Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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The Cure
Ora Cogan
Chroniques

The Bullfight

Stranger Than The Night

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Dans l’arrière-cour d’un magasin de couture, il existe un club. Pour y accéder, il faut montrer patte blanche et de préférence, convaincre le tailleur. Il est méfiant et joint le geste à la parole. Et surtout vous questionne, dès que vous pénétrez dans sa boutique : ‘Pourquoi venez-vous ?’ Assez timidement vous répondez : ‘Pour « Stranger Than The Night » des Bullfight !’ Le silence de votre interlocuteur traduit la suspicion du Maître des lieux. ‘C’est par là, nous sommes votre hôte’ tout en montrant du doigt une double porte vitrée, dont les carreaux sont de couleur ambrée. L’arrière-cour est recouverte de pavés gras et luisants. Un chien borgne semble assoupi ; mais dès que vous vous en approchez, il se redresse et renifle de loin l’odeur répandue par le visiteur angoissé que vous êtes. Le club est glauque. Le sol est collant. Tables et chaises plus disparates les unes que les autres meublent l’espace. Les murs crades sont couverts de posters vulgaires. Ils témoignent du stupre et de la sueur accumulée depuis des décennies. La lumière est tamisée par la nicotine agglutinée aux ampoules. Au bar, une blonde quinquagénaire arbore une poitrine opulente et vous lance un sourire marchand. Elle est partiellement édentée, et le brillant de l’or serti entre ses molaires vient presque apporter un peu de lumière sur le chiffon crasseux qu’elle s’évertue à secouer. Ici on ne boit que de l’alcool. Le café ou les softs sont considérés comme hérétiques et la Sainte Inquisiton porte la couleur du whisky frelaté. La scène est minuscule. Composée de planches en bois usées jusqu’aux nœuds elle est ceinte d’une cape de velours bordeaux. Les Hollandais de The Bullfight occupent ce podium. Ils semblent vivre au sein d’un univers parallèle et ne portent aucune attention à l’univers qui les entoure. La violoncelliste est nue. Elle ne porte qu’un bandeau autour de la tête. Un collier à clous enserre sa nuque et son cou. Ses chaussures à talons hauts sont vernies. Dans le creux des hanches, on remarque le souvenir d’une soirée au cours de laquelle la flagellation a probablement dû être sa maîtresse de jeu. Les musiciens envoûtent les lieux par des ballades et des marches sulfureuses. Les envolées psychédéliques de l’orgue Hammond pénètrent tous vos sens. La batterie gratte la peau et la frappe sans trop de conviction, comme las d’un acte répété. Le chanteur campe un timbre au baryton profond. Pensez à Nick Cave. Ses textes parlent d’amour, de sexe, d’abandon vers des plaisirs lugubres et angoissants. Des bruits de pelle frottent le sol. Quelques pièces de monnaie atterrissent sur le podium. Pas d’applaudissements. Ni pour interrompre ou saluer les morceaux. Le claquement des verres sur les tables laminées, accentue ce climat morbide, menaçant et atemporel. Chaque note écrite et jouée semble dessinée à l’urine et à la cendre. A la fin du numéro, je quitte ce cabaret béotien comme j’y ai accédé : par une porte dérobée. Je laisse derrière moi « Stranger Than The Night » en me disant que si l’expérience était troublante, l’endroit où elle s’est produite reflétait parfaitement l’impression laissée par l’écoute de ce disque. J’entends un cri, puis c’est le silence…

 

Year Long Disaster

Black Magic

Écrit par

Les membres de Year Long Disaster ont déjà tous flirté, d’une manière ou d’une autre, avec la célébrité. Vous pourriez probablement lire leurs aventures, dans la rubrique ‘Potins Rock/People’ de ce webzine, si ses concepteurs avaient eu la mauvaise idée d’en créer une. Daniel Davies, le guitariste/chanteur du combo n’est autre que le rejeton de Dave Davies, gratteur chez les mythiques Kinks. A la fin des sixties, ce groupe rock anglais a décroché toute une série de hits, dont les fameux « Lola » et « You Really Got Me ». Et puis surtout publié un chef-d’œuvre et album culte intitulé « Are the village green preservation society ». Rich Mullins a forgé sa notoriété de quatre-cordiste chez Karma To Burn. Quant à Brad Hargreaves, il a connu la gloire et la fortune en cognant les fûts chez la formation américaine très vendeuse Third Eye Blind.

Le rock, ce n’est pas la téléréalité. La célébrité ne suffit pas pour s’y faire un trou. C’est pourquoi, depuis sa formation en 2004, Year Long Disaster n’a cessé de multiplier les tournées. Ce travail scénique intensif l’a incité à partager la scène en compagnie de pointures comme The Cult, Velvet Revolver ou les Foo Fighters. Le premier album, éponyme, sorti en 2007, va leur attirer les faveurs d’un certain Lemmy Kilmister (Motörhead). Ce dernier, non content de les emmener en tournée, va dispenser à leur égard des compliments plus qu’élogieux au fameux magazine rock anglais Kerrang.

« Black Magic; All Mysteries Revealed », le second opus sorti en mars, est une véritable relecture modernisée de la mouvance classic hard rock anglaise des seventies. Produit par Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Alice In Chains, Rush), l’album devrait squatter les platines lasers de tous les amateurs de rock costaud inspiré des glorieuses années septante. Pas question ici de ‘revival seventies’. YLD ne se contente pas –comme beaucoup de combos se prétendant ‘vintage’– de rejouer les riffs lourds de Black Sabbath en essayant de retrouver le son minimaliste de l’âge d’or du rock. Le son, ici, est tout ce qu’il y a de plus moderne. Boosté à la sauce Raskulinecz. Les compositions, par contre, ont ce côté heavy rock ronflant et chaleureux, saturé de groove et bourré de feeling que seules les formations rock classiques britanniques comme Led Zeppelin, Whitesnake ou Deep Purple étaient capables de créer.

Les amateurs des trois dinosaures susvisés et de plus jeunes loups comme Wolfmother, par exemple, seraient donc bien inspirés en jetant une oreille velue sur cet excellent « Black Magic; All Mysteries Revealed ». Le rock, comme il doit être joué. C’est Lemmy qui l’a dit.

 

Hawksley Workman

Meat / Milk

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Tout l’intérêt des travaux d’Hawksley Workman, depuis ses débuts, s’est écroulé il y a deux ans, après la publication de « Los Manlicious ». Une immonde soupe artificielle, dépouillée de toute inspiration. Le Canadien devenait ainsi l’exemple même de l’artiste indé vendant son âme au diable en signant au sein d’une major. Fort heureusement l’incartade n’a duré que le temps d’un seul album. Workman, abrité aujourd’hui sous les auspices d’Isadora Records,  revient aujourd’hui les bras chargés d’un double opus en forme de Mea Culpa. « Meat/Milk » traduit un retour aux sources tout en projetant un regard vers l’avenir.

Il y a d’abord « Meat », une œuvre pop-rock évoquant parfois son « The Delicious Wolves » de 2002 et lyriquement chargé par sa récente rupture. A contrario de son disque précédent, Workman contrôle ici parfaitement les effusions de testostérone. « (We Ain’t No) Vampire Bats », « And The Government Will Protect The Mighty » et « Depress My Hangover Sunday » forment le trio gagnant de cette première partie qui n’évite malheureusement pas quelques petites déconvenues (« Baby Mosquito », « (The Happiest Day I Know Is A) Tokyo Bicycle »).

Ensuite, il y a « Milk ». Une deuxième partie au sein de laquelle Hawksley Workman s’essaie à la pop électronique, un genre avec lequel il flirtait discrètement sur « Lover/Fighter » (2003) sans vraiment oser s’y attarder. « Animal Behaviour », la parfaite mise ne bouche, met les choses à plat. Workman n’est pas homme à se répéter. Et malgré quelques maladresses (« Google Jesus », « My Snow Angel »), le singer-songwriter ne s’en sort pas mal dans cet exercice de style. Et plus particulièrement lorsqu’il invite une certaine Tosha Dash à pousser la chansonnette sur le tubesque « SuicideKick ».

« Meat / Milk » est un revirement salutaire pour Hawksley Workman, qui en avait bien besoin. Ne serait-ce que pour sa crédibilité.

 

Varsovie

Etat Civil

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Il y existe tellement de groupes français qui se réclament de Noir Désir, que ce lourd héritage est devenu une véritable malédiction. De Deportivo à Luke en passant par Damien Saez et Eiffel, la liste est longue et interminable. Si certains ont assimilé ce legs avec bonheur (Deportivo), d’autres (Damien Saez) s’en repaissent pour notre plus grand malheur. Varsovie appartient malencontreusement à la seconde catégorie, usant et abusant des clichés reproduits par tant de musiciens pseudo écorchés. Mêmes mimiques vocales, même textes ‘symbolistes’ et même rage mélancolique. En outre, le combo grenoblois double ce pénible mimétisme par une grandiloquence vaguement poétique chère à Damien Saez (encore lui…) Et en particulier tout au long de « Leningrad ». Enfin, leur look ado pompé chez Indochine, Tokyo Hotel et Brian Molko trahit manifestement, chez ce band, un manque de personnalité. Le dossier de presse présente Varsovie comme un trio post-punk. Il est sans doute plus rock et ‘underground’ qu’une grande majorité de ses congénères. Mais il manque surtout d’originalité. A tel point, que leurs compos en deviennent irritantes. A l’instar des onze plages de cet elpee. Quoique, les fans d’un certain Damien Saez devraient peut-être apprécier…

 

Unitopia

Artificial

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Pas facile de chroniquer un album aussi riche en quelques lignes. A la base, Unitopia consomme un ‘rock progressif’, dont il se sert comme ligne de conduite pour développer son bouillon de culture musical. Il y incorpore ensuite des éléments ‘classiques’, ‘jazz’, ‘world’ et même ‘heavy rock’. Et cette mixture infectieuse plutôt inédite, il l’injecte à doses massives dans son troisième opus, intitulé « Artificial ».

Unitopia est originaire d’Australie. D’Adelaïde, très exactement. Une situation plutôt originale pour un combo émargeant au rock progressif. Cependant, sa nationalité ne constitue pas sa seule particularité. Et pour cause, outre le recours aux instruments rituels du rock progressif (claviers, guitares, basse), Unitopia intègre les interventions lumineuses d’un saxophone. Sans oublier la présence de deux batteurs/percussionnistes pour rythmer ses efforts. Dernière subtilité : Mark Trueack, le vocaliste, possède un organe proche de celui du Peter Gabriel à la grande époque de Genesis.

« Artificial », comme son titre le laisse deviner, est un album concept consacré aux intelligences artificielles et à leurs rapports avec les humains. L’opus propose dix titres enchaînés les uns aux autres et s’étale sur cinquante-trois minutes (NDR : l’édition limitée digipack devrait être enrichie de trois bonus tracks). Unitopia y dévoile tous ses atouts : technique, justesse, émotion et propension à créer la surprise. On pense à Genesis, Marillion, Yes, Alan Parson’s Project, aux Flower Kings et à Spock’s Beard, mais aussi au Beatles (« Nothing Lasts Forever ») et à Supertramp. Le saxophone de Peter Raidel et les percussions combinées de Jamie Jones et Tim Irrgang apportent leur touche de jazz rock, voire même de world music pour ces deux derniers. Quelques interventions d’instruments classiques (flûtes, violons) viennent parfois ponctuer le rock d’une coloration classique.

Unitopia a réalisé un petit exploit en concoctant cet « Artificial » ; et pour cause, bien qu’il soit conceptuel, cet opus est intéressant de bout en bout et on peut l’écouter plusieurs fois de suite sans éprouver le moindre ennui. Conventionnel et innovateur à la fois, l’album est destiné à toutes les générations successives d’aficionados du rock progressif. Un must, tout simplement.

 

Various Artists

Twisted Cabaret (Volume 1.)

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La bizarrerie du mois ! Proposée par le label Volvox, cette compile est destinée à réunir des œuvres conçues par certains artistes contemporains, influencés par l’esthétique du Weimar : humour, burlesque, noirceur, satire et autodérision au programme. Né au cours des années 20, ce courant culturel cher à Bertold Brecht et Max Reinhardt a été un des plus riches de l’histoire européenne.

Le recueil réunit des artistes dont les compositions naviguent à des années-lumière des standards de la musique populaire actuelle… Et les choix sont très souvent judicieux. Suscitant même l’enthousiasme. A l’instar des marginaux The Tiger Lillies, Joel Hubaut ou Little White Rabbit Still Bleed. Si la plupart des artistes sont relativement inconnus et issus d’horizons divers –un duo japonais (Kokysyoku Sumire), une chanteuse de cabaret en français dans le texte (The Maximum Monster Music Show) ou des punks hollandais (De Kift)– on notera tout de même la participation de combos notoires tels The Dresden Dolls, The Residents et The Legendary Pink Dots.

Avant de vous farcir ce « Twisted Cabaret », un avertissement préalable s’impose : prenez du recul ! Et pour cause, tout est surjoué, exagéré, théâtral, un peu fou… voire totalement barré ! A premier abord, le « Start a Fire » des Tiger Lillies semble ridicule ; mais ce morceau prend toute sa signification à l’écoute des paroles. Une constatation applicable à la plupart des plages de cet elpee. C’est ce qui confère une cohérence certaine à ce recueil, qui ne souffre d’aucun temps mort. De l’elpee, j’épinglerai quand même « The Earlie King » et « Have You Seen My Sister Evelyn », respectivement composés par Baby Dee et les jumeaux d’Evelyn Evelyn.

Une chose est sûre, cela fait un bien fou d’écouter ce type de compos, concoctées par des artistes créatifs dont le seul souci est de laisser libre cours à leur imagination. Comme son nom l’indique, « Twisted Cabaret (Vol.1) » constitue le premier tome de cette initiative originale, permettant de découvrir des talents inconnus sévissant au sein d’un style unique et décalé. Alors, « Twisted Cabaret » : ‘Music for the Twisted Mind’ ?

Et pour que votre info soit complète, sachez que la compilation recèle également un Dvd, consacré aux prestations scéniques des artistes impliqués sur le cd audio.

 

Scorpions

Sting in the Tail

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Difficile de croire, en écoutant leur nouvel elpee, que les Scorpions vont partir à la retraite. Et pour cause, tout au long de ce nouvel opus, on a l’impression que la formation de Hanovre a retrouvé le feu sacré. « Sting in the Tail » constitue manifestement la piqûre la plus venimeuse, administrée par le redoutable arachnide, depuis « Crazy World ». Et si l’œuvre consacre un véritable testament pour le groupe, Klaus Meine, Rudolf Schenker et Matthias Jabs tirent leur révérence, en manifestant panache et grande classe. Après avoir vécu un âge d’or commercial de 1982 à 1990, les Scorps ont vivoté jusqu’en 2004, entre expérimentations loupées (« Eye to Eye ») et vide artistique total (« Unbreakable »).

En bénéficiant du concours de deux producteurs suédois, en l’occurrence Mikael Nord Andersson et Martin Hansen, la bêbête est de nouveau parvenue à s’immerger au sein des sonorités typiquement eighties. Les plus puristes des fans clameront haut et fort qu’on est loin de la folie métallique d’un « Blackout » et que trois ballades un tantinet sirupeuses c’est un peu beaucoup pour un retour en force.

On ne peut nier que « Lorelei » et « Sly » sont loin d’atteindre les sommets émotionnels libérés par « Holiday » ou « When the Smoke is Going Down » ; mais ce sont surtout les hymnes hard rock de « Sting in the Tail » qui font la différence. Et tout d’abord la tuerie « Raised on Rock », dont la si typique ‘talkbox’, utilisée lors du hit planétaire « The Zoo », ouvre le feu. Le titre maître ne manque pas d’allure, non plus. A cause de ce refrain entêtant réminiscent de l’époque « Lovedrive ». Et le terriblement heavy « Slave Me » est loin de faire pâle figure. Plus lyrique, « The Good die Young » est un single en puissance. Le timbre vocal de Klaus Meine est plus grave. En outre –et c’est une bonne surprise– il est soutenu par celui de l’ex-Nightwish, Tarja. Classic 21 le programme même à l’heure où les ménagères sont aux fourneaux. « No Limit » fait mouche dès la première écoute. Meine y est époustouflant et le refrain à la « Def Lep » tout simplement irrésistible. Hormis les ballades, le reste est de la même trempe. Mention spéciale, quand même, à « Rock Zone », le skeud le plus violent signé par le combo depuis le classique « Dynamite ».

En conclusion, cet elpee évolue dans un registre extrêmement familier aux aficionados des Teutons. Bien sûr, ce disque ne propose rien de révolutionnaire, mais il risque fort de devenir un classique, au même titre que « Crazy World ». Chapeau bas ! 

 

Savatage

Still the Orchestra Plays – Greatest Hits Vol. I & II (Bonus DVD)

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Cette compilation des plus grands ‘hits’ de Savatage est parue, il y a quelques semaines. Je vous invite à vous y replonger, puisque V2 à eu la gentillesse de nous en faire parvenir la version définitive. Nous ne reviendrons pas sur les deux Cds audio, puisque nous vous les avions décrits en long et en large, lors de notre chronique consacrée à la version promotionnelle.

Sous sa version définitive, « Still The Orchestra Plays – Greatest Hits Volume 1&2 » est emballé dans un superbe digipack, recelant, outre les deux Cds, un Dvd bonus et un booklet de 15 pages, au sein duquel figurent les lyrics de tous les titres réunis sur la compilation. Quelques photos sympathiques, illustrant la carrière du groupe, ont été ajoutées à la mise en page. Un regret ? L’absence d’une biographie complète de la formation. Trop de boulot, probablement.

Le Dvd bonus se concentre sur le fameux « Live In Japan ‘94 », c’est-à-dire, vous vous en doutez, un set immortalisé au pays du soleil levant, en 1994, lors de leur tournée opérée pour promotionner « Handful Of Rain » de 1994. Quoique de notoriété publique, chez les fans, ce set n’était à ce jour, disponible (officiellement), qu’en version VHS. Si les fans du combo américain devraient être ravis par l’initiative de transposer cette prestation en version digitale améliorée, il faut bien tenir compte du contexte : il s’agit ici, tout simplement, d’un Dvd bonus. Et le label ne s’est vraiment pas senti obligé de casser sa tirelire. Pas de dépoussiérage visuel ni même  de décrassage sonore. Le son est sourd et l’image pixellise. La seule véritable différence entre le Dvd et la VHS d’origine, procède de la navigation plus facile entre les titres. N’empêche, revoir Savatage en concert est toujours un réel plaisir. L’excellent Zak Stevens mène la barque et Jon Oliva se charge des claviers et de la guitare (NDR : pas des vocaux, malheureusement). A noter, qu’Alex Skolnick, le célèbre soliste du combo trash américain Testament, remplaçait alors feu Chris Oliva (décédé un an plus tôt) à la six-cordes. La setlist fait évidemment la part belle aux titres issus de « Handful Of Rain ». Il recèle cependant quelques classiques intéressants, négligés sur le double cd audio, comme par exemple, l’excellent « Sirens ».

« Still The Orchestra Plays – Greatest Hits Volume 1&2 » et son Dvd Bonus constituent donc le relais parfait pour découvrir au redécouvrir le métal mélodique de ce groupe hors du commun.

 

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