Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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Wholes passe son chemin…

Wholes (ex-The Van Jets, Hypochristmutreefuzz, Pink Room, Elefant, etc.) a partagé une première chanson torride. Brute, non filtrée et chargée d’émotion. "Till We Don't Meet Again" est une collision de guitares tordues, de rythmes implacables et de voix qui…

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The Hempolics

Kiss, Cuddle & Torture volume 2

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Fer de lance de la nouvelle scène reggae londonienne, depuis la sortie de son premier album « Kiss, Cuddle & Torture : Volume 1 », paru en 2017, The Hempolics a déjà fait vibrer tous les clubs de la capitale insulaire grâce à son melting pot exaltant de reggae, de dub, de dancehall, de groove et de pop.

Et trois ans plus tard, place au second volume de ce « Kiss, Cuddle & Torture », un disque au cours duquel The Hempolics parvient à enrichir son reggae-dub soulful de beats électro et de hip hop, mais également de trip hop, de psyché funk et de shoegaze. En outre, ce cocktail contemporain véhicule des textes humanistes et festifs clamés par la chanteuse Nubiya Brendon (NDR : elle milite au sein du collectif Nubiyan Twist) et le chanteur Dandelion. Bref, le roots des années 70 est ici subtilement digéré par le génial producteur Grippa Laybourne qui intègre des sonorités contemporaines à la solution sonore. Et pour y parvenir, il est assisté par le claviériste Grippa Laybourne, les guitaristes Harry Collier et Leon King, le bassiste Lorenzo ainsi que le batteur Craig Boorman.

Cosmopolites, « Full Of Suprises » et « Strange Feeling » sont littéralement ensoleillés par les rythmes du soundsystem. Mi-trip hop, mi-dub, « Full of Surprises » ne manque pas de saveur. « Strange Feeling » est magnifié par la voix somptueuse de Nubiya Brendon. Régulièrement l’ombre de Hollie Cook plane au-dessus de cet opus. Indie pop aux accents 60’s, « Place Is Here » est interprété par l’ex-chanteur de Faithless, Henry Collier. « Bongadashi » agrège hip hop et funk. « In The Night » rappelle les ambiances spécifiques à Mungo’s Hi-Fi Soundsystem. « Forever » trempe dans le r&b. Enfin, « Get It Right » est à la fois hanté par Madness, The Selecter et The Specials, mais sous une forme ralentie.

La Caravane Passe

Nomadic Spirit

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« Nomadic Spirit » constitue déjà le sixième elpee de La Caravane Passe. Fondé en 2000 par le chanteur, auteur-compositeur et le multi-instrumentiste Toma Feterman, La Caravane Passe est devenue un véritable groupe, dès 2001, lors de l’arrivée d’Olivier ‘Llugs’ Llugany, tromboniste et joueur de fiscorn catalan, Cyril ‘zinzin’ Moret au saxophone, Ben Body à la basse et Pat Gigon à la batterie. Lors des sessions des cinq premier elpees, le combo avait reçu le concours d’invités notoires, à l’instar de Sanseverino, Rachid Taha, Stochelo Rosenberg, Marko Marković, Erika Serre, Bachar Mar Khalife, Jacques Gandard, R.wan (Java) –en compagnie duquel Toma a formé le groupe Soviet Suprem à partir de 2014– ou encore Timike.

Métissée et festive dans l’esprit de La Rue Kétanou, Rachid Taha, Manu Tchao et de la formation bosnienne Dubioza Kolectiv, la musique de La Caravane Passe agrège hip-hop, jazz manouche, fanfare balkanique, chanson française, gypsy punk et sonorités orientales. Entre autres !

« Nomadic Spirit » est paru quelques mois après la sortie de « Je suis africain », album posthume de Rachid Taha que Toma a co-écrit et produit. Ce long playing propose 11 nouveaux morceaux et fait suite à « Canis carmina », publié en 2016, un long playing partagé entre 6 nouvelles plages et 4 nouvelles versions dont des remixes d’anciens titres, une œuvre mise en forme par Sodi (Femi Kuti, Rachid Taha, Têtes Raides, Mano Negra…) Lors des sessions, la bande à Feterman encore reçu le concours de toute une volée de collaborateurs dont Mehdi Nassouli (NDR : il est considéré comme la relève de la tradition gnaouie au Maroc) sur le titre maître, la chanteuse de flamenco Paloma Pradal, le quatuor balkano-banlieusard Aälma Dili, un accordéoniste breton, un trompettiste serbe, un cymbaliste moldave, un koriste malien et un joueur catalan de tenora

A l’instar de « Am El Cor A La Ma », « Exode Exotique » et du titre maître, les plages incitent au voyage. Rêver, danser et parcourir le monde, c’est ce que cet LP inspire. La Caravane Passe raconte, montre et vit le plaisir, le vertige, la transe, la fraternité et la liberté…

Premier skud, « J’Bivouak » dépasse largement celui des bivouaqueurs occidentaux du dimanche. Ses allusions faites aux migrants en quête de liberté traduisent l’espérance d’un monde meilleur, tout en endossant l’habit de nomade pour en devenir un relais. Le spectre de Gainsbarre plane tout au long de « Requiem Pour Une Vielle Branche ». « Yougoslavie » nous rappelle que cet Etat a longtemps été déchiré par la guerre civile. Et « Valse Manouche » ne peut qu’inviter à la danse…

Midnight Oil toujours à la pointe du combat en faveur des aborigènes…

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Après 18 ans de quasi-silence, Midnight OIl est de retour. La formation australienne vient de publier un nouveau single intitulé « Gadigal Land ». Bien que séparé en 2002, le combo s’est régulièrement reformé pour se produire en ‘live’, mais n’avait pas encore eu l’intention de composer de nouvelles chansons. C’est chose faite, mais ce morceau ne figure que sur « The Makarrata Project », un mini-album thématique de collaborations impliquant des artistes autochtones.

Engagé, « Gadigal land » (en écoute ici) prend à nouveau la défense des aborigènes face aux colonisateurs blancs. Lors des sessions d’enregistrement, la bande à Peter Garrett a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs, dont le blues/rocker Dan Sultan, le poète Joel Davison, la chanteuse Kaleena Briggs (Stiff Gins) ainsi que Bunna Lawrie, le leader de Coloured Stone.

Sing Leaf extraterrestre ?

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La vidéo d’« Easy you » est le fruit de la seconde collaboration entre le musicien canadien David Como (Sing Leaf) et le créateur australien Jordan Borg, une compo qui figurera sur le prochain elpee de Sing Leaf, « Not earth », tout comme « Forever Green » (), album dont la sortie est prévue pour le 25 septembre 2020. 

Les deux superbes clips d’animation sont tramés sur une musique psyché folk hantée par les esprits de feux Syd Barrett et Mark Linkous (Sparklehorse)…

Hormis la mise en forme réalisée par Sandro Perri, Como s’est chargé de tout le reste, y compris l’instrumentation et le mixing.

Pour voir et écouter "Easy you", c'est ici

Le funk cybernétique de Mother’s Cake

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Mothers’s Cake publiera « Cyberfunk », un nouvel album dont la sortie est prévue pour le 18 septembre 2020. Le band a déjà extrait trois singles de cet opus, trois titres qui font l’objet de clips. Le plus récent « Love your smell » est disponible ici, « Crystals in the Sky » () et le très ‘lennykravitzien « Toxic Brother », (ici

Ce sera le 5ème elpee du trio psych-rock australien.

Après les fake news, place aux Fake Names

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Il y a quelques mois, est né un supergroupe répondant au patronyme de Fake Names. Y sont impliqués Dennis Lyxzen (Refused), Brian Baker (Bad Religion, Minor Threat, Dag Nasty), Michael Hampton (SOA, Embrace, One Last Wish) et Johnny Temple (Girls Against Boys, Soulside). Le collectif a publié un premier elpee ce 8 mai ; et il est éponyme. Deux titres sont disponibles en vidéo, l’hymne punk « Brick » (ici) et « All for sale » (), un morceau qui dénonce les effets toxiques du capitalisme…

 

Magik Markers : entre chaos et évasion…

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L'évasion est, depuis longtemps, la philosophie prônée par Magik Markers. En 2013, ces destructeurs avant-rock avaient intitulé leur album « Surrender to the Fantasy » une référence au rôle de l'inconscient dans leur création musicale.

La chanteuse-guitariste Elisa Ambrogio a déclaré, lors d’une interview, que la musique du groupe était, en partie, un rejet conscient de la réalité de notre vie quotidienne, une tentative de trouver la joie et l'extase au milieu du marasme de la vie.

Tout au long du nouvel Ep, « Isolated from Exterior Time : 2020 », le band a décidé de modifier cette approche ; au lieu chercher l’évasion à tout prix, il a choisi de marquer le chaos de cette période.

Un tel concept semble judicieux, alors qu'une grande partie du monde est confinée, aux prises avec l'incertitude d'une crise sanitaire mondiale sans précédent et la déstabilisation causée par sa gestion…

Extrait de cet Ep et traduit en « Machine » est disponible ici

Bandcamp : https://magikmarkers.bandcamp.com/album/isolated-from-exterior-time-2020

  

Qui peut le Moin, peut le plus…

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De son véritable nom Moin Farooki, Moin est un musicien indien, issu de Mumbai, très exactement, impliqué dans de multiples projets émargeant tantôt au métal, au jazz expérimental, au funk, au hip hop ou encore à l‘alt rock. Ce percussionniste et producteur a également eu l’envie de se frotter au post/prog/rock à travers un Ep qu’il a baptisé « Moin ». Il est en écoute ici

 

John Mary Go Round

Le bayou dinantais, fallait quand même oser !

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John Mary Go Round, c'est le patronyme choisi par Michel Brasseur, le chanteur de Country Cooking, pour son projet solo, un projet qu’il a monté en 2016. L'idée lui est venue en traversant le sud de l'Amérique. ‘C'est là que j'ai eu la première fois l'occasion de jouer sur des ‘cigar box guitars’ (NDR : instruments primitifs fabriqués par les esclaves noirs, et dont la caisse de résonance est une boite à cigare’), explique-t-il. L'effet sera immédiat : ‘Je devais jouer de ces instruments sur scène’, ajoute-t-il.

Chapeau stetson rivé sur la tête, chaussé de lunettes fumées, vêtu d’un costume 3 pièces, dont un pantalon retenu par des bretelles larges du Kentucky et d’une chemise blanche, le Dinantais s’installe sur son siège. Il fait une chaleur caniculaire dans la salle ; faut croire que Michel a enfilé un costard climatisé. On distingue la présence de 5 grattes à sa droite et devant lui, la cymbalette à pieds et les cajons.

Le set sera divisé en 2 parties de plus de 50 minutes, entrecoupé par un entracte d’un quart d’heure, moment au cours duquel Michel va discuter avec le public. Un public apparemment de connaisseurs, aussi attentifs qu’attentionnés. C’est d’ailleurs ce qui fait le charme du Zik-Zak. Le son est excellent. Aux manettes : Olivier Delescaille, le sixcordiste de Beautiful Badness.

Michel ouvre son récital par le titre éponyme de son premier album solo, « Take a Ride », une compo qu’il interprète à la gratte et à l’harmo. C’est le premier saut dans les marais du bayou. A cet instant, on imagine les esclaves noirs victime de la ségrégation raciale qui fuyaient vers le Nord des States.

Lors des morceaux les plus sauvages, donc garage/punk/blues, on ne peut s’empêcher de penser au groupe liégeois, The Experimental Blues Band, mais également au Jon Spencer Blues Band.

Il embraie par « Old Friend ». Vu qu’il ne se débarrasse toujours pas de son costume, certains spectateurs commencent à avoir chaud pour lui. Votre serviteur, aussi. Puis, il aligne « Six Billions Flowers » et « You’re Right », en respectant l’ordre chronologique de son dernier elpee. Il nous réserve une superbe cover du « Sweet dreams » d’Eurythmics. Si Marilyn Manson en avait réalisé une interprétation burnée, on se souvient surtout de celle qu’Annie Lennox avait accordée sur la plaine de Werchter, en soutien-gorge de couleur rouge. Pour Michel c’est en costume-cravate-chapeau. Il attaque ensuite « I heard the wind ». On aurait préféré sentir son souffle !

Michel change de gratte entre chaque morceau, mais sa technique est irréprochable, sur les cordes. Les sonorités qu’il en extrait sont particulièrement métalliques, et tout particulièrement sur les cigar box et la dobro. Ses interventions à l’harmo sont à couper le souffle (!?!?). Son blues/roots lorgne parfois vers Seasick Steve. Chevrotante, graveleuse et filtrée par le micro américain, sa voix colle très bien à la tessiture des cordes de la cigar box.

En se servant de deux de ces cordophones, à 3 ou 4 cordes, d’un dobro, d’une Gibson, d’une cymbalette à pieds, d’un cajon et d’un micro américain, John Mary Go Round est parvenu à nous faire traverser le bayou (dinantais ?) de la Louisiane de long en large.   

Ce soir votre serviteur a passé la meilleure soirée de son année, depuis l’apparition du Covid 19. Le bayou dinantais, fallait quand même oser !  Vivement le prochain épisode ! Ce sera encore du blues, mais à la Madeleine. En occurrence Larkin Poe !

Setlist : « Take a ride », « Old friend », « Six billions flowers », « You ´re right », « Sweet dreams » (cover Eurythmics ), « I heard the wind », « I Play Alone », « 81 square feet », « Death walk blues », « Born along the river », « Walking through the back door », « I wanna hear », « Sandra blues »

(Organisation : Zik-Zak et Rock Nation)

Swamp Dogg

Sorry You Couldn’t Make It

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Jerry Williams, aka Swamp Dogg (ou Little Jerry ou bien encore Little Jerry Williams), semble connaître une seconde jeunesse à près de 78 balais ! Depuis sa Virginie natale, il a pourtant enregistré à partir de 1954, alors qu’il n’avait que 12 ans ! Transformé en chanteur soul décalé sous l’alter-ego Swamp Dogg dès 1970, ce ‘maverick’ flamboyant colore aujourd’hui ses morceaux trempés dans la soul d’une belle dose d’excentricité et d’une âme country, sur des titres tire-larmes tels que « Sleeping Without You is a Dragg » ou « I’d Rather Be Your Used to Be ». « Sorry You Couldn’t Make It » a bénéficié du la participation de John Prine (il nous a quittés il y a quelques semaines), Justin Vernom (Bon Iver), Jenny Lewis et des membres de Poliça. De quoi permettre aux morceaux de ne pas sombrer dans l’exercice de style et d’afficher une belle créativité. N’oublions pas que son elpee précédent (« Love, Loss and Autotune ») était dédié à l’autotune (!)… c’est dire si l’homme n’a peur de rien. Enregistré à Nashville, « Sorry I Couldn’t Make It » ne sent pas la naphtaline. Pas pour rien que ce ‘Chien des Marécages’ ne fait pas son âge…

Homem Em Catarse

Sem Palavras, Cem Palavras

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Homem em Catarse, c’est le projet d’Afonso Dorido, un Portugais responsable de quatre disques à ce jour, dont deux mini-albums et deux elpees. « Sem Palavras, Cem Palavras » constitue donc son second long playing.

La biographie mentionne que la musique de Homem em Catarse navigue à la croisée des chemins de Slowdive, Durutti Column et Explosions In The Sky, mais un E.I.T.S. sous sa forme la plus atmosphérique, alors. Durutti Column, c’est une certitude. A cause de ce toucher de guitare et puis de ce climat empreint de mélancolie si caractéristique. Et le titre « Hey Vini ! » n’est autre qu’un hommage rendu au guitariste, Vini Reilly. Et puis des pistes comme le bonus track ainsi que « Marie bonheur », un morceau qui bénéficie du concours du violoniste Graça Carvalho et de la violoncelliste Marguarita Pereira, en sont de nouvelles illustrations. Mais Afonso ne se contente pas de jouer de la gratte, le plus souvent en picking ; il se consacre également aux synthés, aux percus et autres machines en compagnie de Pedro Sousa, qui se charge également de la production. Pas de voix, mais des chœurs sur « Yo La Tengo » (NDR : un clin d’œil adressé au trio de Hoboken ?). Et puis un poème (‘Sans paroles, sans mots’), reproduit dans le booklet, qui a inspiré les titres de cet opus. Le plus enlevé ? Le post rock « Dancas marianas ». Afonso y joue de la basse, en s’appuyant sur les boucles de guitare qui impriment le tempo. Bref, un album émouvant à l’esthétique romantique et harmonieuse que votre serviteur conseillera aux nostalgiques de Durutti Column, quelque peu disparu des radars, depuis 2014, soit depuis les deux attaques cérébrales dont a été victime Vini Reilly…

Pepe Wismeer / Thierry Müller

L’écho des chiens dans le sang de la tactique / No re re night fever

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Pepe Wismeer est un duo drivé par Anne-Laure Therme et Damien Van Lede, une formation responsable d‘une vingtaine d’albums depuis 1999 et dont la musique expérimentale navigue aux confins de l’indus, du dark folk et de l’ambient.

Actif chez Ilitch, Thierry Müller alias Ruth Ellyeri (c’est son anagramme) est compositeur et multi-instrumentiste. Tout aussi expérimentale, sa musique est encensée par des artistes comme Lee Ranaldo (ex-Sonic Youth), Edward Ka-Spell (Legendary Pink Dots), Tim Gane (Stereolab) ou encore Steven Stapleton (Nurse with Wound). 

De la rencontre entre Pepe Wismeer et Thierry Müller ne pouvait naître qu’une solution sonore… expérimentale. C’est manifeste sur « L’écho des chiens dans le sang de la tactique ». Mais davantage tout a long du deuxième disque, « No re re night fever », deux titres (plus de 20 minutes chacun quand même) qui synthétisent le fruit de trois nuits d’improvisation. Et le résultat nous plonge au sein d’un univers qui oscille entre ambient et indus, traversé de sonorités cosmiques. On pense parfois au Floyd circa « More », à Tuxedomoon ou encore à Throbbing Gristle…

Ces références sont disséminées tout au long du premier CD. Auxquelles on pourrait ajouter Wire (« Even Eve », malgré les claviers cathédralesques ainsi que « Et l’on fera venir les chiens », une piste éthérée qui suscite un Mercury Rev), Sophia (ce sentiment de mélancolie accentuée par les cordes de guitare languissantes, tout au long de « I exteem »), le Legendary Pink Dots (le minimalisme synthétique, mais rythmé de « I am Azon ») ainsi que Berlin Blondes. Surtout à cause des voix triturées, incantatoires, maléfiques voire angoissantes. Et si « Pulsyciety » pourrait servir de B.O. cinématographique à une nouvelle ‘Rencontre du 3ème type, se distinguant par un crescendo qui mêle arrangements de cordes classiques et électro, la meilleure plage de l’elpee est incontestablement « Unicyconic icon ». Imprimée sur un tempo krautrock et légèrement teintée d’orientalisme, elle est traversée par des interventions de saxophone free, dispensés un peu dans l’esprit de Steven Brown (Tuxedomoon). Pour public averti uniquement !

Pour découvrir le clip de "Unicyconic icon", c'est ici

Bärlin

The dust of our dreams

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Bärlin est un trio lillois qui réunit le bassiste Laurent Macaigne, même si parfois on a l’impression qu’il se sert de cet instrument comme d’une guitare, le drummer Simon Thomy et le clarinettiste/chanteur Clément Barbier. Déjà que cette formule trio n’est pas courante, mais Clément possède une voix un peu particulière, incantatoire, sorte d’hybride entre Brendan Perry (Dead Can Dance) et David Eugene Edwards (Wovenhand, 16 Horsepower). Et puis ses interventions solennelles sur sa clarinette (qui sonnent parfois comme un hautbois) oscillent entre le jazz noir, le concerto (pensez à Sergueï Prokofiev et Serge Rachmaninov) et la no wave (Tuxedomoon). Le climat de cet opus est sombre, énigmatique, déchirant parfois même étouffant, mais l’ensemble tient parfaitement la route s’achevant par l’élégiaque « Opium fields », avant qu’un bonus track de type drone ne vienne atterrir en fin de parcours, pour souffler sur la poussière de nos rêves…

Sunflowers

Endless voyage

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Troisième elpee pour Sunflowers, un trio portugais (NDR : issu de Porto, très exactement), dont la musique semble, à premier abord, instrumentale. Il faut d’ailleurs attendre le 4ème morceau pour entendre les vociférations du chanteur. M’enfin, pas comme au sein de certains groupes de métal. Plutôt caverneuse, elle intervient cependant, sur les titres les plus musclés.

« Endless voyage » est partagé entre plages percutantes et morceaux atmosphériques aux bidouillages électroniques, quand ils ne virent pas carrément à la lounge (NDR : ou si vous préférez à de la musique d’ascenseur). Depuis le paisible « Prologue », une brève intro à écouter religieusement, aux deux versions épiques du titre maître. Frénétique, la première est soulignée de chœurs sauvages, alors que la suivante, d’abord incantatoire (ces chœurs !) s’égare dans un périple cosmique, expérimental, truffé d’interventions de synthés vintage.

Mais le plus intéressant procède des morceaux les plus énergiques, nés d’un cocktail explosif entre garage, punk, noisy, psychédélisme et krautrock. A l’instar du sauvage « Deflective machine », de « A conflict taking place » et ses chœurs martiaux, qui ne ferait certainement pas pâle figure sur un album de Ty Segall, du groovy « Dreamweaver » qui semble hanté par Jon Spencer ainsi que d’« Oscillaitons », toutes guitares dehors. Entre chaos électrique et harmonies synthétiques, « Endless voyage » doit son imprévisibilité à ses contrastes.

Peter Green

Le blues pleure une de ses légendes : Peter Green s’est éteint à l’âge de 73 ans…

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Peter Green est décédé paisiblement durant son sommeil, ce samedi 25 juillet 2020.

De son vrai nom Peter Greenbaum, il était né le 29 octobre 1946 à Bethnal Green, un quartier sis à l'est de Londres. Peter avait eu la lourde tâche de succéder à Eric Clapton au sein des Bluesbreakers de John Mayall, en juillet 1966. Un challenge relevé brillamment. Il n’y militera cependant qu'une seule année, le temps de l'album "Hard Road" qui révélait déjà son talent de guitariste. A l’instar du long instrumental "Supernatural", auquel il communiquait une tonalité tout à fait personnelle (en écoute ici)

Peter Green fonde alors sa propre formation baptisée Fleetwood Mac, en s’inspirant des noms du batteur (Mick Fleetwood) et du bassiste (John MacVie), co-fondateurs du band. Le combo fait ses débuts en août 1967. Il deviendra l'un des fleurons de la fameuse blues boom qui sévit alors en l'Angleterre. Peter quitte Fleetwood Mac en mai 1970, victime de problèmes psy, alors que F.M. va devenir une usine à tubes, dans un style résolument pop.

Compositeur remarquable, chanteur d'une rare sensibilité et surtout guitariste exceptionnel, ses interventions aux cordes étaient à la fois chargées de feeling et à la fluidité inégalable, alors que parcimonieuses, elles faisaient chaque fois mouche.  

En 1970, il publiait un album prémonitoire intitulé "The end of the game".

Il disparaît alors des radars, et retourne régulièrement en hôpital psychiatrique, pour se faire soigner.

Il opère son comeback en 1979, un retour salué par ses nombreux fans, mais malheureusement, il ne retrouvera plus jamais sa dextérité et son inspiration sur sa gratte.  

Au cours des nineties, il tente un nouveau retour, en compagnie du Spinter Group, mais il y est aussi discret à la guitare qu’au chant.

Celui qui fut mon héros musical s'en est donc allé durant son sommeil.

BB King en personne avait avoué que Peter était le seul guitariste dont les tonalités de cordes, d’une extrême douceur, lui flanquaient des frissons partout.

« Oh well » et « Black Magic Woman », repris plus tard par Santana, titres les plus notoires du Fleetwood Mac impliquant Peter Green sont en écoute ici et

REPOSE EN PAIX PETER !

Les Eagles déploient à nouveau leurs ailes !

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Les Eagles publieront un album live et un film du concert avec 26 chansons enregistrées lors de leurs trois concerts au Forum à Los Angeles, en octobre prochain.

Les Eagles ont passé la plus grande partie de l'année 2018 tourner à travers les Etats-Unis. Don Henley, Joe Walsh, Timothy B. Schmit, Deacon Frey et Vince Gill ont reçu des critiques élogieuses de la part des fans et des critiques. Ils étaient donc sur le qui-vive pour leurs trois shows à guichets fermés au Forum de Los Angeles les 12, 14 et 15 septembre. Les moments forts de ces trois shows ont été sélectionnés et rassemblés sur un nouvel album live avec 26 chansons et un film du concert "Live from the forum MMXVIII".

Aux États-Unis, le film du concert a été diffusé en exclusivité par ESPN ce dimanche 5 juillet. Le film a été présenté par Chris Berman, fan des Eagles.

"Live from the forum MMXVIII" est une production de Scheme Engine dirigée par Nick Wickham et enregistrée avec 14 caméras 4K. Il sera disponible le 16 octobre via Rhino en Blu-ray, CD, Vinyle et en streaming. Une édition super deluxe sera également disponible.

Le " Live from the forum MMXVIII " recèle les performances live des plus grands succès du groupe ("Hotel California", "Take It Easy", "Life In The Fast Lane", "Desperado") mais aussi des morceaux d'album ("Ol' 55"), "Those Shoes"), ainsi que certains des plus grands succès en solo des membres du groupe ("Boys Of Summer" de Henley, "Rocky Mountain Way" de Walsh et "Don't Let Our Love Start Slippin' Away" de Gill).

Dans le paysage rock moderne et fragmenté d'aujourd'hui, les Eagles conservent un attrait qui transcende à la fois la génération et le genre, renforçant le rôle du groupe en tant qu'icône musicale.

En tant que groupe américain le plus vendu des années 1970 et l'un des groupes les plus vendus de tous les temps, les Eagles ont vendu plus de 150 millions d'albums dans le monde entier dont 6 ont obtenu la place de numéro 1 et ils se sont retrouvés cinq fois en tête des charts.

Leurs "Greatest Hits 1971-1975" et "Hotel California" sont les albums les plus vendus de tous les temps selon la RIAA, certifiés Platine 38x et 26x respectivement. Ils ont remporté six GRAMMY® Awards, ont été intronisés au Rock & Roll Hall of Fame en 1998 au cours de leur première année d'éligibilité et ont reçu le Kennedy Center Honours en 2016.

https://www.eagles.com/

Bénabar livre sa version de l’amour !

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« Tous les Divorcés » lance un message d’espoir : on peut aimer plusieurs fois dans sa vie.

Avec humour et une pointe d’émotion, Bénabar continue d’explorer le thème du couple, de la famille et des aléas de la vie. Du piano, de la place pour la voix, une production très organique : Bruno réunit des ingrédients essentiels pour faire ressortir l’émotion brute du texte.

« Tous les Divorcés » constitue le premier extrait du nouvel album sur lequel Bénabar travaille en collaboration avec Johan Dalgaard, un elpee qui sortira à l’automne.

Un extrait acoustique est à découvrir ici

Vikken à couper au couteau…

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Artiste transdisciplinaire de la scène électro (Vatican Soundsystem, Virile), Vikken crée en 2019 son premier projet solo sous son nom.

De ses expériences en tant que producteur et DJ, il garde la ligne électronique, la recherche de textures et de rythmes downtempo qui incitent au lâcher-prise.

La forme finale n'arrivera que quelques mois plus tard lorsque viennent des textes en français, comme une évidence - créative, politique, cathartique - sur des titres jusqu’alors instrumentaux.

Entre ambiant-pop et électro, Vikken aborde les thèmes de l’identité, du questionnement des normes, sous une forme peu empruntée.

En attendant la sortie de son 1er EP début 2021, il vient de sortir un rework, relayé notamment par Brain, Manifesto XXI... du titre « Pass this on de The Knife ».

Le clip est à voir ici

Entre confinement et violences conjugales ...

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Un clip en forme de court-métrage réalisé par Bruno Merle explore de façon onirique le trouble de la violence dans l’amour. Pendant le confinement, les associations ont observé une terrible aggravation des violences conjugales et domestiques.

Ruppert Pupkin et Bruno Merle ont créé ce film pendant le confinement, en réaction à ce tragique constat.

Une femme marche d’un pas décidé. Où se rend-elle ? Où s’enfuit-elle ? Elle perd bientôt son chemin, ses repères et sa mémoire.

Trouvant dans son sac un téléphone dont elle ne connaît plus le code, une adresse qui est sans doute la sienne et des clés, elle entre dans une maison qu’elle semble découvrir pour la première fois et qu’elle cherche à reconnaître.

L’histoire d’amour qui se déroule dans la chanson « T’en as plus pour longtemps » est peut-être à double tranchant.

Prise dans la boucle obsessionnelle de sa mémoire, elle se love dans le costume de l’homme qu’elle pense avoir aimé, et exhume la violence enfouie d’une relation amoureuse qui aurait trouvé une issue tragique dans un meurtre hypothétique dont elle serait l’actrice.

Cherchant la vérité dans les miroirs, la meurtrière prise dans une spirale hypnotique a peut-être inventé toute cette histoire, ou simplement inversé les rôles le temps d’une chanson…

« Dans ma peau », on ne tue jamais par amour mêle une version live de la chanson « Dans ma peau » de Ruppert Pupkin, enregistrée le 4 mars au Grillen, avec le musicien Benoit Perraudeau et la version de l’album "Digital After Love" de Ruppert Pupkin sorti en 2019 chez Actes Sud Musicales, arrangée avec Pygmy Johnson. (Dans ma peau @flushing - track 4)

On retrouve Ruppert Pupkin, Bruno Merle et Pygmy Johnson le 15 juillet 2020 au cinéma dans le Film ‘Felicità’ de Bruno Merle, avec Pio Marmaï, Rita Merle et Camille Rutherford.

Ruppert Pupkin et Pygmy Johnson ont composé la chanson “An average girl” (disponible sur toutes les plateformes) pour le deuxième long métrage du réalisateur, qui raconte la vie d’une famille hors-normes.

C’est au cours d’une nuit mouvementée que Tommy (Rita Merle), la jeune héroïne de ‘Felicità’, et son père (Pio Marmaï) croisent dans un bar une chanteuse (Ruppert Pupkin) qui fait danser la foule depuis son fauteuil roulant.

A découvrir ici

Le côté éphémère de la vie dépeint par Elysian Fields

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Tout au long du précédent opus, « Pink Air », Elysian Fields explorait le moment présent, celui de la crise existentielle. Celui-ci se porte des siècles dans le passé et sur des terres lointaines.

« Transience of Life », album concept tiré du vénérable roman chinois ‘Dream of the Red Chamber’, place l’auditeur dans un paysage onirique à l’atmosphère électro-acoustique, ponctuée du rock noir mélodique caractéristique du groupe.

Les morceaux dépeignent les scènes hantées d’un conte de fées abordant le destin et la perte. C’est aussi un document social dont les thèmes du bouleversement et de la perte d’autonomie résonnent encore à notre époque.

Le roman du 18ème siècle de l’auteur Cao Xueqin, peu connu aujourd’hui des lecteurs de l’Ouest, est une épopée nationale, qui, dans la littérature chinoise, tient un rôle comparable à celui de Shakespeare dans le monde occidental. Son intrigue basée sur un couple de jeunes aristocrates dont la relation amoureuse est condamnée ne peut d’ailleurs que faire penser à Roméo et Juliette. En dépit de cette ressemblance, ‘Dream of the Red Chamber’ est bien plus singulier dans ces thématiques. Sexualité, servitude, pouvoir, destin et surnaturel s’écharpent dans un environnement doublement étranger : parce qu’il est aux confins du monde et parce qu’on car on y voyage dans un temps ou le déclin de la dynastie Qing était réel.

Le metteur en scène Jim Findlay a demandé à Jennifer Charles et Oren Bloedow de composer une musique inspirée des poèmes que Cao Xueqin a écrits pour son roman. Alors que le duo new-yorkais travaillait sur ce projet, il s’est rendu compte de la proximité de celui-ci avec sa propre esthétique. L’humeur naïve et les thèmes de l’amour, de la désillusion, du souci et du chagrin se marient parfaitement avec la sensibilité du groupe. L’idée de la fugacité de toutes choses est depuis longtemps un sujet central dans l’œuvre d’Elysian Fields, et, dans ces vers anciens, le groupe a trouvé l’âme sœur.

Après avoir terminé cette collaboration, Jennifer et Oren ont décidé de continuer leur travail sur d’autres poèmes de Xueqin pour le plaisir. Par la suite, ils ont invité le poète Lu Chen a co-écrire une chanson. Un dernier morceau a été trouvé dans l’œuvre de Warren Zevon, dont le titre « Indifference of Heaven » semble presque tiré des mêmes pages. Le producteur et collaborateur de longue date d’Elysian Fields, Thomas Bartlett, a piloté les sessions d’enregistrement, incorporant brillamment les performances du batteur Sam Levin et du virtuose de Piri, Saengkwang Gamin Kang.

“An Outsider Undeserving Of Love” est à découvrir

Un clip à manger tout cru…

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En tirage limité pour le Disquaire Day (20 juin 2020), "Petit Orang-outan", clip bien trippé de Cannibale, est un conte psychédélique qui raconte l'histoire d'un petit Orang-outan qui grandit tellement il devient gigantesque et hors de contrôle.

Il mange alors le soleil et disparaît dans la nuit

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