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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Stephen Bruton

From the five

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Originaire du Delaware, Taylor Stephen (TS) Bruton a passé sa jeunesse à Fort Worth, au Texas. Dans un univers bercé par la musique, puisque son père était à la fois batteur de jazz et disquaire. Et puis il aimait autant le blues, la country que le jazz. Il a longtemps côtoyé T Bone Burnett, avant de partir à l'aventure. Du côté de Manhattan. Il y est recruté comme guitariste au sein du band de Kris Kristofferson. Il y militera pendant près de 20 ans. Il accompagne ensuite les chanteuses Bonnie Raitt et Christine McVie. Il faudra attendre 1983, pour le voir enfin entamer une carrière en solitaire… Atteint d’un cancer de la gorge, il est décédé dans son sommeil, le 7 mai dernier. A l’âge de 60 ans. Il s’était forgé une fameuse réputation de guitariste ; et pourtant il était également chanteur, compositeur, producteur (NDR : il a notamment mis en forme des œuvres de Marcia Ball, Alejandro Escovido, Storyville ou encore Jimmy Dale Gilmore) et acteur. Il compte cinq albums à son actif : "What it is" en 1993, "Right on time" en 95, "Nothing but the truth" en 99, "Spirit world" en 2002, et enfin ce "From the five" paru à l’origine en 2005, réédité et considéré comme son testament musical.

L’elpee s’ouvre par le fastueux "Bigger wheel", une compo imprimée sur un tempo tonique entretenu pas les solides percus de Steve Ferrone (NDR : il a milité au sein du band d’Eric Clapton et joue aujourd’hui chez les Heartbreakers de Tom Petty). Glenn Clark se réserve l'harmonica. Les accents rythmiques dispensés aux cordes par Stephen sont cinglants. Une guitare très fluide et mélodieuse introduit "This old world", une bien belle chanson chantée en duo par Steve et Clark. Ses inflexions nonchalantes rappellent le Bob Dylan de ses débuts. Bill Payne, le pianiste de Little Feat, siège derrière l'orgue Hammond. Les lignes de guitare sont pures, séduisantes. Une impression que l’on retrouve sur "That moment when". Un motif rythmique répétitif, hypnotique conduit "Walk in faith". Nous ne sommes pas trop loin du R&B institué par Little Feat. La combinaison des instruments est étonnante. Payne se charge des ivoires. Stephen Barber (NDR : ce musicien issu d’Austin est également compositeur et poète) de l'orgue. Le timbre vocal de Bruton libère beaucoup d'expression! Le Texas est un excellent terreau pour l’americana. Le mélange de folk, de blues et de country engendre de longues ballades, souvent de toute beauté. Et je pense tout particulièrement à "Fading man", enrichi d’orgue et de cuivres. Une instrumentation qu’on retrouve sur le mélancolique "Treasured wounds", une plage au cours de laquelle ces cuivres semblent agoniser… Sonorités de clavier amples et cordes acoustiques illuminent "Put me out of your misery". L’émotion étreint Stephen, lorsqu’il aborde l’autobiographique et très intense "The Halo effect". Ses sentiments y oscillent de la douceur à la colère retenue. Aventureuse, torturée, la guitare alimente l’implacable "The clock". Une seule reprise : "Ordinary man. Caractérisé par ses riffs rythmiques très ‘rollingstoniens’, ce rock’n roll déménage. Et pas seulement parce que Bill Payne est intenable aux ivoires. De toute bonne facture, cet opus d’achève par "In the wind", une compo acoustique empreinte de douceur. R.I.P. TS Bruton…

 

Géraldine Cozier

La première porte

Écrit par

Belgique, terre de chanson française ? « La première porte » constitue le premier Cd de cette jeune Liégeoise. Née en 1981, Géraldine Cozier vient de fêter ses 28 ans (en mai) et nous présente un album empreint d’une jolie maturité.

Son parcours artistique commence cependant bien plus tôt… Dès cinq ans, elle entame une formation poussée en piano, solfège et histoire de la musique. Vers 15 ans, elle fréquente un cours de chant lyrique ; mais c’est plutôt du côté ‘variétés’ qu’il faut lui reconnaître un certain talent. A tel point que lors de l’ex-émission de la RTBF, ‘Pour la gloire’, elle empoche d’un seul coup le prix de la meilleure chanteuse et celui du public. A 18 printemps, c’est plus qu’encourageant… 

Après différentes expériences (NDR : trop longues à détailler), elle finit par rencontrer la personne dont la collaboration va lui permettre enfin de décoller : Cécile Delamarre.

Ensemble, elles explorent différents types de musique (le blues, la soul, la musique classique, le jazz, le funk, et même les musiques et rythmes afro).  Elles s’entourent et travaillent en compagnie d’Emmanuel Baily (guitare), de Marine Horbaczewski (violoncelle), d’André Klénès (contrebasse), de Karim Freson (percus) et de Jonathan De Neck (accordéon). L’accent est donc mis sur l’acoustique.

« La première porte » (premier album) nous propose 12 titres dont 10 sont signés Géraldine pour la musique et Cécile pour les paroles. Les onzième et douzième morceaux sont issus de la plume de Simon Raket et Xavier-Edouard Horemans. A multiples facettes, l’opus est à la fois drôle, grave, sérieux, triste et poétique. Un point fort ? La diversité musicale. Et puis une superbe voix qui, par moments, fait un peu penser à Véronique Sanson.

De très chouettes rythmes, des textes au-dessus de la moyenne et un très joli organe (« Land dou hé dio ») font de ces 13 chansons un tout bon disque de chanson française.

Soyez curieux ! La scène belge ne manque assurément pas de talent…

 

Delbert McClinton

Acquired taste

Écrit par

Delbert est un chanteur/compositeur notoire. Il est né au Nord du Texas. A Lubbock très exactement, il y a près de 70 ans. Il compte une multitude d’albums à son actif. Son style ? Il le puise dans les racines : le blues, la soul et la country. En 2006, il a décroché un Grammy Award pour "The cost of living", un opus alors considéré comme le meilleur album de blues contemporain!

Ce nouvel elpee a été mis en forme par Don Was (Rolling Stones, Bonnie Raitt, Bob Dylan) ; un disque qui trempe une nouvelle fois dans l’americana, fruit d’un cocktail de blues, soul, country, rock et jazz. Lors des sessions d’enregistrement, il a reçu le concours de son band de tournée, le Dick 50, au sein duquel milite l'excellent Kevin McKendree aux claviers ; mais également de nombreux invités.

La plage d’ouverture est particulièrement dense. Dansante et vivifiante, aussi. Tout au long de ce "Mama's little baby", les cordes de Rob McNelley, l'habituel gratteur de McClinton, sont largement amplifiées. La voix autoritaire de Delbert se fraie un chemin entre les chœurs féminins ainsi que les percussions puissantes de Tom Hambridge et Michito Sanchez. Delbert a une superbe voix. Naturellement puissante. Elle force le respect sur les ballades lentes trempées dans le blues. A l’instar de "Starting a rumor" et "Never saw it comin", deux compos subtilement nappées par l’orgue Hammond de McKendree. Circonstanciellement, la ballade épouse manifestement un profil country. Et "Can't nobody say I didn't try" en est une belle illustration, une plage balayée par un piano roadhouse et les cordes de son ami récemment disparu Stephen Bruton. Sculpté dans le funk, "Do it " véhicule cependant des accents jazzyfiants concédés par des accords de guitare bien inspirés. Blues d’une grande pureté, "I need to know" trempe dans le Delta. Dans l’esprit d’un Howlin' Wolf des bons jours. McKendreee est passé aux cordes et Delbert souffle dans son harmonica. "People just love to talk" campe un jazz swing très bien ficelé. La voix du chanteur est naturellement impressionnante. Les solistes se régalent. Tant McKendree que le réputé Dennis Taylor, sur son sax ténor. Delbert s’attarde dans le jazz, tout au long du nerveux et entraînant "Until then". Une parenthèse qui se referme sur "Willie", une compo très ‘good time’, classique, dominée par le piano. Douceur et émotion envahissent "Wouldn't you think", un cri d'amour (NDLR : ou de détresse ?) pour celle qui ne viendra pas au rendez-vous! La voix de Delbert est une nouvelle fois superbe sur cette ballade dépouillée, exercice de style au cours duquel, il excelle. "She's not there anymore" emprunte des accents légèrement latinos. Nous ne sommes pas loin du tango. Suranné, sans doute, mais fidèlement restitué par le brillant McKendree. "When she cries at night" se nourrit également dans le passé. Son énergie rock’n rollesque rappelle même les bons vieux juke-boxes. Morceau blues, "Cherry street" s’inspire de la ville de Memphis. En se réservant le rôle de soliste, Kevin McKendree nous dévoile une autre facette de son talent. Soutenu par un piano, Delbert achève l’elpee par le très intimiste "Out of my mind". Un très bon album!

 

Cass McCombs

Catacombs

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Cet artiste californien (NDR : issu de Concord, très exactement) s’inspire de ses voyages opérés à travers le vaste continent nord-américain, pour écrire ses poésies qu’il traduit en chansons. Toutes les expériences vécues se retrouvent dans ses lyrics. Les rencontres. Bonnes ou moins bonnes. Les anecdotes. Ses états d’âme. En fait, il raconte tout simplement sa vie. En observant l’image qui illustre la pochette de son dernier album, sur laquelle il pose comme un cow-boy, on imagine déjà le créneau au sein duquel sa musique évolue : le country/folk/rock. Précaution, elle ne sombre jamais dans le kitch. Evitant ainsi le ridicule.

Tout au long de cet opus, l’instrumentation est placée fort en retrait, de manière à faire ressortir la voix de Cass. A l’instar de « Dream-Come-True-Girl », le premier single extrait de « Catacombs ». La contrebasse et les guitares se contentent ainsi de soutenir les parties vocales. Que l’actrice américaine Karen Black vient parfois soutenir aux backing vocaux. J’épinglerai encore « My  Sister, My Spouse » ainsi que « You Saved My Life », deux véritables perles. En extrapolant, on imagine une époque où les parents allaient danser dans les salles paroissiales de village. Mais ce côté suranné a aussi quelque chose d’intemporel. Bien qu’évoluant dans un même registre, les compos bénéficient d’arrangements fort subtils. Faut dire qu’ils sont tour à tour enrichis d’une lap steel, d’un piano ou encore d’une contrebasse... Si vous aimez ce style, cet elpee est incontournable. D’ailleurs Cass Mc Combs ne déçoit jamais. Parce qu’il flirte avec le bon goût ; et dans cet esprit, il mérite qu’on lui tire notre chapeau…

 

Muse

The Resistance

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Alerte ! Aux abris ! Pourquoi ? Ils ont débarqué. Qui ? Muse ! Vous allez être submergés, noyés, perdus, engloutis ! Gare aux fans de la première heure, préservez vos oreilles et jetez vos préjugés au loin, très loin même. A des lieues de ce que vous connaissez du groupe. Muse vient de sortir son sixième album studio. Et la nouvelle plaque du trio du Devon est surprenante. Une claque ! Osée, très osée…

Le groupe semble s’être définitivement tourné vers un rock puissant, mélodieux alternatif, progressif et même symphonique. Matthew Bellamy, Christopher Wolstenholme et Dominic Howard ne se contentent pas de ‘nourrir’ régulièrement leur capital ‘chansons’ et ‘albums’ sans prendre de risque. Ils nous prennent à contrepied, explorent de nouvelles contrées musicales. Et tant pis pour les déçus. Mais qui sait se frayer un chemin sur leurs traces en sera ô combien récompensé. 

Alors, entrons dans le vif du sujet. « Uprising » ouvre les débats. Il nous matraque les tympans à grands coups de batterie et de riffs à la Gary Glitter des années 70. Un hit dans toute sa puissance (NDR : le seul vrai morceau qui sonne ‘Muse’ ?) Quoique moins puissant, le titre maître est un peu de la même veine. Par contre « Undisclosed Desires » prend déjà un peu la tangente et force l’auditeur à l’effort. On n’avale pas aussi facilement cette plage, à contrario de celles de leur précédent Cd. Mais le jeu en vaut la chandelle et l’écoute répétée de ce morceau finit par vous ensorceler. Faut dire que ce rythme imprimé par ce pincé de cordes a de quoi surprendre. Et bien soutenue par une excellente basse et un jeu de batterie toujours aussi efficace, la voix de Matthew fait le reste. « United States of Eurasia » ressuscite Queen. Pas celui des années 80 mais le meilleur, celui des seventies. Une mélodie riche, aux saveurs orientales, rehaussée par un piano dominant, un jeu de guitare à la Brian May et des chœurs ‘tout puissants’ ! Alléluia ! Ecoute ça Freddie ! « Guiding Light » et « Unnatural Selection » jouent sur les contrastes. D’un côté une mélodie très raffinée et discrète. De l’autre, un rock puissant, brut et agressif marqué par des riffs et un rythme presque ‘hard’, surtout en toute fin de morceau. Quoique de bonne facture, « MK Ultra » passe un peu inaperçu. A cause de la richesse et la créativité déployées précédemment. « I belong to you » termine la première partie de l’elpee. Rengaine chantée pour moitié en anglais et pour moitié en français, ce titre à lui seul résume tout ce qui précède et présume de ce qui va suivre. Mélange des genres, condensé des ‘folies géniales’ du groupe, Muse papillonne partout, goûte à toutes les fleurs qu’il rencontre sur son chemin, se rassasie de tous les arômes possibles et imaginables.

Et là maintenant, on s’attaque à un autre morceau, la ‘face cachée de la lune’ en quelque sorte… Comme aux ‘Noces de Cana’, Muse nous réserve le meilleur pour la fin. Qui a dit que rock et classique ne pouvaient cohabiter ? Quel crétin oserait pondre un commentaire quelconque dénigrant les 13 minutes qui clôturent de merveilleuse façon un album aussi riche que surprenant. C’est en écoutant les trois dernières plages que l’on se rend compte de ce qu’est la ‘grande musique’, pas celle de nos parents ou ‘des vieux’ non, la vraie. La Musique avec un M majuscule. Muse nous dévoile ici toute sa culture musicale, nous démontre que leur doctorat obtenu à l’université de Plymouth n’est pas qu’honorifique. Le talent est bel et bien présent ! Matthew Bellamy évite tous les pièges inhérents à ce mélange des genres. Tel un funambule sur son fil, il virevolte sur son piano avec une assurance remarquable. Ses deux complices se mettent au diapason et sortent de leurs tripes un truc inimaginable. On est en pleine symphonie, en plein mini opéra-rock de trois morceaux seulement ; mais trois morceaux résolument modernes et classiques à la fois. Fa-bu-leux ! C’est le délire musical total. Mais attention, c’est contagieux. Ça s’écoute et se réécoute sans fin.

Laissez-vous tenter, osez, entrez dans ce disque, vous n’en sortirez plus. Muse compte 15 ans d’existence. Merci pour ce cadeau ! En concert à Anvers (complet hélas) et à Liévin (Nord de la France) le samedi 31 octobre (complet aussi !). Ça devrait valoir le coup d’œil et surtout le plaisir des oreilles…

St. Augustine

Changing plans

Écrit par

Alias St Augustine, François-Régis Croisier nous vient de Clermont-Ferrand. Cet Auvergnat avait commis son premier Ep l’an dernier. Intitulé « In A Field Of Question Marks », il était complètement passé inaperçu. « Changing plans » constitue donc son premier opus, un disque qui reprend les morceaux de son maxi.

Après avoir écouté cet elpee, il ne fait aucun doute que Croisier a révisé ses classiques. Ceux de Bob Dylan, notamment. Pas pour rien que son pseudonyme est inspiré d’une chanson du Zim, « I dreamed I saw St Augustine ». Néanmoins, ses influences ne s’arrêtent pas en si bon chemin, puisqu’il cite également, parmi ses références majeures, Ron Sexsmith et Elliot Smith. Et puis, sa musique me fait souvent penser à Sufjan Stevens, même si son timbre vocal campe plutôt un hybride entre Kristofer Astrom et Josh Ritter. Mais trêve de comparaisons, car St Augustine possède ses propres spécificités…

Quoique St Augustine soit avant tout le projet de Croisier, au fil du temps, le line up s’est élargi. Un ensemble à géométrie variable le soutient ainsi régulièrement. Le plus souvent en ‘live’, mais également lors des sessions d’enregistrement. Et finalement, un noyau dur s’est constitué. En outre, ses camarades du label clermontois Kütufolk (NDR : Delano Orchestra, Leopold, Skin, etc.) ont apporté circonstanciellement leur collaboration. Suivant les désidératas du songwriter. Un concept qui lui a permis de donner davantage d’amplitude aux morceaux, de varier les climats, les saveurs, les couleurs. Ce qui explique sans doute pourquoi cette œuvre ne sombre jamais dans la monotonie (NDR : un malaise qui affecte trop de ‘folkeux’…) 

Un morceau comme « Lite Girl » touche ainsi au sublime. A cause de la rencontre entre cordes acoustiques et électriques, opérée sur un lit de chœurs féminins. Caractérisé par ses trompettes et ses rythmes mariachis, « Icelandic » aurait pu figurer au répertoire de Calexico. Splendide ! Balayé d’un violon cajoleur et soutenu par une rythmique entraînante, « Rainy country » prélude l’arrivée de l’automne. Et lorsqu’il prononce les mots ‘You really could be happy in a rainy country’, on conclut qu’on n’est pas si mal dans notre petit pays. « The Forest » achève l’elpee, une compo dont le crescendo tout en subtilité est véritablement impressionnant.

Pour un premier album, St Augustine vient de réaliser un coup de maître. Bien sûr, il ne révolutionne pas le genre ; mais renoue, en toute humilité, avec un folk hexagonal de qualité. Une denrée devenue tellement rare au cours de ces dernières années. Dans ces conditions on espère déjà la sortie d’un deuxième opus pour l’Auvergnat ; mais aussi que cet artiste puisse servir de guide pour ses condisciples, outre-Quiévrain…

Mustang arrive au triple galop…

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« A71 » est le titre du premier album du trio originaire de Clermont-Ferrand qui devrait sortir dans les bacs vers la fin du mois d’octobre.

Composé de Jean Felzine au chant, à la guitare et au piano, de Johan Gentile à la basse et de Rémi Faure à la batterie, cette formation se tourne résolument vers le rock des années 50 à 70. Avec un look ‘rockabilly’ de la meilleure veine, ils empruntent un style à la Elvis de la grande époque mais font également référence à des artistes comme Lou Reed et Johnny Cash. Ils s’identifient volontiers aux années ‘Yé-yé’ et chantent parfois niaisement des chansons à textes sans engagement aucun (« Le pantalon » p.ex.).

Très attendu par les amateurs du genre, leur elpee va à coup sûr dépoussiérer un peu le rock et la scène française (un peu molle) de notre époque.

Album « A71 », sortie le 26 octobre 2009

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/legroupemustang

 

Martha Wainwright ressuscite la môme !

Écrit par

La chanteuse d’origine canadienne et accessoirement sœur de l’illustre Rufus sort un album live acoustique de ses reprises de la môme Piaf. Enregistré lors de ses trois concerts au New York’s Dixon Place Theatre en juin dernier, Martha reprend sur scène quelques standards de son illustre aînée, entouré de ses complices habituels : le pianiste Thomas Bartlett, le bassiste Brad Albetta et le guitariste Doug Wieselman.

Son album « Sans Fusils, Ni Souliers, A Paris. » qui paraîtra le 9 novembre prochain est un recueil de ‘classiques’ parmi lesquels on pourra retrouver entre autres « Adieu Mon Cœur », « Vieux Piano », « Une Enfant » et une version personnelle de « La Foule ». 

Ayant grandi à Montréal, Martha aura été baignée toute son enfance et sa jeunesse par les paroles et les musiques du ‘moineau parisien’. C’est donc tout simplement pour (enfin) lui rendre un hommage qu’elle a, suite à ses trois concerts, sorti un album live.

Martha Wainwright : « Sans fusil, ni souliers, à Paris », sortie prévue le 09 novembre 2009

 

 

Du bon son pour l’automne

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Après avoir été favorablement reçu dans une série de festivals cet été, Mumford & Sons publieront leur premier album, « Sigh No More », le 19 octobre prochain. Inspirés tant par Crosby, Stills & Nash que par les Kigs Of Leon, la musique des Anglais semble prometteuse ! Créé en 2007 et emmené par leur emblématique leader Marcus Mumford, ils pourraient rapidement devenir ‘The Next Big Thing’. Préparez-vous à la sensation automnale !

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/mumfordandsons et http://www.mumfordandsons.com

 

Musicien cherche 365 logements

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The Bear That Wasn’t sera en tournée en Flandre à partir du 2 Octobre, pour 365 jours ! Le Belge Nils Verressen a en effet créé le groupe Musicien cherche 365 logements sur Facebook. L’initiative est rapidement devenue un buzz et s’est donc traduite par cette tournée marathon. La musique de cet aventurier s’inspire de Gravenhurst, Elliott Smith voire de Bon Iver. Fan de folk ? Vous avez de grandes chances de le croiser sur les routes belges cette année….

Pour plus d’infos : http://www.thebearthatwasnt.be et http://www.facebook.com/group.php?gid=78731031146

(muzikant zoekt 365 logies)


 

L’agence Toutpartout fête ses 15 ans d’existence…

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L'agence Toutpartout fêtera ses 15 ans à Londres et surtout au Botanique à Bruxelles. Pour la salle bruxelloise, l’événement se produira le samedi 28 et le dimanche 29 novembre.

A l’affiche :

Samedi 28 novembre

- Micah P. Hinson (USA)
http://www.micahphinson.com
http://www.myspace.com/micahphinson

- The Cave Singers (USA)
http://www.cavesinging.blogspot.com
http://www.myspace.com/thecavesingers
http://www.lastfm.fr/music/The+Cave+Singers

- Scout Niblett (UK)
http://www.scoutniblett.com
http://www.myspace.com/scoutniblett
http://www.lastfm.fr/music/Scout+Niblett

- Shit and Shine (UK/USA)
http://www.myspace.com/shitandshine
http://www.lastfm.fr/music/Shit+and+Shine

- Tony Dekker from Great Lake Swimmers (CAN)
http://www.greatlakeswimmers.com
http://www.myspace.com/greatlakeswimmers
http://www.lastfm.fr/music/Great+Lake+Swimmers

- Will Johnson + Jason Molina (USA)
http://www.secretlycanadian.com/artist.php?name=molina
http://www.myspace.com/jasonmolinasongs
http://www.lastfm.fr/music/Jason+Molina

- Joe Gideon & The Shark (UK)
http://www.myspace.com/joegideonandtheshark
http://www.lastfm.fr/music/Joe%2BGideon%2B%2526%2BThe%2Bshark

- Hank & Lily (CAN)
http://hankandlily.com
http://www.myspace.com/hankandlily
http://www.lastfm.fr/music/Hank+and+Lily

Dimanche 29 novembre

- The Black Heart Procession (USA)
http://www.myspace.com/theblackheartprocession
http://www.lastfm.fr/music/The+Black+Heart+Procession

- Deer Tick (USA)
http://www.myspace.com/deertick
http://www.lastfm.fr/music/Deer+Tick

- Lightning Dust (CAN)
http://www.lightningdust.com

http://www.myspace.com/lightningdust

http://www.lastfm.fr/music/Lightning+Dust

- Githead (UK)
http://www.githead.com
http://www.myspace.com/githead
http://www.lastfm.fr/music/Githea

- Dosh (USA)
http://www.anticon.com/index.php?section=artist&target=Dosh&js=yes
http://www.myspace.com/doshanticon
http://www.last.fm/music/Dosh

- Phosphorescent (USA)
http://www.myspace.com/phosphorescent
http://www.last.fm/music/Phosphorescent

Pour plus d’infos : http://www.toutpartout.be et http://www.botanique.be

 

Revolver

La Pop au Chœur…

Écrit par

Les trois enfants de chœur de Notre-Dame de Paris ont sorti leurs meilleures armes pour  livrer leur premier concert en Belgique : guitares, piano et violoncelle. Hormis une formation classique, c’est bien au sein de la prestigieuse association ‘Musique Sacrée à Notre-Dame de Paris’ que les trois titis accomplissent leurs premiers pas musicaux. Dès 2006, année de la création du groupe, ils sont emportés par la nouvelle vague de formations françaises aux accents très britanniques (BB Brunes, Cocoon, John & Jehn…) Revolver y ajoute cependant une note d’originalité supplémentaire : la musique classique.

Accompagnés d’un batteur récemment intégré au groupe, les quatre garçons dans le vent  présentent leur premier elpee, « Music For a While », sur les planches de la Rotonde. Lieu intime parfaitement adapté à leur ‘pop de chambre’. Il restait donc au public, venu nombreux au Botanique, à ne pas s’endormir...

« Calm Down » ouvre le feu sur un pop-folk aux riches harmonies vocales et imprime son style musical d’entrée de jeu. La suite prend rapidement la tournure d’une liturgie de l’église Beatles. Le nom du groupe est d’ailleurs délibérément emprunté à l’album « Revolver » des Beatles. Deux ou trois morceaux s’éloignent timidement des sentiers des quatre de Liverpool pour fouler les champs sonores de The Divine Comedy et de Belle and Sebastian. Un set globalement tiède aux instruments dépouillés qui ne prend son envol que tout à la fin du concert.

L’excellent single « Get Around Town » n’arrive (NDR : hélas !), qu’en avant-dernière place des 13 titres de la setlist et secoue la foule. Les planches de la Rotonde tremblent et frissonnent enfin… l’espace d’un bref, trop bref instant. Instant fugitivement  prolongé par le très excité « Balulalow ». Le public à peine échauffé devra se contenter de deux rappels peu originaux et insipides qui signent les limites du répertoire du jeune groupe de l’Hexagone. Une reprise d’Elvis sans grand intérêt vient clôturer le concert.

Grisés par les applaudissements incessants et chaleureux de l’auditoire, les quatre Parisiens reviennent pourtant prendre place au centre du public pour un dernier morceau acoustique. Final original et courageux !   

L’ensemble évoque cependant une jolie broderie ornant un titre phare : « Get Around Town ».

Sans vouloir sombrer dans les jeux de mots pourris, Revolver fait davantage l’effet d’un pistolet à eau que d’un Smith & Wesson. Il éclabousse mais ne renverse jamais !

(organisation Botanique)

 

Made in Belgium

Écrit par

dEUS s’apprête à sortir une nouvelle édition de son chez d’œuvre paru en 1994, « Worst Case Scenario ». Vendu à 300.000 exemplaires à l’époque et plébiscité par la critique, cet album mythique s’offre un lifting sous une version ‘Deluxe’ partagée en deux cds, et enrichie d’un livret de 24 pages ainsi que d’un dvd. Les titres originaux ont été remasterisés. Le second cd réunira leur premier EP ‘Zea’, des demos, des titres live et autres flip sides. Le tout sera disponible le 19 novembre.

Worst Case Scenario (remastered) Tracklisting:

1.       Intro
2.       Suds & Soda
3.       W.C.S. (First Draft)
4.       Jigsaw You
5.       Morticiachair
6.       Via
7.       Right As Rain
8.       Mute
9.       Let’s Get Lost
10.     Hotellounge (Be The Death Of Me)
11.     Shake Your Hip
12.     Great American Nude
13.     Secret Hell
14.     Divebomb Djingle

Extra Cd Tracklisting: (Provisoire)

1.       Zea Intro Replica
2.       Zea
3.       Texan Coffee
4.       It. Funiture In The Far West
5.       Great American Nude (Strip Mix)
6.       Niche
7.       Jigsaw You (Live At The Oasis, Brussels)
8.       Whose Vegas (Is It Anyway)
9.       Morticiachair (Live London Astoria)
10.     Let Go
11.     Suds & Soda (By Die Anarchistische Abendunterhaltung)
12.     Kinderballade
13.     Dea
14.     demo (TBD)
15.     Live (TBD)

16.     Live (TBD)

Dvd

 

Meilleur album 2010 ?

Écrit par

La songwriter américaine, Laura Veirs, reviendra cet hiver pour ce qui constitue déjà son septième album, « July Flame ». Ce retour se produira sur le très bon label Bella Union (Midlake, Ohbijou,…) Prometteur, il a bénéficié, en outre, de la participation de Jim James (My Morning Jacket). « July Flame » est déjà acclamé par Colin Meloy des Decemberists comme le meilleur album de 2010 ! Vous avez dit prématuré ?

 

Pour plus d’infos : http://www.lauraveirs.com et http://www.myspace.com/lauraveirs

 

 

Le numéro d’appel de Caroline n’est pas attribué

Écrit par

L’album d’Allo Caroline est dès à présent dans les bacs des meilleurs disquaires (NDR : comme dit la formule consacrée). Composé de Sarah Auvray (chant, bruicolages), Stéphane Devineau (chant, guitare) et Lionel Langlinay (chant, percussions), le groupe est curieusement dépourvu de la moindre Caroline. La première a milité chez « Les Elles », les deux derniers sont des ex-Mes souliers sont rouges ; et ce trio risque bien de devenir une grosse surprise. Née en 2006, la formation caennaise propose son premier cd « Pincez-moi ». Un disque qui ne devrait pas être triste, vu leur art à manier humour ‘décalé’ (NDR : voir leur site perso). Et on ajouterait volontiers deux adjectifs : drôles et talentueux.

Découvrez-les sur le net en cliquant sur le lien ci-dessous : http://culturebox.france3.fr/#/allo_caroline/7582/Allo_Caroline_chante_%22Si_ce_matin%22_..._pour_culturebox

 

Aznavour revient au swing…

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Le nouvel album de Charles Aznavour sortira le 30 novembre prochain. A seulement 85 ans, le patriarche de la chanson française a décidé de ‘relooker’ son répertoire. Pour y parvenir, il s’est rendu à Hollywood, au sein des mythiques studios Capitol, où il a fait la rencontre du Clayton Hamilton Jazz Orchestra. Désireux de dépoussiérer ses plus beaux bijoux, le petit Charles s’est remis à swinguer comme en ses plus belles années pour donner à ses ‘classiques’ une nouvelle forme plus jazzy. La collaboration est entière même pour les deux inédits de l’album : « Fais-moi rêver » et « Je suis fier de nous », en duo avec Rachelle Ferrell. Ce nouvel album, attendu dans les bacs fin novembre s’intitulera : « Charles Aznavour & The Clayton Hamilton Jazz Orchestra ».

William Elliott Whitmore

Le plus beau concert folk de l’année…

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Après avoir assisté, l’an dernier, à sa prestation accordée en première partie d’Alela Diane, à l’Ancienne Belgique, j’étais impatient de redécouvrir le songwriter américain William Elliott Whitmore, ce vendredi, à la fameuse Rotonde du Botanique.

Originaire de l’Iowa, William en est déjà à son 7ème album. Intitulé « Animals In The Dark », il est paru cette année chez Anti. Agé à peine de 31 ans, Whitmore est donc encore relativement jeune, mais affiche déjà la roublardise d’un vétéran. Faut dire qu’il pourrait être l’héritier naturel idéal de Seasick Steve voire de Ramblin’ Jack Elliott, dont il partage étrangement le patronyme… Sa voix est en effet impressionnante de maturité et maîtrise. On jurerait que l’animal a vécu plusieurs vies, avant de se réincarner en chanteur folk. Et face à un public de connaisseurs (NDR : acquis à sa cause), il n’a plus qu’à dérouler.

Le chanteur porte la barbe. Il monte sur les planches en compagnie d’un groupe réduit. Sa musique est dépouillée, mais possède cette force directe et indéniable. William s’accompagne au banjo ou à la guitare acoustique pour aborder des sujets intemporels, graves et souvent engagés. L’homme vit d’ailleurs toujours à la campagne, dans son Iowa natal. A la ferme, en toute simplicité, à l’image de sa musique. Ce qui lui permet de se protéger d’un monde qu’il refuse apparemment d’intégrer. Ses compositions sont peu instrumentées mais touchent instantanément le cœur des spectateurs. Sa voix reste son plus grand atout. Eraillée, chaude et profonde, elle nous happe dès les premiers couplets. Quand William Elliott Whitmore se met à chanter « A Good Day To Die » ou « I’d Rather Be The Devil », le public le croit sur parole. Cet homme n’est pas de cette époque. Croyez-le ! Il aurait pu vendre son âme au diable en compagnie de Georges Clooney et ses sbires, au carrefour d’une route déserte au fin fond du Kentucky, dans le ‘O’Brother’ des frères Coen. Arborant un superbe chapeau de Pilgrim, William est tout à fait crédible dans son déguisement de troubadour folk. Le public tape du pied à l’unisson au son de son blues de blanc-bec cul-terreux. Il ne reste plus qu’à fermer les yeux, pour voyager dans le temps…

La musique de William Elliott Whitmore ne suscite jamais l’ennui. Et l’artiste le démontre tout au long de l’heure au cours de laquelle il fait la différence. Deux morceaux sortent cependant du lot : « There’s No Hope For You » et « Hard Times ». Le fantôme de Willy DeVille rôde dans la salle. William a accordé le plus beau concert folk depuis celui de Micah P. Hinson, concédé l’année dernière, dans cette même salle… Ne le ratez surtout plus lorsqu’il se produira près de chez vous…

(Organisation Botanique)

The Raveonettes à la recherche du self control

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Le nouvel opus des Raveonettes paraîtra ce 5 octobre. Il s’agit de leur quatrième. La bande à Sue Rose Wagner and Sharin Foo a bénéficié du concours de Thomas Troelson (Junior Senior and DFA) à la mise en forme. Intitulé « In And Out Of Control », l’album traite de sujets assez sombres. Paradoxal, lorsqu’on sait que Sharin est depuis peu, devenue maman. Et pour que votre info soit complète sachez que la formation partira en tournée qui passera par l’Europe en septembre

Tracklisting

1  ‘Bang!’
2  ‘Gone Forever’
3  ‘Last Dance’
4  ‘Boys Who Rape (Should Be Destroyed)’
5  ‘Heart Of Stone’
6  ‘Oh, I Buried You Today’

7  ‘Suicide’
8  ‘D.R.U.G.S.’
9  ‘Breaking Into Cars’
10  ‘Break Up Girls!’
11  ‘Wine’

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/theraveonettes

 

Sensation automnale

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Les Baddies débarquent d’Angleterre. Leur premier album, « Do The Job », sera disponible dès le 22 octobre. Drivé par les jumeaux Michael et Jim Webster, le quatuor est, à l’instar de The Horrors et These New Puritans, originaire de Southend. La presse spécialisée les décrit comme le chaînon manquant entre les Futureheads et les Hives, enrichi d’une une pointe de Queen Of The Stone Age. A la grande joie du MNE…

Tracklisting

01 - Tiffany, I'm Sorry
02 - Open One Eye
03 - Battleships
04 - Colin
05 - At The Party
06 - Pisces
07 - We Beat Our Chests
08 - Holler For My Holiday
09 - I Am Not A Machine
10 - To The Lions

11 - Baddies
12 - Paint The City

Pour plus d’infos : http://www.listentobaddies.co.uk et http://www.myspace.com/baddies

 

Jesse Dee

Y a quoi à la télé ce soir ?

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Grand fan d’Ottis Redding et de Sam Cooke, Jesse Dee a publié en l’espace d’un an deux œuvres pop teintées de soul, deux opus dédiés à la gloire de ses idoles. Ce 1er octobre, le jeune homme venait présenter « Bittersweet Batch », son recueil le plus récent à l’ABClub, devant un public belge très disparate.

Avec sa petite gueule à émoustiller les fans de Charlie Winston, Jesse Dee séduit un parterre majoritairement féminin. Exit la première partie, le Bostonien s’avance sur scène dès 20h30, accompagné de ses cinq musiciens. Des musicos qui, à priori, n’ont pas l’air d’avoir grand chose en commun. On croirait voir débarquer deux aristochats aux cuivres, un pilier de Pub aux grosses caisses, un Richie Rich quadragénaire à la basse et un génie autiste à la gratte. L’interprète chevelu démarre son set sans cérémonie par « Alright », morceau d’ouverture de « Bittersweet Batch ». Tout de suite, le constat est inéluctable. Jesse Dee a de la voix, mais la Soul qui en découle semble légèrement forcée. Le gamin tente de s’élever au niveau de Redding ou Cooke (dont il reprendra respectivement les « A Woman, A Lover, A Friend » et « Nothing Can Change This Love ») mais atteint à peine celui de James Morrison voire d’Amos Lee.

Scéniquement, la troupe est encore loin de la cohésion qui lui attribuerait une quelconque crédibilité. Jesse Dee tente de détendre l’atmosphère en prenant pour cible quelques membres de l’assistance (hein, Enzo…) et en plaçant deux ou trois plaisanteries entre des morceaux qui paraissent de plus en plus similaires et interminables. Le chanteur a encore du pain sur la planche avant de pouvoir prétendre à convaincre les amateurs de Soul, une musique émanant du fond des tripes et pas seulement des cordes vocales…

Organisation : Ancienne Belgique

John Vanderslice

Romanian Names

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Le premier elpee de John Vanderslice, « Mass Suicide Occult Figurines », est paru au tout début de ce nouveau millénaire. Depuis lors, le Californien (NDR : issu de San Francisco, pour être plus précis) concocte à peu de chose près un album par an ; et il faut bien reconnaître, qu’à ce jour il n’a jamais réellement déçu. C’est en 1997 que l’on entend parler pour la première fois de l’Américain. En effet, cette année-là, il monte son propre studio à San Francisco : le Tiny Telephone. Spoon, Okkervill River, Death Cab For Cutie et quelques autres vont y enregistrer leurs meilleurs albums. Et à ce titre, on peut déjà remercier Vanderslice. Il n’entame donc sa carrière solo que trois ans plus tard.

Son septième album, «  Romanian Names », est partagé en 12 plages. L’album s’ouvre par le paisible « Tremble and Tear », une chanson folk soutenue par des chœurs soignés. Idéal pour commencer. « Fetal Horses » aurait pu figurer au répertoire de Sufjan Stevens, alors que « Sunken Union Boat » et « Carina Constellation » lorgnent manifestement vers Midlake. A cause des superbes harmonies vocales. « D.I.A.L.O » et « Forest Knolls » trempent dans une forme d’electro minimaliste. Toute une série de morceaux indie pop qui font littéralement mouche. A cause le plus souvent de leurs mélodies contagieuses. Par contre, ce « Romanian Names » s’achève par le moins bon titre de l’elpee, « Hard Time ».

Un autre reproche qu’on pourrait adresser à ce disque, c’est son manque d’homogénéité. Néanmoins, Vanderslice appartient à cette catégorie d’artistes qui se foutent pas mal de la norme. Il compose suivant son inspiration. Que ça plaise ou non. Et poursuit ainsi son petit bonhomme de chemin, à l’écart de la vague du succès. Pour l’amour de son art. Rien de plus. Et à cet égard, on peut lui tirer notre chapeau. C’est sans doute dans cet esprit, que paraîtra son prochain elpee… prévu pour l’année prochaine.