Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

logo_musiczine

Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Biohazard 8/8/26
Afghan Whigs
Chroniques

Joker

The Vision

Écrit par

4AD est un label indépendant insulaire qui a toujours eu le nez creux pour dénicher de nouveaux talents. Les derniers en date ? Deerhunter, Bon Iver et Iron and Wine. Je m’attendais donc, en écoutant, le premier elpee de Liam McLean, alias Joker, à savourer une nouvelle découverte de l’écurie. Or, dès les premières notes de ce « The Vision », j’ai failli pousser un cri d’effroi. Je ne m’attendais pas du tout à me taper du r’n’b. Et pourtant, cette pochette ignoble aurait dû me mettre la puce à l’oreille.

Et la première plage de cet opus n’était pas de nature à me rassurer. Il faut dire que « Slaughter House » incarne tout bonnement ce qui provoque mon aversion pour ce style musical. Et si c’était une mauvaise blague, on ne peut pas dire qu’elle soit du meilleur goût. J’ai donc essayé de l’interpréter au second degré, afin de pouvoir continuer la lecture du cd. Car finalement, le natif de Bristol a le bon goût de ne pas trop insister. Enfin dans la foulée. « Tron » adopte ainsi un profil dubstep. Tout comme « My Trance Girl ». Manifestement, c’est dans cet univers, que l’Anglais s’est forgé une certaine notoriété comme producteur. Et il faut avouer qu’il y excelle ! On a même droit à du hip hop (« Lost »). Et puis, patatras, après nous avoir servi une plage aussi interminable que dispensable, Joker replonge dans le r’n’b. De quoi indisposer définitivement votre serviteur. Dommage, car si Liam s’était limité à ce qu’il fait de mieux, il aurait pu sauver cet elpee du naufrage...

 

Hey Colossus

RRR

Écrit par

Si on tient compte des Eps, Hey Colossus vient de publier son huitième disque. Pas mal pour cet ensemble insulaire dont la discographie a débuté en 2004 ; d’ailleurs peu de groupes peuvent se targuer d’une telle productivité. Surtout lorsqu’elle est de qualité.

Hey Colossus a pourtant décidé de changer d’orientation musicale. De franchir le pas qui les séparait de la noise à l’expérimental. De libérer toute sa puissance. Chaque morceau semble ériger un véritable mur de son. Et les hurlements, du moins ce qui semble ressembler aux cris proférés par une voix humaine, amplifient toute cette violence obscure. De quoi vous flanquer des frissons partout ! Première conséquence de cette métamorphose, « RRR » se révèle bien moins accessible que ses précédents essais. Certaines pistes lorgnent même du côté de la drone de SunnO))). Une exception qui confirme la règle, « The Drang ». Une plage plus abordable, élaborée davantage dans l’esprit du Hey Colossus originel.

Hey Colossus a rejoint Todd et Part Chimp au sein de la catégorie des groupes les plus bruyants de Grande-Bretagne…

 

Goodnight Lenin

The Winceslas Square (Ep)

Écrit par

Etabli à Birmingham, ce quintet pratique du nu-folk (NDR: du néo folk ?) alimenté par des guitares (électrique et acoustique), du violon, de la mandoline, du piano, de la basse et des drums. Mais ce sont les harmonies vocales qui balisent les mélodies. Sur cet Ep 6 titres, les deux premiers morceaux (« Ode to the rebellion », « The follower ») lorgnent manifestement vers le Merseyside (La’s, The Coral), alors que le reste du disque affiche bien plus nettement les influences du groupe, qui oscillent de CSN à Simon & Garfunkel.

 

Gomez

Whatever’s On your Mind

Écrit par

Difficile pour Gomez d’en revenir au charme rafraîchissant des « Bring It On » (1998) et autres « Liquid Skin » (1999). Depuis, seul « How We Operate » y était presque arrivé en 2006. Entre ces deux périodes, le quintet a publié trois autres ouvrages dont seuls des morceaux choisis et quelques singles terriblement accrocheurs lui ont permis de garder la tête hors de l’eau. Publié en 2009, « A New Tide » est passé quasi inaperçu. Et « Whatever’s On Your Mind » n’est pas beaucoup plus glorieux…

Le band de Southport s’emmerde et nous emmerde d’un même geste. « Just As Lost As You » ou « Our Goodbye » ne sont tout simplement pas dignes d’une formation de cette trempe. Il faut attendre la fin du disque pour que le bon vieux Gomez ne montre enfin le bout de son nez sur « Equalize », « That Wolf » et « X-Rays ». Un peu tard. « Whatever’s On Your Mind » est tristement statique. Pas de réels frissons à l’horizon. Et c’est bien dommage pour un groupe qui en est à son 7ème ouvrage. Gomez se coltine donc un bon 3/10 pointé.

 

Girls (San Francisco)

Father, Son, Holy Ghost

Écrit par

Ben franchement, je me suis bien marré en lisant toutes les références que mes confrères ont pu attribuer à Girls, presse anglo-saxonne y compris. Mais tout d’abord, un petit historique s’impose. Le groupe, c’est avant tout le fruit de la rencontre entre le bassiste/producteur Chet White et le chanteur/compositeur/guitariste Christophe Owen. Ce dernier a grandi au sein d’une secte hippie, sise aux States, du côté de San Francisco, dont il est parvenu à se soustraire au cours de son adolescence. Et pas sans dégâts, notamment au niveau de l’addiction. De cette période, il en a conservé un goût certain pour la musique des seventies. Et c’est très palpable dans ses compos. Pour enregistrer, « Father, son, holy ghost », le tandem a reçu la collaboration de quelques musiciens de studio. Mais ce qui frappe d’abord, c’est la mise en forme opérée par Chet. D’un raffinement extrême. Tout comme les arrangements. Ce qui colle parfaitement à la musique de Girls, qui puise essentiellement son inspiration dans les seventies. Plusieurs titres auraient ainsi pu servir de slows crapuleux, pour les Dj’s de l’époque. Non mais imaginez, un orgue fluide, rogné, poussiéreux, réminiscent de Procol Harum, des interventions de guitare gémissantes à la George Harrison et des mélodies mélancoliques susceptibles de rappeler Mott The Hoople voire Barclay James Harvest. Le tout caressé par le timbre fragile, vulnérable, intimiste de Christophe qui épanche des histoires de désillusions amoureuses. Bien sûr, toute la plaque n’est pas tramée sur ce canevas. Mais elle nous renvoie systématiquement à cette époque. A l’instar du plus vivifiant « Die », qui adresse un clin d’œil très appuyé au « Highway star » du Deep Purple. Ou encore au plus bluesy « Forgiveness », morceau qui s’étale sur plus de 8’. Mais surtout sur le presque ‘floydien’ « Vomit », une piste enrobée de chœurs gospel, comme à la belle époque de « Dark side of the moon ». Qui a dit revivaliste ?

 

Fruit Bats

Tripper

Écrit par

Avant de se lancer dans l’aventure Fruit Bats, Eric D. Johnson a notamment milité chez Califone et les Shins, comme guitariste. Et « Tripper » constitue le cinquième elpee de son propre band. Un disque qui a reçu le concours de Thom Monahan (Vetiver, Pernice Brothers, Devendra Banhart) à la mise en forme.

Davantage introspectif et mélancolique que son précédent elpee, « The Ruminant Band », publié en 2009, « Tripper » nous replonge carrément dans les seventies. En fait, les compos (NDR : le plus souvent des ballades) sont tellement gonflées aux orchestrations et aux arrangements, qu’on ne peut s’empêcher de penser aux Wings et à Supertramp. Même le falsetto de Johnson peut rappeler Roger Hodgson et dans le pire des cas les Bee Gees. Or, paradoxalement, en début et en fin de parcours, les harmonies vocales évoquent plutôt Supergrass (NDR : pas de diesel, ni de LPG, mais bien de la super). Je sois avoir lu quelque part que Fruit Bats pratiquait une forme d’americana. Ben, faudra m’expliquer…

 

Early Day Miners

Night People

Écrit par

Early Day Miners a donc décidé de réduire son patronyme en EDM. Et puis de quitter Secretly Canadian pour retourner chez Westen Vinyl, onze années après sa fugue. Ce qui ne change pas grand-chose au concept musical proposé par la bande à Daniel Burton. Enfin, dans son évolution naturelle. Puisque avoir tâté du slowcore et du post rock, le combo de Bloomington (NDR : c’est dans l’Indiana) a décidé d’en revenir, tout au long de son 7ème opus, à ce qu’il fait de mieux : du pop/rock alternatif. Une exception, « Milking The Moon », une plage instrumentale de 8’30 tout en crescendo qui aurait pu figurer dans le répertoire de Mogwai. Sans quoi, hormis le final, « Turncoats », ballade champêtre et inoffensive, le reste de l’elpee mérite une attention toute particulière. L’intensité est palpable tout au long de l’œuvre. On pense tour à tour à Arcade Fire, Magnolia Elecric Co voire à Songs :Ohia (NDR : Daniel avait d’ailleurs produit un de leurs albums) et même Mew, mais en faisant abstraction des vocaux. Faut dire que même s’il est parfois soutenu par Kate Long, le falsetto de Burton est plus écorché qu’atmosphérique. Tempo tribal, implacable, giclées de riffs de guitare (NDR : filandreux lorsqu’ils sont réminiscents de Psychedelic Furs, funkysants quand ils lorgnent vers Section 25), et parfois un zeste d’orgue vintage, trament des mélodies contagieuses et bourrées de charme, sur lesquelles viennent se greffer des lyrics qui traitent des relations humaines difficiles. Un chouette album !

 

Dum Dum Girls

Only in dreams

Écrit par

Deuxième elpee pour les Dum Dum Dum Girls, quatuor exclusivement féminin drivé par l’ex-Grand Ole Party, Dee Dee. De son véritable nom Kristin Gundred, elle adressait ainsi un clin d’œil au bassiste des Ramones, décédé en 2002. Et pour mettre en forme cet opus, le combo californien (NDR : issu de L.A., très exactement) a de nouveau reçu le concours de Richard Gottheher, mieux connu pour avoir bossé en compagnie de Blondie, mais également de Sune Rose Wagner, le compositeur/guitariste des Raveonettes. Un duo de producteurs qui a quand même marqué de son empreinte le son de cet album. Et avant de passer à l’analyse de « Only in dreams », ajoutons encore que les sessions d’enregistrement se sont déroulées au sein des studios de Josh Homme (Kyuss, Queens of The Stone Age).

Adoptant une attitude à la Shangri-Las, les Dum Dum Grils, pratiquent une forme de surf/garage revu et corrigé par la noisy de Jesus & Mary Chain (pensez à « Psychocandy »). La plupart des compos sont imprimées sur un mid tempo. Les harmonies vocales sont impeccables et soutiennent parfaitement le lead vocal de Dee Dee, dont certaines inflexions peuvent rappeler Chrissie Hynde des Pretenders. Bref, pas un disque révolutionnaire, mais plutôt agréable à écouter et au sein duquel j’épinglerai tout particulièrement l’enlevé « Always looking », qui ouvre la plaque, le plus versatile « Teardrops on my pillow » et puis la ballade « Coming down », franchement réminiscente de Mazzy Star. De quoi nous rappeler que Hope Sandoval avait bossé en compagnie des frères Reid…

 

Page 382 sur 1252