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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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The Very Best vs. Usain Bolt !

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Il semble que l’homme le plus rapide sur terre soit fan de The Very Best ! Le recordman du 100m a en effet invité le groupe à sa fête personnelle après les championnats du monde de Berlin. Le groupe y a interprété les chansons de leur prochain opus, “Warm Heart Of Africa”. Il ne vous restera plus qu’à courir (sprinter ?) le 14 septembre prochain chez votre disquaire pour vous le procurer ?

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theverybestmyspace

 

Themselves ne font pas tout eux-mêmes…

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Le troisième opus de Themselves, duo californien de hip-hop composé du rappeur Doseone (Adam Drucker) et du producteur Jel (Jeff Logan), paraîtra ce 19 octobre. Il s’intitulera « Crownsdown ». Et comme il fallait s’y attendre, plusieurs membres de Notwist ont participé aux sessions d’enregistrement. La formation se produira le 5 novembre au Botanique de Bruxelles et le 6/11 à De Kreun à Courtrai.

Tracklisting:

1. Back II Burn
2. Oversleeping
3. The Mark
4. Gangster Of Disbelief
5. Daxstrong
6. 6. You Ain’t It
7. Roman Is As Roman Does
8. Skinning The Drum
9. Deadcatclear II
10. Gold Teeth Will Roll

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/themselves

 

Vaya Con Dios de retour

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« Comme on est venus », c’est le titre du prochain album de Vaya Con Dios. Il devrait sortir cet automne. Tout ce qu’on sait jusqu’à présent, c’est qu’il sera interprété dans la langue de Molière et qu’un premier single devrait paraître sous peu.

Pour plus d’infos : http://www.vayacondios.info

 

Un vieil ami de retour…

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Compagnon de Jack White au sein des Raconteurs, Brendan Benson, a publié un nouvel album sur Cooperative Music/V2. Le chanteur se produira en concert au Trix à Anvers, le 27 octobre et le lendemain au Botanique de Bruxelles, en octobre pour présenter la powerpop mélodique de son « My Old, Familiar Friend ».

Tracklisting

1. A Whole Lot Better 
2. Eyes On The Horizon 
3. Garbage Day 
4. Gonowhere 
5. Feel Like Taking You Home 
6. You Make A Fool Out Of Me 
7. Poised And Ready 
8. Don't Wanna Talk 

9. Misery 
10. Lesson Learned 
11. Borrow 

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/brendanbenson

 

 

Massive Attack au turbin…

Massive Attack est de retour ! En effet les pionniers du trip-hop publieront un nouvel Ep le 5 octobre prochain. Intitulé « Splitting the atom », ce disque réunira 4 nouvelles chansons qui devraient ravir les nombreux fans de la bande à Robert Del Naja. Les sessions d’enregistrement ont bénéficié de la collaboration d’Horace Andy, de Martina Topley-Bird et de Tunde Adebimpe de TV On The Radio. L’album est lui prévu pour février 2010. Damon Albarn et Hope Sandoval ont été invités à participer à la confection de l’elpee. Le groupe se produira en concert au Lotto Arena le 24 octobre, à Forest National le lendemain, mais également les 10 et 11 novembre au Zénith de Paris et le 14 novembre au Zénith de Lille.

Pour plus d’infos : http://www.massiveattack.co.uk et http://www.myspace.com/massiveattack

 

Clark (Chris Clark)

Totems Flare

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Moins d’un an après avoir commis l’excellent « Turning Dragon », l’Anglais Clark remet le couvert. Responsable d’une imposante discographie tant en elpees qu’en maxis, l’électronicien est devenu en quelque sorte l’une des icônes du bidouillage électronique. Il est même considéré comme un véritable tortionnaire sonore, à l’instar de ses compatriotes Autechre et Aphex Twin. Si les compos de son précédent opus étaient particulièrement tranchantes, « Totems Flare » se distingue par un sens mélodique bien plus aiguisé. Mais cet aspect plus paisible n’empêche pas l’artiste de s’aventurer dans la saturation voire dans la déstructuration. D’ailleurs, ce nouvel elpee est toujours aussi incisif que « Turning Dragon », une œuvre pour laquelle on l’imaginait déjà au sommet de son art. « Totems Flare » démontre une nouvelle fois sa facilité à jongler avec un déluge de sonorités, sans jamais s’y noyer. Et cette maîtrise absolue qu’il affiche toujours après cinq albums est une belle preuve de son talent à l’état pur. « Totems Flare » est aussi une énorme claque pour tout amateur d’électronica déjantée ! A ne pas manquer !

MSTRKRFT

Fist Of God

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Avant de s’emballer pour un combo, on devrait attendre la sortie de leur second album. Et cette remarque vient à nouveau de se vérifier, après avoir écouté le deuxième essai du duo énervé MSTRKRFT (NDR : prononcez Master Kraft). Les deux Canadiens avaient concocté, en 2007, le superbe « The Looks », un opus qui conférait un nouveau visage à l’électro. A cause des beats racés et des influences métalliques (NDR : ne pas oublier que Jesse F.Keeler était une des moitiés du duo Death From Above 1979). Un nouveau son venait de naître et tout semblait indiquer que l’aventure des Torontois était posée sur les bons rails. « Fist Of God » devait donc être le disque de leur consécration. Bernique ! Une véritable catastrophe ! Une bande sonore destinée à la Foire du Tuning ou aux grandes réunions des bourrins. Car bourrins, c’est un peu le terme le plus adéquat pour décrire les beats et rythmes imprimés tout au long de ce disque. Evidemment, la sortie de leur single « 1000 Cigarettes » aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. Mais bon, on pouvait quand même un peu rêver. On se demande quand même si les deux électroniciens n’ont pas fait un mauvais choix en matière de collaborateurs, car ni John Legend, Nore, E-40, Isis ou encore Ghostface Killah ne semblent vraiment coller au style du tandem. Et ne correspondent probablement pas aux aspirations premières de MSTRKRFT. D’ailleurs, on ne peut pas dire que les interventions des invités relèvent réellement le niveau des compos. Après nous avoir légué un « The Looks » à la fois énergique et particulièrement subtil, MSTRKRFT n’est donc parvenu, sur ce « Fist Of God », qu’à nous gonfler à l’aide de sa techno primaire, grossière et irritante. Rien de tel pour dégrader son image !

 

Eternal Tears Of Sorrow

Children Of The Dark Waters

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Il aura fallu 3 longues années à Eternal Tears of Sorrow pour donner un successeur à « Before The Bleeding Sun ». Pourtant, l’attente en valait franchement la peine, car « Children of The Dark Waters », le nouvel album, nous ramène les Finlandais au plus haut de leur forme. Ceux qui ne connaissent pas le groupe auront quand même compris que vu le patronyme, Eternal Tears of Sorrow ne fait pas dans le léger ni l’humoristique.

EToS est tiraillé entre le Death Metal mélodique et le Gothic Symphonique, mais nous offre ici le meilleur des deux mondes en synthétisant les riffs violents et lead guitares subtiles du death metal mélodique et les orchestrations symphoniques du métal gothique. Le tout est rehaussé parfois de duels guitares/claviers apportant une saveur de progressif pas du tout désagréable. Pas de chanteuses soprano comme chez la plupart des pourfendeurs de gothique, mais quelques chœurs puissants qui n’auraient pas dépareillé sur un album de Tristania ou de Trail of Tears. Les vocaux death sont contrebalancés par la magnifique voix claire de Jarmo Kylmänen. Ci et là, quelques passages symphoniques rappellent le Black Metal torturé de Dimmu Borgir. La production claire et puissante est signée Mikko Karmila (Children of Bodom, Nightwish), tandis que l’artwork a été réalisé de main de maitre par Traviss Smith (Amorphis, Anathema, Tarja Turunen, Opeth, etc).

Eternal Tears of Sorrow produit ici son album le plus abouti depuis « A Virgin and a Whore » en 2001. Un must pour tous les fans de musique sombre, violente et mélodique.


 

Peter Nande

Big boy boogie

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Mr Nande est un jeune bluesman danois. Il est à peine âgé de quarante ans, mais affiche déjà une belle carrière musicale. Après avoir écouté Sonny Terry et les deux Sonny Boy Williamson, il prend goût à l’harmonica. Il n’a alors que 16 ans. Il lui faut cependant un certain temps pour monter sa formation, Peter Nande and the Big Difference. A Copenhague, bien sûr. Nous sommes alors en 1998. Eponyme, leur premier elpee paraît en 2002. Le combo commence alors à se faire un nom en Europe. Malheureusement, en 2005, le combo se sépare. Peter veut goûter l'aventure américaine. Il est vrai qu'il a régulièrement participé à des concerts en compagnie d'harmonicistes notoires. Et notamment James Harman, RJ Mischo et Gary Primich. Mais c’est surtout au contact d’Harman que le courant passe. Et en mai 2006, Peter s'embarque pour la Californie, en entraînant son guitariste Ronni Busack-Boysen. James a tout prévu. Il a réservé le studio Oceanside de son ami Nathan James et réunit une jolie brochette de musiciens pour participer aux sessions, parmi lesquels figurent l’élégant pianiste de boogie woogie Carl Sonny Leyland ainsi qu’une excellente section rythmique réunissant le bassiste Buddy Clark et le drummer Hal Smith, notoires dans l’univers du jazz. La star du west coast blues, Junior Watson, est prévue pour épauler l'ensemble. C'est ainsi qu’est né cet opus. Sous-titré "California sessions Vol I", il est sorti en 2006. Enfin, hormis trois plages coécrites en compagnie d’Harman, Nande signe tous les morceaux.

Vaporeux, "Cat be gone" ouvre l’elpee. Un instrumental qui trempe dans le jazz traditionnel. Pas de basse, mais deux guitares aux tonalités contrastées : celle de Ronni et puis de l’invité de circonstance, Nathan James. Peter chante "I need a woman". Son timbre est ferme, mais un tantinet nasillard. La section rythmique libère un maximum de groove. Chicago shuffle, "Mover & shaker" bénéficie du concours des interventions éclatantes de Leyland au piano et de Busack-Boyen aux six cordes, dont le style jump semble parfaitement assimilé. Mr Nande se réserve "She's mad again" en solitaire. Il se concentre sur sa voix et ses deux harmonicas tout au long de cette compo qui évolue quelque part entre Sonny Terry et Howlin' Wolf. Un rythme de mambo introduit "Confessions of a workaholic". Peter chante à la manière d’Harman. Leyland et Nathan James se débrouillent parfaitement dans ce registre funky. Puissant, "Snollygoster" constitue un des meilleurs morceaux de l’opus. Un instrumental au cours duquel le souffle du leader est magique, alors que Busack-Boysen se met dans la peau d'Elmore James. Epatant ! "Ol' sleepyhead" emprunte le rythme du ska. Carl siège derrière l'orgue. Au sommet de sa forme, Jr Watson dispense un solo intégrant partiellement le thème de "Santa Claus is coming to town". James Harman chante le très dépouillé "Kiss me now". Les tonalités de la musique à bouche concédées par Peter sont graves, proches du meilleur Sonny Boy Williamson II. James Michael Tempo se charge des percus. Léger, traditionnel mais suranné, "King of bad excuses" est parcouru par le piano roadhouse de Leyland et caressé par les balais de Smith. Découpé par un tempo saccadé et illuminé par la guitare sur le fil du rasoir de Mr Watson, "Mr Nice" évolue dans un registre proche de la Nouvelle-Orléans. Superbe ballade lente, "Lucky charm" est parfumé par les swamps de la Louisiane. Peter chante d'une voix nasillarde devant les arpèges des ivoires de Carl Sonny. Une superbe plage qui procède paradoxalement de la nonchalance et de la parcimonie de l’instrumentation, et notamment des cordes de Watson. Harman a surnommé Nande, "Big Boy Pete". Il a participé à l’écriture de la plage finale, "Big Boy boogie". Soutenue par la section rythmique veloutée et balayée par les escapades successives de Ronni, Carl et Junior, ce morceau campe un blues d’excellente facture.

Entre-temps, Peter a monté son Peter Nande Band pour tourner en Europe. Au sein du line up on retrouve Ronni aux cordes, Peter Lapiki aux claviers, Henrik Poulsen à la basse et Soren Poulsen aux drums. Et l’an dernier il a commis une suite à l’elpee chroniqué ; un opus qui porte bien évidemment le titre de "California sessions Vol 2", dont on reparlera d’ici quelques semaines, ainsi qu’un autre elpee intitulé "Jellybean baby". Prolifique le Nande !

Alabama Mike

Day to day

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Peu d’infos au sujet d’Alabama Mike Benjamin. Il est bien originaire de Tallageda, dans l'Alabama, où il est né en 1964. Et vit actuellement à Berkeley, en Californie. Producteur, mais aussi drummer, Scott Silveira est un de ces fureteurs constamment à la recherche de talents cachés. C’est donc lui qui a découvert l’énigmatique Mike. Et qui l’a invité à entrer en studio. Vu le talent de cet artiste, les collaborateurs se sont bousculés au portillon pour participer aux sessions d’enregistrement. Car cet elpee est hors norme. La plume de Benjamin est prolifique. Il signe sept des onze plages de "Day to day". Il puise essentiellement son inspiration dans le bon vieux blues urbain et électrique du Chicago des fifties. Presque une ligne de conduite. Par la puissance et le ton grave de sa voix, Mike peut nous rappeler Elmore James, Buddy Guy, mais aussi le Taj Mahal des débuts. De nombreux musiciens notoires issus de la baie de San Francisco ont donc tenu à participer à la confection de cet elpee.

Jon Lawton tout d’abord. Excellent gratteur, il est particulièrement à l'aise sur la slide. Il s’est forgé une réputation sous le sobriquet de Little Johnny, à la tête de son groupe, The Giants, un combo responsable à ce jour de 5 elpees. Il a également milité chez les Pontiax, pour lesquels il a participé à la confection d’un long playing chez Parsifal. Il est présent sur huit titres. Et c’est sa slide qui introduit le leader sur "Day to day". Le son est primaire, poisseux, dépouillé. On ressent l’empreinte et le style d'Elmore James. La voix de Mike transperce et envoûte. Une remarquable entrée en matière. Cette slide est toujours bien présente lors de la cover très personnelle du "Death letter blues" de Son House. Elle occupe tout l'espace, ne concédant du terrain qu’à la voix autoritaire de Mike, dont le timbre rappelle étrangement le Taj Mahal des sixties (NDR : pensez à son opus éponyme paru en 1968). "Naggin'" baigne dans le pur funk. Lawton est intenable. Il est soutenu par Scott Brenson, dont les cordes rythmiques sont triturées par la pédale wah wah. "Lay my money down" campe un boogie intransigeant. Charles Wheal a longtemps sévi au sein du band de Mark Hummel. Comme guitariste. Mais il y a quelques années, il a décidé de fonder sa propre formation. Toutes en swing, les cordes de Wheal sont d'une pureté éclatante sur le "Strange angels" d'Elmore James. Wheal mène également la barque sur "I've been rocked", un shuffle puissant, torride, au cours duquel le talentueux John Nemeth tire son épingle du jeu à l'harmonica. Sid Morris a également côtoyé Mark Hummel. Il est devenu le pianiste de Catfish and the Crawdaddies. Ses interventions aux ivoires sont parfaites tout au long du blues lent "Religion". Guitariste, Steve Freund a forgé sa réputation, chez lui, à Chicago. Il réside aujourd’hui dans la baie de San Francisco. Il participe à deux des meilleures plages de l’elpee. Tout d’abord le "Too many cooks' de Willie Dixon, une compo popularisée jadis par Robert Cray. Les cordes de Freund sont limpides, alors que Scott Brenton est passé à l'harmonica. Et c’est cette même équipe qui attaque le "Knockin' at your door" d'Elmore James, un Chicago blues de haut niveau! RJ Mischo est sans conteste un des meilleurs harmonicistes contemporains. Il s’est également établi du côté de San Francisco. D’origine anglaise, Steve Gannon est un guitariste talentueux ; mais il ne jouit pas d’une grande notoriété en Europe. Ces deux musiciens sont impliqués sur deux morceaux. C’est-à-dire "Somethin' on my mind", un blues lent irrésistible, caractérisé par les sorties de Mischo, de Gannon à la slide et de Chris Burns au piano (NDR : un collaborateur d'Eric Bibb), alors que Steve se charge de la rythmique derrière Lawton. Enfin, Gannon se réserve la slide sur "Sara Brown", le titre qui achève le cd. Superbe album de blues, "Day to day" ne peut qu’emporter vos suffrages. Depuis, Alabama Mike a monté sa propre formation. Ce formidable vocaliste a ainsi réuni le guitariste Jon Lawton, l’harmoniciste/guitariste Scott Brenton et le pianiste Sid Morris au sein de son 3rd Degree. On attend donc impatiemment la suite de ses aventures…

 

Kyle’s Dancing Method

Pictures

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Curieuse démarche promotionnelle pour Kyle’s Dancing Method que d’envoyer aux médias un CD enregistré en 2007 en précisant qu’il est différent de la musique pratiquée actuellement. Pourtant, l’album est bon et on se prend à espérer que leur style musical n’a pas trop changé car ce serait dommage. Curieux mélange de punk, de rock alternatif, de screamo, de grunge et même de métal, l’album « Pictures » est une petite bombe (NDR : à retardement, puisqu’il aura fallu deux ans pour qu’elle nous pète à la figure).

Après une intro morbide et spatiale de deux minutes, « Cleaning Session » nous est craché à la face comme un glaviot punk aux vocaux hurlés à la manière screamo. Rien ne prépare donc au superbe titre suivant « Hoboes Stone My Car » qui est probablement le meilleur morceau de l’album. A cause de son riff lourd et répétitif et ses vocaux plus mâchouillés que chantés, dont on imagine facilement une transposition hymnique sur les planches. La suite n’est pas moins surprenante puisque c’est vers le rock alternatif des premiers Smashing Pumpkins teinté d’une touche mélancolique de Nirvana que nous emmènent « Afterschool Snack » et « Scenery », les deux titres suivants. Si jusque là, les ambiances musicales sont variées, il existe pourtant une constante chez KDM, c’est la qualité des ‘lead’ guitares, chose plutôt rare à entendre sur un album s’inspirant de la musique des nineties. Le second titre le plus intéressant de l’album est probablement « Saint John ». Plutôt violent, il pourrait très bien servir d’illustration sonore à un film de Tarentino. « Padded Room » nous ramène dans le petit monde de Kurt Cobain tandis que « Profit Rules » nous fait passer du punk au métal en trois minutes chrono. Pour terminer, l’acoustique « Match girls Blues » calme le jeu et nous aide à retrouver nos esprits le temps d’enfoncer une nouvelle fois la touche ‘play’ de notre lecteur Cd ; car forcément, une seule écoute ne suffit pas. Vivement la suite.

The Apers

You Are Only As Strong As The Table You Dance On

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Il fallait bien que cette situation se produise un jour. En effet, les Pays-Bas viennent d’accoucher d’un groupe qui n’émarge pas au ‘gothic métal à chanteuse’ mais au punk rock sautillant et rigolo (NDLR : il y a quand même eu Gruppo Sportivo au cours de la seconde moitié des seventies).

The Apers est un groupe de Rotterdam influencé par les Ramones, Television et les Idiots. Il a réussi l'exploit d'être signé par le label californien Asianmanrecords. "You Are Only As Strong As The Table You Dance On" est le cinquième album de ces cracheurs de glaviots édulcorés. Il ne faut pas s'attendre à une grande révolution dans le petit monde des keupons ; car, même en y posant une tranche de gouda, le punk rock moderne sent toujours très fort le cheeseburger californien. On n'est donc pas très loin de Green Day, The Offspring ou Blink 182. Du bon punk rock alimenté par des mélodies pop et suscitant une bonne dose de rigolade. Le tout manque un peu d'authenticité ; mais c'est bien foutu et plein d’humour au niveau des lyrics. On passe un bon moment, sans trop se casser la tête. Que demander de plus ? Après tout, tout le monde ne peut pas être original.

 

Hit By The Train

Masala Girl - Anylonger - Lover (EP)

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Finalement, même après avoir fouillé le net et la page qui leur est consacrée sur le site d’aka music, on ne connaît pas grand-chose de Hit By The Train. On sait qu’ils sont Belges, sont quatre, viennent d’horizons musicaux différents et ne sont probablement pas de jeunes premiers. C’est à peu près tout. Vous conviendrez que c’est un peu léger pour faire une chronique. Cette fouille du web nous aura quand même permis de découvrir ce site original qu’est : http://www.akamusic.com qui permet à de jeunes (et moins jeunes apparemment) artistes de se faire connaître et surtout produire par leurs fans. Suivant un principe de plus en plus répandu sur la toile, il est demandé à l’aficionado de délier le cordon de sa bourse pour contribuer au financement de l’album d’un artiste en qui il croit.

Il semblerait que Hit By The Train ait été assez convainquant pour que 169 producteurs internautes parviennent à réunir la somme de 15.000 Euros afin de lui permettre d’entrer en studio et d’enregistrer cet Ep. Il faut bien avouer que ces 169 as du paiement sécurisé ont eu énormément de flair, car les trois titres proposés sur cet EP par nos quatre Belges sont d’une qualité indéniable. Il n’est pas aisé de définir le style d’un groupe en trois titres seulement, mais, ‘Pop Rock Mature de Qualité’ est probablement une appellation qui se rapproche de la vérité.

« Massala Girl », le premier titre, est basé sur un riff de guitare assez lourd, presque hard rock. En outre, il est rehaussé de quelques touches de cithare qui collent bien aux lyrics. « Anylonger », le second morceau est un peu plus sombre où guitare, basse et vocaux mélancoliques vous amènent aux portes du désespoir. « Lover », comme son nom l’indique, est une chanson d’amour, lente et pleine d’émotion. Le plus grand atout de Hit By The Train est la voix chaude et envoûtante de Jim Nerip. Son timbre vocal, à des années lumières de ce qui se fait en pop/rock, donne une couleur tout à fait originale à la musique du combo.

Si comme moi, vous appréciez cette ‘bande annonce’, il ne vous reste plus qu’à surfer sur akamusic.com muni de votre carte de crédit pour aider Hit By The Train à financer le ‘long métrage’ qui est déjà en préparation. A découvrir d’urgence.

 

Jarvis Cocker

Further Complications

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‘De la destruction naît la création’ (Johnny Rotten)… Et Jarvis Cocker aime tremper sa plume créatrice et sarcastique dans l’acide corrosif du chaos.

C’est en 2006 que « Jarvis », premier album solo du chanteur britannique, met un terme définitif à l’aventure tourmentée et sinueuse de Pulp. Trois ans plus tard, « Further Complications » naît des cendres du divorce entre le prince de la britpop Jarvis Branson Cocker et la styliste Camille Bidault Waddington.    

La vie sentimentale du dandy britannique, émaillée de ses 8 ans de glamour parisien, ne nous intéresserait que très modérément si elle n’avait marqué de stigmates profonds, le second opus. A l’image d’un journal intime, les textes écrits en une année ombragent la plume drôle et caustique du songwriter et la teintent d’amertume (« Leftovers ») et de nostalgie (« I Never Said I Was Deep » ou « Hold Still »). L’impulsion créative n’est cependant pas toujours un gage de qualité artistique surtout lorsqu’on désire changer de registre et s’aventurer sur d’autres sentiers musicaux. Et il précise sous le couvert d’excuse : ‘Je n’ai pas vraiment changé depuis l’enfance, le noyau dur est toujours le même, mais on évolue. On peut même empirer’. Sarcastique ou réaliste ? Reste à « Further Complications » à s’exprimer.     

Plus de 30 ans après la naissance de Pulp, l’enfant de Sheffield renie sa muse et se métamorphose. L’espace d’un album, il descend, condescend aux accents garage-rock. Il explique ce changement de ton comme un désir profond d’abandonner cette image de leader charismatique et narcissique pour se mettre davantage au service et à l’écoute du groupe. Paradoxalement, aucun projet solo n’a jamais été à ce point tourné vers ses musiciens : ‘[…] Dans le bus, alors qu’on était en tournée pour mon disque précédent, ils me montraient ce qu’ils savaient jouer et ont fait mon éducation en matière rock, moi qui avais toujours un peu méprisé cette musique. Il ne faut pas oublier que quand j’étais très jeune en Angleterre, il fallait choisir son camp entre le rock et le punk. J’avais choisi le punk’.

En y ajoutant la collaboration du producteur californien Steve Albini (Nirvana, PJ Harvey, Pixies, Mogwai…), on obtient un rock brut qui n’oublie jamais d’envoyer le bois (« Fuckingsong » ou « Caucasian Blues ») !

L’opus peut se scinder en deux prismes basiques : rock puissant et rock épuisant ! Les titres d’introduction s’ouvrent à des pistes au rock ‘testostéroné’ et conventionnel. Une rythmique simple et répétitive (« Further Complications » et « Angela »), des guitares lourdes aux solos prévisibles (« Pilchards ») viennent meubler les trois premières plages. Univers qui ressemble davantage à celui d’Elvis Costello qu’à celui du talentueux leader charismatique de Pulp. La voix et l’interprétation, magnifiques, de Jarvis viennent fort heureusement sauver les meubles. Tessiture caméléonne qui épouse à merveille tous les genres qu’elle effleure.

Le second prisme ne nous bouscule pas plus que le premier. Overdose de miel ! Il coule, il en découle d’abondantes compos mélodieuses et sirupeuses. Le genre de chanson qu’on a l’impression de connaître depuis toujours et… que l’on sait depuis longtemps.  Entre les slows assommants (« I Never Said I Was Deep ») et les lettres de rupture (« Hold Still »). Là, la voix de Jarvis Cocker ne peut plus rien y faire surtout lorsqu’elle mue en celle de Bowie (« Leftovers », « Slush »…).

Si l’on insère le spectre d’Iggy Pop qui plane sur une grande partie de l’elpee, l’exercice ressemble davantage à l’œuvre d’un grand enfant gâté qui aurait décidé de s’amuser à imiter ses idoles. Plagiat astucieux ou influences savamment orchestrées ? « Further Complications » souffre cruellement d’identité.

Seule ombre d’originalité, une ‘discosong’ en clôture de l’album. « You’re In My Eyes » déstabilise, détonne et nous sert un curieux cocktail plutôt réussi entre Issac Hayes, Barry White et Pulp. Surprenant !

Finalement, un Jarvis en pantoufles qui nous lance quelques bombes rock facilement exploitables sur scène, lieu où le dandy pop excelle ! Quant à « Further Complications », voilà certainement un disque qui ne fera pas date !             

 

Bloc Party

Intimacy Remixed

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Paru en mai dernier, « Intimacy Remixed » est demeuré longtemps dans ma pile de disques à chroniquer. Et pour cause, je souhaitais absolument écouter l’album original avant de me mettre à l’ouvrage. Entre-temps j’ai assisté au concert de Bloc Party lors du Main Square Festival d’Arras. Leur très belle prestation m’a alors poussé à me pencher sur « Intimacy », plus rapidement que prévu…

Une évidence s’impose d’emblée à l’écoute de cet elpee ! Sa modernité. Bloc Party personnifie, selon moi, idéalement la musique de cette fin de décade. Entre rock et électro ; avec une liberté et une originalité totale, les Anglais ont inventé un nouveau son bien plus émancipé des influences, que la plupart des autres groupes actuels. L’exercice de remixes s’imposait donc. Laisser aux artistes électro du moment remodeler cette musique moderne et très rythmique ne pouvait que provoquer des étincelles ! Bloc Party avait cependant déjà laissé son elpee précédent, « Silent Alarm », aux mains des remixeurs. Pour un résultat plus qu’honnête (NDR : notamment chez Automato, M83 et Four Tet). Verdict à l’écoute des 13 morceaux de cet « Intimacy Remixed » ? Honorable. Inégal, surtout.

Et pour cause, si certains artistes comme We Have Band (« Halo ») ou Armand Van Helden (« Signs », c’est aussi le premier single) s’en tirent haut la main, ce dernier en parvenant à rendre plus obscur ce titre déjà bien mélancolique, d’autres se sont carrément plantés. Mogwai se débrouille également relativement bien dans sa version apaisante de « Biko » alors que les Villains parviennent à insuffler une chouette intensité électro à « Ares ». Parmi les points positifs, on épinglera encore la très longue adaptation dub (NDR : elle s’étale sur plus de 7 minutes, alors que l’originale dépasse à peine les 3 minutes) de « Trojan Horse » réalisée par John B. Mais le désastre nous vient de Banjo Or Freakout qui massacre carrément « Ion Square », un des plus beaux morceaux de l’opus.

Bref, pas la peine de comparer les versions de ce disque avec celle d’« Intimacy ». Il s’agit tout simplement d’une bonne récréation électro, sans plus. Dont les plages sont essentiellement destinées à être diffusées lors des soirées… électro. Enfin c’est tout ce qu’on espère, car cet « Intimacy Remixed » constitue en effet la transition parfaite entre la salle de concert rock et la piste de danse.

Ana Popovic

Blind for Love

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La charmante Serbe est aujourd’hui âgée de 33 ans. Depuis son expérience américaine et son contrat signé chez Electro Groove, elle semble avoir atteint la pleine maturité. « Blind for Love » fait donc suite à "Still making history". Paru en 2007, il avait fort bien marché. Le nouvel opus a de nouveau été enregistré sous la houlette de David Z. Hormis une seule plage, Ana signe ou cosigne tous les titres. Elle est soutenue par sa section rythmique habituelle, composée de Ronald Jonker et Andrew Thomas, ainsi que par Mike Finnigan et Tony Braunagel, deux membres du Phantom Blues Band.

Elle démarre en force par "Nothing personal". Une compo très rythmée, enrichie par les cuivres de Joe Sublett et Darrell Leonard, au cours de laquelle elle force quelque peu sa voix. Imprimé sur un tempo fort proche, "Wrong woman" évacue également une belle dose d’agressivité. Pourtant sa voix ne la cantonne pas au rôle qu’on voudrait lui attribuer, de ‘mauvaise femme’. Ses intonations sont purement et simplement travaillées. Lors de ce morceau plutôt pop dans la sonorité, la féline demoiselle s’autorise une sortie autoritaire sur les cordes. Acoustique, "Steal me away" est ciselé par les sonorités d’un bottleneck et tapissé de chœurs féminins. "Blind for love" est une ballade douce et tendre. Tout comme "More real". Très réussie, cette dernière se révèle cependant beaucoup plus atmosphérique. Elle est même satinée par les interventions discrètes mais efficaces du piano électrique de Braunagel. "Putting out the APB" marque le retour à un blues rock plus conventionnel. Ana libère enfin sa slide. Elle se met alors à rugir de plaisir et d'effroi au même moment! Elle revient enfin dans un univers nettement plus blues tout au long de "Get back home to you". Sa voix est plus présente. Elle vit alors sa musique. La section de cuivres est à la fête. Jazzyfiant, "The only reason" démontre que Miss Popovic jouit d’un réel talent de gratteuse. Elle a manifestement du style et de la créativité. "Dirty dozens" baigne également dans ce climat subtil. Mais c'est dans l'exercice de la slide qu'elle se montre la plus brillante. Et "Part of me" ainsi que la reprise du "Need your love" de D. Murdock en sont les plus belles illustrations. Une flamme dans le regard, Ana referme cet elpee par "Blues for M", un blues généreux. La libération des cordes est ici un réel bonheur qui s'est bien fait attendre…

 

Passe Montagne

Oh ! My Satan

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S’il m’est arrivé –pas très souvent d’ailleurs– de rédiger une critique négative, c’est plus parce que je n’adhérais pas au style que par volonté de descendre un artiste en flammes. Au sein de chaque opus, même si je n’apprécie guère son contenu, il y a toujours un point positif à déceler et à mettre en évidence. Pour Passe Montage, il en va différemment ; car je pense sincèrement que ce groupe est nul et le seul point positif à relever sur ce « Oh ! My Satan », est sa durée : 20 minutes.

On peut lire de nombreuses infos sur le net au sujet de Passe Montagne. Leur musique y est qualifiée de « Math Rock », « Punk », « Noise Rock », « Arty », « Rock Minimaliste ». Il y aurait même de l’AC/DC ou du Led Zeppelin dans certaines de leurs compos. Il faudrait arrêter de se foutre de la gueule du monde. Y en a marre de ces groupes qui font tout et n’importe quoi et que l’on nous décrit comme géniaux. Et si par hasard, on vient à les trouver  nuls, c’est que l’on a rien compris à leur art.

La cassette de répétition d’un groupe débutant qui cherche ses marques, c’est ce que j’entends en écoutant ce Cd. 12 titres instrumentaux et brouillons. Des riffs sans queues ni têtes qui partent dans tous les sens sans vraiment créer d’harmonie. « Math Rock » ? Tout cela n’a pas l’air vraiment réfléchi. « Led Zeppelin » ? « AC/DC » ? Mais où bon sang ? De l’art minimaliste ? Sûrement ! Mais, comme la plupart des gens à l’heure actuelle, mon budget est lui aussi minimaliste, et plutôt que d’acheter ce disque qui ne sert à rien, je préfère investir mon argent dans un album qui en vaut vraiment la peine.

 

Carl Sonny Leyland

A Chicago session

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Carl Sonny Leyland est un pianiste qui jouit d’une solide réputation. Il est né en 1965. A Southampton, en Angleterre. A l'origine, il était pianiste de boogie woogie. Il a ainsi débuté au sein de la formation de son concitoyen, Bob Pearce. Il s'est depuis largement exposé à une foultitude de styles. Depuis le blues au jazz, en passant par le R&B et le rock'n'roll. Il s’est établi aux States, en 1988. A la Nouvelle Orléans d'abord. Avant d’émigrer à Orange, près de Los Angeles. En 1995. Il compte une imposante discographie à son actif. Essentiellement instrumentale, elle était à l’origine concentrée sur le boogie woogie. Les titres de ses premiers elpees sont révélateurs : "I like boogie woogie" en 94, "From boogie to rock'n'roll" en 95, "Boogie and blues" et "They call me the boogie woogie man" en 96. Son dernier opus remonte à 2007. Intitulé "Back in the alley", il constituait un exercice solitaire. Il faisait suite à "The Carl Sonny Leyland Trio meets Nathan James and Ben Hernandez", paru l’année précédente. Pour concocter « A Chicago session », il a reçu le concours des Modern Sounds, une formation chicagolaise, réunissant le guitariste Joel Paterson, le bassiste Beau Sample et le drummer Alex Hall. Un peu jaunie, la pochette du Cd ressemble à celle d’un vieux 33 tours de blues. La photo des acteurs a été prise en noir et blanc. Et puis comme sur un vinyle, le tracklisting est divisé en deux faces.

L’elpee s’ouvre par le "BVD blues" de Roosevelt Sykes. La voix assurée de Carl me rappelle quelque peu celle du regretté pianiste issu de la Nouvelle Orléans, Champion Jack Dupree. La plage est, ma foi, fort classique, mais bien exécutée, dans l’esprit de véritables esthètes. L’opus embraie par un boogie woogie percutant ; en l’occurrence le "Rockin' the house" de Memphis Slim. La technique du pianiste est stupéfiante. Un instrumentiste hors pair ! La section rythmique assure. Joel Paterson est un gratteur de très grande classe et Beau, à la contrebasse, n'est pas non plus un manchot. Instrumental, "Struttin' with some BBQ" baigne dans le pur jazz. Extraordinaires, les interventions à la six cordes prêtent au western swing. Sonny chante autoritairement "Teddy bear blues", un slow blues au cours duquel Paterson (NDR : s’il est né à Madison, dans le Wisconsin, il vit depuis plusieurs années à Chicago) se distingue une nouvelle fois. Son toucher est envoûtant. Sa dextérité époustouflante. Impressionnant ! Instrumentaux, "Hindustan" et "Lazy river" sont largement imbibés de jazz. Un jazz manouche qui met en exergue les accents tout en légèreté de la section rythmique. Signé Piano Red, "Rockin' with Red" est imprimé sur un tempo enlevé, rock’n roll, et libère à nouveau beaucoup de puissance. Impeccable, "Careless love" campe le blues lent de circonstance. Enfin, cette Chicago session s’achève dans le boogie woogie. Un hommage à l’endroit où l’elpee a été enregistré : "Bernie's place", un haut lieu du jazz sur Lake Shore Drive. Impeccable, cet opus a été immortalisé en une seule après-midi de décembre 2007.

Patron du label Ventrella, Joel Paterson vient de commettre un double cd, flanqué des Modern Sounds, une formation qui vient de se voir coller l’étiquette de ‘Best jazz act’. Intitulé "Hold it fellas"/"Stomp stomp", cette œuvre se focalise tout au long du premier disque sur le rockabilly et blues, et le second, jazz et swing.

Michel Drucker Experience

Le grand voyage

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« Le grand voyage » constitue déjà le troisième album de ce groupe hutois. Il fait suite à « #1 », paru en 2004 et « Seul en vie », en 2006. Le nouvel opus lorgne de plus en plus clairement vers une pop psychédélique à la française. Donc lisse et radiophonique. Les compos sont truffées de guitares, arrangements de cordes (NDR : discrets mais élégants, il faut l’admettre) et sonorités néo-vintage assez proprettes. D’ailleurs, mellotrons, moogs et orgues ‘Hammond’ donnent en effet l’impression de sortir d’un clavier numérique à modélisation analogique. Instrumentation électronique mais aussi plus ‘classique’ (NDR : dont les inévitables accès de guitares triturés par les pédales wah wah) se mêlent à un fatras de loops pour organiser un grand voyage psychédélique aux accents musicalement (trop) corrects. Hormis « Lucifer Sam », emprunté à Pink Floyd, les lyrics sont interprétés dans la langue de Molière. La production est parfaite. Faut dire que les musiciens sont de redoutables techniciens. Mais cette mise en forme est tellement lustrée, qu’elle finit par rendre les compos trop semblables. En m’empêchant véritablement de ‘triper’. Deux exceptions confirment cependant la règle. Tout d’abord « La raison vacille », morceau au cours duquel l’Américain Tommi Zender (NDR : il est responsable de trois albums à ce jour, dont deux sous son patronyme) vient donner un coup de guitare et « Respire pour deux », une chanson qui bénéficie de la participation de Karin Clercq, pour un duo vocal particulièrement réussi, rappelant quelque part le échanges opérés autrefois par Dominique A et Françoise Breut. Sans quoi, le reste de l’elpee, baigne un peu trop, malgré ses références ‘pinkfloydesques’, dans la ‘variétoche’…

 

Cheer-Accident

Fear Draws Misfortune

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Pas étonnant que ce groupe originaire de Chicago reste confiné dans le milieu underground, malgré près de 25 ans d’existence et 16 albums à son actif. Et pour cause, sa musique est particulièrement hermétique. Enfin, à premier abord. Car il serait dommage de passer à côté de Cheer Accident et de son dernier méfait : « Fear Draws Misfortune ». En fait, si sa solution sonore est difficile d’accès, elle n’en est pas moins exceptionnelle.

Cheer Accident réunit un noyau dur de 3 instrumentistes : Thymme Jones (batterie, claviers, trompette, vocaux), Jeff Libersher (basse, guitare, trompette, vocaux) et Alex Perkolup (basse, guitare) auxquels viennent se greffer 15 musiciens additionnels (NDR : qui se partagent violons, violoncelles, flûtes, saxophones, clarinettes, trompettes, trombones, tubas et chœurs) pour déconstruire le rock tel qu’on le connait et créer une forme alambiquée de musique alliant le progressif, le jazz rock, l’art rock, le krautrock  et le rock d’avant-garde. « Fear Draws Misfortune » est un disque virulent où forniquent Magma, Frank Zappa et King Crimson. Les sections de cuivres dissonantes se mélangent à des vocaux qui sont l’antithèse de ce que l’on a l’habitude d’entendre dans le monde du rock. Carla Kihlstedt de Sleepytime Gorilla Museum, assure les parties de violon (et certains vocaux), preuve s’il en est que les déjantés ont fait cause commune sur ce disque pour nous offrir quelque chose d’absolument unique. « Fear Draws Misfortune » est un disque moderne, mais qui aurait très bien pu paraître au cours des seventies, à l’époque où le rock n’était pas encore tout à fais soumis aux canevas actuels et où tout était encore possible. A écouter avec une très grande ouverture d’esprit. De l’art. Du vrai !

 

Queen of Rock n Roll on DVD

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La reine du Rock n’ roll sera immortalisée sur un DVD dès le 28 septembre ! Il réunira 20 morceaux interprétés en 'live',  lors de sa tournée mondiale accomplie en 2008 et s’intitulera ‘Tina Tuner’s 50th Anniversary Concert Tour’ de 2008 . Les fans présents au Sportpaleis d’Anvers vont bientôt pouvoir se remémorer l’évènement…  

Tracklisting :

1. Steamy Windows
2. Typical Male
3. River Deep, Mountain High
4. What You Get Is What You See
5. Better Be Good To Me
6. Acid Queen
7. What's Love Got To Do With It
8. Private Dancer
9. We Don't Need Another Hero
10. Help
11. Let's Stay Together
12. Undercover Agent For The Blues
13. I Can't Stand The Rain
14. Jumping Jack Flash/It's Only Rock N Roll
15. Golden Eye
16. Addicted To Love
17. The Best
18. Proud Mary
19. Nutbush City Limits
20. Be Tender With Me Baby