La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

logo_musiczine

Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
garbage_olt_rivierenhof_0...
Chroniques

Le Grand Popo Football Club

Venom In The Grass

Écrit par

La prochaine coupe du monde de football, prévue pour cet été 2010, aurait-elle incité GPFC à sortir de leur vestiaire ? Une chose est sûre, les patrons du Grand Popo Football Club sont de sacrés branleurs. Ariel Wiezman et Nicolas Errera resserrent leurs crampons, réajustent leurs jambières et sortent des vestiaires la tête haute. Même pas gênés les Français, d’avoir laissé son public, 10 ans sans nouvelles. Souvenez-vous. En 2000, le duo dandy taquinait notre virilité en nous invitant à dandiner sur leur single « Les Hommes C’est Pas Des Mecs Bien », un titre issu de l’elpee « Shampoo Victims », un opus cependant passé discrètement inaperçu.

Une décennie plus tard, Le Grand Popo Football Club nous propose « Venom in The Grass ». 10 ans d’absence, c’est aussi tout un symbole ! Une période souvent mise à profit pour atteindre la pleine maturité. Chez Wiezman et Errera, c’est malheureusement peine perdue. Voguant quelque part entre électro, pop, new wave, new beat et disco, leur musique ne parvient jamais à prendre une direction bien définie. Les sons sont tellement décousus qu’ils finissent par faire des nœuds. Les mélodies sont acidulées ou offrent un goût cherry. Bref, c’est un grand foutoir. Cependant, si les joueurs du Grand Popo Football Club semblent décontractés dans leurs maillots, ils n’en sont pas moins attentifs à la réaction du public. C’est donc en s’octroyant une (belle) part féminine que le Club essaye de faire chavirer les supporters. Transfuge des Putafranges, Tania Bruna-Rosso se pose en passerelle entre l’univers psychédélique des deux affreux et une corde vocale délicate. Résultat au marquoir ? Une galette légère, un tantinet foutage de gueule (mais ça on le savait à l’avance) et un rien agaçante. Mais aussi, un univers désinhibé, translucide et hyper pailleté. Pour l’ambiance on accroche, pour le reste on s’efforcera de garder le sourire.

 

Koop

Coup de Grâce (1997-2007)

Écrit par

Magnus Zingmark et Oscar Simonsson. Ces deux noms ne doivent pas vous dire grand-chose. Et pourtant, réfléchissez un peu. Ils constituent le duo Koop. De quoi, peut-être réveiller, en vous, quelques souvenirs enfouis. Dans la négative, cet elpee devrait vous permettre de découvrir l’univers cotonneux de la paire suédoise. Et pour cause, « Coup de Grâce (1997-2007) » procure un aperçu précieux et précis du parcours discographique accompli par les deux zigues, au cours d’une décennie ; soit en puisant chez « Sons of Koop » paru en 1997, « Waltz for Koop », en 2001 et « Koop Islands », en 2006.

En empruntant les mêmes anciennes pistes langoureuses, ils viennent ré-inoculer, à la goutte près, une solution jazz-electronica aux sonorités subtilement feutrées, jugée à l’époque, particulièrement érotique. En outre, Magnus et Oscar ont toujours eu le bon goût de bien s’entourer. Bénéficiant même parfois de la participation de collaborateurs prestigieux. Dont Anne Brun, Cecilia Stalin mais aussi le mystérieux Earl Zinger et la sublimissime Yukimi Nagano (Little Dragon, Gorillaz).

Tout au long de ce recueil, on se rend compte de l’amplitude prise par la musique du duo. Et de la multitude d’influences qui ont marqué leur parcours. Le plus souvent, on pense quand même à Stereolab (époque « Cobra and Phases Group Play Voltage in the Milky Night »), à Jazzanova ou encore aux Autrichiens de Kruder & Dormeister. A une époque où on met de l’électro un peu partout, il est intéressant de rencontrer des musicos dont ce recours à cette technique a encore un sens. Les mauvaises langues prétendront que le style à pris un coup de vieux. D’ailleurs si l’electro jazz est considéré comme rétro pour certains, ‘has been’ pour d’autres, perso, j’estime qu’il communique encore de belles émotions et est toujours très susceptible de ressourcer le mélomane ; et à ce titre, il serait ridicule de s’en priver. Enfin, si cette œuvre constitue pour le tandem, le « Coup de Grâce », pour ma part, la Koop n’est pas encore pleine (NDR : oui je sais, elle est facile), et j’en redemande encore.

 

Kaipa

In The Wake Of Evolution

Écrit par

« In The Wake Of Evolution » constitue le dixième album de Kaipa. J’avoue, à ma grande honte, être passé à côté des neuf premiers. Il faut dire, à ma décharge, que le groupe n’évolue pas vraiment dans mon domaine d’expertise et que ses cinq premiers elpees, parus entre 1975 et 1982, étaient chantés en suédois ; autrement dit, plutôt réservés au marché local. Pourtant, à l’écoute de ce nouvel opus, je ne peux m’empêcher de penser avoir raté quelque chose.

Kaipa est un groupe de rock progressif fondé par Hans Lundin (claviers/chant), en 1973. Roine Stolt, futur leader des Flower Kings, y a effectué ses débuts en 1974, alors qu’il était âgé de dix-sept ans. Le groupe se sépare en 1982 pour se reformer vingt années plus tard. Pour ce retour, Kaipa a choisi d’interpréter ses textes en anglais, ce qui lui permet de jouir d’une distribution internationale. Quatre albums sont édités entre 2002 et 2007. Peu après la sortie de « Mindrevolution » (2005), Roine Stolt abandonne son poste de guitariste. Il est rapidement remplacé par Per Nilson, le très talentueux six-cordiste du combo métal progressif Scar Symetry. Morgan Ågren (NDR : notoire pour avoir joué de la batterie chez Frank Zappa), Jonas Reingold (aussi bassiste chez The Flower Kings et Karmakanic), Aleena Gibson et Patrik Lundström (Ritual) aux vocaux complètent le line-up.

La musique de Kaipa mélange parfaitement rock progressif classique des seventies et sa déclinaison ‘néo-progressive’ des années quatre-vingt. En clair, le fruit d’une rencontre entre la musique de Yes et celle de Pendragon (ou Marillion). Manifestement, les musiciens ne sont pas des manchots. « In The Wake Of Evolution » privilégie les longs passages instrumentaux et les démonstrations instrumentales de virtuosité, caractéristiques du rock progressif classique. Atmosphériques, les climats glissent allègrement du rock au jazz, en passant par le folk et même le reggae. Point d’orgue : la prestation de l’incroyable duo de chanteurs. Si le timbre dramatique de Patrik Lundström est plutôt rituel pour ce genre de musique, Aleena Gibson, son alter-ego féminin, séduit par sa voix délicieusement rauque. Cette alternance de vocaux masculins et féminins, plutôt rare dans le rock progressif, évoque même parfois Ayreon.

« In The Wake Of Evolution » devrait constituer une excellente surprise, pour tous les amateurs de rock progressif ‘old school’. A cause de ces cavalcades instrumentales impressionnantes et de ces long titres fleuves ambiancés (NDR : le titre « Electric Power Water Notes » dure presque dix-huit minutes). En tout, une heure et dix minutes d’une musique sophistiquée et riche en arrangements interprétée avec dextérité et subtilité. Une belle réussite pour ce groupe au pédigrée impressionnant.

Greyline

Behind The Masquerade

Écrit par

Nous avions évoqué, dans notre rubrique ‘news’, la décision surprenante du groupe hollandais Greyline de ne vendre son nouvel album qu’en version vinyle. Nous l’avions bien compris, ce choix avait un caractère plus esthétique que commercial. Greyline avait tout de même pensé à tous ceux qui s’étaient débarrassés de leurs platines, tourne-disques et autres juke-boxes en proposant généreusement « Behind The Masquerade » en téléchargement gratuit, sur son site internet.

Si par hasard vous n’avez pas encore décidé de profiter de cette offre généreuse, nous ne pouvons que vous conseiller vivement de la saisir ; car, après avoir écouté cet opus à de nombreuses reprises, nous pouvons vous affirmer haut et fort que « Behind The Masquerade » est un album qui tient la route. 

Une petite visite sur http://www.greyonline.nl/ vous permettra, dans un premier temps, d’obtenir la version digitale gratuite de l’album ; et, si par la suite, vous désirez l’acquérir, il ne vous en coûtera que la modique somme de 10 Euros pour recevoir cette magnifique pièce de collection, soit une version 33 tours limitée à 500 copies, recelant, en outre, en bonus, une version cd promo (NDR : ces Bataves ont vraiment pensé à tout).

« Behind The Masquerade » a été mixé par Phillip Cope (Baroness, Kylesa) et mastérisé par Scott Hull (Agoraphobic Nosebleed). Il réunit neuf titres ultra-puissants d’un rock-métal sombre et barré où se côtoient post rock (« Nomads On The Run », « Riget »), métal groovy-hardcore (« Diamonds In Our Dreams », « Ravens Ahead»), stoner (« Where Death Do Us Start », « Knives & Smiles »), space rock (« Mirrors »), et même, parfois, country rock burné (« Flooding The Mountain », « Hunt Of The Coyote »).

Le son étonnamment limpide pour ce type de musique permet d’apprécier chaque instrument à sa juste valeur. Lourds ou hypnotiques, acoustiques ou sauvages, les accords de guitare sont parfaits. Quant à la basse, elle ronronne, bourdonne, en réponse aux rythmiques précises et parfois surprenantes de la batterie. Seuls les vocaux de Jabe Piter Faber, parfois un peu nébuleux, pourraient en rebuter plus d’un.

Si vous aimez Mastodon, Baroness, Poison The Well et Neurosis, et après écoute de la version mp3 gratuite, il serait étonnant que vous n’investissiez pas dix euros pour obtenir le produit fini.

Kirk Fletcher

My turn

Écrit par

La carrière de ce jeune guitariste afro-américain est assez extraordinaire ; mais ce parcours, il le doit en bonne partie à Randy Chortkoff. Et pour cause, peu de temps après la mise en route des Mannish Boys, c’est-à-dire en 2005, le boss de Delta Groove a engagé Kirk, au sein de son écurie. Originaire de Californie, Fletcher est âgé de 34 ans. Il y a près de 15 ans, il avait été remarqué par Al Blake du Hollywood Fats Band. Ce dernier lui avait présenté Junior Watson et Kim Wilson. De bonnes rencontres assurément ! Dans un passé plus récent, il a milité au sein du backing group de Charlie Musselwhite, lors des tournées du natif de Kosciusko. Il y est resté 3 ans. Rien que de solides références pour notre gratteur à la peau d'ébène.

Kirk comptait déjà deux albums à son actif. Publié en 1999 et intitulé "I'm here and I'm gone", son premier elpee avait reçu le concours de Jimmy Morello à la mise en forme. Il était paru chez le label anglais JSP. Son deuxième, "Shades of blue", remonte à 2004. Pour concocter ce troisième opus, Kirk n'a pas fait appel à de grosses pointures pour le soutenir. Il a simplement sollicité son ami Michael Landau, pour le coproduire. Le gratteur californien s’est cependant également investi à la six cordes.

Instrumental, "El Medio stomp" ouvre l’elpee. Fletcher embraie ensuite par le "Found love" de Jimmy Reed. Un blues flemmard, qu’il chante d’un timbre monocorde. L’instrumentation est très cool. Les cordes acoustiques (mandoline, banjo) sont distinctes, mais progressivement la guitare lumineuse de l’artiste se détache de l’ensemble. "Natural anthem" est une autre plage instrumentale. Signée Jesse Edwin Davis, elle est imprimée sur un tempo subtilement funky. Une compo trempée dans le roots rock et parcourue par la slide majestueuse de Dave Melton (NDR : ce musicien appartient au cercle d'amis proche de Kirk et de Landau). La voix de Fletcher est plus convaincante sur le "Ain't no way" de Jimmy Johnson, un blues dont le tempo enlevé est renforcé par les cuivres. Le titre maître est encore un instrumental. En fait, il ne sert qu’à étaler toute la dextérité du guitariste qui aborde froidement un mélange de rock et de jazz, en le teintant légèrement de psychédélisme. Une plage coécrite en compagnie de ses partenaires ; soit le bassiste Travis Carlton (le fils de Larry), le claviériste Luke Miller et le saxophoniste Paulie Cerra. La reprise du "Congo square" de Sonny Landreth est sans aucun doute une des meilleures compos de l’opus. Les arrangements sont soignés. Le jeu de cordes est chaleureux et inventif. Constituée de Bobby Tsukamoto et Tom Fillman, la section rythmique exerce un rôle essentiel dans le développement technique. Long instrumental atmosphérique, "Way back home" baigne dans le jazz funk. Les interventions aux cordes sont à la fois intenses et chirurgicales. Un morceau issu de la plume du saxophoniste Wilton Felder, le fondateur des Crusaders. Encore un instrumental : "Blues for Antone". Un blues lent signé par le Texan Clifford Antone, le patron du plus célèbre club de blues d'Austin. Cette version lui rend hommage. Sculpté dans le pur funk, "Let me have it all" est une compo issue du répertoire de Sly Stone. Le cri de Kirk est vigoureux. Il décoche au passage une superbe sortie sur les cordes. Mr Fletcher achève cet elpee par son "Continents end". Ses accords de guitares atmosphériques rappellent inévitablement le mythique Jimi Hendrix, une légende adulée par Kirk.

Un album d’excellente facture ! Et pour que votre info soit complète, sachez que Michael Landau devrait publier sous peu un long playing, chez Tone Center. Le disque s’intitulera "Renegade creation" et a bénéficié de la participation de Robben Ford.

 

Eté 67

Passer la frontière

Écrit par

Quatre ans déjà que la bande de joyeux Liégeois a sorti son premier album. Des dizaines de dates et quelques voyages plus tard, les deux Nicolas, Brian, Raphael, Renaud et Xavier se sont remis au boulot et ils nous proposent aujourd’hui « Passer la frontière ». Pourquoi un tel titre ? Simplement parce que durant plus de deux ans, ils en ont passé pas mal ‘des frontières’ ; justement pour défendre leur musique et livrer leur vision personnelle de l’échange opéré auprès du public. En outre, il s’agit du premier titre composé, lors de leurs sessions d’enregistrement.

« Dis-moi encore » est encore tellement frais dans nos mémoires qu’il va falloir s’habituer à un certain changement et même un changement certain de la part d’Eté 67. En effet la variété pop de très bonne qualité a cédé sa place à un style beaucoup plus dépouillé ; on plonge même ici dans les profondeurs du rock, du folk et du blues. L’opus recèle quand-même l’un ou l’autre morceau plus léger, à l’instar de « Dans ma prison », le single actuel, histoire de se reposer un peu entre deux décharges bien électriques ; mais un morceau un peu faiblard en comparaison du reste des nouvelles compositions!

Cet album, ils l’ont écrit et produit eux-mêmes, aidés par Renaud Houben au mixage. Antoine Wielemans, chanteur des Girls in Hawaii a consenti un duo sur « Une vie saine », une chanson aux couleurs ‘blues’ bien prononcées. Et ce n’est que le tout début de leur transformation. Car on sent que le band a mûri, grandi. A croire qu’ils sont passés de l’adolescence à l’âge adulte. Une frontière de plus franchie ? Ne dit-on pas que les voyages forment la jeunesse ? Et on voyage durant toute l’écoute de l’album. On a l’impression d’être à La Nouvelle Orléans en écoutant « Loin d’ici », un morceau dynamisé par des rythmes louisianais et enrichi de superbes cuivres, dont une clarinette une et trompette. « Hôtel Délirium ♯ 9 » nous précipite dans l’univers des Doors. Celui de Los Angeles, très exactement. A cause de ces riffs enflammés et de ses lyrics bien torchés. « Drogue douce » prend encore un peu plus de hauteur, et jette un œil sur l’histoire du rock’n’roll, en ressuscitant, au passage, la flûte enchanteresse du ‘Jethrotullien’ Ian Anderson. Dans la foulée, « Plus tôt que prévu », le morceau d’entrée, creuse encore plus loin dans le temps. Plus basique, il frôle même la frontière (une de plus) du rockabilly des Stray Cats. Un traitement country est réservé à « Le cow-boy tout nu ». Un excellent exercice de style souligné de textes à la fois hilarants et subtils. « Romans de gare » rend hommage à Simenon. Un autre périple temporel, opéré du côté des années 30 et de ses années folles. Et on ne s’arrête pas en si bon chemin ! L’excellent « Pourboire » marque un retour au blues/pop. Impossible de rester en place à l’écoute de cette compo. Soit vous battez la mesure des doigts ou du pied. La réaction est instinctive. Finalement, après avoir digéré les 14 plages de « Passer la frontière », on se demande si « Dans ma prison » n’est pas le titre le moins en phase avec le renouveau de la formation. Mais il constitue, sans doute, le trait d’union entre les deux albums… Un opus qui s’achève par « Retour à Elisabethville », un instrumental qui clôt magnifiquement, mais de manière assez sombre, ce bien bel ouvrage…

Eté 67 sera tête d'affiche de la Nuit belge aux Nuits Botaniques le 11 mai, puis enchaînera son périple de tous les festivals (Dour, Les Francos...), au cours de cet été. Ne les manquez surtout pas et n’hésitez pas à acheter ce cd : c’est du bon et c’est du belge, une fois de plus !!!

 

Eleh

Location Momentum

Écrit par

Comment décrire cet album minimal ? Ah oui voilà ! Tûûûûûûûûûûûtttt… Biiiiiiiiiiiiiipppppp… Bzzzzzzzzzzzzzzzzzzzz… Grrrrrrrrrrr… Pour être plus clair : oscillations, différences de fréquences, échantillonnages. Pendant plus d’une heure !!!!! Bref, un disque nul ! Plutôt, nuuuuuuuuuuuuuuuuuuuul, dirais-je !

The Black Box Revelation

Silver Threats

Écrit par

Deux années ont passé depuis la sortie de « Set Your Head On Fire », un disque qui avait recueilli une excellente critique auprès de la presse spécialisée. Deux années au cours desquelles, le duo bruxellois (Dilbeek) est devenu une valeur sûre de la scène belge. Et pas seulement ! D’abord, il a enflammé les salles et les festivals estivaux de notre plat pays. Puis assuré le supporting act des tournées de Ghinzu ainsi que de dEUS. Enfin, leur ambition dévorante les a poussés hors de nos frontières. Ainsi, depuis 2008, Jan Paternoster (guitare et chant) et Dries Van Dijck (batterie), ont parcouru l’Europe (Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, France, …), en se produisant dans des salles de plus de 2000 personnes, notamment en première partie des Eagles Of Death Metal. Ce qui leur a permis d’accumuler une fameuse expérience. Et puis de se faire connaître auprès d’un audimat, à premier abord peu réceptif à leur musique. Cependant, les réactions ont été plus que chaleureuses. Ce qui a décidé le combo d’entrer en studio pour enregistrer un second elpee. Un exercice particulièrement délicat, quand on sait que bon nombre d’artistes s’y cassent les dents…

Bonne nouvelle, The Black Box Revelation a réussi son examen de passage haut la main ! Et il s’y est même montré brillant. « Silver Threat » est même meilleur que le précédent opus. Fidèle à son line up traditionnel guitare-batterie, dans l’esprit des White Stripes voire des Black Keys, BBR consomme un rock/garage largement teinté de blues, voire de psychédélisme, susceptible d’évoquer les Black Angels. L’énergie puissante, électrique, primitive, brutale, ténébreuse, sauvage, hypnotique, dispensée tout au long de « Silver Threat » est proche de l’euphorie, de la jouissance, même. Le rythme est irrésistible. Les riffs urgents, envoûtants.

On comprend mieux pourquoi BBR va ouvrir la prochaine tournée d’Iggy Pop & The Stooges, en France. Par contre, on a beau beaucoup aimer Tindersticks, on ne voit vraiment pas ce que le groupe va venir faire au sein de ces affiches propices aux décibels. Chez nous, The Black Box Revelation est devenu une valeur sûre. Et en Europe, le combo n’a plus qu’à confirmer les excellentes dispositions manifestées, lors de ses précédents périples. Une chose est sûre, il faudra désormais compter sur eux, pour conforter la notoriété des artistes belges, sur la scène internationale. 

 

Page 504 sur 1252