Tout est fini pour Sprints…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Muddy Waters

Authorized bootleg

Écrit par

Le sous-titre de cet elpee "Live at the Fillmore Auditorium – San Francisco Nov 04-06, 1966" est sans équivoque. Oui nous sommes plongés au beau milieu des sixties. A une époque où la cité californienne de San Francisco est en pleine effervescence. La vague flower power, l'acid rock et la musique psychédélique connaissent leurs premiers soubresauts ; mais le blues n’est pas en reste. C'est ainsi que le Muddy Waters Blues Band monte sur les planches, trois soirées consécutives, du fameux Fillmore. Le vétéran chicagolais est soutenu par le remarquable harmoniciste Georges Smith, les guitaristes Luther ‘Georgia Boy’ Johnson et Sammy Lawhorn, le bassiste Mac Arnold ainsi que le drummer Francis Clay. Curieusement, le line up n’implique pas de pianiste. Et pour cause, Otis Spann n’avait pas encore était remplacé, même si la future participation de Pinetop Perkins était annoncée.

A l'époque, Waters venait de commettre un nouvel elpee : "Muddy, Brass & the Blues". Mais sur scène, il n'interprète aucun titre de ce disque, se concentrant sur son répertoire basé sur vingt années de blues au plus haut niveau. Les deux guitaristes se révélant plutôt discrets, c'est bien l'harmoniciste George Smith qui tire son épingle du jeu. Il le démontre dès le titre d’ouverture "Forty days and forty nights". Et confirme ce rôle lors de l’exécution du célèbre standard "I'm your hoochie coochie man". La prise de son est impeccable. Le timbre de Muddy est puissant et clair. Il est dans un grand jour. Excellent, Smith le talonne et se retrouve même à l'avant-plan. Autoritaire, la voix de Waters se muscle sur "Rock me". Il est très satisfait et fait quelque peu tinter son bottleneck pour annoncer un galopant "Baby please don't go", un morceau au cours duquel Smith opère une sortie féroce. Enfin, Muddy glisse son bottleneck au doigt pour y montrer toute sa dextérité. Et faire rugir à l'extrême sa slide. Il annonce ainsi un premier slow blues (NDR : la spécialité du roi du Chicago Southside !), le merveilleux "She moves me". Il est tellement dans son trip qu'il en oublie l’harmo de George. Heureusement à la seconde tentative, son souffle revient à la surface. La deuxième soirée est ponctuée par un "Got my mojo working" saignant!

La troisième date s'ouvre royalement par une de ses plus anciennes compositions : "You can't lose what you ain't never had". Pour la circonstance on entend distinctement le jeu de Lawhorn sur la première guitare et le groove libéré par la section rythmique. Trois titres ont déjà été interprétés la veille ; mais beaucoup moins réservée la guitare émerge nettement. "Thirteen highway" constitue la plus long plage, un slow blues vaporeux, évidemment, au cours duquel la slide du maître nous retourne complètement. Elle vous pénètre lentement avant de libérer ses saveurs… Quatre extraits de la première soirée figurent en fin de parcours. Tout d’abord l’inévitable "Hoochie coochie man", "Trouble no more (Someday baby)", une plage bien rythmée, ainsi que deux blues indolents certifiés conformes par Waters en personne : "Honey bee (Sail on)" et enfin "Long distance call". Une excellente tranche de blues urbain!

 

La joie de The Swell Season

Écrit par

Après avoir fait sangloté le monde avec un premier essai éponyme et, surtout, le magnifique long métrage « Once », The Swell Season feront leur retour sur le devant de la scène dès le 29 septembre, jour de sortie de leur second recueil, « Strict Joy ». Arriveront-ils à égaler voire surpasser la beauté du premier ? La réponse sera livrée également en live par Glen Hansard (The Frames) et Marketa Irglova à l’Ancienne Belgique le 11 novembre prochain.

Low Rising
Feeling The Pull
In These Arms
The Rain
Fantasy Man
Paper Cup
High Horses
The Verb
I Have Loved You Wrong
Love That Conquers
Two Tongues
Back Broke

Clap Your Hands Say Solo !

Écrit par

Le leader de Clap Your Hands Say Yeah se lance dans une aventure en solitaire. Alec Ounsworth publiera son premier essai sans ses camarades le 20 novembre. Il sera intitulé « Mo Beauty » et a reçu le concours des vétérans du blues et du jazz. Le recueil est majoritairement influencé par la Nouvelle Orléans. Clap Your Hands Say Yeah est actuellement en hiatus et cette nouvelle ne devrait pas forcément rassurer les fans de la formation.

Tracklist:

Modern Girl (…with scissors)
Bones In The Grave
Holy, Holy, Holy Moses (Song For New Orleans)
That Is Not My Home (After Bruegel)
Idiots In The Rain
South Philadelphia (Drug Days)
What Fun.
Me and You, Watson
Obscene Queen Bee #2
When You’ve No Eyes

Le nouveau son d’Atlas Sound

Écrit par

Bradford Cox, leader de Deerhunter, prépare une suite à son projet Atlas Sound, dont le premier essai, « Let the blind lead those who can see but cannot feel » était sorti l’an dernier. Le successeur de ce dernier est intitulé « Logos » et atterira dans les bacs le 22 octobre. Il jouira de la participation de Noah Lennox alias Panda Bear (Animal Collective) et Laetitia Sadier (Stereolab).

Tracklist :

The Light That Failed
An Orchid
Walkabout (avec Noah Lennox)
Criminals
Attic Lights
Shelia
Quick Canal (avec Laetitia Sadier)
My Halo
Kid Klimax
Washington School
Logos

Jubal Kane

The Empy Glass Café

Écrit par

Jubal Kane est un trio drivé par le bassiste et guitariste slide BW ‘Buckwheat’ Carrigan. Avant de monter ce projet, il avait monté le Long Distance Call Blues Band, un combo responsable d’un elpee ‘live’, "Live blues" ; mais qui surtout s’était illustré lors du King Biscuit Blues d’Helena, un festival qui se déroule en Arkansas. C’était en novembre 2005. Il décide alors de changer de partenaires et s'attaque aussitôt à la confection d’un elpee studio. Intitulé "Flying high", il est paru en 2007. Le solide Pete Haycock, longtemps guitariste du Climax Blues Band, leur avait même apporté son concours pour une plage.

Groupe de scène par excellence, le line up de Jubal Kane implique le chanteur/harmoniciste Ace Anderson, le guitariste/chanteur Otis Thomas et l’âme du band, Buckwheat. Ce dernier opus a été immortalisé à l’Empty Glass Café de Charleston. En avril 2008. Lors de ce set, le combo avait reçu la collaboration du batteur Kurt Skirt. Les musiciens ont un fameux look. Lorsqu'ils enfourchent leur chopper rutilant, ils projettent une image fort proche de celle des purs texans ZZ Top! Ils ont de l'énergie à revendre et manifestent beaucoup d'enthousiasme. Leur musique ne se signale pas par sa subtilité, mais elle emporte tout sur son passage. Anderson a de sacrés poumons. Il les remplit à satiété avant de libérer des flots de notes incandescentes par l’intermédiaire de sa musique à bouche. Dommage que la formation ne puisse compter sur un vocaliste de classe ; un atout qui leur permettrait incontestablement de monter d’une division. La détermination manifestée et leur rage de jouer peut parfois évoquer Lester Butler, les Red Devils ou encore les Mama's Boys. Mais sans jamais leur emboîter le pas. N'empêche que la manière de souffler en se démenant d'Ace est impressionnante.

Leur répertoire touche un peu à tous les styles de blues. Le Chicago domine bien entendu le sujet. Ce qui n’empêche pas les compos d’opérer un crochet vers la Louisiane. A l’instar d’"Annie maybe" et "This harp", deux compos issues de leur répertoire, du "Scratch my back" de Slim Harpo ou encore, mais dans un autre style, du "Polk Salad Annie" ainsi qu’"I want my fleetwood back" de Tony Joe White.

Le second cd s’ouvre par "Not fade away", un morceau qui s’éclate sur le Bo Diddley beat. L’énergie déborde à nouveau face aux roulements de Kurt, sur le "Going down" de Don Nix. Et la puissance s’impose tout au long de titres comme "Steam roller", "Willie Brown", le classique "Born in Chicago", un "High heel sneakers" décoiffant et la cover du "Reefer headed woman" d'Aerosmith! Près de deux heures et demie de musique pour une dizaine de dollars, vous en avez pour votre argent !

Narnia

Course of a generation

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Narnia est l’un de ces groupes qui a tout pour réussir. D’excellents musiciens, un très bon chanteur dont le timbre fait tantôt penser à Ronnie James Dio, Tony Martin voire à Jorn Lande, et un guitariste soliste qui doit probablement faire des envieux. Cependant, le combo suédois n’a probablement pas dû passer dans les bureaux de Massacre Records le jour où on a distribué l'originalité !

« Course Of A Generation » constitue déjà le sixième album de ce combo pratiquant le White Métal, c'est-à-dire un Heavy Metal d’obédience catholique. Et, manifestement, le combo aurait bien besoin d’un petit coup de main du Grand Cornu pour mettre un peu de piment dans son sermon musical qui, si il est extrêmement bien joué, manque paradoxalement et cruellement d’âme !

Les dix chansons réunies sur cette mini-messe semblent avoir déjà été entendues mille fois. Et, comme à la messe, on s’ennuie ferme au bout de la troisième minute. Parfois, il ne suffit pas d’être un musicien doué pour écrire un bon album. Il faut aussi ce petit quelque chose que l’on appelle ‘l’inspiration’.

Gageons que quelques prières et quelques cierges allumés aideront Narnia à résoudre ce problème pour le septième album que vous pouvez déjà précommander au secrétariat de l’évêché.

Amen.

Against Me !

The Original Cowboy

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Against Me! est un groupe punk rock formé par Tom Gabel en 1997 alors qu’il n’avait que dix-sept ans. Une formation de punk rock américaine responsable de 4 albums à ce jour, dont « New Wave », le dernier en date, a été produit en 2007, par Butch Vig (NDR : déjà préposé à la mise en forme du célèbre « Nevermind » de Nirvana).

« The Original Cowboy » n’est pas un nouvel elpee, mais un Ep constitué de démos, non publiées à ce jour ; des morceaux qui ont servi de base à l’élaboration du second long playing d’Against Me ! : « As the Eternal Cowboy », paru en 2003.

Fat Wreck Records a eu la très bonne idée de sortir ces morceaux des oubliettes où ils croupissaient. Bien qu’ils aient été enregistrés en seulement quelques heures, les huit titres de cette demo sont d’excellente facture et libèrent une énergie punk rock à la fois primitive et mélodique.

Les textes d’Against Me ! sont chargés d’un humour corrosif comme en témoignent les titres des « Cliché Guevarra », « Unsubstantiated Rumors (are good enough for me to base my life on » ou « T.S.R. (This Shit Rules).

« The Original Cowboy » ne s’adresse pas seulement aux collectionneurs, mais aussi à tout amateur de punk rock mélodique. Un regret : la relative brièveté du disque, réduite à 22 petites minutes au chrono. Mais, après tout, il est préférable de savourer 22 minutes de qualité que de se farcir une heure de morceaux médiocres. 

Boys Club

Live From California

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N’avez-vous jamais vécu de rêve musical insensé ? Voir Ozzy Osbourne et Ronnie James Dio chanter « War Pigs » en duo, écouter Slayer interpréter « Billy Jean » en compagnie de Michael Jackson ou encore entendre Glenn Hughes chanter sur le « Tarkus » d’Emerson Lake And Palmer ? L’actualité juridique de Black Sabbath a détruit toutes les chances de voir un jour mon premier rêve se réaliser ; et, si le second voit le jour, cela sera probablement quelque part en enfer. Mon troisième rêve lui, aussi incroyable que cela puisse paraître, s’est déjà concrétisé !

En 1998, Glenn Hughes (NDR : ex. Deep Purple, Trapeze, Black Sabbath, Phenomena, HTP et autres) se joint à Keith Emerson, le célèbre ‘E’ d’E.L.P. (Emerson Lake & Palmer) et au guitariste Marc Bonilla pour accorder une série de concerts (tous sold-out) sous le patronyme de Boys Club. Un enregistrement live de l’une de ces prestations était jusqu’ici diffusé au compte-gouttes sur le site internet de Keith Emerson. Edel music qui, depuis quelque temps, s’est spécialisé dans l’art de nous faire découvrir des enregistrements live rares et de qualité, a décidé, pour notre plus grand plaisir, de diffuser cette prestation exceptionnelle à plus grande échelle.

Bien sûr, le nom du projet, ‘Boys Club’, est vraiment stupide. Surtout pour une formation de ce standing. Mais ce « Live From California » est un album magique à conseiller à tout amateur de Rock Progressif et de Classic Rock. Le son est d’une incroyable limpidité pour un enregistrement live. La musique, souvent instrumentale, est menée par les envolées de clavier de Keith Emerson et les interventions magnifiques de Marc Bonilla à la guitare. Ce dernier, qui milite au sein du live band d’Emerson a aussi participé aux sessions d’enregistrement de certains albums de Glenn Hughes. Quand le besoin s’en fait sentir, Hughes vient poser son incroyable voix sur ces compositions où se mêlent le rock progressif cher à Emerson, bien sûr, mais aussi le jazz rock, la country, la musique classique et le hard rock. Entre quelques reprises (dont le « A Whiter Shade Of Pale » de Procol Harum que Hughes tient décidément très bien) et « Cover Me », un titre inédit composé uniquement pour cette tournée, le Boys Club interprète des classiques d’ELP dont l’énorme « Tarkus », le fin du fin du rock progressif. 18 minutes au compteur chantées par ‘The Voice Of Rock’ himself. Un régal pour les oreilles et à découvrir d’urgence.

Merci Edel Music.

 

Kurt Crandall

Get wrong with me

Écrit par

Kurt Crandall est chanteur/harmoniciste. Il n'a plus un poil sur le caillou, mais ne manque pas de talent. Originaire de Richmond, en Virginie, il a énormément tourné au cours des dernières années. Tant en Amérique que sur les autres continents. Il a vécu brièvement à Washington DC, avant de s’installer plus au Sud. En Géorgie, très exactement où il sévit alors chez les Macon Blues All-stars. A l’instar de nombreux contemporains, il décide alors d’émigrer vers la Capitale du blues, Chicago. Il a alors l'occasion de jouer en compagnie de Dave Specter, Barrelhouse Chuck, Jimmy Sutton et quelques autres. Son premier elpee, "True Story", est paru en 2004 ; juste avant qu’il ne s’embarque pour une tournée européenne. Pendant quatre longues années, Kurt sillonne les routes du blues, sans trop se soucier de sa discographie. Finalement, il décide de graver son second opus. Enregistré à Chicago, il a bénéficié de la participation de la crème des musiciens de studio issus de Chicago et de Kansas City ; et en particulier Karl Angerer, le préposé à la guitare chez le Lee McBee Band. Mais aussi l'excellent pianiste de Kansas City, Mike Sedovic. Aux claviers. Sans oublier Jimmy Sutton (Mighty Blues Kings, Four Charms) à la basse. Les drums sont partagés entre deux Chicagolais : Mike Schlick (Dave Specter's Bluebirds) et Kenny Smith (Mississippi Heat, Cash Box Kings). Dick Shurman est responsable des notes consignées sur la pochette. Dick a acquis sa notoriété à travers ses productions. Il a ainsi mis en forme une multitude de disque ; dont ceux de Roy Buchanan, Johnny Winter, Charlie Musselwhite, Magic Slim et Albert Collins.

Signé Lucky Millinder, "Shorty's got to go" nous plonge immédiatement dans le passé. Quelque part entre la fin des 40s et le début des 50s. Lorsque le R&B en gestation était alors largement imbibé de swing. Lucky fréquentait beaucoup le Cotton Club et le Savoy Ballroom de New York. Crandall nous restitue parfaitement l'ambiance de ce style, témoignage du passé. Son jeu sur l'instrument chromatique est remarquablement articulé. Il est adroitement secondé par Sedovic aux ivoires. Un maître du style. Il poursuit dans le même registre pour ficeler son "Speak up" et "Pets ain't people". Ce swing d’une grande pureté est entretenu par les ivoires de Mike ainsi que les chœurs masculins, presque doowop. D’une grande intensité, "Get wrong with me" est le fruit d’un duo vocal intimiste entre Kurt et Miss Myra Taylor (NDR : âgée de 91 ans, cette chanteuse de jazz nous vient de Kansas City). Jazz, l’accompagnement est d’une rare discrétion, mais aussi d’une grande efficacité. Kurt entraîne régulièrement ses musiciens vers l’axe Chicago, pour y réaliser du bien bel ouvrage. A l’instar  du virevoltant "Boogy fool", un titre issu de la plume de Snooky Pryor. L’homogénéité de l’ensemble est impressionnante. Les solistes tirent facilement leur épingle du jeu ; et en particulier Kurt et Karl au cordes. Leur toucher de guitare rappelle même les maîtres californiens du jump! La reprise du "Dissatisfied" de Sonny Boy Williamson II est excellente. Tout comme "Spider in my stew", une compo écrite par Willie Dixon et popularisée par Buster Benton. Et le slow blues, "Take my love", ne l’est pas moins. Imprimé sur un mid tempo, "Late night rendezvous" campe un superbe Chicago blues. Crandall est souvent comparé au regretté William Clarke. Son jeu sur l'instrument chromatique conjugue également énergie et subtilité. Et il le démontre sur les deux instrumentaux, "Gourmet ice" et "Hypomanic". Kurt est également susceptible de nous surprendre en attaquant du pur rock'n'roll. Et le dévastateur "Annie" en est la plus belle illustration. De toute bonne facture, cet opus s’achève par "Barroom light". Imprimé sur un tempo enlevé, cette plage met en exergue le talent au piano roadhouse de Sedovic, mais adresse en même temps un clin d’œil à l’harmoniciste Sonny Boy II.

 

Enter Shikari

Common Dreads

Écrit par

Brandissons fièrement le drapeau de l’éclectisme ! Car, un pur métalleux doit se pouvoir se montrer particulièrement tolérant pour digérer la deuxième livraison de cette formation britannique. On se souvient d’un premier album complètement barré, patchwork de hard core, d’électro et de trance. Quatre ans plus tard, leur « Take to the Skies » est certifié disque d’or outre-Manche.

Les géniteurs de la ‘nintendocore’ ont donc décidé de remettre le couvert en partant du principe que ‘tout est permis’. Plus virulent que le précédent elpee, « Common Dreads » reprend les frénétiques éléments trance et y incorporant quelques touches punk, un soupçon d’electronica, quelques riffs de metal et même des sonorités dub et reggae. Notons que l’artwork de cette déroutante plaque s’assimile aisément à l’imagerie rastafari. Malgré le mixage opéré par Andy Gray, réputé pour son travail accompli chez Korn et U2, l’espace sonore ne laisse pas beaucoup de place à la guitare. Une pilule plutôt difficile à avaler pour celles et ceux qui considèrent le hard core metal et la dance comme deux expressions inconciliables. Les autres –on pense au public de Dour et des Ardentes notamment– se réjouiront de ce condensé de basses fréquences sur l’ensemble des titres, des percussions finement couchées sur « Hectic », de l’apport de cuivres et même d’une flûte aux accents jazzy sur un « The Jester » aux superbes arrangements. Les voix sont tantôt hurlées, tantôt chantées. On a même droit à du ‘spoken word’ ! Bourré de gimmicks synthétiques intersidéraux et de bidouillages en tout genre, « Common Dreads » excelle dans l’ultra crossover, mais est loin d’être facile d’accès. Il ne révèle en effet aucun titre direct sur les 15 plages que compte l’opus. On imagine que sur scène, le tracklisting de combo originaire de St Albans, pour le moins iconoclaste, devrait prendre une toute autre dimension. Pas vraiment pour les fans de Motörhead…

 

The Rolling Stones

Sticky Fingers (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Et tout d’abord un de leurs chefs-d’œuvre : « Sticky fingers ». Oui, oui, celui dont la pochette avait été imaginée par Andy Warhol, montrant le haut d’un jean avec une véritable fermeture-éclair incorporée. Pour enregistrer cet opus, le groupe avait reçu le concours du pianiste Nicky Hopkins, de Ry Cooder (NDR : sur « Sister Morphine », dont une partie des lyrics avait été écrits par Marianne Faithfull) ainsi que de Bobby Keys et Jim Price aux cuivres. Et puis c’est l’elpee sur lequel figure le fameux single « Brown Sugar ». Parmi les autres titres on épinglera la superbe ballade « Wild horses », le très groovy « Bitch », « Dead Flowers » et la cover du bluesman Mississipi Fred Mc Dowell, « You gotta move ». Mick Taylor, le nouveau guitariste, apporte une touche plus blues à certaines compos. Et ce disque va devenir la référence en matière de stoner. A cause de cette fameuse ligne rythmique imaginée par Richards… D’où le qualificatif, vous vous en doutez…

 

The Rolling Stones

Undercover (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

De cet album pour lequel les Stones ont reçu le concours de Chuck Leavell et Sly Dunbar, on ne parlera que de du titre maître (« Undercover (of the night) ») dont le clip sera censuré pour ses scènes de violence. A propos de violence, ils auraient mieux fait d’en injecter dans leurs compos qui, hormis le final « It must be hell » (NDR : plus proche de l’esprit stoner), semblent manifestement destinées à la bande FM. Un comble pour un groupe qui a toujours incarné une attitude de rock’n’roll dominée par le défi, la rébellion et l’insoumission. En fait, la séparation est de plus en plus à l’ordre du jour, une impression qui va perdurer de 1983 à 1989 ; et puis Mick Jagger envisage d’enregistrer son premier elpee solo, qui paraîtra en 1985 (« She’s the boss »). Cet échec va donc précipiter les Stones dans l’expectative. Et aussi leurs fans…

The Rolling Stones

Black and Blue (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Mick Taylor parti, les Stones lui cherchent un remplaçant pour se charger de la rythmique. Ce sera finalement l’ex-Faces Ron Wood qui va décrocher le job. Faut dire qu’au début, il est un peu considéré comme la cinquième roue du char. D’ailleurs, tout au long de cet opus, plusieurs guitaristes le suppléent. Dont Harvey Mandel de Canned Heat. Notamment sur le morceau d’ouverture, le funky "Hot Stuff". Et puis Wayne Perkins. Inévitablement, après le séjour de la bande à Jagger en Jamaïque, il fallait s’attendre à des incursions dans le reggae. C’est le cas lors de la cover du "Cherry Oh Baby" d’Eric Donaldson et plus imperceptiblement sur le voluptueux et très funkysant "Hey Negrita". Un blues, mais cuivré : « Melody ». Et puis un nouveau slow tubesque : « Fool to cry ». Excellent pour la drague, à l’époque, mais vraiment pas transcendant. Et puis en finale, un excellent stoner : « Crazy mama ». Dont on ne parle que trop rarement.

 

The Rolling Stones

Dirty work (2009 Remastered)

Écrit par

La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la troisième série propose 5 elpees concoctés entre 1985 et 2005.

En 1986, Mick Jagger et Keith Richards se supportent de moins en moins. Et pourtant, contrat oblige, les Stones entrent en studio. Des parties vocales provisoires sont enregistrées par les chanteurs de rhythm'n'blues Bobby Womack et Don Covay, à l’initiative de Richards. Jagger n’en a rien à cirer et refait les voix définitives. En fait, ces fameuses sessions se déroulent dans un climat détestable. Les deux leaders ne se croisent même plus. Certains titres sont enregistrés par la section rythmique des X-Pensives Winos de Keith Richards, c’est-à-dire Steve Jordan aux drums et Charley Drayton à la basse. Et Jagger vient poser sa voix dessus. Bill Wyman et Charlie Watts sont aux abonnés absents. Pourtant, et c’est incroyable, le disque tient la route. La coproduction réalisée par Steve Lillywhite y est peut-être pour quelque chose. A moins que ce ne soit la tension entretenue entre Mick et Keith. Car plutôt que de les détruire, elle semble les stimuler.

La Télécaster de Richards pète des flammes sur l’intro du furieux « One hit (to the body) ». Sur la cover du « Harlem Shuffle » de Bob & Earl, Jagger semble évacuer toute sa hargne. En fait, cette hargne, il la crache sur presque tous les morceaux qu’il interprète. Depuis « Hold back » à « Fight », en passant par le titre maître. Même sur les deux boogies : le relativement moins impétueux « Winning ugly » et le très impétueux « Hard it with me » (NDR : il n’existe pas encore de version concoctée par l’Experimental Tropic Blues Band ; mais à mon humble avis, elle est très envisageable) ainsi que « Back to zero », une plage sculptée dans le funk blanc. Bref, la plupart des titres de l’elpee baignent dans le même jus. Parce qu’il y a quand même deux morceaux calmes. Une ballade ("Sleep Tonight") et un reggae ("Too Rude"), tous deux chantés et écrits par Richards. L’elpee s’achève par un boogie instrumental de 33 secondes qui rend hommage à Ian Stewart, disparu alors depuis peu.

 

The Rolling Stones

Emotional Rescue (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Pas vraiment le meilleur elpee des Stones. Mick est en instance de divorce. Keith s’enfonce dans l’héroïnomanie. Et ca se ressent sur le disque. Il recèle plusieurs titres funkysants à la limite du disco, dont l’intro « Dance (pt1) », le hit et titre maître « Emotional Rescue » que chante Mick d’un falsetto à la Patrick Juvet et l’insipide « She’s so cold ». Il y a bien « Where the boys go » qui émarge au rock’n roll ; mais la mélodie ne a parvient pas à accrocher. Seul « Down in the hole », slow crapuleux, superbement souligné par un harmonica poussiéreux, sort un peu du lot. En fait, on a l’impression que le groupe a essayé de faire un remake de « Some girls ». Sans jamais y parvenir. Dispensable !

 

The Rolling Stones

Goats head soup (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Paru en 1973, « Goats heads soup » est considéré comme un album auto-parodique. Disons surtout qu’après « Sticky fingers », il marque une forme de déclin. Keith Richards est alors déjà dépendant à l’héroïne. Les sessions d’enregistrement se déroulent à Kingston en Jamaïque, où Keith s’est acheté une maison. C’est l’époque au cours de laquelle le reggae se popularise en Europe. L’opus recèle quand même plusieurs ballades, dont « Angie », futur slow planétaire. On épinglera quand même les excellents « Dancing with Mr. D » et « Hide your love », un blues sur lequel Mick Taylor étale toutes les facettes de son talent à la rythmique ainsi que l’autre hit « Star, star, star », que je ne suis jamais vraiment parvenu à accrocher.

 

The Rolling Stones

It’s only rock’n’roll (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 4 mai, la première série propose ceux concoctés entre 1971 et 1976.

Enregistré à Munich, « It's Only Rock'n'Roll » prélude la future orientation des Stones. Elle sera davantage soul. Et la cover « Ain’t too proud to beg » des Temptations ainsi que la remarquable finale (NDR : 6’33 quand même !) « Fingerprint File » en sont les plus belles illustrations. Sinon pour le reste, hormis le titre maître ouvertement ‘glam’ et l’inévitable blues, « Short and curlies », qui bénéficie du concours de Ian Stewart au piano, on reste quand même sur sa faim. A l’issue de l’enregistrement de cet elpee, Mick Taylor quitte le navire, pour retrouver ses racines blues et jazz.

 

The Rolling Stones

Some Girls (2009 Remastered)

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La bande à Jagger ayant quitté EMI en juillet 2008, tout le catalogue des Stones est donc aujourd’hui regroupé chez Universal. L’occasion était donc belle de rééditer une partie de celui-ci après remasterisation. Soit les disques parus entre 1971 et 2005. Parue le 8 juin, la seconde série propose ceux concoctés entre 1978 et 1982.

Keith Richards qui vit à New York évite un emprisonnement pour détention d’héroïne, au Canada. Mick est partagé entre NY et Paris, alors que Wood vit à Los Angeles. Ron est enfin totalement intégré dans le line up. On est en plein explosion punk et les Stones veulent montrer qu’ils savent encore jouer du rock’n roll. Du vrai, du tatoué ! Du r’n’r bourré d’énergie, comme ils n’avaient plus consommé depuis longtemps. Bien sûr, il y a quelques ratés. Dont l’adaptation peu convaincante du « Just my imagination (running away with me) » des Temptations, le country "Far Away Eyes", et puis leur nouveau single « Miss You ». Un énorme hit qui va faire danser la planète entière. Mais contaminé par le disco. Chacun ses goûts ! Sugar Blue apporte son concours aux sessions d’enregistrement. Et lorsqu’il souffle dans son harmonica, il faut avouer que ses interventions sont torrides. Le groupe a choisi un blues salace et misogyne pour titre maître ; mais en général leurs morceaux sont trempés dans le rock nerveux, malsain et groovy. Du Rolling Stones comme on l’aime. Que ce soit « When the whip comes down », « Lies », l’ironique « Respectable » ou en finale un « Shattered » au refrain totalement envoûtant. « Beast of burden » constitue cependant, le meilleur morceau de l’œuvre. Un titre mid tempo dont les subtilités sont bien mises en évidence, suite à cette remasterisation. 

Un Beastie Boys pimenté

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Le prochain opus des Beastie Boys est intitulé « Hot Sauce Comittee Part 1 » et sera dispo le 15 septembre. Le trio préparera le terrain en rééditant dans une version ‘deluxe’ ses deux grands classiques, « Ill Communication » et « Hello Nasty » respectivement le 20 juillet et le 25 août. « Hot Sauce Comittee Part 1 » fait suite à l’entièrement instrumental « The Mix-Up » publié il y’a deux ans et jouit de la participation de Santigold et Nas.

Tracklist :

Tadlock’s Glasses
B-Boys In The Cut
Make Some Noise
Nonstop Disco Powerpack
OK
Too Many Rappers (avec Nas)
Say It
The Bill Harper Collection
Don’t Play No Game That I Can’t Win (avec Santigold)
Long Burn The Fire
Bundt Cake
Funky Donkey
Lee Majors Come Again
Multilateral Nuclear Disarmament
Pop Your Balloon
Crazy Ass Shit
Here’s A Little Something For Ya

The Skygreen Leopards

Gorgeous Johnny

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Que l’on se passe le mot. On s’emmerde comme des rats morts chez The Skygreen Leopards. Les intentions de Donovan Quinn et Glenn Donaldson, organisateurs de la petite sauterie, ont beau être louables, il est difficile de ne pas se sentir floués. Annoncé comme une ‘perspective unique dans la magie de la pop psychédélique’, « Gorgeous Johnny » est, en réalité, un véritable naufrage dans la soupe pop aux accents pseudo-folk.

La voix pleurnicharde de Quinn pose un frein indélogeable à l’écoute de l’ensemble du recueil. Quant aux mélodies, elles semblent tout simplement empruntées à une bonne douzaine d’artistes plus inspirés, comme Devendra Banhart ou Sufjan Stevens, pour ne citer qu’eux. Ratage complet.

 

Le side-project de Sigur Rós en écoute et en image

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« Riceboy Sleeps » est le premier opus de Jónsi & Alex, alias Jónsi Birgisson, tête pensante de Sigur Rós, et Alex Somers, petit ami du premier. L’œuvre fait la part belle à l’ambient et sera disponible dès ce 20 juillet, notamment dans une édition limitée donnant l’eau à la bouche.

Jónsi & Alex proposent « Boy 1904 » en téléchargement gratuit sur le site officiel du duo, ainsi que le streaming des vidéos des morceaux « All The Big Trees » et « Daniel In The Sea ». Pour choper tout ça : http://www.jonsiandalex.com/