New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Fabrizio Cammarata prend ses quartiers à Palerme…

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Fabrizio Cammarata est un chanteur-compositeur originaire de Palerme, en Sicile.

Son inspiration, il la puise essentiellement au sein de sa ville natale, mais également à Cuba, en Afrique, ainsi que chez Bob Dylan, Fabrizio DeAndré ou Nick Drake. 

Pour enregistrer cet opus, intitulé « Rooms », il a reçu le concours de Joey Burns (Calexico) et Jairo Zavala (DePedro). Enfin, enregistré entre la Sicile et les Etats-Unis, il a été produit par JD Foster.

http://www.piolalibri.be

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=BF175KGERCw

http://www.fabriziocammarata.com

 

Appuyez sur ALT-J !

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Le premier album de la nouvelle sensation ALT-J est disponible depuis ce 28 mai. « Awesome Wave » est le fruit d’un mélange le folk, de rock psyché et l’électronica. Et le résultat est saisissant !

Pour les découvrir, ruez-vous sur le clip de « Breezeblock » ou… rendez-vous au Pukkelpop le 16 août !

http://www.youtube.com/watch?v=rVeMiVU77wo

http://www.altjband.com

http://www.soundcloud.com/alt-j

 

Hooverphonic reprend Massive Attack.

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Le nouveau single d' Hooverphonic with Orchestra est une reprise de la chanson « Unfinished Sympathy », du groupe Massive Attack.

Au début de leur carrière, le son d'Hooverphonic était proche de celui dispensé par Massive Attack.

Cette reprise est donc la connexion entre leur passé et leur présent, car la version orchestrale figure sur l'album « Hooverphonic with Orchestra ».

Cet été, Hooverphonic se produira sur scène 2 fois en Belgique : le 23 juin à ‘Genk on stage’ et le 20 juillet au festival Beleuvenissen à Louvain.

Ensuite, ils prépareront leur concert au Sportpaleis d'Anvers du 26 octobre.

http://www.facebook.com/#!/Hooverphonic

 

Jo Francken produira le prochain album de Dez Mona

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Dez Mona est en studio depuis ce 21 mai, en compagnie de Jo Francken, afin d’enregistrer son nouvel album. Les sessions se déroulent à l’ICP de Bruxelles. La sortie de ce cinquième opus est prévue pour la fin de cette année.

Ce disque sera présenté à l'AB BOX en décembre 2012, mais les fans auront droit à une avant-première le 27 juillet dans le cadre du Theater Aan Zee (TAZ) à Ostende.

21 juin Felixpakhuis, Anvers.
21 juillet Gentse Feesten, Gand.
27 août Feeërieën, (Warandepark), Bruxelles.

http://www.dezmona.com/blog/

 

Le « Bad » de Michael Jackson réédité.

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Le 17 septembre, Legacy Recordings sortira une réédition de l’album légendaire et iconique « Bad » de Michael Jackson, 25 ans après sa sortie.

« Bad 25 » réunira

-      3 CD’s: l’album remasterisé, des inédits, remixes et l’enregistrement live du concert de Wembley en 1988.

-      Le DVD du concert accordé au Wembley Stadium en présence de Lady Diana et du Prince Charles.

-      2 livrets contenant des photos, affiches et pochettes d'albums originaux.

Visionnez le “BAD 25 teaser” ici  !

 

Sigur Rós au Rievierenhof

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Sigur Rós se produira dans le cadre du festival Openluchttheater Rivierenhof, pour un concert exclusif, ce 27 août. Les tickets seront mis en vente à partir de ce vendredi 1er juin à 9 heures.

http://www.openluchttheater.be

 

 

The Spits

The Spits 5

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La pochette du nouvel album des Spits est énigmatique. Serait-ce une caricature du symbole de la Révolution Française ou simplement un clin d’œil adressé à Coldplay ! Une chose est sûre, elle donne le ton. The Spits est une formation américaine, issue de Seattle très exactement, qui pratique un punk à l’ancienne, sans chichis, comme on n’en fait plus (ou presque). Energie et fun caractérisent parfaitement cet esprit, auquel le groupe a ajouté une bonne dose de je-m’en-foutisme.

L’elpee démarre sur les chapeaux de roues. « All I want » rappelle même carrément les Ramones. Peut-être un hommage… Le combo enchaîne les plages à une vitesse frénétique. Pas le temps de souffler. Douze morceaux en moins de vingt minutes. Hormis l’intro, on ne peut pas dire The Spits se prend au sérieux. Ce qui ne veut pas dire qu’il oublie de réfléchir. Les vocaux sont torturés sous toutes les formes. Quoique simples, les riffs sont diablement efficaces.

Bourré d’énergie, cet elpee est une véritable bouchée d’air frais. Ou un bon coup de fouet au moral. Idéal pour débuter une journée gentiment énervée.

 

Tang

Dynamite Drug Diamond

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Six ans après avoir publié son dernier opus, on se demandait si la formation lilloise était encore dans le circuit ; et dans l’affirmative, si elle n’était pas sur le déclin. Et bien soyez rassurés, Tang a toujours bon pied bon œil (NDR : bonne oreille ?) et il n’a pas encore envisagé d’abandonner le format électrique pour embrasser un style plus acoustique, résolution un peu trop systématique, chez de nombreux artistes ou groupes, incapables de se renouveler…

Enfin, on ne peut pas, non plus, parler de renouvellement chez Tang. Sur leur troisième elpee, il y a bien quelques traces de violoncelle ou de trompette ; mais dans l’ensemble, le band reprend la même recette utilisée sur les deux précédents. Et puis, on s’en contrefout, puisque la formule fonctionne. Leur mélange d’emocore et de noise est toujours aussi savoureux. Onze brulots qui ne sont pas atteints par la rouille. Des morceaux efficaces, bourrés de contrastes, déchirés entre riffs destructeur et transitions paisibles, le tout tramé sur des crescendos parfaitement maîtrisés. Des contrastes accentués par les parties vocales qui oscillent du cri au chant, en passant par la déclamation. Sous cet aspect, « Run and Run and Die » constitue certainement la plus belle illustration.

« Dynamite Drug Diamond » n’est pas un album novateur, mais il demeure d’excellente facture. Les fans apprécieront, c’est une certitude. En outre, il est habillé d’un superbe digipack.

 

The Temper Trap

The Temper Trap

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The Temper Trap avait cassé la baraque il y a un peu plus de deux ans, lors de la sortie d’un premier single intitulé « Sweet Disposition », une plage extraite de leur premier album « Conditions », un elpee qui avait dépassé la barre du million d’exemplaires vendus, un petit exploit pour un premier CD.

 

Excellente au demeurant tant sur disque que sur scène, la formation originaire de Melbourne n’avait pas réussi à se forger sa notoriété sur le Vieux Continent ; la Perfide Albion faisant, une fois n’est pas coutume, exception à la règle.

En décembre 2009, le combo se produisait à la Rotonde du Botanique, devant un peu plus de 200 âmes, dont quelques ‘fans’ français qui témoignaient d’un bide retentissant enregistré lors d’un concert accordé dans leur pays ; à peine une cinquantaine de tickets vendus outre-Quiévrain ! Dur, dur de se faire une place au soleil !

C’est donc un second ouvrage non baptisé que nous apportent nos kangourous exilés à Londres. Après une première écoute, on constate que ce second effort a sans doute été pénible, voire difficile… On ne retrouve pas de titres ‘directs’ qui pourraient se transformer en hit et par la même accroître la popularité des Australiens.

Bien sûr, leur rock indé est toujours responsable de mélodies délicieuses. La voix de Dougy Mandagi réalise, à l’occasion, encore des merveilles, surtout sur « Miracle », morceau assez (trop ?) tendre et subtil.

Emmené par le premier single « Need your Love », ce second essai manque de force de pénétration malgré quelques bonnes compos : « Trembling Hands » sans doute la meilleure, « London’s burning », « Where do we go from Hell » ou encore « Never again ».

La confirmation attendue n’est hélas pas au rendez-vous. On aurait même tendance à vouloir utiliser le mot régression plutôt que progression dans leur carrière. Dieu sait pourtant qu’ils ont pris le temps de concocter cet opus sans pression ; d’ailleurs, trois années se sont écoulées depuis ce qui restera leur album référence.

Un pas en avant, deux en arrière… Dommage !

 

Zulu Winter

Language

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Ce n’est pas du côté de l’Afrique qu’il faut aller chercher les influences de Zulu Winter mais plutôt dans la très décennie très à la mode des 80’s. Fondé en 2011, à Oxford, ce quintet y essentiellement puise son inspiration, à l’instar de Wild Beasts et Friendly Fires. Alors buzz ou flop en perspective ? Le management du groupe a été confié au même guru (Winter ?) que Kaiser Chief, The Cribs et Crystal Castles. Ballotage favorable. Néanmoins, hormis « We Should be Swimming » et « Silver Tongue », dont l’efficacité n’est pas sans rappeler Coldplay, « Language » manque de tubes immédiats. D’ailleurs, leur pop mélancolique, légèrement teintée d’électro –et parfois de jazz– exige plusieurs écoutes avant d’être appréciée à sa juste valeur. On reprochera également à cet elpee, une mise en forme un peu trop lisse (NDR : on n’assure pas la première partie de Keane pour rien) de morceaux pourtant subtils, mais qui perdent leur spécificité à cause de ce traitement inapproprié. Les musicos sont certainement talentueux, mais leur « Language » est ici bien trop stéréotypé…

 

Another Belgian Band

Another Belgian Band (Ep)

Écrit par

Pour dénicher le patronyme du groupe, ils ont fait fort ! Cet autre groupe belge s’est baptisé ‘Un autre groupe belge’. Original, n’est-il pas ? Il est vrai que tant au Nord, qu’au Sud du pays ou dans notre capitale Bruxelles, les formations sont nombreuses. Impossible même de les dénombrer avec précision. En outre, il n’est pas rare que des musiciens issus de groupes différents montent des projets parallèles. La plupart du temps, ils se connaissent ou sont même des potes. Et parfois, ces expérimentations débouchent sur la naissance d’un nouveau band. Allez vous y retrouver !

Aujourd’hui, place donc à ABB (plus facile à écrire).

A l’origine, ils étaient deux : lui et elle. Lui c’est Jérémie Fraboni à la guitare et elle, Audrey Coeckelberghs à la clarinette. Leurs voix se marièrent et eurent… des chansons ! Des chansons pop à la sauce folk ou l’inverse peut-être, impossible de le dire ! Toujours est-il que leurs rejetons ont de la gueule et charment dès leur premiers pas…

Ah oui, ils ont un parrain et une marraine ces petits ! Renaud Versteegen aux drums et Sandrine Boget à la (contre)basse. Il y a également le tonton Diego Leyder qui apparaît aussi de temps à autre, armé de son ukulélé.

La petite famille réunie nous présente donc cinq de ses rejetons au sein d’un mini elpee intitulé, devinez ?

Ben oui, « Another Belgian Band », bien sûr ! Minimaliste la pochette est évidemment illustrée par la carte du pays, mais imprimée dans le mauvais sens. Faut-il la regarder dans un miroir ? Est-ce un signe ? Non, car leurs compos sont tout sauf de travers. Tout en cordes en voix et en percussions (sages), ces cinq plages sont entièrement acoustiques et plaisent dès la première écoute. Le duo devenu quintet pour l’occasion a enfanté de superbes ballades soignées, charmantes, charmeuses, simplement belles. « X-ray » et « Mudlife crisis » vous séduiront d’office, je veux bien être pendu si je reçois un avis contraire. Pas de blague, hein !

A voir dans votre coin si l’occasion se présente. Ci-dessous quelques dates à retenir en 2012 :

2 juin  -  MicroMarché  Bxl
5 juin  -  Cocq'Arts Festival  Bxl
16 juin -  An Vert  Liège
24 juin -  Fête de la musique au T.A.G. Bxl
9 août - Jeudis de la capitainerie Namur
30 août - In Vino Veritas  Waterloo

 

Bikini Machine

Let’s Party With

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‘Let’s Party with… Bikini Machine’. C’est quand vous voulez ! Fondé en 2001, cette formation française possède un don pour composer des mini-tubes qui pourraient parfaitement illustrer les délires de Tarantino ou de ce son complice Rodriguez. Leur mélange de rock, surf, soul 60’s, garage et pop yé-yé, qu’elle saupoudre de quelques légères touches électro, est la fois brillant et irrésistible. Jon Spencer est fan du groupe, et ça c’est une référence !

« Let’s Party with… » réunit les meilleurs instrumentaux issus de leurs trois albums (« Où Vont les Cons ») ainsi qu’un inédit (« Chase »). Pour couronner le tout, l’elpee ne sera disponible qu’en vinyle. Très loin des hits jetables, cette collection est indispensable pour réussir la fête…

Johnny Cash

The Soul of truth – Bootleg Vol IV

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Quatrième volume de la série ‘Bootleg’ consacrée à Johnny Cash. 51 titres partagés en deux tomes au cours desquels The Men In Black nous parle de sa foi en Dieu et tout le Saint Tremblement, textes qu’il interprète sur un mix de country et de gospel et bénit parfois de jazz, tex-mex ou rock’n’roll.

Les plages du premier disque datent de 1979. On y retrouve 20 morceaux qui figuraient sur l’elpee « A believer sings the truth », quatre fragments réservés à un autre qui n’a jamais vu le jour et un inédit. Le second réunit des titres enregistrés en 1975 et 1982. Pour les premiers, ils étaient passés aux oubliettes (NDR : deux avaient quand même été récupérées pour alimenter une compile). Quant aux seconds, ils étaient parus sur un album confidentiel intitulé « Johnny Cash – Gospel Singer », l’année suivante. Des enregistrements inédits issus des mêmes sessions ont été ajoutés.

De nombreux amis ou des membres de la famille avaient participé aux vocaux sur plusieurs morceaux dont June Carter (“He’s Alive,” Sister Rosetta Tharpe’s “This Train Is Bound For Glory,” “Far Side Banks Of Jordan”) , Rosanne Cash (“When He Comes”), Cindy Cash (“Lay Me Down In Dixie”), Anita Carter (“Over The Next Hill (We’ll Be Home)”), Helen Carter (sur le titre de la Carter Family “Way Worn Traveler”), Rodney Crowell (“You’ll Get Yours And I’ll Get Mine,” le titre de la Gaither Family “He Touched Me”) et Jessi Colter (“The Old Rugged Cross”). Enfin si 19 titres sont issus de la plume de Cash, le reste est partagé entre une foule de collaborateurs ; et en particulier Billy Joe Shaver (“I’m Just An Old Chunk Of Coal”), Sister Rosetta Tharpe (“Strange Things Happening Every Day”), Bill Monroe (“You’re Drifting Away”), Dorothy Love Coates (“That’s Enough”), Marijohn Wilkin (“Back In The Fold”), Mark Germino (“God Ain’t No Stained Glass Window”), Rodney Crowell (“Wildwood In The Pines”) et quelques autres, sans oublier les hymnes traditionnels.

Décédé le 12 septembre 2003 à Nashville, Johnny Cash, aurait eu 80 ans le 26 février 2012.

 

Leonard Cohen

Old Ideas

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Alors que Bob Dylan avait décidé de surfer sur la vague de la musique folk et populaire dès la naissance du genre, au début des années 60, Leonard Cohen, dans l’ombre de son contemporain, avait surpris et convaincu les labels qu’il était possible de graver des disques très personnels, follement poétiques, anarchiques et capables de plaire au grand public dès 1967, en publiant « Songs of Leonard Cohen ».

Quarante-cinq ans de carrière plus tard, le sublime dandy ténébreux âgé de 77 ans nous démontre encore, à travers son douzième album intitulé « Old Ideas », qu’il demeure vraisemblablement le meilleur parolier du monde.

On aurait en effet pu craindre une œuvre de plus ou de trop qui aurait suivi les plus que mitigés « Ten New Songs » (2001) et « Dear Heather » (2004) ; mais le dernier opus studio du chanteur canadien a pris huit ans avant d’éclore comme un authentique événement musical.

Dix titres sur lesquels le diseur magnifique, imprégné de son âge, se raconte dans un dialogue sincère avec lui-même. Un exercice de style, et non d’égo, où le poète canadien égrène ses réflexions sur la mort, le temps qui passe, les vicissitudes de la vie et du corps, sans jamais quitter les rivages sombres de son lyrisme ténébreux, portant même le cap au large de l’autodérision. Dix titres au cours desquels Leonard Cohen atteint un sommet artistique d’une rare beauté. Moment choisi par le dandy, plutôt adepte du self control, pour nous livrer son être.

 Chaque album de Cohen possède sa propre atmosphère, sa propre ambiance et son propre langage. Sur « Old Ideas », la voix bien timbrée, érodée par le temps, n’a jamais été aussi grave, aussi profonde, virilement éraillée, presque fragile. Une voix parée des arrangements habituels –claviers minimalistes, violons langoureux, chœurs féminins, soli old-fashioned– sur un fond délibérément dépouillé, mieux dosé. Léonard Cohen ne réinvente pas sa musique mais semble revisiter ses différentes facettes. Ici, on y retrouve quelques-unes des grandes dames de la chanson américaine, tous répertoires confondus, du folk au jazz et du blues au gospel ; les traditions yiddish et même celtiques ne sont pas oubliées. Dix nouvelles chansons d’où s’exhalent avec grâce l’essence du grand âge et l’expérience quintessenciée qui, d’esquisse en épure singulièrement précises, tenteraient le sublime, l’œuvre absolue. Les textes, admirablement ciselés, semblent caresser la vie d’un homme usé par le temps, un old man en fin de chemin ; il le sait et chante qu’il ne lui reste guère de temps devant lui à durer : « The Darkness ».

Malgré la richesse de l’œuvre antérieure du musicien montréalais, le pessimisme existentiel et la quête intérieure érigent ce dernier essai en l’(une des) œuvre(s) la plus importante(s) de la carrière de Léonard Cohen. Tirons trois perles de cet album somptueux : «  Going Home », texte à l’ironie aussi cruelle que désabusée, « Show Me The Place », douloureux et splendide cantique d’amour défunt, et « Come Healing », parfum de rédemption qui invite à la réconciliation de l’âme et du corps… 

C’est précisément parce que le Beau n’est rien d’autre que le commencement du terrible que cette œuvre d’une tragique noirceur se transforme en un hymne étincelant, d’une ténébreuse beauté. Maudit d’entre les poètes maudits, Leonard Cohen (fan absolu de Baudelaire) tend le doigt vers des horizons brûlés laissant transparaître implicitement des références à la grande littérature américaine du XXème siècle. Ainsi, on y retrouve des accents inspirés de William Faulkner, Ernest Hemingway, William Burroughs, John Fante, Allen Ginsberg ou encore Charles Bukowski. « Old Ideas » : un moment de pure grâce musicale et d’intensité littéraire. Un album déjà culte !         

        

Dear Reader

Idealistic Animals

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Si vous appréciez les mélodies douces, cet album est fait pour vous. Si vous préférez les émotions fortes ou la musique alternative, passez votre chemin…

Dear Reader est une formation sud-africaine formée en 2006 par le producteur/bassiste Darry Torr et la chanteuse/compositrice Cherilyn McNeil. Aujourd’hui elle est seule maître à bord. Elle a même émigré de Johannesburg à Berlin, la décidément très prisée capitale allemande. « Idealistic Animals » constitue le 3ème elpee du groupe. Il a de nouveau été produit par Brent Knopf (Menomena) et bénéficie du concours d’un invité de luxe, Martin Wenk, multi-instrumentiste chez Calexico.

Tout au long des 11 morceaux de cet opus, l’ambiance est paisible et vaporeuse. La riche instrumentation place régulièrement le violon ou la trompette (« Whale (BooHoo) ») en avant. La voix de Cherilyn McNeil est puissante mais malheureusement parfois un peu lisse, ne permettant pas réellement de secouer le mélomane, comme Feist est capable d’y parvenir, par exemple… Chaque morceau est emprunté au nom d’un animal (Fox, Monkey, Giraffe, …) ; néanmoins, malgré la présence d’un ours ou d’un renard au générique, on ne décèle aucune trace de férocité ou grain de folie… Un zoo bien trop sage pour convaincre totalement.

 

Fanfarlo

Rooms filled with light

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Ils ne sont pas canadiens, mais britanniques. Encore que le vocaliste principal est suédois, mais s’est établi à Londres. Bref, si vous aimez Arcade Fire, vous devriez apprécier Fanfarlo. La musique est pourtant différente, en général plus allègre, mais aussi riche en instrumentation (NDR : outre la structure de base et les gadgets électroniques, on y retrouve violon, mandoline, xylophone, scie musicale, trompette, piano, glockenspiel, melodica, mandoline, saxophone et clarinette). La comparaison irréfutable nous vient de Simon Balthazar, dont le timbre est très proche de celui de Win Butler. Les quatre autres musicos assurent les backing vocaux à des degrés divers.

Bien équilibré, l’opus recèle quelques petites perles. A l’instar de « Replicate », balayé par un violon judicieux, de l’enlevé « Deconstruction », caractérisé par sa basse propulsive et ses cordes staccato. Du cuivré « Tunguska », mais dans l’esprit d’un Beirut. De « Lenslife », dont le refrain luxuriant (ces arrangements !) contraste avec le couplet minimaliste (Talking Heads ?) Du latino « Feathers ». Et puis du remarquable et entraînant « Tightrope », tramé sur une ligne de basse irrésistible. Dommage que le dernier quart de l’elpee soit moins percutant.

Et pour que votre info soit complète, sachez que mis en forme par Ben H. Allen (Deerhunter, Animal Collective), « Room filled with lights » constitue le second opus de Fanfarlo. Il fait suite à « Reservoir », paru en 2009.

 

Craig Finn

Clear heart full eyes

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Craig Finn, c’est le leader de The Hold Steady, une formation new-yorkaise qui compte déjà 5 albums à son actif. Craig Finn en est le leader et il vient de s’autoriser un interlude en solitaire, sous la forme de ce « Clear heart full eyes », un disque qui a été enregistré au Texas (NDR : à Austin, plus précisément), sous la houlette de Mike McCarthy (Spoon, Trail of Dead).

Mais ce qui frappe d’abord à l’écoute de cet opus, c’est la voix de Craig. Déclamatoire, torturée, elle me fait penser à celle de Vic Chesnutt. Le début de l’elpee se révèle plus électrique. Une slide gémissante balaie « Appolo Bay », la compo qui ouvre le disque. Un blues nonchalant réminiscent de Calvin Russel. Vivifiant mais fiévreux, « When no one’s watching » nous replonge dans l’univers Paisley Underground de Dream Syndicate. Enfin, plus basique, « No future » campe un rock très ‘reedien’. Le reste de l’album alterne compos blues ou country. A l’instar de « New friend Jesus », bien enlevé dans l’esprit de Johnny Cash. De l’entraînant et contagieux « Terrified eyes », que les Drive By Truckers auraient pu mettre à leur répertoire. Ou encore du plus country/rock « Balcony » qui bénéficie du concours de Rocky Ray Jackson, à la pedal steel. Une exception qui confirme la règle, le plus pop « Jackson », caractérisé par sa guitare vibrato. Et si « Rented room » campe un blues mid tempo, « Honolulu blues » emprunte un format blues/rock, ma foi, fort classique. Un album sympa, mais pas révolutionnaire…

 

Guided By Voices

Let’s Go Eat the Factory

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En abandonnant Guided By Voices, Robert Pollard était presque devenu chronophage, multipliant les projets, en solitaire ou autres, à tel point que plus grand-monde ne parvenait à s’y retrouver. Et, surprise, il a remonté, pour célébrer l’anniversaire du label Matador, son GBV ! Qui vient d’enregistrer un 17ème album.

La discographie de GBV est fabuleusement inégale ou inégalement fabuleuse, selon. En fait sur un même opus on peut y retrouver des chansons exceptionnelles et des titres sans aucun intérêt. Alors imaginez les compos réalisées lors de sa phase expérimentale, pré-2011…

De toutes manières, depuis 1983, l’Américain et sa bande n’en ont jamais fait qu’à leur tête ; et ce n’est pas aujourd’hui qu’ils vont changer. Toujours aussi lo-fi, éclectique et généreux, ce « Let’s Go Eat the Factory » réunit 21 morceaux en un peu plus de 40 minutes. Les allumés de Dayton (Ohio) passent aisément du rock garage (« Laundry and Lasers ») ou psyché (« The Big Hat ») aux ballades foutraques mais hautement mélodiques (« Doughnut for a Snowman »), mais parviennent une nouvelle fois à faire foirer quelques titres, dont le single « The Unsinkable Fats Domino ». Bref, un disque qui comporte sans doute trop de plages, mais recèle plusieurs véritables pépites dont le magnifique « Waves ».

Les fans du groupe vont apprécier la réouverture de l’usine GBV. Les autres accueilleront ce long playing –qui semble réellement avoir été enregistré dans la cave du voisin– avec une indifférence polie…

Arthur H & Nicolas Repac

L’or noir

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Aïe, aïe, aïe, on s’attaque à du lourd ! Arthur H si vous l’ignorez encore n’est autre que le fils d’Higelin, chantre et doux dingue de la chanson française. Nicolas Repac est musicien et compositeur. Il a apporté son concours sur pas mal d’albums d’Arthur, dont le dernier en date « Baba Love », est sorti il y a douze mois à peine. D’ailleurs, Nicolas et Arthur collaborent ensemble depuis une bonne quinzaine d’années.

Contrairement à son prédécesseur, « L’or noir » ne ressemble pas à un recueil de ‘chansons’ comme on a l’habitude d’en entendre de la part de ce quadra un peu déjanté, baroudeur et aventurier.

Sur ce nouvel opus, le duo a imaginé un concept totalement différent. D’un côté onze textes empruntés à une collection de poètes du XXème siècle, issus d’Afrique, d’Haïti ou des Antilles françaises, l’or noir. De l’autre, un monde musical tout ce qu’il y a de plus intime, expérimental. On dira même plutôt ‘ambiance musicale’ que musique. Nicolas Repac et Arthur H ont ‘composé’ une atmosphère émotionnelle, une couleur sonore qui vibre avec chaque poème qu’Arthur récite en rythme mais sans jamais chanter.

Bizarrement, on se laisse prendre au jeu ; et les textes ainsi ‘interprétés’ prennent une dimension nouvelle, plus forte, plus authentique que lors d’une lecture banale, normale.

Evidemment, ce disque se démarque de la ‘chanson française traditionnelle’ ; ce projet n’a sans doute pas l’ambition d’occuper une place en vue dans les charts ou de viser un public amoureux de variétés.

Néanmoins, il a le mérite d’exister et le tandem n’a pas eu peur de prendre un risque en réalisant un tel travail.

Curieux, étonnants, hypnotiques, ces onze titres s’écouteront plus attentivement qu’ils ne s’entendront.

Pour public averti !

 

The Jezabels

Prisoner

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The Jezabels est une formation australienne, issue de Sydney très exactement. « Prisoner » constitue son tout premier album. Il fait suite à trois Eps publiés entre 2009 et 2010.

Cet opus est partagé entre deux plaques. La seconde nous propose trois extraits de leurs différents Eps, deux adaptations acoustiques  (« Endless summer », « City girl ») et quatre versions ‘live’, immortalisés au » Heaven » de Londres.

Mais l’essentiel nous vient de l’opus proprement dit. Découpé en 13 plages, il constitue une véritable claque. D’abord, il y a la voix de Haley Mary, sorte d’hybride entre Stevie Nicks et Florence Welch. Pas de bassiste, mais une claviériste/pianiste, dont les interventions peuvent nous plonger aussi bien dans une atmosphère ambient (« Reprise », le cinématique « Austerlitz »), spectrale (la ballade incantatoire « Peace of mind ») ou carrément gothique (l’orgue d’église en intro du titre maître), que suppléer à cette absence de basse. Et si les cordes de guitare peuvent se révéler épiques, U2esques (le final « Catch me », « City girl » davantage en staccato), il faut reconnaître qu’en général le climat qui règne tout au long de l’œuvre est ténébreux. Il se révèle même dramatique sur « Deep wide ocean », caractérisé par ses drums martiaux, et « Nobody nowhere », un hymne flamboyant au cours duquel le timbre de Haley s’élève dans la stratosphère, à la manière de Liz Fraser. Et paradoxalement, sur « Horsehead », elle emprunte celui de Dolores O’Riordan, lorsqu’elle n’embrasse pas les inflexions de Patti Smith. Ce qui n’empêche pas le quatuor de dispenser des compos plus contagieuses.  A l’instar du single « Endless summer » ou du plus soft rock « Long higway », un morceau de 6’.

Pour mettre en forme cet elpee, le band a non seulement fait appel à Latchan Mitchell, mais surtout à Peter Katis, notoire pour avoir bossé pour The Natinal, Interpol, Jonsi et The Swell Season. Un superbe album !

 

My Bloody Valentine

Ep’s 1988-1991

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Dans la foulée de la remasterisation d’« Isn’t anything » et de « Loveless », Sony a donc décidé de publier un double cd réunissant, quelques Eps gravés par la formation irlandaise entre 1988 et 1991 (NDR : vu le titre, c’était pas difficile de l’imaginer…) Pas tous, mais probablement les plus essentiels. Enfin, ceux qui permettent d’analyser l’évolution du groupe entre la sortie d’« Isn’t anything » et de « Loveless ». Enfin, pas tout à fait puisque « You Made Me Realize » est paru avant « Isn’t anything » et « Tremolo » avant « Loveless ». Par conséquent, les deux autres « Feed Me with Your Kiss » (1988) et Glider (1990), entre les deux. Le tout est enrichi de raretés, comme ces deux fameux instrumentaux, dont je vous parlais dans la chronique d’« Isn’t anything ». L’opus est double et recèle 24 plages. Probablement la sortie la plus intéressante des trois, si vous ne possédez pas les versions originales des deux long playings dont question dans cet article…