Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Ozark Henry connaît la musique Parker…

C'est vrai, l'attente a été terriblement longue ! « Us », son dernier album studio, date de 2017. Dans le monde éphémère de la musique pop, où les stars vont et viennent, c'est une éternité ! Mais il faut parfois savoir être patient, et en livrant « Light »,…

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Holy Bones

Les rêves de Holy Bones partent en fumée…

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« Smoke And Dreams » : la voix slap back et les claviers 60 's nous entraînent quelque part entre rockabilly et rock'n'roll de crooner, un titre qui parle d'hallucinations nocturnes, de nostalgie et de décadence pour danser en faisant bouger son cerveau et s'oublier dans la fête.

Dans la droite ligne de son premier opus, mais les curseurs poussés à fond, Holy Bones poursuit sa route en gravant « Alma Perdida », un concept album écrit et réalisé comme la BO d'un film qui n'existe pas. Un road movie en Cadillac aux abords de la frontière mexicaine, en quête de cette élégance mystique que l'on croise dans les nuits hantées du rock'n'roll, dans le désert de l'Indie folk le plus pur ou sous le soleil de l'Americana.

Un répertoire varié donc, épicé d'une touche d'espagnol et de français, qui suit les émotions d'un personnage au volant de sa Cadillac sur les traces de son âme perdue, de son Eldorado… mais des morceaux unis, balayés par le même vent chargé de poussières et de mélodies qui donnent à Holy Bones sa marque de fabrique.

La vidéo de « Smoke and Dreams » est disponible

 

Lionel Solveigh

Les cartes postales de Lionel Solveigh…

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Lionel Solveigh nous propose un nouveau titre qui annonce la sortie de son deuxième elpee.

14 ans après avoir publié « Home », opus pour lequel il avait reçu un Octave de la musique, le songwriter belge a composé de nouvelles chansons pour son projet solo.

Il a pris le temps, écrit une thèse, assuré sa progéniture, développé des projets en groupe (Grande Ourse ou le spectacle jeune public ‘Radio Paillettes’), construit et pleuré des histoires d’amour, mais n’a jamais cessé, durant ces 2 cycles de 7 ans, d’écrire des chansons remplies d’amour.

Des pop/folk songs dans lesquelles il questionne le temps, les relations humaines, la paternité et chante avec une douce mélancolie les souvenirs de cartes postales. Des marques d’affection du quotidien autant que des traces d’époques dorées que l’on aime retrouver. Des sensations qu’il compile dans son premier single « Deeper into love », présenté sous forme de mise en bouche pour son second LP.

« Deeper into Love » est en écoute ici  

 

Alice Spa

L’amour libre selon Alice Spa…

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En constante évolution depuis la sortie de son premier projet purement acoustique, Alice Spa mêle aujourd'hui des compositions électro-pop enjouées à sa plume mélancolique, une dualité sublimée par sa voix cristalline.

Dans son nouveau single, l’artiste bruxelloise met en chanson ses questionnements liés aux ‘nouvelles’ formes d’amour. Les difficultés émotionnelles, les paradoxes et dérives qu’elle observe.

D’une actualité brûlante à travers une mélodie pop entêtante, elle pose des mots sur notre manière de relationner. “Amour Libre”, c’est le deuxième single extrait de son prochain opus à paraître à l'automne 2023.

“Amour Libre” est à voir et écouter ici

 

 

JJH POTTER

JJH POTTER joue la montre…

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“7 Y” est une balade dans le temps rythmée par la réflexion sur l’autre et soi-même mais au -delà sur la coexistence des êtres entre eux.

Le temps démon indomptable ? Le temps nous consomme-t-il ? Peut-il avoir raison de nous et venir à bout de l’Amour qui nous lie ?

Cette vidéo a été réalisée par Axel Vanlerberghe déjà aux commandes du précédent doux et touchant clip du même artiste, "Golden son".

Pour ce nouveau titre extrait du dernier album de JJH Potter, "Low tide", le vidéaste globe-trotter émérite capture un fois de plus magnifiquement l'humain derrière l'artiste.

Le clip de “7 Y” est à découvrir

 

The Haze

The Haze inarrêtable…

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En 2022, The Haze avait publié "The Haze", parfait reflet de son univers sonore puis "End of the Show", deux morceaux dont les clips libéraient une énergie folle. 

Le duo électro-pop bruxellois nous propose son tout nouveau single, une version langoureuse et groovy du "Can't Stop" de Red Hot Chili Peppers, dont le clip est disponible

 

Lokyto

Lokyto remis à flow…

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Lokyto qui, jusqu’ici, produisait principalement pour d’autres artistes, décide de sortir de l’ombre et de venir sur le devant de la scène.

Solaire, lumineux, avec une touche de mélancolie, l’auteur/compositeur/interprète partage ses espoirs, ses ambitions mais aussi ses difficultés à travers son art.

Son style est le fruit d’un doux mélange entre éclectique et énergique. Il est influencé par les classiques de la musique congolaise, de la chanson française, du R&B des 90’s et 00’s, ou encore des sonorités latinos et également par le hip hop américain.

A travers ses musiques, il apporte sa voix, des textes profonds, des punchlines acérées, des sons actuels riches et qui font danser.

Tombé dans la musique dès le plus jeune âge, l’artiste né au Congo (R.D.C.) a commencé à écrire dès 8 ans, puis à composer à partir de 12 ans. Une véritable histoire d’amour et de persévérance entre Lokyto et la musique.

“Prof de math” est une composition énergique et dynamique, qui pourrait évoquer Stromae. Une écriture à la fois pointue et ludique, aux paroles pleines de sens, dont le message nous fait comprendre qu'il y a de multiples manières de s'en sortir dans la vie, malgré un parcours scolaire parfois laborieux. Il existe d'autres axes pour réussir que ce soit par l'art, le sport, l'entreprenariat (se découvrir autodidacte et/ou multi-potentiel...) les possibilités sont infinies !

Lokyto y traite principalement du flow de la vie, rythmée par les hauts et les bas, les énergies positives et négatives, les émotions... des styles de flow par lesquels nous passons tous. Du fait de réussir à se laisser porter par ce flow, comme une danse et d'y trouver son rythme.

En quatre titres qui vous feront danser, chanter tout en vous apportant une belle énergie solaire, Lokyto vous emportera dans son flow.

“Prof de math” est à découvrir ici

The House Of Love

30 ans plus tard…

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Votre serviteur avait assisté à un concert de The House of Love, pour la première fois, dans le cadre du Pukkelpop, en août 1991 (NDR : à la même affiche, il y avait aussi, notamment, Sonic Youth, les Ramones, Ride, les Pogues, Dinosaur Jr et Nirvana). Il avait ainsi eu l’opportunité d’interviewer, son leader Guy Chadwick (à retrouver ).

Mais surtout le 8 mars 1993, le groupe avait accordé, à l’Aéronef (NDR : l’ancien, celui de la rue Solférino), un des 20 meilleurs concerts au cours desquels il a pu assister en un peu plus de 5 décennies…

Bref, 30 ans plus tard, la formation revenait à Lille, toujours à l’Aéronef, mais celui qui est Implanté au cœur du centre Euralille depuis 1995. Et nostalgie quand tu nous tiens, il y avait une envie irrépressible d’y retourner de la part de qui vous savez.

Depuis sa création, le quatuor a connu pas mal de changements de line up. Il s’est séparé et s’est reformé plusieurs fois. Guy Chadwick a tenté une expérience en solo, mais malgré deux elpees, elle s’est soldée par un échec. Enfin, membre fondateur, Terry Bickers, le guitariste soliste, a abandonné puis réintégré le navire, à plusieurs reprises, et la dernière fois qu’il avait tiré sa révérence, c’était en 2020. C’est Keith Osborne qui le remplace. Et la basse a été confiée à son fils, Harry. Autre jeune recrue, le drummer Hugo Degenhardt.

Lorsque The House of Love monte sur les planches, le club est très bien garni et on y dénombre une majorité de quadras, quinquas et même sexagénaires.

Le set d’ouvre par « Cruel » et première constatation, malgré une belle envolée du soliste, la voix de Chadwick a perdu de sa superbe. En début de concert, elle n’est pas du tout en place. Le groupe embraie par « Christine », un hit paru en 1990. Le baryton de Guy passe mieux tout au long de « Hope », mais c’est quand il la sollicite en falsetto que les choses se compliquent. Heureusement, au fil du spectacle, il parviendra un peu mieux à la maîtriser, malgré des chœurs, pas toujours très en harmonie. Quant au drummer, pendant une bonne moitié du set, il va aussi sembler à la traîne. Mais à partir de l’excellent « Burn down the world », moment choisi pour se servir de sticks en feutre, il va trouver la bonne carburation. Heureusement, les gratteurs excellent. Les guitares sont tour à tour cristallines, gémissantes ou tintinnabulantes. La ligne de basse est profonde.

La setlist inclut quatre plages du dernier elpee, « A state of grace », dont le titre maître, le bien rock « Sweet water » et le lancinant « Sweet loser ». Mais pas de trace d’harmonica sur le « Light in the morning », malgré ses accents country…

Evidemment, ce sont les classiques qui enchantent l’auditoire, dont il reprend les refrains en chœur, à l’instar du ‘reedien’ « The Beatles & The Stones » et de l’incontournable « Shine on ». D’ailleurs, les ¾ du répertoire proposé ce soir sont consacrés à des titres issus de la première période d’existence du band, soit en 1988 et 1993. Mention spéciale à « Se dest », une ballade mid tempo énigmatique, atmosphérique, qui s’autorise quelques coups d’accélérateur bien sentis.

En rappel, Guy Chadwick revient d’abord en solo pour attaquer « Don’t pay the way ». Puis les trois autres musicos le rejoignent pour nous livrer trois compos, dont en finale, une version remarquable de « A love in a car ». Elle monte progressivement en intensité, avant de s’achever dans un climat noisy digne du 8 mars 1993 ; les trois gratteurs faisant alors face au batteur qui démontre alors que son jeu n’est finalement pas dénué de subtilités…

Bref, malgré les quelques imperfections, ce concert, qui s’est achevé en apothéose, ne pouvait rappeler que de bons souvenirs…

Photos Ludovic Vandenweghe ici

Setlist :

Cruel
Christine
Hope
Light of the Morning
The Beatles and the Stones
Into the Tunnel
Sweet Loser
The Girl With the Loneliest Eyes
Shine On
Sweet Water
Crush Me
Burn Down The World
Destroy The Heart
Se Dest
State of Grace

Rappel :

Fade Away (Guy solo)
In a Room
I Don't Know Why I Love You
Love In A Car

(Organisation : Aéronef, Lille)

Hubert-Félix Thiéfaine

H.F. Thiéfaine replugged…

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Après plus de 80 dates de sa tournée acoustique « Unplugged », acclamée par le public (plus de 70 000 spectateurs) et les médias, H.F. Thiéfaine rebranche les guitares et propose le « Replugged », second volet de cette double tournée historique.

Le chanteur aux multiples Victoires de la musique continue de revisiter son répertoire de poète-rock en façonnant une nouvelle setlist originale, constituée de ses morceaux emblématiques les plus célèbres (« Alligators 427 », « 113ème cigarette sans dormir », « Narcisse 81 », « La fille du coupeur de joints » ...) et de pépites moins connues mais tout aussi marquantes !

Indéniablement la tournée la plus ambitieuse de cet artiste hors du commun, référence incontournable de la chanson française.

H.F. THIÉFAINE vous donne rendez-vous le samedi 18 novembre 2023 au Cirque Royal de Bruxelles !

En attendant, rien de tel que de savourer « La fille du coupeur de joints », compo immortalisée ‘live’ au Palais des Sports, en 2015,

 

 

You Me At Six

You Me At Six sans cœur ?

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Avec plus d’un demi-milliard de streams sur les plateformes d’écoutes, des dizaines de couvertures de magazines, deux albums numéro 1 dans les charts UK (dont « Sukapunch », sorti en 2021) et pas moins de quatre autres parmi le Top10, You Me At Six s’est imposé comme l’une des références en matière de pop/rock.

Formé en 2004 du côté de Weybridge dans le Comté de Surrey en Angleterre, il perpétue la tradition du punk anglais comptabilisant désormais pas moins de sept long palyings. YMA6 a tourné sur les cinq continents, dépassé les millions d’écoutes, rempli plusieurs fois la légendaire salle de la Brixton Academy et le tout dans l’énergie et la bonne humeur.

Revendiquant des influences telles que Blink 182, Thrice ou encore Incubus, YMA6 ne tarde pas à rencontrer le succès. Ce sera d’ailleurs dès 2008 et la sortie de « Take Off Your Colours », son premier elpee. 2011 sera synonyme de consécration, You Me At Six se voyant auréolé du titre de ‘Best British Band’ aux ‘Kerrang ! Awards’ à l’occasion de la sortie de « Sinners Never Sleep ».

Un troisième LP devenu incontournable chez les fans et qui s’est offert une édition collector pour ses dix ans il y a quelques mois.

En 2023, la bande menée par Josh Franceschi est de retour pour un huitième long-format : « Truth Decay ». Il est paru ce 10 février.

Découvrez cet univers à travers « heartLESS » ici

 

 

Guillaume Léglise

Le roman personnel de Guillaume Léglise

Écrit par

Producteur, réalisateur, mixeur, remixeur, multi-instrumentiste (au sein du groupe Vox Low), compositeur pour le théâtre (Philippe Calvario, Nicolas Kerszenbaum, Pauline Ribat) ou la danse contemporaine (Marjory Duprès, Aude Lachaise), Guillaume Léglise se réinvente au gré de ses multiples collaborations.

Son premier véritable album « Auto Fictions » est paru ce 14 mars 2023. Sur scène, Guillaume est accompagné, depuis deux ans, à la basse et aux chœurs, par Clémence Lasme qu’on a pu notamment voir sur scène accompagnant Pomme, Moodoïd... Seul maître à bord de son studio de Belleville, il compose une galerie de portraits, qu’il dévoile peu à peu en Eps aussi sensuels que conceptuels, mariant la musique de club aux mélodies limpides des dandys pop français (Serge Gainsbourg, Alain Chamfort, Philippe Chany), le français lettré à l’ivresse du noctambule, la poésie décadente à la langueur d’une after.

Après un Ep qui convoquait d’éphémères rencontres amoureuses dans la torpeur urbaine des eighties, puis « Riviera », un Ep estival, distillant une moite langueur synthétique, comme une idylle entre New Order et Metronomy, Guillaume Léglise annonce ses « Auto Fictions », un premier opus accompagné d’un road movie de six vidéos à découvrir sur Youtube, clips qui bénéficient de la participation, comme invités, de Cléa Vincent et Lisa Li Lund.

Pur regarder et écouter le clip de « L.O.V », c’est

 

 

Sugar Wizard

L’esprit à la dérive de Sugar Wizard

Écrit par

Pénétrer l’univers de Sugar Wizard, c’est s’inscrire au Fight Club avec Freud. Après s’être fait maîtriser, on passe en mode psychanalyse. On réfléchit, impuissant, encore marqué par notre passé d’adolescent. Ah qu’est-ce qu’on a aimé ! Le rock qui tache des années 90, le ‘plane’ des 70s ou encore la folie des clubs. S’il reste un peu d’énergie, on peut se lever, hisser les poings et frapper à son tour, fort, sur cet adversaire qui n’est autre que nous-même.

Loin des bancs de l’école, Victorien, Philippe, Aymeric et Kévin se sont rencontrés, à Lyon, en 2019, et ils ont chacun enregistré un lourd bagage dans la soute de Sugar Wizard !

Un bagage musical bien sûr, mais surtout un bagage émotionnel. Leurs philosophies se confrontent, leurs expériences et leur ego sont mis à rude épreuve ; ils s’analysent et se complètent sans se comprendre entièrement, mais c’est justement dans cette atmosphère de mystère que la magie opère. Alors que les esprits s’ouvrent, la brume se dissipe et laisse entrevoir la perspective du tableau : une musique lunaire et mélancolique qui ne manque pas d’énergie.

Aujourd’hui, Sugar Wizard puise dans son identité naissante pour nourrir le projet et le porter plus loin. Son premier Ep, « Drifting mind », est paru ce 17 mars 2023. Et la formation n’a qu’une envie : aller à la rencontre de son public. Bouclez vos valises, prêts pour le décollage !

Le clip de « Practicing Magic Away From Home » est disponible

 

 

Annabel Lee

Les vagues d’Annabel Lee…

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‘Quand on est en ville, coincé·e dans le quotidien, on aimerait parfois pouvoir prendre l’air et trouver un paysage qui fait écho à notre météo intérieure. « By the sea » c’est cette fuite vers une mer déchaînée, sous la pluie où on peut crier et extérioriser toute notre frustration. Comme un remède…’

« DRIFT », le second elpee d’Annabel Lee paraît ce 24 mars 2023. Issu de cet opus, le clip de « By the Sea » est à voir et écouter ici

 

Oberbaum

La félicité d’Oberbaum…

Écrit par

« The Absence of Misery », c’est le titre du premier elpee de la chanteuse bruxelloise Lucie Rezsöhazy, tête pensante du projet Oberbaum et déjà aperçue dans d'autres projets comme Fabiola, Condore ou Les Juliens.

Oberbaum n’est donc pas qu’un pont mythique de Berlin, où elle a vécu de nombreuses années. C’est aussi et surtout une pop indé joyeusement mélancolique, dans laquelle ses influences sont élégamment distillées : Andy Shauf, Julia Jacklin, et surtout des artistes issus des nineties comme Sparklehorse et Cardigans.

Ses chansons indie pop ont toutes une sonorité et une atmosphère douce-amère à l'instar des 2 premiers titres "We Yearn" et "Sibling Dry" qui avaient été envoyés en éclaireurs.

Formée au classique et au jazz et biberonnée au rock-pop des nineties, Lucie sort de sa chambre d’adulescente et propose, à l'image de ses titres, un live bittersweet à l'aide du trio qu'elle forme avec Aurélien Auchain (Mountain Bike, June Moan) à la basse et Antoine Pasqualini (Monolithe Noir) à la batterie.

Le clip de « We Yearn » est à découvrir

 

Sura

Sura prend son envol…

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Fondatrice du groupe Las Lloronas en compagnie duquel elle tourne avec succès depuis quelques années, Sura est l'échappée belle de Rachel Solomon, Bruxelloise de 31 ans aux origines aussi métissées que ses influences musicales.

Son projet solo devient littéralement le ‘dépotoir créatif’ de la chanteuse qui trouve en cet exercice solitaire une légèreté, une liberté dans l'écriture, une indépendance dans la création. Sura est prolifique, boulimique, antinomique parfois aussi dans ce qu'elle produit.

Après un premier single intitulé « Roar » comme son premier opus, elle est récemment revenue avec un deuxième clip pour le titre « Fly », nouvelle caresse auditive folk !

« Roar » comme ce cri bestial intérieur que la chanteuse se fredonnait telle une berceuse pour accompagner la douleur autant qu'accueillir la difficile décision de ne finalement pas donner la vie.

Sura fait le choix de la connexion à son propre corps pour donner naissance à ses chansons, à son projet, à sa création. Les 21 morceaux de son elpee ont été enregistrés en deux jours. Dans le désir d'y ressentir de l'urgence. Dans le besoin de véhiculer de la beauté. Du doux. Du fort. Du fragile. Mais aussi de l'imparfait. Du sublime bordel né dans l'instant.

À l'instar d'un groupe comme Mutual Benefit, son album est rempli de bruits de vent, de mer, d'oiseaux. De l'intime à tous les étages. Des caresses auditives pour panser les plaies et pour illuminer le quotidien de poésie.

Le clip de « Fly » est à découvrir ici

 

Louis Arlette

La poésie contemporaine de Louis Arlette…

Écrit par

Louis Arlette est de retour en publiant l’Ep « Sacrilèges », qui adapte cinq des plus beaux poèmes de la langue française en ne s'interdisant aucune expérimentation.

Sur ce disque, ‘La Ballade des Pendus’ de François Villon, le spleen de Baudelaire, le romantisme de Gérard de Nerval, la mélancolie de Ronsard et la ‘Tristesse’ de Musset sont transfigurés, rendus méconnaissables par le traitement musical que Louis Arlette leur a imaginé.

Sur cet essai enregistré et mixé dans son propre studio, Louis Arlette approfondit deux qualités que l'on retrouve sur chacun de ses trois albums : l'amour de la littérature française, et des goûts musicaux anglo-saxons qui le conduisent aux confins des univers de David Bowie, The Cure, Joy Division ou encore Nine Inch Nails.

‘De l’envie irrésistible de composer et de la spontanéité qu’offrent parfois les réseaux sociaux est né ce concept « Sacrilège. Je prends un poème que j’adore. Je le déshonore ! Plusieurs mois plus tard, passés seul dans mon studio, dans un curieux mélange de livres, de posts Instagram, d’instruments acoustiques et de synthétiseurs, « Sacrilèges » était né ». Et je n’en ai pas terminé...’

L’écoute de cet Ep nous permet de découvrir la puissance des mots, et laisse imaginer que nos poètes étaient eux-mêmes des rockstars avant l'heure.

Magnifiés par les instrumentaux pop, rock et électro confectionnés par Louis Arlette, les poèmes de Ronsard, Beaudelaire, Villon, Musset et Nerval retrouvent leur lustre et leur magie…

Pour découvrir le clip d'« A son âme » (Ronsard), c’est ici

 

Bipolar Club

Le vertige de Bipolar Club

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A la fois rugueux et doux, Bipolar Club est le nouveau groupe de rock qui va vous emporter dans un puissant voyage sonore.

Les compos de la formation sont à l’image des réflexions de ses musicos. Pleines d’espoir mais aussi d’angoisse, elles traduisent le paradoxe d’un monde qui change, tiraillé entre un désir de progrès constant, trop rapide, et l’envie d’une époque plus simple, plus humaine, qui semble révolue. Bipolar Club est le reflet de cette génération : tournée vers l’avant mais pleine de nostalgie envers le passé.

Bipolar Club c’est la dichotomie, l’opposition mais aussi la porte ouverte à deux énergies : plus enragé ou plus mélancolique ; à deux univers : l’un sombre, l’autre lumineux ; mais aussi à deux langues : le français et l’anglais.

C’est l’essence même du groupe : laisser la place au choix. Le plus important étant l’esthétisme final et la recherche de profondeur.

Ce nouveau projet prend forme en pleine crise, tout en entretenant l’espoir, pour les quatre musiciens, de renouer avec le public et la scène malgré une ambiance sociétale moribonde.

La musique de Bipolar Club est donc résolument rock et propose un son abrasif, dense et puissant, donc taillé pour la scène.

Le deuxième Ep du groupe, « Vertigo » est paru début mars.

Le clip d’« Océan » est disponible

 

Teenage Bed

Teenage Bed nous mène en bateau…

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Teenage Bed est un chaman du Do It Yourself nouvelle génération.

De la réalisation de ces morceaux à celles de ces clips, il démontre un art du bricolage certain qui vient définir les contours d’un projet forcément à part. Le Lorientais a notamment fait ses armes du côté de Philadelphie où il a squatté le canapé de Shelf Life et mangé un burger avec Alex G pour mieux s’imprégner de cette scène lo-fi est-américaine qui le fascine tant (The Microphones, Attic Abasement, Coma cinema, ...)

C’est à la suite de cette aventure qu’il sort l’album collaboratif enregistré sur place, « Shelf Life x Teenage Bed » en 2019. Porté par un recueil de chansons déjà fourni, il s'accompagne sur scène d'un lecteur k7 pour bricoler une musique enveloppante et impactante.

Des prestations à l'énergie presque grunge entre humour et introspection, qui mettent en valeur une voix et une qualité d’écriture bien à lui. « Grand Val », son premier album, est un bijou de songwriting et paraîtra le 7 avril 2023.

« Big Sur / Pop Urbaine » est à voir et écouter ici

Dead Chic

Dead Chic

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Dead Chic, c'est avant tout le nouveau projet de l'audacieux guitariste jurassien Damien Félix (ex-Catfish & Bigger) et du charismatique anglais Andy Balcon (Heymoonshaker). Des artistes confirmés qui, à eux deux, ont parcouru des milliers de kilomètres et foulé les plus grosses scènes d'Europe (Les Eurockéennes) et du monde entier (Glastonbury).

Une rencontre providentielle, renforcée par l’arrivée de Rémi Ferbus à la batterie (Kimberose, Mélissa Laveaux, ...) et de Mathis Akengin aux claviers (ex-Catfish, EMÉA, ...) qui donne naissance, en 2020, à un projet original aux sonorités heavy soul et rock.

Le 1er single/clip de la formation, « Too Far Gone », paraît en janvier 2022. Suivi d’un 1er Ep, « Bastion Session », publié en mai de la même année. Il recèle 3 titres enregistrés ‘live’ lors de sa toute 1ère résidence au Bastion à Besançon et de la version studio du single, « Too Far Gone ».

Le quatuor est de retour et nous propose son 1er Ep studio baptisé « The Venus Ballroom ». Un disque réunissant cinq titres et un interlude enregistrés au mythique Black Box Studio, sous la houlette de Peter Deimel (Anna Calvi, The Kills, The Last Shadow Puppets, ...). Le tout enregistré en 4 jours sur bande afin de retranscrire le plus fidèlement possible la puissance live du groupe…

Un univers à la fois poétique et racé : la voix rocailleuse et déchirante d’Andy (tel un prêcheur animé de tout son être sur scène), portée par les riffs gorgés de reverb de Damien, les subtils jeux de clavier de Mathis et la frappe énergique de Rémi.

Le clip de « Too Far Gone » est à voir et écouter

Jérôme Castel

Jérôme Castel s’inquiète du continent de plastique…

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« Doggerland » est le disque d’un homme de 53 ans, dont le parcours musical est protéiforme. Ancien DJ d’électro minimale, guitariste ou bassiste pour d’autres projets (Nesles, Bertrand Louis, Fredda…), aujourd’hui créateur sonore pour le théâtre, Jérome Castel n’a jamais cessé́ d’écrire des chansons et de les chanter.

Initié juste après la sortie de « La chaleur animale », précédent elpee au goût d’inachevé, « Doggerland » a été enregistré live en quatre jours, au mois de décembre 2019. Puis les overdubs et enregistrements des voix s’étalent sur plus d’un an, se glissant entre les confinements successifs.

C’est donc un disque réalisé durant une période inquiète, qui sort dans une période à l’inquiétude renouvelée. Cette appréhension se retrouve dans plusieurs titres de l’album : disparition du vivant, surconsommation, catastrophes naturelles. Ces sujets graves sont approchés de manière sereine, trouvant un certain apaisement dans la lumière de l’autre, dans la confiance envers le vivant, et contrebalancé par un désir qui nous sauve.

Si toutes les chansons ont été écrites par Jérôme, elles ont pris leur forme définitive grâce à Nicolas Puaux (à la basse, au clavier et aux chœurs) et à Benoit Prisset (à la batterie et aux chœurs). Ces deux musiciens l’accompagnent depuis 8 ans et ils ont ensemble bâti et sculpté le son de ce disque, explorant les possibilités de ce trio et mettant l’électricité et la guitare au cœur du processus, avec beaucoup d’intensité et de puissance.

La couleur est sans conteste rock. Un rock très influencé par les années 90. Pas le grunge ni la britpop, mais plutôt le rock indé américain, de Swell à Pavement et Low, en passant par Thurston Moore et les Pixies. Cette musique qu’il a beaucoup écoutée à l’époque, qui a beaucoup comptée et compte encore pour lui.

Mais ce n’est pas du rock français, C’est plutôt des chansons soniques : un alliage, une alliance, entre la langue d’ici et l’électricité. Une écriture léchée, sans effets, chantée, parfois parlée mais jamais criée, portée par l’élégance du trio basse - batterie - guitare électrique.

La pochette du disque, réalisée par Christophe Lavergne, est une photo de Samuel Bollendorff, tirée de la série ‘Contaminations’. Sous cette mer calme, sous ce soleil dont on ne sait si la brume le recouvre ou s’en dégage, s’étend un continent de plastique, ou plutôt une soupe de microplastiques chargées d’adjuvants, de PCB et de toxiques persistants, un écosystème à part entière qu’on appelle la platisphère.

La photo est belle mais ce que nous regardons est contaminé pour des siècles.

La vidéo de « Comme un papillon » est disponible

 

Elmer Food Beat

Les potes bruyants d’Elmer Food Beat

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Qui n’a pas été ébaubi par ce parcours hors norme qu’a vécu son premier elpee, le malicieusement intitulé « 30 cm » ? Il a affolé les compteurs, collectionné les certifications d’or et de platine pour atteindre le score stratosphérique de 650 000 albums vendus en remportant, cerise sur le déjà fort copieux gâteau, la Victoire de la Musique du groupe de l’année en 1991 ; coiffant sur le poteau rien moins que La Mano Negra et Niagara (excusez du peu !).

Dans une France morose, plombée par les années SIDA, un taux de chômage record et le spectre de la guerre en Irak, qu’il était bon d’entonner à tue-tête ‘Daniela » (la, la, la, la, la, la, laaa)’, « Le plastique c’est fantastique » ou « La caissière de chez Leclerc ».

Puis après une tournée américaine et un concert au mythique CBGB de New York, les Augustes tirent leur révérence en 1993, emportant avec eux un peu de notre légèreté potache d’adolescent pubère.

C’est sûr le Monde s’annonçait moins drôle…

En 2006, c’est un retour improbable et l’occasion de vérifier que Manou, le chanteur, reste le meilleur joueur d’épuisette de ce pays, que les salles sont toujours pleines et que les spectateurs affichent le même sourire partout.

Pourtant derrière ce parcours impeccable reste une blessure secrète, pas grand-chose en soi, à peine une égratignure : Elmer Food Beat ne serait que des amuseurs un peu paillards et légers, le tout dit avec la condescendance de celui qui se pâme devant la perspective d’un marathon ‘anthologie du cinéma d’auteur islandais de 1960 à 1967’ à la Cinémathèque de Saumur.

Pourtant, qu’il est difficile de faire rire sérieusement !

Et qu’il est encore plus difficile de faire rire tout en sensibilisant le monde sur les problèmes de société.

Car enfin, qui crée l’association Les Rockeurs ont du cœur ? Idée géniale, qui voit échanger des places de concerts par des jouets, offerts ensuite aux enfants défavorisés.

Qui modifie son iconique « Plastique c’est fantastique » (déjà utilisé à l’époque par le Ministère de la Santé pour promouvoir le port du préservatif) en « Plastique c’est dramatique » pour soutenir l’association « Sea Cleaners » et le projet Manta pour dépolluer les océans ?

On pourrait encore citer le consentement dans « Quand la dame » (dit non, c’est non) et le titre du nouvel LP, objet de ce panégyrique mérité : « Le Bruit des Potes ».

Car là encore, l’époque ne porte pas vraiment à la franche poilade et si les marchands de canons se frottent les mains, ils sont bien les seuls… alors au ‘bruit des bottes’ cher à Max Frisch ou Jean Ferrat, il n’est pas inutile de rappeler cet antidote à la sinistrose : « Le bruit des potes » avec qui partager les rires et le pain.

Et quitte à embarquer, nous préférons sincèrement, au ‘radeau de la Méduse’ vers lequel nous poussent nos élites bienveillantes (tout en s’aménageant, elles, des canots de sauvetage cinq étoiles ; l’histoire est tragiquement édifiante) celui d’Elmer ; ce ‘radeau de la méduse (la tatane)’ où l’on refait un Monde meilleur dans le respect des autres…

Issu de ce futur (?) elpee, « No future », est à voir et écouter ici ; un clip qui a bénéficié du concours de Romain Colucci.

Et redécouvrez cet univers déjanté en regardant la session ‘live’ de « Daniela »,

 

Hermetic Delight

Attaché à Hermetic Delight

Écrit par

En un peu plus de dix ans d’existence, Hermetic Delight a déjà vécu plusieurs vies musicales. Au fil de ses sorties (trois Eps et un premier elpee paru en 2020) et de ses explorations, la formation strasbourgeoise a peu à peu enrichi sa signature sonore aux accents post-punk, d’élans pop et de musiques avant-gardistes.

Le groupe est né autour de Zeynep Kaya, chanteuse issue des milieux punks et féministes d’Ankara, venue en France pour poursuivre dans le lyrique, le jazz et les musiques improvisées, de Delphine Padilla, batteuse et performeuse immergée dans le milieu de la danse et d'Atef Aouadhi, musicien autodidacte qui s’est également illustré comme bassiste au sein du groupe Crocodiles.

Hermetic Delight s’attelle en 2019 à la composition de « F.A. Cult », un premier opus chanté en trois langues (français, turc et anglais) qui sortira l’année suivante, et verra le trio s’entourer d’artistes tels que l’américain Charles Rowell du groupe Crocodiles ou de la britannique Anna Calvi. 

Salué par la critique (Rolling Stone, Rock & Folk, Magic, etc.), ce long-format permet enfin au groupe de livrer le fruit de ses recherches sonores et d’ouvrir son spectre musical, quelque part entre rythme hypnotique et mélodie entêtante, une certaine pop déviante.

Trois ans après son premier long playing paru chez les Strasbourgeois d'October Tone, Hermetic Delight, signe son retour en publiant un nouveau single et un nouveau clip : « Tied Up » (à découvrir ).

Cette compo donne le ton : il est urgent, léger, immédiat et lumineux, décrivant une relation entre deux personnes qui n'ont pas vraiment le temps de quoi que ce soit. Une histoire d'amour qui se déroule après le bip.

Delphine Padilla est la protagoniste de ce clip en huis clos, suspendue au téléphone. Mais Zeynep et Atef apparaissent, transformés en diverses créatures, grâce au trait animé de la dessinatrice Saba Niknam qui complète la vidéo réalisée par Malu França & Corentin Denos.

Les paroles de « Tied Up » décrivent la façon dont nous courons après nos vies, et évoquent cette période d'urgence marquée par une certaine difficulté de se réunir. C’était notamment le cas entre les membres du groupe pendant l'écriture du titre, puisque tout le monde a contribué à distance et certaines voix ont été enregistrées par téléphone.

Le morceau décrit également une forme paradoxale du parfait amour, vécu par deux personnes qui n'ont pas le temps de se manquer. Ce contexte d'urgence se traduit directement dans le son du morceau, caractérisé par sa ligne de basse et ses parties de guitares terriblement frénétiques.

 

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