La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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La couleur intérieure de The Intemperate Sons…

The Intemperate Sons a fait irruption sur la scène rock alternative de Dallas (Texas), à l'été 2019, se distinguant immédiatement par un son mêlant riffs de guitare brûlants, mélodies obsédantes et profondeur émotionnelle brute. En 2021, son talent…

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Oscar and the Wolf signe chez PiaS

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Oscar and the Wolf vient de signer chez PiaS. Leur premier single “Orange Sky” est à découvrir sur soundcloud avant la sortie prochain Ep « Summer Skin », disque qui a été produit par Robin Proper-Sheppard (Sophia).

http://soundcloud.com/piasbelgium/oscar-and-the-wolf-orange-sky

https://www.facebook.com/pages/Oscar-the-wolf/333647900884

 

Le Yéti

L’animal en moi

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Le Yéti est un animal bizarre. Personne ne l’a jamais réellement bien vu. Néanmoins, on en a immortalisé quelques clichés, extrêmement flous, qui entretiennent malgré tout le mystère. Même Tintin s’y est frotté en son temps… au Tibet.

Ce Yéti-ci est un monstre issu du milieu musical belgo-belge, un monstre à cinq têtes lorsque le Yéti se produit sur scène. Tout comme Thierry De Brouwer (ex Melon Galia), les quatre autres figures sont issues du sérail wallon. Ce grand ours mal léché (!) s’est adjoint les services de Catherine De Basio, Ludovic Bouteligier, Simon Bériaux et François Gustin pour mener à bien son joli projet.

Seul lorsqu’il bosse en studio, afin de réaliser son rêve, il reçoit juste l’aide de Craig Schumacher, au mixage. Le résultat est plus que probant. Douze jolies petites chansons pop sophistiquées au sein desquelles on retrouve « Les danses nocturnes », régulièrement programmé lorsque l’on fait la part belle aux chansons interprétées en français sur les ondes. On rencontre également sur ce très bon elpee quelques plages enthousiastes, intimistes et méticuleusement bien finies, « Je maudis ma nuit » ou « L’animal en moi » frappent directement l’auditeur tant les mélodies et les textes sont remarquablement associés. Même si les lyrics ne volent pas très haut, on s’amuse malgré tout à l’écoute de ce premier projet bien réalisé.

Une jolie petite envolée pour ce Yéti bien de chez nous.

 

Leadfoot Rivet

Welcome to my mongrel music world!

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Malgré son identité, Leadfoot Rivet est de nationalité française. Il chante cependant bien dans la langue de Shakespeare. Ce musicien n’est pas vraiment un génie, mais il se débrouille plutôt bien à la guitare et à l’harmonica. Il a déjà apporté sa collaboration à une multitude d’artistes, et notamment Larry Garner, Tom Principato, Boney Fields ainsi que côté Hexagone, Laurent Voulzy et le regretté Alain Bashung! Des références qui ont certainement dû impressionner Mighty Sam McClain et Mighty Mo Rogers. Sa discographie est abondante. Il a commencé à enregistrer au cours des années 80. Au sein de Rockin’ Chair tout d’abord. Il a publié sous son véritable nom, Alain Rivey, “Lunatik Combo”, un elpee pour lequel il avait reçu le concours de Claude Langlois, le patron de Dixiefrog. Il faut dire que Langlois et Rivet sont les fondateurs du label. Ecurie née en 1986. Sous son sobriquet, il grave un premier opus, en 1998, “Saint Blues”. Un disque qui avait bénéficié de la participation de Larry Garner, Roy Rogers, Amos Garrett et Tommy Castro. Excusez du peu!

Son surnom ‘Pied de plomb’, il le doit au chanteur louisianais Larry Garner, qui lui rempochait de conduire constamment pied au plancher. Pour concocter ce cd, il est essentiellement soutenu par son fidèle guitariste Pat Boudot-Lamot. Ce qui ne l’a pas empêché d’inviter quelques amis lors des sessions d’enregistrement.

“Split personality” ouvre le bal. Un folk blues dont les sonorités légèrement orientales émanent du sitar de Fred Chapellier, un compagnon de label. Le Stetson vissé au sommet du crâne, les lunettes solaires posées sur le nez, notre pied de plomb, apparait très détendu. Sa voix est grave et lancinante sur “I feel like I’m sinkin”, une compo aux accents manifestement country. L’instrumentation acoustique est impeccable. Mais s’en détachent la musique à bouche du maître et les cordes de Thomas Weirich. “Fried okras” élève quelque peu le rythme. La trame acoustique domine toujours le sujet. Stéphane Avellaneda (NDR : un musicien qui accompagne régulièrement Ana Popovic) tape sur son cajon, un instru à percussion péruvien. Si l’univers de Rivet est personnel, il en colore les atmosphères au contact de ses partenaires. En toute décontraction. Cherchant constamment la parfaite homogénéité. Et il le démontre tout au long de “Friend lover wife”, un morceau au cours duquel les 3 grattes sont à l’unisson : le sitar de Chapellier, la slide de Jean-Paul Avellaneda et la rythmique de Weirich. De “Famous”, ensuite. Un titre trempé dans le blues le plus pur. De “Mongrel music” encore. Une très belle compo, empreinte de simplicité, malgré la présence d’un luth vietnamien. Ou encore d’“Apples dipped in candy”, souligné par un bouzouki électrique. Les escapades rythmées et électrifiées sont plutôt rares. Elles se résument à “Them changes”, au cours duquel Jean-Paul s’autorise une envolée sur sa Gibson. Sur “Where is the director ?” également. Une piste enlevée, nerveuse, illuminée par la contribution à la slide amplifiée de John Mooney. Et enfin, la finale. Un blues généreux, imprimé sur un mid tempo et alimenté par une lutte royale entre les guitares de Boudot-Lamot et Tom Principato, invité pour la circonstance. Une aventure qui ne manque pas de passion !

 

Live Footage

Plays Jay Dee

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"Plays Jay Dee" constitue le troisième opus de Live Footage, un duo établi à New York. Dans l’arrondissement de Brooklyn, très exactement. Mike Thies et Topu Lyo se sont rencontrés par hasard, il y a quelques années, lors d’une fête d'Halloween ; et depuis, ils n'ont cessé de bosser ensemble sur ce projet expérimental consacré à l’électro acoustique.

Découpé en 8 pistes, "Plays Jay Dee" est instrumental. L’un se sert de son violoncelle et de ses bidules électroniques, l’autre de drums et de synthés. Le résultat campe une musique filmique, délicate, finalement plus proche de Cinematic Orchestra que de feu Jay Dee, dont ils reprennent ici les compos. On a même parfois l’impression que certaines pistes sont enrichies d’un véritable orchestre symphonique. 

Malheureusement, si le sens mélodique est évident, l’excès de douceur finit par rendre l’ensemble mielleux. Peu aventureux, sans grand relief ni changement de rythme, on s’ennuie ferme à l’écoute de ce cd. Et même pas un peu de vocaux, pour rendre la mixture un peu moins linéaire. Si bien qu’en fin de parcours, c’est un sentiment d’exaspération qui m’a tout bonnement envahi. Dommage, car le départ augurait le meilleur. Mais le soufflé est retombé aussi rapidement qu’il n’est apparu. Une déception, surtout quand on sait que les deux compères possèdent un talent indéniable.

 

Malted Milk

Get some

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A l’origine, Matlted Milk se résumait à un duo. Soit le chanteur/guitariste Arnaud Fradin et le bassiste Igor Pichon. Un tandem qui s’était spécialisé dans le Delta blues. Mais lorsque le line up passe à un quintet, leur musique se convertit au style Chicago. Et on n’est pas au bout de leur évolution, car de passage à Memphis, le combo rencontre le chanteur noir Karl W Davis. Suffisant pour s’orienter vers la musique soul. “Sweet soul blues”, le dernier elpee n’avait rencontré qu’un succès d’estime.

Le long playing s’ouvre par “Human wave”, un titre trempé dans le funk soul largement cuivré. La voix d’Arnaud semble très à l’aise au sein de cet univers sonore. La libération des cordes est un instant de choix. Je préfère néanmoins “Hope she believes in me”, une piste imprimée sur un tempo plus lent, proche du southern soul de Stax. La voix est excellente et le jeu de guitare s’inspire du grand Albert King. Tout comme sur la plage suivante, “Touch you”, même si le rythme est bien plus nerveux. Dansant, “Sweet baby” trempe dans le pur blue soul. Pas vraiment ma tasse de thé. Je lui préfère, “True love” un morceau coécrit en compagnie de leur ami KW Davis. Au cours de cet exercice de style minimaliste, tous les instruments sont bien en place. Voix et guitare sont inondées d’une sensibilité profonde. Un excellent blues aux accents dramatiques très proche d’un autre dieu de Memphis, Mr BB King. Et pour notre plus grand plaisir, Malted Milk baigne dans la même atmosphère tout au long de “Since you left me”, un titre enrichi par le concours de cuivres aux sonorités immaculées ainsi que l’orgue Hammond de Nicolas Mary. Le “Soul of a woman” de KW Davis est légèrement épicé de reggae, un morceau au cours duquel la ‘six cordes’ est subtilement taquinée par le jeu des pédales. Et c’est une compo de Davis qui clôt l’opus, une piste qui bénéficie de la collaboration d’une amie bretonne, aux vocaux, Julie Dumoulin…

 

Pony Pony Run Run

Pony Pony Run Run

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Les Nantais de Pony Pony Run Run avaient en 2009 publié un premier LP, « You Need Pony Pony Run Run », boosté commercialement l’année suivante par un tube, le sympathique « Hey You ». Depuis, Pony Pony Run Run fait partie intégrante du PAF, sans pour autant l’avoir mérité, le disque originel se révélant plutôt anecdotique.

Rebelote pour le PPRR deuxième du nom. L’éponyme du trio ne remonte pas la barre, pourtant assez bien basse. Les frangins Réchin Lê Ky-Huong et Antonin Pierre, la troisième roue du carrosse, délivrent à nouveau une pop mollassonne (« Far Away », « Don’t Stop »), des ballades d’une moiteur assommante (« Sorry », «  We never Try To Recall ») et quelques faux accents eighties pour s’assurer au moins un hit (« Come Back to Me »). Second tour, second échec. Run Run, Pony Pony…

 

Simian Mobile Disco

Unpatterns

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Les deux James sont de retour. Et en force ! James Ford et James ‘Jas’ Shaw, les grands pontes de la machine Simian Mobile Disco se transcendent sur cette troisième et impeccable galette des rois. Il leur aura fallu trois ans et une parenthèse technoïde (« Delicacies », 2010) pour délivrer un LP qui surpasse « Attack Decay Sustain Release », leur œuvre introductive datant de 2007. Pour « Unpatterns », le duo anglais a complètement changé la donne, mettant une sourdine aux vocalises et au déballage de guests. Un déballage qui a d’ailleurs relativement desservi  le bien nommé « Temporary Pleasure », en 2009.

Le Simian Mobile Disco, circa 2012, est un condensé de pur plaisir hallucinogène. « Unpatterns » est un disque fait sur-mesure pour danser, tripper et s’envoyer en l’air. Voire les trois en même temps. On y retrouve un duo au top de sa forme, distillant son amour pour la Retro House (« Seraphim », « Your Love Ain’t Fair »), l’élégance de l’IDM (« The Dream Of The Fisherman’s Wife »), les énormes montées acides (« Interference ») et les rythmiques hypno-obsessives (« Pareidolia », le grandiose « Put Your Hands Together » avec Jamie Lidell au micro, seul invité de la galette).

Pile à l’heure, le duo a bien compris l’adage ‘less is more’ et s’est détourné à temps d’une direction qui ne lui collait que très peu à la peau. « Unpatterns » replace Simian Mobile Disco sur le haut de l’affiche, là où est sa place. Go Bristol !

 

Rob Tognoni

Energy red

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L’Australie a également enfanté d’excellents bluesmen. Mais, le plus souvent, le blues a pris une forme plus rock, plus puissante aussi. Dave Hole en est certainement un bel exemple. Il a d’ailleurs forgé sa notoriété par son jeu brutal sur la slide. Rob Tognoni est également un gratteur énergique. Pas pour rien qu’il a intitulé cet album “Energy Red”.

Il y a plus de trente ans que cet artiste roule sa bosse sur les routes. Et s’il est parvenu à se faire respecter, il est également prêt manifester toute sa générosité. Rob est né en Tasmanie. Au cœur des 90’s, il enregistre une série d’albums pour le label spécialisé en hard rock, Provogue, dont “Stones & Colours”, en 1995. Il a aussi publié un ‘live’ pour l’écurie française Dixiefrog en 2005, “Shakin’ the devil’s hand”. Sa dernière œuvre remonte à 2010. Encore un live. Double de surcroît. Intitulée “Rock’n’roll live”, elle était parue chez Music Avenue.

Rob est âgé de 52 ans. Le premier groupe qui l’a marqué n’est autre qu’AC/DC. Des compatriotes ! Tognoni est un adepte de la formule trio. Leader, chanteur et guitariste, il ne tolère comme backing band que sa section rythmique réunissant le bassiste Frank Lennartz et le drummer Mirko Kirch. La puissance du rockin’ blues s’installe dès les premières notes de “Take you home now”. Dès qu’il en a l’opportunité, Rob écrase ses pédales pour libérer des sonorités torturées. “Boogie don’t need no rust” est un boogie rap sans grand intérêt. La machine à décibels tourne à plein régime. A l’instar de “Fire from Hell”, une plage redoutable et sauvage. Un peu de sérénité, quand même, dans cet univers frénétique : “Someone to love me”, un slow blues coloré par l’orgue de Kei Robertson. Encore que Rob y arrache les notes, les lacère, tout en maîtrisant parfaitement son sujet, néanmoins. “Blue butterfly” baigne dans la douceur mélodique. Bien construite, “Don’t love” ne manque pas de potentiel. “Queensland heat” lorgne sagement vers AC/DC. Une sagesse qui sied finalement plutôt bien à Tognoni. Et il le démontre tout au long de trois reprises. Tout d’abord, sa version attachante et bien ficelée du notoire “Can’t you see” des Doobie Brothers. Ensuite la cover du “As tears go by” des Stones. Et enfin, le “Better be home soon” de Neil Finn (Split Enz/Crowded House). Signé par l’ex-Chain (NDR : encore un Kangourou !) Matt Taylor, “I remember when I was young” est un blues shuffle à la sauce Stevie Ray Vaughan. Rob conclut cet elpee par “I wanna play an Iggy pop record today”, une plage hyper speedée, à la limite punk. Pourquoi pas?

 

Nico Wayne Toussaint

Lonely number

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Nico Wayne Toussaint est originaire de Toulon. Sa passion, c’est le blues ; et son instrument de prédilection, l’harmonica. Il reconnaît pour influence majeure, le souffleur noir, James Cotton, harmoniciste qui militait autrefois au sein du Muddy Waters Band. A 20 ans, il se produit en compagnie de son père, pianiste, dans Vent du Sud. Quelque temps plus tard, il fonde son Nico and Friends. Son second prénom, Wayne, lui vient de son parrain qui vit à Minneapolis. C’est d’ailleurs au siège du comté de Hennepin, dans l'État du Minnesota, qu’il enregistre son premier opus, “C’est si bon”. Nous sommes alors en 1997. L’année suivante, il est signé par le label français Dixiefrog. Et “Lonely number” constitue déjà son 7ème elpee, gravé au sein de cette écurie. Les sessions se sont déroulées à Montréal, sous la houlette de Nick Estor, lequel se réserve également les baguettes. Le disque recèle une majorité de compos personnelle, mais également quelques inévitables reprises. Enfin, quelques invités sont venus prêter main forte à leur ami frenchie ; de quoi rehausser l’intérêt de ce long playing.

“Lonely number” s’ébroue sur un tempo indolent. Une plage qui n’est pas sans rappeler l’un des maîtres du blues des marais louisianais, Slim Harpo! Le rythme s’éveille pour attaquer le superbe “Hope she believes me”. Nico est très proche de son ami souffleur RJ Mischo. Il se montre très pro, soutenu par la prestation éblouissante de Mike Welch aux cordes. Pas le temps de souffler, et il c’est le moment du “Time to party”, un jump blues à la californienne au cours duquel les interventions de David Maxwell au piano, sont sublimes. Le souffle de Toussaint est pétri de classe et nous rappelle William Clarke. On n’a pas le temps de s’ennuyer sur cet opus. Imprimé sur un solide tempo, “Time to cut to loose” vire au R&B. On en a des fourmis dans les jambes. Une piste entretenue par le Batave Mister Boogie Woogie aux ivoires (NDR : alias Eric Jan Overbeek), dont les accords frôlent le délire, ainsi que le saxophone de Tommy Schneller. Guy Davis chante aux côtés de Nico le solennel “How long to heal”. Un delta blues majestueux et chargé d’émotion. “Where was I” et “My one last thing” sont des Chicago shuffles très entraînants. Nico souffle à la manière de Little Walter sur l’instrumental “Waltering in Montreal”. Invité prestigieux, Rod Piazza vient donner la réplique sur son harmonica chromatique au diatonique du Français, sur la cover du “My own medicine” de RJ Mischo. Mister Boogie Woogie est à nouveau au piano pour “High class in disguise”, une plage dynamisée par les rythmes syncopés de la Nouvelle Orléans. Et la suite est toujours d’aussi bonne facture. Nico souffle comme Sonny Boy Williamson 2 sur “ I love you through and through”. “Deep down in Florida” nous replonge dans une atmosphère digne de Muddy Waters ; JP Soars a empoigné la slide et Nico peut enfin souffler dans le même registre que son mentor, James Cotton. “She comes and go” nous propulse au sein d’un climat digne du géant Howlin’ Wolf ! L’elpee s’achève par le bouleversant et dépouillé “Dealing with the devil”, une compo signée Sonny Boy Williamson 1. Du blues cinq étoiles. Sans aucun doute, le meilleur album commis par Nico Wayne Toussaint, à ce jour…

 

Tu Fawning

A Monument

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L’an dernier paraissait « Hearts On Hold », premier disque de Tu Fawning, projet ‘familial’ monté par Joe Haege (31Knots, Menomena) et Corinna Repp. Un bel ouvrage à la sortie bien trop discrète. Plutôt que de tourner en rond dans leur salon, le couple s’est attelé sans attendre à l’écriture de leur second LP, « A Monument ». Bénéficiant du concours de leurs deux compagnons de route, Toussaint Perrault et Liza Reitz, Haege et Repp emmènent leurs explorations sonores un brin plus loin. Le quatuor s’est forgé une personnalité plus solide qu’à ses balbutiements et propose neuf nouvelles fresques théâtrales sombres et classieuses à la fois.

« A Monument » voit débouler Florence + The Machine de manière impromptue sur le perron de St Vincent (« Build A Great Cliff »), Arcade Fire se battre mano a mano contre la clique de Broken Social Scene (« A Pose For No One », « Skin and Bone ») ou une Beth Jeans Houghton s’accordant quelques cabrioles sous les draps de Geoff Barrow (« In the Center Of Powder White », « To Break Into »). Bref, il se passe des tonnes de trucs bizarres sous le toit de Tu Fawning. De quoi réfléchir à deux fois avant de décliner l’invitation du quatuor !

Live : 02/06 à la Rotonde du Botanique

AU

Both Lights

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Dans la famille des noms de groupes impossible à ‘googler’, figure AU. Réunissant Luke Wyland et Dana Valatka, ce duo originaire de Portland vient de publier son troisième LP. En introduisant celui-ci par une plage instrumentale judicieusement intitulée « Epic », les deux hommes savaient exactement où ils allaient en concoctant ce « Both Lights ». Fortement influencé par la musique classique et le Jazz, AU aime expérimenter et lorgne souvent du côté d’Animal Collective.

Pour apprécier les morceaux du tandem, comme il se doit, mieux vaut pénétrer dans l’antre d’AU, l’esprit ouvert et ne pas hésiter à effectuer quelques pauses sur le trajet. Car il s’agit d’un repaire difficile d’accès qui, même s’il n’emprunte pas excessivement de chemin tortueux, peut en décourager plus d’un. Mais au bout du chemin, la lumière. Une lumière qui éclaire le savoir-faire impeccable de Wyland en matière de DIY, ainsi que la finesse émanant de la plume de Valatka. « Both Lights » est un disque à apprivoiser. Un travail qui permet d’apprécier d’autant plus la galette.

 

Brendan Benson

What Kind of World

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Brendan Benson est un artiste complet. Producteur, chanteur, compositeur et musicien il est aussi à l’aise à la guitare qu’à la basse, au clavier, au chant ou à la batterie. Et pourtant, la carrière du natif de Michigan continue de se dérouler dans l’ombre des projecteurs. En participant à l’aventure des Raconteurs, projet qu’il a cofondé en compagnie de Jack White, on aurait pu croire que son destin allait changer. Mais rien à faire, Benson continue de briller dans la zone crépusculaire de l’underground.

Brendan s’est établi à Nashville. Et il vient de publier son nouvel elpee. Un opus de power-pop, style au sein duquel l’Américain excelle et qu’il perfectionne au fil des sorties. Ses disques ? Il les réalise en solitaire. Se chargeant de tout. Depuis l’instrumentation à la mise en forme. Rien, d’ailleurs, ne lui échappe. Bien sûr, il n’a pas l’intention de réinventer le monde musical, mais que ce soit dans l’exercice plus rock ou le registre de la ballade (« Bad for Me »), il a le chic pour torcher des compos contagieuses. Pas toutes, puisque sur les douze plages de ce long playing, on recèle l’une ou l’autre compo plus faible. Notamment, en fin de parcours, comme si l’artiste avait éprouvé des difficultés à terminer ses sessions d’enregistrement. Mais dans l’ensemble, « What Kind of World » tient la route. Rien de bien neuf à l’horizon, cependant. Simplement, Brendan Benson a voulu prendre du plaisir et nous le faire partager…

 

Peter Broderick

Music by Confluence

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Ex-membre d’Efterklang, Peter Broderick est un compositeur américain âgé de 23 ans. Et pour lui, la musique est un art sérieux, exigeant. Non seulement il bosse régulièrement en studio pour M. Ward, Zooey Deschanel ou Delorean et multiplie les collaborations, mais il enregistre ses propres albums. Et en solo, il en est déjà à son 9ème opus. 

A l’origine, « Music by Confluence » devait servir de bande sonore à un documentaire intitulé « Confluence ». Un œuvre qui n’a jamais vu le jour ! Ce film s’inspirait d’un un étrange fait divers survenu en Idaho : entre 1979 et 1982, cinq femmes ont été portées disparues, au sein de cet état. Mais seuls trois corps sont retrouvés. Un homme a été accusé de ces crimes… Bref, l’elpee baigne dans une ambiance proche du ‘Zodiac’ de David Fincher. Elle est donc ténébreuse, dramatique et est même hantée par des fantômes. On y entend d’ailleurs des crissements de portes, des chuchotements et des hurlements stridents. Mais aussi des riffs de guitares tordus, des arpèges de piano délicats quoique faméliques ainsi que des cordes angoissantes et glaciales. Une œuvre qui aurait pu parfaitement sonoriser un film d’épouvante. Mais de là à se farcir son écoute juste pour se faire peur, il y a de la marge !

 

DJ Ravin and Nicholas Sechaud

Dubai Eklektic 2

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Ravin et Nicholas Sechaud sont deux Djs passionnés d'électro et de house, résidents dans de luxueux hôtels de capitales, le premier à Paris et le second à Dubaï. Ils nous proposent leur seconde compile constituée de mixes réalisés au sein du palace ‘Grosvenor House Dubaï’, situé le long de la marina, dans l'émirat précité. Lieu dédié à la création musicale et culturelle, l'hôtel se targue en effet, de ne produire que de l'électro chic, orientale et élégante.

Et force est de constater que l'objectif souhaité est parfaitement réalisé tout au long de ce recueil. Les compères nous proposent ici un produit fini dont l’esthétique n’a d’égale que l’excellence. Et la luxueuse pochette de ce double cd, enrichie de splendides images du Grosvenor, ne peut que vous donner l’eau à la bouche.

La première plaque réunit 13 pistes signées Ravin, un Dj qui a quand même décroché plusieurs disques d’or pour ses précédentes créations. Excusez du peu !

Passé l’intro mélodieuse de « Rain of Love », s'enchaînent plusieurs plages aussi variées que contagieuses. Parfois, on a l'impression d’être entraîné pour un voyage exotique. Au sein des îles (« Moina Ya Mokili ») ou en Orient (« Midnight Mawal »). Un coup de cœur ? « Light Pride ». A cause de son énergie communicative.

Il y a bien quelques morceaux qui me bottent moins. En particulier ceux qui adoptent une forme plus jazz (« A Swing Thing ») ; mais ce n’est qu’une question de goût personnel, l’ensemble de l’elpee proposant un éventail de titres toujours susceptible d’accrocher l’oreille. 

C’est Nicolas Sechaud qui signe la seconde galette. Elle recèle également 13 pistes. Paisible et contagieuse, la première plage s’inscrit dans la lignée de son partenaire ; quoique suffisamment distincte pour ne pas souffrir de comparaisons. Sous son adaptation électro, le "Close my eyes" de Kansas est de toute bonne facture, même si pour le puriste, la version originale de « Dust in the Wind » demeure inégalable. Et j’épinglerai encore deux excellentes plages, « Panta Rei » et « I never Sleep ». Le mixing de Nicholas Sechaud est moins puissant, moins énergique que celui de son comparse. Sa technique le conduit vers des titres plus doux et relaxants.

Finalement, les deux DJ's affichent des spécificités totalement différentes et ont le bon goût d’éviter de marcher sur les plates bandes de l’autre.

Excellente production opérée sous l’égide d’Avril Production, « Dubai Eklektic 2 » constitue une superbe vitrine pour l'hôtel, et surtout pour ses soirées chics, raffinées et parfumées d’Orient…

 

Petar Dundov

Ideas from the Pond

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Sept titres sur le nouvel opus de Petar Dundov, un artiste croate âgé de 38 ans. Un disque qui fait suite à « Excapments », premier elpee paru en 2008.

C’est le titre maître qui ouvre l’album. Le climat est léger et empreint de douceur. La symbiose entre piano, clavier et synthétiseur, simple mais efficace. Mais perso, la lenteur et la longueur de la compo (plus de 9 minutes) finit par me taper sur le système.

La suite de l’opus se révèle plus grave, ligne de basse et interventions de drums alimentant cette atmosphère. Mais à nouveau, faute de variation dans le tempo ou même de perturbation salvatrice dans le schéma sonore, on reste sur sa faim. D’autant plus que les titres oscillent entre 8 et 14 minutes. De quoi entretenir un légitime sentiment de lassitude. Un naufrage !

 

Gossip

A Joyful Noise

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‘Pop, Pop, Pop Goes The World’ s’égosillait Beth Ditto il y a trois ans lors de la sortie de « Music For Men », le disque qui a définitivement placé Gossip, sans ‘The’, sur la carte des valeurs sûres et hautement commerciales. Ditto et ses deux acolytes ont bien retenu la leçon. Ne reste donc plus aujourd’hui de « Standing In The Way Of Control » qu’un bon mais lointain souvenir. Gossip n’est plus un groupe Rock et l’assume pleinement sur « A Joyful Noise », leur cinquième LP. Un changement de direction qui fait perdre de sa superbe au trio.

Les mélodies infectieuses et l’esprit un peu punk des disques précédents ont donné le relais à des compos électro-pop formatées, sans punch ni autre ambition que de remplir les fonds de caisses de l’entreprise. En s’associant à Bryan Higgins, figure de proue de la boîte de production Xenomania (Texas, The Wanted, Girls Aloud, Kylie Minogue, etc.), Gossip a perdu toute sa saveur originelle. Les fans de la première heure ne jurant que par la Beth Ditto qui libérait toute la puissance de ses poumons sur des morceaux comme « 8th Wonder », « Yr Mangled Heart » ou « Bones », risquent d’être largement déçus. « A Joyful Noise » ne décolle jamais et pas un seul titre ne se distingue des autres. Du beau gâchis.

Live : 29/06 à Rock Werchter & 30/11 au Lotto Arena d’Anvers

Hong Kong Dong

Sweet Sensations

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Je l’avoue de but en blanc, découvrir Hong Kong Dong pour la première fois sur scène il y a quatre ans ne m’a pas laissé de souvenirs très glorieux. Bien au contraire (Cfr review du concert de Digitalism). J’étais ensuite parvenu à éviter le trio comme la peste, et ce, jusqu’à ce que ce disque n’apparaisse dans ma pile. Et force est de constater que le premier LP du trio gantois est à l’image de ce que j’en ai retenu : une horreur sans nom. « Sweet Sensations » ne fait pas dans la dentelle et dispense un rock mâtiné d’electro-pop et de noise, clairement influencé par des Talking Heads, Deerhoof et autre Prince. De ce mélange découle un melting-pot indigeste et chronophage qui laisse derrière lui tout sauf de ‘sweet sensations’. Les vocalises criardes noyées dans les rythmiques basiques et/ou pseudo-expérimentales du trio lassent en moins de temps qu’il n’en faut pour placer le disque dans la platine. Sans intérêt.

Le 9 juin au Beurschouwburg (Bruxelles).

I Do I Do

More Light

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Deux ans après sa parution, le second et dernier (?) album de ce trio belge issu de notre Flandre profonde, et plus précisément du terroir gantois, vient de parvenir à Musiczine.

Drivé par le chanteur/guitariste Stefaan Decroos, I do I do implique pour autres membres Jonas Tournicourt à la basse et Stephan Spriet aux drums. Cette formation n’est effective que depuis 2006. Ses membres comptent cependant déjà une belle carrière derrière eux et surtout une petite histoire à raconter dans les milieux du rock belge. Le band a publié son premier elpee, en 2007, « None ».

« More Light » lui succède en 2010, après un remaniement du line up. En effet, un quatrième larron vient rejoindre le combo, Jeff Goddard. Il se charge de la basse et permet à Jonas de reprendre son instrument de prédilection, la guitare.

Ce nouvel album aux accents rock indé et prog est une petite découverte et mérite cent fois plutôt qu’une, une écoute attentive. Alternant les passages plus rock et les instrumentaux bluesy acoustiques, I Do I Do réussit à pondre 13 plages qui alternent les moments forts et les moments calmes, les uns ne dérangeant pas du tout les autres. Réussissant une performance de choix, il est pourtant inutile de chercher à vous procurer ce disque chez votre disquaire favori, il n’y est pas. Pour la simple et bonne raison que ce cd n’est disponible que sur commande, via leur website.

Dommage qu’un groupe pareil soit resté si longtemps au frigo. Il mérite certainement davantage de crédit auprès de la presse généraliste…

 

Young Magic

Melt (b)

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Lorsque ce premier album est sorti, Young Magic était encore un trio. Depuis, Michael Italia a quitté le groupe. Un line up réduit aujourd’hui à l’Indonésienne Melati Malay et à l’Australien Isaac Emmanuel. Les onze plages de cet opus ont été enregistrées au sein de 9 pays différents. Soit en Allemagne, en Argentine, en Australie, au Brésil, en Espagne, en Grande-Bretagne, en Islande, au Mexique et aux USA. A l’instar de Yeasayer et de MGMT, les musicos ont autant recours à l’instrumentation organique qu’électronique. Deux références majeures qu’on pourrait citer, même si la musique de Young Magic possède une identité bien personnelle. D’abord, il y a ces vocaux. Envoûtants, hypnotiques, flottants, diaphanes, parfois réverbérés ou distordus, ils sont dispensés, le plus souvent, sous la forme de chœurs. Serait-ce le chant des sirènes ? Une chose est sûre, quand ils forment une boucle, ils deviennent tellement contagieux qu’il devient très difficile de les effacer de votre mémoire. Quant à la musique elle est le fruit de la rencontre entre une multitude de styles musicaux : shoegaze (l’intro « Sparkly » parcouru subtilement de cordes de guitare tintinnabulantes), de hip hop, de soul, de psychédélisme, d’électro, d’ambient et même de rythmes inspirés par l’Afrique de l’Ouest (l’électro-tribal « Yalam », l’exotique « Slip time »). Outre les vocaux, les samples, synthés, laptops et boîtes à rythmes dominent quand même le sujet. Des rythmes, en général, percutants. Dommage cette uniformité de ton. A tel point qu’aux deux tiers de l’opus, on sent un véritable essoufflement, avant que le dernier titre, « Drawing down the moon » ne vienne nous rappeler les excellentes dispositions affichées par cette œuvre, jusqu’au-delà de la mi parcours. 

 

Young Magic

Melt (a)

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Young Magic est un projet initié par les Australiens Isaac Emmanuel et Michael Italia. Les deux hommes ont écumé entre 2007 et 2010 les routes d’Europe et d’Amérique du Sud avant d’atterrir à New York. Ils y croisent la route de Melati Malay, musicienne indonésienne, qu’ils intégrèrent immédiatement à leur formation. En 2011, le trio publie pas moins de quatre singles, dont les trippants « You With Air » et « Sparkly ». Des morceaux qui laissaient entrevoir de jolies choses de la part de Young Magic.

Premier constat à l’écoute de « Melt », le premier LP de Young Magic : ces trois-là en ont bouffé, du Yeasayer. Le trip initiatique du trio tente de s’ancrer dans le psyché. Bien que le saut et le plongeon d’Emmanuel et consorts soient fort efficaces, les performances des trois musiciens s’amenuisent au fur et à mesure qu’ils prennent de la distance. Plutôt que de rapprocher l’équipée de sa destination, l’horizon s’éloigne lentement de cette dernière. A mi-parcours, un Young Magic à bout de force se retrouve face à un dilemme : se laisser emporter dans les profondeurs ou dériver jusqu’au terme du parcours. Le trio opte pour la seconde option, ce qui lui laisse un  léger espoir. Seul problème, plus personne ne les attend à l’arrivée…

 

Devenez le porte-parole de Linkin’ Park !

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A l’occasion de la sortie du nouvel album « Living Things », ce 22 juin, le groupe américain Linkin Park cherche un porte-parole belge afin de relayer toute l’actualité du groupe sur les réseaux sociaux et sur un blog mis à sa disposition (www.linkinpark-blog.be ). 

Ce porte-parole établira le lien entre Linkin Park, les médias et les nombreux fans du groupe.

En outre, il aura la chance de partir aux Etats-Unis pour assister à l’un de leurs concerts et passer un moment en leur compagnie.

Vous avez plus de 18 ans, vous maitrisez l’anglais et êtes fan de Linkin Park ? N’hésitez pas, posez votre candidature via le site du groupe avant le 30 mai 2012.