envie. « Wiretapping Muzak II Off the Map » en est certainement la meilleure illustration.

Le genre d’album qui vous flanque la banane avant d’aller bosser…

 

Fear

The Fear Record

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Fear aurait-il décidé de nous faire peur ? Des frissons me parcourent l’échine, au moment où je lance fébrilement IPod. A quelle sauce vais-je donc être dévoré ? Rien de bien redoutable n’est proposé au menu de cet opus, finalement…

 

En fait, Fear est un groupe punk mythique fondé en 1977. Californien. Issu de Los Angeles, très exactement. Considéré comme la réponse étasunienne aux Sex Pistols, Fear pratiquait une musique née du mélange entre le jazz-trash-fusion, post et néo-punk. A première écoute on est surtout marqué par la voix gutturale et rageuse de Lee Ving, un chant véhiculant des lyrics à l’humour particulièrement caustique rappelant bien entendu Minor Threat, Black Flag voire les Dead Kennedys. « The Fear Record » n’est pas tout à fait un nouvel elpee du quatuor, mais le réenregistrement de leur classique « The Record », paru en 1982, réalisé au sein des Studios 606 des Foo Fighters. Cette nouvelle version a été mixée par Bill Stevenson (The Descendents) et recèle les inévitables classiques punks tels que leur premier single « I Love Living in the City », « Beef Bologna », « I Don’t Care About You » ou encore « New-York’s Alright If You Like Saxophones ». Malgré le son plus lisse, les compos ont conservé toute leur hargne. Et c’est déjà un bon point. On comprend, en outre, beaucoup mieux pourquoi des groupes comme Guns’N’Roses, Megadeth ou Soundgarden ont adapté des compos issus du répertoire de Fear. Maintenant, quelle est l’utilité de ce type d’opération, si ce n’est celle de permettre à la nouvelle génération de découvrir une des sources du hardcore punk yankee. Ce qui n’est déjà pas si mal. Pour votre info, sachez quand même que si le combo s’est reformé, il ne compte plus que Lee Ving, comme membre originel. Et qu’en outre, Flea (Red Hot Chili Peppers) y a transité au cours des eighties… 

 

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