Les rituels étranges de This Is The Kit

This Is The Kit sortira son septième opus studio, « Ghost Coat », ce 15 janvier 2027. En attendant, il a partagé le single et « Skim a Stone ». Enregistré au cœur des Rockfield Studios dans la vallée de la Wye, au sud-est du Pays de Galles, ce disque place…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Chroniques

Dropkick Murphys

Live On Lansdowne – Boston MA

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Depuis neuf ans, les Dropkick Murphys célèbrent chaque année, la Saint-Patrick, la fête nationale Irlandaise, en public, dans leur fief de Boston. Nous disposions déjà d’un aperçu audio des festivités vécues en 2002, sur l’énorme « Live On St. Patrick’s Day ». Lors de l’édition 2009, les Dropkick ont vu les choses en grand. « Live On Lansdowne – Boston MA »  constitue le vibrant témoignage de ces sept concerts accordés au Lansdowne de Boston, entre le 12 et le 17 mars de l’année dernière. Que toutes celles et tous ceux qui, comme nous, n’ont pas eu la chance d’assister à l’événement se rassurent. Ils pourront désormais se délecter du magnifique digipack consacré à un de ces concerts, en version audio et vidéo.

Quel  bonheur de voir et d’entendre les Dropkick Murphys surexcités interpréter vingt titres de leur punk rock celtique unique, devant une foule en délire bien décidée à faire la fête. Le combo punk fait la part belle aux instruments traditionnels de la musique celtique : cornemuse, flûte, banjo, accordéon. C’est d’ailleurs leur marque de fabrique. Pour l’occasion, un pianiste, des violonistes et des violoncellistes complètent le line-up. Pendant une heure et seize minutes, les moments forts succèdent à d’autres, plus forts encore. Tout au long du très celtique « Johnny, I Hardly Knew Ya », par exemple, ce sont huit petites filles de la ‘Forbes Academy Of Irish Dance’ qui accompagnent le groupe de leur danse traditionnelle irlandaise. Lors de « The Dirty Glass », Liza Graves, la chanteuse du groupe punk féminin Civet, se réserve les vocaux. Sur « Kiss Me, I’m Shitfaced » le groupe exhorte carrément toutes les filles à monter sur les planches pour chanter et danser. Et en apothéose, les Dropkick invitent les Mighty Mighty Bosstones à les rejoindre, pour interpréter un « I'm Shipping Up To Boston » plus festif que jamais.

Sans conteste l’achat du mois, si vous souhaitez prendre du bon temps… 

Dead Confederate

Wrecking Ball

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Il aura fallu deux années à « Wrecking Ball », premier album de Dead Confederate, pour traverser l’Atlantique. Motif ? Leur signature chez le petit label indépendant The Artists Organization (TAO). Issu d’Athens (à l’instar de REM, B52’s ou encore Of Montreal), cette formation a créé un petit buzz, il y a deux ans, sur la scène indépendante américaine. Certains magazines iront même jusqu’à les comparer à Nirvana, alors que d’autres les consacreront comme une des révélations, en 2008. Le groupe va alors énormément tourner. Tant sur le sol yankee qu’en Europe. Un périple qui va leur permettre de se produire lors de l’édition 2009 du Pukkelpop. On était donc curieux d’entendre ce que le combo avait dans le ventre, sur disque…

Dès l’ouverture des hostilités, c’est la voix d’Hardy Morris qui frappe. Une voix au timbre éraillé, toujours à la limite de la rupture. Combien de paquets de cigarettes a-t-il pu fumer et combine de bouteilles de whisky a-t-il pu siffler, pour se payer un tel organe vocal ? Musicalement, le mélange ténébreux de grunge et d’alt country, pratiqué par Dead Confederate, aurait pu naître d’une rencontre hypothétique entre Nirvana, Kings Of Leon et My Morning Jacket. Paru en single, « The Rat » illustre parfaitement cette combinaison. Les sonorités de guitare sont sauvages, intenses et parsemées d’effets larsen. Sans pour autant négliger le sens mélodique. A cet égard, « Goner » en est certainement la plus belle illustration. Et la sensibilité mélancolique omniprésente. J’épinglerai enfin « Flesh Colored Canvas », un morceau de 12’, tout en crescendo et en atmosphère, dont le final libère une puissance vraiment dévastatrice…

Dead Confederate vient donc de confirmer tout le bien qu’on pensait de lui. Et si la sortie européenne de cet opus a pris un certain retard, sachez quand même que cette nouvelle mouture de « Wrecking Ball » est enrichie de trois bonus tracks, de la même trempe…

 

Bazbaz

La Chose

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« La Chose » constituerait-il le disque parfait pour ce début de printemps ? Une question que vous êtes peut-être occupés de vous poser. Une formule facile, souvent inappropriée, mais qui, pour la circonstance, colle à merveille à ce nouvel opus de Camille Bazbaz. Au sein de l’univers sonore de cet ex-punk (NDR : et organiste chez les obscurs Le Cri de la Mouche), tout est décontracté, cool et sans aucune prise de tête. Des claviers, il est en d’ailleurs question tout au long de son cinquième elpee. Un disque fort agréable à l’écoute, mêlant à la fois chanson française, reggae, soul et blues. Une solution sonore au sein de laquelle le Franco-libanais injecte une bonne dose de bonne humeur communicative. Mais son insouciance, il la pousse parfois jusqu’au licencieux. A l’instar de l’image reproduite sur la pochette, une illustration qui cadre parfaitement aux textes coquins des morceaux. Que ce soit lors du titre maître ou de « Sait-elle ? » (‘Elle a le bonheur entre les jambes’ susurre Bazbaz de sa voix éraillée), la principale préoccupation de Camille demeure le sexe… pour notre plus grand plaisir ! Si la texture des morceaux est principalement acoustique, Bazbaz a quand même recours au piano, aux chœurs féminins et même à des trompettes, lors de petites bombes estivales comme le très disco « Sirènes » ou le plus bluesy « Ma Vie ». Dommage que cet elpee ne recèle pas davantage de profondeur ou de fragilité (NDR : « Ma Vie » est certainement l’exception qui confirme la règle), car cette ‘positive attitude’ permanente agace lorsque le ton devient carrément puéril  (« Insectes » ou « Bisous »). Une petite réserve qui ne remet cependant jamais en cause un ensemble qui tient bien la route. Une ‘Chose’, qu’il fallait souligner ! 

Bazbaz est un artiste que je vous invite à découvrir sur les planches. L’énergie qu’il y libère et ses capacités de showman hors-pair valent le coup d’œil. Il na pas été sacré vainqueur dans la catégorie ‘Révélation scène de l’année’, en 2006, aux Victoires de la Musique, pour rien…

Bernard Allison

The otherside

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Bernard Allison fêtera ses 45 balais, fin de cette année. Le plus jeune des neuf enfants de la famille Luther est parvenu à forger sa propre carrière, après la disparition de son père, en 1997. C’est au sein de sa tribu, qu’il a fait ses armes. Sa première expérience au sein d’un groupe, il la vivra chez le Koko Taylor's Blues Machine. Il va y militer trois années. En 1989, il rejoint Luther en Europe pour intégrer sa formation continentale. L'année suivante, il sort son premier album solo, "The next generation". Et dans la foulée, le fils prodigue aligne les œuvres individuelles. Ce qui va lui permettre de se construire une solide notoriété…

L’elpee s’ouvre par "Send it in", une courte plage instrumentale, abordée un peu à la manière de Freddie King. Le titre fait déjà mouche ! Le tempo imprimé est assez enlevé. Bien posée, la guitare s’impose face au piano de Bruce McCabe. Bien timbrée la voix de Bernard rappelle celle de son père. Il attaque "I wounld'nt treat a dog (the way you treated me)", une cover popularisée par Bobby Bland (NDR : les Nighthawks en avaient réalisé une excellente sur leur elpee, "Trouble"), une ballade R&B bien ficelée au cours de laquelle José Ned James sort déjà de sa réserve et s’autorise un envol au saxophone. "Tired of tryin'" embraie dans le même registre. Bernard en profite pour se libérer sur les cordes, dans son style si caractéristique. "As simple as that " est une plage issue de la plume de Bruce McCabe. Une ballade de toute bonne facture, à la mélodie contagieuse, que chante parfaitement Allison. Tout comme sur "The otherside", une plage un peu plus complexe. Evoluant sur un mid tempo, ce blues secrète quelques bons riffs rythmés. Progressivement, ses cordes –largement amplifiées mais toujours sous contrôle– s’affranchissent et montent en puissance. En toute modestie, Bernard se proclame maître de la slide. Elle est gouailleuse et très présente face à la section rythmique, constituée du bassiste Jassen Wilber et drummer Erick Ballard, qui soigne son groove. Encore qu’on a l’impression qu’elle manque parfois de relief, par rapport aux tandems constitués outre-Atlantique. Bernard confesse une bonne tranche de sa vie sur "Allison way". Il y parle de ses origines, de son enfance et de sa jeunesse à Chicago. Circonspect, il ne concède, de sa six cordes, que des notes parcimonieuses, mais bigrement essentielles. "Still rainin'" emprunte un format plus rock. Une compo signée par le pianiste McCabe. Il se charge également des vocaux, lors de cette plage très rythmée, invitant à la danse, caractérisée par de solides échanges entre le saxophone et les ivoires, une rencontre destinée à chauffer l’ambiance pour permettre aux cordes du maître de s’exprimer à satiété. Invité de marque, Lonnie Brooks chante "Leavin' the bayou", une compo signée Allison. Les deux musiciens s’y partagent guitare et la slide, tout en rendant hommage à leurs maîtres. De son véritable nom Lee Baker Jr, Lonnie est né en Louisiane. En 1933. Il a longtemps côtoyé Clifton Chenier. C’est après avoir émigré à Chicago qu’il se lie d’amitié à Luther Allison. Une affection qui va ensuite déteindre sur Bernard, puis Wayne et enfin Ronnie Baker Brooks. En fin de parcours, l’elpee nous réserve encore "Life goes on", un concentré nerveux de bon Chicago blues, "Clea vision", un superbe shuffle entretenu par le piano de McCabe et "Let's try it again", le blues lent de circonstance. Sans oublier l'hommage à Hendrix, rendu à travers la cover puissante de "Fire", une compo caractérisée par ses éclats d’orgue, les interventions au saxophone et un solo de guitare éblouissant.  Manifestement, un des meilleurs albums de Bernard…

 

Wu-Tang Clan

Return Of The Wu and friends

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Le « Return of The Wu and friends » constitue probablement une excellente nouvelle pour les fans du collectif new-yorkais. Enfin, en lisant le titre de l’elpee. Mais si vous vous attendiez à du neuf, de la part de cette bande de rappers, vous risquez fort d’être déçus. Pas question donc d’une nouvelle production de la part des adeptes de hip-hop version Shaolin ; car ce disque se résume à une compile de remixes et flip sides, mise en scène par le très doué DJ Mathematics. Method Man, RZA, GZA, Raekwon, U-God, Masta Killa et Inspecta Deck ne sont pas encore prêts à retourner en studio ensemble. Et de donner une suite au faible « 8 Diagrams », publié en 2007. L’aspect lucratif explique sans doute ce faux retour ; mais, surprise, cette peu glorieuse motivation n’enlève rien à la qualité du produit…

Dès les premiers vers prononcés, le flow des rappeurs yankees est toujours aussi cinglant. DJ Mathematics, producteur légendaire du mythique crew et auteur du non moins célèbre logo du groupe est aux commandes. En outre, les membres participent, chacun leur tour, à cette collection de titres composés entre 2000 et 2008 (NDR : un tracklisting épinglant de nouvelles versions d’anciens morceaux comme « Clap » ou « Respect », rebaptisés de manière très judicieuse « Clap 2010 » et « Respect 2010 »). Certains titres comme « It’s What It Is » de Masta Killa, « Treez » de Raekwon ou « Early Grave » de feu ODB & Bad Luck, vous plongent immédiatement 10 ans en arrière. A une époque où le hip-hop du Wu-Tang incarnait le mix parfait entre la rugosité du flow East-Coast et l’imagerie Kung-Fu chère à Bruce Lee ! Le flow énergique de Method Man est une fois encore inégalable sur « John 3 :16 » ; et, de façon surprenante, Masta Killa, le MC le moins médiatique du collectif, se taille ici la part du lion, en manifestant beaucoup de talent.

Ce come-back labélisé East-Coast ne s’adresse donc pas seulement aux nostalgiques. Et pour cause, il accouche d’un excellent elpee. Le mélomane a parfois l’impression de découvrir un mix-tape assez génial d’un obscur petit collectif produit par un DJ inconnu promis à un grand avenir. Les coffres du Wu-Tang regorgent probablement d’une multitude de trésors du même acabit, des pépites susceptibles de produire d’autres compilations du même genre, totalement inutiles, mais jubilatoires de bout en bout…

 

Jenny Wilson

Hardships !

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Dans l’univers contemporain du folk et de la country, la liste des compositrices s’allonge au fil des mois. Et en général, elles sont plus talentueuses, les unes que les autres. Seul souci, mais il est de taille, on ne peut pas dire que ce soit au profit de l’originalité.

Jenny Wilson nous vient de Suède. De Stockholm, très exactement. Un pays dont la scène musicale est de plus en plus florissante, également. La demoiselle nous propose son deuxième elpee solo. Avant d’embrasser une aventure en solitaire, elle militait au First Floor Power, une formation responsable d’une expression sonore fort intéressante, baignant dans l’indie rock expérimental. Une aventure au cours de laquelle, le combo avait publié deux albums. Son premier opus concocté en solitaire, remonte à 2005. Intitulé « Love & Youth », il avait reçu d’excellents échos sur ses terres scandinaves. Hors de ses frontières, ce disque n’était cependant disponible qu’en import. Entre la confection de ses deux long playings, elle ne s’est quand même pas tourné les pouces, puisqu’elle a composé la B.O. d’un documentaire, puis apporté sa collaboration à deux monuments de la scène locale : The Knife et Robin Miriam Carlsson (mieux connu sous le pseudonyme de Robyn).

Pour « Hardship ! », hormis le mixing, Jenny s’est pratiquement occupé de tout. Un album, finalement bien moins country/folk que prévu. Et pour cause, la Suédoise semble autant influencée par la soul, le r’n’b que le jazz. Swing et groove font même bon ménage tout au long de l’opus. Cuivres (NDR : le splendide « The path »), violons et accords de piano se chargent constamment de faire grimper la température. On a même droit, outre les ivoires, à du xylophone, sur le single « The Wooden Chair ». Et puis, il y a la voix aigre de Mrs Wilson, dont le timbre colle parfaitement à l’ensemble. En fait, chaque chanson affiche une facette différente de l’artiste. Elle est ainsi aussi bien capable d’épancher un océan de mélancolie (« We Had Everything ») que de s’abandonner dans un hymne à l’exultation (« Anchor Made of Gold »). Dans ces conditions, difficile de coller la moindre étiquette à cette artiste. D’ailleurs si pour l’instant, aucune date de n’est prévue à son agenda, une tournée serait en préparation mais en compagnie d’une chorale gospel. A suivre, donc…

 

Jimi Tenor & Tony Allen

Inspiration Information #4

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Le troisième volume de la collection « Inspiration Information » réunissait Mulatu Astatke et The Heliocentrics. Elle a obtenu un grand succès. Le label allemand Strut nous propose un quatrième album dans cette série, un opus né de la rencontre organisée entre le percussionniste nigérian Tony Allen (le pape de l’afrobeat, ancien batteur de Fela Kuti) et le Finlandais Jimi Tenor (saxophoniste, chanteur, flûtiste, compositeur… aux univers mêlant jazz, électro et afro-beat).

Si les deux invités sont issus, à priori, d’univers et de cultures différents, la rencontre est réussie. Elle se mue même paradoxalement en évidence. Le disque aurait pu naître d’un bœuf qui aurait abouti, une grande fête qui se serait transformée en un live exceptionnel.

L’enregistrement s’est déroulé dans un premier temps à Berlin. Une session intense incluant des membres du groupe de Tenor Kabu Kabu, ainsi que l’invité berlinois MC Allonymous. Pendant cinq jours, sustentés de plats africains et abreuvés de whisky, la bande formée pour l’occasion a joué sans arrêt, au cœur d’une profusion d’idées, les instruments façonnés par Jimi Tenor se mariant à merveille aux vieux claviers de Tony Allen et les percussions africaines.

Le résultat est un disque inspiré et étonnant, qui sur les bases d’un afrobeat puissant ose l’humour et le psychédélisme. Des bruits stridents évoquant un scanner ouvrent l’album qui emprunte ensuite un profil funk, groovy, jazzy… Les trompettes répondent à la guitare qui se balade l’air de rien, le tout avec une classe et un amusement manifestes. Certains doivent danser dans leurs tombes, à entendre cet afrobeat si frais, actualisé par le slam de Allonymous et les textes ironiques de Tenor.

Evidente, la musique coule de source et donne même envie de s’y plonger, tant son flux a l’air facile et amusant. Du son cool, voluptueux, qui promet de chaudes soirées. Pour les fans d’afrobeat, cette incontournable collaboration aura un prolongement live. A Strasbourg le 6 mai et Nijmengen le 22 du même mois. Malheureusement, pas de date (encore) prévue en Belgique.

Superamazoo

Compétences Universelles

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Encore du belge ? Ben oui, c’est du bon, donc c’est du belge !!!

Superamazoo réunit deux chanteurs (Gabriele Manu et Bruno Manfrin), deux cuivres (Frédéric Calabrese à la trompette et David Verhelst au sax), un piano Rhodes (Tony Bambinelli) et un guitariste (Olivier Toffolo). Des musiciens tous issus de la région du Centre (Manage - La Louvière).

Responsable d’une musique voguant entre reggae, voire rap et parfois rock, Supermazoo nous propose une expression sonore née d’un mélange de styles très différents. Ce qui explique sans doute, le titre de cet album. Revendiquant une filiation auprès de Manu Chao, le combo a eu la chance d’être repéré par Gambeat, bassiste de Radio Bemba lors de l’édition 2007 du festival Esperanzah. Un projet d’enregistrement est même proposé par le complice de Manu, au combo belge. Le temps de mettre la machine en route, mais aussi de régler les derniers détails, et rendez-vous est pris au sein des studios de Chao, pour retravailler et graver sur cd des compositions issues de leur répertoire, accumulé depuis plusieurs années.

« Compétences Universelles » constitue le résultat de ces sessions. Un disque pour lequel Gambaet a également participé activement à sa confection. En outre, un drummer avait également était engagé pour rejoindre l’équipe. Et le choix s’est porté sur Renaud Mayeur, qui a ainsi eu l’honneur d’accompagner le groupe à Barcelone.

« Compétences Universelles » est donc le fruit de longues années de travail, de scène et d’une toute récente collaboration. Les onze titres de cet elpee sont tous signés par l’équipe et sont interprétés dans la langue de Molière. Une exception qui confirme a règle : le tout dernier titre, « One for the Money ». Tout comme chez leur idole, les rythmes effrénés, les cuivres et les textes chocs sont au rendez-vous. Une différence, mais elle est de taille : la vitesse d’élocution. Un débit parfois très rapide susceptible de nous faire glisser sur les pentes du rap. Ce qui sied bien aux thèmes développés par le groupe. En l’occurrence, la paix et le dialogue interculturel ; un thème qui fait également leur originalité.

De grosses pointures du genre ont tenu à apporter leur grain de sel à la réalisation de l’album. Sont ainsi présents à divers degrés Che Sudaka, Soklak et bien sûr Gambaet pour par moins de sept titres. « Compétences Universelles » est parvenu à convaincre des spécialistes du genre. Pourquoi pas vous ?

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