L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Afghan Whigs
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Chroniques

Shy’m

Prendre l’air (Edition Deluxe)

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Le dernier album de Shy’m bénéficie donc d’une réédition en version Deluxe. Elle nous invite à « Prendre l’air ». On connaissait la Shy’m glamour et sexy, responsable de morceaux abordant, pour la plupart, des sujets qui font la part belle aux peines de cœur. Mais sur cet elpee, la chanteuse a décidé de donner un effet ‘girly’ à l’ensemble, et notamment sur le recto de la pochette où son visage est orné de friandises.

Outre le traklisting de la première mouture, le disque est enrichi de quatre titres acoustiques : « Je sais », « Prendre l’air », « Tourne » et « Femme de couleur » ainsi qu’une reprise inédite du titre « En Apesanteur » de Calogero. Pas vraiment une réussite, car Shy’m ne parvient pas à se réapproprier la chanson. Probablement un fond de tiroir destiné à rendre le produit plus attractif. Le tout est enrichi de pistes vidéo et d’un booklet abondamment illustré.

Perso, je suis toujours sous le charme de deux compos, « Elle danse » et « Petit Tom », deux plages hyper-mélodieuses au cours desquelles Tamara Marthe met si bien la douceur de son timbre vocal en exergue. Mais pour séduire de nouveaux fans, il faudra proposer bien davantage que des bonbons…

 

Russian Circles

Empros

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Il y a deux ans, la formation chicagolaise avait publié un excellent album de post-rock, « Geneva ». On se demandait donc comment Russian Circles allait lui donner une suite, en poursuivant dans le même style. Pas de souci, « Empros » relève le défi, haut la main 

Un opus néanmoins plus lourd, plus écrasant. Probablement l’elpee le plus puissant de sa discographie. Dès le morceau d’ouverture, « 309 », le ton est donné. Entrecoupée d’interludes atmosphériques, cette piste tramée dans des cordes de guitares grasses s’élève en crescendo. Et ébranlée par les coups de grosse-caisse, elle nous rentre dedans. Caractérisé par ses riffs davantage post rock, « Mladek » est plus proche de « Geneva ». Enfin, en début de parcours, car au fil du morceau, le son monte en puissance et la compo s’achève carrément dans le post-métal. Quant à « Schiphol », il aurait pu figurer au répertoire de la formation japonaise, Mono. La suite du tracklisting est privilégie les compos duales, déchirées entre riffs post-métal et plus mélodiques. Une exception qui confirme la règle, le morceau final, « Praise Be Man », plage au cours de laquelle une voix fait son apparition. Et sa présence est judicieuse.

« Empros », le quatrième long playing de Russian Circles nécessite plusieurs écoutes avant d’être apprécié à sa juste valeur. C’est d’ailleurs à ce prix, qu’on parvient à en détecter toutes les richesses. Le post-rock et le post-métal ont encore de beaux jours devant eux. Russian Circles et les autres signatures de l’écurie Sargent House sont là pour le rappeler.

 

Marc OStermeier

Percolate

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Condensé de pureté, le « Percolate » de M. Ostermeier est paru en 2010 via le label Parvoart Recordings (anagramme-hommage à Arvö Part) sous forme de mini-CD tiré à pas plus de 50 exemplaires ! Déjà sold-out, ce collector est disponible aujourd’hui via iTunes ou encore à d’autres endroits sur le net, pour les plus débrouillards.

« Percolate » réunit sept morceaux dont le style oscille entre classique et ambient. Marc Ostermeier, compositeur installé à Baltimore et propriétaire du label Words On Music, nous propose une balade diurne dans des rues désertes, légèrement illuminées par des lueurs de bougies imperceptibles. Loin de tout stress et de tout chaos urbain. Plus qu’un recueil apaisant, « Percolate » est une splendide collection de mélopées salvatrices. Et c’est donc avec délectation que l’on se jette sur « The Rules Of Another Small World », publié en mai dernier.

 

Dan San

Domino

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Depuis Girls in Hawaï, pas mal de groupes belges étaient parvenus à nous surprendre ; mais très peu avaient atteint les mêmes cimes mélodiques. Et bien c’est chose faite en compagnie de Dan San, tout au long de « Domino », leur premier album ! Responsable d’un très bel Ep, « Pillow », paru en 2010, le groupe liégeois est de retour après 6 mois de dur labeur passés en studio et ce, pour un résultat à la hauteur des espérances. Les harmonies vocales sont impeccables. Et les arrangements tout particulièrement soignés. Faut dire que la participation d’un pianiste et d’un violoniste n’y est pas étrangère. Il y a même des cuivres qui viennent se mêler à l’expression sonore. Et avec panache ! Les mélodies sont superbes (« Questions Marks », « Sleeper » ou « Tomorrow ») ; et puis, à l’écoute de leur musique, on a parfois cette impression de parcourir les grands espaces américains. Bref, la jeune formation belge ne pourra échapper aux comparaisons ; évoquant tour à tour les Fleet Foxes (« The Shade »), Simon & Garfunkel (« Sleeper ») voir même R.E.M. (« Tomorrow »). Mais avouons qu’il y a bien pire comme figures tutélaires…

 

 

Peggy Sue

Acrobats

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L’« Acrobats » de Peggy Sue démarre ses prouesses de manière assez impressionnante, non sans rappeler quelque peu un certain groupe répondant au nom de The Dø. Les mêmes mélodies envoûtantes, la même voix mystérieuse et sensuelle, des envolées menant à la toute puissance musicale tout à fait semblables… Bien que chacun joue sur un registre différent! De quoi se lécher les babines lors de ce début prometteur qu’est « Cut My Teeth ». Les morceaux suivants, bien qu’un peu moins juteux, continuent à nous faire déguster un agréable mélange de douceur, de folie, de légèreté. Quatre autres titres s’écoulent ainsi tranquillement, jusqu’à ce que débarque une énorme rupture inattendue, impromptue, insensée… Elle vient briser un univers qui s’installait petit à petit et dans lequel on commençait à se plaire. Ce méfait a un nom: « All We’ll Keep ». A partir de cet instant, c’est une vitre qui vole en éclats… Les morceaux partent dans tous les sens et il ne reste plus qu’à ramasser les débris. A vous de choisir si vous essayez de les recoller ou si vous vous en débarrassez pour éviter de vous faire mal. Perso, mieux vaut jeter le tout et juste garder le souvenir du temps où ce miroir trônait fièrement sur votre mur. Ce trio anglais (composé de deux filles aux guitares, électriques pour l’occasion, et au chant ainsi qu’un mec à la batterie) originaire de Brighton doit se demander ce qu’il veut et comprendre qu’il y a des choses qu’on ne peut mélanger. Parce qu’ils infligent à leur « Acrobats » une chute vertigineuse dont ils risquent d’avoir du mal à se remettre.

 

Mi And L’Au

If beauty is a crime

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Une Finlandaise et un Français forment le duo Mi And L’Au ; la première est une ex-mannequin et le second un fan du compositeur de musique de films, François De Roubaix. Mira Romantshuk et Laurent Leclere n’en sont pas à leur coup d’essai, puisqu’avant de graver « If beauty is a crime », ils avaient déjà publié « Good morning jokers » en 2009 et un opus éponyme, chez Yong God Records, le label de Michael Gira, en 2005.

Davantage orienté vers le folk/électro dans le passé, le couple a décidé de concocter une œuvre en se servant uniquement d’un ordinateur. Pas pour les vocaux, cependant, puisqu’on y retrouve les timbres fragiles de Mira et de Laurent, parfois conjugués.

Première constatation, on ressent une énorme déchirure entre l’aspect glacé de l’électronique et la sensibilité des voix. Un peu comme si les deux tourtereaux s’étaient enfermés dans une cabane, au fin fond de la Finlande, au milieu de l’hiver, en s’y chauffant au bois. Les constructions électro sont souvent très proches de celles utilisées dans la musique dite ‘classique’, et en particulier de chambre (« Magie 80 », limité à un piano et une voix, la découpe caractéristique de certains mouvements symphoniques). Parfois on pense à Yann Tiersen (la ritournelle « Limouzine », l’étrange « Porcupine », une valse contaminée par certains accents issus de l’Europe de l’Est, malgré ses sifflotements insouciants en fin de parcours). A Antony des Johnsons aussi. Sur « 360 », pour le romantisme exacerbé qui en émane. On épinglera également « One day », une piste qui évoque curieusement un concert de carillons ainsi qu’une plage chantée en finnois (Världen). Quand au titre maître, il est imprimé sur un tempo presque new wave et n’aurait pas dépareillé dans le répertoire néoromantique de Visage voire d’Ultravox. Enfin, instrumental, le final est sans doute le track le plus expérimental.

Outre les références susvisées, vous pouvez y ajouter à des degrés divers, Dead Can Dance (et surtout Brenda Perry, pensez à « Ark »), Laibach (sans son côté martial et violent) et surtout Bel Canto. Tiens, c’est marrant, c’était aussi un groupe norvégien...

 

Meltones

Nearly Colored

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Malgré le jeune âge des 4 Français de Meltones, tous dans la vingtaine, ce premier album sonne déjà très pro. En huit mois, ils ont réussi à réunir 70 000 euros auprès des internautes pour se faire produire par MyMajorCompany et obtenir la participation de Philippe Zdar (Cassius) à la réalisation.

Ils nous livrent une pop acidulée, très proche du dernier album en date de Coldplay au niveau de la voix, des mélodies et des guitares.

Chantés en anglais, les titres sont sautillants, respirent l’insouciance de la jeunesse, sa vitalité aussi. C’est de la pop rock fraîche et revigorante aux refrains agréables malgré des thèmes assez tristes si on y prête attention. Pêchu à souhait, réverbérant des sonorités à la Phoenix, le 2ème titre, « Don’t stop breathing » a le potentiel pour devenir un tube. Ce morceau se démarque par la mélancolie et la puissance dramatique qu’il dégage. Malgré ses 7 minutes, on ne s’ennuie jamais. Il explore toutes les forces contraires, solaires et sombres. On se laisse emporter par cette vague gigantesque, écraser au fond de l’eau, tourbillonner et remonter à la surface du courant.

« Nearly Colored » est une immersion dans la fougue et le joyeux micmac de l’âge tendre. Et ça fait du bien par où ça passe, comme on dit. On leur souhaite de pouvoir transmettre cette belle énergie à un maximum de gens !

 

Jazzanova

Coming Home

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Jazzanova, comme son nom ne l’indique pas, est un collectif allemand réunissant une demi-douzaine de DJs. Etabli à Berlin, il milite dans ce que l’on peut appeler ‘l’électro relax et jazzy’, genre à part s’il en est !

Fondé en 1995, le groupe est manifestement fécond. En effet, à ce jour, il a publié pas loin de 16 productions (Eps, albums et compilations y comprises), depuis ses débuts. Et ce, sans tenir compte des collaborations opérées en marge de leur projet principal.

L’équipe teutonne nous propose aujourd’hui « Coming Home », un album découpé en 16 pistes. Une œuvre un peu planante, empreinte de douceur, qui affiche également un petit aspect rétro.

Jazzanova aime se renouveler. Mélanger les styles. Varier ses inspirations. Et pour la toute première fois, sur cette compile, tous les DJs ainsi que les deux producteurs de la formation, généralement non impliqués dans la création, ont collaboré ensemble à la confection de cet opus. Ce qui explique les multiples facettes proposées ici. Une méthode de travail qu’on ne peut qu’encourager, au vu du résultat, ma foi, fort rafraîchissant et agréable à l’écoute. Et le plus bel exemple est certainement incarné par « Bourgie, bourgie », une plage revisitée par Alex Barck’s, enrichie de trompettes. D’ailleurs, tout au long de cet elpee, lignes de basse, cuivres ou interventions de piano, viennent colorer les compos.

Perso, la plage qui m’a le plus fait flasher est certainement « Behold these days, Berlin ’74 », un morceau dont le charme et la séduction émanent de sa force tranquille.

Quoique de bonne facture, ce long playing baigne quand même constamment au sein d’un climat doucereux. Et pourrait finir par lasser le mélomane lambda. N’y cherchez surtout pas une source de ‘peps’ ou d’énergie. C’est peine perdue. Cette œuvre est destinée à la relaxation.

Un cd à écouter de préférence, d’une traite, lors d’un long trajet en voiture ou alors bien calé dans votre fauteuil favori, au sein de votre salon, en savourant votre boisson favorite…

 

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