Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Enter Shikari

A Kiss For The Whole World

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Fondé en 2003, Enter Shikari est issu du Hertfordshire (NDR : c’est un comté sis au nord de Londres). Il compte sept albums studio à son actif. Sa musique mêle post-hardcore, punk, nu-metal, rave, electronicore, drum&bass et prog rock. Il y a trois ans, en plein confinement lié à la COVID-19, la sortie de « Nothing Is True & Everything Is Possible » confirmait son envie d’injecter davantage de pop dans sa musique, tout en conservant ses vieilles références, comme celle transmise par The Prodigy. Sur ce nouvel elpee, le quatuor explore une même veine, bien que le ton soit apparemment plus allègre.

Rien que le morceau éponyme qui ouvre l’opus démontre qu’Enter Shikari continue à mélanger les couleurs improbables dans sa musique. Amorcé par une intervention de trompette et traversé par un ukulélé, il s’achève au cœur d’une forêt peuplée d'oiseaux. Mis en forme, comme le précédent LP, par son leader/chanteur/multi instrumentiste, le son a gagné en épaisseur, explosant à plusieurs reprises pour immerger totalement le mélomane dans le délire musical de son créateur.

Suivant un même rituel, « A Kiss For The Whole World » adresse de nombreux clins d'œil à ses précédents long playings. « It Hurts », le second single sorti après « (Pls) Set Me On Fire », inocule une pointe de techno à des sonorités pop sur des textes chargés de réconfort et de d’optimisme.

« Leap Into The Lightning » est tramé sur un riff de guitare ténébreux, puis s’embrase au contact d’un synthé vintage. Interlude parsemé d’instants bruitistes, « Feed Yøur Søul » émarge au drum&bass.

La forme orchestrale développée sur le long playing précédent réapparaît sur « Dead Wood », mêlant violons et synthétiseurs, embrassant alors une dimension épique à la Muse...

Enchaînant des effets électroniques, mêlés à de gros riffs de guitare peu subtils, « Jailbreak » invite à s'interroger sur le monde qui l'entoure et en particulier sur ses propres convictions, comme pour contrecarrer les effets néfastes des infos (intox ?) propagées par les réseaux sociaux. « Bloodshot », qui bénéficie d’une superbe vidéo (voir ici), est découpé en deux volets. L’expression sonore s’y révèle nettement plus sombre et menaçante.

Et on retrouve à nouveau des références à l’album précédent tout au long de « Giant Pacific Octopus » mais également du rap et du drum&bass, un titre qui se distingue par le refrain le plus percutant de cet LP.

Chris Murphy

Two Rivers Crossing

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D’origine italo-irlandandaise, Chris Murphy a vécu, travaillé et étudié à New York, Boston et Seattle, avant de s’établir à Los Angeles, en Californie, où il vit toujours. Depuis plus de 25 ans, il enchaîne les projets et les collaborations. Ce compositeur/multi-instrumentiste et surtout, violoniste, a gravé plus 16 elpees solos et plus de 20 albums collaboratifs.

Tout au long de « Two Rivers Crossing », un opus découpé en 6 pistes, armé tout simplement de son instrument de prédilection, il nous invite à vivre un périple au cœur de l’Amérique de Tom Sawyer.

Si les lignes de violon se superposent élégamment, il faut reconnaître que l’ensemble manque parfois de relief. Bref, si son folk/americana s’écoute avec plaisir, c’est sans doute dans les ‘saloons’ des Etats du Mississipi ou du Tennessee qu’il serait le plus à même de donner la pleine mesure de son potentiel…

 

The Damn Truth

C'est maintenant ou jamais pour The Damn Truth...

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The Damn Truth sort a sorti son dernier et troisième album « Now Or Nowhere » le 7 mai 2021. Six morceaux de l’album ont été produits par le légendaire Bob Rock, au studio d’enregistrement de Bryan Adams, ‘The Warehouse’, à Vancouver. Quatre compos bénéficient d’un clip vidéo, « This Is Who We Are Now », « Tomorrow », « Only Love »  et enfin, le nouveau single qui vient de sortir, « Lonely ».

Pour découvrir ces clips, il suffit de cliquer sur le titre du morceau

Dans la foulée, le groupe canadien est parti en tournée qui passera prochainement par

29 juin - BRIN DE ZINC - BARBERAZ / FRANCE

03 Juil - GRESIBLUES FESTIVAL - GRENOBLE / FRANCE

05 Juil - GASTSTATTE STOCK - HAGEN / GERMANY

06 Juil- ZIK ZAK- ITTRE / BELGIUM

07 Juil - BLUES IN ATHENA - ST SAULVE / FRANCE

 08 Juil - BIG RIVERS - DORDRECHT / THE NETHERLANDS

09 Juil – BOSPOP- WEERT / THE NETHERLANDS

Sparks

Du grand art (bis) !

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Les Sparks comptent aujourd’hui 55 ans d’existence ! Et viennent de publier un nouvel elpee, « The Girl Is Crying In Her Latte ». Il y a à peu près un an, le duo se produisait à l’Ancienne Belgique pour un concert mémorable. Il est de retour ce mardi 20 juin, mais au Cirque Royal ; mais paradoxalement, la salle n’est pas comble. Et pourtant, des chaises ont été installées dans la fosse.  

Ron et Russel Mael (78 balais, quand même !) s’efforcent toujours de renouveler leur musique. Tout au long des vingt-quatre albums que les frangins ont gravés –y compris l'album avec Franz Ferdinand et sans la bande originale d'Annette– tant de styles différents ont été explorés, qu’il est difficile de tous les décrire.   

Le supporting act est assuré par Jim Burke, un hurluberlu bien sympathique qui répond au pseudo de M. B. Le Gentleman Rhymer. Un original en smoking queue de pie de couleur noire armé d’un mini banjo et d’une tablette. Et qui rape ou slamme, quand même ! Ce parodiste britannique bcbg s'habille avec style et dignité, fume la pipe et joue au cricket. Il a grandi à Cheam et fréquenté la Sutton Grammar School pour garçons. Il se produit régulièrement dans des pubs du Kent anglais. Son ‘chap hop’ est une sorte de hip hop dispensé avec un accent prononcé. Il vient de sortir son dixième album, « Quid Pro Flow », début juin 2023.

A la surprise générale, il entame son set par une reprise du « Here Comes Bob » des Sparks. La version est étrangement entraînante, cool et enfantine. Il faut le temps de pénétrer au sein de cet univers très second degré. Compo personnelle, « Hail The Chap » s’autorise un country rap. Hormis celles du banjo, les sonorités sont samplées via la tablette. Il enchaîne alors un long morceau composé de 11 extraits de chansons de Sparks. Un brin électro-swing, « Looking Forward To Leaving » est une autre compo issue de son répertoire. Et il achève son récital par le « Suburban Homeboy », des Sparks. Une première partie intéressante et surtout insolite. Faut dire que les frères Mael ont toujours eu le nez creux pour choisir des supporting acts décalés.

Setlist : « Here Comes Bob » (Sparks cover), « Hail The Chap », « Amateur Hour, Get In The Swing, Big Boy, Moustache, What Are All These Bands So Angry About ?, Strange Animal, Mickey Mouse, I Predict, When I'm With You, Missionary Position, All You Ever Think About Is Sex » (Sparks cover), « Looking Forward To Leaving », « Suburban Homeboy » (Sparks cover)

Après un petit changement de matos et une balance qui a duré un quart d’heure, les lumières de la salle s’éteignent. Les haut-parleurs diffusent « So May We Start », intro de la B.O. du film ‘Annette’. Le logo du band s’affiche en arrière-plan, lettre après lettre, guidé par un chenillard.  

Le light show est constitué de 12 rectangles de leds placées sur des rampes verticales. Mais également d’une vingtaine de projecteurs placés au plafond destinés à mettre en exergue les artistes de teintes tour à tour bleue, jaune, rouge ou orange. Une estrade a été posée à l’arrière de la scène sur toute sa la longueur. Quatre musiciens s’y installent : deux guitaristes, un drummer et un bassiste.

Le look de Ron est toujours aussi atypique : une longue gabardine noire, un pantalon à pattes d’eph’ trop court de couleur grise, mais à large liséré noir, des chaussures trop grandes pour lui, des lunettes rondes chaussées sur le nez souligné d’une fine moustache, sans oublier son air sérieux et le regard fuyant. Il part immédiatement d’asseoir derrière ses claviers plantés à l’avant du podium et ne quittera son siège qu’à deux reprises : venir chanter trois mots et pour exécuter sa danse de l’automate désarticulé. Son look ne change pas depuis des années. Le sourire aux lèvres, Russel salue spontanément la foule en criant ‘Bonjour Bruxelles’, dans un français impeccable. Il a enfilé un costard aux couleurs de la Belgique. Un veston noir en haut, rouge en bas, un froc de couleur noire et des pompes de teinte jaune vif !

Issu du dernier opus, « The Girl Is Crying In Her Latte » ouvre le set. Un rock teinté d’électro, dont les paroles s’affichent sur la tenture arrière. Ce qui entraîne l’auditoire à exécuter un magnifique karaoké. « Angst In My Pants » (Trad. : de l’angoisse dans mon pantalon) oscille de la power pop à la synthpop néo-romantique, sous l’œil avisé de Ron, bien entendu.

Russel est un communicateur né, il a le don de rallier le public à sa cause et l’art de chauffer le public dans une salle. « Beaver O'Lindy » est un extrait de « A Woofer in Tweeter’s Clothing », le long playing le plus délirant et le plus caustique de la fratrie. Russel possède un timbre haut-perché légèrement nasillard qu’il pousse parfois en falsetto très aigu, inimitable. Sparks balance son premier skud, « When I'm With You », rappelant qu’en 1979 il avait bénéficié du concours du producteur Giorgio Moroder pour mettre en forme « No. 1 in Heaven », opérant alors un virage à 180 degrés en passant du glam rock à la pure musique électronique. Bien équilibrée, la setlist alterne anciens morceaux, parfois peu connus, hits et extraits du dernier LP, à l’instar de « Nothing Is As Good as They Say It Is ». Brandissant l’humour comme un étendard révélateur des maux et des troubles de nos sociétés, les portraits laissent ici une grande place aux femmes, adulées ou invisibles. S’ouvrant sous une forme semi-acoustique plutôt paisible, « It Doesn't Have To Be That Way » monte progressivement en puissance et vire au rock. Dansant, « Balls » navigue aux confins des univers sonores de Gary Numan (pour l’électro) et des Pet Shop Boys (pour la sophistication). « We Go Dancing » invite, bien évidemment, à la danse. Ce qui décide d’ailleurs les plus audacieux à faire le pas. Mais dès la fin du morceau, ils reprennent leur place sur leurs chaises.

Ron est toujours aussi impassible. Parfois il esquisse un demi-sourire pendant quelques secondes. Il se lève quand même pour rejoindre son frère afin de poser une voix de slammer sur « Shopping Mall of Love », avant de retourner derrière ses claviers. Mais c’est l’euphorie dans l’auditoire lorsqu’il se redresse une nouvelle fois, jette son manteau noir sur ses claviers et exécute une danse d’automate désarticulé pendant « The Number One Song In Heaven », avant de revenir, derechef, tranquillement derrière ses ivoires. « All That » est une compo qui vous flanque des frissons partout. En 20 titres, Sparks a puisé au sein de 14 de ses albums. Ce qui a démontré son extrême polyvalence, passant du glam rock à la dance pop en transitant par la musique électronique et l‘électro/pop contemporaine, tout en y ajoutant une attitude théâtrale. Un groupe intemporel ! Parfois, le backing group s’efface afin de laisser la fratrie donner toute la mesure de son talent… Russel remercie alors Bruxelles, là où les frères Mael ont enregistré deux elpees. Un vrai régal ! Impérial ! Du grand art !

Setlist :  « So May We Start », « The Girl Is Crying In Her Latte », « Angst In My Pants », « Beaver O'Lindy », « When I'm With You », « Nothing Is As Good as They Say It Is », « It Doesn't Have To Be That Way », « Balls », « Shopping Mall of Love », « The Toughest Girl in Town », « Escalator », « We Go Dancing », « Bon Voyage », « Music That You Can Dance To », « When Do I Get To Sing My Way », « The Number One Song In Heaven », « This Town Ain't Big Enough For Both Of Us », « Gee, That Was Fun ».

Rappel : « My Baby's Taking Me Home », « All That ».

(Organisation : Gracia Live)

Tove Lo

Un show à la fois dansant et affriolant…

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Ce lundi 19 juin 2023, l’Ancienne Belgique accueille la star scandinave, Tove Lo. De son véritable nom Tove Ebba Elsa Nilsson, elle a publié son dernier et cinquième elpee, « Dirt femmes », en octobre dernier, sur lequel figure le hit single, « No One Dies From Love ». Elle devait aussi se produire en novembre 2022, à l’Ancienne Belgique, mais le concert a été reporté.

Cette Suédoise a multiplié les collaborations prestigieuses (Katy Perry, Ellie Goulding, Muse, Martin Garrix, Nick Jonas, Zara Larsson) et trusté les nominations et récompenses grâce à des tubes comme « Talking Body », « Don’t Say Goodbye » et « Cool Girl ».

Si son répertoire, reflet sans filtre de ses états d’âme, est essentiellement destiné aux dancefloors, elle incarne une féminité exacerbée et engagée. Elle met son art au service de ses valeurs avec conviction, force et une bonne dose d’excentricité et de provocation notamment dans ses tenues de scène.

Multigénérationnel, le public est quand même majoritairement féminin. Et la salle est comble.

Le supporting act est assuré par la Alma, aka Alma-Sofia Miettinen, une Finnoise qui a notamment apporté sa collaboration au chant à Martin Solveig pour le tube « All Stars ». C’est la troisième fois que votre serviteur assiste à un de ses shows. Elle a été adoubée par Elton John, a réalisé un featuring pour French Montana sur « Phases » et est comparée par la presse musicale à d’autres stars de la pop nordique telles que MØ, Tove Styrke ou encore… Tove Lo. Ses premiers singles « Karma » et « Dye My Hair » sont arrivés comme des bombes dans le monde de la pop, sans oublier sa mixtape « Heavy Rules », sortie en 2018, qui s’est imposée dans les charts. Trois Eps et deux albums à son actif, dont le dernier, « Time machine », est paru en avril dernier.        

Même si elle est moins excentrique que To Lo, en général, Alma est reconnaissable grâce à sa chevelure couleur néon et à son style vestimentaire juvénile. Elle a pourtant changé la teinte de ses cheveux en optant pour une bicolore : noir geai sur le haut et roux cuivre pour le bas.

Sur les planches, elle est soutenue par un guitariste et une d’jette qui se sert d’un ordinateur portable pour dispenser des samples. En outre, cette dernière met l’ambiance, en levant les bras en l’air, sautillant ou applaudissant, tout en incitant l’auditoire à l’imiter.  

Alma entame le set par le très dansant « Everything Beautiful ». Elle et son sixcordiste semblent très complices. Sa voix est à la fois posée et entraînante. Elle s’assied au bord de la scène pour interpréter « Natalia » une chanson d’amour douce, indolente et empreinte d’émotion dédiée à sa ‘girlfriend’. Les iPphones s’allument alors et la salle brille de 1 000 feux. Elle n’en oublie pas le titre qui l’a rendue célèbre, le fameux « All Stars » de Martin Solveig. Et la prestation s’achève par deux nouvelles compos, « Bonfire » et « Chasing Highs »

Setlist : « Everything Beautiful », « Run Run Run », « Bad News Baby », « Summer Really Hurt Us », « Natalia », « Dye My Hair », « All Stars » (Martin Solveig cover), « Bonfire », « Chasing Highs »

Pendant l’intro préenregistrée, les musicos s’installent, chacun sur une estrade. A gauche, un guitariste/claviériste, au centre, un drummer, derrière un kit de batterie électronique, et à droite, un claviériste/percussionniste. Une dizaine de rampes de leds verticaux sur une hauteur de plus ou moins deux mètres cinquante bornent les trois musicos. Et une petite plate-forme a été dressée au centre. Elle est réservée à la star féminine.

C’est sous un tonnerre d’applaudissements et à travers un brouillard de fumigènes, transformant la salle en espace onirique où l’on pouvait rêver, que Tove Lo débarque sur les planches. Telle une guerrière conquérante, elle est vêtue d’une sorte d’armure de légionnaire romain constituée de plaques de métal dorées horizontales. Plutôt sexy et provocatrice, elle porte un string ultra serrant de même couleur, de hautes bottes blanches, mais ses tétons sont bien visibles, même de loin. Et sous un light show puissant, elle se dandine sensuellement dès le morceau d’entrée, « Pineapple Slice », une compo issue de son dernier opus, dont une majorité de plages constitueront la setlist de ce soir. « Attention Whore » libère des sonorités percutantes. La voix du rappeur américain Chanel Très est samplée. Tove Vo déambule sur le podium en se déhanchant, exhibe son postérieur dont les fesses bien cintrées sont séparées par la ficelle du string tout en balançant des ‘Fuck You’ à tout-va. Vu que la température corporelle des spectateurs ne cesse de grimper, l’atmosphère devient torride. Ils sautent et dansent un peu partout, même ceux qui ont opté pour des places assises. Le public féminin tout particulièrement. Aux gesticulations rythmées, il adresse des ’I love You’ à Tove. Plus paisible mais inondé de sonorités de claviers, « Cool Girl » permet de reprendre son souffle. « Are U Gonna Tell Her ? » incarne parfaitement la personnalité de Tove. Et pourtant, elle aborde souvent ses chansons de manière très ludique. Elle enchaîne les très dansants « 2 Die 4 », « Talking Body », « Really Don't Like U » et « Disco Tits ». Elle interprète l’indolent « Moments » en mode piano/voix. « True Romance » est encore plus nonchalant. Il pourrait servir de slow langoureux. « Grapefruit » évoque son mal-être alimentaire.

Au cours de son show, elle va s’éclipser pour se changer en coulisses. A deux reprises ! Des moments plutôt brefs, au cours desquels les musiciens vont assurer la transition en meublant l’espace sonore. Elle revient d’abord vêtue d’une combinaison noire mais transparente, tout en cachant ses parties intimes à l’aide de bouts de tissu de même couleur. Le délire électro imposé à « Suburbia » évoque Robyn. Et le set de s’achever par « True Disaster » …

Lors du rappel Tove Lo revient affublée d’un body métallique de couleur noire.   Mais Alma est également venue se joindre au band pour chanter deux strophes pendant « Bad As The Boys » et le nouveau single très dansant « I Like U ».

Les artistes quittent alors la scène alors qu’un sample préenregistré sonne la fin d’un très beau show à la fois dansant et affriolant. On en a pris plein les mirettes, encore pleine de petites étoiles, quand on est sorti de l’AB.  

Setlist : « Pineapple Slice », « Attention Whore », « Cool Girl », « Are U Gonna Tell Her ? », « 2 Die 4 », « Talking Body », « Really Don't Like U », « Disco Tits », « Moments (acoustique), « True Romance, « Grapefruit », « Glad He's Gone », « Suburbia », « Flashes », « Borderline », « How Long », « True Disaster ».

Rappel : « Bad As The Boys » (with Alma), « I Like U », « Habits (Stay High) », « No One Dies From Love », « Outro » - « (Habits (Stay High) (Hippie Sabotage Remix)).

(Organisation : Live Nation)

Pinkpop 2023 - du vendredi 16 juin 2023 au dimanche 18 juin 2023 - Photos

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Depuis 1990, le Pinkpop figure dans le Grand Livre Guinness des Records comme le plus ancien festival pop organisé sans interruption. La première édition a eu lieu le 18 mai 1970 à Geleen. Après dix-sept éditions à cet endroit, le festival a déménagé une première fois à Baarlo, avant de s'installer définitivement sur le site Megaland, à Landgraaf, dès 1988.

En 2019, Pinkpop y a célébré son 50e anniversaire.

La 52e édition de Pinkpop s’est déroulée les vendredi 16, samedi 17 et dimanche 18 juin 2023 et a de nouveau connu un grand succès.

Programme Pinkpop 2023

Vendredi 16 juin : P!NK, Editors, The War On Drugs, Niall Horan, The Lumineers, Ellie Goulding, Frenna Deluxe, Electric Callboy, The Hu, Altin Gün, Picture This, The Haunted Youth, Maisie Peters, Bente, Goldkimono, Nova Twins, Trousdale, ADF Samski, Lauren Sanderson, MADOUX

Samedi 17 juin : Robbie Williams, Queens of the Stone Age, The Script, The Black Keys, Hollywood Vampires, Disturbed, RONDÉ, Xavier Rudd, Kevin & The Animals, Daði Freyr, Tove Lo, The Driver Era, Go_A, Pregnant Guy, DeWolff, Prince S. and The Goat, blackwave, The Jordan, SONS, Hot Milk, The Big Moon

Dimanche 18 juin : Red Hot Chili Peppers, Machine Gun Kelly, OneRepublic, Goldband, Tom Odell, Tash Sultana, DI-RECT, Warpaint, Nathaniel Rateliff & The Night Sweats, Nielson, DMAs, Donnie, I Prevail, GAYLE, Only The Poets, Dylan, The Lathums, Brutus, Upsahl, Orange Skyline, Robin Kester.

Pour les photos, c’est

http://www.pinkpop.nl

Org : Pinkpop

Hellfest 2023 : dimanche 18 juin

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Le Hellfest a fait peau neuve cette année avec l'introduction de nouvelles attractions et de changements de disposition qui ont suscité à la fois l'enthousiasme des festivaliers. Parmi les nouveautés les plus remarquables se trouve le Sanctuary, une imposante structure remplaçant la Valley à côté de la cathédrale. Il s’agit d’un temple grec qui s'étend sur 1 500 m² abritant les produits officiels du Hellfest. Cet ajout, même s’il n’a pas éliminé les files, a tout du moins rendu la circulation dans toute la partie centrale du site beaucoup plus aisée.

Un autre changement majeur a été opéré avec la relocalisation de la Valley en face de la Warzone. Les amateurs de la scène bénéficient désormais d'un espace plein air plus grand avec deux écrans de chaque côté. Cela a aussi permis d’ajouter un bon nombre de stands de nourriture assez variés dans ce nouvel espace.

Non loin de la Valley, les festivaliers ont pu découvrir et jouer avec la roue Charon, créée par l'artiste américain Peter Hudson pour le Burning Man en 2011 entourée de nouveaux points d’ombre, toujours dans un style ‘war zone’.

Le dernier jour du Hellfest 2023 a débuté sous un ciel gris. Beyond The Styx profite du calme avant la tempête pour réveiller la ‘Warzone’. Et pour cause, son hardcore est percutant. C'est pendant le set du combo lyonnais Resolve que l'orage a éclaté. Malgré les intempéries, les festivaliers ont retourné cette ‘Warzone’, créant un chaos de k-ways et de ponchos dans les mosh pits. Resolve est parvenu à transformer ce moment désagréable en une véritable fête ; et il est fort probable qu’il sera à nouveau programmé au Hellfest, dans le futur. Pour nous, cette journée de dimanche est un peu plus calme. Après s’être séchés et changés, on revient juste à temps pour le concert d'Electric Callboy. On ne souhaitait absolument pas manquer la grande fête promise par ce ‘gruppe’ allemand responsable d’un électro-metalcore aux thèmes déjantés. Le public a répondu présent et a profité de l'occasion pour faire la fiesta et se réchauffer. Rarement une telle ambiance avait été observée pour un combo se produisant en milieu d'après-midi, au Hellfest. Malédiction ! Incubus a annulé quelques heures avant l'heure fatidique. On s’est donc rendus à la ‘Warzone’ pour nous reposer un peu en écoutant The Amity Affliction. Un concert sympathique même si le chant ne nous a pas vraiment emballés...

Survivre à cette journée va devenir de plus en plus difficile. Après quatre jours de festival à se déplacer entre les scènes et à faire la fête pendant les concerts, on commence à être sur les rotules. On puise cependant dans nos réserves pour voir et écouter l'excellent concert du ‘gruppe’ allemand Lord Of The Lost, sous le ‘Temple’. A notre grande surprise, les valeureux grands perdants allemands de la dernière édition de l'Eurovision prouvent qu’ils ont bien leur place au Hellfest. Un set haut en couleurs qui va nous redonner suffisamment d'énergie pour se placer devant la Main stage 2, afin d’accueillir Pantera. Il aurait été vraiment dommage de manquer le passage des pionniers du groove metal. Le line up réunit le leader et chanteur Phil Anselmo, Rex Brown à la basse, Zakk Wylde à la guitare et Charlie Benante à la batterie. Quel concert impressionnant ! Un son puissant, une sélection de morceaux classiques et historiques, des images de Dimebag Darrell et Vinnie Paul diffusées en début de concert, ainsi que pendant l'intro de "Cemetery Gates". On a même un petit pincement au cœur lorsque le morceau s’arrête à la fin de l'arpège d'introduction.

C'était donc la meilleure façon de patienter avant le show de Slipknot, dernier concert du week-end sur les ‘main stages’. Corey Taylor et déchaîné. Le son est ultra lourd, les mosh pits éclatent partout, même face à la Main stage 2 où on s’est installés. Une partie du public retrouve la vitalité de son adolescence et évacue toute la fougue qui lui reste pour retourner la Main stage et clôturer cette superbe édition du Elfes 2023 qui s’achève par un feu d'artifice annonçant l'édition 2024, prévue une semaine plus tard que d'habitude. Un événement particulier est-il prévu pour l’occasion ? Affaire à suivre…

(Pour les photos, c’est ici)

 

 

 

The Silencers

The Silencers circulent sur une autoroute silencieuse…

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The Silencers publiera son dixième album, « Silent Highway », ce 13 octobre 2023. La recette reste inchangée. Des morceaux méticuleusement fabriqués et de manière artisanale, des mélodies exaltantes, des textes sensibles et un groove hypnotique qui vous fera taper du pied ou danser sur des paroles aussi bien authentiques, sincères ou irréelles que politiques, ironiques ou amusantes.

Jimme O’Neill souhaitait revenir aux sources de ce qui a forgé le son de Silencers à savoir son tout premier album « A Letter from St. Paul », celui par lequel tout a commencé...

 

La Jungle

Les paysages flous de La Jungle…

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Le sixième elpee de La Jungle, « Blurry landscapes » paraîtra ce 23 juin 2023.

L'idée de ce disque est née à un moment très particulier. Les concerts n'existaient plus. Les tournées étaient annulées les unes après les autres. Tout s'est arrêté d'un coup. Deux options s'offraient alors à La Jungle : arrêter tout net ou profiter de cette pause forcée pour écrire la suite. Ils ont choisi la seconde option et ont composé deux albums en l'espace de quelques mois, dont celui-ci.

Avec l'aide précieuse du musée Art et Marges de Bruxelles, ils ont recueilli les noms de dix artistes actifs dans l'art brut et l'art outsider, à qui ils ont proposé une collaboration. Dans la foulée, ils se sont attelés à l'écriture de dix nouvelles chansons...

Pour en savoir davantage, cliquez sur le nom du groupe dans le cadre ‘Informations complémentaires’…

Oslo Ess

Oslo Ess demande de ne pas se laisser abattre…

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Réputé pour son punk/rock explosif, abordé dans l’esprit de Green Day voire de Weezer, Oslo Ess est un des groupes de rock les plus populaires de Norvège.

Il nous propose son nouveau single « Ikke La Dem Dra Deg Ned » sous forme de clip, et il est disponible ici

« Ikke la dem dra deg ned" est un morceau hymnique aux riffs de guitare entraînants, imprimé sur un rythme palpitant et rehaussé par le vocal puissant du lead singer. Interprétée en norvégien, la chanson sert de cri de ralliement pour ceux qui refusent de se laisser abattre par l'adversité…

 

HEADKEYZ

Un concept album pour HEADKEYZ…

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« The Cage & The Crown : Chapter I » sera le tout premier album du groupe post-grunge français HEADKEYZ. Il paraîtra ce 25 novembre 2023. Un album pré-apocalyptique, engagé et enragé constitué de 8 titres. Il sera le premier volet d’un double album concept tournant autour du thème de l’avant fin et de l’effondrement.

En attendant, il nous propose le single « Passenger » sous forme de clip . Atmosphérique, viscéral et introspectif, il nous entraîne au cœur d’une plongée kafkaïenne dans les limbes de l'âme où s'affrontent, dans un ultime combat, l'Homme et son passager sombre.

 

Hellfest 2023 : samedi 17 juin

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Le Hellfest a fait peau neuve cette année avec l'introduction de nouvelles attractions et de changements de disposition qui ont suscité à la fois l'enthousiasme des festivaliers. Parmi les nouveautés les plus remarquables se trouve le Sanctuary, une imposante structure remplaçant la Valley à côté de la cathédrale. Il s’agit d’un temple grec qui s'étend sur 1 500 m² abritant les produits officiels du Hellfest. Cet ajout, même s’il n’a pas éliminé les files, a tout du moins rendu la circulation dans toute la partie centrale du site beaucoup plus aisée.

Un autre changement majeur a été opéré avec la relocalisation de la Valley en face de la Warzone. Les amateurs de la scène bénéficient désormais d'un espace plein air plus grand avec deux écrans de chaque côté. Cela a aussi permis d’ajouter un bon nombre de stands de nourriture assez variés dans ce nouvel espace.

Non loin de la Valley, les festivaliers ont pu découvrir et jouer avec la roue Charon, créée par l'artiste américain Peter Hudson pour le Burning Man en 2011 entourée de nouveaux points d’ombre, toujours dans un style « war zone ».

Ce samedi 17 juin, les Main stages du Hellfest étaient une fois de plus au centre de notre attention, malgré la solidité de la programmation de la ‘Warzone’. Les enchaînements entre groupes de rock progressif, de death mélodique et de power promettent une journée pleine de surprises.

Originaire d’Inde, Bloodywood est le premier groupe à se produire. Très engagé, il est responsable d’un metal folk-fusion. Malgré l'heure matinale de sa programmation, il a complètement retourné le public. Impressionnant !

Cap vers la ‘Warzone’ pour assister au concert de Zulu, un groupe afro-américain de hardcore. Bien que sa prestation ne soit guère transcendante, le moment s’avère agréable pour profiter des mosh pits. Heureusement, Zulu a terminé son set dix minutes plus tôt que prévu. Ce qui a permis de ne pas devoir courir pour assister au concert tant attendu de Fever 333, le groupe à ne pas manquer de la journée. Grâce à une performance à la fois tonique et originale, la formation qui milite contre le racisme est parvenu à communiquer efficacement ses messages : en rassemblant tout le monde devant sa musique enivrante.

Trois combos de rock progressif sont à l’affiche, aujourd’hui : Riverside, Puscifer et Porcupine Tree. La prestation de Riverside a été appréciée par la foule. Face à la Main stage, elle semblait avoir passé un bon moment ; mais il n'est pas certain que la setlist du groupe polonais ait été la plus adaptée pour le Hellfest. En revanche, Puscifer a fait l'unanimité en proposant un spectacle dynamique et une superbe scénographie.

Porcupine Tree a débarqué juste après le show explosif d'Arch Enemy, dont les mélodies irrésistibles et la virtuosité de ses solos ont littéralement transporté le public. La formation de Steven Wilson avait pourtant concocté une setlist à la hauteur de l'événement en commençant par "Blackest Eyes". Malheureusement, l'enchaînement des trois morceaux de son nouvel opus a quelque peu endormi le public du fond, qui en a profité pour s’accorder une sieste royale. Pour les fans présents au milieu de la fosse, mêlés aux ceux d'Iron Maiden qui attendaient là depuis le matin, le concert était à la hauteur des attentes et a atteint son apogée lors des 17 minutes de pure émotion libérées par l'incroyable "Anesthetize…

Quelle chance d'assister aux concerts d'Iron Maiden et Carpenter Brut, deux univers très différents qui se sont enchaînés plutôt harmonieusement. Le légendaire Iron Maiden a, comme d'habitude, offert un spectacle sensationnel en mêlant des morceaux de son dernier long playing "Senjutsu" et du sixième, "Somewhere in Time", tout en délaissant certains de ses plus grands hits comme "The Number of the Beast". Un set audacieux qui a apporté un peu de fraicheur au festival, malgré plusieurs passages au Hellfest, au cours des dernières années. Enfin, l’électro-metal de Carpenter Brut a parfaitement conclu la soirée en transformant la fosse en une gigantesque boîte de nuit…

(Pour les photos, c’est ici)

 

Arno

Concert hommage à Arno

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Un hommage exceptionnel était rendu à Arno ces 17 et 18 juin 2023 à l’Ancienne Belgique. Un événement souhaité et entièrement validé par l’artiste disparu il y a bientôt un an, des suites d’un cancer du pancréas. Arno voulait qu’une sélection de guests et amis soient présents sur les planches de l’institution. Les recettes des deux concerts seront intégralement reversés à ‘Kom Op Tegen Kanker’, une organisation à laquelle Arno tenait beaucoup.

Début 2022, Arno faisait une intervention poignante sur les ondes de Radio 1. À cette occasion, il annonçait le titre ‘Les yeux de ma mère’ par une phrase sans équivoque et (tristement) prophétique : ‘Bientôt, j’irai rejoindre ma mère là-haut’. Ce moment aura un impact considérable. À peine quelques mois plus tard, cette chanson caracolera en tête des listes ‘Belpop 100’ et ‘Radio 1 Classics 1000’. De toute évidence, la nation vient de propulser Arno –déjà sacré Officier de l’Ordre de la Couronne– au rang de Héros national. Le dandy rock ostendais s’envolait à l’âge de 72 ans.

Mais l’intervention d’Arno en ce début 2022 marquera l’histoire pour une autre raison. Ce soir-là, en coulisse, Arno demande de lui rendre, après sa mort, un hommage dans sa salle bien-aimée : l’AB, qu’il surnomme son ‘deuxième salon’. Le line-up devra recenser des artistes ayant reçu sa totale bénédiction : des musicien·nes avec qui il est entré dans l’histoire de la musique, a noué de lumineuses collaborations ou auxquel·les il vouait une profonde admiration. La sélection, établie en étroite concertation avec l’organisation, voit rapidement le jour. Car Arno a toujours su ce qu’il voulait. Et à l’AB, les organisateurs ont cherché à rester le plus fidèle possible à cette liste validée par le chanteur, en consultant son bras droit et bassiste Mirko Banovic, son ami et photographe Danny Willems et son manager Cyril Prieur. Les concerts se sont donc déroulés à l’AB, mais aussi à Ostende, son lieu de naissance, le jeudi 22 juin. Et en novembre, une prolongation se déroulera dans la prestigieuse Salle Pleyel parisienne. Les guests sont : Adamo, Ad Cominotto, Bj Scott, Jan Paternoster (Black Box Revelation), Jean-Marie Aerts, Marie-Laure Béraud, Melanie De Biasio, Patricia Kaas, Pieter-Jan De Smet (PJDS), Roland, Serge Feys, Stef Kamil Carlens (Zita Swoon), Stijn Meuris, Tom Barman (dEUS), Wim Opbrouck, Wim Vandekeybus et enfin Zwangere Guy.

Après avoir bouclé « Opex », son dernier opus paru le 30 septembre, manifestement on ne savait pas ce que la soirée allait nous réserver.

Ouverture des hostilités à 20h30. Le rideau se lève. Un écran apparaît sur lequel est projeté un petit film intitulé ‘Dub In Oostende’ où l’on voit défiler la plage, Arno pieds nus dans le sable et le Casino, soit tous les symboles importants de sa ville fétiche d’origine. Un second embraie sous le titre ‘Vive les moules’. L’écran se lève alors pour laisser place à la scène. Les musicos d’Arno sont présents, soit son fidèle bassiste Mirko Banovic, son drummer et son claviériste. Plus loin, sur la gauche, on devine la présence d’un ou de plusieurs guitaristes. Votre serviteur est plaqué contre le mur du fond des places assises (NDR : la salle est bourrée comme un œuf !), la vue bloquée par l’avancée du premier balcon lui masquant partiellement la vue. Il fait d’ailleurs une chaleur tropicale dans la salle et surtout à cet endroit. A côté de Mirko un second claviériste vient parfois renforcer le line up.

Pieter-Jan De Smet, le bras droit d'Arno, a lancé les hostilités de la soirée en attaquant « Le Java » de TC Matic, un morceau qui rappelle de bons souvenirs… Marie-Laure Béraud, l'une des ex-épouses d’Arno, interprète l’étrange, vu les circonstances, « Mourir à plusieurs ». Rayonnant, Wim Opbrouck débarque ensuite, armé de son accordéon pour délivrer trois chansons : le poignant « Je Veux Nager », ensuite « Tango De La Peau », qui décide les premiers rangs à remuer, ce qui fait encore grimper la température de quelques degrés, et enfin « Vive Ma Liberté ».

Patricia Kaas calme quelque peu l’ambiance et permet à l’auditoire de reprendre son souffle, en chantant le sensuel et gracieux « Dans Mon Lit ». Steve Kamil Carlens, le leader et tête pensante de Zita Swoon, débarque alors à son tour, pour nous livrer une énergique et entraînante version de « Living On My Instinct », une autre plage du répertoire de TC Matic. Il s’installe un peu en retrait sur la gauche pendant « Lomesome Zorro », afin de laisser l’espace à deux danseuses et autant de danseurs, pour donner du mouvement au set. Elles fouleront les planches à 4 ou 5 reprises.

Roland Van Compenhout et Ad Cominotto (outre Arno, il a participé, notamment, aux arrangements des albums d’Alain Bashung, d’Alan Stivell et de David Byrne) embraient. Le premier a emporté une sèche et le second, multi-instrumentiste, a empoigné le piano à bretelles qui traîne derrière lui. Ils adaptent « Drink Till I Sink », un extrait de l’elpee « Charles et les Lulus ». Un blues/americana qui réinjecte du ‘peps’ à la soirée. Et il faut avouer que les sonorités extraites par Roland (pour rappel, à une certaine époque, il a hébergé Ry Cooder) de sa guitare acoustique ont de quoi impressionner. D’une voix sableuse, B.J. Scott pose un rayon de soleil sur « Dancing Inside My Head », poursuivie par les alligators, dans le bayou. Un moment émouvant. Pieter-Jan De Smet est de retour pour « Marie tu m’as », en référence à l’entreprise belge qui produisait des légumes en conserve, Marie Thumas. Une mise en boîte un peu exotique qui correspond parfaitement à l’esprit éclectique et déjanté d’Arno. BJ Scott le rejoint pour interpréter « The Jean Genie » de Bowie. Alors qu’une lampe industrielle descend du plafond, Mélanie De Biasio nous réserve un très touchante version de « Elle Adore Le Noir ». Muni de sa gratte électrique, le sautillant Tom Barman revisite « Die Lie » à la sauce dEUS. Patricia Kaas regagne le podium pour une version assez rock’n’roll de « Take Me Back », même si sa voix concède parfois de la douceur. Serge Feys la rejoint et s’installe derrière le piano. En duo, ils nous réservent un déchirant « Les Yeux De Ma Mère ».

Ce qui déclenche une belle ovation dans la foule. Stijn Meuris et Jean-Marie Aerts affrontent le « The Parrot Brigade », alors que la basse caustique de Mirko claque littéralement.  Et Serge Feys accompagne le tandem d’enfer pour un trépidant « Ha ha » dont le refrain est scandé par une foule de plus en plus enflammée. Marie-Laure Béraud chante « Il Est Tombé Du Ciel ». L’écran redescend et on découvre une vidéo d’Arno amaigri et rongé par la maladie qui interprète « Solo gigolo ». Un moment de recueillement. La paire sulfureuse Jean-Marie Aerts et Serge Feys, flanqués de Zwangere Guy, met radicalement le feu dans une mouture euphorisante de « Putain Putain ». Le même duo est cette fois soutenu par Stef Kamil Carlens, pour un « Oh La La La » décapant. Et puis c’est au tour d’un homme à l’âge plus que respectable, soit Salvatore Adamo, de se joindre au tandem diabolique pour se frotter à « Je ne veux pas être grand ». On ressent énormément d’émotion dans la voix d’Adamo.  

Ad Cominotto vient compléter le trio, pour le morceau final, « Les Filles Du Bord De Mer » d’Adamo. Quel superbe hommage rendu à Arno ! Petite anecdote, parmi les nombreux invités, peu étaient chaussés… et au vu du nombre d’artistes présents ce soir, Arno a vraiment marqué la scène musicale.

Fin du set, tous les guests se présentent, en tournant le dos au public. Arno Hintjens, bête de scène et enfant terrible, est projeté pour la dernière fois sur le grand écran. Le public va alors applaudir pendant 5 minutes. Une soirée que votre serviteur n’est pas près d’oublier.  Vive Ostende et vive les moules !

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

Geese

Le pays en 3D de Geese

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Au cours de l'été 2021, le jeune groupe de rock US Geese surgit de nulle part, déclenchant un engouement sans précédent dans la presse outre-Atlantique. Rolling Stone le qualifie de ‘prodige du rock indépendant’, tandis qu'il tourne avec Jack White et Spoon. Ces musicos qui avaient prévu de sortir un peu de musique, de se séparer et d'aller à l'université partent alors en tournée dans le monde entier ! Aujourd'hui, la formation nous revient avec une perspective totalement différente. S'éloignant du post punk de ses débuts, Geese réutilise désormais des fragments de rock classique pour créer un univers plus étrange et entièrement personnel. « 3D Country » est le son d'un groupe agité et aventureux qui se redéfinit.

Pour découvrir le single « Mysterious love », sous forme de clip, c’est ici et le titre maître, c’est

En concert :

18/09 @ Botanique, Brussels

 

Hellfest 2023 : vendredi 16 juin

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Le Hellfest fait peau neuve cette année. Le festival a introduit de nouvelles attractions et des changements de disposition qui ont suscité l'enthousiasme des festivaliers. Parmi les nouveautés les plus remarquables figure le ‘Sanctuary’, une imposante structure remplaçant la ‘Valley’ à côté de la cathédrale. Il s’agit d’un temple grec qui s'étend sur 1 500 m² abritant les produits officiels du Hellfest. Cette innovation, même si elle n’a pas éliminé les files, a, au moins, rendu la circulation dans toute la partie centrale du site beaucoup plus fluide.

Un autre changement majeur a été opéré en relocalisant la ‘Valley’ en face de la ‘Warzone’. Les amateurs de cette scène bénéficient désormais d'un espace plein air plus large bordé de deux écrans de chaque côté. Ce qui a aussi permis d’ajouter un bon nombre de stands de nourriture assez variés dans ce nouvel environnement.

Non loin de la ‘Valley’, les festivaliers ont pu découvrir et jouer avec la roue Charon, créée par l'artiste américain Peter Hudson pour le Burning Man en 2011, entourée de nouveaux points d’ombre, toujours dans un style ‘war zone’...

Le deuxième jour du festival et première journée complète, débute à 10h30 et s’achèvera à 2h du matin. Malgré la fatigue qui commence à se faire sentir, l'excitation est rapidement ravivée dès l'entrée en scène de Vended. Originaire de l'Iowa, ce groupe américain implique les fistons de Corey Taylor et Shawn Crahan. Mais, il va démontrer qu'il n’est pas simplement les fils de ! Griffin Taylor livre une performance vocale solide. C’est un véritable frontman en devenir. Et même si la prestation n’est pas parfaite, dans l’ensemble, le band assure. Il est franchement prometteur. Vended a clairement un avenir brillant devant lui.

À la suite du concert de hardcore très énervé dispensé par Nostromo, on va vivre une des premières surprises de la journée : Nothing More. Passionnant, son set est porté par un frontman extrêmement charismatique. Le combo offre aux aficionados et aux curieux une bonne dose de plaisir et d'émotions. Il a, en tout cas, conquis l’auditoire...

Impossible de passer sous silence la prestation décevante du supergroupe Elegant Weapons. Il a malheureusement souffert d'un son désastreux malgré l'expérience de ses membres. Heureusement, les amateurs de frissons et de nostalgie seront comblés par Skid Row. Le quintet du New Jersey a enfin déniché un chanteur à la hauteur et a enchanté la foule en alignant ses plus grands classiques tels que "18 and Life", "Remember Yesterday", "Youth Gone Wild" ou encore "Monkey Business". Un set parfait !

Motionless In White connaît une montée en puissance depuis trois ans. Sa performance est extrêmement solide et le son parfait. De quoi apprécier idéalement les compositions de Chris et de ses acolytes. Papa Roach apporte ensuite une touche de nostalgie en se produisant sur la Mainstage 2. Bien que ses dernières chansons soient très bonnes et intéressantes, le public est venu pour savourer ses anciens classiques, dont "Last Resort" qui clôture le set. Energique, la prestation Jakoby Shaddix est à classer parmi les moments forts pour les festivaliers.

A la nuit tombée, l'explosif Triggerfinger va enflammer la ‘Valley’, alors que Rancid nous invite à voyager dans le temps au cœur de la ‘Warzone’. La soirée s’achève par le concert de Sum 41, qui a marqué sa dernière apparition au Hellfest, car le quintet canadien est en pleine tournée d'adieu. Un excellent moment à partager entre fans de pop punk qui permet aux spectateurs de replonger quelque peu dans leur adolescence.

(Pour les photos, c’est ici)

 

 

Hellfest 2023 : jeudi 15 juin

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Le Hellfest fait peau neuve cette année. Le festival a introduit de nouvelles attractions et des changements de disposition qui ont suscité l'enthousiasme des festivaliers. Parmi les nouveautés les plus remarquables figure le ‘Sanctuary’, une imposante structure remplaçant la ‘Valley’ à côté de la cathédrale. Il s’agit d’un temple grec qui s'étend sur 1 500 m² abritant les produits officiels du Hellfest. Cette innovation, même si elle n’a pas éliminé les files, a, au moins, rendu la circulation dans toute la partie centrale du site beaucoup plus fluide.

Un autre changement majeur a été opéré en relocalisant la ‘Valley’ en face de la ‘Warzone’. Les amateurs de cette scène bénéficient désormais d'un espace plein air plus large bordé de deux écrans de chaque côté. Ce qui a aussi permis d’ajouter un bon nombre de stands de nourriture assez variés dans ce nouvel environnement.

Non loin de la ‘Valley’, les festivaliers ont pu découvrir et jouer avec la roue Charon, créée par l'artiste américain Peter Hudson pour le Burning Man en 2011, entourée de nouveaux points d’ombre, toujours dans un style ‘war zone’...

Cette édition 2023 du Hellfest débute en fanfare, ce jeudi 15 juin, par une première journée chargée en performances mémorables. C'est le groupe français Hypno5e qui ouvre le bal en proposant, dans son style unique, du metal cinématographique. Atmosphérique et puissante, sa musique captive immédiatement le public, créant une ambiance envoûtante pour bien commencer le week-end.

Vainqueur du tremplin Hellfest, Kamizol-K, prend ensuite le relais. Son énergie est contagieuse et sa musique percutante. On comprend mieux pourquoi, il mérite de figurer sur cette prestigieuse affiche.

Le metalcore est à l'honneur grâce à la performance explosive de I Prevail, premier groupe de ce genre à fouler les planches du festival cette année. Le son puissant et lourd secoue la foule. La formation a même offert quelques reprises bien placées comme le « Chop Suey » de System of a Down.

Le grand écart musical s'est ensuite produit lors du set de Generation Sex, le projet de Billy Idol, sur la ‘main stage’. Les fans de punk de l'époque sont ravis de (re)voir cette icône qui apporte une dose d'énergie et un brin de nostalgie. Enchaînant sur cette lancée, In Flames propose une prestation sans fioritures, oscillant entre death mélodique et metalcore. Sa performance aurait peut-être pu être plus intense au sein d’une ambiance nocturne ; ce qui n'a pas empêché le groupe de délivrer un superbe spectacle.

Architects a ensuite ouvert pour les géants du Hard Rock, Kiss. Sa setlist recèle de nombreux morceaux issus de son dernier elpee. Conçue pour les festivals estivaux et clairement taillée pour le live, elle fait mouche, suscitant une réaction très enthousiaste du public. Ce moment constitue indéniablement l'un des points forts de cette première journée du Hellfest 2023.

Enfin, il est temps pour Kiss de grimper sur les planches pour dire adieu à son public. Le spectacle à l'américaine, théâtral et spectaculaire, est un sans-faute. Il conclut ainsi sa carrière historique de manière grandiose, laissant le public émerveillé par cette performance à son image.

Pour clore cette première journée en beauté, Parkway Drive va mettre le feu sur scène. Vêtu de son gilet pare-balles à l'effigie de son dernier opus, "Darker Still", Winston McCall est infatigable. L'énergie débordante du groupe parvient à embraser le public, alors qu’il est 1h du mat’, prouvant une fois de plus pourquoi le Hellfest est une expérience unique. Les morceaux puissants, comme « Dedicated » et mélodiques tel que « Vice Grip » retentissent dans les vignes de Clisson, mais le band a également permis de vivre des moments d'émotion, lorsque trois violonistes ont débarqué pour les accompagner sur des ballades.

Cette première journée du Hellfest 2023 a été un véritable succès, réservant des performances exceptionnelles qui ont captivé le public. Les différents styles musicaux se sont succédé pour offrir une expérience inoubliable. Le festival promet encore de belles surprises pour les jours à venir, et les fans sont impatients de découvrir ce que la suite leur réserve.

(Pour les photos, c’est ici)

 

 

 

 

 

Kiss

Kiss me goodbye…

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C’est la fin de la tournée mondiale d’adieu pour Kiss. Elle a commencé en 2019 et s’achèvera au Madison Square Garden de New York en décembre 2023. Baptisée ‘End Of The Road’, elle est passée, il y 12 mois, au Sportpaleis d’Anvers. Le Palais 12 est plein à craquer pour accueillir ce groupe légendaire de glam métal qui compte 50 années d’existence, a vendu plus de 75 millions d’albums à travers le monde et puis surtout dont le look extravagant de ses musiciens (maquillage, fringues, chaussures à hautes semelles compensées et attitudes) constitue sa marque de fabrique. Le quatuor a gravé vingt elpees studio, soixante singles dont les classiques intemporels « I Was Made For Loving You », « Rock and Roll All Nite » et « Detroit Rock City ». Et c’est la sixième fois qu’il se produit en Belgique.

Du line up originel, le guitariste Paul Stanley et le bassiste Gene Simmons sont toujours au poste. Et ce sont toujours eux qui assurent le lead vocal.  

Le supporting act est assuré par un autre band américain, mais californien (Los Angeles), Skid Raw. Il pratique également du glam metal. Il s’est surtout illustré à la fin 80’s et au début des années 90’s. Erik Grönwall remplace le membre fondateur Sebastian Bach, depuis 2022.

Des bâches noires recouvrent l’imposant matos de Kiss. Une toile noire a été tendue derrière les musicos où figure en lettres rouge vif, sur la partie haute, le patronyme du band.

A 19h00, les lumières s’éteignent alors que les haut-parleurs diffusent le « Blitzkrieg Bop » des Ramones. Skid Raw monte alors sur le podium. Erik est soutenu par les sixcordistes Dave Sabo et Scotti Hill ainsi que le bassiste Rachel Bolan et le drummer Rob Hammersmith. Hormis ce dernier installé en retrait, tous les autres musiciens se démènent comme de beaux diables, au sein de l’espace restreint qui leur est réservé. Le set s’ouvre par une version plutôt lourde de « Slave to the grind ». Les soli de guitares sont puissants, huileux voire graisseux. Erik est partout à la fois. Il triture constamment son micro. Sa hargne virile rappelle parfois celle de Bon Jovi. « The Threat » ne permet pas vraiment de souffler. Musclé, ce morceau se distingue par son refrain aux chœurs imposants. « Big Guns » poursuit sa folle cavalcade dans le métal. Le band n’en n’oublie pas sa monstrueuse power ballade mélodique « 18 And Life », un titre au cours duquel la voix d’Erik fait mouche. Ni ses hits tels que « Business » ou « I'll Remember You ». Bien que gavé de clichés hard rock, le set du groupe est parvenu à faire lever les poings du public en masse. La prestation s’est achevée par « Youth Gone Wild ». Une première partie d’enfer. Le public a adoré le show !

Setlist : Intro - « Blitzkrieg Bop » (Ramones cover), « Slave to the Grind », « The Threat », « Big Guns », « 18 And Life », « Riot Act », « Piece Of Me », « Livin' On A Chain Gang », « Time Bomb », « I Remember You », « Monkey Business », « The Gang's All Here », « Makin' A Mess », « Youth Gone Wild ».

Kiss est un groupe unique en son genre. On vous rappelle pourquoi dans l’intro. Le line up réunit aujourd’hui Stanley (The Starchild), Simmons (The Demon), le guitariste Tommy Thayer (The Spaceman) et le batteur/chanteur Eric Singer (The Catman).

Une immense tenture à l’effigie de Kiss masque l’immense scène. Le rideau tombe sous des feux de pétards nourris par 15 lance-flammes placés derrière le quatuor qui descend du plafond, chacun sur une estrade hexagonale, sous de puissants fumigènes. Idem pour le drummer qui est placé derrière son imposante double batterie ‘Pearl’. Les 3 gratteurs descendent de leurs socles, manches de guitare en avant et Simmons a déjà sa longue langue qui ressort. Des images de la bande des quatre sont constamment projetées sur 8 grands écrans, également hexagonaux. Deux autres, mais géants bordent chaque côté du podium. Durant cette intro spectaculaire, les baffles crachent le « Rock and Roll » du Led Zep. De sa voix éraillée, Stanley entonne un « Detroit Rock City » d’anthologie. De nombreuses caméras filment la foule au sein de laquelle on remarque la présence de multiples drapeaux (mexicains, brésiliens, etc.), mais surtout montrent un auditoire éclectique et multigénérationnel. Sur les planches, on aperçoit les reproductions d’un énorme serpent enroulé autour d’un support, d’un hibou et d’une panthère prête à bondir, des animaux dont les yeux sont remplacés par les lasers jaunes. Le light show est d’ailleurs impressionnant. En ces temps de crises, la machinerie déployée ainsi que les effets lumineux doivent consommer l’énergie d’une petite ville. Stanley et Simmons s’adressent régulièrement au public. Et puis, il y a le spectacle ! Des feux d'artifice ! Des explosions ! Des lasers ! Des flammes ! Des confettis ! Un instant, Simmons crache du feu. Le second, il s’excite en sortant sa langue. Pendant un solo, du sang sort de sa bouche. A un autre moment, son estrade hexagonale sur laquelle il est planté, décolle vers le plafond, comme une fusée qui s’envole vers une autre planète, fumigène à l’arrière-train. Chaque musicien a droit à son solo. Dont le batteur dont la technique est à couper le souffle. Il s’essuie les mains et le visage, sans pour autant ôter le grimage, tout en continuant à frapper du pied les grosses caisses. Il aura également droit à son ascension, mais sans les flammes au-dessus de la tête.  

Parmi les moments forts du concert, on épinglera le skud incendiaire « War Machine », la bombe « I Love It Loud » chantée à tue-tête par un public ravi, le final époustouflant de de « Lick It Up » ainsi que la tonitruante cover du « Won't get Fooled Again » du Who.

La communion entre le public et Stanley est totale. Les musicos ne s’arrêtent pas une seconde. La mécanique est bien rôdée. Le mixing est irréprochable. Tout le public danse et chante en chœur.

Pour « Love Gun » et surtout le hit « I Was Made For Loving You », Stanley débarque sur une scène hexagonale (encore !), sise à 10 mètres de votre serviteur, en se servant d’une sorte de téléphérique. Et il retourne, comme il est venu, sur le podium principal, pour participer au titre final, « Black Diamond ».  

Le quatuor a le bon goût d’accorder un rappel de trois morceaux dont la superbe ballade « Beth », interprétée au piano par le drummer Singer. « Rock and Roll All Nite » clôture définitivement le show de quasi 170 minutes qui sont passées trop vite. Impressionnant pour une tournée d’adieu qui dure quand-même depuis 4 ans ! Celui qui n’a pas assisté ce genre de spectacle en forme de ‘best of’ a raté quelque chose. Celui qui y était sortira du Palais 12, des étoiles plein les yeux et s’en souviendra toute sa vie…

Setlist :  Intro - « Rock and Roll » (Led Zeppelin cover), « Detroit Rock City », « Shout It Out Loud », « Deuce », « War Machine », « Heaven's on Fire », « I Love It Loud » (Gene breathes fire), « Say Yeah », « Cold Gin », « Guitar Solo » (Tommy Thayer), « Lick It Up » (with « Won't Get Fooled Again » ), « Makin' Love », « Calling Dr. Love » (with extended jam by Paul and Tommy), « Psycho Circus », «  Drum Solo », « 100,000 Years » (Partial), « Bass Solo », « God of Thunder » (With spitting blood by Gene), « Love Gun » (Paul on stage B), « I Was Made for Lovin' You » (Paul on stage B), « Black Diamond ».

Rappel : « Beth » (Eric Singer on Piano), « Do You Love Me », « Rock and Roll All Nite », Outro - « God Gave Rock and Roll to You II ».

(Organisation : Greenhouse talent)

 

epona

epona poursuivie par un prédateur…

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C’est en tant que comédienne qu’Epona Guillaume, 22 ans, découvre la scène et le public dès ses 7 ans. Au théâtre et dans le cinéma, elle se forme sur les planches, encore enfant et sans formation préalable, épaulée par sa mère et bien entourée au milieu d’une fratrie de 10 enfants dont 8 sœurs. Avec la metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem, elle parcourt aujourd’hui les grands lieux du théâtre européen (Odéon à Paris, Théâtre-National à Bruxelles, Schaubühne à Berlin, …) et le public a pu la découvrir au cinéma il y a peu dans le film-documentaire « Sans frapper » d’Alexe Poukine.

Mais c’est aujourd'hui dans la musique, et le rock en particulier, qu’epona souhaite se livrer de manière franche et personnelle et partager, par le chant, les textes engagés qu’elle écrit. Après un premier single intitulé "Voice", hymne féministe rappelant la nécessité de garantir les droits des femmes et des minorités de genre, epona revient avec un 2ème single « Naked man (in the forest) » qui renvoie à la violence représentée par la confrontation à un exhibitionniste dans l’espace public.

Le clip du titre 'Naked Man (in the forest)' réalisé par Lare Legendre-Lemaire est disponible ici

Influencée par les Strokes, Mazzy Star, Cigarettes after sex et Alvvays, epona compose son premier EP « Help I’m fine ! » en collaboration avec Dimitri Eggermont, musicien et producteur, et l’enregistre avec Charles De Schutter (Superbus, -M-, …) et Valeria Di Forti avant de confier le mastering des 4 titres de l’EP à Remy Lebbos (Tanaë, Blanche, Nicolas Michaux, …)

Un Ep qui verra le jour courant 2023 et qu'elle présentera déjà sur scène le mardi 13 juin à l’Ancienne Belgique (AB Club) en première partie du concert de la chanteuse américaine Caroline Rose. Elle se produira également le samedi 24 juin sur la scène de la Galerie d’Art Costermans au Sablon à Bruxelles dans le cadre de la Fête de la Musique 2023.

 

PJ Harvey

L'amour, la mort et la résurrection suivant PJ Harvey

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Le nouvel de PJ Harvey, « I Inside the Old Year Dying » sortira le 7 juillet 2023. Il a été produit par les collaborateurs de longue date, Flood et John Parish.

PJ a révélé avoir composé les chansons en 3 semaines et précise : ‘Le studio était aménagé pour jouer en direct, et c'est tout ce que nous avons fait’. Si ce disque est très tactile et humain, c'est en partie parce que presque tout y est ancré dans l'improvisation : des performances et des idées spontanées, enregistrées au moment même de leur création.

Elle a publié une seconde chanson en single, le titre maître de l’opus. Il fait l’objet d’un clip vidéo animé, réalisé par Cristóbal León et Joaquín Cociña. Et il est disponible ici

Les réalisateurs Cristóbal León et Joaquín Cociña ont déclaré : ‘Nous avons envisagé le clip comme une courte histoire sur l'amour, la mort et la résurrection. Nous avons imaginé que la vidéo pouvait être perçue comme un petit conte de fées, mais aussi comme un rituel intime. Nous voulions maintenir l'animation dans un état de crudité scénique et matérielle, comme si les éléments que nous voyons n'étaient pas des personnages ou des accessoires, mais des artefacts et des talismans qui font partie d'une cérémonie.’

 

King Gizzard & The Lizard Wizard

Le Dragon de King Gizzard & the Lizard Wizard…

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Le groupe le plus productif au monde a sorti un nouveau single, "Dragon". Michael Cavanagh, le batteur de King Gizzard & The Lizard Wizard, a déclaré au sujet de cette compo : ‘Il est dur, rapide et il est là pour perturber l'ordre naturel et anéantir tout ce qui se trouve sur son chemin, alors montez le son, Sammy !’. Le groupe australien sortira son 24e album, "PetroDragonic Apocalypse ; or, Dawn of Eternal Night : An Annihilation of Planet Earth and the Beginning of Merciless Damnation", ce 16 juin 2023. Comme sur "Infest The Rat's Nest" (2019), le groupe explore le monde merveilleux du trash metal.

Le single est disponible sous forme de clip ici

 

 

FùGù MANGO

FùGù MANGO met tout à l’attaque…

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FùGù MANGO est un animal rare dans le paysage musical belge. Dans une scène largement dominée par les musiques urbaines et électroniques, travailler sur un projet musical hors des sentiers battus est un véritable défi. Après un break important, arrivés à un tournant de leur carrière, les frères Lointe se devaient de se réinventer pour continuer à prendre ce même plaisir innocent qui les a amenés à faire le tour des capitales européennes depuis plus de 15 ans.

Son nouvel elpee, « La Maquina », paraîtra ce 21 juillet 2023.

On y retrouve les marqueurs typiques du projet atypique de FùGù MANGO : des mélodies soul sur un rythme afrobeat, des guitares langoureuses, et un plaisir de produire des mélodies impactantees.

Avec en ligne de mire la sortie de cet opus, pour célébrer la fête nationale belge, le groupe diffusera encore 3 autres titres à raison d'un nouveau toutes les 2 semaines, pour que le public puisse encore plus profiter des morceaux en concert pendant les festivals d'été !

Le clip de « Willy Wonka », single qui parle de tout quitter pour transformer ses rêves en souvenirs, est disponible

En concert cet été :

24/06 @ Fête de la Musique (Woluwe-Saint-Pierre)

24/06 @ Fête de la Musique (Namur)

30/06 @ Fête de la Musique (Grez-Doiceau)

01/07 @ Help Animals Live Music Day - Bivouac (Wavre)

22/07 @ Francofolies de Spa

30/07 @ Festival Les Gens d'Ere (Tournai)

 

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