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Les Monstres de la Folk se réveillent

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Conor Oberst (Bright Eyes), M. Ward, Jim James (My Morning Jacket) et Mike Moggis (Bright Eyes) unissent leurs forces pour lancer un ‘supergroupe’ au nom à peine modeste : Monsters Of Folk. Les quatre musiciens publieront bientôt un premier recueil éponyme. Il sera précédé du single « Say Please » et quelques titres sont d’ores et déjà en écoute sur leur myspace.

La formation se lancera cet automne dans une tournée européenne qui passera par Anvers le 22 novembre prochain.
 
Track List in full:

1.    Dear God (sincerely M.O.F.)
2.    Say Please
3.    Whole Lotta Losin'
4.    Temazcal
5.    The Right Place
6.    Baby Boomer
7.    Man Named Truth
8.    Goodway
9.    Ahead of the Curve
10.  Slow Down Jo
11.  Losin Yo Head
12.  Magic Marker
13.  Map Of The World
14.  The Sandman, the Brakeman and Me

15.  His Master’s Voice

http://www.myspace.com/monstersoffolk

 

 

YACHT à l’abordage en août

Écrit par
Le nouveau recueil du duo britannique YACHT, « See Mystery Lights » sera disponible le 4 août. Récemment signé au sein du prestigieux label DFA, tout porte à croire que « See Mystery Lights » extirpera enfin la formation de son relatif anonymat.

Le morceau « Psychic City (Voodoo City) » est actuellement en téléchargement gratuit sur le site officiel de la formation.

Jarvis t’offre un remix

Écrit par
Jarvis Cocker offre en ce moment une version retravaillée par Pilooski de son morceau « You’re In My Eyes (Discosong) ». Ce ‘Pilooski Edit’ est téléchargeable gratuitement sur le site officiel de l’ex leader de Pulp.

www.jarviscocker.net

L’institut de A Mountain Of One

Écrit par

Le prochain opus de A Mountain Of One s’intitule « Institute Of Joy » et sera livré à l’appréciation du public le 14 septembre prochain via Pias. Le premier single qui en sera extrait est « Bones ».

Petit aperçu sur http://www.myspace.com/amountainofone

Tracklist :

Intro
Sky Is Folding
Bones
Lie Awake
Green
Highs Of The Sun
River Music
Pruple
In Our Lifetime
Ahead Of The Curve
Who By Fire

La B.O. de Twilight 2 : Incontournable ?

Écrit par
« Twilight : New Moon » sort sur nos écrans cet automne. Avant sa sortie, les fans hystériques et les autres pourront se délecter d’une bande son qui s’annonce incontournable. La première B.O. se destinait essentiellement aux teenagers, avec des morceaux de Linkin Park, The Black Ghosts ou Paramore. Mais selon Chris Weitz, le réalisateur, la seconde devrait être ‘plus mature’. En effet, Thom Yorke a d’ores et déjà écris une nouvelle compo destinée à la trame sonore du succès annoncé. D'après le réalisateur, Bon Iver devrait faire de même.

Wild Beasts

Two Dancers (2)

Écrit par

2009 a connu son lot de consécrations musicales, ses groupes-découvertes ou albums-révélations. Et pourtant, peu de revues sont consacrées au dernier long playing de Wild Beasts, sorti en 2009 chez Domino Records. Ce jeune quatuor nous vient tout droit d’une petite bourgade issue du nord-ouest de l’Angleterre, berceau par excellence du genre rock pop made in UK. Certes, comme tant de petits groupes partagés entre l’ennui du countryside et les décadences de la City, leurs débuts sont relativement banals : la formation se forme sur les bancs du lycée en 2002, enregistre sont premier Ep demo en 2004 et, une fois leur ‘A’ Level en poche et l’envie de percer en tête, ils vont s’installer dans la ville la plus proche… Leeds. Néanmoins, là où ils se distinguent parmi le bataclan des groupes montants, c’est dans la dimension mystique potentielle de leurs productions.

Leur premier elpee « Limbo, Panto » (2008, Domino Records), bien construit et digne de reconnaissance, avait déjà fait parlé de lui, entre autres pour son originalité et la crudité de ses textes. « Two Dances », sorti un an plus tard, a haussé les 4 petits Anglais sur la grande scène. L’album commence sagement, chauffe l’auditeur sans révéler d’emblée ses talents. Mais déjà, la voix exceptionnelle de Hayden Thorpe nous coupe le souffle –une voix opératique (contreténor) – dont le fausset irréprochable rappelle, dans un autre registre, Jimmy Somerville. Intrigués, on continue par l’envoûtant « Hooting & Howling », le premier single qui nous emmène dans son battement séduisant, avant « All The King’s Men », encore un single, où la mélodie est doublée par Tom Flemming (également à la guitare et au piano) et sa texture propre plus ténébreuse –le tout est simplement sublime. Car, et surtout, ces courbes chantées sont constamment soutenues par un groove convaincant. La région des lacs dont ils sont originaires se reflète sans doute dans leur musique : l’aspect agréablement aqueux de « Two Dancers (ii) », les effets cristallins de « When I’m Sleepy », le tout se liquéfie dans les vibratos de Thorpe. Le troisième single « We Still Got The Taste Dancin’ On Our Tongues » présente les mêmes qualités : exaltant, solide dans ses assises et haut en finesse. La batterie (Chris ‘Bert’ Talbot) se veut claire et pas excitée (« Two Dancers (i) »). Voix de feu sur rythme dansant et guitare indie (« Ben Little »), l’elpee audacieux, qu’on a du mal à référencier vu sa singularité, offre une musique aérienne.

Si le public est, à premier abord, timide lors des concerts, le groupe ne met pas longtemps à décoincer les oreilles et les esprits. La conclusion est sans réplique : oui, on aime ! On les veut au sommet très prochainement pour un succès qui, vu le début si consistant, est prêt de durer, on l’espère.

Esperanzah ! 2009 : dimanche 2 août

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Holà Esperanzaaaaah! : dimanche, journée sportive!

Une journée sportive s’annonce, car l’affiche proposée ce jour est fertile en curiosités à voir et à écouter… De la Cour au Jardin, le sprint a commencé vers 15h et s’est arrêté à 00h30. Enchaînement d’artistes et de rythmes différents. Une richesse pour les oreilles. L’envie de faire quelques recherches supplémentaires sur des groupes comme Trio Joubran, Danakil ou Eva Ayllón.

Sous la grisaille qui coiffait le site, ce sont les frères Joubran (NDR : un trio !), épaulés par le percussionniste Youssef Hbeish, qui nous accueillent tout en douceur. Les trois musiciens jouent harmonieusement de l’oud (NDR : cette sorte de luth à manche court se rencontre surtout dans les pays arabes, mais également en Turquie, en Arménie et en Grèce). Reconnus internationalement pour la maîtrise de leur instrument et leurs talents d’improvisateurs, ils sont parvenus à nous flanquer un frisson tout au long de l’échine. Une sensibilité mêlée de poésie dans un cadre vallonné. Finalement, la petite brume qui nous enveloppait collait parfaitement à l’atmosphère du set.

Les Caricoles et les Noces de Zink ont assuré la relève. Placez dans un shaker, accordéon, cuivres et percussions ; agitez bien et vous obtiendrez instantanément un nectar revitalisant. La collaboration entre ces deux groupes est un antidote contre la morosité.

« Ethnophony » est le nom du premier album de Fredy Massamba. Sa sortie dans les bacs est prévue à l’automne de cette année. Ancien percussionniste de Zap Mama, son parcours musical se bonifie au gré des voyages et des rencontres. C’est ainsi que lors d’une escale à Dakar, le bassiste suisse Fred Hirschy lui propose de tenter un mélange entre leurs influences. Soit entre celles de l'Helvète, trempées dans le soul & jazz et du Belgo-congolais, évidemment ethniques. Portées par la voix chaude de Fredy, les paroles sont chantées en kikongo et en lingala. On est immédiatement porté par le rythme. Une bonne humeur se répand et quelques rayons de soleil percent même à travers les épais nuages.

Du reggae français ! Peu après leur entrée en scène, Danakil, nous démontre qu’il maîtrise parfaitement les tempos jamaïcains. Une identité propre. Leur reggae nu roots véhicule des textes qui dénoncent les travers d’une société en mutation. La section de cuivres vient appuyer le tandem basse/batterie pendant que le chanteur, Balik, transmet une énergie communicative. Malgré la pluie qui s’est abattue, leurs mélodies roots captivent les festivaliers. Ils sont d’ailleurs restés dans l’arène jusqu’à la fin du concert.

La reine et la légende de la musique afro-péruvienne était de passage en Europe. Peu de dates sur le Vieux Continent pour Eva Ayllón. Entourée par 7 musiciens, la reine de la musica creolla, est apparue rayonnante sur la scène Côté Jardin. La dame a fêté ses 30 ans de scène et le moins qu’on puisse dire en la voyant, c’est qu’au fil des années, elle prend toujours autant de plaisir à chanter, danser et communier avec le public. Et quand les musiciens se mettent à danser avec elle, il est impossible de rester de marbre à les regarder sans se mettre soi-même à bouger. Un honneur de pouvoir partager ce moment de musique latine en compagnie de la Tina Turner du Pérou.

Il tenait à figurer à l’édition 2009 du festival Esperanzah !; car pour lui cette participation avait ‘du sens’. Abd Al Malik joue avec les mots. Déjà comparé à Jacques Brel, ce magicien de la prose, slamme en partageant sa vision altruiste dans le but que les choses bougent. Et il y parvient ! Sa tête bien sur les épaules, sa musique séduit. Jazzyfiant, son style est parfois teinté de rock ou de hip hop. Ce généreux communicateur n’hésite pas à se poser et prendre le temps d’échanger ses idées. Si vous avez des a priori sur l’étiquette ‘rap’ qu’on lui colle, prenez le temps d’écouter son dernier single « C’est du lourd ». Votre jugement pourrait fort bien changer…

Le festival se clôture sur les couleurs verte, jaune et rouge arborées par Alborosie & Sheng Yeng Clan. Du 100% reggae chanté par un Italien pure souche qui a migré en Jamaïque, il y a quelques années. En musique, la magie naît souvent de mélanges improbables. Esperanzah ! l’a prouvé durant ce week-end. Les styles se chevauchent et les sons virevoltent. Qu’ils soient traditionnels ou modernes, la musique est sans frontière.

Retrouvez tous les groupes cités sur leurs pages personnelles :

http://www.letriojoubran.com
http://www.myspace.com/lescaricoles
http://www.myspace.com/fredymassamba
http://www.myspace.com/danakilweb
http://www.myspace.com/abdalmalikdante
http://www.myspace.com/alborosie

(Voir aussi notre section photos)

 

Esperanzah ! 2009 : samedi 1er août

Écrit par

Holà Esperanzaaaaah ! : samedi, la bonne humeur contagieuse.

Les groupes se succèdent. L’affiche se veut festive et populaire en proposant des groupes comme La Chiva Gantiva et Bandabarlo. L’Afrique de l’Ouest est également très présente ce samedi. Et Bassekou Kouyaté & Ngoni Ba ainsi que Tiken Jah Fakoly en sont les plus belles illustrations.

Programmée en début d’après-midi, La Chiva Gantiva a mis le feu aux poudres. Son énergie s’est propagée auprès de tous les festivaliers présents dans la cour. Dès le premier morceau, le public est au taquet. Une base punk-latino. Une section cuivre en fureur. Le groupe bruxellois regorge de stratagèmes pour faire danser son auditoire. La mise en scène est soignée, les musiciens complémentaires et la complicité remarquable. A suivre de près !

Dans le même registre, la Bandabardó incite à remuer et à bouger tout son corps. Ce groupe italien est né en 1993 et sillonne les routes d’Italie et d’Europe sans relâche. La Bandabarló, c’est une bande de copains connue dans toute la botte. Ils sont la référence en matière de fête. Leur but : faire chanter (‘même si on chante faux’), inciter à danser, et surtout, jouer de la musique pour sourire. De vrais troubadours aux allures baba-cool qui n’hésitent pas à imaginer des mises en scène théâtrales pour soutenir les textes de leur répertoire.

Un autre voyage. Sur un autre continent, Bassekou Kouyaté et Ngoni Ba imposent le respect et attirent l’attention. En habits traditionnels du Mali, c’est avec une grande élégance que Bassekou, sa femme Ami Sacko et le quartette Ngoni Ba nous invitent à explorer les trésors dont la musique traditionnelle d’Afrique de l’Ouest foisonne. La singularité du groupe est la maîtrise d’une petite guitare mandingue, appelée N’Goni. Leur blues plutôt roots est caressé par la gracieuse voix d’Ami Sacko. Les rythmes maliens sont entraînants et touchent l’âme à sa source. C’est un peu comme si ces ingrédients raffinés étaient en nous depuis la nuit des temps et se réveillaient à l’écoute de ces instruments ancestraux. Un rapport à l’autre, à la nature et aux traditions qui se transmet à travers la virtuosité du groupe.

Témoin de l’évolution sociale et politique de son pays (la Côté d’Ivoire), Tiken Jah Fakoly pointe du doigt les oppressions et les injustices dont sont victime le peuple africain. Un reggae engagé dont les textes et les messages souvent incisifs sont destinés à éveiller les consciences du public. Sur les traces d’Alpha Blondie, ce rasta ivoirien dissipe ses bonnes ondes depuis plus de 15 ans. Il chante sa révolte, et samedi soir, Côté Jardin, on peut dire que le public était très réceptif. Cinq ans que le programmateur voulait le voir jouer dans le cadre du festival !

Des odeurs d’épices (du monde) flottaient dans l’air. Pour clôturer cette journée, ceux qui avaient encore de l’énergie sont allés sauter sur des airs de rap musette. Java a, paraît-il, pour devise ‘Sexe, accordéon et alcool’. Inutile d’en dire plus. La fin de soirée a dû être chaude !

Retrouvez tous les groupes cités sur leurs pages personnelles :

http://www.myspace.com/lachivagantiva
http://www.myspace.com/bandabardo
http://www.myspace.com/bassekoukouyate
http://www.myspace.com/tikenjah
http://www.myspace.com/javathefrenchband

(voir aussi notre section photos)

 

Esperanzah ! 2009 : vendredi 31 juillet

Écrit par

Holà Esperanzaaaaah!

Chaque premier week-end du mois d’août, à l’intérieur des hauts murs de l’enceinte de l’abbaye de Floreffe, l’espace est occupé par des citoyens du monde. Nous. Festivaliers, bénévoles et organisateurs. Eux. Musiciens, artistes et autres saltimbanques. Originaires du terroir ou de terres plus éloignées. Ensemble, on se mélange, on découvre et on partage.

Carrefour des Musiques du Monde, Esperanzah ! se définit comme un festival des musiques nomades, engagées et plurielles. Fidèle à ses valeurs, l’année 2009 s’est clôturée dimanche par un bilan très positif. Invitation à un parcours non exhaustif de l’ambiance et des groupes qui ont permis à cette édition de se traduire en un moment de convivialité et de découvertes.

Quelques têtes d’affiche, incontournables telles Charlie Winston ou Abd Al Malik pour aguicher celles et ceux qui n’oseraient pas s’aventurer sur les traces d’un festival dont la priorité vise surtout la découverte de talents. Les invités ont tous conscience des valeurs humanitaires du projet. L’esprit du festival et son identité artistique sont étroitement liés. Le résultat engendre une programmation ouverte au monde et à la solidarité.

Vendredi, sous le soleil.

Les campeurs s’installent, le public prend possession des lieux. Pour ouvrir les festivités, Domguè et son complice Doctor Pimp tentent de secouer les premiers arrivés. Sans trop y parvenir. Leur cocktail –voix gutturale, sax et ‘groove box’– ne parvient pas à réveiller l’ensemble des spectateurs. Il faut dire que des shoots d’électro à 15h, c’est surprenant et surtout trop tôt !

Hindi Zahra est une chanteuse née au Maroc. Son folk est teinté de blues, juste. Elle a déjà partagé l’affiche de Suzanne Vega et de Yaël Naïm. Sa musique est douce et aérienne ; mais elle manque peut-être encore de force. Et surtout de charisme. Une identité à développer pour faire jaillir l’étincelle. Elle est néanmoins promise à un futur certainement très prometteur.

L’après-midi était jusque là fort calme. Mais l’arrivée sur la scène Côté Cour de Firewater va enfin attiser l’ambiance. A l’origine du projet, Tod Ashley. Ulcéré à l’époque, par la réélection de Bush, ce citoyen américain a fui l’étroitesse politique de son pays, en voyageant pendant 3 années. Durant ce périple il a rencontré des musiciens du monde et opéré des collaborations pour nourrir sa musique. Son set world-punk jubilatoire est soutenu par Yuval Gabay, un percussionniste acrobate et endiablé… Leur dernier album, « The Golden Hour », (2008) est sans aucun doute un concentré vitaminé à avoir sous la main pour les barbecues animés de cet été.

Surfant sur des vagues free-jazz, funk et soul, Anthony Joseph a provoqué les déhanchements de la foule. Flanqué de son Spasm Band, ce guerrier du verbe, poète envoûtant, nous transporte tout en légèreté vers les sables chauds de Trinidad. Un groove hypnotique sur les traces de Fellah Kuti ! Anthony Joseph, sa voix caverneuse et sa bouteille de rhum (NDR : jamais très loin) est parvenu à faire grimper la température de plusieurs degrés. Le public bouillonne et s’agite. La fête ne fait que commencer !

SoCalled ou quand modernité se marie aux sons tziganes. Celle et ceux qui apprécient les mélanges incongrus entre hip hop, jazz, electro et gipsy ont aimé. Personnellement, la prestation de leur leader, Josh Dolgin, ne m’a pas convaincue.

La nuit tombe sur le somptueux décor de l’abbaye. Avant de prendre le bain de foule qui attend Charlie Winston, un passage furtif du côté de la 3e scène s’impose. Podium quelque peu négligé mais qui regorge pourtant de très bons groupes belges. Le Wild Boar & Bull Brass Band est un exemple en matière de combinaison de styles. Des musiciens jazzy s’adonnent à cœur joie sur des rythmes hip hop. Un mélange original, explosif et décapant.

Le très attendu et séduisant Charlie entre en scène à 22h tapante. Des fans féminines sont au bord de l’évanouissement et s’époumonent à la vue du charmant jeune-homme. Comparativement aux Nuits Botanique, le début du concert manque d’énergie. Les premiers morceaux s’enchaînent sans manifester beaucoup de dynamisme… L’homme au chapeau serait-il fatigué ce soir ? Il lui faudra d’ailleurs ¾ d’heure avant de parvenir à s’imprégner des lieux et enfin nous offrir une prestation digne de ce nom. Les rappels font tout oublier. L’incroyable Benjamin Edwards souffle dans son harmonica. Charlie Winston invite une petite fille du public à monter sur les planches pour exécuter quelques pas de danse. Le tout devient magique. Le sourire aux lèvres, l’audience est rassasiée.

Caravan Palace clôturait la journée. Cette formation parisienne participe à une multitude de festivals d’été. Son concept est aussi très particulier. Une rencontre entre jazz manouche des années 30 et electro moderne. Un brin dément, le sextet est rôdé et semble laisser peu de place à l’improvisation. La chanteuse, Zoé Colotis, ajoute une touche très glamour à l’ensemble. C’est surprenant et plutôt intriguant mais on finit vite par décrocher. Cette mode de poser de l’electro sur de la musique traditionnelle, c’est festif et joyeux. Par contre, on s’en lasse vite aussi.

Une première journée très éclectique, marquée par Firewater, Anthony Joseph et Charlie Winston. Le lendemain, d’autres nouvelles surprises. Vite ! Dodo !

Retrouvez tous les groupes cités sur leurs pages personnelles :

http://www.myspace.com/domgue
http://www.myspace.com/zahrahindi
http://www.myspace.com/realfirewater
http://www.myspace.com/adjoseph
http://www.myspace.com/socalled
http://www.myspace.com/charliewinston
http://www.myspace.com/caravanpalace

(voir également notre section photos)

 

 

The Jackson 5

I’ll Be There (version digitale single)

Écrit par

Le décès de Michael Jackson s’est traduit par la sortie d’innombrables ‘best of’ et autres compiles consacrées à la star défunte. La version inédite de « I’ll Be There » des Jackson Five en est un exemple concret. Sortie en version digitale, la chanson culte a spécialement été remixée en hommage au Roi de la pop. Cette version inédite devrait donc plaire aux fans de la première heure. Pour la circonstance, la batterie et les synthés ont été supprimés ; et ce sont les voix, la guitare et la basse qui ont été mis au premier plan pour une version certes ‘feu de camp’ mais qui montre surtout la profondeur étonnante du timbre de Michael, alors âgé seulement de 10 ans ! De quoi laisser sans voix. Un album complet devrait suivre…

La Superbe de Biolay

Écrit par

Benjamin Biolay, musicien et artiste total, sortira son nouvel album intitulé « La Superbe », le 19 octobre 2009 chez naïve, sa nouvelle maison artistique. L’univers visuel a été confié au studio M/M, fidèles collaborateurs depuis « Négatif » et en charge des créations graphiques pour Bjork, Madonna et Beck, entre autres. Le titre « La Superbe » qui ouvrira l’album, sera offert en téléchargement dans sa version album dés le 24 juillet sur http://www.benjaminbiolay.com. Benjamin Biolay présentera l’album « La Superbe » sur la scène du Casino de Paris les 5 et 6 février 2010 . Une tournée en France et à l’étranger (Europe, US, Amérique du Sud, Asie…) s’ensuivra tout au long de l’année 2010.

(d’après communiqué de presse)

Pour plus d’infos : http://www.myspace.com/benjaminbiolay

 

Dizzee Rascal and Armand Van Helden

Bonkers (Ep)

Écrit par

Après avoir commis l’excellent « Maths And English », Dizzee Rascal nous promet son nouvel opus avant l'automne. Ce sera son second. En attendant, le Briton nous fait languir en alignant les singles. Après avoir édité « Holiday » feat Chromeo, un disque produit par Calvin Harris et « Dance Wiv Me » feat Calvin Harris, Rascal se fend d’un autre duo étonnant, en compagnie du hitmaker et DJ américain Armand Van Helden ! Et le résultat a de quoi enthousiasmer. Faut dire que son « Dance Wiv Me » était un véritable régal. Et dans la logique des événements, cette deuxième galette ne pouvait décevoir. « Bonkers » prouve donc bien que Rascal est au sommet de sa forme et qu’il permet aussi la renaissance de Van Helden, responsable de l’écriture de la musique de cette véritable tuerie ! Gros beats de techno américaine, voix enflammée du super emcee, « Bonkers » est le tube de l’été. Une énorme claque ! Les deux trublions nous réservent ici trois versions dont une dub. De quoi nous mettre l’eau à la bouche, en attendant la sortie du très attendu « Tongue 'N' Cheek », prévue pour le 7 septembre…

Tortoise

Beacons of Ancestorship

Écrit par

Quoique considéré comme un des fondateurs du mouvement post-rock américain, Tortoise pratique une musique plus proche du prog et du krautrock que des autres formations auxquelles les médias font référence, quand on parle du style. Pensez à Mogwai ou à Godspeed You! Black Emperor, par exemple. En fait, la musique de cet ensemble chicagolais puise également son inspiration dans le jazz, le dub et la musique électronique. Et c’est cet ensemble de références qui la rend post-rock.

Doug McCombs et Johan McEntire sont les fers de lance de la formation. Ce dernier est même devenu un ingénieur du son particulièrement notoire. Les deux personnages multiplient également les projets et les collaborations. Et cycliquement reviennent vers Tortoise. Ainsi, leur dernier opus, « It's All Around You » remontait déjà à 2004. Si à leurs débuts, j’estimais leur démarche fort intéressante (NDR : pensez à l’elpee éponyme paru en 1994 et « Millions Now Living Will Never Die », deux ans plus tard), leurs élucubrations sonores s’égarent de plus en plus vers un math/prog que le mouvement punk aurait pris un malin plaisir à trucider, s’il était né à la fin des 70’s. Help Johnny Rotten !

Allhelluja

Breath your soul

Écrit par

Stefano Longhi est l’un des managers du label Scarlet Records. Il est aussi le batteur d’Allhelluja qu’il a fondé en compagnie du guitariste Massimo Gajer et du bassiste Roberto Gelli (Gory Blister). En 2003. Pour tenir le micro, il a fait appel au célèbre danois Jacob Bredahl (Hatesphere). Ce line-up enregistre deux albums : « Inferno Museum » en 2005 et « Pain is the Game » en 2006.

2009 est l’année du grand retour pour Allelluja. Bredahl, retourné dans son Danemark natal, il a cédé le relais à pas moins de deux vocalistes : GL Perotti du groupe trash Extrema et Trevor de la formation death métal Sadist. Gajer, quant à lui, laissé la place de six-cordiste à Tommy Massara, un autre membre d’Extrema. C’est donc une nouvelle mouture du groupe cent pour cent italienne qui enregistre cette année un « Breath Your Soul » hyper décapant.

Bien que les Transalpins aiment qualifier leur musique de stoner, nous sommes bien loin ici des ambiances enfumées de Monster Magnet ou de Kyuss. Allhelluja préfère probablement la consommation de stéroïdes à celle de champignons qui font planer. En effet, le ‘stoner’ des Italiens est tellement musclé qu’il côtoie le death old school et le trash metal. Nous sommes souvent plus proches d’Entombed et de Pantera que des Queens Of The Stone Age.

Bref, « Breath Your Soul » est un album bien gras et lourd, comme on les aime, aux riffs carrés et à la batterie rageuse. Quelques petites innovations sont à noter tout de même, comme les chœurs ‘gospel’ sur « Step By Step » ou les chants de moines tibétains (enfin il me semble) sur « The Bible Babylon ».

En plus des douze compositions originales, l’elpee recèle trois excellentes reprises : le prévisible mais toutefois excellent « Into the Void » de Black Sabbath, celle du « 21st century schizoïd man » de King Krimson et le terrible « Profondo Rosso » de Goblin (un titre extrait d’une bande originale d’un film de Dario Argento).

 

Amazing Baby

Rewild

Écrit par

La scène rock de Brooklyn est particulièrement féconde et propose régulièrement son lot de nouveaux talents novateurs et déconcertants (NDR : les excellents Ex-Models, par exemple). Pour la circonstance, elle a accouché d’un nouveau quintet psyché/rock/pop/glam (NDR : dont le line up réunit Will Roan, Simon O'Connor, Doc Laaxo, Matt Abeysekera & Don Devore) sensible à l’idéologie hippie, mais paradoxalement et indéniablement inspiré par la vague néoromantique qui a sévi au cours des 80’s (NDR : pensez à Brian Ferry, OMD, Talk Talk et même à Spandau Ballet…) ainsi que la pop britannique des 90’s (NDR : tout particulièrement Pulp et Suede). De quoi vous faire une petite idée du style musical en présence sur leur premier opus, même s’il est nécessaire de placer toutes ces références sur un dénominateur commun : l’accessibilité. 

Affublés de lunettes de soleil –même la nuit– ces potes de MGMT aiment poser pour la presse torses-nus et le corps peinturluré. Et franchement c’est le genre d’attitude qui m’agace. D’autant plus que composé de jeunes musiciens bourrés de talent, le groupe s’entête à pasticher la pop ou à formater le rock ; dans le but, je suppose, de nous en mettre plein la vue au lieu des oreilles. Bref, en privilégiant la forme sur le fond, le combo a oublié les règles essentielles pour réussir un album : la créativité et la personnalité.

Pourtant, chez Amazing Baby le sens mélodique est inné ; en outre, leurs harmonies vocales sont particulièrement soignées. Des qualités bien mises en évidence sur « Bayonets », « Kankra » ou encore « Headdress », plages qui s’inscrivent ans l’esprit du « Different Class » de la bande à Jarvis Cocker, paru en 1995. A contrario, « Pump Yr Brakes », un morceau au cours duquel les pédales fuzz sont poussées dans leurs derniers retranchements, lorgne davantage vers un rock pâteux, chaotique et indigeste.

Le célèbre district new-yorkais nous avait pourtant habitués à mieux. La pollution commence peut être à contaminer l’air de Brooklyn. Pourvu qu’elle n’asphyxie pas l’imagination si riche et créative rencontrée dans ce coin de New-York. Bref, revenons à cet Amazing Baby qui a tout intérêt à se remettre en question et surtout manifester un peu plus d’audace, s’il ne veut pas disparaître, aussi vite qu’il est apparu…

 

American Steel

Dear Friends And Gentle Hearts

Écrit par

American Steel et votre serviteur n’avons vraiment pas la même conception du punk. J’ai probablement tort, puisque ce sont eux les punks et votre chroniqueur le pauvre hardeux appréciant, de temps à autre, de se prendre un glaviot anarchique en pleine face. Pourtant, il faut vraiment creuser profond pour déceler un esprit punk dans la pop rock édulcorée balancée par American Steel sur « Dear Friends and Gentle Hearts ». Et, si glaviot il y a, il est parfumé au bonbon à la fraise.

American Steel est un groupe punk rock formé en 1995. A Oakland, en Californie. Il est déjà responsable de cinq albums à ce jour. « Dear Friends And Gentle Hearts » est leur second opus paru chez le label Fat Wreck Chords (distribué chez nous par Sonic RendezVous). Le punk rock des Californiens se veut mélodique et dansant. Trop mélodique à mon goût pour pouvoir être vraiment punk. On est ici beaucoup plus proche de la pop rock que du punk. Certains titres sont accrocheurs et évoquent davantage les Beach Boys que les Dead Kennedys. Le propos de certaines chansons est sombre et contestataire ; cependant, il est déclamé d’une manière si dépourvue de violence qu’il n’a pas vraiment d’impact sur les esprits.

« Dear Friends And Gentle Hearts » est donc un album gentil et tristounet. Parfait pour d’anciens punks désirant un peu de mélodie tout en gardant l’impression de rester anarchiques ou pour de nouveaux punks qui trouvent Blink 182 trop violent et Green Day pas assez triste.

 

Be My Weapon

March/2009

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Formé en 1989 à San Francisco par l’excentrique David Freel, « Swell », pour ses 20 ans, change de nom et dégrossit la formation l’espace d’un album. C’est sous le nom de Be My Weapon que David Freel (chant/guitare) et Ron Burns (batterie) gravissent les montagnes de l’Oregon, en août 2008, pour accoucher de « March/2009 ». Album qui sort sous le label personnel du chanteur pSychosPecificMusic, en mai 2009. Amplement reconnus comme l’un des piliers du rock alternatif américain, tout comme Grandaddy et Lambchop, les Californiens suscitent de nouveau notre curiosité en produisant ou plutôt en extrayant de leurs gisements mêmes de vertige, au cœur des profondeurs, une magnifique pépite folk rock à dix éclats. Dix facettes plus brillantes les unes que les autres.

L’élégance et la sobriété de la pochette nous rappelle cependant que l’âme de Swell est bien présente tout au long de ce dernier elpee. On y retrouve, en effet, les atmosphères intimistes et minimalistes, parfois presque glaciales, du groupe. Des mélodies sombres et pures, soutenues par une batterie solide et virevoltante, mais surtout couvertes d’une voix caverneuse et déprimée, héritée de Lou Reed. C’est la nuit lumineuse, dans toute sa nudité, au cœur du givre de l’hiver. Resplendissante  d’abstraction et immuable. Espace sombre sillonné de lueurs infinitésimales. Un son folk rock souillé d’une lo-fi produisant ce grain roots (« The Exits »). L’ensemble nous offre des mélodies simples mais obsédantes et oppressantes (« Bad Bad Bad »).

De cet opus subtilement dépouillé exhale une essence profonde dont tout le corps frissonne. Celle d’un songwriter d’un incontestable talent qui charge le son, mais comme une arme à feu, des munitions éminemment émotives que livrent ses paroles ironiques et décalées. Cette voix sincère, lucide, chante les éloges de la torpeur de vivre, nous jette quelques brindilles d’existence douloureuse qui s’illuminent d’étincelles d’espoir (« Love is just so overrated »). Quelques mots pour les maux !

« March/2009 » prend alors la forme d’un livre de contes qui caresse les oreilles de ses 10 récits contant la vie et la mort, la lumière et l’obscurité, le miel et le fiel…  

Le talent fou d’auteur/compositeur/interprète de David Freel et ses airs fragiles et désespérés touchent l’âme et éclairent le versant sombre de nos vies. Notre face cachée de lune se révèle.

Un album chaudement recommandé pour bercer vos longues nuits d’hiver au coin du feu.    

 

Black Dice

Repo

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‘Go where new experiences await you’. L’invitation est signée Black Dice. Et lorsqu’on connaît les expériences opérées par ce trio originaire de Brooklyn, on est en droit de se poser la question de savoir s’il est bien judicieux de le suivre. Parce que j’invite les amateurs d’électro carré dont les beats sont toujours parfaitement en phase, de passer leur chemin. En effet, contrairement au titre de ce nouvel opus, « Repo » n’est pas de tout repos et seuls les plus téméraires oseront affronter cette galette gorgée de saturations et de contretemps. Des expérimentations sonores uniques en leur genre que ces Newyorkais mènent depuis leur formation, en 1997.

Dès leurs débuts chez DFA, Black Dice a suscité une forme de respect. Notamment en concoctant des titres tels que « Smiling Off », « Cone Toaster » ou encore « Endless Happiness ». Un respect qui s’est depuis mué en influence. Notamment pour un groupe comme Animal Collective. Black Dice est même devenu une référence en matière d’électro noise ; et cette neuvième rondelle (déjà !) en est une parfaite démonstration. Réunissant 14 titres oscillant de 30 secondes à 6 minutes, cet elpee regorge de surprises. Au menu : compos déstructurées par des samples et des boîtes à rythmes, balayées de guitares distordues, grinçantes, venimeuses et raffinées par l’électronique. Sans oublier la fanfare version techno primitive, les bruitages foudroyants et les remarquables bidouillages sonores ! Bref, après neuf albums, Black Dice ne se réveille toujours pas de son cauchemar et ça, c’est vraiment cool !

Black Label Society

Skullage

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L’ami Zakk Wylde s’endormirait-il sur ses lauriers ? Il y a déjà 3 ans que le soliste d’Ozzy Osbourne nous a servi « Shot In Hell », son médiocre dernier album concocté en compagnie de Black Label Society. Trois ans que ses fans attendent qu’il veuille bien rectifier le tir en leur offrant enfin un opus à la hauteur de son talent. Peine perdue, « Skullage » est une nouvelle désillusion. 

Quatre ans à peine après avoir sorti le best of « Kings Of Damnation 98-04 », Wylde édite cette année une nouvelle compilation intitulée « Skullage ». Celle-ci ne fait cependant pas vraiment double emploi avec « Kings Of Damnation », puisque seulement 2 titres sont communs aux deux disques. Toutefois, deux compiles en si peu de temps traduisent quelque peu le manque d’inspiration.

Bien qu’il paraisse sous le nom de Black Label Society, « Skullage » reprend des morceaux de toute la carrière du bucheron six-cordiste. En plus de deux plages issues de chaque album de BLS, on retrouve « Machine Gun Man », un titre extrait de l’elpee de Pride Of Glory (NDR : la première escapade de Wylde sans Osbourne) et « Dead As Yesterday » tiré de « Book Of Shadows », son album solo. Ajoutez-y quatre live acoustiques inédits pour attirer l’attention du fan déjà détenteur de l’intégrale du groupe et vous obtenez un nouvel opus réalisé à moindre frais. Pas très jolie cette méthode, Monsieur Wylde.

Allez, ne faisons pas la fine bouche ; car, un album moyen du grand Zakk, c’est quand même de très haut niveau. Le métal graisseux, mâtiné de rock sudiste et de lead guitares suintantes  de feeling fait toujours mouche. Quel plaisir, d’ailleurs, de réécouter les « Doomsday Jesus », « Stillborn » ou « Suicide Messiah ».

« Skullage » est donc une bonne carte de visite pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore la musique de Zakk Wilde ; les autres devront décider si ces 4 morceaux acoustiques immortalisés live suffisent à justifier une nouvelle dépense en cette période de crise.

 

Chat

Folie douce

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Ce qui frappe dès le premier morceau de cet album, c’est la virtuosité de Charlène Juarez –alias Chat– au piano. Pas étonnant quand on sait qu’elle a suivi une longue et brillante formation de pianiste classique. Alors pourquoi ne pas s’être lancée dans ce créneau ? Parce qu’en séjournant à Londres, elle y a découvert la pop. De Radiohead à Bowie, en passant par les Doors et le Velvet (NDR : toujours les classiques!) Elle écrit ses propres chansons. Mais il aura fallu attendre d’être repérée par un label portugais sur son MySpace et la rencontre avec Joseph Chédid et Henri Blanc-Francard pour que les événements se précipitent. Et cette « Folie douce » a été enregistrée dans le Labo M, celui de Mathieu Chédid, le frère de Joseph. Si les deux protagonistes ont participé aux sessions d’enregistrement, Albin de La Simone et Pierre Cohen sont également de la partie.

Découpé en 13 fragments, cet opus communique une excellente impression sur les premiers morceaux de l’album. L’inévitable « Alice », le pétillant « Harmony », le très ‘M’ « Maman », le versatile et plus électrique « Les petites choses » ainsi que le syncopé « R ». Arpèges d’ivoires virevoltants, arrangements judicieux et soignés ainsi que textes qui correspondent bien au monde contemporain vécu par une jeune fille de son âge, même si parfois ils peuvent parfois sembler puérils, alimentent sa muse. Bref, tout baigne. Et elle mérite alors bien les compliments flatteurs réservés par la presse hexagonale qui la compare à Camille ou Emilie Simon. Il y a même un titre dans la langue de Shakespeare : « It’s so cold ». Problème, c’est que passé ces premiers morceaux, une lassitude commence à s’installer. Désolé, mais j’ai toujours appelé un chat, un chat… Chat a du timbre, mais manque de registre. Et en optant pour un minimalisme mélancolique, essentiellement tramé sur son piano et sa voix, ses chansons commencent à lasser. Dommage. Un mini elpee aurait suffi.

 

Eric Clapton and Steve Winwood

Live from Madison Square Garden

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Ces deux musiciens peuvent se targuer d’avoir vécu une carrière extraordinaire. Et pour cause, il y a 45 ans qu’ils roulent leur bosse dans l’univers de la pop, du rock et du blues.

Dès ses débuts, Clapton est déjà surnommé le ‘God’ de la guitare. Il a transité par les Yardbirds, les Bluesbreakers de John Mayall avant de fonder le trio Cream. En 66. Trois ans plus tard, il monte Blind Faith, le premier super-groupe dont l’existence sera cependant éphémère. Steve Winwood participe cependant à cette aventure. Clapton embraie ensuite par les projets Delanay & Bonnie, Derek & the Dominoes, avant de finalement se lancer dans une carrière en solitaire. Et avec succès.

Winwood a fait ses premiers pas dans l’univers de la musique, alors qu’il avait à peine 15 ans. Au sein du Spencer Davis Group. Il fonde ensuite Traffic avant de rejoindre Clapton, Ginger Baker et Rick Grech au sein de Blind Faith. A plusieurs reprises, il va tenter de relancer Traffic ; même si sa carrière personnelle peut être considérée comme fructueuse.

Lors d’une des dernières tournées d’Eric et de son band, Winwood est invité à monter sur les planches. Nous sommes alors en février 2008. Une collaboration qu’il va apporter trois soirées consécutives, au Madison Square Garden de New York. Comme les vibrations sont excellentes, les deux musiciens décident de partir ensemble pour un nouveau périple. En 2009. Une aventure qui vient de s’achever en juin dernier. Et d’être immortalisée sur un double compact-disc d’une durée de deux heures. De quoi ravir les aficionados des deux sexagénaires.

Pour la circonstance, Eric et Steve sont épaulés par le bassite Willie Weeks, le claviériste Chris Stainton et le drummer Ian Thomas. Le tracklisting réunit des titres issus du répertoire de Blind Faith, de Traffic ainsi que quelques compos signées JJ Cale et Jimi Hendrix. Les deux stars se sont bien partagé l'affiche! Si fin 69, l’histoire de Blind Faith s’est conclue par un échec, Eric et Steve n'ont pas oublié ce bref épisode. D’ailleurs, ils interprètent quatre des six plages issues du seul et unique album, dont en ouverture, une excellente version de "Had to cry today". Winwood est aux vocaux, alors que Clapton se réserve un premier envol tout en concédant au passage un duel aux cordes en compagnie de son partenaire. Le tandem chante en chœur le "Low down" de JJ Cale. Steve chante vigoureusement le solide "Them changes". Issue de la plume de Buddy Miles, cette plage figurait sur l'elpee du Band of Gypsies de Jimi Hendrix. Clapton est euphorique. Il injecte une certaine agressivité dans sa voix pour attaquer "Forever man", un morceau extrait de son opus "Behind the sun", paru en 1985. "Sleeping in the ground" est un blues concocté par le regretté Sam Myers. Ce fragment figurait au répertoire de Blind Faith. Un titre que le combo avait d’ailleurs joué lors de leur tout premier concert, accordé au London Hyde Park. C’était en juin 1969, devant plus de cent mille personnes. La paire chante le superbe "Presence of the Lord", une compo caractérisée par ses changements de rythmes. Sans doute la meilleure chanson de Blind Faith. Et on a encore droit au "Well all right" de Buddy Holly ainsi qu’à "Can't find my way home".

Winwood a retenu quelques morceaux du répertoire de Traffic, dont l'intéressant instrumental "Glad". Ses accords de piano jazzyfiants pétillent face à l'orgue de Stainton (NDR : un ex-membre du Grease Band de Joe Cocker). Le subtil "Pearly Queen", ensuite. Et enfin, le doux et lent "No face, no name, no number", une chanson qu’il interprète en injectant une fameuse dose d'émotion.

De son côté, Clapton se fend d’une reprise du célèbre slow blues "Double trouble" d'Otis Rush. Son envolée aux cordes est magique. Puis embraie par son succès acquis chez Derek and the Dominoes, "Tell the truth".

Le second cd s’ouvre et se referme par des compositions de JJ Cale : "After midnight" et "Cocaine". Clapton est à la fête! Les deux têtes d'affiche se réservent quelques instants en solitaire. Eric Clapton lors du "Rambling on my mind" de Robert Johnson, qu’il exécute en acoustique. Et Stevie Winwood pour s’attaquer à l'orgue au "Georgia on my mind" de Ray Charles. Le duo n’a pas oublié leur ami disparu, Jimi Hendrix ; et lui rendent un hommage. Tout d’abord à travers une cover très réussie de "Little wing" et puis une version de plus de 16 minutes de "Voodoo Chile". Enfin, Winwood se réserve une de ses meilleures compos, "Dear Mr Fantasy", un morceau au cours duquel il se montre fin gratteur. Ce double album est excellent ; et il démontre toute l’étendue du talent de ces deux artistes qui sont parvenus à traverser plusieurs générations, tout en suscitant le respect…