L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Jon Spencer
Chroniques

7 Questions

Air Liquid

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7 questions (NDR : prononcez ‘seven questions’ !) nous vient d’outre-Quiévrain. Et apparemment cette formation française a dû se poser une multitude de questions relatives à la scène hexagonale, avant de se lancer dans cette aventure. Notamment en faisant un inventaire  de la variétoche (NDR : suffit de jeter un œil et une oreille sur le produit de la Star’Ac et de ses dérivés). Alias Kitso, Christophe Blanchet est le fondateur de ce groupe. Un chanteur/guitariste qui a donc préféré s’inspirer de la culture musicale anglo-saxonne. Donc proposée outre-Manche et outre-Atlantique. Alors imaginez, lorsqu’au cours de l’été 2008, le combo a été invité à se produire en tournée, sur la côte est-américaine…

Pour réaliser ce projet, Christophe, vocaliste qui a fait ses premières armes chez La Blanche (NDR : un groupe accueilli très favorablement, à l’époque, par la presse bleu-blanc-rouge ; et en particulier par le Monde et les Inrocks), a reçu la collaboration de Marc Limballe, également impliqué chez Appleshift. Début 2007, le line up s’est élargi au guitariste Manuel ‘Electric Boy’ Laisné, à la bassiste Sue Shea (bassiste) et au claviériste Nico.

« Air liquid » constitue donc leur tout premier opus. Découpé en onze plages, il surfe entre pop, rock, punk et post-punk. Le tout saupoudré d’un chouia de psychédélisme. Des compos aussi énergiques que mélodiques, abordées dans un esprit typiquement ‘british’. Excellents, « 1994 » et « I see you Again » déménagent littéralement, alors que « You are Turning Around » et « The Soldier » nous plongent dans un climat mystérieux, presque ‘pinkfloydien’. Hallucinogène, « Little Boy » est découpé dans des cordes de guitare incisives tout en barbotant dans un flux de claviers psychédéliques. Et l’analyse des titres de cet opus aurait pu déboucher sur une critique dithyrambique, s’il n’y avait la mise en forme. Trop léchée. Et puis il y manque ce grain de folie et ce goût du risque pour s’écarter de la norme. Dans ces conditions, l’écoute de cet « Air Liquid » finit par provoquer un sentiment de lassitude et surtout de déception…

 

The Wild Specialties

Beautiful Today

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The Wild Specialties est une formation qui nous vient des Pays-Bas. Un quintet dont les balbutiements remonte à une bonne quinzaine d’année. Mais ce n’est qu’en 2009 que paraît leur premier ouvrage, « Beautiful Today ». Et le résultat de ces quinze ans de cogitation a abouti sur une série de douze morceaux soufflant le chaud et le froid. Ainsi, « Giveaway » procure une entrée en matière prometteuse, pas loin d’un Calexico. Suivent quelques morceaux plus ou moins convenables, oscillant entre pop et folk. Mais bien que la production soit assez bien léchée, la formation se casse les dents sur la longueur. Au point de sentir une certaine lourdeur au niveau des paupières, au bout de six ou sept extraits. « Red Sun », morceau semi-instrumental fortement influencé par les premiers travaux d’Air, parvient de justesse à éviter l’étape du sommeil paradoxal. « Beautiful Today » est un recueil de pop-folk chrétien réservé aux inconditionnels du genre. Et même ces derniers devraient faire le plein de vitamines avant d’appuyer sur la touche ‘play’.

 

Turbo Fruits

Echo Kids

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Si certains artistes se lamentent sur leur sort ou sombrent dans l’oisiveté, lorsque leur groupe splitte, d’autres se sentent pousser des ailes et parviennent à tirer parti de leur infortune pour rebondir toujours plus haut. A la dissolution de Be Your Own Pet en 2008, Jonas Stein se dit qu’il en faudra plus pour le faire lâcher le médiator. Déjà leader de Turbo Fruits en 2007 et responsable d’un premier album éponyme, Stein décide donc de ne se consacrer exclusivement qu’à ce projet. Après avoir chopé les clefs du vieux garage familial, Jonas et sa bande prennent possession des lieux et comptent bien y monter un rock bien pêchu. De garage il en est fortement question dans le style qu’ils injectent généreusement dans leurs accords. Avec cette odeur d’huile chauffée et de sueur, Turbo Fruits décape tout dans la pièce jusqu’à en faire fuir les araignées qui en squattent les coins. « Echo Kids », leur dernière galette, est un bon gros rock qui tache, qui pète mais ne salit pas.

L’album démarre en trombe par le bruit d’un vrombissement de moteur survitaminé. Si les morceaux « My Stupid Heart » ou « Hold Me » trahissent encore un semblant de douceur, les 10 autres plages affichent une toute autre couleur. Braillard et potache, « Echo Kids » nettoie les oreilles à la vitesse VV’. Fidèles à l’esprit punk-rock, les plages dépassent rarement les 3’30. Un condensé d’énergie qui ramone le conduit auditif assez fièrement. Absolument succulent, « Echo Kids » possède en plus d’une énergie contagieuse quelques perles qui apportent la preuve qu’il ne suffit pas de gueuler sur des barrées distordue, pour se prétendre rockeur. Tout au long de « Mama's Mad 'Cos I Fried My Brain » et « Broadzilla », Turbo Fruits nous prouve qu’il en a sous la pédale et qu’il est capable de gérer son parcours de main de maître. Un bon album qui réveille et rend performant lors d’un spleen hivernal. A conseiller aux audacieux qui n’ont pas froid… aux oreilles !

 

Harmonica Shah

If all you have is a hammer, everything looks like a nail

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Sur la carte du blues, ce chanteur/harmoniciste de couleur noire est un véritable globe-trotter. Il est né en Californie, a passé sa jeunesse au Texas, s'est plongé dans l’univers du Chicago blues urbain avant de se fixer à Detroit, où il vit d’ailleurs toujours. "If all you have is a hammer, everything looks like a nail" constitue déjà son cinquième elpee, commis rien que pour ce XXIème siècle. Il fait suite à "Motor City mojo", paru en 2000 chez Blue Suit, "Deep Detroit", sur Southside en 2001, "Tell it to your landlord" en 2003 ainsi que "Listen at me good" en 2006. Ces ceux derniers ainsi que le nouvel opus, relèvent du label canadien Electro-Fi.

Shah est secondé ici par d'excellents musiciens canadiens. En l’occurrence le guitariste Jack DeKeyzer (NDR : il a sévi chez Ronnie Hawkins & the Hawks et au sein du band de Robert Gordon), le bassiste Alec Fraser (NDR : ex-Jeff Healey Band) ainsi que le batteur Al Gross. Sans oublier les invités, dont l'excellent pianiste Julian Fauth (NDR : il est responsable de plusieurs albums solos, concoctés en compagnie d’harmonicistes aussi redoutables que Paul Reddick et David Rotundo).

"Out on the highway" ouvre la route sur un tempo entraînant. La voix de Shah a du vécu. Les musiciens n’ont pas besoin de tour de chauffe ; ce qui permet à Jack s’autoriser un premier envol décisif sur ses cordes, pendant que le leader se vide les poumons sur son harmonica incendiaire. "I wonder why?" emprunte un rythme moins enlevé. Le canadien DeKeyzer se révèle un redoutable gratteur. Il dose parcimonieusement chacune de ses notes. Son intervention monte progressivement en puissance et son solo se révèle tout à fait personnel. Bien en verve, la section rythmique sert de rampe de lancement à l'harmo du maître de cérémonie sur le très funky "Bumble bee man". Jack est passé à la slide pour attaquer "Nasty brown rat", une compo imprimée sur un rythme hypnotique digne du grand Howlin' Wolf! Très roots, exclusivement acoustique, "I've got a woman black as Midnight gold" baigne dans le Chicago southside. Une tranche de blues très intense caractérisée par cette touche magnétique, presque tragique, réminiscente de Muddy Waters. Le Shah a refait le plein de carburant pour accomplir le trajet Chicago - Motor City lors d’un "Stranded in Detroit" bien huilé, et balisé impeccablement par Julian Fauth aux ivoires. "Every goodbye ain't gone" est le slow blues de circonstance. Un profond respect et une sensibilité à fleur de peau émanent de cette plage au cours de laquelle Jack et Julian se relaient sur le devant de scène. "Blues for Ford, Chrysler and G.M" nous précipité au cœur de Detroit. Le réquisitoire de Shah est sans équivoque : il pleure la grandeur révolue de sa cité d'adoption, en imprimant un tempo emprunté à un certain Jimmy Reed. La voix d’Harmonica Shah est empreinte de détresse, lorsqu’il échange un duo avec Fauth, sur "Don't you feel like a dog covered in fleas?". Un morceau qui rappelle les grands moments du blues de Chicago ; et en particulier ceux de Sonny Boy Williamson, Sunnyland Slim voire encore Memphis Slim… Une seule reprise, mais célèbre : le "Boom boom" de John Lee Hooker, bluesman mythique qui a forgé une bonne partie de sa notoriété à Detroit. "Duke and Queen blues" semble calqué sur le "I'm a king bee" de Willie Dixon ; mais on lui pardonnera cet écart, tant le morceau excelle. Cette fort bonne tranche de blues s’achève par "Cryin ' won't help me now", un slow blues attachant, bien balancé et véhiculant une dose d’émotion constante…

 

Ramona Falls

Intuit

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Quelques notes s’égrènent en épousant la monotonie du tic-tac pendulaire. La voix dense de Tiny Vipers, dont le timbre navigue quelque part entre Brian Molko et Nico, déroule une lente mélopée. Le temps disloqué étale le chant et les airs de guitare, jouée comme d’une harpe. Minuit sonne, la belle chétive erre, désœuvrée et insomniaque, dans des lieux autrefois plus vivants. Un souvenir, un fantôme, la gravité des mots et le solennel de la voix nous pénètrent jusqu’à la moelle. Parfois une sorte de cri échappe de ce chant retenu, et elle saute vers des zones inconnues, plus hautes, rappelant celles d’Alanis Morissette ou The Cramberies quand elles s’évadent des rails. Une ambiance de Far-West règne aussi tout au long de cet elpee, le troisième et le plus ombrageux de Tiny Vipers. Pas pour le suspense des westerns ; non, mais pour l’air suffocant et les paysages arides. Pour les sons folks et la longueur d’un plan sur des yeux fatigués.

La petite vipère s’insinue dans nos têtes et sifflote sa mélancolique litanie. Vicieuse, elle s’installe dans le cerveau et rejoue en boucle des souvenirs acides. La folie n’est pas loin, la tête résonne, et cette incantation obsessionnelle s’offre comme unique moyen d’apaisement.

Eamonn McCormack

Kindred spirits

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Originaire de Dublin, Eamonn est irlandais de pure souche. Dès son plus jeune âge, il est envoûté par les démons de la guitare. Il écoute beaucoup Rory Gallagher, Hendrix, Clapton ainsi que ses compatriotes de Thin Lizzy. Il séjourne plusieurs années aux USA pour y parfaire sa technique. De retour en Europe, il embrasse une carrière personnelle sous le nom de Samuel Eddy. Nous sommes encore dans les 80s. Il commet alors trois albums qui se vendent plutôt bien!

Au cours des 90’s, ce jeune chanteur/guitariste de plus en plus prometteur tourne beaucoup. Notamment en première partie de ses maîtres : Rory Gallagher, Jan Akkerman, Johnny Winter ou encore Nils Lofgren. Il se produit sous la formule du trio, s’appuyant sur solide section rythmique composée du bassiste Par Cannon et du drummer Grant Nicholas. Au début des années 2000, il poursuit inlassablement ses périples ; et notamment comme supporting act pour Walter Trout, Popa Chubby et ZZ Top. Après un solide break musical, il fonde son label True Talent ; une écurie ouverte aux espoirs irlandais. C’est à cette époque qu’il enregistre les morceaux de cet elpee, restés inédits à ce jour.

Mc Cormack signe 12 des 14 plages. Il ouvre l’opus par le célèbre "Rock me baby" de BB King. Une version de bonne facture, speedée, largement amplifiée, de ce rockin' blues. Dans le même esprit, "Barclay Club blues" rappelle le Rory Gallagher des grands jours. "Strange on the run" est sculpté dans un rock aussi âpre. La guitare brille de mille feux, pendant que le saxophone de Keith Donald (ex-Moving Hearts) vient apporter sa petite touche bien irlandaise. Une certaine émotion filtre à travers "Falsely accused". Et pour cause, Eemonn y est épaulé par Rory Gallagher dont c'était –paraît-il– la dernière apparition en studio. Un solide blues rock aux riffs bien tranchants, mais aux entrelacements de cordes quelque peu filandreux. N’empêche, l'instant était historique. Soutenu par Herman Brood (NDR : ex-Cuby & Blizzards, ex-Wild Romance, ce talentueux musicien hollandais nous a quittés en 2001) au piano, "The grove" adopte un profil rock'n'roll. Eamonn ébauche "Mystica" à la sèche, mais sur un ton flamenco, avant de glisser vers une forme instrumentale amplifiée à laquelle participe activement Jan Akkerman (Focus) aux cordes. Slow blues électrique par excellence, "Down and out" libère une intensité dramatique conséquente. Simplicité et efficacité sont les maîtres mots de cette compo ficelée une nouvelle fois dans l’esprit du grand Gallagher. On épinglera encore la cover du "Next time you see me" de Junior Parker ainsi que "All I want to do is rock'n'roll", une plage particulièrement électrique, acide ; survoltée dans le bons sens du terme, si vous préférez. Et l’elpee d’honnête facture de s’achever par un long blues lent intitulé "Shed one me wrong"…

 

iLiS

Sex, Love & Rock’n’roll

Écrit par

Ce disque est arrivé dans ma boîte aux lettres personnelle. Bien que cette réception me soit agréable, je dois souligner qu’en pratique, si l’on désire être chroniqué chez Musiczine, il est d’usage de transmettre son travail à l’adresse officielle du magazine. Un principe qui permet à notre rédac-chef vénéré de distribuer les albums reçus en fonction des goûts et des connaissances musicales de chacun des chroniqueurs. Dans le cas contraire, nos amis artistes pourraient avoir la mauvaise surprise, comme c’est un peu le cas ici, de voir le fruit des leurs efforts chroniqué par quelqu’un qui n’apprécie pas vraiment leur style.

iLiS a pris la peine de m’envoyer son Cd. Il me faut donc prendre sur moi, oublier mon côté ‘métalleux primaire’ et réunir le peu d’éclectisme dont je suis capable quand je ne suis pas confronté aux standards personnels pour chroniquer ce « Sex, Love & Rock’n’roll ».

Si j’étais une fille, âgée entre douze et dix-sept ans et que je me sentais incomprise et rebelle, j’aurais probablement craqué pour la pop/rock énervée du premier album d’iLiS. J’aurais appris par cœur les paroles du  « Bonheur » (‘Le bonheur, c’est de l’arnaque, c’est toujours décevant, une caresse puis des claques, le bonheur c’est méchant…’) Oui mais voilà, j’ai quarante ans bien sonnés, mes rébellions sont bien plus terre-à-terre que la critique de ce ‘méchant, méchant bonheur’ et ce qui révolte les ados ne me touche plus vraiment.

Cependant, pour rester honnête, je suis bien obligé d’avouer que ce disque est plutôt bien foutu. L’artwork du digipack, en noir et blanc, met en avant la jolie Virginie, chanteuse et guitariste du quatuor. Mais, non contente d’être jolie, Virginie chante bien. Ses textes, après lecture attentive, sont bien moins naïfs que ne le laisse supposer la phrase citée plus haut. La musique est inspirée par le rock de Muse (dont Virginie est une fanatique de la première heure), l’alternatif francophone de Noir Désir et le grunge de Nirvana. Cette facette plutôt crue de sa musique, iLiS l’adoucit à coups compos nourries à la chanson française et matinées de pop glamour et dansante. Tout le monde peut facilement trouver son bonheur sur cet opus où les très bons moments de rock’n’roll  (« Je Marcherai », « Ca ne suffit pas », « Le bonheur ») alternent avec délice aux passages d’émotion intenses (« Attendez moi je me noie », « On se bat tous les jours »).

« Sex, Love & Rock’n’Roll » est un disque pop/rock de qualité susceptible de plaire aussi bien aux amateurs de rock alternatif qu’aux fans de De Palmas voire même de Zazie. Un album dont le grand mérite est de démontrer qu’on n’est pas obligé d’écouter de la daube, quand on est jeune et rebelle… 

 

Tiny Vipers

Life on earth

Écrit par

Quelques notes s’égrènent en épousant la monotonie du tic-tac pendulaire. La voix dense de Tiny Vipers, dont le timbre navigue quelque part entre Brian Molko et Nico, déroule une lente mélopée. Le temps disloqué étale le chant et les airs de guitare, jouée comme d’une harpe. Minuit sonne, la belle chétive erre, désœuvrée et insomniaque, dans des lieux autrefois plus vivants. Un souvenir, un fantôme, la gravité des mots et le solennel de la voix nous pénètrent jusqu’à la moelle. Parfois une sorte de cri échappe de ce chant retenu, et elle saute vers des zones inconnues, plus hautes, rappelant celles d’Alanis Morissette ou The Cramberies quand elles s’évadent des rails. Une ambiance de Far-West règne aussi tout au long de cet elpee, le troisième et le plus ombrageux de Tiny Vipers. Pas pour le suspense des westerns ; non, mais pour l’air suffocant et les paysages arides. Pour les sons folks et la longueur d’un plan sur des yeux fatigués.

La petite vipère s’insinue dans nos têtes et sifflote sa mélancolique litanie. Vicieuse, elle s’installe dans le cerveau et rejoue en boucle des souvenirs acides. La folie n’est pas loin, la tête résonne, et cette incantation obsessionnelle s’offre comme unique moyen d’apaisement.

 

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