Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Enregistré sous Ex:Re

Elena Tonra rompt le silence de son projet solo Ex:Re. La voix du combo indie-folk londonien Daughter annonce la publication de Save As, un nouvel elpee attendu pour le 30 octobre chez 4AD. Pour faire patienter l'auditoire, elle dévoile le single d'ouverture…

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Heathen Foray

Armored Bards

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Il y a un peu plus d’un an, Heathen Forey avait placé la ville de Deutschlandsberg (NDR : une commune du land de Styrie au sud-est de l’Autriche) sur la carte des pays sinistrés par les invasions viking. « The Passage », son premier album, était, en effet, un manifeste de viking métal brutal et guerrier. Un opus réussi, bien qu’un peu trop inspiré par le death métal viking des blonds guerriers suédois d’Amon Amarth.

Après avoir fait le tour de l’Autriche et s’être rendu compte qu’il n’y avait pas de mer pour y faire flotter un drakkar, le quintet à troqué glaives et casques à cornes pour cinq armures flambant neuves de bardes guerriers.

Les compositions réunies sur « Armored Bards », le nouvel opus, s’éloignent donc un peu (mais pas tout à fait) du style viking-death d’Amon Amarth et de Mithotyn pour embrasser un pagan-métal mélodique. Si les chants guerriers tiennent toujours une place importante (« Armored Bards », « Ascension », « A Brother’s Tale »), les textes se réfèrent désormais à des sujets plus variés : l’histoire autrichienne (« Walls Of Vienna »), la mythologie (« Carthage’s End », « Bifrost »), la religion (« Messenger Of God ») et, pagan oblige, les chansons à boire (« Hopfen und Malz »). La musique a également évolué tout en privilégiant le death métal guerrier. Les mélodies folkloriques sont toujours présentes, mais elles prennent un peu moins d’importance. Elles cèdent la place à un riffing speed métal traditionnel mais technique. Le groupe cite d’ailleurs les Anglais de Dragonforce comme l’une de leurs influences principales.

Les cinq bardes en armure ont choisi de se démarquer de leurs références antérieures et de présenter un disque bien plus personnel où les compositions épiques et mélodiques n’ont pas peur de se frotter à la brutalité death métal. Nous ne pouvons que les en féliciter.

Signalons, pour terminer qu’en se dépêchant un peu, les collectionneurs pourront se procurer l’édition limitée du Cd, dont le packaging original en bois inclut un patch et des autographes.

 

John Nemeth

Name the day

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John Nemeth est originaire de Boise, dans l'Idaho. C’est là qu'est née sa passion pour le blues. En se produisant dans les clubs locaux, il est remarqué par le génial gratteur Junior Watson. Nous sommes alors en 2001. Quelques mois plus tard, il se retrouve impliqué comme chanteur au sein du Junior Watson Band. A cette époque, il grave également deux elpees autoproduits : "The jack of harps" en 2002, et dans la foulée, "Come and get it", en compagnie du Watson Band. En 2004, il s'établit à Oakland, dans la baie de San Francisco, pour suivre sa copine. Une très bonne idée, car dès l'année suivante, il est embarqué dans l’aventure des Rockets d'Anson Funderburgh. Il y remplace, un Sam Myers atteint d’un cancer de la gorge et de plus en plus souffrant. En 2006, il signe chez Blind Pig. Il y publie aussitôt "Magic touch", flanqué des Rockets. En 2009, il s’associe à Elvin Bishop pour concocter "Love me tonight".

John est très attaché au R&B des sixties. Celui du fameux label Stax de Memphis. Il est donc soutenu par une section de cuivres et un orgue Hammond pour se mesurer à "Breakin' free", un brûlot imprimé sur un tempo élevé. John chante d’une voix purement soul. Sa première sortie à l’harmonica est brillante. La plage éponyme nous plonge dans l’univers des Wilson Pickett, Eddie Floyd, Arthur Conley et autres Sam & Dave. Nemeth possède l’organe rêvé pour accomplir cet exercice de style. Bob Welsh attaque ses cordes à la manière de Steve ‘The Colonel’ Cropper. L'orgue et la ligne de cuivres continuent de baliser "Do you really want that woman", une plage dynamisée par un tempo funky. John chante comme l'une de ses idoles, James Brown. Il est épaulé par des chœurs masculins. Nemeth se réserve un second billet de sortie à l'harmonica. Et le résultat ne manque pas d’allure. "Heartbreak with a hammer" prend alors la direction de Chicago pour opérer un retour dans l’univers purement blues. Notre néo-Californien s’y révèle éblouissant et nous démontre qu’il a également très bien assimilé le style de Little Walter. Inspiré, Welsh se hisse à la hauteur de son partenaire, sur ses cordes. Retour à Memphis pour "Tuff girl". Austin Delone siège derrière les claviers pour cette chanson qu’il chante dans l’esprit d’Otis voire de Solomon Burke, tout en manifestant un réel panache. Les lumières s'éteignent enfin. Le tempo ralentit. Il interprète "I said too much", une plage lente, la même flamme dans la voix. La subtilité et la finesse de ses cordes vocales illuminent encore "You know", une autre plage caractérisée par une nouvelle sortie réussie sur l'harmonica chromatique. Autre compo lente, "Why not me" est abordée à la manière d'Otis Redding. Remarquable ! L'album s’achève par "Funky feelin'", un morceau évidemment sculpté dans le funk ; un dernier exercice de style périlleux, qu’il accomplit fructueusement à l'harmo. En août 2010, il avait décroché la première place du Living Blues Award, consacrant le chanteur de blues le plus remarquable.

 

OJM

Volcano

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Les patronymes anglophones des membres d’OJM sont un peu trompeurs. Andrew Pozzy (guitare), David Martin (chant), Max Ear (batterie) et Stephen Pasky (piano, basse, orgue, chant) ne sont pas anglais ou américains. Ils sont italiens, originaires de la ville de Treviso, au nord de la grande botte. Peu connu en nos contrées, le quatuor jouit d’une certaine réputation de l’autre côté des Alpes.

Relevant dès sa formation, en 1997, de la scène stoner rock italienne, le combo a pourtant exploré plusieurs styles musicaux différents. Son début de carrière s’oriente plutôt vers le heavy rock. Produit par Paul Chain (Death SS), le plus culte des musiciens doom métal italiens, son premier opus s’intitule tout simplement « Heavy ». Il paraît en 2002. La suite se révèle davantage rock’n’roll. L’attitude stoner des débuts cède peu à peu le relais à un mélange savoureux d’agressivité garage rock et d’explorations psychédéliques enfumées. OJM publie plusieurs Eps et albums, dont certains sont mis en boite sous la houlette de Brant Bjork (Kyuss) et de Michael Davis (MC5). Le combo se produit sur des scènes italiennes, mais aussi britanniques, en support du MC5, d’Iggy Pop & The Stooges, des Datsuns, de Motorpsycho, de Brant Bjork, de Nebula, de Josiah et bien d’autres.

« Volcano » constitue le cinquième LP officiel du groupe. Il a été mis en forme par Dave Catching (Eagles of Death Metal, Queens of the Stone Age). Le style musical d’OJM est assez surprenant, car il parvient à associer des genres musicaux et des époques différentes. Et surtout qu’on imagine difficilement compatibles sur un même disque. Le heavy rock et le rock psychédéliques des seventies (NDR : on pense à Blue Cheer et à Grand Funk, mais aussi un peu à Deep Purple, lors des interventions dispensées à l’orgue par Stephen Pasky) est ici combiné au son cradingue du garage rock de la fin des sixties (NDR : pensez aux Stooges et à MC5) et bien sûr au stoner/desert rock des années 90. Trois époques différentes et trois styles rock différents. Pourtant, il faut avouer que ce ménage à trois passe plutôt bien la rampe.

Certains groupes se contentent de copier les groupes des sixties et des seventies. OJM, lui joue la carte de la différence et de l’originalité. A découvrir !

 

Perfume Genius

Learning

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« Learning » ou la fragilité à fleur de peau. Mike Hadreas, aka Perfume Genius, a mal au cœur et le fait savoir à qui veut l’entendre. Et de la plus belle des manières qui soit. Derrière son piano, le jeune New-yorkais compose de superbes et sombres litanies, belles à vous arracher des larmes. Tant au niveau des textes que des mélodies, la tristesse du garçon est palpable et, même si celle-ci peut parfois mettre mal à l’aise (« Lookout, Lookout », le dérangeant texte de « Mr. Peterson »), chacun des morceaux étincèle de beauté et de limpidité. Cette même beauté qui fait ou a fait le succès d’artistes tels que Antony & The Johnsons, Sufjan Stevens et Final Fantasy.

« Learning » s’aventure parfois aux limites de l’ambient (« When », « Gay Angels »), exacerbant ce sentiment de solitude que l’on éprouve à l’écoute de ce disque. Perfume Genius, qui a été découvert puis introduit au sein du label Turnstile par les garnements de Los Campesinos!, est plus que probablement promis à un avenir moins sombre que ses ritournelles.

 

Roken Is Dodelijk

The Terrible Things (Ep)

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Choisir un tel patronyme est un véritable suicide commercial. Surtout pour un groupe français. Roken Is Dodelijk, non mais vous imaginez ? Non seulement, la formule possède une signification morbide, mais les autochtones risquent fort d’éprouver les pires difficultés pour prononcer correctement ces mots. Et seront, en outre, très surpris, lorsqu’ils les traduiront dans la langue de Molière. Du surréalisme à la ‘belge’, en quelque sorte. Et très courageux de la part de cette formation.

Pourtant, « The Terrible Things », le second Ep de ce combo, découpé en 7 titres, est de toute bonne facture. La pop lyrique et onirique de « Kings of Town » évolue à la croisée des chemins d’Arcade Fire (ces crescendos irrésistibles), Edward Shape & The Magnetic Zeros (sa bonne humeur communicative) et Maxïmo Park (sa morgue british et dansante). Quant au titre maître, il mérite une mention toute particulière ; une compo à la fois énergique et candide mais surtout irrésistiblement contagieuse. En créant une alchimie parfaite entre pop et folk, au sein de laquelle il inocule un feeling positif, le combo français devrait faire un tabac lors de la sortie de son tout premier opus, dont la sortie est prévue pour 2011. Pas surprenant qu’il ait remporté un franc succès lors des Trans-musicales de Rennes, du Festival Rock en Seine de Paris ainsi que de sa prestation accordée au Printemps de Bourges.

Je vous invite donc à écouter en boucle cet Ep de Roken is Dodelijk. Une thérapie qui devrait faire un bien fou à votre santé mentale.

Sia

We Are Born

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L’Australienne déjantée Sia Furler délivre un quatrième ouvrage résolument pop. Exit les grandes envolées symphoniques des splendides « Breathe Me », « Soon We’ll Be Found » ou « Electric Bird », l’ancienne collaboratrice de Zero 7 joue ici la carte de la légèreté. « We Are Born » regorge de ces rythmes catchy et de ces refrains ‘sing-a-long’ qui vous collent aux basques du matin au soir (« Clap Your Hands », « Bring Night », l’obsédant « You’ve Changed »). Depuis la publication en 2008 de « Some People Have Real Problems », la carrière de Sia a embrassé un profil plus pop. Et ce nouvel LP le confirme davantage. La galette est même tellement ‘upbeat’ que les morceaux les plus calmes font presque tâche (« Be Good To Me », « I’m In Here », la reprise –pourtant réussie– du « Oh Father » de Madonna).

Certes, d’aucuns décriront « We Are Born » comme le disque le plus ‘facile’ de la discographie de la jeune femme ; mais la voix de cette dernière libère tant de chaleur qu’on se laisse relativement amadouer. « We Are Born » n’est pas forcément un disque ‘cérébral’ mais il a le mérite de divertir en toutes circonstances. Et autant être honnête, bien davantage que les mélodies, ce sont principalement les vocalises singulières de Sia qui maintiennent l’intérêt de l’ensemble.

 

Sodom

In War And Pieces

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Après Venom et Hellhammer, Sodom est probablement l’un des premiers groupes à avoir consommé du black métal sur la planète. Du moins pour le temps de deux démos (« Witching Metal » en 1982 et « Victims of Death » en 1984) et d’un Ep dévastateur (« In The Sign Of Evil » en 1984). « Obsessed by Cruelty », le premier LP sorti en 1986, avait marqué une transition importante. Le black métal primaire s’était métamorphosé en un thrash métal teutonique rapprochant Sodom de ses compatriotes de Destruction et Kreator.

Depuis ce changement majeur, le trio, mené de main d’acier par Tom Angelripper, n’a plus vraiment changé de ligne de conduite. Mais qui songerait à s’en plaindre puisqu’il délivre exactement ce que l’on attend de lui : un thrash métal puissant, sans compromis et truffé de lyrics ravageurs.

« In War And Pieces » fait suite à « Sodom », l’album éponyme sorti en 2006 (NDR : publié en 2007, « The Final Sign Of Evil » n’était pas vraiment une nouveauté, mais un réenregistrement de l’Ep concocté en 1984, enrichi d’inédits composés à l’époque). Les inconditionnels de la machine de guerre teutonne ne seront pas vraiment surpris par les compositions de ce nouvel opus. Sodom fait du Sodom. Et, heureusement, cette vocation ne risque pas de changer ! La qualité sonore, par contre, est tout à fait épatante. Pour son retour en force, le gang de Gelsenkirchen a bénéficié du concours d’un des poids lourds de la production métal : Waldemar Sorychta (Grip Inc, Enemy Of The Sun) en personne. Le travail du Polonais est, comme toujours, sans faille. Le son est brutal tout en restant clair et puissant. C’est simple, Sodom n’a jamais aussi bien sonné ! Les cordes (basse et guitare) sont dévastatrices et la batterie percutante. Le déluge de décibels n’empêche cependant pas Bernemann (guitare) de placer quelques soli mélodiques du plus bel effet.

Comme il en a pris l’habitude, Angelripper ne laisse pas sa langue au fond de sa poche. Les thèmes évoqués dans ses lyrics dénoncent avec véhémence tous les excès du pouvoir : arrogance, fanatisme, avidité, corruption, couardise et oppression. Sorychta a mis toute sa science au service de la voix du frontman ; elle évoque d’ailleurs celle de Tom Araya (Slayer).

« In War And Pieces » est disponible sous trois formats différents. La version simple Cd, le digipack (incluant un Cd additionnel) « Live in Wacken 2007 » et le double vinyle (rouge sang) enrichi d’un titre bonus. Avis aux collectionneurs !

Près de trente ans après sa formation, Sodom ne surprend plus, c’est vrai. De par sa qualité, par contre, « In War And Pieces » constitue probablement l’achat ‘thrash’ de cette fin d’année.

Une onzième livraison pour Drive-By Truckers !

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Drive-By Truckers publiera son nouvel album, « Go-Go Boots », le 14 février prochain, chez Pias. Selon les infos recueillies, leur musique devrait privilégier la country/soul au détriment du rock. L’elpee des Américains sera enrichi d’un documentaire sur la genèse du groupe. Un morceau est déjà disponible sur leur site : « The Secret to a Happy Ending ».

http://www.drivebytruckers.com

 

 

Un premier plébiscite pour John Grant

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Mojo a choisi « Queen of Denmark », le premier opus de John Grant, comme meilleur album de l’année 2010. Une bonne raison pour vous procurer –si ce n’est déjà fait– l’œuvre de l’ex-leader des fantastiques The Czars, signé récemment par Bella Union.

NB: John Grant sera de passage à l'ABClub le 2 avril prochain. A ne pas manquer.

Le crédo de Human League

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Presque dix ans que Human League n’avait plus publié d’album. Son nouvel opus est en tout cas prévu pour le mois de mars. Il s’intitulera « Credo ». Plus que quelques mois à attendre. En attendant, leur nouveau single, « Night people », un morceau disco et ténébreux à la foi(s), est déjà disponible depuis ce 22 novembre…

http://ww.thehumanleague.co.uk

 

Infatigable Brandon Cox

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Non content d’avoir publié « Halcyon Digest », l’un des meilleurs disques de l’année, à bord de son Deerhunter, Brandon Cox s’est mis en tête de distribuer anticipativement ses cadeaux de Noël. Le prolifique musicien a en effet mis à disposition une série de 4 albums de démos et d’inédits de son autre projet, Atlas Sound.

Intitulés « The Bedroom Databank », ces 4 disques sont téléchargeables gratuitement et sans même devoir livrer une adresse mail sur le blog du généreux bonhomme. Ces 4 disques qui ont été retirés du net par Sony (Cfr. explications par Cox sur son blog) ont été ré-uploadés par l'artiste. Il s'agit donc d'agir vite si vous désirez détenir une copie de ces oeuvres.

http://deerhuntertheband.blogspot.com/

Xavier Rudd

La communion par la musique

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Invariablement pieds nus, Xavier Rudd foule inlassablement les planches des festivals world internationaux les plus célèbres. Au fil du temps, le globe-trotter australien apparaît naturellement comme l’une des personnalités les plus excentriques de la scène world.

Multi-instrumentiste surdoué, ce jeune fou de 32 ans, expert en didgeridoo, manie plus de dix instruments et use de son expérience acquise lors de ses nombreux voyages pour tisser une musique intense et universelle. Il fait du monde sa maison. Un lieu peuplé de sons, de visages et de paysages où il cultive une pluri-culturalité sonore unique. Mêlant musique traditionnelle aborigène et instruments classiques (guitare, batterie, harmonica…), il tisse chaleureusement des ponts entre les continents. Son sixième et dernier opus, présenté ce soir à l’Ancienne Belgique, met d’ailleurs l’Afrique du Sud à l’honneur. Tout au long de « Koonyum Sun », « Xavier Rudd » décide de revenir aux sources de sa musique et de s’éloigner du puissant et décalé « Dark Shades Of Blue ». Un retour en grande pompe qui bénéficie des lumières de Tio Moloantoa (basse) et Andile Nqubezelo (batterie). Deux musiciens sud-africains de légende (ex-membres de Lucky Dube). Un album world exceptionnel sillonné de reggae, dub, blues et folk déjà restitué lors d’un concert inoubliable accordé sur la scène de l’Ancienne Belgique au mois de février dernier.

20h50, les étendards sont dressés. Côté jardin, le drapeau aborigène d’Australie. Côté cour, celui de l’Afrique du Sud. Le ton roots est donné. Les couleurs de « Koonyum Sun » visuellement symbolisées.

Seul, tout d’abord, Xavier Rudd expose toute l’ampleur de son talent. Un début instrumental, assis, qui distille des fluides musicaux proches de l’expérience chamanique. Une transe habillée de trois didgeridoo et d’une batterie qui affronte le temps et fige l’espace. Je répète : seul et simultanément. Impressionnant ! De morceau en morceau, le ‘one-man band’ jongle d’un instrument à l’autre (didge, drums, guitare, harmonica…) et les manie avec une aisance déroutante. Le ‘Yirdaki’ abandonne alors subitement la batterie pour la guitare Weissenborn et l’harmonica. Façon Ben Harper, il gratte et souffle le chaud. Sa dextérité déconcertante irradie la salle d’une atmosphère énigmatique et agréablement crispante. Un premier acte qui impose le respect face à tant de talent et nous laisse sans mots. L’accueil tambourinant du public en sera juge.

Changement de cap subit pour le deuxième acte. Le théâtre du monde s’enrichit des deux musiciens sud-africains d’Izintaba. L’atmosphère change. La dimension artistique prend de l’ampleur. Musiques des Caraïbes, world, rock, reggae, dub… viennent habiter les lieux. Une musique reflétant la passion de l’artiste nomade pour le mélange des cultures. Mixité merveilleusement exécutée ce soir par le trio intercontinental. Un savoureux mélange qui ravit un homme qui aime s’inspirer et défendre toute minorité ethnique. Et, plus particulièrement, la sienne, la culture aborigène.

Artiste profondément humain et généreux, Xavier Rudd a, ce soir encore, atteint son objectif : communier en musique face à un public surchauffé, dansant et visiblement heureux.

Xavier Rudd et Inzintaba, un trio qui réchauffe l’âme et le corps à l’orée d’un hiver bruxellois froid et sombre.  

(Organisation Ancienne Belgique)

 

 

!!!

La preuve par 3 points d’exclamation

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La dernière visite de !!! (chk chk chk), accordée à nos salles bruxelloises, date déjà de 2007. C’était à l’AB. En trois ans, le groupe de Sacramento a vécu de nombreuses épreuves. D’abord le décès tragique de Jerry Fuchs (Maserati, The Juan Maclean), ensuite les départs de Tyler Pope (LCD Soundsystem), John Pugh (Free Blood) et finalement Justin Vandervolgen (tbd). Une situation qui aurait pu mettre un terme à ce qui est probablement l’une des meilleures formations au monde en live (NDR : et je pèse mes mots). Il faut croire que Nic Offer et consorts en ont dans le froc, car ils ont décidé de poursuivre l’aventure. !!! se produisait donc modestement, ce lundi 29 novembre, au sein de l’Orangerie du Bota, pour défendre « Strange Weather, Isn’t It ? », un album atypique qui, jusqu’à présent, n’a pas recueilli le succès de ses précédents essais.

En première partie, The Bewitched Hand tente en vain de chauffer un public dispersé qui n’attend que la formation ricaine. Le combo français se débrouille plutôt bien ; mais franchement, il n’a rien à foutre là ce soir. Son style pop/rock puise largement ses influences chez Arcade Fire. Ce qui contraste singulièrement avec les sonorités disco/punk de !!!. Le chanteur, à la longue tignasse, possède une voix nasillarde détestable (NDLR : ça rime !), mais il est vêtu d’une superbe chemise, probablement achetée chez Cora.

A l’heure fatidique, l’Orangerie est (à son) comble (d’excitation) et dégouline de sueur, avant même que le set ne commence. Le sept gusses montent sur l’estrade. Dès l’entame, Paul Quattrone, doublure du défunt Jerry Fuchs, claque sur ses peaux et n’hésite pas à montrer qu’il n’a rien à envier à son prédécesseur. Rythmique juste, son à faire péter les tympans, !!! balance son single « AM/FM ». Nic Offerne ne tient déjà plus en place. Il se jette à plusieurs reprises dans la fosse afin de communier avec son public. Son corps est en transe. Les tracks du nouvel opus s’enchaînent sans jamais perdre cette cadence frénétique propre au collectif. « Jamie, My Intentions Are Bass » sonne fort ou encore l’excellent « Wannagain, Wannaigain », interprété en compagnie de la féline Shannon Funchess, réveille les plus mous de l’assemblée. Les sommets du show seront cependant atteints par les apocalyptiques « Me and Giuliani Down by the School Yard (A True Story) » et « Yadnus » ainsi que l’excellent « Hearth Of Hearts ». Le public est conquis. Et pour le comble de son bonheur, !!! accordera trois rappels, en n’oubliant pas d’y inclure le furieux « The Hammer »…

Après un spectacle de !!!, on est courbaturé, mais on affiche aussi un sourire jusqu’aux oreilles saignantes. En jetant leurs dernières forces dans la bataille, le combo nous a régalés d’un show exceptionnel. LE concert de l’année !!!

(Organisation : Le Botanique)

Joan As Police Woman siffle le numéro trois…

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La New-yorkaise Joan As Police Woman publiera son 3ème album, « The Deep Field », le 24 janvier prochain. Suivant les infos recueillies, il devait s’agir de son opus le plus allègre et ouvert, commis à cejour. Elle se produira, en outre, le 15 février au Botanique à Bruxelles et au Handelsbeurs de Gand, le 17 du même mois.

http://www.joanaspolicewoman.com

The Dallas Explosion signe l’armistice…

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The Dallas Explosion est une formation belge qui puise ses influences majeures dans le blues, le classic rock et le psychédélisme. Elle publiera son second album, « Off To War » ce 24 janvier sur le label hollandais Dying Giraffe. Le disque a été produit par Peter Crosbie (Sharko, The Tellers) et masterisé à Memphis par Brad Blackwood (Maroon5). Il sera précédé par le single « Blonde Ambition ».

http://www.thedallasexplosion.com

Crystal Fighters : folk Basque.

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Un mélange entre folk et musique Basque vous tente-t-il ? C’est en tout cas ce que les Crystal Fighters revendiquent. Ou osent, selon. Un petit avant-goût ? Leur premier single, « Follow », disponible gratuitement sur le site du groupe.

http://www.youtube.com/crystalfighters
http://www.crystalfighters.com

 

Treefight for Sunlight : décidemment, le Danemark est devenu le royaume de la pop.

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Après The Kissaway Trail et Efterklang, débarque aujourd’hui Treefight for Sunlight, une autre formation danoise, dont la sunshine pop jubilatoire est parfaitement reflétée sur son premier single “What Became of You and I”, disponible sur leur MySpace. Leur premier album est prévu en février et paraîtra chez la très influente maison Bella Union… Assurément un grand espoir pour 2011 !

http://www.myspace.com/treefightforsunlight

Un live pour Pearl Jam

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Pour célébrer ses vingt années d’existence, Pearl Jam publiera un album ‘live’ ce 17 janvier. Son titre ? "Live On Ten Legs". Il contiendra 18 chansons immortalisées lors des différentes tournées du groupe opérées entre 2003 et 2010. L’elpee se déclinera en plusieurs versions (digitale, deluxe et vinyle.) Toutes les titres ont été remixés et remasterisés par Brett Eliason, l’ingénieur du son du groupe. On y retrouve des classiques tels que « Jeremy », « Alive », « Spin The Black Circle » ainsi que des extraits de « Backspacer », leur dernier album studio en date. Le titre de ce nouveau témoignage de l’incroyable intensité des concerts de Pearl Jam est un clin d’œil au disque « Live on Two Legs », sorti en 1998, et enregistré lors de la tournée nord américaine du groupe cette même année.

(d’après communiqué de presse)

Tracklisting:

1. Arms Aloft
2. World Wide Suicide
3. Animal
4. Got Some
5. State of Love And Trust
6. I Am Mine
7. Unthought Known
8. Rearview Mirror
9. The Fixer
10. Nothing As It Seems

11. In Hiding
12. Just Breathe
13. Jeremy
14. Public Image
15. Spin the Black Circle
16. Porch
17. Alive

18. Yellow Ledbetter

Pour plus d’infos : http://www.pearljam.com

 

 

Guetta et Rihanna en duo.

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Et une collaboration de plus pour David Guetta ! Et c’est Rihanna qui s’y colle pour le single  « Who’s That Chick ? » Désolé, mais vous n’y échapperez pas…

http://www.davidguetta.com

 

Stupeflip se prépare à frapper un grand coup !

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Prévu pour février 2011, le nouvel album de Stupeflip est enfin enregistré. Faut dire qu’il y a cinq longues années que King Ju, Cadillac, MC Salo et Pop Hip entretiennent un certain mystère sur le futur du groupe. Et que la formation a rencontré quelques soucis avec son label. Le Stup Crou annonce d’ores et déjà une tournée française pour le printemps. Soyez prêts, « The Hypnoflip Invasion » débarque ! Un coffret collector exclusif et limité à 1000 exemplaires, réservés aux fans, est en prévente jusqu'au 25 novembre 2010 dans le stupermarché.

Premiers extraits disponibles sur :

http://www.myspace.com/stupeflip

Daan est tombé dans la gueule du loup

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« La Gueule du Loup » c’est le titre du nouveau single de Daan. Il figurera sur son prochain album, « Simple », dont la sortie est prévue pour le 29 novembre. Et toujours pas de ‘Best of’ en vue pour la bande à Stuyven, pour la bonne raison qu’il refuse toujours d’en sortir un, malgré plus de 10 années de carrière…

http://www.daan.be