Claud et la musique

Claud sortira son troisième opus studio, « Me and the Music », ce 23 octobre 2026. Ce long playing succède à Supermodels paru en 2023. Pour accompagner cette annonce, il a partagé le single « She Doesn't Love Me », sous forme de clip (et il est disponible…

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Le fossé à franchir par Snake Mountain Revival

« The Divide », le nouvel album du trio psychédélique indépendant américain Snake Mountain Revival, sortira le 23 octobre prochain. Formé sur la côte de Virginie à l’été 2017, Snake Mountain Revival est né de la rencontre entre des univers musicaux très…

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Chroniques

Palberta

Palberta5000

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Palberta est un trio féminin réunissant Ani Ivry-Block, Lily Koningsberg et Nina Ryser. Issu de New-York, il nous propose son cinquième elpee.

Première constatation, les harmonies vocales échangées entre les trois filles sont remarquables. Suffit d’écouter les premières secondes de « Fragile place », entonnées a cappella, pour s’en rendre compte. Expérimentale, baroque, la musique est bien plus difficile d’accès. Un peu dans l’esprit des débuts de Throwing Muses voire des Slits. Certains titres sont répétitifs jusqu’à l’obsession. D’autres sont sculptés dans le post punk. Ou prennent un malin plaisir de changer constamment de tempo. Mais l’opus recèle également des plages complètement décalées. A l’instar du final « Before I got here », qui intègre une fanfare. D’« All over my face », une piste abrasive qui lorgne vers le funk blanc de Shriekback. De la valse « The cow ». Et comme elles aiment l’humour vache, elles nous invitent prestement à aller se faire cuire un œuf sur « Eggs n’bac’ ». Le dadaïsme à le Devo, on le croise sur « Hey ». Sur les 16 titres, on a même droit à un morceau de 18’. Sept d’entre eux ne dépassent d’ailleurs pas les 2’. Cependant, c’est ce contraste saisissant entre les harmonies vocales et l’instrumentation qui forge l’originalité de cette musique…

Pour votre info, sachez que les nanas n’hésitent pas à s’échanger les instruments, suivant les compos. Sans quoi, « Palberta5000 » constitue l’album le plus pop de cette formation active sur le circuit D.I.Y. et underground yankee depuis près de 10 ans.

Acid’s Trip

String of souls

Écrit par

Adic’s Trip, c’est le band d’Acid, l’ex-guitariste d’Honeymoon Disease. Elle y partage également le chant avec Mike, l’autre gratteur. Etabli à Göteborg, ce quatuor suédois propose un hard rock old school particulièrement marqué par les débuts des 70’s. Deep Purple en tête. D’abord à cause des envolées du soliste, à la six cordes ; les interventions vintage de l’orgue, réminiscentes de feu Jon Lord, accentuant cette impression. Et le titre final, « Come hell a high water », en est la plus belle illustration. Curieux, au sein du line up, il n’y a pas de claviériste, donc il faut supposer que ce rôle est dévolu à un invité.

Les seventies, Acid’s Trip en est stone. Ainsi, il se frotte à la prog de Yes, sur le titre maître. Puis au rock sudiste de Lynyrd Skynyrd (« Get it right »). Au glam de Sweet également. A travers les harmonies vocales. Le titre qui ouvre l’opus, « Prelude », nous réserve cependant des chœurs cérémonieux, presque liturgiques, dans l’esprit du metal symphonique. Mais cette décennie, le band aurait pu mieux le célébrer, en se servant bien plus souvent d’accords rythmiques à la Keith Richards. Dommage d’ailleurs qu’ils ne soient pas plus fréquents ; ce qui aurait permis aux compos d’être davantage accrocheuses. Et ce ne sont pas les quelques morceaux plus enlevés qui y changent quoi que ce soit…

Elvis Black Star

Lamb of Dracula

Écrit par

Pour enregistrer son nouvel elpee, Elvis Black Star a bénéficié du concours de Charles De Schutter et Pierre Constant à la mise en forme, lors de sessions qui se sont déroulées au sein du studio ICP, à Bruxelles.

Hormis la ballade étrange « Purified », qui nous entraîne aux confins de l’univers sonore d’un Mercury Rev, les 9 autre pistes sont sculptées dans un pop/rock d’excellente facture. Chargées d’intensité électrique, les compos sont imprimées sur un tempo qui vous donne envie de taper du pied. Lorsqu’elle devient languissante, la voix évoque celle de Liam Gallagher ; encore que sur l’une ou l’autre plage, on pense plutôt à son rival, Damon Albarn ; et lorsqu’elle devient incantatoire, celle de Crispian Mills (Kula Shaker) nous traverse l’esprit. Bref, la musique du band andennais est toujours aussi inspirée par la scène insulaire des 90’s. Même qu’après plusieurs écoutes, les spectres de Compulsion et de China Crisis se mettent à planer. Le tout, bien sûr, sous une forme bien contemporaine, le recours au synthé confirmant le propos. Mais des interventions bien senties, à l’instar de l’intro du morceau qui ouvre cet LP, « Lie of honnor », une plage au refrain hymnique au cours de laquelle les grattent suivent les vocaux à la trace. Et si « King Ringo » se distingue par ses variations de tempo, « Strange escape » met le turbo alors que sur « Come to me », les cordes de gratte se mettent à crisser au cœur d’un flux de riffs, pendant que ce fameux synthé prend de la hauteur. Et si les cordes sont souvent agressives, jamais elles ne nuisent au sens mélodique.

Un album urgent et percutant qui donne la pêche pour toute la journée.

Hello Forever

Whatever It is

Écrit par

L’écoute de « Whatever It is », premier album de Hello Forever, apporte une belle bouffée d’air frais dans un monde qui en manque cruellement, pour l’instant. Ensoleillée et allègre, la musique de de ce band californien (NDR : il est originaire de Topanga) devrait parfaitement égayer vos barbecues lorsque les températures le permettront. Mais pas seulement. Son pop-rock aux accents psyché (comme en atteste l’artwork de la pochette) a de quoi ravir les aficionados du style.

Hello Forever, c’est également une communauté hippie emmenée par un gourou (NDR : barbu, il fallait s’en douter) répondant au nom de Samuel Joseph. Et tout au long de cet opus, elle chante l’amour et les merveilles de notre petite planète. Ce qui change du climat anxiogène dans lequel nous sommes enfermés depuis maintenant trop longtemps.

Les riffs de gratte sont accrocheurs. Ils épousent même un profil math rock sur « Natural » et « Get it Right », deux plages au cours desquelles on pense parfois à Maps & the Atlases. Les chœurs sont atmosphériques et les mélodies aussi lumineuses qu’efficaces, évoquant alors les New-Yorkais de Vampire Weekend (« Rise », « Yeah Like Whatever »).

Bref, grâce à ses les compos qui font mouche à tous les coups, « Whatever It is » constitue un excellent remède à la morosité ambiante actuelle…

A consommer sans modération !

Beach Youth

Postcard

Écrit par

En intitulant son premier album « Postcard », Beach Youth a immédiatement rappelé à votre serviteur qu’un label indépendant écossais du même nom, a marqué l’histoire de la musique pop/rock indie. Fondée en 1979, cette écurie avait notamment hébergé The Pastels, The Go-Betweens, Aztec Camera ou encore Orange Juice. Et paradoxalement, hormis le groupe d’Edwyn Collins, toutes les autres formations citées ci-avant sont très susceptibles de servir de références à la musique de cette formation normande (NDR : elle est issue de Caen). On pourrait également y ajouter Felt, groupe qui a vécu à la même époque, même si ce band avait signé chez Cherry Red avant de rejoindre Creation. Mais si on se limite aux combos contemporains, Real Estate voire The Reds, PInks & Purples peuvent aisément servir de repères. Trêve de comparaisons, entrons maintenant dans le vif du sujet.

A travers la texture nerveuse des accords de cordes semi(acoustiques) éclosent des tonalités électriques subtiles, parfaitement ciselées, parfois tintinnabulantes (Chameleons ?) ou encore savoureusement discordantes. Douze plages tout en élégance et délicatesse que chantent Etienne et Simon de leurs timbres veloutés (NDR : la voix d’un des deux vocalistes rappelle parfois celle de Colin Newman). L’opus nous réserve cependant un morceau dépouillé, folk, limité à la sèche et au murmure confidentiel (« Say something »), une piste chargée de swing (« Around me »), une ballade mid tempo ensoleillée (« Back home ») ainsi que l’endiablé « In my chest », une piste dynamisée par deux batteries.

Rafraîchissant !

The Mountain Goats

Getting into Knives

Écrit par

John Darnielle possède un talent de songwriter indéniable. En outre, il est particulièrement productif. Son Mountain Goats nous propose ainsi son 19ème album studio.

Intitulé « Getting into Knives », il a été enregistré avant le confinement, à Memphis, ville considérée aujourd’hui comme La Mecque de l‘americana. Mais à l’écoute de cet elpee, on est bien loin des débuts lo-fi de la formation. A travers des histoires diablement bien écrites, John exprime ses ambitions personnelles ou encore imagine les chemins qui mènent à la célébrité (« Get Famous »). Bien léchée (saxos et autres mellotrons au programme), l’instrumentation est mise au service de compos folk, pop/rock ou encore bluesy. Néanmoins, si le son est plus ample, il reste cette voix inimitable…

Quoiqu’il en soit, on n’est jamais déçu par la musique de Mountain Goats !

BirdPen

All function One

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« All function one » constitue le sixième opus de Birdpen, un duo britannique réunissant David Penney et Mike Bird, aka Mike Hurcombe. Également impliqué au sein d’Archive, le premier se réserve le chant alors que les deux compères se consacrent à la guitare et aux claviers. 

Baignant au sein d’un climat cinématographique, la musique de Birdpen puise son inspiration aussi bien dans l’électro expérimentale, l’alt, le post que le kraut rock.

Souvent complexes, les 12 pistes d’« All function one » traitent de thèmes bien contemporains, comme la solitude, les fake news, la paranoïa et la dépendance numérique.

L’elpee s’ouvre par « Function ». Paru en single, il monte progressivement en crescendo et déjà Raphaële Germser, invitée pour la circonstance, se distingue au violon alto. « Life in design » aurait pu figurer au répertoire de The Dodos. Mêmes inflexions vocales, sens mélodique analogue et grattage des cordes savoureusement discordant, y compris. Pas le drumming, quand même !

Dansant, « Modern junk » est imprimé sur un beat électro exotique. Mid tempo, « Seat 35 » évolue sur un drumming sinistrement syncopé (Joy Division ?), alors le violon et le chant flottent dans l’atmosphère. Un climat qu’on retrouve sur « Universe ». Effleuré par les accords satinés d’une sèche, le morceau s’évapore dans un Mercury Rev…

Et la voix est toujours aussi éthérée tout au long de « Blackhole », une plage dont les accents psychédéliques semblent produits par une bande passée à l’envers. Ces harmonies vocales atmosphériques alimentent les deux dernières plages de cet LP. Une gratte acoustique en boucle brode « Invisible », un morceau qui bénéficie d’arrangements de cordes. Des violons qui gémissent en fin de parcours, d’« Undone ».

Enfin, meilleur titre de ce long playing, « Flames » frôle l’univers psyché/mélancolique du « Kiss me, Kiss me, Kiss me » du Cure, alors que paradoxalement, la voix emprunte une tonalité métallique.

Ce n’est pas cet album qui va permettre Birdpen d’augmenter son contingent de fans en Grande-Bretagne ; à contrario du continent européen, où le tandem y est particulièrement apprécié. Ce qui ne devrait pas changer…

Kong (UK)

Snake Magnet (reissue)

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« Snake magnet » ne constitue pas un nouvel essai de Kong, mais la réédition d’un album paru en 2009. Une œuvre à ne mettre qu’entre les oreilles d’un public averti. Et pour cause, rien que les références ont de quoi rebuter le mélomane lambda. Parce qu’en extrapolant, on a l’impression d’y retrouver pêle-mêle les riffs de gratte thrash metal de Prong, les stridulations électriques de Gang of Four voire de Primus, les cris hystériques de Mike Patton poussés, à une certaine époque, au sein de Fantômas ou les grognements gutturaux proférés par David Yow chez Jesus Lizard. Sans oublier les signatures rythmiques de Shellac. Le tout secoué par un drumming tour à tour frénétique, spasmodique, ample, torrentueux ou hypnotique.

Le trio mancunien injecte également des synthés dans l’ensemble, mais en général, hormis pour « Good graphics », une plage au cours de laquelle on a l’impression que R2-D2 (NDR : robot mis en scène dans la saga ‘La guerre des étoiles’) a été invité, ce type d’intervention ne devrait pas contrarier les puristes du genre.

Bref, on est ici en présence d’un opus déstructuré, expérimental, brutal, au cours duquel, Kong prend un malin plaisir à jouer sur les contrastes. Le long playing s’achève par une piste de 8’ imprimée sur un même motif rythmique, mais dont les 5 premières montent sporadiquement en crescendo avant le chaos final…

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