La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Chroniques

Janis Joplin

The Woodstock experience

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Organisé à la mi-août 1969, le Festival de Woodstock vient donc de célébrer son quarantième anniversaire. Ce n’était pas le tout premier grand festival ni celui qui a attiré le plus de monde ou qui s’est caractérisé par les meilleures performances musicales ; mais c’est manifestement celui qui est resté le plus célèbre. Pourquoi ? Une belle opération marketing traduite par la sortie des fameux coffrets compilateurs 1 et 2 ; et puis surtout celle du film, une année plus tard. Dans le cadre de sa série Legacy, le label Sony a eu l'heureuse initiative d’éditer quelques anthologies d’artistes qui se sont produits à Woodstock ; et notamment Santana, Sly and the Family Stone, Jefferson Airplane, Johnny Winter et… Janis Joplin.

Le présent coffret réunit l’intégralité de l’elpee qui allait paraître en septembre 1969, "I got dem ol' Kozmic blues again mama!", le concert livré au festival et trois plages inédites.

L'album studio marquait le changement dans le style de la girl shouter texane (NDR : elle était originaire de Port Arthur). En embrassant le funky R&B, elle pouvait enfin étaler l'extrême étendue de son registre vocal. Elle rayonne et impressionne dès "Try (Just a little bit harder)", le titre d’ouverture. Une compo qui sonne vraiment très Stax et Memphis. Mais c’est sur les plages lentes que sa voix est la plus savoureuse. A l’instar de "Maybe", au cours duquel ses intonations sont tellement subtiles et souples, qu’on a l’impression qu’elle se sert de sa voix comme d’un instrument. Miss Joplin signe "One good man", un blues lent, très profond. Sam Andrew, son guitariste, s’y révèle très en verve. En 1969, Nick Gravenites (NDR : le chanteur blanc de Chicago) militait au sein du Big Brother and the Holding Company. Il lui avait écrit deux titres : "As good as you've been to this world" et le remarquable titre lent, "Work me Lord". En 1971, il lui avait réservé le superbe "Buried alive in the blues". Elle devait l'enregistrer le lendemain de sa mort… "Kormic blues" est une extraordinaire tranche de musique.

Flash-back. Nous sommes le dimanche 17 août 1969. Au Woodstock Music & Art Fair. La partie essentielle de son répertoire est issue de ce futur elpee. Le présentateur présente Janis Joplin ; et aussitôt la musique s'emballe. Les cuivres annoncent la couleur. Janis entame son set par le "Raise your hand" d'Eddie Floyd, un R&B dévastateur. Sa voix se déchaîne. Janis venait donc de franchir le pas, en passant du psyché/blues/rock de Big Brother & the Holding Company au R&B façon Stax. C'est-à-dire dans un style plus funkysant. Et puis son show était plus participatif. "As good as you've been to this world" en est un bel exemple. Sa cover du "To love somebody" des Bee Gees est étonnante. Le tempo est lent, mais son débit de mots est fulgurant. Remarquable ! Lors de son adaptation hallucinée de "Summertime", Sam Andrew tire son épingle du jeu à la guitare, alors qu’une armée de cuivres remplit l’espace sonore. Janis est démentielle lors de son interprétation toujours aussi R&B de "Try". Le saxophoniste Snooky Flowers se réserve les vocaux sur le "Can't turn you loose" d'Otis Redding ainsi que pour "Work me Lord". Joplin est alors au sommet de son art, lorsqu’elle attaque "Kozmik blues", d’un timbre extra-terrestre. Et elle confirme cet état de grâce lorsqu’elle aborde ses succès précédents, comme "Piece of my heart" ou encore "Ball and chain", un slow blues issu de la plume de Big Mama Thornton.

Le plus étonnant procède de la qualité du son ; surtout quand on connaît les conditions détestables au cours desquelles lesquelles les artistes se sont produits, lors du festival. Janis Joplin est décédée le 4 octobre 1971, des suites de ses excès… A l’instar de Brian Jones, Jimi Hendrix ou Jim Morrison, elle est considérée comme une légende de l’histoire de la musique rock…

 

Japandroids

Post-nothing

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Japandroids ou la preuve vivante qu’il n’est pas nécessaire d’être nombreux pour foutre un bordel monumental. Ces deux Canadiens bien remontés se contentent en effet d’une guitare et d’une batterie. Une seule envie ? Vous rentrer dedans. Et la formule marche ! Après avoir concocté deux Eps en 2007 et 2008, le duo nous propose son tout premier opus. Et « Post- nothing » est une véritable bouffée d’air frais. Une bonne claque qui vous donne envie de sortir jusqu’aux petites heures avant de rentrer chez vous dans tête dans le cul. Les deux musiciens sont originaires de Vancouver. Un véritable nid à duos énergiques, puisque la métropole avait enfanté, à une certaine époque, Death From Above 1979. Brian King se charge de la six cordes et David Prowse des fûts, le tandem se partageant les parties vocales.

Le cocktail énergique, minimaliste (dans le bon sens du terme) et mélodique proposé par Japandroids sur cet elpee, évolue quelque part entre garage, noise et shoegazing, rappelant tour à tour The Sonics, Mc Lusky ou encore Shellac. L’ambiance est lourde. Brian King dispense ses riffs furieux sur sa gratte. Sa voix alterne chant et cris. Le tout est soutenu par les drums implacables de David Prowse, qui frappe sur ses peaux comme un dératé de la première à la dernière seconde de l’album. Et pourtant, chaque morceau est une petite perle dans le style. Il n’y en a que neuf sur la plaque, mais elles brillent par leur originalité. Particulièrement intense, « Young Hearts Spark Fire » constitue certainement la meilleure plage de cet elpee. Un peu plus calme, mais balisé par une rythmique métronomique et balayé par des nappes de guitare, « Crazy/Forever » aborde le psychédélisme en réalisant une rencontre hypothétique entre Black Mountain et My Bloody Valentine. Deux descriptions révélatrices de la richesse de ce « Post-Nothing ». Les lyrics collent bien à l’expression sonore. Au menu : animosité, nihilisme et insouciance. Jugez plutôt ces textes : ‘I don’t want to worry about dying. I just want to worry about those sunshine girls’ ou encore ‘The boys are leaving town. Will we find our way back time? I don’t know’. Bref, en seulement neuf morceaux, les Canadiens mettent tout le monde d’accord.

Pour un premier opus, Japandroids vient de réaliser un coup de maître. On espère qu’ils se produiront bientôt près de chez nous, histoire de vivre le plus intensément possible leur énergie dispensée en live. Quand à leur album, il mériterait de se faire une petite place au soleil, en Europe. Enfin, si vous aimez le genre, vous ne pouvez passer à côté de ce « Post-nothing » absolument remarquable.

 

Jori Hulkkonen

Man From Earth

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Jori Hulkkonen est originaire de Kemi, en Finlande. Il a entamé son parcours comme Dj et producteur. Au cours des années 90. Mais sa carrière démarre réellement en 1996, lorsqu’il concocte son premier essai pour la défunte écurie française F Communications (NDR : une maison de disques créée par Laurent Garnier et Eric Morand). « Man From Earth » constitue déjà son dixième opus. Il est paru chez Turbo Recordings (NDR : le label de Tiga), où il a trouvé refuge. Hulkkonen a changé de boîte, mais pas le style. Et pour cause, les nappes techno cosmiques, teintées de house et d’electronica ambient demeurent manifestement le fonds de commerce du Nordique.

Une exception ? La plage d’ouverture. « I Am Dead ». On croirait presque que Jori est passé de vie à trépas… Et puis ces beats cérébraux ainsi que sa voix et ces synthés ‘jarriens’ font un peu ‘cloche’. Heureusement, la suite est beaucoup plus intéressante. Dès le titre suivant, « Boying In The Smokeroom », on est plongé dans la deep techno créative et énergique. Et le très « Bend Over Beethoven » (NDR : rien à voir avec le morceau de !!! figurant sur l’album « Myth Takes » ; enfin, c’est ce qu’il nous raconte) confirme la tendance embrassée sur le reste de l’elpee. Bref, si cet opus n’est pas transcendant, il se laisse écouter facilement et sans prise de tête… Et ma foi, on ne s’en plaindra pas.

HEALTH

Get Color

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Ca va faire mal. Les adeptes de HEALTH savent combien la formation aime en mettre plein la vue et les oreilles du public, lors de prestations ‘live’ déjantées. Et « Get Color », le second produit de l’imagination des Californiens, contient largement de quoi perpétuer le mythe, côté studio. HEALTH envoie valser les pots de peintures sur des toiles immaculées, sans se soucier de ce qui se trouve autour. D’ailleurs, leur art, ce n’est pas ce qui se trouve sur la toile mais les éclaboussures erratiques sur les murs, le sol et le plafond. Des empreintes qu’ils s’amusent ensuite à amplifier de leurs paumes crasseuses.

« Get Color » exorcise les démons du quatuor de manière plus consciente qu’au cœur de son œuvre éponyme. Le travail d’écriture est désormais plus réfléchi, mieux contrôlé. Il aura fallu une bonne corvée de remixage (« HEALTH//DISCO ») pour que HEALTH prenne conscience de la direction à prendre et y entraîner ses suiveurs sans état d’âmes. Que ces derniers suivent l’infernale cadence, ou pas, importe guère aux quatre gaillards qui réinventent la noise, en lettres capitales, au même titre que les bluffants Fuck Buttons. Une seule écoute de « Get Color » et votre conception du bruit ne sera plus jamais la même…

 

Kid Harpoon

Once

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Arrivé sur la scène londonienne en 2006, ce natif de Chatam (Kent) a débuté sa carrière en accordant un bon nombre de prestations live, parcourant les rues de la capitale flanqué de sa guitare acoustique. Après avoir roulé sa bosse pendant un an, Kid Harpoon sort successivement « The First » et « The Second ». En 2007 et 2008. Deux Eps qui ne passent pas inaperçus outre-Manche. Et le NME lui réserve d’excellentes critiques.

Tim Hull a cependant pris son temps pour enregistrer son premier elpee ; deux ans exactement. Il s’est même offert le luxe de se rendre dans la cité des Anges afin de bénéficier des conseils de Trevor Horn (NDR : après avoir sévi chez les Buggles, il est devenu producteur ; il a ainsi notamment mis en forme des disques de Belle & Sebastian, Pet Shop Boy ou encore Tina Turner). Ce qui explique la luxuriance de certaines orchestrations. Et au sein des studios de Horn, à Los Angeles, outre l’expérience de Trevor, Tim a pu bénéficier du concours de musiciens de studio ayant accompagné des légendes comme Bob Dylan ou encore Metallica. 

Découpé en 12 titres, « Once » baigne dans la britpop. Un disque qui commence très fort par le premier single « Back From Beyond », une compo caractérisée par son refrain contagieux. Et embraie par le superbe « Colour ». Une compo au cours de laquelle Tim met en exergue toutes ses qualités vocales, tout en épanchant une palette d’émotions particulièrement large. Malheureusement, la suite est moins passionnante. Il faut attendre «  Running Through Tunnel » pour retrouver l’intensité du début. Un morceau de toute bonne facture au cours duquel violons et cordes de guitare acoustiques se conjuguent élégamment. Et puis «  Death Of a Rose », une magnifique ballade à la fois entraînante et langoureuse, balisée par le piano.

Kid Harpoon a donc délaissé son folk primaire pour embrasser une solution sonore plus pop, plus riche, voire sophistiquée. Mais le résultat est trop inégal pour vraiment convaincre. Ce qui ne veut pas dire que cet artiste manque de talent. Au contraire. D’abord, Tim Hull est loin de nous en avoir montré toutes les facettes. Et notamment sur ce « Once », au cours duquel, on a souvent l’impression qu’il en a gardé sous la pédale. A suivre, donc…

Yura Yura Teikoku

Hollow Me / Beautiful

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En 2007, l’excellent label newyorkais DFA (Death From Above) décidait de s’ouvrir au monde, en créant la filiale Death From Abroad (NDR : nuance !) Qui signe alors des artistes comme Bot’Ox, Plastique de Rêve ou encore Gucci Soundsystem. Leur dernière recrue, Yura Yura Teikoku, est née en 1989. Et nous vient du pays au soleil levant. Un patronyme très kitch pour cet ensemble pratiquement inconnu chez nous, mais qui jouit d’une excellente réputation dans son pays. Il relève même de la scène underground nippone. « Hollow Me » constitue déjà le dixième elpee de ce trio charismatique originaire de Tokyo, un combo drivé par le chanteur/guitariste Shintaro Sakamoto. Un disque dont la sortie remonte déjà à 2007 ; mais pour la circonstance l’écurie a décidé d’enrichir le tracklisting originel de l’excellent Ep « Beautiful ».

Superbe exercice de style krautrock, « Hollow Me/Beautiful » accroche instantanément par ses mélodies. A l’instar du tube (NDR : chez eux, of course !) « Dekinai ». Bon, bien sûr les paroles sont interprétées en japonais ; mais instinctivement, on se surprend à fredonner les refrains particulièrement contagieux. Dans un autre style, « Beautiful » conjugue longues envolées de guitares aux sonorités psychés et expérimentales. Un must ! Vous avez envie de sourire quand on vous parle de pop asiatique ? Ecoutez plutôt « The Boat », et vous serez sidérés par la maîtrise exercée par Yura Yura Teikoku ! YYT est un ensemble aussi surprenant qu’intelligent. Et « Hollow Me/ Beautiful » est un petit chef-d’œuvre. C’est même un de mes coups de cœur pour l’année 2009…

 

 

Andrew Weatherall

A Pox On The Pioneers

Écrit par

Andrew Weatherall est loin d’être un illustre inconnu. Il appartient même à la catégorie des génies de la musique. Ce pionnier du rock et de la techno sévit depuis la fin des années 80, en Angleterre. Une carrière particulièrement riche qui lui a permis de réaliser de nombreux remixes (NDR : dont les plus notoires demeures « Hallelujah » pour les Happy Mondays et « Soon » de My Bloody Valentine) et des mixtapes, de produire des disques devenus incontournables (Primal Scream, New Order ou encore tout récemment le superbe « Tarot Sport » de Fuck Buttons) et même de composer. En comptabilisant ses collaborations, sa discographie serait aussi haute que la tour de Babel. Il peut ainsi se targuer d’avoir été un des personnages les plus productifs d’Angleterre. Seul bémol dans son riche parcours musical, la carrière solo du natif de Windsor est plus que discrète. 

Il a donc attendu 46 ans avant de se lancer dans l’aventure. Après un premier maxi intitulé « The Bullet Catcher’s Apprentice », Andrew vient donc de concocter son premier elpee personnel. Un disque paru sur son propre label, Rotters Golf Club et intitulé « A Pox On The Pioneers ».

Et l’album alors ? Ben franchement il est excellent. On avait déjà pu savourer le résultat de ses travaux opérés au sein de son duo Two Lone Swordsmen, partagé en compagnie de Keith Tenniswood ; mais en solo, Andrew Weatherall pousse le soin de la mise en forme dans ses derniers retranchements (NDR : ces arrangements !) Une efficacité à faire pâlir de jalousie les plus grands producteurs. Et puis une amplitude de style qui n’a pas son pareil. Ainsi un « Privately Electrified » pourrait littéralement carboniser un Radiohead originel sur le dancefloor, alors que la plage éponyme campe une ballade typiquement britannique aussi subtile qu’inspirée. Tirant parti aussi bien de l’électro que de l’instrumentation basique, Weatherall accomplit des miracles avec trois fois rien tout au long d’« All The Little Things (That Make Life Worth Living) » ou épate la galerie sur le superbe « Walk Of Shame » (NDR : rien de honteux, manifestement dans sa démarche…) Tout ce qu’il touche semble se transformer en or. « A Pox Of The Pioneers » est de la trempe du « Beautiful Future » de Primal Scream, gravé l’an dernier, et du remarquable « Tarot Sport » de Fuck Buttons, paru il y a quelques semaines. Et il figure déjà dans mon top 20 de l’an 2009 !

 

Vitalic

Flashmob

Écrit par

Depuis la sortie de son dernier opus, « Ok Cowboy », en 2005, Vitalic est un personnage respecté dans l’univers du digital. Faut dire que ses envolées électro aussi singulières qu’énergiques y avaient fait merveille. Les spécialistes les avaient même décrites comme ‘classiques’. Quatre longues années ont cependant été nécessaires avant que le boss du label Citizen Records ne revienne planter ses ondes discoïdes au creux de nos tuyaux acoustiques. Faut dire que tout au long de cette période, Pascal Arbez-Nicolas a beaucoup tourné ; et puis en 2007, il avait immortalisé un elpee live intitulé « V Live », un disque enregistré lors d’une de ses dates accordée en Belgique. « Flashmob » est donc le résultat de ses nouvelles élucubrations. Le Dijonnais poursuit donc son petit bonhomme de chemin. San pression. Sans se presser. Comme si son parcours était déjà tracé. Ce qui ne l’empêche pas de se montrer à la hauteur de son sujet.

« Flashmob » regorge ainsi de morceaux aussi périlleux que géniaux. Du couillu et du pointu ; car tout (ou presque) est tiptop. Et la compo d’ouverture « See The Sea (Red) » donne le ton ; une superbe plage qui accroche instantanément ! Le son est balèze. On est bien dans la techno, mais les kicks percutants sont immédiatement talonnés de sonorités métalliques. Manifestement, l’électronicien est en pleine forme. Ce track fait également l’objet d’une autre version. Intitulée « See The Sea (Blue) », elle diffère de la première… à cause de la présence d’une voix : celle du Français. Tout au long du second opus de Vitalic, on rencontre des sonorités racées et parfois même agressives. A l’instar de « Poison Lips », véritable tuerie susceptible de nous propulser sous la boule à facettes. Particulièrement virulent, « Terminateur Benelux » adresse un clin d’œil à notre trio de monarchies. Pascal rend un curieux hommage à « Alain Delon ». Monsieur troisième personne ferait-il fantasmer Vitalic ? En fait, on est ici en pleine nostalgie ; car le titre –d’après l’auteur– se réfère tout simplement aux B.O. de ses films tournés au cours des années 70. Un seul moment de tendresse et de répit dans cet univers sonore chargé de vitalité : « Still ». Après Laurent Garnier et The Hackers, Vitalic vient de démontrer qu’on pouvait encore compter sur lui. Et à cet égard, il mérite le respect.

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