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Air Waves

En attendant Air Waves…

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Air Waves, c’est le projet de Nicole Schneit, dont le cinquième opus, « The Dance », paraîtra ce 9 septembre 2022. Enregistré aux studios ‘Figure 8’ à Brooklyn, NY, cet elpee a bénéficié du concours de Skyler Skjelset (Fleet Foxes, Beach House), Luke Temple (backing vox, arrangements supplémentaires), Brian Betancourt (Hospitality, Sam Evian), Cass McCombs (backing vox sur « Alien »), Rina Mushonga (backing vox), Frankie Cosmos (backing vox), Lispector (backing vox), David Christian (batterie), Ethan Sass (guitare, synthé) et Ben Florencio (batterie).

La musique d'Air Waves est à la base magnifiquement simple, immédiatement accessible et totalement addictive.

Sur cet LP, Schneit a décidé d’ouvrir sa musique à un sens plus fluide de l'espace et du mouvement, tout en gardant son regard lyrique entre le personnel et le politique, du spécifique à l'universel, avec une franchise et une suggestion proches du haïku.

Paru en single, "Wait" explore les problèmes de concentration, quelque chose qui prend racine dans l’enfance, ainsi que la nécessité de ne pas en faire trop et d'apprécier la simplicité d'une chose. Et la version en clip vidéo est disponible ici

 

 

SRSQ

SRSQ toujours en panne ?

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SRSQ, c’est le projet de l’ex-Them Are Us Too, Kennedy Ashlyn, Et elle sortira son second elpee, « Ever Crashing », ce 19 août 2022.

Il est le fruit d’un travail de 3 ans, mais surtout un travail réalisé sur elle-même, quand elle a découvert qu’elle était bipolaire. ‘Je suis devenue moi-même en faisant ce disque’, déclare-t-elle.

Kennedy Ashlyn y synthétise ses luttes et ses peines personnelles dans des hymnes émouvants et rédempteurs.

Son nouveau single « Used To Love » parle d'essayer de rallumer une flamme mourante, de faire le deuil de quelque chose que vous n'avez pas encore perdu mais que vous sentez s'éloigner, révèle Ashlyn. Et d’ajouter ‘C'est simultanément très personnel, mais universellement pertinent, car nous cherchons tous à nous accrocher aux proches et à nos moments les plus précieux.’

En attendant, les clips de « Saved for Summer », « Used to Love », et « Abyss » sont disponibles en cliquant sur leur titre.

 

Leftfield

Les pulsations de Leftfield

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Leftfield vient d'annoncer la sortie de son nouvel opus "This Is What We Do". Il paraîtra ce 2 décembre. Après une longue pause de près de sept années, ce sera le quatrième en 28 ans d'histoire pour un des groupes considérés comme pionnier de la musique électronique anglaise.

"Pulse" est le premier titre qui en est extrait. ‘Je voulais que "Pulse" soit la première déclaration du nouvel album. C'était fort. Une piste de danse. Humain. Positif. Et j'adore la basse. C'est Leftfield’, a déclaré Neil Barnes.

Le clip est disponible

Le fidèle ingénieur du son, Adam Wren, s’est chargé de la mise en forme. En outre, l’elpee a reçu le concours de quelques invités, dont Grian Chatten, le frontman de Fontaines D.C.

Leftfield a été à la pointe de la musique dance au début des eighties, publiant des long playings qui sont devenus, pour certains, une influence majeure, sur de nombreuses formations électro. Son premier LP, "Leftism", est d’ailleurs considéré comme l'un des albums électroniques les plus avant-gardistes jamais publiés.

 

Tropical Fuck Storm

Un maxi single en cassette pour Tropical Fuck Storm

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Une cassette maxi-single de Tropical Fuck Storm paraîtra ce 26 août. Son titre ? « Mooburn ». En attendant le combo australien nous propose un extrait, sous la forme de single, en l’occurrence une reprise de « Ann » des Stooges. C’est la bassiste Fiona Kitschin qui se réserve le micro et la partie de guitare brûlante de Ron Asheton a été remplacée par un collage sonore détraqué de guitares, de bruits de sirènes et d'électronique. Le morceau bénéficie d’un clip vidéo réalisé par Sam Mapplebeck, que Gareth Liddiard de TFS qualifie de ‘clip de rétrécissement de concert miniature, bricolé et explosif. Et il est en écoute

En concert

10/09/2022 – Botanique, Bruxelles

 

A Slice of Life

A Slice of Life hebdomadaire…

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A Slice Of Life est un groupe post-punk belge formé en 2016. Leur son a un côté sombre et mélancolique avec une touche de rock alternatif indéniable. Le chant apporte des réminiscences des grandes voix sombres de Robert Smith, Andrew Eldritch et même David Bowie.

« Seven Days » est le premier extrait du nouvel album qui sortira plus tard dans l'année. Le single est accompagné d'une vidéo et elle est à voir et écouter

 

 

 

Chuki Beats

Les cassettes cosy de Chuki Beats…

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Le producteur belge Chuki Beats a sorti son deuxième album, « Cozy Tapes », ce 29/07/2022. L'œuvre est une collection de morceaux instrumentaux où le croisement entre le hip-hop et l'électronique n'est jamais loin. Ce nouvel opus paraît exactement un an après son premier elpee, « INSIDEOUT », auquel collaboraient notamment Pregnant Guy, Sofiane Pamart, Yung Mavu, Frenetik et Charles.

Plus tôt en juillet, Chuki a dévoilé le single « Can't Stop », une chanson estivale et entraînante qui a immédiatement donné le ton au reste du projet.

Cet été, les chansons seront interprétées pour la première fois dans un tout nouveau set live sur la scène principale des Lokerse Feesten le 05/08/2022 à 19h00 et sur le Dance Hall Pukkelpop à Hasselt le 19/08/2022, où il invitera de nombreux guests !

Le clip de « Can’t stop’ est disponible

 

 

Les Gens d'Ere 2022 : samedi 30 juillet

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Seconde journée aux Gens d'Ere. Les conditions climatiques tiennent leur promesse. Le ciel est d'un bleu azur. Ce qui semble plaire au public qui préfère la bronzette sur les transats installés partout sur le site. Il y a comme un air de Saint-Trop', le côté prout-prout en moins. Car ici pas question de se prendre au sérieux, la détente est au centre des débats.

Cette seconde journée est essentiellement placée sous le signe des covers. Pour schématiser, c'est le terme employé lorsqu’un groupe réalise une nouvelle version d'un morceau obtenue à partir d'un original.

Ce genre de groupes fleurit. Si certains font preuve d'une technique musicale affutée, d'autres jouent comme des ‘clettes’. Mais, vu la notoriété du festival, les artistes qui se produisent font largement partie de la première catégorie.

Coverqueen s'est désisté la veille au soir pour cause de maladie au grand dam d’une bonne frange qui a fait la file uniquement pour assister à cette prestation. De source sûre, il semblerait que l'origine de cette défection soit plutôt fallacieuse... Mais, on n’est pas ici pour balancer !

Que le peuple se rassure, Achtung Babies prendra le relais. Il s'agit d'un des meilleurs groupes de reprises. Foi de festivaliers, la prestation qu'il va livrer pourrait rendre jaloux Bono himself.

La soirée s'est terminée par le mythique Mister Cover. Un band qui nous bassine les oreilles depuis des années en refourguant les mêmes chansonnettes à deux balles. Bref, même si c'est à vomir, ça attire du monde. Tant mieux pour les organisateurs. Et pour ceux dont la curiosité musicale s’arrêté à NRJ ou Radio Contact. Dont acte !

Aussi, le seul désir de votre serviteur sera la prestation de Lemon Straw, une formation drivée par le charismatique Gianni Sabia.

Le gars, longs cheveux huileux, poils sur la face, est plus en forme que jamais alors qu’il achève une tournée de plusieurs mois.

L'origine du patronyme est relativement iconoclaste. Lemon Straw pourrait se traduire par une paille et un citron. Celle-là même que Gianni servait quand il vivait à New York et travaillait dans un bar pour vivre. C'est aussi là-bas qu'il a vécu ses premières expériences scéniques en chantant des reprises dans le métro ou en rue.

Ce soir, il est accompagné par Grégory Chainis (basse), Boris Lori (Steel) et Martin Moreau (batterie).

Sabia a failli voir ses rêves se briser en 2017, suite au départ du claviériste Xavier Bouillon (qui avait lui-même déjà remplacé Renaud). S'ensuit une période de doutes et de remises en question. L’idée d’un projet solo a même traversé l’esprit du frontman.

L'arrivée de Greg (on a pu le voir au sein de plusieurs groupes qui sévissent dans la région) et de Martin (Minga Wash, Feel) a vraiment permis au combo de prendre un nouvel essor et d'insuffler une nouvelle énergie dans l'orientation musicale.

Boris est coiffé d’un béret à la Bourvil. Il est assis, guitare steel sur les genoux. Parois, il cale un harmo entre les lèvres.

C'est par un « I can't blame you » que les festivités commencent. Un titre issu d'un dernier LP intitulé « Puzzle », paru début mars 2020 ; soit juste avant le premier confinement. Et les confinements successifs ont malheureusement pesé sur la promotion de ce format.

« What's going » prend le relais. Une compo qui permettra au leader, gratte noire en bandoulière, d'explorer toute l'ampleur de ses vocalises chaudes et puissantes. Un instrument qui représente le prolongement de son âme. Une compagne, non pas en chair et en os, mais en bois et en nylon.

Martin est dans une forme resplendissante. Il se murmure qu'il ne va pas tarder à se mettre torse nu. « Out of time » s'immisce alors dans les portugaises des aficionados. Un single imparable issu de « Running Home », un disque constituant un virage important dans le line-up du combo par rapport au premier essai (plutôt réussi) « See You On The Other Side ». En tout cas, une prise de risque qui n'a pas désarçonné les fans de la première heure.

Perlant de sueur, le drummer n'a d'autres choix que de se désaper le haut de son anatomie pour laisser entrevoir un corps sculpté comme un Dieu. Et sous le feu des cris orgasmiques des pucelles présentes en nombre et de quelques mâles déjà bien imbibés (rappelez-vous, il fait chaud).

Hanté par une carrière professionnelle à l'usine dont il se sait à jamais éloigné, l'Italien se déchaîne. Il frappe ses cordes hargneusement et avec une conviction profonde. Entre folk, rock, blues et pop, sa musique reste sans doute le meilleur exutoire pour oublier les affres du passé.

Il s'agit de la dernière date de la tournée. Une parenthèse qui lui permettra de préparer l’enregistrement d’un nouvel elpee. Profitant de ces derniers instants de gloire, la formation donne ce qui lui reste d’énergie et l'offre en guise de cadeau au public fidèle depuis les premières heures.

Un set taillé dans le rock ! « Kick Me Out » permettra à Boris de sortir de sa léthargie. Harmonica en bouche, il livrera une prestation haute en couleurs. Chapeau bas (ou plutôt béret bas) !

Les titres s'enchaînent sans laisser de temps mort. « Which Side Are You » et son versant rock et rageur vient renforcer un peu plus encore cette atmosphère électrique.

Le show tire doucement à sa fin. Malheureusement ....

Le puissant « Run » sera la cerise sur le gâteau lors d’un bridge acoustique avant de reprendre de plus belle en fin de morceau, démontrant une fois encore le côté fédérateur du combo.

Un show du tonnerre.

Dommage que des titres plus gracieux comme la chanson éponyme du premier LP qui raconte une histoire sur l’amitié, n'ait pas été interprétée. Une compo qui figurera aussi sur l’album paru en 2015, mais en bénéficiant d’arrangements plus soyeux. Une ballade douce et amère écrite pour l'arrangeur et musicien multi-intrumentiste bruxellois Renaud Lhoest (Yann Thiersen, Pierre Rapsat, Dominique A), parti trop tôt (en 2014) des suites d'une longue maladie dont il souffrait depuis longtemps.

Son âme planait quand même quelque part aujourd'hui aux Gens d'Ere. De là où il est, il est peut-être fier du chemin parcouru par son ami de longue date.

(Organisation : Les Gens d’Ere)

Achtung Babies + Mister Cover + Lemon Straw

(Voir aussi notre section photos ici)

Les Gens d'Ere 2022 : vendredi 29 juillet

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Ce qui n'était qu'un prétexte à faire la fête entre quelques amis du village est devenu aujourd'hui un événement qui dépasse les frontières de cette petite bourgade de la région de Tournai.

Aujourd'hui, Les Gens d'Ere sont devenus... légendaires ! Chose peu commune, cette confrérie a su garder cet esprit de simplicité et de camaraderie propres à sa culture. Ici, pas de chichis : un stand VIP réduit à sa plus simple expression, des pintes à seulement deux euros et une équipe de bénévoles passionnés qui œuvrent dans l'ombre depuis plusieurs mois déjà.

Pour cette énième édition, le site est plus aéré. Deux scènes se côtoient, l'une couverte baptisée ‘La ChapitO’ (avec un grand O svp !) et une autre outdoor, ‘Plein Ere’. Elles proposent en alternance un line-up cohérent, laissant aussi quelques minutes à la horde de festivaliers pour se frayer un chemin de l'une à l'autre sans devoir essuyer les coups de coude. Un détail qui peut se révéler réconfortant !

Si le soleil est effectivement au rendez-vous, il a l'intelligence, cette année, de nous épargner de ses rayons. Il fait bon vivre, de quoi se réjouir davantage de ce week-end prolongé.

Gwen Vanzeveren, président des Gens d’Ere et son team ont gardé la formule de trois jours. Pourquoi changer un modèle qui gagne ? La première journée est essentiellement destinée aux (re)découvertes à travers une programmation belge, la seconde est plutôt consacrée aux covers et enfin, celle qui clôt le festival touchera un public plus éclectique. Quoiqu'il en soit chacun y trouvera son compte !

Votre serviteur met le cap, en cette fin d'après-midi, vers le ChapitO. Ykons s'y produit. Déjà l'année dernière, il avait honoré de sa présence ce bien bel endroit champêtre.

Le groupe liégeois réunit Renaud, Yann, Patrick, David et Ben. Il s’est formé il y a pas mal de temps, mais sous un autre patronyme : 'Can D'. Le succès n'étant pas au rendez-vous, il décide de repartir d'une page vierge et choisit un autre signature.

Ce chemin initiatique se produit en 2019. La formation grave un premier elpee la même année, « Reflected ». L’ascension prend forme. Après quelques dates de concerts, accordés ci et là, elle finit enfin par se forger un nom dans le milieu. On connaît la suite : de nombreux festivals, une reconnaissance médiatique et populaire.

C'est « Sequoia Trees » (un message entre l’homme et la responsabilité qu’il a vis-à-vis de tout ce qui l’entoure), publié en 2020, enregistrant 7 000 passages et plus de 400 000 streams, qui lui permet d’acquérir une aura nationale. Les diffusions radios sont de plus en plus nombreuses. Ykons marque alors l'histoire de la musique, de manière indélébile.

Le quintet revient d'une tournée au Japon où les musicos ont ingurgité des tonnes de sushis. Ils sont manifestement heureux de se retrouver en terre sainte. Et si c'était l'occasion de becter des frites mayo ?

Ils sont habillés tout de noir, ressemblant, à s'y méprendre, à des croque-morts.

Debout face aux floortoms posés devant la scène, le frontman et un de ses comparses prennent le pouvoir en martelant avec force et conviction les peaux, pendant que la guitare post-pop aérienne et légère s’envole et que la basse vrombit dans les frontaux en transperçant les corps plantés devant les barrières.

C'est très vif et entraînant. Le public s'emporte et les muscles, jusque-là statiques, sont pris de mouvements saccadés au gré de cette rythmique un brin poussive. Et s’il s’agissait du syndrome Gille de la Tourette ?

Renaud Godart a marqué là au fer rouge une intro pour le moins percutante.

Il y a chez Ykons une filiation qui brosse de Coldplay à Editors en passant par Imagine Dragons. A la fois auteurs, compositeurs, producteurs et directeurs artistiques, les musiciens communiquent leurs influences dans chacune des chansons. Un mélange hybride qui définit bien la ligne artistique du clan.

Avec des fondements de positivisme et d'une expression sans complexe, chacun joue de manière décontractée, presque à l'intuition, la fluidité du set se révélant une de leurs forces.

Les compos ressemblent à un livre ouvert comme sur "Have a Great Crash", retraçant l’accident dont a été victime le bassiste du groupe.

Grâce à une expression sonore bien dans l'air du temps, le groupe s'approprie les racines du genre et en extrait la quintessence pour accorder une prestation étonnante poussant les uns et les autres à vivre dans cette communion solennelle (Darwin).

C'est techniquement époustouflant, humainement enrichissant et musicalement céleste. Un groupe qui signe le retour à de la bonne musique comme sur ce « Red light », nourri à l’indie-pop et coloré de touches électro.

Il y avait bien longtemps que votre serviteur n'avait pas vu et entendu pareille énergie lors d'un concert. Ykons est parvenu à offrir un show diabolique entre sueur, adrénaline et surprises et a montré qu'il possédait toutes les cartes pour emmener avec lui les plus fidèles dans un tourbillon insensé. Sa seule limite étant l'imagination !

Les plus jeunes se ruent maintenant vers la scène ouverte pour y entendre Kendji Girac, un chanteur et guitariste français, surtout connu pour sa participation à la saison 3 de ‘The Voice’ : ‘La Plus Belle Voix’ en 2014.

Le gars connaît le succès dès son premier titre, « Color Gitano ». Il a depuis publié quatre albums, dont un ‘live’.

Mêlant astucieusement pop et flamenco, le gitan se présente chemise blanche ouverte, laissant apparaître un torse qui plaît aux jeunes femmes hystériques. Faut vraiment peu pour faire des heureuses !

Quelques secondes suffisent à votre serviteur pour lui dicter l'envie de rebrousser chemin. C'est sans intérêt, insipide, incolore et inodore, hormis pour la horde de jeunes pucelles qui se sont entassées, frissonnantes, contre les barrières pour se farcir les élucubrations du gugusse.

En attendant, une grande table se dresse sur l'estrade du ChapitO. On y a posé un tas des platines. Normal, puisque va s’y produire Henri PFR. Un jeune gaillard actif dans le milieu de la musique électronique.

Si, dès l’âge de six ans, il poursuit durant neuf longues années une formation classique de piano et étudie le solfège, c'est véritablement vers l’âge de quatorze ans que le jeune Henri commence à s'orienter vers la musique électronique.

Si le genre ne séduit a priori pas votre serviteur, il est important de s'ouvrir à toute forme de culture musicale. C'est donc derrière l'ingé son, au milieu, qu’il se plante. Faut dire que l'abri est plein à craquer, toutes générations confondues d’ailleurs.

Surnommé ‘le petit prince des platines’, il s’est imposé comme la nouvelle sensation de la scène électro made in Belgium.

Mais pas que, puisque ses titres l'ont amené à s'ouvrir vers l'international. Aujourd'hui, il se transporte au gré des festivals ; depuis Tomorrowland, où il revient chaque année, en passant par l'Ultra Music, Lollapalooza et même Electroland, à Disneyland.

Aux Légendes d'Ere, l'artiste tient ses promesses. Un show dynamique et sans concession où la seule constante est la flexibilité de son matériel.

Entre ‘beatmatching’, ‘drop’ ou encore ‘cue’ (des termes propres à ce genre musical), survitaminé, celui qui se produit au-delà de nos frontières, se livre…

Les titres tels que « Flames » ou encore « I love you baby », entre mix et mashup (Abba, Coldplay ou encore les Daft Punk) s'enchaînent à en donner le tournis, au sein d’un décor riche en prouesses pyrotechniques.

Aucun doute, Mister Peiffer était le king ce soir en s'imposant non pas comme nouvelle sensation, mais en talent confirmé.

Une première journée faite de belles découvertes. Que nous réserve la suite ?

(Organisation : Les Gens d’Ere)

Ykons + Kendji Girac + Henry PFR

(Voir aussi notre section photos ici)

The Dream Syndicate

Ultraviolet battle hymns and true confessions

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Le claviériste Chris Cacavas (Green, On Red, Giant Sand) a donc rejoint le line up de The Dream Syndicate, qui s’était reformé en 2012, et au sein duquel militent toujours le chanteur/compositeur/guitariste Steve Wynn, le batteur Dennis Duck, le bassiste Mark Walton et le guitariste Jason Victor. En outre, pour enregistrer « Ultraviolet battle hymns and true confessions », la formation a reçu le concours de Stephen McCarthy (Long Ryders) ainsi que du saxophoniste/trompettiste Marcus Tenney.

Début de cette année, la formation avait réédité « Out of the grey », un elpee gravé en 1986, en l’enrichissant de démos, d’inédits, de raretés, de reprises ainsi que de la prise live d’un concert immortalisé, à l’époque, au Rochester à New York. Le tout se déclinant sous la forme d’un box de 3 cds.

« Ultraviolet battle hymns and true confessions » constitue déjà le 4ème long playing studio du band en 5 ans. Et manifestement, sa musique, aujourd’hui, va bien au-delà du Paisley Underground dont il était devenu le chef de file, au cours des eighties, s’enfonçant dans un univers sonore où se mêlent psychédélisme, krautrock, jazz, garage, protopunk, ambient et minimalisme électronique.

L’opus s’ouvre par une boucle de synthés à la Terry Riley, avant d’embrayer par « Where I’ll stand », une plage qui libère déjà une belle intensité électrique.

Baignant au sein d’un psychédélisme feutré, « Damian » est enrobé de chœurs et subtilement parcouru d’effets dub.

Construit sur une trame de sonorités orientales (NDR : un glockenspiel ?), « Beyond control » s’élève dans une forme de psychédélisme atmosphérique.

Toutes guitares dehors (vibrato, pedal steel), « The chronicles of you » est enrichi de cuivres, en fin de parcours.

Une pedal steel que l’on retrouve sur « How to say goodbye », un morceau hanté par le Velvet Underground ; Steve empruntant même les inflexions laconiques de Lou Reed.

« Everytime you come around » réverbère des échos de la trilogie « Low », « Lodger » et tout particulièrement du « Heroes » enfanté par le binôme Eno/Bowie.

Bien électrique, « Trying to get over » est dynamisé par le drumming syncopé.

Un drumming qui devient carrément tribal sur « Lesson number one », une piste dont l’intensité électrique est accentuée par l’intervention d’un violon tourmenté et dont le final est tapissé de cuivres, en arrière-plan.

Atmosphérique et paisible, « My lazy mind » est propice à la méditation.

Rogné de claviers vintage et empruntant un rythme ferroviaire, « Straight lines » passe du garage au psychédélisme débridé, une piste finale qui pourrait servir de dénouement lors d’un set ‘live’…

On en oublierait presque ce sens mélodique presque contagieux rencontré sur les 10 titres de cet opus.

Produit par John Agnello (Madrugada, Sonic Youth, Dinosaur Jr., Buffalo Tom, The Breeders, etc.), constitue probablement le meilleur album sorti par The Dream Syndicate depuis « The Days of Wine and Roses », paru en 1982.

Et si vous souhaitez lire ou relire l’interview accordée par Steve Wynn, récemment, c’est ici.

 

 

Soak

If I never know you like this again

Écrit par

Soak, c’est le nom de scène de Bridie Monds-Watson, une Irlandaise du Nord qui a publié son premier elpee, « Before We Forgot How to Dream », alors qu’elle venait de fêter ses 18 printemps. C’était en 2015. Le second « Grim town » est paru en 2019 ; et elle nous propose son troisième, « If I never know you like this again ». Enregistré en compagnie d’un groupe en studio, plutôt que par échange de fichiers, comme les deux long playings précédents, ce disque a été mis en forme par Tommy McLaughlin.

Par rapport aux deux essais précédents, « If I never know you like this again » s’avère beaucoup moins minimaliste ; plusieurs compos sont ainsi bien électrifiées. Sans pourtant nuire à ce sens mélodique soigné mais empreint de nostalgie.

Bridie possède un falsetto particulier, reconnaissable entre mille. Mais sur le morceau d’entrée, l’allègre « Purgatory », elle adopte les intonations de Pete Doherty.

Punchy et chargé d’intensité électrique, « Last July » vire rapidement au noisy/rock. Le climat tumultueux, « Pretzel » est tempéré par les sonorités de cordes chatoyantes, cristallines. Des tonalités qu’on retrouve tout au long du long playing.

Le cœur de l’opus nous réserve des compos davantage paisibles, pour la plupart des ballades mid tempo, brumeuses et parfois même hymniques.

Mais le plus intéressant s’invite en fin de parcours. Et à l’écoute du pénultième morceau, on comprend mieux pourquoi Bridie a déclaré que parmi ses influences majeures figuraient Radiohead et Broken Social Scene. « Neptune » nous entraîne au cœur d’une épopée glaciale mais mélodieuse de 7’ qui monte en crescendo et au sein de laquelle on croise des bruits déformés et des percus météoriques, mais d’où émerge, à mi-parcours, une ligne de piano harmonieuse qui trace la voie à une exaltation sonore. Remarquable !

« Swear Jar » clôt ce long playing. Une ballade folk qui s’enrichit progressivement de chœurs presque gospel, d’instrumentation organique et même d’arrangements symphoniques, avant de reprendre son cours acoustique…

Magon

A night in Bethlehem

Écrit par

Alon Magen, alias Magon, est israélien et il nous le rappelle en intitulant son troisième LP, « A night in Bethlehem », un disque qui fait la part belle au psychédélisme, manifestement inspiré du Pink Floyd de Syd Barrett. Même sa voix devient sinusoïdale sur « Fire on fire ». Et des pistes comme « Gabi came in » ainsi que « Ashley’s bend » nous replongent carrément dans l’univers d’« Ummagumma », malgré la présence de synthés (« Astronomy Domine »).

Cependant Magon a aussi le bon goût de varier les plaisirs. La ligne de basse se révèle ainsi énigmatique sur « This man », mais aventureuse sur le titre maître, une compo rythmée et traversée de bruitages cosmiques.

Mélopée, « To Sam with love » se distingue par ses sonorités de gratte aquatiques (Connan Mockasin ?) alors que tout au long de « Death creeps in », une piste stimulée par une rythmique entraînante, la voix d’Alon adopte un ton déclamatoire, comme de nombreux groupes de la nouvelle scène britannique et tout particulièrement irlandaise. Si l’enlevé « Miracle whips » est stimulé par un drumming vivifiant, il est également caressé par des tonalités de gratte carillonnantes. Des tonalités qu’on retrouve sur « Song number 5 », une plage qui évolue au sein d’un climat proche de Beechwood. Même la voix rappelle celle de Gordon Lawrence…

Un bien bel album !

Boris Maurussane

Social kaleidoscope

Écrit par

Pour enregistrer son premier opus, Boris Maurussane a reçu le concours d’une flopée de collaborateurs. Dont des musiciens de jazz et symphoniques. Des choristes aussi, deux drummers et un bassiste. Boris, multi-instrumentiste, se charge des guitares (électriques, acoustiques, à 12 cordes ; de la basse aussi), des synthés et du chant. Notamment.

Et pour cet elpee, il a choisi pour titre une métaphore imaginée par Marcel Proust dans ‘La recherche du temps perdu’. Un long playing qui puise son inspiration dans l’école de Canterbury (Robert Wyatt, Caravan, Hatfield & The North), la pop baroque (The Zombies et les Beach Boys, tout particulièrement pour les harmonies vocales), le jazz (John Coltrane), l’avant-gardisme classique (Debussy), la musique traditionnelle brésilienne (samba, bossa nova, etc.), la pop sophistiquée (Stereolab, The High Llamas), la prog post moderne (Todd Rundgren), le space rock (Pink Floyd) et pour rester dans l’air du temps, l’électronique.

Une œuvre particulièrement riche qui reflète la volonté de l’auteur-compositeur-interprète de bousculer le kaléidoscope sociopolitique en créant des liens nouveaux entre les individus, en leur rendant la parole et puis en suscitant la méditation au cœur de la nature. Tout un programme !

Reptaliens

Multiverse

Écrit par

A l’origine, Reptaliens se limitait à un duo. Un couple, réunissant la chanteuse Bambi Browning et le multi-instrumentiste Cole. Depuis, le line up s’est élargi au guitariste Julian Kowalski et au drummer Tyler Verigin. Depuis 2010, moment approximatif de sa création, le groupe a publié trois albums, dont le dernier en date, « Multiverse », s’éloigne de la synthpop explorée à ses débuts pour embrasser une forme plus organique. En fait, paradoxalement, c’est pendant le confinement que la paire a décidé d’en revenir aux grattes.

A l’écoute de cet elpee, on pense immédiatement à la musique de Broadcast, mais en moins synthétique, la voix douce, veloutée mais languissante de Bambi rappelant celle de Trish Keena. Non seulement, elle se charge du micro, mais elle brille sur ses quatre cordes, élaborant régulièrement des contre-mélodies lorsqu’elle ne trace pas des lignes serpentueuses.

Les interventions des sixcordistes (Cole et Julian) sont particulièrement complémentaires, qu’elles soient grinçantes, gémissantes, aquatiques, comateuses, lumineuses, enfumées, sinueuses, subtilement psychédéliques ou en picking. Ce qui n’empêche pas l’opus de receler des morceaux percutants. A l’instar de « Don’t wait for me », imprimé sur un tempo new wave, de l’offensif « Take it » ou du groovy « Like a dog ». Et même lorsque l’expression sonore semble s’enfoncer au sein d’un climat éthéré, la richesse et le dynamisme de l’instrumentation balaie toute impression d’indolence que la voix de Bambi semble pourtant entretenir. Et finalement, c’est ce contraste qui fait le charme de la musique de Reptaliens…

Toro Y Moi

Mahal

Écrit par

Chaz Bear, le projet de Toro Y Moi, vogue sur les eaux de l’indie pop depuis plusieurs années ; mais au fil du temps, sa musique se bonifie…

Depuis sa chillwave originale (genre qu’il a popularisé, tout comme Neon Indian et Washed Out), il a évolué, pour aujourd’hui composer des pop songs psyché d’une grande élégance. Et il nous les réserve tout au long de « Mahal », son 7ème  album. Toutes guitares dehors, le Californien lorgne tour à tour vers Tame Impala, Panda Bear ou encore Khrunagbin. Bénéficiant des interventions funky de Ruban Nielson, le guitariste d’Unknown Mortal Orchestra, sur l’instrumental « The Medium », et de la Californienne Salami Rose Joe Louis (NDR : une compositrice, multi-instrumentiste, productrice hébergée sur le label Brainfeeder) pour le très ‘laidback’ « Magazine », cet opus libère un groove permanent et subtil très susceptible d’animer vos soirées cocktails les plus endiablées….

Camp Cope

Running with the hurricane

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Trio australien (NDR : il est issu de Melbourne), Camp Cope nous propose son troisième album. Un opus dont les lyrics traitent, notamment, des relations amoureuses, et tout particulièrement des échecs ainsi que des aventures secrètes, mais également de la confiance qui vous rend invincible. Georgia Maq, la frontwoman a d’ailleurs déclaré que toutes ses chansons étaient des tragédies grecques. En fait, bien que réunissant deux filles et un gars, la formation se déclare ouvertement féministe. Ainsi, sur son elpee précédent, elle dénonçait le sexisme qui règne au sein de la scène musicale.

Hormis le morceau d’entrée, « Caroline », et le titre final « Sing your heart out » (NDR : auquel Courtney est venu donner un petit coup de gratte), le reste du long playing est essentiellement tramé sur les cordes acoustiques et semi-acoustiques. La valse « One wink at a time » et « Blue » émargent même carrément à la country. C’est la section rythmique basse/batterie qui communique les impulsions groovy aux compos. Ainsi, sur l’épique morceau de clôture, elles tournoient autour de la voix de Georgia Macq, une voix ample, chaude et puissante, susceptible de se muer en falsetto (« The mountain »), mais dont le timbre et les inflexions, parfois enrobée d’harmonies vocales vaporeuses, peuvent faire penser à Alanis Morissette. Malheureusement, le cœur de cet LP manque de ce relief qui rend les pistes dangereuses, mais tellement grisantes. Il aurait peut-être fallu électrifier un peu plus les parties de guitare…

Dinner

Dream Work

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Troisième elpee pour Dinner, le projet du multi-instrumentiste danois Anders Rhedin. Intitulé « Dream work », il fait suite à « Psychic Lovers », paru en 2016 et « New Work », en 2017.

Après une pause de 4 ans consacrée à l’ambient (Ryuichi Sakamoto ?) et à la méditation, Anders est quelque peu revenu sur terre et nous propose, aujourd’hui, une musique plus conventionnelle qu’on pourrait qualifier d’électro/indie/pop, se servant autant des synthés que des guitares. Mais il n’a pas pour autant abandonné ses introspections contemplatives, puisqu’il lie son inspiration à la nature, la mythologie égyptienne et les forces occultes…

Lorsque les parties de guitare prévalent, on ne peut s’empêcher de penser à Luna. A cause de ces cordes de gratte frémissantes, chatoyantes ; et puis de la voix de Rhedin, aussi douce et laconique que celle de Dean Wareham. Sous sa forme la plus synthé/pop, l’expression sonore réveille en notre fors intérieur, successivement le spectre de New Muzik (« Midnight in my head »), de Stereolab (« Anima ») et surtout de Beach House…

Stephan Eicher

Le plus léger au monde (Ep)

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Trois années après avoir gravé l'excellentissime « Homeless Songs », œuvre empreinte de mélancolie douce, Stephan Eicher est de retour.

Après « Autour de ton cou », publié en mars dernier, il nous en propose son deuxième Ep, « Le plus léger au monde ».

S'il espérait encore, il y a quelques années, « Déjeuner en paix », l'artiste a pris le parti, non pas de se nourrir d’un long playing, mais d’enfiler quatre Eps, histoire de marquer une transition marquée entre les saisons.

En réalité, Stephan se veut plus proche des habitudes nouvelles des consommateurs, ceux-ci préférant désormais s'intéresser au format plus court. Cette manière de procéder lui donnerait aussi plus de visibilité sur le plan marketing.

Autre changement de taille également, son plus fidèle compagnon, Philippe Djian, n'apporte sa plume que sur "Doux Dos", une compo aux versants électriques et au refrain entêtant. Les autres sont signées Gisbert Zu Knyphausen, Nils Koppruch, Simon Gerber ou encore Martin Suter, romancier helvète.

Si les plages de son premier Ep « Autour de Ton Cou », reliées par un même piano, marquait l'arrivée du printemps, le chanteur poursuit sa vision des cycles saisonniers par un titre éponyme qui se découvre délicieusement, rappelant les heures de gloire d’Eicher vécues au cours des 90’s. Une chanson qui met en exergue le talent de Reyn Ouwehand, aux ivoires.

Sans renier ses origines, le Bernois rend un hommage vibrant au groupe Stiller Has en reprenant "Intercity", un de ses tubes, dont la nouvelle version est emportée par le souffle d’un harmonica tournoyant.

Interprété à la sèche, « Liblingslaebe » clôt cet Ep. Un titre folk et certainement le plus paisible du disque.

Sur cet Ep, on retrouve cette voix grave, chaude et éraillée reconnaissable entre mille. Eicher s’y met à nu en revenant à ses fondamentaux, après s'être égaré sur des sentiers qui ne menaient qu’à une impasse (« 1000 Vies »).

Épidermique, Stephan Eicher apparaît aujourd'hui plus posé. « Le plus léger du monde » et la force de ses mélodies, lui permet de tirer parti des échecs du passé et marque bel et bien le début d'une toute nouvelle ère, alors que ses fans craignaient qu’il ne retrouve plus jamais son chemin...

Angel Olsen

Big Time

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En quelques années, Angel Olsen a complètement changé de statut. Après avoir été choriste auprès de Bonny Prince Billy, la native de Saint-Louis a décidé de se lancer dans une carrière solo. Depuis, elle a publié six albums (partagé entre compositions personnelles et reprises). Son premier, « Half Way Home », est paru en 2012. Intitulé « Burn Your Fire For No Witness », le deuxième émargeait au folk rock. Un style qu’elle va embrasser jusqu’en 2019, moment choisi pour se plonger dans la dream pop aux accents 80’s, en gravant « All Miror ».

Tout au long de « Big Time », Angel explore le terroir américain en revisitant la country. Riche et soignée, l’instrumentation (lap steel, cuivres, orgue, …) met bien en exergue la magnifique voix d’Olsen. A l’instar des superbes « All The Good Times » et « Right Now ». Certaines plages sont propices à l’introspection. Une compo comme « Big Times » a été marquée par son ‘coming out’ et le décès de ses parents. Et des morceaux tels que « Ghost on » ou « All the Flowers » baignent au sein d’un climat particulièrement mélancolique.

A 35 ans, Angle Olsen est devenue une des songwritrices les plus talentueuses de sa génération…

Los Bitchos

Let the Festivities Begin !

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Los Bitchos, c’est la grosse hype, pour l’instant. Issues de Los Angeles, établies à Londres mais originaires de Suède, d’Amérique du Sud, d’Australie et du Royaume-Uni, les filles trustent les festivals, cette année (elles se produisaient à Dour le week-end dernier, par d’ailleurs !). Mais leur premier album, « Let the Festivities Begin ! », mérite-t-il un intérêt particulier ? La réponse est affirmative, car le quartet nous balance une petite bombe anachronique mais qui ne manque pas de charme, grâce à ce cocktail au sein duquel se mêlent cumbia, sonorités 70’s et 80’s, volutes psyché ainsi que musique surf. Un elpee rétro mais addictif comme une version ‘fun’ de Khruangbin ! Idéal pour cet été et parfaitement produit par Alex Kapranos (oui, oui, le leader des Franz Ferdinand !)

Bambara

Love on my Mind (Ep)

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A l’origine, soit en 2001, cette formation répondait au patronyme de 23jinx. C’est dès 2007 qu’elle décide de le changer en Bambara. Et depuis, sa musique est en évolution constante. Originaire de Géorgie, le band s’est cependant établi à Brooklyn, en 2013.

Enregistré dans l’appartement d’un des musicos, le tout premier elpee, « Dreamviolence », était naturellement lo-fi. Le deuxième, « Swarm », devait se distinguer par ses sonorités abrasives et distordues de guitare (NDR : c’est sous cette forme qu’avaient été enregistrées les démos initiales) ; mais suite au vol de l’ordinateur contenant les pistes de cet LP, la version finale se révèlera moins décapante. Le combo a ensuite gravé un Ep expérimental de bruit pur intitulé « Night Chimes », en août 2015.

Sorti en 2018, « Shadow on Everything » développait un post-punk aux accents noise et aux rythmiques sémillantes. Deux ans plus tard, « Stay » adoptait un ton plus cool tout en s’ouvrant au country & western. Ce qui a permis au combo d’acquérir une certaine notoriété et d’assurer la première partie de la tournée européenne d’Idles.

Nouvel Ep, « Love on my Mind » poursuit la métamorphose, même si l’expression sonore continue de baigner dans le post punk. Un post punk ténébreux qui marche sur les traces d’un Nick Cave voire de Swans. Lors des sessions, le trio drivé par les frangins Bateh et William Brookshire a reçu le concours de quelques invités. Tout d’abord aux vocaux. Soit Bria Salmena et Drew Citron. La première avait assuré les chœurs pour Orville Peck ; mais c’est surtout la moitié du duo Bria. La seconde a milité ou milite encore au sein du backing group de Frankie Rose, de The Pains Of Being Pure At Heart, de Bervely, de Public Practice et se produit même en solo. Enfin, Jason Disu et Jeff Tobias (Sunwatchers) se chargent respectivement du trombone et du saxophone.

Ecorchée et reconnaissable entre mille, la voix de Bateh est susceptible de vous flaquer des frissons partout. Etincelantes et précises, les sonorités de gratte semblent extraites d’une B.O. pour ‘western spaghetti’. Enfin, les compos imprimées sur un low tempo prennent le temps d’installer l’ambiance tout en s’autorisant quelques fameux crescendos.

Les six titres sont particulièrement réussis. De quoi espérer la sortie prochaine d’un nouvel elpee…

Louis-Jean Cormier

Même les loups versent des larmes de joie (single)

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Après la sortie de son magnifique opus, « L’ironie du sort », Louis-Jean Cormier nous propose le single « Même les loups versent des larmes de joie », un titre issu de « 1969 », une compile réalisée par Connor Seidel qui a bénéficié du concours de 12 artistes. Il a été fort remarqué lors de sa sortie en avril dernier. « 1969 » revisite les sonorités des décennies 60-70, en proposant des chansons originales.

Sur « Même les loups versent des larmes de joie », tout en douceur et en subtilité, des sonorités sixties de guitares, de piano, de basse, de mellotron et de djembé se mettent au service de la voix au grain si particulier, enchanteresse, doublée pour la circonstance, de Louis-Jean Cormier, lorsque dans la foulée, il ne module pas son sifflement…

Les arrangements sont simples, minimalistes et d’une belle authenticité.

Il s’en dégage un force tranquille et apaisante.

Le texte, poétique, évoque la peine que l’on peut ressentir après la mort d’un être aimé, son papa en l’occurrence, et du travail d’acceptation.

Pur savoir ce qu’en pense l’artiste, c’est .

 « 1969 » est disponible sur toutes les plateformes depuis le 12 avril et il est possible de se procurer l’album physique et la version vinyle en ligne ici

Pour regarder le très beau documentaire consacré au concept album, c’est

Méthode chanson

 

 

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