New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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Du 22 au 29 septembre, près de 50 concerts gratuits dans 18 lieux en Wallonie et à Bruxelles !

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Depuis 2007, Court-Circuit coordonne les concerts de musiques actuelles qui se tiennent dans le cadre de la Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Du 22 au 29 septembre, les salles de concerts du réseau Court-Circuit ouvriront leurs portes pour une rentrée en musique à travers une série de ‘live’ gratuits made in FWB. L'occasion rêvée de se reconnecter aux lieux de concerts après une pause estivale ! S’y produiront notamment, Sharko, La Jungle, Gros Cœur, Eosine, Lubiana, RORI, The Bombsite Kids, Thot Alek & les Japonaises, Constantine... et la liste est loin d’être exhaustive

Pour plus d’info, voir ici

 

 

Orion Sun

Entre r&b et néo-soul…

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Soirée soul et r’n’b, ce jeudi au club de l’Ancienne Belgique, qui accueille, en première partie, Emy, aka Emy Kaboré, et la nouvelle sensation américaine, Orion Sun.

Mieux connue sous le patronyme Orion Sun, Tiffany Majette est née à Mount Laurel, dans le New Jersey, au sein d’une famille chrétienne conservatrice. Ce qui explique pourquoi, très tôt, elle a été endoctrinée par l’église baptiste de Bethany. Agée aujourd’hui de 26 printemps, elle vit à Philadelphie. Influencée par le jazz de Billie Holiday, le r&b emblématique de Lauryn Hill et la soul profonde de Bill Withers ainsi que de Stevie Wonder, l'auteure-compositrice-interprète et productrice propose une musique atmosphérique et propice à la méditation.

A ce jour, elle a publié un album en 2020 (« Hold Space For Me »), un opus qui a cartonné sur la bande FM et un Ep, (« Getaway), en mars dernier. Sur cette dernière sortie, elle propose des morceaux de plus en plus incisifs, poignants et intimistes. Deux ans plus tôt elle a manifesté dans les rues de Philadelphie, pour protester contre la discrimination raciale. Blessée par la police, elle a traduit son traumatisme en chanson (« Mama's Baby »), une initiative qui a permis de recueillir plus de 18 000 $ pour le GoFundMe de Breonna Taylor et la Loveland Foundation. Une compo qu’elle n’interprétera cependant pas lors de son set.

Emy Kaboré (23 ans) pratique de la néo soul qui intègre des éléments de fusion, pop, jazz, funk et de temps à autre de rap. Bien que Gantoise, elle est née à Paris. Elle a terminé troisième lors de l’édition 2018 du fameux ‘Humo Rock Rallye’.

Sur les planches, Emy est soutenue par un backing group constitué de deux guitaristes (Brian Bogaert et Sander Huys), d’un bassiste ainsi que d’une claviériste et d’un drummer de session. On remarque la présence de trois plantes vertes sur la gauche du podium ainsi que d’un lierre qui retombe devant le synthé…

Sur scène, Kaboré semble plutôt cool. Elle ouvre le concert par le single « Inconvenient ». Mais n’en n’oublie pas pour autant ses deux autres, « Freestyle » et « Inconvenient », deux morceaux qui ont bien marché tant en radio que sur les sites de streaming. Mais aussi le tout nouveau, « Chasing », qui figurera sur son premier véritable album (NDR : jusqu’à présent elle n’a gravé que deux compiles), dont la sortie est prévue pour l’automne 2023. Une chanson sensuelle mais percutante, qui puise ses sources aussi bien dans le rhythm’n’blues, la house, le disco que le rap, évoquant même, tour à tour, Little Simz, SAULT ou Sampa The Great. La compo est enrichie d’une intervention au saxophone. Elle dépasse donc largement les 2’ de la version originale….

La voix d’Emy est vraiment bouleversante. A vous flanquer la chair de poule. Et lorsqu’elle se fait suave, sucrée/salée, elle rappelle, celle de Selah Sue. Enfin, à travers ses textes introspectifs et intimistes qui dépeignent notre société, elle dévoile un esprit ouvert sur le monde contemporain…

Grâce à son style catchy et éclectique, Emy a confirmé, en 30’, tout le bien qu’on pouvait penser d’elle…

Setlist : « Inconvenient », « Painfull », « Ignore It », « Bitch », « Freestyle », « Chasing », « Illusions ».

Les musicos d’Orion Sun débarquent sur l’estrade. Son band implique un guitariste, un bassiste, un drummer et une claviériste. Cette dernière est vêtue d’une salopette, mais surtout affiche de superbes dreadlocks surmontées d’un bonnet. Les plantes vertes ont été débarrassées du plancher. Tiffany apparaît ensuite. Elle pose un épais agenda à ses pieds. Elle a enfilé un t-shirt de couleur blanche et un pantalon de teinte brune. Elle est chaussée de baskets.

L’artiste va bien évidemment puiser l’essentiel de sa setlist au sein de son dernier Ep et du long playing, « Hold Space For Me ».

Le concert s’ouvre par « Lightning », une chanson qui met en exergue sa voix onctueuse.

Dans la chanson « Intro », le courage et la détermination de la population philadelphienne transparaissent à travers les lignes de basse épaisses et les sonorités croustillantes, sonorités qui squattaient les stations de radio r’n’b et hip-hop de la région, au début des années 2000. Tiffany reste très attachée à cette région.

Elle mêle r’n’b et rap sur l’envoûtant « El Camino ».

Sobres et élégantes, ses compos naviguent à mi-chemin entre r&b alternatif et néo-soul cotonneuse. Et il lui arrive de triturer un contrôleur de marque ‘akaï’. Dans la salle, on remarque la présence de nombreuses fans anglo-saxonnes. Et pour cause, à plusieurs reprises, elles reprennent en chœur les refrains et même les chansons. D’ailleurs, Tiffany tourne régulièrement son micro vers l’auditoire, appréciant tout particulièrement l’attention que portent ces aficionados, à ses textes…

Un drumming hip-hop/jazz caresse délicatement « Concrete ». Un morceau issu de « Getaway », dont les vibrations finissent par nous emporter, tout comme les paroles chargées d’espoir…

Elle dévoile facilement son jardin secret. A l’instar de « Ne Me Quitte Pas (Don’t Leave Me) », qui n’est pourtant pas une reprise de Jacques Brel, n’en déplaise aux mélomanes… Mais également de « Dirty Dancer », où elle raconte se languir de son amour alors qu'elle fait des courses pendant la semaine, dans les rues de Philadelphie. Elle s’allonge alors sur le sol pour mieux apprécier sa chanson…

Et en rappel, elle va nous accorder deux titres, dont une sorte de potpourri, intitulé « Space Jam - An Odyssey » …

Setlist : « Lightning », « El Camino », « Stretch », « Ne Me Quitte Pas (Don't Leave Me) », « Smooth », « So Tall From Down Here », « Voicemail », « Birds Gave Up », « Valentine », « Intro », « Pressure », « Concrete », « Dirty Dancer », « Celebration », « Coffee For Dinner ».

Rappel : « Space Jam - An Odyssey », « Antidote ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

 

 

Pomme

Consolation

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Pomme, alias Claire Pommet, nous livre un album subtil, d’une très belle maturité artistique.

Il y a de l’authenticité, de l’humilité. Elle ne cherche pas à plaire mais nous livre son univers, son intimité sans fard, avec générosité.

La musique est douce, sa voix, caressante.

Ses textes sont poétiques, bruts et touchent au cœur. Tous les premiers couplets de ses chansons commencent fort.

Portés par du soundpainting, la musique et les arrangements nous invitent à un voyage empreint de délicatesse.

Pas de doute, c’est de la grande chanson française.

Alors qu’elle remporte le prix de l’Artiste féminine aux Victoires de la Musique en février 2021, Pomme s’attèle à l’écriture de son troisième opus, « Consolation », qui succède à « Les Failles », paru en 2019, et acclamé depuis.

Attirée par l’électronique, Pomme se tourne vers Flavien Berger pour l’accompagner dans cette voie encore inconnue. Au sein de la campagne québécoise, ils coréalisent, un mois durant, l’album qui, à la différence du précédent LP, ne porte pas sur ‘ce qui ne va pas’, mais plutôt sur ‘ce qui fait du bien’. Oscillant entre l’envie de parler de son enfance et de femmes qui l’inspirent, les deux sujets s’entremêlent logiquement dans cette nouvelle œuvre entièrement signée Claire Pommet, également productrice du disque.

Écrit en Bourgogne, à Paris, à Montréal, sur l’Île d’Orléans au Québec ou encore en Ontario, « Consolation » sera d’abord pensé comme un long playing en piano-voix. S’ajouteront par la suite les teintes synthétiques et électroniques auxquelles aspiraient Pomme, qui confèrent au disque une maturité supérieure, traduisant l’ambition et le renouvellement de l’artiste, tout en conservant son identité propre.

Si « Les Failles » marquait assurément une forte émancipation de Pomme qui s’érigeait comme seule autrice et compositrice de son disque, « Consolation » permet à l’artiste de franchir un palier, assurée et déterminée à prouver que ses ressources sont loin d’être épuisées. Œuvre au charme alambiqué, la « Consolation » est une joie qui provient nécessairement d’une peine ; et, de ses belles cendres, renaît Pomme.

Passons les plages en revue.

« Jardin » est une chanson bien balancée dont le texte dur, très touchant, nous parle de son enfance troublée dans laquelle, malgré tout, la lumière a trouvé son chemin. On aimerait en savoir davantage pour mieux comprendre et prendre Pomme, enfant, dans nos bras pour la réconforter. 

« Dans mes rêves » commence par un couplet à l’effet d’une balle de revolver. Texte incisif. C’est l’histoire et le lot de beaucoup d’enfants dont les parents créent une relation hiérarchique et non d’amitié avec leurs enfants. Au début ils veulent leur ressembler et les respectent parce qu’ils sont obligés puis, étouffés par leur position dominante, ils n’ont d’autre choix que de les détester. Quand les parents perdent la faculté de devenir de bons amis, les enfants n’écoutent plus leurs conseils. Ils cherchent les réponses ailleurs. Ici, le rêve d’enfance, encore flou, était une réalisation de vie artistique, d’un projet épanouissant et de recevoir l’amour et la compréhension d’un auditoire désiré.

« La rivière » est un hymne poétique, une aile bienveillante, enveloppante pour aider ceux qui ont souffert. Le piano à la Debussy au début du morceau est un régal.

« Nelly » rend hommage à la défunte écrivaine québécoise Nelly Arcan. Sur son mur Facebook, Pomme a posté : ‘Quand j’ai découvert Nelly Arcan l’année dernière, j’ai pleuré tout au long de la lecture de ses livres. Parce que la beauté de ses écrits et la fatalité de son suicide m’ont anéantie. Elle savait ce qui la détruisait et elle savait qu’elle y participait. Elle était piégée. J’ai été frappée par son honnêteté et par la véracité de ses propos encore à notre époque. Découvrir que l’on est connecté à ce point à quelqu’un.e alors qu’il/elle n’est plus là, c’est toujours aussi douloureux que beau. Alors je lui ai écrit cette chanson comme une lettre, pour me consoler, pour au moins déposer tout ce paquet d’émotions quelque part et m’en délivrer. Cette chanson a donné son nom à l’album, « Consolation »’.

« Septembre » est plus énigmatique. S’agit-il d’une envie de continuer en compagnie de l’être aimé ?

Même flou artistique pour « Bleu ». Une envie d’être avec quelqu’un jusqu’à la démence ?

Pomme opère une transition en anglais sur la chanson « When I c u ». Elle ne se cloisonne pas à la langue de Molière et ose celle de Shakespeare de manière assez réussie. Ici c’est assez clair, elle parle de la douleur d’être loin de son âme sœur.

« Puppy », titre original, court, à deux voix, en français et en anglais superposées, parle de l’amour grandissant, de la mort, du changement et de la peur d’être séparée de son amour. Il est amusant d’essayer de distinguer les deux voix chantées.

« Tombeau » semble parler d’un proche au crépuscule de sa vie. Le refus du départ et la promesse de se souvenir des moments et de la joie partagés ensemble.

« Allô » évoque la rencontre d’une personne qui a vécu le même genre de vie, de frustrations et de questionnement que Pomme. Une amie et confidente qui l’aide à traverser la vie.

« B. » semble être la réponse d'une amie qui partage les mêmes sentiments de gratitude amicale.

Merci Pomme pour ce beau cadeau.

Méthode chanson

The Burning Hell

Garbage island

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« Garbage island » constitue déjà le 9ème long playing de ce trio canadien réunissant les multi-instrumentistes Ariel Sharatt, Jake Nicol et Mathias Korn. Auteur-compositeur, ce dernier assure également le lead vocal. Pour enregistrer cet album, le groupe a reçu le concours de quelques collaborateurs qui se consacrent également à toute une série d’instruments. Une équipe qui se partage synthés, harmonium, saxophone, flûte, lap steel, bouzouki, steel drum, percus insolites ou pas, et la liste est loin d’être exhaustive. Sans oublier les backing vocaux féminins qui apportent un chouette contraste au baryton profond de Matthias, sorte d’hybride entre ceux de Kevin Ayers, Kurt Wagner (Lambchop), Matt Berninger (The National) et Bill Callahan.

Concept album, « Garbage island » s’inquiète de l’état de notre planète en proie à une grave crise climatique, mais également qui croule sous les déchets. En fait, le thème de cet opus est venu à l’esprit de Mathias, lors de ses promenades quotidiennes jusqu’au rivage, lorsqu’il observait des oiseaux qui survolaient les tas de débris de plastique échoués sur les rochers. Ce paysage lui a rappelé la fameuse île aux ordures, le vortex du Pacifique Nord. Et pour accentuer ce sentiment de malaise, le band a fait appel à Emmie Tsumura afin de réaliser l’artwork de la pochette, concoctée à l’aide d’éclaboussures de couleurs aléatoires issues de chutes utilisées à l’usine de pressage. Dans le même esprit, l’opus s’achève par « The end of the end of the world », une plage dont le titre est suffisamment significatif.

Une œuvre qui ne souffre d’aucune faiblesse, mais qui recèle 12 pistes bien distinctes, dont on épinglera l’ouverture « No peace », pimentée par des touches de piano allègres et des sonorités de gratte surf, un « Nigel the gannet » dont les paroles se réfèrent au « Making plans for Nigel » de XTC, la douce sérénade « Dirty microphones », bercée d’élégantes cordes de sèche, le punchy « Empty world », traversé d’un saxophone débridé, le champêtre « Minor characters », le fringant « All I need » qui lorgne vers les Pogues (ton badin, sifflotements, tempo guilleret) avant de s’achever dans un chaos électrique ou encore le funky (Beck ?) titre maître.

Un album qui s’écoute d’une traite sans jamais souffrir d’un seul moment de lassitude…

Boy Harsher

The Runner (original soundtrack)

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Depuis Savannah (Géorgie, USA), le duo Boy Harsher –autrefois connu sous le patronyme de Teen Dreamz– s’est forgé une identité très forte. Augustus Mullet et Jae Matthews naviguent clairement dans les eaux sombres d’une synth-pop aux accents ‘dark’. Influencé par les 80’s, et tout particulièrement par DAF, mais aussi par le cinéma en général, il n’est pas surprenant qu’il produise une B.O. après 3 albums très bien reçus par la critique.

« The Runner », c’est le titre d’un court métrage d’épouvante réalisé par le tandem et le nom d’un synthétiseur modulaire aux sonorités proches de celles du drone, créé par la marque Moffenzeef.

Entre gore et thriller, ce film noir est abordé dans l’esprit d’Asia Argento, de John Carpenter et pourquoi pas de David Lynch. Huit titres sombres et atmosphériques mais mélodiques cadrant à merveille avec l’ambiance glaçante des images…

Une immersion au sein d’un univers aussi passionnant qu’angoissant...

 

Death Bells

Between here and everywhere

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Death Bells, c’est avant tout un duo réunissant Will Canning et Remy Vesselis, deux Australiens (NDR : ils sont issus de Sydney) qui se sont établis à Los Angeles à la recherche de l’inspiration. C’est d’ailleurs cette cité californienne qui leur a servi de muse pour composer les 9 plages de leur troisième opus, « Between here and everywhere ».

Pour enregistrer cet LP, le tandem a reçu le concours de quelques collaborateurs aux claviers, cordes, ivoires et chœurs.

Mais le plus étonnant procède du style pratiqué par cette formation, une forme de post punk probablement inspiré de Joy Division, The Murder Capital et Interpol. Parfois, le résultat peut paraître parodique, mais il tient parfaitement la route. Et puis la voix de Will est moins fragile que celle de Ian Curtis. Encore que sur « Last days », elle évoque davantage Grian Chatten (Fontaines DC), l’insouciance sarcastique se substituant à l’intensité sauvage.

Sur les 9 pistes, deux dépassent les 4 minutes pour un total de 35’. Deux valses quand même : « A better resolution », puis le titre maître. D’abord lente, la plage prend progressivement son envol et s’enrichit même de chœurs dramatiques.

Suivant les déclarations de Will et Remy, « Eternity street » serait né d’une obsession pour « The light » de Love & Rockets. Mais on en retiendra surtout les subtils arrangements de cordes et de synthés injectés par Laena Myers-Ionita et Jeff Fribourg, en fin de parcours.

Christian Death

Evil becomes rule

Écrit par

Fondé en 1979 par Rozz Williams, Christian Death vient de graver son 17ème elpee. Et il s’intitule « Evil Becomes Rule ». Mais l’histoire de cette formation est très complexe, puisqu’à une certaine époque, suite à des dissensions au sein du groupe, il existait deux versions de Christian Death. Soit une drivée par Rozz Williams (NDR : devenue Christian Death featuring Rozz Williams, après décision judiciaire) et l’autre par Valor Kand. C’est celle de ce dernier qui nous propose donc son nouvel opus. Rozz, lui est décédé en 1998, après avoir notamment sévi chez Shadow Project en compagnie d’Eva O et participé au projet indus Premature Ejaculation.

Réduit à l’état de trio, le band californien nous prouve, sur cet album, qu’il n’a pas perdu la pêche. En effet, non seulement cet LP libère une belle énergie, mais surtout, il s’ouvre à de nouveaux horizons sonores, perspectives qu’on avait rarement décelées sur les essais précédents. Et tout particulièrement le recours à des gammes plutôt exotiques, d’alternate tunings à la guitare et de rythmes originaux qui créent une ambiance menaçante et mystérieuse collant parfaitement à la musique du combo, une musique qui oscille du goth rock au gothic metal, en passant par le post punk et le death rock.

Cependant, elle opère également quelques incursions dans la pop, à l’instar de « Blood Moon », morceau au cours duquel la manière de traiter la guitare et le refrain lorgnent carrément vers Muse. Et puis de « Beautiful », dont l’intro est assuré par un quatuor à cordes et qui se nourrit généreusement d’électro. On a même droit à un mix entre éléments électriques et sonorités acoustiques, presque celtiques, sur « Who Am I, Part 1 ».

La production et les arrangements sont soignés (orchestrations et ajout de certaines percussions) et les titres s’enchaînent naturellement.

Coup de cœur pour « Abraxas We Are » qui s’ouvre sur un excellent duo vocal tout en donnant l’impression d’être en présence de deux personnalités en conflit. De quoi accentuer le côté maléfique du climat de ce long playing.

Un excellent album je vous recommence vivement tant pour ses compos ‘outside the box’ que pour les morceaux plus traditionnels !

Delvon Lamarr

Cold as weiss

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Delvon Lamarr Organ Trio

Le Delvon Lamarr Organ Trio est issu de Seattle, un combo qui pratique un soul/funk, parfois teinté de jazz, dans l’esprit de Booker T. & The M.G.’s, des Meters ou de Jimmy Smith. Delvon Lamarr en est le leader et il se consacre à l’orgue Hammond B3, vous vous en doutez. C’est ce son chaud, vibrant, puissant, groovy et vintage, hérité en ligne droite des labels Motown et Stax, qui inonde cette musique instrumentale à laquelle participe, quand même, un drummer (NDR : lui est le seul blanc et il s’appelle Weiss !) et un guitariste. Cependant, ces deux musicos jouent bien davantage que le rôle de seconds couteaux. En fait, ce sont eux qui apportent les moments de respiration à cette expression sonore très en vogue au cours des sixties. 

« Cold as weiss » constitue le troisième elpee du band et recèle pas mal de reprises, dont le « Pull your pants up » des J.B.’s, les très funk « I wanna be where your are » de Leon Ware et Arthur Ross ainsi que « Keep on keepin’ on » de Curtis Mayfield.

Deux plages s’écartent quelque peu de l’ensemble. Tout d’abord le blues « Big TT’s blues » puis « Uncertainty », un slow crapuleux ou nightclubbien (NDR : biffez la mention inutile, selon que vous affichiez 1, 2 ou 3 x 20 ans).

Black Cat Biscuit

The way it is

Écrit par

Black Cat Biscuit est une formation issue du Nord de la Belgique impliquant le chanteur/guitariste (rythmique) ‘Yasser’ Arnauts, le bassiste/contrebassiste Patrick ‘P. Daddy’ Indestege, l’autre sixcordiste (soliste) Raffe Claes, l’harmoniciste Mark ‘Mr. Mighty’ Sepanski et le drummer Jeff ‘Junior’ Gijbels.

Ce quintet avait remporté le ‘Belgian Blues Challenge’, en 2018, et décroché la 4ème place lors de l’‘European Challenge’, en 2019. Son inspiration, il la puise dans un éventail particulièrement large de blues (Texas, shuffle, swamp, boogie, jump, etc.), mais également dans le jazz et le funk.

Lorsque les lignes de contrebasse entrent dans la danse, les compos libèrent un maximum de swing. Mais quand l’harmo se déchaine, il déchire littéralement tout sur son passage. Comme sur « Mean is just an average », un boogie à la Canned Heat au cours duquel la voix de ‘Yasser’ se révèle paradoxalement déclamatoire. En général, les plages sont allègres voire bien rythmées. Et puis, à la slide, Bart laisse gémir ses cordes, comme si elles allaient y passer. A l’instar du fiévreux « Heart is burning ».

Terry Allen

Smokin the dummy

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Terry Allen & Panhandle Mystery Band

Terry Allen fêtera ses 80 balais en mai de l’an prochain. Ce chanteur, compositeur, peintre, sculpteur et artiste conceptuel est considéré comme une référence dans l’univers de l’alt-country. Surtout à travers ses deux premiers elpees, « Juarez » (1975) et « Lubbock (On Everything » (1979). De nombreux artistes ou groupes ont interprété ses chansons, et notamment David Byrne, Lucinda Williams, Ricky Nelson ou encore Little Feat.

Enregistré à Lubbock, sa ville natale, « Smokin the dummy » est paru en 1980. Pour la circonstance, Terry avait reçu le concours d’un backing group baptisé Panhandle Mystery Band, au sein duquel figuraient, notamment, l’harmoniciste Joe Ely et les frères Maines.

L’elpee s’ouvre par « The heart of California », une compo qui rend hommage à feu Lowell George, décédé en 1979, le leader de Little Feat, formation dont le spectre plane sur la plupart des morceaux.

Fondamentalement country, la musique de Terry Allen se teinte, suivant les pistes, de folk, cajun, tex-mex, blues, boogie, rock, jazz, funk et on en passe. Outre la guitare, le piano et l’harmo, l’instrumentation se nourrit également de violon, de mandoline, de violoncelle, de pedal steel, de dobro, de banjo, d’accordéon, de percus, de cuivres (dont du tuba sur « Cocaine cowboy » et « Red bird ») et la liste est loin d‘être exhaustive.

De l’album on épinglera encore « Whatever happened to Jesus (and Maybeline) ? », qui se mue en reprise de Chuck Berry à mi-parcours. « The night cafe » et ses changements de rythme, voguant entre blues et ballade country. L’exubérant « Roll truck roll » et enfin « The Lubbock tornado (I don’t know) » au cours duquel Terry se transforme en prédicateur, dans un climat de gospel gothique.

Parkway Drive

Parkway Drive brûle-t-il ?

Écrit par

Trois formations se produisent, ce soir, à Forest National : Lorna Shore et While She Sleeps en supporting acts et Parkway Drive en tête d’affiche. C’est la troisième fois que votre serviteur assiste à un concert du band australien. Son dernier elpee, « Darker still », vient de sortir. Si les premiers albums émargeaient au metalcore, parfois teinté de deathcore, ses dernières œuvres relèvent davantage du heavy metal classique. Mais surtout, en ‘live’, la formation propose un show pyrotechnique digne de Rammstein…

Lorna Shore est un combo issu du New Jersey, aux States. Son style ? Du deathcore bien burné. A son actif, quatre Eps et trois albums. Mais un nouveau long playing, intitulé « Pain remains », paraîtra ce 14 octobre 2022. Le line up actuel implique les guitaristes Adam De Micco (lead) et Andrew O'Connor (rythmique), le drummer Austin Archey, le bassiste Michael Yager ainsi que le chanteur Will Ramos, (ex-Monument of a Memory, ex-A Wake in Providence).

« To the Hellfire » ouvre le bal et met littéralement le feu. La musique proposée par Lorna Shore est féroce, brutale et puissante. « Of The Abyss » embraie. Un extrait du dernier Ep, « ... And I Return To Nothingness ». Les cordes de grattes galopent et tonitruant, le drumming s’emballe (NDR : deux grosses caisses, quand même !).

Mais c’est surtout la voix de Will Ramos qui impressionne, aussi bien capable de basculer des tonalités les plus ténébreuses (et déformées) vers les plus aigües. Elle est même parfois poursuivie par les accords des guitares. On se demandait d’ailleurs s’il allait tenir la route durant les 30’ de set. Eh bien oui !  Les circles pits et les rounds circles éclatent dans la fosse. Manifestement, le public est chaud-boulette, malgré un son pas vraiment au top, parce qu’il souffre d’un excès d’infrabasses. Le light show mitraille l’auditoire. Tous les gratteurs sont perchés sur une estrade surélevée.

Destructeur dans le bon sens du terme !

(Pour les photos, c’est ici)

Setlist : « To the Hellfire », « Of The Abyss », « Sun, Eater », « Cursed To Die », « Into The Earth ».

Fondé en 2006, While She Sleeps est issu de Sheffield, en Angleterre. A l’origine, il réunissait 5 potes d’école, mais en 2009, le chanteur, Jordan Widdowson, a été remplacé par Lawrence ‘Loz’ Taylor. A ce jour, le quintet a publié quatre elpees, dont le pénultième, « So what » (2019), est jugé par la critique, comme celui de la maturité. A l’instar de Bring me The Horizon et Architects, il est considéré comme un des acteurs majeurs du metalcore.

Votre serviteur les suit à la trace depuis plus de 10 ans. Dès le début du concert, Adam Sauvage est sous les feux des projecteurs. Ses fûts, ses claviers et son MPD servent de carburant à une véritable machine de guerre. Son drumming libère une puissance phénoménale. Et un immense drapeau à l’effigie de l’artwork du dernier elpee est tendu derrière lui. Taylor, le chanteur, fait tournoyer ses cheveux. Il est capable de pousser sa voix dans ses derniers retranchements, mais elle passe bien la rampe. Et puis, elle est hyper mélodique. Manifestement, il s’est manifestement bonifié dans l’exercice vocal. Constamment en contact avec son auditoire, il se vide littéralement les tripes, lorsqu’il n’escalade pas un banc posé sur le podium juste avant de plonger dans la foule pour s’y laisser porter. L’ambiance est électrique. Moshpits, wall of deaths, circle pits et crowdsurfing se multiplient dans la fosse et ne cesseront qu’au bout du show.

La setlist va puiser généreusement dans le dernier LP du band, « Sleeps Society » (2021). Mais l’indispensable single « Anti-social » (NDR : paru en 2018, il figure également sur l’album While she sleeps ») n’est pas oublié. Le light show est aveuglant. Les sonorités de grattes sont torturées, huileuses. La section rythmique est parfaitement soudée. Les interventions à la basse d’Aaran McKenzie sont vrombissantes ou dispensées en slap. Les riffs des sixcordistes se révèlent souvent écrasants et hypnotiques, mais toujours bien en phase avec les backing vocaux.

Bref, un tremplin idéal pour la tête d’affiche ! Et puis secrètement, votre serviteur aimerait revoir cette formation en salle, et pourquoi pas à l’AB…

(Pour les photos, c’est )

Setlist : « Sleeps Society », « Anti-Social », « You Are All You Need », « The Guilty Party », « I've Seen It All », « You Are We », « Eye To Eye », « Fakers Plague », « Silence Speaks », « Systematic ».

Pour accueillir Parkway Drive, le premier étage de Forest National est blindé, mais le second est condamné par de grands rideaux de couleur noire. Quant à la fosse, elle est pleine à craquer.

Des images d’une faille terrestre sont projetées sur un immense écran tendu derrière la scène. La crevasse s’ouvre, de gros rochers commencent à tomber. Un brouillard de fumée inonde le parterre et le podium. Huit personnages revêtus de capes noires débarquent de l’arrière, un flambeau à la main et s’installent de part et d’autre de l’estrade. Tout de blanc vêtu, Winston McCall, surgit du smog, depuis l’arrière du podium. Il semble en grande forme. Dès la fin de l’intro, les porteurs de flambeaux s’éclipsent.

Le set s’ouvre par « Glitch » et embraie par « Prey », moment choisi par les lance-flammes pour déjà cracher leur feu. Et conséquence immédiate, la température monte d’un cran. D’autant plus que Winston incite le public à jumper. Ce dernier reprend en chœur les paroles. Au centre de la fosse un immense round circle se forme. C’est dingue, ce n’est que le deuxième titre et c’est déjà la folie dans l’auditoire. C’est la fête au métal ! Puissant, le light show oscille entre le rouge et le jaune. Véritable bête de scène, Winston est omniprésent. Les gratteurs entrent en duel. La frappe du drummer est particulièrement sauvage. Des pétards explosent sur les planches. Pendant « Dedicated », Winston se frappe violement la poitrine et balance un ‘fucking’ 2 year’s’. Dans la foulée, les lance-flammes redoublent d’intensité alors que des faisceaux lumineux éblouissent l’auditoire, au propre comme au figuré. Du haut de son estrade, le batteur participe également au show. Planté derrière les différentes machines pyrotechniques, il doit transpirer ! Lors de « Ground Zero », la plage d’entrée du dernier opus, « Darker Still », une multitude de petites lumières blanches scintillent au sein du public. Le firmament avant l’heure ! Bien que puissante, la voix de Winston est supplantée par les sonorités de la guitare rythmique. On entend le bruit des pales d’un hélicoptère dès l’intro du plus paisible « Cemetery Bloom ». On se croirait replongé dans une scène du long métrage ‘Apocalypse Now’ de Francis Ford Coppola. D’ailleurs, tout au long de « The Void », on a l’impression d’être un figurant au sein de ce film de guerre.

Pour les deux dernières compos, une violoncelliste et trois violonistes débarquent sur l’estrade et vont apporter un peu de douceur au cœur de cet univers metalcore ; slow langoureux, « Darker Still » permettant même à Jeff, le guitariste, de connaître son moment de gloire…

En rappel, Parway Drive attaque « Crushed », un des morceaux favoris du public. La pyrotechnie est à son summum. Un véritable mur de flammes brûle derrière Winston. Votre serviteur ignore si ce sont les flammes de l’enfer, mais la facture de gaz va être salée !

Les cinq porteurs de flambeaux sont de retour. La foule est en délire lorsque le combo entame « Wild Eyes », alors que les deux sixcordistes s’avancent auprès de Winston à l’avant-scène. Le show est terminé (pour les photos, c’est ici)

Ce soir, Forest National a accueilli trois prototypes du metal contemporain. Un spectacle de ‘ouf ‘, percutant, qui a fait kiffer la majorité des spectateurs et constitue un des meilleurs concerts de l’année 2022 pour votre serviteur.

Setlist : « Glitch », « Prey », « Carrion », « Vice-Grip », « Dedicated », « Ground Zero », « Cemetery Bloom », « The Void », « Karma », « The Greatest Fear », « Shadow Boxing », « Darker Still », « Bottom Feeder ».

Rappel : « Crushed », « Wild Eyes ».

 

 

Arcade Fire

Toujours plus proche de son public…

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Arcade Fire se produisait au Sportpaleis d’Anvers, ce lundi 12 septembre. Le concert n’affiche pas complet. Cependant il ne reste que peu de sièges libres et la fosse est pleine à craquer.  

Venu défendre son sixième opus, sobrement intitulé « WE » et paru le 6 mai dernier, Arcade Fire compte bien démontrer à travers cette tournée mondiale, que malgré le récent départ du frangin Will Butler, il reste l’un des groupes les plus impressionnants, influents et innovants de ces vingt dernières années.

« Le plat pays » de Jacques Brel résonne lorsque votre serviteur débarque dans la salle (NDR : procédure obligatoire pour les photographes). Première constatation, une petite estrade est disposée au beau milieu du parterre au Sportpaleis, sur laquelle a été installée, au centre, un piano translucide ainsi qu’une énorme caisse claire de couleur blanche. Etincelante, elle brille de mille feux sur son socle en attendant sagement de résonner. En levant les yeux, on peut apercevoir une immense boule à facettes (NDR : ‘Monday night fever... ?’) Les inscriptions ‘End of the Empire’ sont reproduites en blanc et bleu par des néons sur ce mini-podium au look particulièrement sixties.

Quant à la ‘main stage’, elle est dominée par un écran gigantesque en forme d’arcade (forcément) qui recouvre la quasi-totalité du podium.

A 21h04 précises, Arcade Fire débarque par l’entrée ‘tout public’ et s’enfonce au cœur de la fosse, fendant la foule qui, un instant, imagine que le show va démarrer sur cette ‘mini stage.’ Erreur de jugement, puisque les musicos s’installent derrière leurs instruments sur la scène principale. Régine Chassagne et Jeremy Gara se postent derrière leur drum set, la violoniste Sarah Neufeld opte pour le côté droit, tout comme Richard Reed Parry qui reprend la position… de Will. Légèrement en retrait, derrière Wim, le très discret Tim Kingsbury va se contenter de quelques interventions au piano droit. A contrario, l’auteur-compositeur-multi-instrumentiste Dan Boeckner (NDR : âgé de 44 ans, il est également de nationalité canadienne) va se révéler très productif au moog et aux synthés sur les morceaux du nouvel opus. Et ‘last but not least’, un jeune-homme aux dreadlocks à faire pâlir Bob Marley, va se consacrer aux percus (NDR : surtout des djembés) et à la sèche. Mais surtout il va apporter son grain de folie au show, déambulant d’un côté à l’autre du podium afin d’haranguer la foule, en plein ascenseur émotionnel dès le second titre, « Ready to Start », et n’hésitant pas à franchir les barrières afin de rejoindre les premiers rangs…

Le concert embraie par deux compos mélancoliques, dont le profond « Afterlife » qui, inexorablement, va déclencher des ‘oh oh oh oh’ au sein de l’auditoire. Et manifestement il ne demande qu’à reprendre refrains ou onomatopées, en chœur.  

Alors que l’arcade géante coiffant le podium ne diffusait jusqu’ici que des images très sombres, elle s’illumine de couleurs vives, pendant que des lasers balaient la fosse de haut en bas afin d’impulser le ‘survolté’ « Reflektor ». Une boule à facettes descend du plafond et ses faisceaux transforment cette immense salle en une gigantesque piste de dance ! Les spectateurs du Sportpaleis sont debout et remuent le popotin au rythme des ‘Air Dancer Sky’ (acteurs principaux du superbe clip « Unconditional (Lookout Kid) »). Wim s’autorise un bref stagediving lors du passage ultra explosif de « Here Comes the Night Time », Régine utilisant judicieusement, comme d’habitude, la boule à facettes depuis la ‘main stage’ ; puis elle se faufile au sein de la foule avant de performer seule, debout sur le piano translucide de la ‘mini stage’ pour interpréter le titre « Sprawl II (Mountains Beyond Mountains) ».

« Everything Now » clôture en apothéose ces 17 titres enchaînés à toute allure par un groupe maîtrisant son répertoire aussi bien ancien que nouveau. Mais au lieu de rentrer backstage, les musicos descendent du podium et se dirigent vers la ‘mini stage’ en retraversant la foule. Les centaines de personnes agglutinées derrière cette estrade espèrent alors profiter de cette position quelque peu privilégiée, mais frustrante depuis le début du set. Il est vrai qu’après plus 1h de concert passé sur la pointe des pieds afin d’entr’apercevoir au loin le groupe ou de rabattre son champ de vision vers les écrans latéraux, cette ‘mini scène’ n’était pas vraiment une bonne idée. Heureusement, le groupe va plutôt se mêler à l’auditoire pour accorder un rappel de trois morceaux empreints d’humilité, et clore sa prestation par l’inévitable « Wake Up ». Mais, les musiciens ne rentrent toujours pas via les backstage. Ils quittent la salle, comme ils sont arrivés, par la sortie du public. Tout un symbole, comme si le groupe voulait adresser un message à son public en se montrant accessible…

En conclusion, un concert alternant, de manière arithmétique, des tubes issus des précédents elpees et des morceaux récents. Même si le nouvel LP est loin de faire l’unanimité, sur les planches, ces nouveaux titres viennent compléter de manière fantastique une setlist bien balancée. Un concert pour lequel on ressort rempli de joie et de bonheur, pendant que certains des hits du band résonnent encore, des heures et des jours plus tard, dans la tête...

A noter également que Régine et Wim soutiennent KANPE, une fondation qui aide les communautés rurales sous-desservies d’Haïti à devenir autonomes. Des membres de cette association accompagnent Arcade Fire tout au long de la tournée ‘WE’ et disposent d’un stand pour y proposer des t-shirts, badges et autocollants aux couleurs et dessins entièrement réalisés par Régine. 100% des bénéfices générés par la vente sont reversés à cette fondation. Après avoir longuement échangé avec ces Québécois, on peut affirmer qu’ils ont un cœur grand comme ça ! Et sont d’une gentillesse incroyable. Des infos ? C’est ici.

Setlist :

Intro : Le plat pays (Jacques Brel)
1. Age of Anxiety I
2. Ready to Start
3. Deep Blue
4. Afterlife
5. Reflektor
6. Put Your Money on Me
7. Age of Anxiety II (Rabbit Hole)
8. The Lightning I
9. The Lightning II
10. Rebellion (Lies)
11. Keep the Car Running
12. The Suburbs
13. The Suburbs (continued)
14. Unconditional (Lookout Kid)
15. Here Comes the Night Time
16. Sprawl II (Mountains Beyond Mountains)
17. Everything Now

Encore :

  1. End of the Empire I-III
    19. End of the Empire IV (Sagittarius A*)
    20. Wake Up

(Organisation : Live Nation)

Voir aussi notre section photos

 

 

Vincent Delerm

L'attrape-cœurs (single)

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A travers ce single, Vincent Delerm revient sur son expérience de scène, de vie.

Il s’interroge sur le sens de sa démarche artistique sous la forme d’une mise en abyme dans le roman l’‘Attrape-cœurs’, signé par l'Américain J. D. Salinger et publié le 16 juillet 1951. C'est un récit formulé à la première personne relatant trois jours dans la vie d'un adolescent, Holden Caulfield en l’occurrence, lors de son errance solitaire à travers la ville de New York.

Dans son beau clip (à découvrir ici), Vincent traverse un pont, tel le célèbre ouvrage d’art américain ; les images retraçant sa vie artistique en incrustation.

De sa voix nonchalante et typique, il dresse un bilan de 20 ans de carrière et raconte une histoire d’amour adolescente de manière douce.

Sa musique agréable, aux arrangements délicats, nous plonge au sein d’une ambiance légère, sucrée, qui nous fait du bien.

L'histoire est touchante de sincérité.

Elle s’achève par la lecture du roman par l’artiste. La boucle est bouclée.

https://methodechanson.com/

 

Alex Cameron

Oxy Music

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C’est en 2014, suite à la réédition de « Jumping the Shark » que votre serviteur a découvert Alex Cameron. Personnage attachant, ce crooner australien au célèbre déhanché est parvenu depuis à s’imposer, en enchaînant les albums sentant bon les 80’s. Assumant un goût prononcé pour le kitsch, il n’a jamais reculé devant le recours (excessif ?) des synthés et des boîtes à rythmes.

Pour ce quatrième opus intitulé « Oxy Music », Alex Cameron reprend les choses là où il les avait laissées. On retrouve cette pop sucrée, caoutchouteuse, et cette voix de crooner. Il a de nouveau reçu le concours de plusieurs collaborateurs (NDR : on se souvient que sur « Forced witness », son second elpee, il avait partagé un excellent duo en compagnie d’Angel Olsen). Dont son camarade, Roy Molloy, au saxophone, et tout particulièrement sur le single « Sara Joy ». Mais aussi, le rappeur californien Lloyd Vines, qui vient poser sa voix sur « Cancel Culture » ainsi que Jason Williamson (Sleaford Mods) pour le titre maître. Car finalement, musicalement, « Oxy music » baigne au sein d’un climat fort proche du précédent long playing, « Miami Memory » …

L’unique changement procède des thèmes abordés. Malgré un semblant de légèreté qui semble planer sur les compos, l’elpee traite de sujets aussi sérieux que la solitude, la vulnérabilité, l’échec, la peur de l’avenir et les excès.  

Alex Cameron poursuit son petit bonhomme de chemin sans prendre trop de risques. Faute d’étincelles, ce quatrième long playing, même s’il est de qualité, ne trônera toutefois pas au faîte de sa discographie.

Alanis Morissette

The Storm Before the Calm

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Le dernier opus d’Alanis Morissette s’intitule « The Storm Before the Calm », un exercice de style dont l’inspiration est née lors de la pandémie causée par la Covid.

Tout l’album consiste en une longue ballade atmosphérique, particulièrement épurée, impliquant un minimum d’instruments. Des vagues de synthés et des effets vocaux ont probablement été créés pour favoriser l’introspection. Sur quelques morceaux, il y a de réelles parties de batterie et de vrais beats, mais ces interventions sont plutôt rares. En fait, bien trop longues et sans réels repères, les pistes de cet LP sont destinées à la méditation.

Les expérimentations d’Alanis Morissette sont fréquentes. C’est une artiste dont l’audace peut déstabiliser l’auditeur. Elle pense différemment. Elle n’a pas peur de s’aventurer dans des univers sonores inexplorés jusqu’alors. Elle est créative. Mais à l’écoute de « The Storm Before the Calm », il y a de quoi perdre le fil et même ne jamais le retrouver…

Banks

Une véritable machine à tubes…

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Ce soir, la file est beaucoup moins longue que la veille, pour le concert d’Aurora. Mais l’ouverture des portes accuse une bonne demi-heure de retard. En outre, il faudra encore attendre 10 minutes à l’extérieur de la grande salle (NDR : en mode ‘Ballroom’) pour permettre à Maeve, le supporting act, d’achever son soundcheck. Et on a l’impression que les oreilles vont passer deux sales quarts d’heure avant le concert de Banks.

Originaire de Los Angeles, Jillian Rose Banks, mieux connue sous le nom de Banks, a connu une ascension fulgurante, dès 2013, en mettant en ligne une série de titres énigmatiques. Depuis elle a gravé 5 albums, dont le dernier, « Serpentina », est paru en avril dernier ; une œuvre qui aborde les thèmes de la métamorphose et de la renaissance, tout en se profilant comme le début d’une nouvelle ère pour cette artiste ! C’est la première date de sa nouvelle tournée européenne. La machine à hits va dérouler le tapis rouge pour une soirée destinée au dancefloor.

Maeve assure le supporting act et grimpe sur le podium à 20h15. Vêtue d’une sorte de cuissardes blanches en tissu, nouées sur des baskets, et d’une petite jupette brune comme celle que portait les guerriers romains, elle occupe tout l’espace scénique pour se déhancher. Il y a bien un batteur et un claviériste pour la soutenir, mais l’expression sonore abuse des infrabasses particulièrement agressives et néfastes pour les tympans….

A 21h10, Banks débarque sur les planches en compagnie de deux danseuses toutes de noir vêtues et le visage voilé. Mais également d’un claviériste et d’un batteur. Elle est chaussée de pompes noires aux semelles hyper compensées et vêtue de rouge : pantalon à pattes d’eph’, gants et corset en dentelles. Une estrade à 4 niveaux est placée à droite juste devant le drummer, estrade sur laquelle évolueront les trois filles.

Le concert s’ouvre par deux extraits du dernier elpee. Tout d’abord le r’n’b bien rythmé « Misunderstood ». Puis « Meteorite », un autre brûlot. Des stroboscopes mitraillent les artistes dans leurs chorégraphies bien rôdées à l’américaine. En écoutant le chant particulièrement déformé de Banks sous une production électronique lourde et qui pilonne, on se demande quand même si sa voix est capable d’une telle performance. Apparemment, oui ! Elle est très travaillée et quoique vocodée, sa tessiture est ample. En outre, les interventions sur cette voix sont du plus bel effet.

La gestuelle de l'auteure-compositrice-interprète évoque Janelle Monáe voire Beyoncé. Ses mains triturent constamment le micro. Les trois filles se contorsionnent en permanence, y compris Jillian, malgré une grave fracture de la colonne vertébrale, en 2019. Parfois on a l’impression que ses danseuses sont les extensions de ses bras. Le drummer se sert aussi bien de pads électroniques que de toms et de cymbales. Sa frappe s’avère métronomique, mais particulièrement technique. Et le préposé aux synthés et aux beats électro participe activement et brillamment à l’élaboration de l’expression sonore.

Banks interagit peu avec le public. Sauf avant d’attaquer « Gimme ». Histoire de remettre les pendules à l’heure, elle s’autorise alors une déclaration digne d'un discours politique pour expliquer où elle se situait dans sa féminité : ‘Le moment est venu pour toutes les femmes d'exiger ce qu'elles veulent…’

Mais on retiendra surtout que Banks est une véritable machine à tubes. D’ailleurs, en rappel, « Beggin For Thread » va mettre tout le monde sur les rotules…

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « Misunderstood », « Meteorite », « Gemini Feed », « Fuck With Myself », « Better », « Waiting Game », « The Devil », « Skinnydipped », « Drowning », « Someone New », « Brain », « Gimme », « Deadend », « Holding Back »

Rappel : « Beggin for Thread »

Aurora

Une poupée magique venue du grand nord…

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Ce soir, à l’AB, trois chanteuses norvégiennes y sont programmées. En supporting acts, Sei Selina et Thea Wang ; et en tête d’affiche, Aurora. Devant la salle, la file est très longue, elle s’arrête au milieu de la rue longeant l’hôtel de Ville et donnant accès à la Grand-Place, derrière le célèbre Hôtel Amigo. Heureusement, elle va se résorber en 10 bonnes minutes. Le concert est sold out depuis 2 ans.

Le concert d’Aurora a été reporté à deux reprises, suite à la pandémie. Elle est venue défendre son dernier elpee, « The Gods We Can Touch », paru en janvier dernier. Une véritable perle ! Votre serviteur l’écoute en boucle. Un opus bien plus sensuel et enjoué que son précédent, « A Different Kind Of Human »

N’hésitant pas à utiliser son art pour porter son engagement envers une société égalitaire et respectueuse de l’environnement, Aurora est une artiste moderne d’une maturité étonnante.

Le décor est déjà prêt pour Aurora. Mais place à Thea Wang, qui finalement bénéficie du cadre déjà planté. La scène est ainsi divisée en 4 vagues ondulantes blanches derrière lesquelles s’installent les musicos. Un énorme disque blanc, rétroéclairé, s’érige au milieu du podium.

La musique de Thea baigne au sein d’une forme d’électro-soul-folk séduisante, le plus souvent paisible, mais très susceptible de s’autoriser des envolées percutantes. Sur les planches, elle est soutenue par un claviériste/guitariste. Plutôt jolie, elle se révèle douée aussi bien au dobro électrique qu’à la gratte semi-acoustique. Douce et profonde, sa voix est remarquable. C’est grâce à son single, « Word On The Street », qu’elle est parvenue à sortir de l’anonymat. Et elle ne va pas se priver de l’inclure dans sa setlist. Ecoutée attentivement par l’auditoire, elle est longuement et chaleureusement applaudie, à l’issue de sa prestation.  

Petite interruption pour permettre le changement de matos et Sei Selina grimpe sur l’estrade. Elle est épaulée par un drummer et un claviériste, mais bien qu’annoncée r’n’b, la musique dispensée sera essentiellement électro. Généreux, le light show se focalise sur Sei. Le grand disque est en repos. Mais pas l’artiste qui va littéralement mettre le feu… se signalant ainsi comme une fameuse entertainer…

Charismatique, Aurora Aksnes, aka Aurora, débarque sur podium, pieds nus, le visage diaphane et vêtue d'une robe blanche vintage qui pourrait provenir de la garde-robe de Madame de Maintenon. Elle lève les bras pour accueillir l’ensemble de son auditoire. Mais revenons au décor. Sur les planches un grand orbe campe au beau milieu de l’estrade. L'orbe reproduit un coucher de soleil ainsi que des vagues et des nuages encadrés de chaque côté. Une scénographie minimaliste mais efficace.

Aurora va nous proposer de larges extraits de son dernier elpee, « The Gods We Can Touch. Elle ouvre le set en douceur par « The Forbidden Fruits of Eden », avant que les percussions deviennent entêtantes. A l’instar de Florence & The Machine ou de Björk, elle semble habitée par sa musique.  

Cette poupée magique mêle habilement le folklore norvégien et les sonorités électroniques tout en prenant soin du sens mélodique afin d’embrasser une gamme d'émotions à vous flanquer des frissons partout. Sa pop alternative, lumineuse et mystérieuse libère une force étonnante. Alternant doux murmures, vocaux cristallins ou puissants, elle crée un monde tour à tour enchanteur et inquiétant.  Il suffit parfois de fermer les yeux et de s’imaginer au cœur des fjords… Pourtant, interactive, elle n’hésite pas à plaisanter avec un public acquis à sa cause.

Elle interprète « Everything Matters », mais sans Pomme. Elle se mue alors en chef d’orchestre, rappelant la grâce de Tori Amos.

Elle n’en oublie pas son nouveau single, « Cure For Me », un morceau étonnant, étrangement disco, voire funkysant. Et puis, « Runaway », un titre qui suscite la réflexion, parce qu’il aborde le thème des thérapies de conversion pour les homosexuel.les.

La fin du set est acoustique et notamment la dernière chanson « Giving In To The Love ». Mais également le rappel. Si l’orbe change régulièrement de couleur il met magnifiquement en exergue la silhouette d’Aurora tout au long de « Exist For Love », compo au cours de laquelle elle place l’amour du côté spirituel, et dans un français impeccable…  

Un concert de toute beauté ! Votre serviteur est resté subjugué par les étoiles qui brillent dans ses yeux.

Son univers est à découvrir absolument…

(Voir aussi notre section photos ici)

Setlist : « The Forbidden Fruits of Eden », « Heathens », « Blood in the Wine », « Everything Matters » sans Pomme, « Churchyard », « Warrior », « Cure for Me », « Daydreamer », « The River », « Infections of a Different Kind », « A Different Kind of Human », « A Dangerous Thing », « Runaway », « The Seed », « Queendom », « Running With the Wolves », « Giving In To The Love ».

Rappel : « Exist for Love » (acoustique), « Murder Song (5, 4, 3, 2, 1) »

(Organisation : Live Nation et Ancienne Belgique)

 

Machiavel

Tel le Phoenix, Machiavel renaît de ses cendres…

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Au printemps dernier, Machiavel est revenu au-devant de la scène et au mieux de sa forme en publiant un premier single intitulé « Magacal Mess » et surtout en se distinguant par la présence d’un nouveau chanteur en la personne de Kevin Cools (Feel, Niitch) qui avait été remarqué par feu le chanteur Mario Guccio.

Le drummer Marc Isaye, le bassiste Roland de Greef, le claviériste Hervé Borbé et le guitariste Christophe Pons sont, cependant, toujours au poste.

Un pari et un challenge réussi haut la main, enthousiasmé par les fans et le large soutien radiophonique obtenu par ce nouveau single.

« Phoenix » le nouvel album sort le 16 septembre 2022. La voix chaude de Kevin est bien mise en exergue sur ce nouveau single « Soulrise », et il est en écoute ici

 

Le Rideau Rouge : l’agenda (update 3/09/2022)

Écrit par
  • The Haze + Jam session
  • Mardi 06 septembre 2022 | 20h30
  • Concert Jam session
  • Pop
  • Grande salle
  • Valentine U - Album release
  • Mercredi 07 septembre 2022 | 20h45
  • Concert
  • Jazz
  • Grande salle
  • Nuits Rouges : BJ SCOTT trio + JAM rock by Mayki
  • Mardi 20 septembre 2022 | 20h45
  • Concert Festival 18 ans !
  • Blues, Jazz
  • Grande salle
  • Nuits Rouges : Maxime Blésin 4tet + ROZA
  • Mercredi 21 septembre 2022 | 20h45
  • Concert Festival 18 ans !
  • Jazz
  • Grande salle
  • [Jazz Tour]
  • Nuits Rouges : Fugu Mango + Govrache (FR)
  • Jeudi 22 septembre 2022 | 21h00
  • Concert Festival 18 ans !
  • Pop/Rock
  • Grande salle
  • [TV Com] [Antipode]
  • Nuits Rouges : The Diamond Dogs (Bowie tribute) + Rafikiz
  • Vendredi 23 septembre 2022 | 21h00
  • Concert Festival 18 ans !
  • Cover band
  • Grande salle
  • [TV Com] [Antipode]
  • RORI - Fête de la Fédération WB
  • Mardi 27 septembre 2022 | 20h30
  • Concert Jam session
  • Pop
  • Grande salle
  • [Fédération Wallonie Bruxelles]
  • Romain Helvétius
  • Jeudi 29 septembre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Pop
  • Grande salle
  • Purpleized
  • Vendredi 30 septembre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Reggae / ragga, Ska - fusion
  • Grande salle
  • Barbara Wiernik Ellipse quartet
  • Mercredi 05 octobre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Jazz
  • Grande salle
  • Raios
  • Jeudi 13 octobre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Musique du monde
  • Grande salle
  • Pauline Leblond Swing quartet
  • Mercredi 19 octobre 2022 | 20h30
  • Concert
  • Jazz, Swing
  • Grande salle
  • Bérode + Alexie
  • Jeudi 20 octobre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Chanson Française, Folk, Jazz, Pop
  • Grande salle
  • Ode + Brumes
  • Jeudi 27 octobre 2022 | 21h00
  • Concert
  • Pop/Rock, Rock
  • Grande salle
  • Izi Bla open mic expérience
  • Jeudi 03 novembre 2022 | 20h00
  • Concert
  • Hiphop
  • Grande salle
  • BAM trio !
  • Mercredi 09 novembre 2022 | 20h45
  • Concert
  • Jazz
  • Petite salle

https://www.lerideaurouge.be/

 

 

 

 

Emily Wells

Regards to the End

Écrit par

Texane de naissance mais établie à Brooklyn, Emily Wells a déjà accompli un sacré parcours. Quasiment inconnue chez nous, cette multi-instrumentiste, auteure-compositrice et vidéaste vient pourtant de graver son douzième opus, outre les nombreuses collaborations auxquelles elle a participé.

Tout au long de « Regards to the End », Emily Wells n’a rien de réjouissant à nous raconter… Et pour cause, elle explore des thèmes aussi brûlants que la crise du SIDA et le réchauffement climatique. Et elle ose même établir un parallèle entre les militants qui ont porté à bout de bras ces deux luttes. Ainsi, l’artwork de la pochette emprunte un cliché da photographe new-yorkais Alvin Baltrop qui dans les 70’s et 80’s a immortalisé sur pellicule les entrepôts de West Side Manhattan, lieux désaffectés mais fréquentés par bon nombre d’homosexuels. Et certains morceaux sont dédiés à des artistes et autres activistes de ces deux causes. « Come on Kiki » rend ainsi hommage à Kiki Smith, une artiste américaine. « Arnie and Bill to the Rescue », à Bill T. Jones et Arnie Zane, un couple de danseurs. « David’s got a problem », à David Wojnarowicz, artiste qui a dénoncé la passivité du gouvernement face à la crise du SIDA. Enfin, « Love saves the day » est dédié à David Buckel, avocat des droits civiques et militant écologiste qui s’est auto-immolé, pour attirer l’attention sur la crise écologique.

L’Américaine déverse ses incantations lyriques sur une pop sombre et magistralement orchestrée. Elle vient superposer des synthés, des nappes de chants ainsi que des instruments à vent et/ou à cordes. Lors des sessions, elle a cependant reçu le concours de quelques collaborateurs. Dont son père, préposé à l’orgue sur « Come on Kiki ».

Difficile de définir l’expression sonore d’Emily Wells. On pense parfois à celle de Björk ou à alors à l’univers plus gothique d’Emma Ruth Rundle. Si plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’assimiler les compos, elles finissent par se révéler accrocheuses et bouleversantes. Emily Wells : une personnalité qui mérite une attention particulière, tout comme sa musique, par ailleurs…

La Good Vibe : un studio d’enregistrement solaire mobile…

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Le DJ et producteur Joachim Garraud, qui est également le fondateur d'un des plus gros festivals de musique électronique en France ("Elektric Park"), mais aussi un geek absolu, a remodelé un tour bus à la taille XXL en studio d’enregistrement solaire mobile, en Californie, où il habite depuis 2012.

Ce studio à la pointe de la technologie qu'il a baptisé LA Good Vibe reste dans le même temps une habitation mobile, entièrement alimentée en solaire, assurant une totale autonomie pour partir enregistrer dans des endroits insolites.

Joachim Garraud y a enregistré un EP pop/rock, en compagnie du chanteur français Gaël Benyamin, qui sortira le 27 août prochain. Leur projet commun s'appelle California Road 101. Cet EP est un concept album rétro-futuriste en français, où le far west rencontre la musique électronique, autour d’un lieu (le grand ouest américain) ; une rencontre musicale (la funk et la soul de l’Amérique, mélangées aux innovations techniques de la French Touch), et des images à couper le souffle, pour une musique où le géologique et l'astronomie se rencontrent.

La Good Vibe

Le Clip “LAGOODVIBE THEME” de Joachim Garraud, c’est ici, celui de Gaël Benyamin, c’est

 

 

 

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