L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26651 Items)

Stéfi Celma

En oblique (Ep)

Écrit par

Stéfi nous livre Ep, « En oblique », une œuvre pleine de douceur, de chaleur, de délicatesse, à l’influence bossa nova.

Suave, sa voix se marie parfaitement à la musique, en grande partie acoustique.

Stéfi Celma, née le 9 octobre 1986 à Paris, est une actrice et chanteuse française. Mais c’est dans la musique qu’elle se sent complète, authentique, et qu’elle souhaite s’épanouir.

‘La musique est aujourd'hui pour moi le terrain de ma plus sincère expression. Mon métier de comédienne me faisant jouer des rôles à tour de rôle, ce projet portera mon nom, mon identité.’

À 5 ans, elle participe à L'École des fans de Jacques Martin, qu’elle mentionne dans le premier titre de son Ep, « Du love et de l’eau ».

Empreint de nostalgie et de mélancolie, il nous parle de la difficulté de dépasser ses doutes, de faire la paix. Heureusement elle a toujours eu de l’amour et de l’eau.

Coiffeuse ? ‘Non je ne suis pas coiffeuse. Pourtant à 6 ans, quand Jacques Martin me demandait si je voulais être chanteuse ou comédienne, je n'ai tout simplement pas osé lui dire oui. Je lui ai dit, fragile, que grande, je voudrais être coiffeuse. Personne de mon milieu social n'était chanteur ou comédien, personne ne gagnait sa vie en exerçant ce genre de métier...

Alors ce jour-là j'ai eu envie de rêver. J'avais le droit de rêver en fait. Je ne manquais de rien, j'avais le plus important ; j'avais « Du love et de l'eau »’…

« Maison de terre » laisse une impression cap-verdienne. La voix est posée, le rythme balancé.

Poétiques, les paroles de cette chanson sont écrites par Camille Yemblé.

À travers le texte de cette plage, Stéfi avoue qu'elle se remémore son séjour au Congo, un voyage qui l'a marquée.

En effet, la terre africaine a beaucoup de similitudes avec sa terre natale, la Martinique. Elle a rencontré des gens qui l'ont imprégné de bonheur et de joie.

La musique a été co-composée par Imani Assumani.

Le clip (à découvrir )

de la chanson réalisée par Ruben Alves, a été tourné au Portugal, à Lisbonne. C'est dans un décor très lumineux, simple et esthétique à la fois que l’artiste danse et chante en toute sensualité.

« Tabou », morceau fragile et touchant, a été écrit par Imani Assumani, Jean-Pierre Ntwali Mucumbitsi ainsi que Stéfi et composé par cette dernière et Imani Assumani.

Le titre dénonce les non-dits. Cette vidéo est disponible ici 

« Qui », interprété à la sèche, nous parle de la peur de partir avant l’être aimé et de celle d’être remplacé dans son cœur.

Oser présenter une chanson en se servant d’un seul instrument acoustique aujourd’hui est assez rare et ça fait du bien.

Caractérisé par ses paroles envoûtantes, qui roulent, et sa musique wah-wah chaleureuse, « Sur la bouche » nous donne envie de chalouper. La plage nous parle d’un amour à sens unique.

« En oblique », qui donne son nom à ce disque, nous gratifie, à nouveau, d’un plaisir uniquement acoustique à la guitare. Un peu de chœurs et un sifflement nous invite à vivre pleinement, sans peur du risque.

Profitons de cette belle sortie musicale et souhaitons longue et belle vie à Stéfi !

Méthode chanson

 

Peter Hook

Entre ombres et lumières

Écrit par

Peter Hook & The Light

Si la salle de la Madeleine a l’avantage d’être située à deux pas de la gare centrale, elle peut vite virer au cauchemar quand on s’y rend en voiture. On en a fait l’expérience, ce lundi soir, suite au nouveau plan de circulation –controversé– instauré au centre-ville de Bruxelles. Un lecteur prévenu (à la suite de cet article) en vaudra deux, dorénavant. En outre, le concert avait été avancé de 20h à 19h30 (NDLR : afin de le clôturer à 22h30 pour permettre aux navetteurs de prendre leur dernier train). Conclusion : on manque la première des trois parties du spectacle.

Le set proposé ce soir est en effet découpé en autant d’actes distincts. Le premier (le plus court, d’une trentaine de minutes), était consacré aux covers de New Order, section au cours de laquelle l’inévitable « Blue Monday » a servi d’ouverture.

Après une pause d’une dizaine de minutes, le band est de retour sur l’estrade. La bande au bassiste/chanteur Peter Hook entame alors deux sessions de sa première formation fétiche : Joy Division. D’une bonne heure chacune, elles sont consacrées aux albums « Unknow pleasures », puis « Closer ». Et chaque titre respecte le ‘tracklisting’ des elpees.

Vêtu d’un t-shirt pour touriste, sur lequel est imprimé le slogan ‘United states of Belgium’, le leader déclare brièvement, en remontant sur le podium : ‘Brussels is a very important place for us. It’s the first city where we played’ (NDR : si on ne tient pas compte du Royaume-Uni, il avait foulé les planches du Plan K en octobre 1979, avant d’y revenir en janvier 1980).

Le concert s’ouvre par l’indolent « Atmosphere », dont le climat plutôt religieux finit par devenir oppressant. Plus rythmé, « Disorder » suscite davantage d’enthousiasme au sein de la foule, et déclenche un pogo, mais limité à une dizaine de personnes. Il faut attendre « She’s lost control » et « Shadowplay » pour que l’ambiance monte d’un cran. En fait, le band alterne ces ambiances, oscillant de l’ombre à la lumière. La salle est souvent plongée dans l’obscurité, mais régulièrement l’éclairage et les guitares refont surface…

Après une nouvelle pause, place donc aux plages du second elpee, « Closer ». Le percutant « Atrocity exhibition » (NDR : c’est le titre du roman de J.G.Ballard, qui a d’ailleurs également inspiré le reste de l’opus) entame les hostilités. Et quel plaisir d’entendre l’intro de basse originale d’« Isolation », ce morceau ayant été accommodé à tellement de sauces différentes par des tas d’autres artistes (NDR : et notamment Therapy ?)

Au beau milieu de « Colony », Hook entame le refrain final en chuchotant ‘God in his wisdom made you understand. God in his wisdom took you by the hand’. Une partie vocale quasi-parfaite qui tranche avec le reste de la soirée, au cours de laquelle, sa voix plus rauque semblait accablée par la fatigue (NDR : à sa décharge, il faut reconnaître que le band vient d’accomplir, jusque mi-septembre, une longue tournée aux USA). Un chuchotement qui précède une dernière minute explosive. A contrario, les longs titres qui clôturent ce chapitre, « The eternal » et « Decades » nous replongent dans le climat déprimant entretenu, à l'époque, par Ian Curtis. Pas étonnant, dès lors, que de nombreux spectateurs quittent déjà la salle.

Ces derniers risquent d’avoir des regrets ; car enfin, Peter Hook et surtout le public vont se lâcher lors du rappel, en communiant au sein d’une ambiance positive et collective. Célébrant même au passage les 48 ans du claviériste. Plus rien à jeter cette fois-ci dans les « Dead souls », « Ceremony » (petite parenthèse de retour à New Order), « Transmission ». Et bien entendu, en final, l’inévitable « Love will tear us apart », résonnant tel un hymne repris en chœur par la foule, auquel le leader abandonne volontiers son chant (et son t-shirt qu’il lance dans la fosse, terminant torse nu), pour répercuter ses accords de basse cotonneux.

Bref, si ce n’était pas le meilleur set accordé par Peter Hook and The Light ce soir, ni le meilleur endroit, ni le meilleur public, c'était un plaisir d’avoir revécu une soirée cérémoniale proche de celle du groupe post-punk le plus culte. D’autant que les reports se sont multipliés et que l’attente a été longue. Ce concert avait été reprogrammé en septembre 2021. Mais alors que les nouvelles dates avaient été maintenues en Grande-Bretagne, et postposées en France (dont l’Aéronef de Lille) au mois de mai 2022, celle-ci avait été reportée radicalement d’un an. Soit après cette interminable tournée américaine qui a sans doute bien épuisé la formation…

(Organisation : Greenhouse Talent)

 

Quicksand

Quicksand veut faire table rase du passé…

Écrit par

Formé en 1990, Quicksand a splitté fin 1995, avant de se reformer en juin 2012. Son dernier elpee, « Distant Populations », est paru en 2021. Il vient de publier un nouveau single, « Giving The Past Away », avant une tournée avec Clutch et Helmet, pour promotionner son dernier opus. Dans la lignée de cet LP, la compo est portée par une ligne de basse tonitruante et un riff de guitare grondant pour un rock’n'roll brut de décoffrage.

Le clip de « Giving The Past Away » est disponible .

 

 

Altin Gün

En attendant le nouvel album d’Altin Gün…

Écrit par

Le sextuor turco-néerlandais Altin Gün publiera un nouvel elpee, en mars 2023. En attendant, il nous propose son nouveau single, "Leylim Ley", en écoute )

Les textes de cette chanson classique d'amour perdu et d'exil sont issus de la plume du romancier, nouvelliste, poète et journaliste Sabahattin Ali (1907 – 1948).

Même si sa vie a été brutalement écourtée, Sabahattin Ali a toujours une place très influente dans la littérature moderne de la Turquie. Son œuvre, limitée, a été traduite en musique, au théâtre et dans diverses œuvres littéraires. Ce poème, tiré de sa nouvelle "Ses" (1937), dont la musique est signée Zülfü Livaneli, a été adaptée par tant de personnes de milieux différents qu'il est devenu l'une des chansons turques les plus connues.

En concert :

11/04/23 : Anvers – De Roma
15/04/23 : PARIS – Le Trianon
16/04/23 : PARIS – Le Trianon
18/04/23 : LYON – Le Transbordeur

 

EggS (France)

Des années paillettes pour EggS

Écrit par

Inspiré par l’indie pop des labels Flying Nun et Sarah Rcds, EggS est né à Paris, en 2018. Porté par une vision sans concession héritée de Television Personalities, alors influence notable du groupe, le quatuor compose rapidement une poignée de titres au charme immédiat, entre guitares jangly et claviers cabossés.

Après un Ep en vinyle 10 pouces, deux singles et une K7 (« An Unexpected Christmas Gift »), le groupe décide d’enregistrer un album. En outre, il sortira sur le Prefect, le label de Mark Dobson, batteur du groupe légendaire, Field Mice. Il s’intitulera « A Glitter Year ».

Depuis ses débuts, le son du combo a évolué et de nouveaux membres sont venus rejoindre le line up.

Un premier LP à l’image d’EggS : ses 12 titres semblent constamment suspendus dans un équilibre fragile entre grâce et chaos, une pop bricolée, touchante, sincère et hors du temps.

Le clip de « Local hero » est disponible

 

 

HEADKEYZ

La cage et la couronne de HEADKEYZ

Écrit par

HEADKEYZ sortira son tout premier opus, « The Cage & The Crown : Chapter I », ce 25 novembre 2023.

Album pré-apocalyptique, sombre, tourmenté, engagé et enragé, il constitue le premier volet d’un concept qui dresse le bilan d’un monde fou et instable ayant atteint le point de rupture.

Le Mastering : une idée un peu folle de faire masteriser une série limitée de vinyles à Los Angeles par Howie Weinberg, mondialement reconnu pour avoir remporté plus de 20 Grammy Awards et 76 nominations (Nirvana, Jeff Buckley, Deftones, The Smashing Pumpkins etc…), fait peu à peu son chemin. NB Records prend donc contact avec Howie qui répond aussitôt à la demande du label, emballé par le projet. Un deuxième mastering, volontairement plus moderne et destiné aux plateformes et à l’édition CD, sera réalisé au Studio La Source à Paris par Jean-Pierre Chalbos (Gojira, Simple minds, Pleymo, Shaka Ponk… etc.)

Visuellement, “Killing God” met en avant de manière métaphorique la dualité entre l’Homme et Dieu, le maître et le sujet. Le code couleur accentue cette dualité et représente également la marque de fabrique de HEADKEYZ. La première lecture tend vers quelque chose d’assez binaire mais le fait que le noir apparaisse au fur et à mesure du clip peut avoir plusieurs sens.

Issu de cet LP, « The killing god » est disponible en clip,

 

Benny Sings

Benny Sings est le seul et l’unique…

Écrit par

Benny Sings est un artiste batave, dont le dernier elpee, « Music », paru en 2021, avait reçu le concours de Mac DeMarco,Tom Misch et PJ Morton, entre autres. Il nous revient avec un nouveau single, « The only one », pour lequel il a bénéficié de la collaboration de son claviériste Adam Bar-Pereg pour l'écriture et la production du titre, enregistré dans leur ville natale d'Amsterdam.

Le single est en écoute ici

Selon Benny Sings, « The Only One » raconte l'histoire d'un homme qui perd le contact avec la réalité et est (à nouveau) obsédé par une femme. De son propre aveu, le processus de création du single a été totalement organique et sans faille.

Movulango

Movulango regarde au plus profond de lui-même…

Écrit par

Le nouveau membre de la famille DEEWEE, Moses Mosuse aka Movulango, musicien et producteur belge de 25 ans, a partagé son clip rêveur du single principal « The Peak ».

La chanson figure sur l'Ep « Mirror in Man », cinq morceaux de jams folk psychédéliques, d'electronica woozy et de beats en boucle, qui sortira le 18 novembre. Ce jour-là, Movulango se produira également au festival de musique Fifty Lab à Bruxelles.

Voir le clip ici

La vidéo a été réalisée par le Belge Bob Jeusette. À propos du concept, il a déclaré : ‘L'intention pour la vidéo était de créer une sensation d'autre monde avec le tempo dynamique de la mélodie’.

En concert

27/10 - Café Café, Hasselt
28/10 - Cactus Muziekcentrum, Brugge w/ Charlotte Adigéry & Bolis Pupul (SOLD OUT)
29/10 - Trix, Antwerpen w/ Charlotte Adigéry & Bolis Pupul (SOLD OUT)
18/11 - Fifty Lab Music Festival, Bruxelles

 

MoonStone

MoonStone et l’envers du miroir…

Écrit par

MoonStone est issu de la région du Centre (La Louvière). Il reconnaît pour inspiration majeure, des groupes comme Nothing But Thieves, Muse et Royal Blood. Ses lyrics sont interprétés en anglais.

Fondé en 2019, la formation s’est enrichie d’un nouveau membre. En remportant le concours l'Envol des Cités, elle a pu se produire aux Fêtes de Wallonie avec Ykons et Typh Barrow mais surtout a été programmés au Festival de Ronquières, cette année. Son premier elpee est paru le 7 septembre 2022. Il s’intitule « Mirror ».  

Son single, « Lay down » est disponible en clip ici et l’after movie du festival de Ronquières,

 

 

Spain

Le monde en bleu de Spain…

Écrit par

Fondée en 1993, Spain est une formation californienne drivée par le chanteur/bassiste Josh Haden.

Sa musique a été décrite comme de l’indie pop slowcore americana free jazz. Son dernier opus, « Mandala brush », remonte à 2018. On se souvient surtout de son premier elpee, « The Blue Moods of Spain », gravé en 1995, qui avait marqué toute une époque.

L’album « World of blue » est paru ce 21 octobre 2022. Il ne s’agit pas d’un nouvel opus, mais d’enregistrements inédits sur un 16 pistes qui datent d’avant 1995.

Issu de cet LP, le titre maître est disponible sous forme de clip

 

 

The Mysterines

Toutes ces choses de The Mysterines…

Écrit par

C’est ce 4 novembre que paraîtra l’Ep ‘live’ de The Mysterines, "All These Things", enregistré au Rough Trade East à Londres. C'est actuellement l'un des groupes de rock les plus excitants du Royaume-Uni. Après avoir assuré les premières parties de la tournée des Royal Blood en 2022, il s’est vu confier maintenant la tâche d'ouvrir les shows pour Arctic Monkeys au Royaume-Uni en 2023.

Son premier elpee, "Reeling", est sorti en mars et a été réalisé sous la houlette de la productrice Catherine Marks (Wolf Alice, The Big Moon, PJ Harvey).

Le clip du titre maître de cet Ep est disponible ici

 

 

Tramhaus

Les aspirations de Tramhaus…

Écrit par

Tramhaus est une formation batave (Rotterdam) responsable d’un post punk hypnotique inspiré par des groupes tels que Viagra Boys et Pissed Jeans. Sur les planches, les mouvements de danse impeccables du chanteur Lukas Jansen combinés à des guitares éreintantes et un jeu de batterie impulsif, donnent à ses concerts une dimension presque frénétique. La formation sortira un Ep ce 3 novembre 2022. Intitulé « Rotterdam » (ben tiens !), il est doublé d’un clip disponible baptisé « Make it happen », disponible

En concert

3/11 - L'Hydrophone - Festival les indisciplinés - Lorient

8/12 - Les bars en trans – Rennes

Eosine

Le côté celtique d’Eosine

Écrit par

« Ciarán », c’est le nouveau single d’Eosine qui paraîtra ce 28 octobre 2022. Il figurera également sur un Ep 4 titres mixé et masterisé par Mark Gardener (Ride) dont la sortie est prévue pour février 2023. La musique d’Eosine mêle guitares et harmonies vocales dans un style dreampop shoegaze élégant, profond et puissant présentant de forts contrastes entre ombre et lumière.

Pour regarder et écouter le clip vidéo de ce single, c’est ici

Le groupe liégeois se produira en concert dans le cadre de la demi-finale du Concours Circuit, ce 29 octobre 2022, au Reflektor à Liège.

Wet Leg

Trop court !

Écrit par

Wet Leg, c’est avant tout les chanteuses/guitaristes/compositrices Hester Chambers et Rhian Teasdale, deux filles issues de l’île de Wight qui ont décroché un tube fulgurant, en 2021, « Chaise longue ». Après avoir publié quelques singles, le groupe grave son premier elpee, en avril 2022. Un éponyme. Le band devient carrément hype grâce à son succès critique et commercial, mais aussi son humour très second degré qu’il injecte dans ses chansons et ses clips vidéo. L’occasion était donc belle d’aller voir ce que le combo avait dans le ventre, ce vendredi 21 octobre, à l’Aéronef de Lille. Et la salle est presque comble pour accueillir la nouvelle sensation britannique…

Vers 21h05, les baffles crachent un air celtique, puis la formation débarque sur le podium. Les deux filles ont certainement dégoté leurs jupes sur un marché aux puces. Courte pour Hester, longue pour Rhian. Elles portent également un body de couleur noire, la première laissant apparaître un dos nu. La première est coiffée d’un bonnet en forme d’oreilles de chat et chaussée de bottes. La seconde est montée sur des godasses à semelles compensées (NDR : vulgairement appelées ‘écrases-merde’). Le tandem est soutenu par un trio de barbus chevelus. En l’occurrence, un drummer (très en retrait), un bassiste et un guitariste/claviériste.

Le quintet ouvre le set par « Being in love » et embraie par le libidineux « Wet dream », mais on ne peut pas dire que le résultat soit « Convincing ». C’est sympa, mais ça manque de punch et surtout de présence sur scène. Les donzelles se lancent dans une forme de yodel sur « Supermarket », en balançant des ‘high’ sinusoïdaux.  Il faut attendre « I want to be abducted », moment au cours duquel Hester abandonne sa gratte afin de se consacrer exclusivement au micro, pour assister à davantage de mouvement sur les planches. Néanmoins, il faut reconnaître que Hester possède une très jolie voix, un peu argentine. Elle signale être de retour d’une tournée aux States et être heureuse d’être de retour en Europe. Les morceaux sont courts et dépassent rarement les 3’. Plus punchy et mordant, « Oh no » se distingue par ses sonorités de grattes stridulantes. Et le contagieux « Ur mum » se nourrit d’excellent échanges de cordes, le tout ponctué de cris primaux. Pendant « To late now », les deux filles tournent sur elles-mêmes (NDR :  Hester a ôté son bonnet de félin), morceau caractérisé par des tonalités de grattes surf et un synthé aquatique. L’ambiance dans la fosse commence à décoller. Et chargé d’intensité électrique en spirale, « Angelica » incite certains audacieux à se lancer dans l’exercice du crowdsurfing. A cet instant, la musique nous replonge en pleine période ‘riot grrrlll’, dans l’esprit des Breeders, Veruca Salt ou encore Blake Babies.

Wet Leg a enfin trouvé la bonne carburation et nous délivre l’inévitable et rafraîchissant « Chaise longue » (NDR : dont le groupe vient de sortir un clip en français). Les guitares sont débridées. Le public reprend en chœur les ‘Excuse me… what ?’ Et puis, alors que le set commençait à décoller, le quintet tire sa révérence. Les lumières se rallument et on entend le « Careless Whisper » de Georges Michaël, pendant que les roadies commencent à démonter le matos. Frustrant ! Une heure de concert en tout et pour tout. C’est trop court !

Voir aussi notre section photos ici

Setlist 

Being in love

Wet dream

Convincing

Supermarket

Red eggs

I want to be abducted (by a UFO)

Obvious

Oh no

It’s a shame

Piece of shit

Ur mum

Too late now

Angelica

Chaise longue

(Organisation : Aéronef)

Shannon Lay

Geist

Écrit par

L’ex-guitariste de FEELS poursuit une carrière solo qui monte en puissance. Et elle le démontre sur son cinquième opus (NDR : le quatrième pour Sub Pop !).  « Geist » (NDR : qui signifie ‘esprit’, en allemand) constitue un long playing introspectif et éthéré rappelant l’œuvre de Nick Drake. Pour enrober son folk, elle a pu bénéficier du studio de Jarvis Taverniere (guitariste de Woods) ainsi que de la collaboration du multi-instrumentistes Ben Boye (Bonnie Prince Billy, Ty Segall), de Devin Hoff (Sharon Van Etten, Xiu Xiu, Julia Holter) ainsi que de Ty Segall qui prodigue quelques soli de guitare sur « Sur » et « Shores ».

Si à première écoute, cet LP peut paraître minimaliste, en l’écoutant attentivement, on décèle une instrumentalisation riche et parfaitement dosée qui met en exergue la sèche et les susurrements de Shannon Lay. Sa voix douce et aérienne est susceptible d’anesthésier. Une apesanteur que l’on perçoit tout au long de « Geist ». Parmi les dix morceaux, on épinglera le chant a capella adopté sur « Awaken and Allow » qui rappelle les origines irlandaises de la Californienne en nous entraînant au cœur des pubs celtiques. Notons également la délicate reprise du « Late Night » de Syd Barrett. En rendant hommage aux esprits, Shannon Lay nous propose l’un de ces albums les plus aboutis à ce jour.

Ozzy Osbourne

Patient number 9

Écrit par

Ozzy n’est pas en très bonne santé. Les dernières photos prises au vol ou même publiques le montrent tel un vieillard voûté agrippé à sa canne, portant le poids de sa maladie de Parkinson et des diverses opérations du dos qu’il a dû subir au cours des derniers mois, dans un climat covidien anxiogène qui a vraisemblablement dû décupler d’autres traumatismes dans le psychisme déjà hypocondriaque et torturé du Prince des Ténèbres.

Après une intro inquiétante parsemée de cris et de râles en tout genre, le titre maître –qui bénéficie d'une mise en forme parfaite, comme tous les autres d'ailleurs– commence sur un tempo quelque peu allègre, à la limite dansant, pour rebondir sur un refrain vraiment accrocheur porté par la voix lancinante d'Ozzy et la guitare efficace de Jeff Beck. Ce virtuose de la sixcordes participe à deux plages et Eric Clapton à une. Il n’y manque plus que Jimmy Page et les trois plus célèbres gratteurs à avoir sévi chez les Yardbirds étaient de la partie.

Parmi les autres collaborateurs, on épinglera, notamment, le concours de Zakk Wylde (sur 4 morceaux), Tony Iommi (son fidèle comparse du Sabbath pour 2 pistes) et Mike McCready (Pearl Jam).

‘Je ne mourrai jamais, car je suis immortel’, clame Ozzy Osbourne sur la deuxième piste, le très percutant « Immortal », qui s’autorise une petite intro inspirée d’« Immigrant Song » du Led Zep.

Ce n'est pas la dernière fois que le patient numéro 9 évoque la supercherie de la mort : ‘Je sors de ma tombe... tu vas voir mon visage’, s’exclame-t-il sur « No Escape From Now », tandis que « One Of These Days » le pousse au suicide ; mais il ne mourra jamais. On pourrait affirmer que cette situation est normale et dérive des sornettes surnaturelles imaginées Ozzy Osbourne depuis les prémisses de Black Sabbath…

« Patient Number 9 » est un elpee qui est parsemé de voix d'hommes adultes malveillantes que l’on rencontre habituellement dans les films d'épouvante. Une autre compo traitant de la décomposition s’achève par les mots ‘J'aime les vers’, dans un fort accent de Birmingham.

Osbourne a donc tout organisé pour mettre un terme final à sa carrière : une tournée d'adieu, un album de retrouvailles en compagnie de Black Sabbath, motivé par la conclusion de sa carrière au sein de la formation, et dans la foulée une tournée baptisée ‘The End’. Pourtant, tout le monde imaginait que le précédent elpee solo d'Osbourne, « Ordinary Man », paru en 2020, serait son dernier. Mais deux ans plus tard, il rappelle le producteur de cet LP, Andrew Watt, qui manifestement prend son pied en studio en s’autorisant des effets vocaux à la « Planet Caravan » pendant « No Escape From Now » et en permettant à Eric Clapton de s’illustrer sur « One Of These ». Dans un style (cette pédale wah-wah !) bien plus proche de son travail pour The Cream que de son œuvre solo.

Indiscutablement, le maître du néant a toujours une voix bien timbrée et imposante. Et la force des mélodies ici développées est impressionnante.

Epique, le titre maître est un long single de plus de sept minutes. Du métal léché mais juste et équilibré qui respecte la tradition en invitant Jeff Beck le temps d’un solo. Le tout ponctué de quelques discrets arrangements ainsi que d’explorations contemporaines et post-psychédéliques signés Andrew Watt. Andrew, c'est le nouvel exécuteur des (basses) œuvres du Maître, ici véritable directeur artistique, multi-instrumentiste, guitariste et surtout producteur de ce treizième album. Malgré tous ses problèmes, Ozzy conserve la première fraîcheur de sa voix qui n’a pas changé malgré le poids des années. Il y a fort à parier que ce coup de maître (certes collectif...) figurera, quand on prendra davantage de recul, parmi les œuvres essentielles de l’excentrique anglais enfin revenu au premier plan au moment où la Reine d’Angleterre disparaissait…

Gaëtan Roussel

Dans l’esprit de Louise Attaque…

Écrit par

Gaëtan Roussel a publié son nouvel album solo, « Est-ce que tu le sais », en mars de l’an dernier alors que Louise Attaque va également en proposer son cinquième, le 4 novembre prochain, six longues années après avoir gravé « Anomalie ». Il s’intitulera « Planète terre ». Puis, le groupe repartira en tournée. Quinquagénaire depuis quelques jours, Gaëtan se produisait à l’Aéronef de Lille, ce mardi 18 octobre 2022. Le concert est sold out, et il faut avouer qu’en débarquant dans la salle, il y a du monde partout. Au balcon, bien sûr, mais également sur les escaliers, tant internes que côté hall.

Les lumières s’éteignent, et dans le noir, on remarque la présence d’un guitariste, sur la gauche du podium qui aligne quelques arpèges, presque en boucle alors qu’un personnage traverse la salle en agitant une torche électrique. Puis on entend la voix de Gaëtan Roussel qui s’adresse à la foule en demandant si elle est prête. En bref, il la chauffe. Applaudissements, acclamations et outre le sixcordiste et l’Aveyronnais, qui le plus souvent va s’accompagner à la sèche, on découvre la présence d’un drummer, d’une claviériste et d’un bassiste. Il présente déjà ses musiciens. Et le set de commencer par « Est-ce que tu sais ? ». Derrière le quintet on remarque la présence d’un jeu de lumières constitué de fenêtres, comme celles d’un building, dont la couleur va changer tout au long du show ; et puis au plafond des points d’interrogation inversés sont suspendus (NDR : c’est sur l’artwork de la pochette du dernier elpee). Ils vont également s’illuminer selon les morceaux et déjà pendant « Je me jette à ton cou » (NDR : Daniel Auteuil figure dans le clip vidéo consacré à ce morceau).

Roussel est un fameux showman et il tient son auditoire dans le creux de sa main. Pendant « Si on marchait jusqu’à demain », une compo de Louise Attaque –et la setlist va en dénombrer de nombreuses– les spectateurs commencent déjà à frapper dans les mains, gestes qu’ils vont reproduire tout au long du spectacle.

Avant d’embrayer par « Les Nuits parisiennes », Gaëtan propose de la transformer en nuit lilloise et invite la foule à bondir tout en levant les mains afin qu’il puisse prendre une photo, opération qu’il va d’ailleurs reproduire en fin de concert. Pendant « Dis-moi encore que tu m’aimes », les clappements de mains réveillent le souvenir de concerts d’Indochine.

Roussel nous raconte qu’il voyage de ville en ville en dormant dans le tour bus. Il se réveille dans la suivante et avoue que les matins sont parfois difficiles. Introduction idéale pour « Les matins difficiles ». Il souhaite alors illuminer la salle d’étoiles et demande à l’auditoire d’agiter les smartphones après les avoir allumés. A force d’être reproduit, ce panorama devient de plus en plus banal…

« Tu ne savais pas » est une chanson émouvante qui parle du fil de l’existence, depuis la naissance, jusqu’à la mort…

Il a composé « Il y a » pour Vanessa Paradis et en délivre une superbe version. Les différents musiciens excellent sur leurs instruments, mais le guitariste a parfois tendance à en remettre une couche. Il doit probablement être issu de l’univers du métal… si vous comprenez l’allusion… et rien à faire, le violon d’Arnaud Samuel est irremplaçable.

Le bassiste se plante derrière un orgue et en extrait des sonorités d’église pour « J’entends des voix », une compo autant techno que métallique. Surprenant !

Plus surprenant encore, sa version de « J’envisage » de Serge Gainsbourg, une chanson qu’il avait composée pour Alain Bashung. Roussel emprunte les inflexions de Fred Franchitti, le chanteur d’Astonvilla, pour ce morceau hypnotique, presque techno, au cours duquel de petites loupiotes placées au-dessus des musiciens clignotent en rythme, pour rendre l’ensemble plus robotique.

Gaëtan s’assied sur un retour de scène et attaque « La colère » (NDR : le clip met en scène Kad Merad dans le rôle de personnes différentes courroucées), un peu à la manière d’un Charlélie Couture (NDR : ils ont tous les deux la même coupe de cheveux !) ; mais cette superbe ballade monte alors en crescendo au moment où il se lève pour entamer un final somptueux. L’artiste explique que cette chanson, il avait voulu, au départ, l’améliorer, parce qu’à sa grande surprise, elle était calme ; puis au bout du compte, il l’a laissé ainsi… et puis en fin de parcours, elle gronde…

Le bassiste adopte une ligne de basse cold, un peu à la manière de Simon Gallup (Cure) sur « Chaque jour reste le nôtre », alors que le sixcordiste plaque des accords funkysants.

Le set s’achève par « J’t’emmène au vent », encore un titre de Louise Attaque, et Gaëtan module les voix de la foule qui la reprend en chœur, tout en lui demandant de tout donner, un exercice qu’elle va accomplir a cappella.

En rappel, Roussel revient seul armé de sa sèche pour interpréter « Je vous trouve un charme fou », une chanson qu’il avait composée pour Hoshi. Les musicos sont de retour pour « Le temps passe », un titre du répertoire de Lady Sir, un des projets de l’artiste. Le show va s’achever par « Help myself (nous ne faisons que passer) », compo pour laquelle le bassiste exécute un solo de batterie sur une caisse claire. La foule est en délire. Gaëtan représente une nouvelle fois ses musiciens, en demandant de les applaudir, remercie l’ingé son, le responsable du light show, etc., et même le chauffeur du bus.

C’est bras-dessus, bras dessous, que le quintet salue la foule, au son du « Get back » des Beatles.

Franchement votre serviteur ne s’attendait pas un concert d’une telle intensité, ayant été déçu lors du passage de Gaëtan Roussel, dans le cadre du festival de Dour, en 2011. Une intensité qui avait pourtant déjà alimenté celui de Louise Attaque, le 6 décembre 2005 (à lire ou à relire ), toujours à l’Aéronef…

(Organisation A Gauche de La Lune)

 

Lous & The Yakuza

Les atomes de Lous And The Yakuza…

Écrit par

Lous and The Yakuza annonce la sortie de son second album, « IOTA », qui paraîtra ce 11 novembre 2022. Ce nouvel opus permet à Lous de se pencher sur son âme et la positionne à nouveau comme un nom établi dans le paysage musical. Créative et touche-à-tout, Lous est déterminée à suivre sa propre voie. Dans ce projet, elle propose un son éclectique et dénué de tout cynisme : un pur reflet de son monde intérieur et un aperçu d'une artiste aux mille influences différentes, capable de prendre ses propres décisions et de rejeter toute étiquette.

L'album est une ode à l'amour dans sa forme la plus rare. Ce qui reste quand la passion s'évapore. Les titres dessinent un voyage tourbillonnant à travers les épanchements et les déceptions, suivant les traces des épreuves romantiques de Lous comme des pétales arrachés à une tige. Ils m'aiment, ils ne m'aiment pas, ils m'aiment beaucoup, ils ne m'aiment pas du tout...

Vendredi dernier, Lous And the Yakuza a dévoilé « Hiroshima », un dernier extrait de son prochain opus. L'artiste belge apparait dans une performance live pour la première édition française de Vevo LIFT et nous introduit à son univers visuel. L'artiste a travaillé en étroite collaboration avec Vevo pour créer un espace atypique inspiré par le monde théâtral et imaginatif des animés. L'ensemble de la décoration adresse un gros clin d'œil à la série japonaise de mangas Galaxy Express 999 que Lous adore.

Le clip « Hiroshima » est à découvrir ici

 

The Inspector Cluzo

L’horizon de The Inspector Cluzeau (Cluzo)

Écrit par

« Horizon », c’est le titre du nouvel elpee de The Inspector Cluzo quoi sortira en 2023. C’est également celui du nouveau single.

The Inspector Cluzo (T.I.C.) est un duo rock/blues originaire de Gascogne (FR). Formé en 2008 par le chanteur/guitariste Lacrouts et le drummer Mathieu Jourdain, il compte 30 années d’existence. Depuis 2008, le tandem a sorti 8 albums sur son propre label ; ils sont entièrement autofinancés et organisés ‘en famille’, 100% DIY (Do It Yourself). Cependant, l’activité principale des musicos reste l'agriculture biologiques. En outre, ils élèvent des oies.

Le très attendu 9ème LP « Horizon », produit par Vance Powell (Raconteurs, Stapleton, Jack White) sortira fin janvier 2023.

Même si l'agriculture fait aujourd'hui l'objet d'un ‘green washing’, ce qui signifie que les véritables initiatives dans ce domaine sont quelque peu mises en veilleuse, l'espoir demeure. On retrouve ce concept dans la chanson "Horizon" :

Selon le band, ce morceau était prévu pour le premier LP, paru en 2008, mais il est resté dans les cartons. Il a fallu 15 ans pour terminer les paroles. La formation a pris le temps de trouver les mots justes pour exprimer sa philosophie de vie.

Le clip de « Horizon (Drawings/Paintings by Marc Large - Animation by Maxime Cazaux) est disponible

 

 

Mélanie Isaac

Paradis Nord (single)

Écrit par

Comment ne pas tomber sous le charme du single « Paradis Nord », signé Mélanie Isaac ?

Un rythme chaloupé, un superbe texte poétique. Un beau clip, sobre et efficace (à découvrir )

Le titre commence par une montée sonore pour faire entrer les instruments et des chœurs qui nous accrochent directement. Le ‘hook’ ou crochet fonctionne. Ce gimmick reviendra en fin de chanson pour le plaisir de nos oreilles. Une ambiance aérienne, une guitare sèche, une batterie et une mélodie qui s’installe dès les premières notes.

Des instruments tels que la basse, le piano et le synthé s’ajoutent au fil du titre et l’habillent habilement.

Ce single baigne au sein d’une ambiance réminiscente de Bashung.

Le texte, écrit par Mélanie Isaac, permet de deviner, de manière sensible, l’envie de réduire une distance entre deux cœurs. Le portrait d’une idylle vécue dans un pays nordique, « Paradis Nord », où le soleil se fait rare.

Le clip dessine ‘Une silhouette égarée, que l’on devine dans les rafales de La Panne’. Des fleurs jetées à la mer pour son amour lointain, refoulées sur la plage, la tête dans le ciel, le corps dans les dunes et les vagues.

Cette chanson a été enregistrée et arrangée en compagnie de Julien Lebart dans un studio du Sud de la France, à Rivesaltes. Elle a ensuite été mixée et masterisée par Erwin Autrique à Bruxelles, puis mise en images par Mathilde Warnier à la côte belge.

 Ce single annonce la venue d’un bel événement, le nouvel album « Surface », qui paraîtra le 22 avril 2022.

On a vraiment hâte d’entendre la suite.

En attendant, elle se produira en concert :

19/03 Saint Gilles (BE) - Cellule 133
25/03 Jupille (BE) - Salle Prévers
09/06 Saint André Lez Lille (FR) - Le Zeppelin
23/07 Francofolies de Spa (BE)

Méthode chanson

 

Lou K

Nazareth (Single)

Écrit par

Quel bonheur d’entendre, à nouveau, Lou K ! Le projet, 100% féminin, est porté par Lucie Lefauconnier au chant et à la guitare, accompagnée par Alice Vande Voorde à la basse, Leslie Gutierrez à la batterie, et Thècle Joussaud au violoncelle. Il propose un rock garage aérien et mélancolique dans la langue de Molière.

Poétique, le texte de « Nazareth » nous parle d'amour, de distance et de douleur à se trouver.

Les paroles sont belles, travaillées, chargées d’images et de mystère. On aimerait en savoir plus. Heureusement, Lou K en dévoile davantage sur sa page Facebook : ‘C'est une chanson remplie d'émotion et j'ai parfois du mal à en parler parce qu'elle a beaucoup d'histoires en une seule. Je la trimballe depuis des années, comme un vieux sac à dos. J'espère qu'elle vous raconte quelque chose, quelque part à l'intérieur, et qu'elle peut réconforter celles et ceux qui l'entendent ainsi.’

Certains détails sont ingénieux, comme celui d’achever la chanson par le refrain sans en dire la fin. Un régal !

La musique est bien balancée et épouse parfaitement le texte. Empreinte paradoxalement de douceur et de puissance, la voix de Lou K oscille du grave aux aigus.

Pour découvrir le clip, c’est ici

Lou K se produira en concert ce 18 octobre 2022 dans le cadre de l’Overdrive Festival au Het Depot à Louvain, en Belgique.

Le projet est prometteur. On a hâte de découvrir la suite.

Méthode chanson

 

 

Page 71 sur 860