Fence n’en a rien à foutre…

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Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce…

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The Lemonheads rendent hommage à Townes Van Zandt

Un jour, on réalisera un film sur Townes Van Zandt – ce troubadour à part qui a inspiré tout le monde, de Bob Dylan à Willie Nelson en passant par Emmylou Harris et Evan Dando des Lemonheads. Sorti le 9 septembre, le nouveau single « Rake » est le premier…

Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk…

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Chroniques

Architecture In Helsinki

Moment Bends

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Architecture in Helsinki est, comme son nom ne l’indique pas, un groupe originaire d’Australie. Il a été fondé en 2000. Les musiciens du pays des kangourous ont envahi la sphère musicale en 2003 pour y pondre leur premier album, « Fingers crossed ». Mais le summum de leur succès reste attribué au second opus, au titre étrange, réalisé en 2005, « In case we die ». Les deux expériences suivantes « We died, they remixed » et « Place like this », respectivement en 2006 et 2007, avaient nettement moins séduit la critique.

« Moment Bends » est loin des jolies mélodies colorées et délurées qui avaient conduit les huit Océaniens à la gloire. Les enfants qu’ils étaient alors ont grandi. Et ‘l’âge mûr’ apporte son lot de désagréments. Moins de rythme, moins d’esprit décalé. On rentre tout doucement dans le rang. Le nombre de suiveurs s’amenuise fortement. Les propositions avancées ne sont plus suffisamment osées à leur goût. Et on les comprend. On est en droit d’attendre bien plus d’une bande disposant du potentiel d’Architecture in Helsinki. Cet album est un peu trop gentillet et doucereux. Une seule piste tire légèrement son épingle du jeu : « Everything’s blue ». Mais ne nous laissons pas non plus emporter par des attentes construites sur un brillant passé. Car tout n’est pas à jeter dans « Moment Bends ». Certains airs restent sympathiques. Comme « That beep », porté par une voix féminine, qui nous emmène un court temps dans l’univers de la chanteuse. Mais toujours on se demande quand les notes des Australiens vont réellement s’emballer. La réponse est : jamais. Et venant d’eux, on ne peut se contenter de quelques mélodies ‘sympathiques’, trop fragiles que pour avoir le pouvoir de marquer les esprits et de satisfaire les amateurs d’Architecture in Helsinki.

Various Artists

Nos rêves sont nos armes

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« Nos rêves sont nos armes » est une compilation réalisée pour que nous n’oublions pas les révolutions du monde arabe. On le sait, Internet a joué un rôle important dans les révoltes en Tunisie et en Egypte. Ce n’est pas un secret non plus de dire que l’art dans son sens le plus large a toujours été porteur de messages à toute époque, dans toute civilisation. La musique est sans doute l’un des moyens les plus facilement décryptables et dont la capacité de propagande est une des plus fortes. Il suffit alors de combiner ces deux éléments pour multiplier les traces. Les chansons, appels et soutiens à la révolution pacifique, ont alors éclaté sur la toile du web. Quatorze exemples sont apposés sur cette compilation.

Ce recueil est relativement éclectique : on y trouve des notes d’instruments typiquement orientaux comme du rap. Musicalement parlant, notre oreille est trop peu accoutumée à ces rythmes orientaux que pour réellement en profiter. Aussi, peu d’entre nous prendrons plaisir à écouter ces voix tunisiennes et égyptiennes clamer leurs droits. On trouve tout de même quelques airs qui pourraient donner envie de se trémousser sur des mélodies inhabituelles. Même si, après l’écoute, le respect que nous avions envers ces civilisations s’en trouve grandi.

 

New Keepers of the Water Towers

The Calydonian Hunt

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New Keepers of the Water Towers est une formation suédoise réunissant Rasmus Booberg au  chant et à la guitare, Tor Sjöden à la batterie, Victor Berg à la guitare et Robin Holmberg à la basse. En quatre années, la formation a publié autant d’albums. Et « The Calydonian Hunt » constitue donc leur quatrième.

NKOTWT propose une musique aux sonorités graves et aux riffs endiablés. Les vocaux sont mélodieux, mais ils émanent du plus profond des tripes, et même plus encore. C’est leur marque de fabrique.

« Abyssal Lord » ouvre l’elpee. Une introduction plutôt impressionnante au cours de laquelle le combo nous transporte instantanément en plein cœur des abysses de leur univers.

Tout au long de « Crystal Lake », cordes de guitares et de basse s’en donnent à cœur joie, apportant ainsi une autre dimension à leur style musical. En fait, et c’est paradoxal, si leur musique s’adresse d’abord aux métalleux, il est susceptible de plaire à celles et ceux qui ne le sont pas. Et le titre qui clôt l’opus, « The Sword In The Stone » synthétise parfaitement cette amplitude. La basse y est lourde, les drums révoltés, le chant tour à tour enragé ou tendre…

Bachelorette

Bachelorette

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« Bachelorette » trahit quelques relents liturgiques. Sur les deux premiers morceaux, on imaginerait presque un groupe de bonnes sœurs, le long de la plage, chantant au rythme de la guitare du curé. Et j’exagère à peine. Cette petite voix fluette et ses chœurs du même acabit n’ont absolument aucune consistance. Les mélodies, qui ont l’air, de piste en piste, quasi identiques, ne relèvent pas vraiment le niveau. Même pas sûr que les musiciens sachent dans quel monde ils veulent nous embarquer. On reste sur le quai et on regarde le bateau s’éloigner. Le sentiment que le navire va rapidement sombrer nous empêche de monter à bord. Et cette sensation nous sauve, car elle s’avère juste. Et personne ne se précipite pour reprendre quelque morceau que ce soit de l’épave. Car même en pièces détachées, l’album ne présente aucun véritable intérêt. Aucune plage n’a la véritable saveur amère de l’eau de mer. Aucun orage ne vient agiter cette même étendue d’eau, aucun souffle de vent ne vient pousser l’embarcation. C’est un surplace perpétuel. Et jamais la situation ne se débloque. Ceux qui avaient pris place sur le paquebot pensant partir à l’aventure, partagent une sombre pensée : ils n’auront rien à raconter de leur croisière qui leur a juste causé le mal de mer.

 

Hjaltalìn

Terminal

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L’Islande ne finit pas de nous surprendre, et Hjaltalìn persiste et signe dans la catégorie de leurs confrères : tous inclassables. Originaires de Reykjavik, Hjaltalìn connaît un énorme succès national depuis 2007, c’est-à-dire lors de la sortie de leur premier album « Sleepdrunk Seasons » ; sans doute en raison de la palette des styles intégrés simultanément dans leur musique.

L’introduction et la conclusion de « Terminal » sont typiquement philharmoniques. Et pour cause, l’orchestre symphonique d’Islande a participé à l’enregistrement de l’opus d’un bout à l’autre. Ne vous y méprenez pas, les 11 titres ne restent pas figés dans un rock orchestré, mais traversent les genres et les époques : des violons très ’60s (« Feels like Sugar »), des ambiances ecclésiastiques menaçantes (« Son From Incidental Music »), le souvenir d’une comédie musicale (« Montabone »), des ballades pop moins encombrées ou plus rock, mais dignes d’un excellent single (« Stay By You »), des mélodies aux arrangements Disney (« Vanity Music »), un chant au refrain disco-funk (« 7 years »), le tout formant une grande épopée contemporaine.

Alors si l’écho sacré nous rappelle d’emblée Arcade Fire, Hjaltalìn se distingue nettement par les voix. Non contents d’être tous multi-instrumentistes, les membres du groupe passent aussi devant le micro, et ce, pour un échantillon vocal extrêmement varié : une voix masculine mixte, rauque ou soul, une voix féminine diaphane, funky ; et le tout entremêlé (« Hooked on Chili »).

« Terminal » nous invite à entrer dans un film qui n’atteindrait jamais une pleine éclaircie. Une musique généreuse et ample sans être pompeuse constitue ce disque magnifiant qui a consolé l’Islande en pleine crise et en ressort la tête haute, en réitérant ce qui était fondamentalement important.

Obits

Moody, Standard and Poor

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En choisissant un tel titre, Obits démontre qu’il possède un humour féroce. « Moody Standard and Poor » constitue son second opus et vu la référence aux célèbres agences de notation (‘Moody’s’ et ‘Standard & Poor’) tristement célèbres pour avoir provoqué de fameux déboires en Grèce, on est assurément incité à s’y plonger avec curiosité. Les Obits, une formation de gauche luttant contre les excès du capitalisme ? Peut-être. Encore que je ne retrouve pas ce message dans les compos proposées par « De Mauvaise Humeur, Normal et Pauvre », un opus sculpté dans un rock, ma foi fort classique. 

Les Obits se sont formés à Brooklyn. En 2006. Le line up réunit alors des ex-membres des groupes de post-hardcore Drive Like Jehu et Hot Snakes (le guitariste et chanteur Rick Froberg) ainsi que d’Edsel (le guitariste Sorhab Habibion). Le premier opus, « I blame you » paraît en 2009 et il est particulièrement réussi. Au menu, un rock garage mélodique teinté d’un zeste de punk, dans l’esprit de Radio Birdman voire des Stooges originels.  

Nous sommes en 2011, et rien de bien nouveau à l’horizon pour le trio américain ; puisqu’il reprend les ingrédients qui ont prouvé leur efficacité depuis leurs débuts. Des guitares et encore des guitares soutenues par une rythmique simple mais diablement efficace ! Judicieuse, la pointe d’agressivité s’invite donc sur des brûlots comme l’énergique « You Gotta Lose », parcouru par sa ligne de basse imparable, ou encore le groovy « I Want Results ». Tous les morceaux ne sont malheureusement pas de la même trempe (le moins percutant « Shift Operator ») ; mais on ne s’ennuie pas une seconde, même lors des instrumentaux. En extrapolant, on pourrait décrire leur style comme une version punk des très mésestimés Black Lipsticks ! Dommage que malgré la cohérence impressionnante, aucun morceau ne se détache du lot. 

Braids

Native Speaker

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Les Canadiens de Braids ont la tête clairement tournée vers le soleil. Récupérant les mêmes sonorités tropicales que Vampire Weekend, la même orientation psyché qu’Animal Collective et un peu de Régine (Arcade Fire) dans la voix, tous les éléments sont réunis pour créer le buzz en deux temps trois mouvements. D’autant plus que, plus tôt cette année, le quatuor s’est retrouvé embarqué par Friendly Fires pour une inspection des scènes européennes. Bien que « Native Speaker », leur premier LP, soit propice à quelques joyeux bondissements, il trouve plus particulièrement sa force au sein des morceaux les plus lents. A l’instar de « Glass Deers », « Native Speakers » et « Little Hand », carrément envoûtant.

Les quatre musiciens de Calgary s’inscrivent dans la vague de ces artistes art-pop qui vont marquer l’année 2011. De cette famille, on citera principalement EMA, Austra, Chad Valley et Keep Shelly In Athens. Dieu sait que la liste est longue et ne cesse de s’élargir. Mais si certains d'entre-eux risquent d’être oublié dès le prochain réveillon, Braids a le potentiel pour subsister plus que le temps d’un buzz. A écouter au plus vite.

Live : 07/07 aux Ardentes (Liège)

Zoey van Goey

Propeller versus Wings

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« Propeller versus wings » constitue le second album de Zoey van Goey, un groupe écossais passé de trio à quatuor. Quoiqu’agréable à écouter, « The Cage Was Unlocked All Along », paru en 2009, n’avait pas rencontré de grand succès. Sculpté dans l’indie rock, leur nouvel elpee s’inscrit dans la lignée du premier. Notamment à cause de la sensibilité mélodique, proche sans se révéler totalement identique.  

Dans ces conditions, on ne peut tirer que les mêmes conclusions. Et craindre que ce disque récolte les mêmes échos que le précédent. Pourtant, il ne manque pas de saveur. Douceur et rythme font bon ménage tout au long de la plaque. Une combinaison qui peut même se révéler enivrante. Et “Sackville Sun” illustre parfaitement cette sensation ! Ou encore “My aviator”, dont le faux air de mélodie rétro glamour fait merveille sur “ My diamond’s best friend”. Deux coups de cœur encore : “ The cake and eating it” et “Little Island”. Bref, si le nouveau long playing de Zoey van Goey risque fort de ne pas défrayer la chronique, il ne manque pas de charme ; et par sa simplicité et sa délicatesse, ce charme finit par séduire...

En tout cas, pour ma part, je suis séduite!

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