L’appel à débrancher des Burning Heads

La formation skate punk orléanaise Burning Heads vient de partager un second extrait de son nouvel opus « All Fired Up ». Attendu pour le 16 octobre 2026, ce disque succède au titre « SOS 2 » publié début septembre. À l'aube de ses quatre décennies de…

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Tommigun fait de vieux os…

Les vétérans belges de l'indie pop signent un retour marquant. Dix ans après la parution de Wooden Son, Tommigun rompt un long silence et dévoile « Heavy Bones ». Ce morceau inaugure un nouvel elpee éponyme, dont la sortie se profile pour le 20 novembre 2026…

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Découvrez Gonjasufi

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Nouvelle signature chez Warp, Gonjasufi s’apprête à publier un premier opus mariant dubstep et funk. Le premier double single, « Holidays / Candylane » est déjà disponible dans une version vinyle très limitée (seulement 700 copies dans le monde) sur le site officiel du label.

Un aperçu : http://warp.net/records/gonjasufi/holidays-and-candylane

Moodio.tv à la rescousse

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Les artistes belges ont désormais une nouvelle corde à leur arc. Moodio.TV est une Web TV dédiée à la promo de l’industrie musicale et des artistes belges. Elle propose reportages, vidéoclips, zoom sur les artistes émergents, sessions acoustiques ou encore jeux concours. Et cette liste est loin d’être exhaustive. Moodio.tv, qui en est encore à sa version beta, est disponible en français, néerlandais et anglais.

Pour découvrir ce site qui risque de s’avérer très vite incontournable, rendez-vous sur http://www.moodio.tv

 

The Low Frequency in Stereo

Morne plaine

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E40/A10, sortie 4. Direction Dixmude. Grisaille et crachin ternissent tristement les paysages dépouillés de la vallée Handzamevaart. Espaces ouverts abritant précieusement la scène du 4AD qui nous avait réservé la surprise de programmer les talentueux Norvégiens de The Low Frequency In Stereo. Peu dépaysés par le manteau de vent, de froidure et de pluie qui recouvre les plaines flandriennes, les cinq Scandinaves devaient l’être davantage par l’accueil, à vrai dire, inexistant du public. Le calme et le grand vide étaient effectivement les principaux protagonistes de ce concert flandrien.

Après le brillant concert accordé la veille au Nijdrop (Opwijk), il revenait au cinq de Rogaland de relever le défi de nous présenter leur excellent quatrième album « Futuro » (voir rubrique chroniques Cd) en dépit de l’absence de visiteurs et de briser habilement le silence de leur lo-fi post rock.

« Turnpike » imprègne d’emblée les lieux d’un instrumental atmosphérique expérimental. Les rythmiques hypnotiques ‘stereolabiennes’ et les textures ambiant se mettent hâtivement en place. Les influences multiples s’accordent dès le deuxième morceau. Ainsi, « Texas Fox »  invite rapidement la délicieuse voix pop de Hanne Andersen à se découvrir sur des textures électroniques industrielles. Les mélodies éthérées du quintette nordique passent astucieusement d’un univers dream pop noirci (« Starstruck ») à une cold wave électrique (« Geordie La Forge » ou « Man Don’t Walk »). Elles sculptent des atmosphères shoegazing qui s’impriment sur un héritage Krautrock omniprésent. L’âme de « Futuro » demeure intacte.  

  Cependant, quelque chose déroute tout au long du concert, une sensation dérange. Le sentiment de ne pas retrouver cette parfaite orchestration et ces minutieux arrangements préalablement entendus sur le dernier album devient une évidence. La substance sonore est moins polie, les mélodies complexes et sophistiquées se lissent. Un set qui déborde de sincérité mais qui se révèle moins créatif, moins original que sur la galette. Les cinq musiciens de The Low Frequency In Stereo passent du pop-rock à la new-wave avec la même expressivité scénique introvertie. Les longs passages instrumentaux ‘shoegazés’ inspirés des Ecossais de Mogwai s’alourdissent et ne décollent jamais réellement. Mais, dans cet espace sonore, un danger guette les artistes, ils marchent sur un fil tendu au-dessus du néant. Car l’identité culturelle et marque de fabrique scandinave dont certains groupes se vêtent avec bonheur, fait sombrer cruellement d’autres dans le piège annihilant de la monotonie.

Un concert trop linéaire qui ne reflète pas la qualité intrinsèque de « Futuro ».

(Organisation 4AD)

De nouvelles chaussures gratuites.

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Les Blood Red Shoes annoncent tout prochainement la sortie d’un nouvel album ! En attendant, le duo londonien marque le coup. Et comment ? En offrant le single « Colours Fade » en téléchargement gratuit. A découvrir absolument pour les fans de The Kills.

http://www.bloodredshoes.co.uk

 

Des nouvelles d’une ancienne ex-future ‘nouvelle star’…

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Mais que c’est compliqué ce truc-là… Ok, j’accouche ! Cédric (O’Heix de son vrai nom de famille) a failli accrocher, il y a deux ans, une place en finale de l’émission « La nouvelle star ». Emission ô combien phare de la variété française…

Et bien ce beau jeune homme de bonne famille, bien propre sur lui et gendre idéal s’est lancé à l’eau (facile pour un officier de marine marchande !) Il nous propose les titres de son futur album  lors d’un concert qu’il donnera au ‘Zèbre de Belleville’ le 02 décembre prochain.

 Avis aux amateurs du genre…

Pour plus d’infos sur ce ‘beau mec’ : http://www.myspace.com/cedricoheix

 

Gossip annule

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Le concert de Gossip prévu ce soir aux Halles de Schaerbeek est malheureusement annulé. Beth Ditto serait souffrante et ne pourra donc pas assurer les dernières dates de la tournée européenne. Reste une possibilité de report. Dans cette eventualité, les tickets resteront valables pour la nouvelle date. A suivre, d'ici quelques jours.

Olivia Ruiz chez nous en Bel’Zik !!!

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« Miss Météore » est de retour…chez nous au Bel’Zik festival.

La femme chocolat sera une des têtes de série du festival de Herve le week-end des 18, 19, 20 et 21 mars prochains.

C’est pour le moment la seule certitude quant à l’affiche des festivités.

Les places sont d’ores et déjà en vente au prix de 29 € en prévente (33 € à l’entrée) sur le site de la FNAC ou au 0900/00600 (0,45€/min) ou encore dans les points de vente suivants :

            - Librairie Et Cetera à Herve, rue Neuve, 22 : 087/67 56 50

            - La bouquinerie du Centre à Battice, Centre, 26 : 087/78 41 38

            - Office du Tourisme de Spa, Place Royale, 41 : 087/79 53 53

            - Grand Théâtre de Verviers, rue Xhavée, 61 : 087/39 30 30

            - Caroline Music à Liège, rue de l’Université, 28 : 04/223 68 89

            - Billetterie de Belle-Ile à Liège : 04/341 34 13

Pour en savoir plus dans les prochaines semaines : http://www.belzik.be/fr/home.html

Olivia Ruiz au Bel’Zik festival le vendredi 19 mars 2010 à Herve.

 

Vaya Con Dios … au 7ème ciel…

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Sorti il y a quatre semaines à peine, « Comme on est venu » dernier opus de Dany Klein, mieux connue sous le pseudo de Vaya Con Dios est déjà disque d’or en Belgique.

Cela démontre à quel point le public reste fidèle à ses « vieilles gloires »…

Partie faire la promo de son CD en Suisse où son album sort avant sa commercialisation en France, au Portugal, aux Pays-Bas, en Pologne en Allemagne et en Autriche, Vaya Con Dios se produira sur les scènes belges à partir du 19 janvier prochain.

Sa tournée débutera au Théâtre Varia de Bruxelles, avant de faire quelques haltes à travers toute la Belgique.  Toutes les informations à propos de la tournée se trouvent sur http://www.vayacondios.info

 

 

 

I’m From Barcelona

Tout en crescendo…

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Présent sur la quatrième compilation du collectif liégeois Startin’Pop, I’m Big In Japan porte la griffe du projet solo de Didier Van Wambeke (ex-chanteur de Keaton). Ce pseudonyme, volontairement emprunté au célèbre « Big In Japan » de Tom Waits, affiche résolument les couleurs musicales du quatuor liégeois. Un projet ambitieux qui fait face, sans rougir et avec beaucoup de maturité artistique, à la vaste et talentueuse scène rock/folk étasunienne. L’écoute des chaleureuses harmonies de « Revolution » suffit amplement pour conforter cette intuition. C’est entouré d’un brillant staff artistique et technique que le chanteur/guitariste liégeois pose les premières pierres fondatrices du groupe lors de plusieurs concerts livrés durant cette année 2009 à travers la Belgique. Etape incontournable avant la sortie de son premier Ep qui bénéficie de la précieuse collaboration de Julien Paschal (ex-batteur de Sharko) et devrait voir le jour dans le courant de l’année 2010. Ecrin rock composé de son éternel complice Jacques Pironet (lead guitar) et du drummer Renaud Dethioux. Trio rapidement rejoint par le clavier Korg d’Ingrid Van Wambeke.        

Ce sont précisément les notes de velours du Korg qui, en ouverture, grise rapidement l’ambiance cosy et feutrée du salon concert du 210. Atmosphère idéale pour accueillir l’univers musical de I’m Big In Japan. Lieu où les quatre de bord de Meuse nous offrent un rock dégraissé qui explore des mélodies chagrinées avec une lumineuse simplicité. Un soft rock faisant place à la légèreté des guitares, la finesse et la limpidité des mélodies sans  saturation excessive de riffs agressifs. Univers mélancolique et doux-amer dessiné délicieusement à travers les événements tragiques d’« Altmont We Are Love ». Architecture musicale qui embrase l’âme sans jamais l’écorcher. On se laisse naturellement emporter par l’aisance mélodique qui coule sur de lentes et lugubres mélopées habitées par des morceaux comme « Captain Fandango ». Ou encore par des sons électriques et des inflexions vocales où l’ombre de Jeff Buckley s’imprimerait en filigrane sur « Revolution ». Un ensemble se mouvant adroitement sur des ballades subtiles qui habilleraient l’âme de Tom Waits de la voix chaleureuse de Ray LaMontagne.

Ce set en retenue monte crescendo, s’énerve en guitares et, par moments, secoue brutalement les drums de Renaud Dethioux (« American Hardcore »). Une setlist en équilibre qui ne s’ennuie jamais et se referme nerveusement sur un « Not Kirk ». Un final orageux qui témoigne à nouveau de l’étendue sonore du quatuor liégeois. A (re)découvrir d’urgence !

 

The Victorian English Gentlemens Club

Love on an oil rig

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Malgré leur nom à rallonge, cette formation n’implique pas un line up pléthorique. Elle ne compte que quatre membres. Qui ne sont pas davantage anglais, mais bien gallois. Issus de Cardiff, pour être précis. Et ne réunissant pas exclusivement des mecs, mais deux filles et deux garçons. Suffisant pour semer le trouble. 

Leur premier opus est paru en 2006. Eponyme, il proposait des morceaux énergiques sculptés dans la mélodie punk rock et contaminés par un certain esprit de folie, probablement puisé chez les Liars. Intitulé « Love on an oil rig », le second elpee respecte une semblable ligne de conduite. Un peu hors des sentiers battus, néanmoins. A la croisée des chemins des Pixies, des Breeders, de McClusky et d’Ikira Colt, elle est avant tout excitante. Les cordes de guitares sont stridulantes et les rythmes versatiles. Et puis il y a les voix. Des chœurs conjugués par les deux demoiselles (NDR : Delta 5 ?) soutenant à merveille le timbre nasillard d’Adam Taylor (NDR : en extrapolant, on pourrait imaginer un hybride entre celui de Luke Lalonde de Born Ruffians et de Gordon Gano des Violent Femmes). La production n’est pas trop léchée, de manière à préserver l’âme des douze titres de ce long playing. Des coups de cœur ? « Drivers Companion », « Bored in Belgium » ou encore le single « Parrot ». Mais VEGC ne sera jamais une usine à hits. Simplement un bon groupe, qui ne peut que progresser et se faire un nom sur la scène insulaire, au même titre que leurs compatriotes, Los Campesinos. Enfin, c’est tout le mal qu’on leur souhaite… 

 

Wye Oak

The Knot

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Wye Oak est un duo issu de Baltimore, dans le Maryland. Et « The Knot » constitue son second elpee. Il fait suite à « If children », gravé en 2007. J’avais eu l’occasion de découvrir cet ensemble, live, en première partie des Dodos, au Botanique ; et je dois avouer que leur set m’avait agréablement surpris. A sein du couple, Jenn Wasner se charge des parties vocales, de la composition et des guitares alors qu’Andy Slack se réserve les drums, les claviers et la production.

Mais venons-en à la musique de Wye Oak. Très électrique, sombre, imprimée sur un rythme plutôt lent, mais sans jamais tomber dans le slowcore, parfois quand même mid tempo, elle évolue dans un univers sis quelque part entre Mazzy Star, le Crazy Horse de Neil Young, les débuts de Wilco et Yo La Tengo. Le tout épicé d’un zeste de shoegazing et de britpop. Suffit pour les références, passons au contenu de cet elpee.

Les lyrics sont sombres, ténébreux, mélancoliques et à la limite sinistres. Probablement autobiographiques, ils reflètent une angoisse existentielle. Même les titres apparemment allègres, reflètent un mal-être. Quant à savoir si c’est celui de Jenn, il serait intéressant de lui poser la question. Elle possède une très belle voix. Atmosphérique, douce, vulnérable, confessionnelle, mais bien timbrée. Et puis entretient une intensité électrique savoureuse, frémissante, venimeuse, de sa six cordes, lorsqu’elle n’éclabousse pas les mélodies d’accès de pedal steel. En studio, les compos ont bénéficié d’une palette instrumentale plus large. Un zeste de piano, de l’orgue, un chouia de cuivres, une pincée de banjo, mais surtout du violon. Un violon languissant, parfois grinçant qui confère alors aux compos un climat épique. Les arrangements ont été ciselés par Andy, responsable, en même temps d’un drumming aussi délicat que souple. De cet opus, on reprochera la longueur excessive de « Mary is Mary » (NDR : encore qu’en live, ce morceau pète des flammes), mais on mettra en exergue le sublime « For prayer », dont l’intensité émotionnelle me rappelle la quintessence du Paisley Underground. 

 

Yuko

For Times When Ears Are Sure

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Encore du banjo ? L’explication procéderait-elle d’une accalmie dans les rediffusions télévisées de vieux westerns ? A moins peut-être que les fans de Bonanza auraient décidé de propager leur dépendance à d’autres secteurs. Et en particulier celui de la musique. Difficile d’y répondre. L’histoire ne nous dit pas non plus, si les Gantois de Yuko auraient préféré rejoindre la tribu des Apaches plutôt que celles des tuniques bleues. Si l’on rajoute à ce parfum de Cecil B. DeMille, une guitare sèche, quelques envolées spontanées dans les compos et une grosse dose de flammes crépitantes, on tombe vite dans l’hyper cliché folk, autour du brasero. Ce serait insultant pour nos compatriotes de s’arrêter à de telles images d’Epinal. Derrière les rumeurs de bisons qui s’abreuvent à la rivière, gronde une pop indie qui vient remuer le campement. On plie les couvertures, on remballe le pemmican, il y a de la route à faire.

Yuko ce sont Kristof, Karen, Tom, Lotte et Rolf, cinq Gantois qui entament leur carrière sur de très bonnes bases. Outre les sons ancestraux des cordes qu’ils semblent parfaitement maîtriser, le combo inocule surtout une electronica solennelle susceptible de transformer « For Times When Ears Are Sure » en petit bijou electro-pop croustillant. Aussi fragile qu’une craquelure sur un parchemin, l’elpee nous balade sur un sentier dépoussiéré quelque part entre Radiohead et Mogwai, selon la bonne grâce du cocher. Remarquable pour un début, les mots ‘prometteurs’, ‘enthousiastes’ ou ‘généreux’ prennent un petit accent belge qui nous fait bomber le torse. Vas-y, rallume le calumet et fais tourner.

 

Joseph Arthur

Temporary People

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Joseph Arthur court tellement vite, que son « Temporary People », concocté en 2008 à l’aide de ses Lonely Astronauts, est resté, pour nous, dans les starting-blocks. C’est que l’animal Arthur a de quoi troubler les esprits. Véritable ogre de la composition, il propulse tout ce qui sort de son studio, à grandes brassées. S’il comptabilise déjà 6 albums en 10 ans, on en oublie presque les multiples Eps, maxis et remixes que l’Américain collectionne dans sa discographie. S’il a fallu un petit coup de pouce de Lou Reed et Peter Gabriel en 1996 pour sortir son premier opus ; aujourd’hui, Joseph Arthur aide les autres, et cet altruisme pourrait finalement lui rapporter gros.

Pour cette septième galette il a de nouveau fait appel aux Lonely Astronauts, groupe qui avait participé à la confection de « Let’s Just Be », en 2007. Et une fois de plus, le travail est remarquable. On serait tenté de dire, plus précis. Même si l’ambiance générale reste toujours très folk-blues, Arthur et ses potes délaissent quelque peu leur terrain de jeu préféré pour nous balancer un son un peu plus rock, un peu plus revivaliste, très 70’s si vous préférez, mais surtout d’assez bonne facture. Reconnaissable entre mille, la voix de Joseph Arthur vient, comme à son accoutumée, déposer sur l’échine, cette petite brise vivifiante. « Temporary People » n’est pas vraiment novateur au sein du courant musical contemporain, mais il a le mérite de préserver ce cachet spontané et sincère qui manque à beaucoup dans le milieu. Nous n’aurions que des louanges à formuler sur ce disque s’il n’y avait cette irrésistible envie de ne plus en entendre parler quelque temps. Certes tout est toujours aussi bien millimétré. Certes tout à l’air parfaitement en place comme dans le mécanisme d’une horloge suisse ; mais à force de voir tous les 6 mois une nouvelle galette débarquer, on finit par se lasser. J’essaierai de sauter un album sur deux pour les prochains, j’y retrouverai peut-être du plaisir.

Barzin

Notes to an Absent Lover

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En 2006, Barzin Hosseini nous expliquait comment pleurer le sourire aux lèvres. Comment mélanger les éléments pour en tirer un maximum de profit ? C’était l’époque où la société kleenex n’en finissait plus de le remercier d’avoir commis « My Life in Rooms ».

Trois ans plus tard, nous sommes toujours sur le même pied, mais plus dans les mêmes chaussures. Barzin nous balance aujourd’hui « Notes to an Absent Lover », une ode aussi présomptueuse que réussie. J’entends d’ici les râleurs s’esclaffer du manque de cœur qui m’afflige, de cet organe de pierre qui fait office de moteur ; et j’en ris sous cape. Oindre la mélancolie d’effets country via le banjo ou d’aspect magique à la harpe c’est facile, voire même ‘petit esprit’. Prendre l’auditeur par les sentiments avec autant de conviction qu’un Yves Duteil prenant un enfant par la main, est d’une mesquinerie crasse. Oui mais… là ou certains se seraient ‘gamellés’ par excès de niaiseries ou d’effets mollassons, le Canadien pose un édifice étonnant de simplicité et pourtant truffé d’organes vitaux. « Notes to an Absent Lover » est blindé de petits trucs, de ces choses que l’on ne voit plus ou qu’on ne prend plus le temps de faire : sourire, soupirer, s’étirer dans l’herbe… Barzin développe la simplicité et l’évasion de manière fort réussie, en laissant perler des gouttes d’eau de pluie parfumées sur ses textes. En associant l’improbable au calculé. Il ne faudra cependant pas trop abuser de la galette, mais plutôt se faire un petit shoot concis de temps à autre. Histoire non plus, de ne pas finir neurasthénique.

De Rosa

Prevention

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L’Ecosse est le berceau de beaucoup d’horreurs musicales, mais pas que. Oui, la Saint Andrew's Cross doit malheureusement prendre sous sa responsabilité des patronymes comme Simple Minds, Cocteau Twins ou Travis. Mais il faut lui rendre ses lettres de noblesse, quand on sait que The Beta Band, The Exploited ou Belle and Sebastian, entre autres, en sont originaires également.

En ce qui concerne De Rosa, représenter l’Ecosse semble être leur priorité. Même si leur nom sonne plus méditerranéen que ‘scotisch’, la formation est fière de ses racines et dédie ses compositions à leur douce et chère terre d’origine. Et pour lui rendre hommage, elle a décidé de produire une excellente galette, épicée d’‘ethno-roots-folk-electro’ (NDR : c’est nouveau, ça vient de sortir), agréable au fumet comme au palais ?

Après avoir assisté au clash de son groupe en 2003, Martin John Henry rassemble à nouveau sa troupe en 2006 ; et c’est ensemble qu’ils reprennent le chemin du studio pour concocter « Mend », album précurseur mais laissé un peu sur la touche à l’époque, par la critique. Trois ans plus tard, après avoir assuré les premières parties de Mogwai et Snow Patrol, le combo nous revient flanqué d’un nouvel elpee de toute bonne facture. Les gaillards de De Rosa sont des petits malins susceptibles de vous entraîner sur un chemin bien tracé, afin de mieux bifurquer de leur trajectoire en dernière minute. Sur des envolées progressives, viennent se greffer des élans qui semblent embraser les compos, mais qui sont uniquement destinées à détourner l’attention, afin de plonger dans le moelleux. On peut donc confirmer que ce sont les surprises ou les effets de manche qui sont la clef de voûte de « Prevention ». A peine avez-vous trouvé votre voie que vous vous rendez compte avoir de nouveau emprunté la mauvaise piste. Heureusement, sans jamais provoquer de panique. Délicieusement tendre, mais pas dénué d’énergie, sauvage mais partiellement dressé, encourageant mais au bord du dépressif, « Prevention » mélange allègrement tous ces sentiments ; mais cloîtré au sein d’un tel univers, on tournerait facilement en bourrique.

 

DJ /Rupture + Matt Shadetek

Solar Life Raft

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Après être resté quelques temps à Barcelone, DJ /Rupture aka Jace Clayton fait son retour à Brooklyn. Véritable touche à tout, ce Dj et producteur s’est notamment illustré auprès du public en militant au sein de Wax Poetic, un combo impliquant Norah Jones. Réputé également pour ses monstrueux sets à trois platines, /Rupture à conquis le public en se servant de ses nombreuses influences oscillant de la drum n’bass à l’electronica, en passant par le dubstep. Flanqué de son acolyte Matt Shadetek (NDR : ce producteur newyorkais a partagé le studio aux côtéx de Modeselektor, pour lequel il a produit deux titres lors de la session de « Hello Mom ! »), /Rupture revient nous en mettre plein les oreilles, en nous balançant cette compile intitulée « Solar Life Raft » ; soit une sélection (parfois retravaillée) de 25 titres, mixés sur trois platines.

Dubesque et hypnotique (NDR : quelquefois à la limite de l’obsessionnel), ce disque est parfaitement destiné aux dancefloors. En fin de nuit… ou en début de matinée… Ici, DJ /Rupture et Matt Shadetek font turbiner leurs machines pour nous enflammer de leurs sonorités destinées à transcender et à revigorer les foules. A l’instar du mix de l’excellent Jahdan Blakkamoore, emcee de la Grande Pomme. Evoluant entre Roots, Dubstep et Cumbia, ce « For The Souls » n’est pourtant qu’une mise en bouche. Car la suite est véritablement percutante. Et je pense tout d’abord à « Bebey », titre de l’excellent combo Gang Gang Dance qui figurait sur leur dernier opus, « Saint Dymphna ». A l’origine noisy, ce morceau a été transformé en pépite dubstep ; une pépite au cours de laquelle la profondeur des kicks vient se fondre dans la mélodie expérimentale. Fascinant ! L’ébauche d’« Archives Génétiquement Modifiées Part 2 » signée par feu Luc Ferrari, compositeur français avant-gardiste, est étonnante. Durant quelques secondes, on découvre ce concept imaginé en 2000, par ce pianiste visionnaire. Autre combo newyorkais mis à l’honneur : Telepathe. Achevant l’elpee, son « In Your Line » a été retravaillé tout en douceur et subtilité par les deux Ricains. Et leur electronica minimaliste est tout à fait envoûtante.

Non seulement /Rupture est aussi rusé que fin connaisseur, mais il parvient à s’amuser en concoctant une compilation qui ne devrait pas déplaire aux amateurs de dubstep ! Et je leur conseille vivement cet opus !

Lita Ford

Wicked Wonderland

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Magie du photoshop : à 51 ans, Lita Ford à l’air d’en avoir 30 sur la pochette de « Wicked Wonderland ». Supposé être celui de son grand retour, l’album est à l’image du livret : un peu trop artificiel pour être vraiment réussi.

Pour rappel, la guitariste blonde à un Cv long comme le bras d’un orang-outang. Elle entame sa carrière musicale à 17 ans, en rejoignant l’excellent combo glam rock féminin The Runaways (NDR : au sein duquel militait également une certaine Joan Jett). En 1979, lorsque le groupe splitte, elle se lance dans une carrière solo. Ses premiers albums « Out for Blood » (1983) et « Dancing On The Edge » (1984) ont un succès immédiat. Il faut dire qu’à l’époque, son look sexy ne laisse ni les fans, ni les musiciens indifférents. Elle se fiance à Tony Iommi (Black Sabbath), se marie avec Chris Holmes (WASP) avant de prendre pour second époux le chanteur de Nitro, Jim Gilette (NDR : actuellement, c’est toujours son mari !) En 1995, elle décide de se retirer du monde du rock’n’roll pour élever ses enfants. Cependant, la retraite lui pèse ; et en 2009, elle remet le couvert en compagnie de son conjoint…

Le film « La Momie » nous l’avait déjà démontré, il y a des vestiges enfouis qu’il vaut mieux ne jamais déterrer. Lita n’est pas parvenue à tirer profit de cette leçon cinématographique et son retour raté risque fort d’entacher sa légende. Plutôt que de réaliser ce qu’elle fait de mieux, c'est-à-dire du bon Hard Rock Mélodique, Mamie Lita a décidé de se renouveler. De sonner ‘moderne’. Ses dernières compositions sont lourdingues, à la limite du stoner et bourrées d’électronique. Comme si Rob Zombie et Zakk Wylde avaient décidé d’entrer en studio ensemble. Pour constater que le produit de leur rencontre s’était soldé sur un échec cuisant. Les textes, eux aussi, sont pénibles et tellement affligeants qu’on a un peu honte pour l’idole de notre adolescence. Attention, Lita chante toujours très bien et son jeu de guitare est impeccable. C’est seulement au niveau des compositions que le bât blesse. Impossible d’isoler une bonne chanson de ce « Wicked Wonderland » qui en compte pourtant quinze ! Un retour raté. A oublier, malheureusement.

Michael Jackson

This Is It

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On croyait le Roi de la Pop fauché comme les blés, prêt à devoir hypothéquer Neverland ou encore céder sa collection des Beatles ; mais il semblerait que depuis sa disparition, sa richesse personnelle ne fait que croître. Et pour cause, en plus de toute sa discographie remasterisée, « This Is It », le film qui relate les dernières répétitions de MJ avant ses nombreux concerts programmés à Londres, a fait sauter le box office en quelques jours. Certes, les organisateurs annonçaient la diffusion du film pour une période de deux semaines, et curieusement, quelques jours avant la fin de cette échéance, la prolongation du film était annoncée. Belle technique commerciale, c’est une évidence !

Place maintenant à une autre technique tout aussi intéressante : pourquoi ne pas accompagner ce film d’une bande originale sonore ? C’est désormais chose faite, et très franchement, hormis le booklet au sein duquel figure de nombreuses photos issues des répétitions, « This Is It : The music that inspired the movie » est ennuyeux ! Qui n’a encore jamais entendu « Wanna Be Startin’ Somethin’ » ou encore « Jam » ?  Qui n’a jamais dansé sur « Black Or White » ou encore fredonné « Billie Jean » ? Outre ces titres maintes fois écoutés, on ne sera pas plus avancé sur la seconde galette qui accompagne cet album. En effet, on y retrouve trois titres en version démo (dont « Beat It » a cappella) et enfin « Planet Earth », proposé sous la forme d’un poème… (NDR : puisque je vous le dis !)

C’est ce à quoi vous devez vous attendre si vous vous procurez ce « This Is It ». En bref, un ramasse-poussière pour fan désespéré ou une relique destinée à se recueillir, lorsque le vide commencera à se faire sentir. Rest in peace MJ !

Java

Maudits Français

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Il y a neuf ans, Java s’illustrait en commettant un premier elpee intitulé « Hawai ». Java est un projet issu de la scène parisienne, né de la rencontre entre le compositeur Fixi et l’auteur R.Wan. Leur objectif ? Remettre au goût du jour le folklore français en se servant de la culture musicale contemporaine. Projet, ma foi aussi palpitant qu’intéressant. Et le résultat est alors à couper le souffle. Imaginez la rencontre entre hip hop et musette, et vous aurez une petite idée du style proposé par Java. L’accordéon ne se contente cependant pas de s’abandonner dans des airs de valse, tango ou autre java, mais souligne aussi les lyrics à la fois bien ficelés et percutants (NDR : une véritable bouffée d’air frais au milieu de la scène française) de R.Wan. Rien que le titre du morceau d’ouverture de leur premier elpee, « Sex, accordéon et alcool », annonçait la couleur… 

Après avoir concocté ce disque, Java est parti en tournée mondiale, se forgeant en même temps une excellente réputation de groupe ‘live’. D’ailleurs, en 2001, le combo grave « Java sur scène », de manière à montrer un bel aperçu de leurs performances en public. Le deuxième opus, « Safari Croisière », est édité en 2003. Mais il passe relativement inaperçu, tant sur la scène hexagonale que belge. En 2006, les partenaires décident de s’accorder une pause, afin de se consacrer à leurs projets respectifs. Et il faudra attendre avril 2009 pour voir débarquer le troisième opus de Java, « Maudits Français ».

Ce nouvel essai perpétue ce qui a fait son succès depuis les débuts du groupe : le ‘hip hop’ musette. Malheureusement, l’effet de surprise est passé, et on a parfois la sensation d’entendre une solution sonore réchauffée. Manquant de fougue, même. Des chansons comme « Moi je Moi je », « Bling Bling » ou encore «  Paris Musée » sont peut-être un peu trop surannées. Parfois, on a même l’impression de retrouver un Renaud de ses débuts. Mais un Renaud qui aurait négligé ses textes. Heureusement, quelques compos sauvent la mise. Et je pense tout particulièrement à « J’me Marre », « Folklore » et surtout « Mona » (NDR : cette description d’une banlieue parisienne, est sans doute le meilleur titre de l’elpee), qui semblent avoir retrouvé la recette de leurs premiers plats. Néanmoins, vu le potentiel du combo, cet album est une petite déception…

 

Madness

Total Madness – All the greatest hits & more! (Cd + Dvd)

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On peut certainement regretter le ska décapant du Madness pré 1983 (NDR : avant que le groupe ne s’étiole et n’essaie de se raccommoder), mais on ne regrettera pas cette compile des ‘meilleurs morceaux’ enrichie du Dvd réunissant les clips de l’époque.

Ces réjouissantes vidéos nous balancent de la sauce Madness en plein sur nos chemises propres : poivrée, sucrée, aigre-douce et explosive! De l’humour digne des Monty Python, des chorégraphies comparables à celles de « Grease » ou « Singing in the rain », dans des décors urbains filmés tels quels : crados, gris, l’Angleterre des années 80! Les musiciens ne sont pas plus édulcorés : la bouche du chanteur est pleine de plombages, les faces sont blanches et cernées... C’est que bien souvent le clip est un montage des scènes prises sur le vif, badauds et spectateurs compris. Mais il reste l’énergie, la spontanéité d’une bande de potes, un groupe qui dépote, ne se prend pas au sérieux, joue (au premier sens du terme) des rythmes endiablés à faire guincher les morts.

Il fallait du cran pour jouer de la musique jamaïcaine sans le soleil et sans les cocotiers ; c’est aussi ce qui fait la particularité du groupe : ils font du ska, oui, mais teinté d’un humour grinçant et d’atmosphères parfois psychédéliques voire gentiment machiavéliques, que l’on verrait bien accompagner « L’étrange Noël de Mr Jack ». Les sept kakous (ou Zazous) aux allures de punks mélangent les genres pour nous embarquer dans un avion fou ou nous raconter leur cauchemar collectif. Synthé, trompette, saxophone et autres cuivres, violons et guitare façonnent des mélodies brutes, c’est frais et bien vivant, roboratif, ça fait un bien vraiment fou !

 

Marjolaine Babysidecar

Medecine Foraine

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Il existe des lieux, des situations, des échanges ; bref tout ce qu’il y a de plus banal, qui peuvent se transformer en moteur à libido. « Medecine Foraine » incarne bien cette situation. Ou plus exactement Marjolaine Babysidecar. A cause de son air minouche, ses yeux dévoreurs et ses textes –ma foi– difficiles à cataloguer. La sauce prend assez simplement et les effluves érotiques, sans que l’on comprenne pourquoi, viennent flatter nos sens. Le parfum faussement jazzy, les râles muets que l’on devine dans la voix, les ongles collés à la peau, Marjolaine nous défroque en 5 sec’ ; et c’est le caleçon baissé que l’on rougit de s’être dévoilé de la sorte.

Derrière le combo se cache un duo : Marjolaine et Remy. Propriétaires déjà des deux Eps (« Logo Trip » paru en 2003 et « Tentative de Love », en 2005), les Français gardent la foi tout en distribuant des damnations à qui mieux-mieux. D’airs chaloupés en textes érectiles, la belle déroule la langue qui vient se tortiller dans le conduit auditif, tandis que le dandy se trémousse sur les cordes, telle une muse de John B. Root. Le duo marche implacablement. On peut souvent percevoir l’alchimie parfaite entre les deux protagonistes de manière évidente tant l’un soulève l’autre sans jamais l’étouffer. Fort agréablement, on se surprend à réécouter l’album une fois les ‘12 tracks’ dispersés dans la pièce. Histoire d’être certain de n’avoir rien loupé, ou de s’en remettre une petite couche voire de mettre sur pause lors des cadrages les plus… mmmmmh grisants.