Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Ora Cogan
Guns N Roses
Chroniques

Archive

Controlling Crowds Part IV

Écrit par

Né aux débuts des nineties en Angleterre, Archive connaît une carrière exponentielle, sans fléchissement aucun. Projet initié au départ par deux producteurs, le claviériste Darius Keeler et le spécialiste des effets sonores Danny Griffiths, pierres angulaires d'Archive depuis sa genèse, le groupe varie depuis, au gré des sorties d’albums et des concerts…

Pour ce dernier volet de « Controlling Crowds », ils ne sont pas moins de onze à avoir mis la main à la pâte. Inutile donc de les citer tous. Mais penchons-nous sur le long playing qui se décline intégralement en électro-pop-progressive. Le concept ici développé est assez particulier. Chaque plage semble à la fois être liée à la précédente et en même temps indépendante. Chacune peut cependant s’écouter seule sans souffrir d’être orpheline. Quelques perles jalonnent l’opus qui, contrairement à son prédécesseur ne s’apprivoise pas dès la première écoute : « Lines », « The Empty Bottle » et surtout « Come on Get High », hit en puissance (NDR : et son petit air à la Supertramp de la meilleure époque). Un petit rap à la Eminem (« Though Conditions ») nous démontre, si besoin était, l’amplitude de l’expression sonore affichée par ce combo si particulier. Archive nous avait habitué à des ambiances feutrées, une certaine confidentialité, voire une forme d’intimisme tout au long de l’opus « Lights », un disque datant de trois ans maintenant. La conjugaison des deux volumes de « Controlling Crowds » nous donne un nouvel aperçu des immenses capacités d’Archive. Aucun style ne leur fait peur. Les comparaisons ne manquent pas lors de l’écoute. Un peu de Pink Floyd (époque du « Wall ») par-ci, Prodidgy ou Massive Attack par-là, et j’en passe.

Archive renaît donc de ses cendres, tel un phœnix, pour nous servir un nouvel élixir d’un goût délicieux où chaque ingrédient apporte une saveur tout particulière. On assiste donc à un retour aux sources d’un groupe aussi doué et inventif qu’inclassable.

 

Alice In Chains

Black Gives Way To Blue

Écrit par

Le décès tragique du vocaliste d’exception Layne Staley, un obscur jour d’avril 2002, aurait pu mettre un terme définitif à l’histoire d’Alice In Chains. Abattu par ses dépendances aux drogues, l’homme au grain de voix si particulier, laissait derrière lui un vide immense et un désarroi total au sein du combo amputé de son si charismatique frontman.

Un bref retour scénique en 2006, réunissant les trois membres survivants épaulés par William DuVall lors d’un concert de charité, laissait néanmoins libre cours à l’imagination des fans. Certains n’y voyaient qu’une simple réunion anecdotique et sans lueur d’espoir, tandis que d’autres n’hésitaient pas à rêver d’un retour plus concret ; discographique celui-là.

Réalisé dans le plus grand secret, « Black Gives Way To Blue » n’est que le quatrième album studio du groupe, mais il constitue surtout un authentique chef-d’œuvre et une ode au talent de Staley. Car l’esprit d’Alice in Chains est resté bien ancré au sein du trio formé par Jerry Cantrell, Mike Inez et Sean Kinney. Les harmonies vocales, si caractéristiques du son du groupe, demeurent sa marque de fabrique, d’autant que les timbres de William DuVall et de Jerry Cantrell se marient à merveille. A tel point qu’on a presque l’impression d’être en présence d’un line up inchangé. Phénoménal ! Et si la production du talentueux Nick Raskulinecz (Foo Fighters, Rush…) n’est pas étrangère à cette alchimie retrouvée, la qualité des nouvelles compositions confère déjà à ce nouvel opus des allures de ‘classique’.

On reste bouche bée à l’écoute de l’inspiré et poignant « All Secrets Know » qui ouvre l’album avec grande classe. Mais la claque est encore plus forte dès les premières mesures de « Check My Brain », titre imparable doté d’un riff d’une lourdeur à faire pâlir d’envie Tony Iommi (Black Sabbath, pour les plus jeunes) en personne. Autre pierre angulaire de cette nouvelle livraison, « A looking in View », un brûlot sombre et heavy qui se révèle sur plus de sept minutes épiques, tandis que la pédale wah-wah n’est pas en reste sur « Last of My Kind » rappelant qu’Alice In Chains a été une source d’inspiration pour… Metallica. La facette acoustique est toujours présente, comme en témoigne le très épuré « Take Her Out » ou l’irrésistible ballade « When the Sun Rose again » sur laquelle Cantrell confirme son statut de grand guitariste. Aussi touchant qu’inattendu, le piano d’Elton John émaille une plage titulaire qui referme cet album un peu hors du temps mais d’une authenticité bouleversante  Une sacrée claque !

 

Within Temptation

An Acoustic Night At The Theatre

Écrit par

Le titre de la nouvelle plaque des Bataves les plus en vogue du moment en dit long sur son contenu. Pas très original, mais il a l’avantage d’en donner une bonne définition. En comptabilisant la parution de « Black Symphony » fin 2008, et ce témoignage acoustique particulièrement soigné, édité aujourd’hui, le combo de Sharon Den Adel aura réservé à ses fans deux elpees ‘live’ en l’espace d’en an. Ce qui fait un peu beaucoup, persifleront les mauvaises langues. Cependant, sur ce nouvel opus, il n’est plus question de metal gothique et symphonique, style dans lequel le groupe excelle ; mais davantage à de l’heavenly voices, une expression dont les sonorités ne sont pas si éloignées d’une Loreena Mc Kennitt voire d’une Kate Bush.

Mais contrairement à d’autres formations ayant accompli cet exercice de style, Within Temptation n’a pas cherché à dénaturer ses titres, les maintenant parfaitement identifiables, malgré de subtils arrangements. En bonne logique, figurent pas moins de cinq titres extraits de « The Heart of Everything », dernière livraison studio des Hollandais, dont les incontournables ballades « All I Need » et « Frozen. Keith Caputo (ex-Life of Agony) apporte sa contribution sur une version, enrichie d’un violon, du fameux single « What Have You Done ». Magique ! Mais la surprise la plus agréable procède du duo opéré en compagnie d’Anneke Van Giesbergen (ex-The Gathering) dont l’inimitable grain de voix file la chair de poule sur un « Somewhere » aussi charmant qu’envoûtant. Etonnant, mais on ne fait pas l’impasse sur le deuxième album studio « Mother Earth », le plus heavy. On se régale à l’écoute de « Caged » qui nous replonge dans un contexte plus gothique. Beaucoup moins inattendu, le single à succès « Stand My Ground » dont la flip side, « Towards The End », ouvre les hostilités dans un climat quasi-mystique. C’est aussi de cette manière que se boucle cette bien agréable prestation. Unique titre véritablement inédit, « Utopia » est totalement anecdotique et ne présente pas de véritable intérêt si ce n’est l’apport des vocaux de Chris Jones, inconnu au bataillon.

Au final, Within Temptation s’en sort haut la main, et ses fans auraient bien tort de se priver de cette parenthèse dans une carrière relativement brève mais sans aucun moment faible. Un album de saison, à écouter de préférence, au coin du feu, en sirotant quelques bulles.

Windmill

Epcot Starfields

Écrit par

En observant l’image reproduite sur la pochette (NDR : d’un très mauvais goût, il faut le reconnaître), j’ai redouté le pire pour mes tympans. Alors, allais-je devoir me farcir un disque trempé dans de l’électro futuriste ou du revivalisme disco ? Ben, pas du tout. Pas de claviers. Pas de basse à faire trembler les murs, non plus. Simplement des chansons pop aux mélodies contagieuses, très agréables à l’oreille…

Windmill est une formation londonienne dont le leader (NDR : c’est aussi le chanteur et le compositeur principal) répond au nom de Matthew Thomas Dillon. Lors d’un voyage accompli en Floride, il a été choqué par un parc à thèmes sis à Disneyworld : l’Epcot. Ce qui explique le titre du deuxième long playing du combo (« Epcot Starfields ») et puis l’artwork futuriste au goût douteux. D’autant plus que cette attraction a inspiré la majorité des textes de l’opus signés par Matthew.

La pop dépouillée de Windmill est balisée essentiellement par le piano. Des ivoires qui soutiennent à merveille la voix nasillarde de Dillon ainsi que les chœurs. Quelques interventions au violon aussi. Sur quelques morceaux. Mais particulièrement judicieuses. Sur les 10 plages de l’elpee, quelques unes sont cependant encore trop embryonnaires. Le sens mélodique est intact, mais il y manque le petit quelque chose pour faire la différence. Aussi, on se délectera surtout de purs petits bijoux pop réminiscents de Mercury Rev voire des Flaming Lips (NDR : en moins grandiloquent) comme l’excellent « Sony Metropolis Stars », caractérisé par son magnifique crescendo vocal magnifique ou encore « Ellen Save Our Energy ».

Les apparences sont souvent trompeuses. Faites donc abstraction de la pochette de cet « Epcot Starfields » avant de vous lancer dans son audition. Un œuvre à laquelle on reprochera un manque d’homogénéité et parfois un goût d’inachevé. Mais qui témoigne du talent de mélodiste de Dillon. En se concentrant davantage sur son sujet, Windmill pourrait nous réserver, à l’avenir, d’excellentes surprises. C’est tout le mal qu’on leur souhaite !

 

Kurt Vile

Childish Prodigy

Écrit par

Kurt Vile est chanteur/guitariste. Avant de se lancer dans une carrière solo, il militait au sein de War on Drugs, une formation responsable de deux Eps et d’un seul album. Mais je dois avouer que sans la biographie et les quelques articles recueillis sur internet, j’aurais bien été en peine de vous fournir ces quelques mots d’introduction. « Childish Prodigy » constitue le troisième album perso du Philadelphien. Et vu son prénom, je me demandais à quelle sauce, j’allais être dévoré. Craignant même qu’elle soit bien grasse, noyée sous la réverb’ et gavée de distorsions. Et pourtant, à premier abord peu digeste, elle se révèle progressivement savoureuse, pour finalement mériter l’une ou l’autre étoile réservée à un grand chef.

Ce grand chef n’en est donc pas à son coup d’essai. Néanmoins ce « Childish Prodigy » est sa première œuvre à bénéficier d’une distribution mondiale grâce à Matador. Ce qui n’est pas n’importe quel label ! L’elpee recèle l’un ou l’autre titre dispensable, mais en général, ils sont de bonne voire de très bonne facture. Faut dire que les compos jouissent d’un sens mélodique particulièrement aiguisé. De ce tracklisting, j’épinglerai ainsi « Freak Train », une plage de 7 minutes à la fois malsaine et géniale, au cours de laquelle on a l’impression d’être piloté par un conducteur fantôme sous l’emprise de l’alcool. Ce périple folk/rock totalement chaotique trouble autant qu’il ne fascine. « Monkey » ensuite. Une ballade mélancolique au cours de laquelle la voix de Kurt est bouleversante. A en attraper des frissons. Vile adore brouiller les pistes. Oscillant entre folk, psyché et rock, sa solution sonore est souvent filandreuse, saturée, rebelle, à première écoute aride ; mais surtout originale et séduisante. Un peu comme s’il voulait revêtir à la fois les costumes d’un M. Ward moins classique, d’un Dinosaur Jr. plus folk ou d’un Neil Young moderne…

Une chose est sûre, au sein de la galaxie des nouveaux songwriters américains, Kurt Vile mérite une place privilégiée. Sa musique est à la fois bordélique, émouvante et inventive ; et s’il s’agit de folk, il vient d’une autre planète… où il n’existe aucune règle...

 

Various Artists

Chicago Blues Harmonica Project – More rare gems

Écrit par

En 2005, le label Severn éditait une première collection du Chicago Blues Harmonica Project, baptisée "Diamonds in the Rough". Elle présentait six harmonicistes locaux. Quatre années plus tard, l’écurie propose une suite intitulée pour la circonstance "More rare gems", impliquant pas moins de sept souffleurs, tous soutenus par les Chicago Bluesmasters. C’est-à-dire Rick Kreher et Illinois Slim aux guitares, Mark Grumbach au piano, E.G McDaniel à la basse et Twist Turner à la batterie.

La plupart des harmonicistes ne sont gère notoires. Reginald Cooper ouvre l’opus. Originaire de l'Arkansas et établi à Chicago depuis 1959, cet illustre inconnu est cependant loin d’être un néophyte. Son jeu sur l’harmo est très rythmique tout au long de "Shade tree mechanic", dans un style proche du "Wang dang doodle" de Willie Dixon. Il a une bonne voix. Et le démontre tout au long de "Give me back that wig" de Lightnin' Hopkins, un merveilleux blues lent au cours duquel il est épaulé par Brumbach au piano.

Charlie Love est un authentique kid de Chicago. Il jouit d’une solide réputation de chanteur/guitariste ; et pourtant l'homme a du souffle. Il a beaucoup écouté James Cotton et il le restitue bien, en manifestant une puissance inouïe, sur le "Ooh baby, hold me" de Howlin' Wolf. Son authenticité et sa passion son traduites sur le "The 12 year old boy" de Mel London (NDR : ce morceau figurait également au répertoire d'Elmore James). Sa voix est émouvante et son jeu envoûtant. Je vous conseille par ailleurs vivement de vous procurer "So happy I could cry", le seul elpee solo de l’artiste. De la pure dynamite!

Harmonica Hinds est né sur l'île de la Trinité. Il vit cependant à Chicago depuis 1973 où il a été pris sous l'aile protectrice de James Cotton en personne. Il se produit régulièrement dans tous les grands clubs de la Cité des Vents (NDR : notamment le Theresa's Lounge et le Buddy Guy's Legends). Il a enregistré en compagnie de Koko Taylor et compte un album personnel à son actif : "Finally". Il présente ici deux de ses compositions. Tout d’abord le saignant "Kill that mouse". Le rythme est débridé, à l’instar d’un Jimmy Reed en version accélérée. Tant les parties vocales qu’instrumentales sont excellentes. Ensuite "Sunday morning blues". Un instrumental de très belle facture.

Little Arthur Duncan est sans aucun doute le musicien le plus réputé figurant sur cette collection. Né dans le Mississippi en 1934, ce vétéran du blues était l'ami de Little Walter, dans les 50s et 60s. Son adaptation du "Can't stand it no more" est superbe. Sa voix est ravagée sur la version speedée du "Gone to Main Street" de Muddy Waters. Le souffle est furieux et très offensif. Il s’agit malheureusement de sa dernière session d'enregistrement, puisqu'il est décédé en août 2008!

Jeff Taylor est lui aussi un véritable enfant de Chicago. Tout jeune, il se produisait dans la Maxwell Street. Ce multi-instrumentiste est capable de jouer des drums, de la basse, des claviers et bien sûr de l'harmonica. C’est également un fort bon chanteur. Il interprète ainsi le "Gangster of love" de Johnny Guitar Watson, pendant que Russ Green souffle dans l'harmo. Il avait participé à la première collection, parue en 2005. Taylor double enfin au chant et à la musique à bouche lors d’une version singulière du "Honest I do" de Jimmy Reed. Du swamp blues dispensé sur une trame funky, un peu à la manière de Paul Butterfield. Etonnant, mais intéressant.

Big D enfin est le plus jeune puisqu'il n'a pas encore 30 ans. Il a régulièrement côtoyé Rockin' Johnny, Billy Flynn et Tail Dragger. Sa voix est remarquable d’intensité tout au long du "I've got to be with you tonight" de Slim Harpo. Il interprète ce morceau dans le plus pur style du swamp blues louisianais ; et son instrument communique une tristesse infinie. Il se révèle cependant beaucoup plus offensif et percutant sur "Well you know".

Cette collection d’excellente facture est dédiée au regretté et légendaire Carey Bell, un des grands souffleurs du Chicago blues.

 

Soap&Skin

Marche Funèbre (Ep)

Écrit par

Tout comme Mozart, elle est autrichienne. Et c’est également une surdouée de la musique. Son nom ? Anja Franziska Plaschg. Elle n’a que 19 ans et a adopté pour pseudonyme, Soap & Skin. Etudiante en art, cette jeune pianiste, malgré le titre de son Ep (NDR : « Marche funèbre » est une œuvre qui a figuré tant au répertoire de Mozart, de Chopin et même de Beethoven), lorgne davantage vers la musique gothique que classique. 

« Marche funèbre » est également un extrait de son album « Lovetune For Vacuum », un disque paru en mars 2009. Les accords de piano sonore dispensés par Anja semblent résonner au cœur de la nef d’une cathédrale. Son timbre de voix est aussi ténébreux qu’envoûtant. La presse spécialisée la compare tantôt à Chan Marshall alias Cat Power ou encore Feist ; mais une chose est sûre, la « Marche funèbre » de Soap & Skin fait l’objet d’un véritable hype en Autriche. Personnellement, le climat glauque et monocorde entretenu tout au long de cette plage ne me botte pas trop. Il correspond davantage aux aspirations des âmes déchirées et des corps meurtris. L’Ep est enrichi de deux remixes. Le premier a été manipulé par Yrasor, un traitement aux beats électros traversé par des cris de violons stridents. Le second a été opéré par l’excellent DJ Koze ; qui lui, semble avoir tout compris de l’univers de la jeune fille. L’ambiance ‘burtonienne’ y est presque magique. Le potentiel de ce talent à l’état pur est considérable. C’est incontestable. Néanmoins, à mon humble avis, Soap & Skin aurait tout intérêt à ne pas trop s’attarder dans cet univers crépusculaire. Sinon, elle risque de ne plus cibler qu’un public marginal et à l’esprit parfois détraqué. Ce qui n’est pas toujours bon pour sa réputation.

Prefab Sprout

Let’s change the world with music

Écrit par

Paddy Mc Alloon est presque sourd, quasi-aveugle et s’accroche à la force de la musique. C’est le message qu’il essaie de faire passer tout au long du nouvel opus de Prefab Sprout. Enfin, en lui conférant une signification religieuse. Il s’agit du premier long playing signé par le combo depuis 8 ans. Mais en vérité, on est en présence d’une œuvre solo. Des démos datant de 1992, qui devaient donner une suite à l’elpee « Jordan: The Comeback ». Elles ont été récupérées et remises en forme par l’ingénieur du son Calum MacColl, pas par Thomas Dolby, faut-il le préciser. Tout a été passé à la moulinette synthétique. Les arrangements (souvent somptueux, luxuriants et sophistiqués), l’instrumentation et même les chœurs. Pas la voix de Paddy heureusement. Aucune trace de Wendy Smith ni de son frère Martin. Les mélodies sont superbes, contagieuses et hyper radiophoniques, les harmonies fluides ; mais au bout de quatre ou cinq morceaux, une certaine lassitude a commencé à m’envahir. Pas que les compos soient déprimantes, mais elles sont trop prévisibles, parfois stéréotypées, et adoptent un profil beaucoup trop linéaire à mon goût. Elles ne sortent jamais des sentiers battus, si vous préférez. Et au fil de l’écoute, elles finissent par m’agacer. Un peu comme si McAloon avait le souci permanent de flatter l’oreille de l’auditeur. Conclusion, l’intégralité des chansons de ce disque est essentiellement destinée à la bande Fort Molle… Pour info, le natif de Durham continue de composer et a l’intention de sortir de nouveaux disques. Paddy que le résultat sera supérieur à ce « Let’s change the world with music », c’est ce que je crains le plus…

 

Page 525 sur 1252