La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Teethe : de la douleur au soulagement…

Le groupe texan de slowcore Teethe sortira son nouvel elpee, « Magic Of The Sale », ce 8 août. Sur cet album, il dévoile son monde triste et beau, où les quatre auteurs, chanteurs et artistes distincts de la formation posent une série de questions…

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Joyfultalk

A separation of being

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La découverte d’un projet porté par le label montréalais Constellation suscite toujours son lot d’interrogations. Depuis maintenant plusieurs années, l’écurie débusque des artistes qui ne s’inscrivent dans aucune case. Difficile d’adhérer à l’ensemble du catalogue tant les expérimentations proposées sont diverses et parfois poussées à l’extrême.

Joyfultalk appartient à cette catégorie de formations qui offrent ce type d’aventure sonore à laquelle il est difficile de rester insensible. Derrière ce patronyme et cette pochette colorée (issue d’une fresque murale) se cache Jay Crocker, un musicien originaire de la Nouvelle-Ecosse, au Canada. Sur ce troisième opus intitulé « A Separation of Being », il poursuit sa redéfinition de la musique. A l’aide d’instruments de sa création et, surtout de synthé, il propose une musique futuriste aux influences psychédéliques. Divisé en trois plages de sept, huit et seize minutes, Joyfultalk développe des nappes synthétiques qui tournent et finissent par vous hypnotiser. Particularité : on n’y décèle quasiment aucun crescendo...

Si l’écoute de “A separation of being” peut paraître indigeste à certains (elle l’a été en ce qui concerne votre serviteur), cette forme d’expérimentation a le mérite d’exister et de pousser toujours plus loin les limites de la créativité. On peut compter sur Constellation pour continuer à nous sensibiliser aux évolutions musicales...

Baasta !

Paanic

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Baasta ! est un duo issu d’Arras réunissant le chanteur/guitariste François-Xavier Notel et le bassiste Yoann Dirryckx. Le reste de l’instrumentation est assuré par des machines, dont une boîte à rythmes minimaliste. Soit ! Responsable d’un électro/punk particulièrement explosif, le tandem nous propose son premier album. Il fait suite à l’Ep « Sales gosses », paru début 2018. Interprétés dans la langue de Molière, les textes constituent un véritable manifeste face aux dérives de note société de consommation. Tout au long de « Ton camp », FX répète à plusieurs reprises : ‘Quand je vois vos règles du jeu, j’espère mourir avant d’être vieux !’. Un titre qui bat au rythme du pouls funky et libère des guitares crépitantes. Un des meilleurs morceaux de cet LP. « Jamais » en est un autre, un morceau au cours duquel les accès de gratte cristallines ou crépitantes sont dignes de The Dodos. Autre titre fort de l’opus, « Choisis ta vie » s’attaque à la mondialisation, l’exploitation, la surconsommation et la pollution. Un discours qui emprunte une piste reliant Joy Division et le Velvet Underground. L’expression sonore révèle pas mal de références post punk ou cold wave, également. Et même carrément punk, comme sur l’échevelé « Fin du monde », une critique des réseaux sociaux coupables d’empoisonner la vie privée. Mais le débit vocal de FX rappelle alors Plastic Bertrand. Ou de « Tora ! Tora ! Tora », une piste découpée dans des riffs sauvages et acérés, alors qu’un chant belliqueux dénonce ceux qui détruisent et exploitent la biodiversité au profit du capitalisme. En général, la voix est cependant plutôt déclamatoire, empruntant même très souvent au hip hop, en découpant bien les syllabes, mais aussi parfois elle adopte les inflexions de Bashung. Bref, un album intéressant, aux lyrics pertinents qui ne manquent cependant pas d’humour, mais dont la musique pourrait encore gagner en efficacité et en créativité, en se servant davantage d’instruments organiques… Enfin, ce n’est qu’un avis personnel…

GuT GuT

Wazooland

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En 2018, GuT GuT publiait un album étonnant baptisé « Album concept ». Etonnant, d’abord parce que les textes étaient chantés dans un langage original créé à base de phonétiques, un peu comme à une certaine époque, Magma. Puis à cause de l’expression sonore essentiellement sculptée dans un funk blanc, s’inspirant de Prince et de Bowie, mais un Bowie très seventies, réminiscent de « Station to Station », et de son « Golden years ».

« Wazooland » reprend les mêmes ingrédients de base. Il recèle également des plages psychédéliques à coloration orientale (NDR : certaines sont enrichies de bouzouki), ainsi que des morceaux qui agrègent prog et fusion, un peu comme dans l’univers de Zappa. Même le métal et l’électro entrent parfois dans cette fusion. Et si les harmonies vocales sont soignées, elles le sont davantage dans l’esprit de Todd Rundgren que de Kula Shaker. De cet elpee, on épinglera quand même l’excellent « Eko », le très électrique « Altaïr », un funk/blues, dont le rythme semble emprunté au « I’m a man » du Spencer Davis Group et « Avoumen voices », sorte de pastiche du « You should be dancing » des Bee Gees.

Shabazz Palaces

The Don of Diamond Dreams

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Shabazz Palaces, le déjà cultissime duo hip-hop issu de de Seattle ‘is back’ après un hiatus de plus de 3 ans. La formation bicéphale réunissant Ishmael Butler (déjà quinquagénaire et ex-Digable Planets) et le multi-instrumentiste Tendai ‘Baba’ Maraire ouvre son sillon hip-hop dit ‘abstrait’ aux influences free-jazz sur le label pourtant très rock Sub Pop ; et ce depuis 2009. « The Don of Diamond Dreams », son 5ème album, constitue probablement l’œuvre la plus optimiste et la plus abordable du tandem ‘afrofuturiste’ tout en conservant sa patte de ‘maverick’ un brin visionnaire. Cette petite ouverture est probablement due aux travaux du fils de Butler, Lil Tracy, collaborateur du regretté Lil Peep. Attention, Shabazz Palaces ne renverse pas non plus ses fondamentaux et le tout reste aventureux et loin des standards hip-hop actuels, grâce à ses touches p-funk, de trap et ses visions ésotériques. Pas de surprises mais une belle réussite.

Mayflower Madame

Prepared for a nightmare

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Tiens, un groupe norvégien qui pourrait aisément se produire dans le cadre d’un W-Festival. La voix du chanteur n’est pas inoubliable, mais oscillant de Sisters of Mercy, en passant par Joy Division, Chameleons, Cure et du plus contemporain Black Rebel Motorcycle Club, la musique baigne dans une forme de post-punk-goth-dark-cold-wave qui devrait plaire aux nostalgiques du genre. Basse cotonneuse, guitare cristalline, chargée de reverb, claviers atmosphériques, drums syncopés (la plupart du temps) ainsi qu’un zeste d’électronique et de psychédélisme voire de shoegaze entretiennent un climat ténébreux, lancinant, hanté, brumeux, mais un peu daté quand même…

Swans

Leaving meaning

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« Leaving meaning » constitue déjà le quinzième album de Swans, et suivant son habitude, Michael Gira et sa troupe se sont montrés généreux. Très généreux, même, puisque cet elpee est double et propose une heure trente de musique en 12 morceaux. A propos de troupe, le New-yorkais, outre son backing group et plusieurs membres d’Angels of Light, a reçu le concours de toute une volée de collaborateurs. Dont son épouse Jennifer et les sœurs Anna et Maria von Hausswolff, aux chœurs, ainsi que Jeremy Barnes et Ben Frost, ce dernier assurant également la mise en forme. Soit 18 musicos, en tout !

A l’instar de l’œuvre de Michael Gira, et tout particulièrement chez Swans, les compos sont ténébreuses, angoissantes, hypnotiques, reptiliennes, parfois propices à la transe. Un sentiment de fausse quiétude envahit cependant le plus folk « Annaline », une plage trempée dans le minimalisme atmosphérique. Mais également « Amnesia », un morceau au cours duquel les voix féminines semblent pousser des cris de chauves-souris. Incantatoire, « The hanging man » réveille le souvenir du « Whatevershebringswesing » de Kevin Ayers, mais parcouru de volutes bouddhistes psalmodiées, alors que des sonneries de passages à niveau accentuent la perception d’angoisse. Des voix (les sœurs von Hausswolff, bien sûr et celle shamanique de Gira) qui entretiennent un climat gothique, tout au long de « Sunfucker », malgré la présence discrète de cuivres jazzyfiants, assurés par le trio de jazz noir The Necks, une section de cuivres australienne notoire pour ses impros. Elle est bien plus présente tout au long de « The Nub », une compo à la progression sinueuse, latente et lugubre. Valse mid tempo, « It's Coming It's Rea » est littéralement porté par les chœurs chatoyants et lumineux des frangines von Ausswolf. Paru en single, ce titre est également le plus accessible. Ritournelle quasi-liturgique (NDR : cet orgue !), « Cathedrals of heaven » s’enfonce progressivement dans le psychédélisme éthéré du « More » de Pink Floyd. Un rayon de soleil éclaire quand même « What is this ? », une composition atmosphérique qui nous entraîne au cœur d’un Mercury Rev. L’album s’achève par « My phantom limb ». Cette finale réverbère des échos spectraux et des harmonies vocales désynchronisées qui finissent par se démultiplier jusqu’à l’infini.

Fallait quand même en parler, mais existentialistes, les lyrics traitent du chaos et de l’effondrement du monde contemporain. Pas une surprise, puisque Gira revient régulièrement sur le sujet. Bref, les aficionados d’Angels of Light et de Swans devraient être aux anges (?!?!). Pour le mélomane lambda, l’écoute de cet album risque d’être épuisante et déprimante, à moins que vous ne l’abordiez avec un sens du 2ème voire 3ème degré. Une chose est sûre, on ne peut pas dire qu’au cours de sa carrière, Michael Gira (NDR : il est aujourd’hui âgé de 65 balais) ait accepté le moindre compromis. C’est tout à son honneur, même si le personnage est plutôt hermétique, quand on s’intéresse à son discours…

Test Dept

Disturbance

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Dans l’univers de la musique industrielle, Test Dept (ou Test Department) a vraiment marqué les eighties de son empreinte. Et pas seulement à cause de sa musique, mais aussi parce qu’il a pris parti pour la classe ouvrière britannique sous le mandat de Margaret Thatcher. Aujourd’hui, il est considéré comme un vétéran du style. Son dernier elpee, « Tactics of evolution » remontait quand même à 1997. A partir de cette époque, les différents membres du groupe se sont lancés dans d’autre projets artistiques et culturels. Et puis, en 2014, Graham Cunnington et Paul Jamrozy ont décidé de remonter le combo sous un nouveau line up et de repartir en tournée. Cinq ans plus tard, Test Dept publie donc son 14ème elpee. Et son titre est toujours aussi engagé. « Disturbance » reflète l’état d’une société en crise, victime d’un néo-libéralisme qui a entraîné l’austérité, le chômage et l’inégalité entre les revenus, mais également s’inquiète de la menace imminente d’un conflit nucléaire…

Découpé en 8 pistes, cet LP nous rappelle que s’il a été influencé par Cabaret Voltaire, Test Tept a aussi influencé Einstürzende Neubauten et même Front 242. Il est d’ailleurs amusant de retrouver ces références électro/indus ou électro/body/music (EBM) tout au long de cet opus. A l’instar de Laibach, l’hymnique « Speak truth to power » a recours aux synthés orchestraux. Plus paisible voire lunaire, « Debris » baigne au sein d’une forme d’ambient. Sombre et tourmenté, « Full spectrum dominance » est sous tension permanente, mais n’explose jamais, nous réservant des échantillonnages de voix de dictateurs, de tribuns ou de chefs-terroristes que la foule acclame. Le meilleur morceau est pour la fin, « Two flames burn ». Oriental, son intro évoque celui du « Larks’ tongues in aspic » de King Crimson, motif qui réapparaît au fil d’une plage grimpant progressivement en intensité, sur des rythmes et des chœurs martiaux, avant de s’achever par un glas à vous glacer le sang... Un album vraiment perturbant…

Songe d’une nuit BW 2020 : dimanche 19 juillet

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Le cadre est magnifique. Les trois scènes ont été installées à des endroits différents, mais en prenant soin de préserver le coup d’œil sur les étendues d’eau des carrières, considérées comme formant un des plus beaux sites de Wallonie. Eclairé, le parcours réunit des groupes de 50 spectateurs accompagnés par des guides bénévoles. Un petit trajet de 1 200 mètres qui longe le haut de la carrière afin d’accéder aux 3 scènes. La distanciation sociale est très bien respectée. Pour une première organisation, c’est vraiment parfait et chaque équipage est complet. Un équipage constitué de 3 ou 4 artistes qui joueront chacun à 5 ou 6 reprises des sets de 30 minutes.

Noah Moon est la première artiste programmée. Votre serviteur suit attentivement son parcours depuis plus ou moins dix ans. Elle se produit, en général, au sein d’un trio. Aujourd’hui, elle est soutenue par un drummer (NDR : un nouveau !) et la claviériste Laetitia Collet. Et elle se sert d’une gratte semi-acoustique. Le podium est entouré de fleurs et de roseaux. Manifestement, Manon est boostée par cette opportunité de pouvoir rejouer devant du public, après 4 mois de confinement, une période au cours de laquelle, pour ne pas perdre la main, elle avait accordé de petits concerts intimistes, relayés par les réseaux sociaux.

« Alive » ouvre le set. Allègres et sautillantes, les sonorités électro/pop sont stimulées par de généreuses percus. Souriante, jolie, épanouie, Manon a toujours le (petit) mot pour (sou)rire. Ivoires et percus entretiennent le climat paisible mais chargé de feeling de « Found Me ». Il faut dire que la voix Manon s’adapte aisément à cette atmosphère empreinte de quiétude. Un filet de sonorités semi-acoustiques amorce « Paradise », avant que la plage nous entraîne vers celles, plus ensoleillées, de Kingston. Le soleil est au rendez-vous, mais il y manque le sable et la délicatesse des embruns marins. Mid tempo, « Sparks » évolue au rythme synthétique d’un cheval au trot. Après « Run », le plus acoustique « At Last We Tried » retrouve une certaine forme de sérénité. Et en guise de rappel, « Now » clôt ce concert qui a mis du baume au cœur de votre serviteur, même si Manon n’a pas interprété de nouvelle compos…

Setlist : « Alive », « Found Me », « Paradise », « Sparks », « Run », « At Last We Tried », « Now »

Direction seconde scène que Juicy squattait vendredi. Lubiana est venue nous présenter de larges extraits de son Ep éponyme. Découpé en 5 pistes, il est paru en avril dernier. Elle compose, chante et se sert d’une kora, un instrument de musique à cordes originaire du Mali que l'on trouve dans toute l'Afrique de l'Ouest. Agée de 26 ans, cette jeune Belgo-camerounaise est considérée comme la nouvelle sensation de la scène musicale belge. A cause de deux ses deux premiers singles, « Self Love » et « My Man Is Gone », et de son style qui mêle pop, soul, jazz et world. Elle avait fait forte impression lors de sa prestation, dans le cadre du festival Esperanzah, il y a deux ans ; mais également en première partie de Youssou’n’Dour, au Palais 12.

Avant d’entamer son set, elle raconte que dans son pays, la kora est réservée aux griots qui ne sont que des hommes. Ce sont les poètes et les chantres de l’Afrique de l’Ouest.

Plutôt imposant, cet instrument est posé en hauteur, sur un support, afin qu’elle puisse en pincer les 10 cordes. Epreinte de douceur, la compo est interprétée en solo. Un titre soul, qu’elle chante aussi bien en anglais qu’en dialecte camerounais. A partir du deuxième morceau, elle est rejointe par un préposé aux synthés et IPad. Elle n’en n’oublie pas son hit « I Think ’bout You », un morceau dont les percus électroniques vont faire grimper la température ambiante. En symbiose avec la foule et tout en pinçant les cordes de sa kora, elle lui demande de participer au refrain de « Sunday Last ». Satisfaite, elle le remercie en le qualifiant de lumineux…  

Setlist : « Break Free », « Self Love », « I Think ’bout You », « Sunday Last ».

Le grand podium est réservé, aujourd’hui, à Sarah Carlier. Encore une artiste que votre serviteur soutient depuis plus d’une décennie. Comme d’habitude, la trentenaire a revêtu sa large chemise marocaine. Elle est, bien sûr, épaulée par d’excellents musicos. En l’occurrence le gratteur Yannick Werther (Selah Sue), le bassiste/claviériste Clive Govinden, le programmateur Fabrice Blin et un nouveau drummer qui remplace Boris Tchango, dont le kit a de quoi impressionner.

Sarah ne va pas nous proposer de nouveaux morceaux, mais des versions revisitées d’anciens titres. Soit à la sauce électro/pop. Pas étonnant que le claviériste tire son épingle du jeu. Clive joue de sa basse en slap et tapping. Toujours aussi inspirée par Richie Havens son idole, Sarah s’autorise une cover du regretté New-yorkais. Sa gratte semi-acoustique, Sarah ne va s’en servir que lors du troisième et quatrième set, soit en fonction du répertoire proposé. Bref, une bonne petite répétition générale post covid 19…

Setlist : « Big Planet », « Nation Of Love », « Watch Tower », « Deep Down », « My Dear ».

Organisation : Inc’ Rock BW + Festival Songe d’une Nuit BW + Le Coup de Pouce ASBL

Sarah Carlier + Lubiana + Noa Moon

Robin Proper-Sheppard hésite entre tenir bon et lâcher prise…

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Robin Proper-Sheppard est de retour. Ou plus exactement Sophia, dont le nouvel album, « Holding On / Letting Go », paraîtra ce 25 septembre 2020. Il constitue une suite de « As We Make Our Way (Unknow Harbours) » (2016) et a été écrit, enregistré et produit par Robin, à Berlin et au Pays de Galles. A l’instar de l’opus précédent, Robin a fait appel à sa jeune troupe de musiciens belges pour jouer sur l'album, dont le bassiste Sander Vestraete et le guitariste Jesse Maes du groupe noise-punk Hyposchristmasstreefuzz ainsi que le claviériste Bert Vliegen (Teen Creeps), sans oublier le collaborateur de longue date Jeff Townsin, aux drums.

Deux titres en écoute : « Alive », ici et « We see you (Taking aim) »,

En concert dans le cadre des Nuits Botanique, ce 11 octobre 2020.

La projection de Slow Pulp…

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Le parcours difficile de Slow Pulp a forgé l’unité du groupe au fil du temps grâce au lien d’une amitié à vie. Les origines du combo remontent à l’école primaire, fréquentée par Leeds, Mathews et Stoehr, se produisant alors ensemble depuis la sixième année, tout en grandissant à Madison. Massey a ensuite été invité à rejoindre leur nouveau projet, Slow Pulp, en 2017. ‘Je ne peux pas décrire un niveau de proximité avec d'autres personnes comme nous. Après avoir vécu ensemble, tourné ensemble, travaillé ensemble et écrit ensemble, nous avons appris beaucoup de choses les uns des autres si rapidement ‘, explique Massey.

Les circonstances extrêmement difficiles de la période qui a précédé la parution de cet elpee (bouleversements personnels, maladie de Lyme pour Massey et grave accident de voiture pour ses parents, une semaine avant la pandémie) ont forcé le quatuor à rompre avec ses vieilles habitudes et à apprendre à être à la fois de meilleurs compositeurs et amis. Le résultat est un changement marqué par rapport à leurs sorties précédente, grâce à un son plus accrocheur dès la première écoute.

Alors si vous aimez cette forme de psychédélisme qui met en exergue des éclats de guitare croustillants sur des mélodies imprévisibles, vous ne pourrez que succomber à la musique de Slow Pulp. Son album « Moveys » paraîtra ce 9 octobre 2020.

En attendant, le clip de « Idaho » est disponible ici

 

Un nouveau clip signé Cheng-Hsu Chung pour !!!

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Tenue de danse-punk légendaire !!! est de retour ! Il publiera un nouvel EP intitulé « Certified Heavy Kats », ce 31 juillet 2020.

Mélangeant notamment des éléments de Chicago House, UK Garage et de NYC Disco, « Certified Heavy Katz » jongle entre grooves subtilement produits et chaos sonore organisé. Lors des sessions, le band a reçu le concours du leader de Liars, Angus Andrew, Maria Uzor du duo britannique Sink Ya Teeth et le co-chanteur de longue date Meah Pace.

Le single « Do The Dial Tone » (à découvrir ici) bénéficie d’une vidéo lyrique réalisée par Cheng-Hsu Chung, poursuivant un partenariat avec le groupe de clips cartoonesques. Chung avait ainsi précédemment réalisé la vidéo délirante du single de « Wallop », « Couldn’t Have Known » (à revoir ).

 

 

Noé Preszow est à nous…

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Sur la route de la chanson depuis son plus jeune âge, Noé Preszow (prononcez ‘prèchof’), Bruxellois aux origines multiples, est un auteur-compositeur-interprète-arrangeur de 25 ans. Dans son répertoire figure des adaptations en français de Bob Dylan, une reprise d’un certain Léo Ferré ou des mises en musique de poètes contemporains. Son pari est d'unir thématiques solides et limpidité d'écoute, écriture réaliste et mélodies accessibles, envisager le présent en prenant l'époque à rebrousse-poil sans être ni aveugle ni sourd à ce qui se joue précisément aujourd’hui. Serait-on présence d’un disciple de H-F Thiefaine ? C’est en tout cas ce que le clip de « A nous » laisse penser. Et il est disponible ici

Son premier Ep paraîtra cet automne 2020.

En concert dans le cadre des Nuits Botanique, ce 24 septembre

Jeanne Added ne manque pas d’air

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Jeanne Added a gravé un nouvel Ep ce 17 juillet 2020. Intitulé « Air », il constitue un objet parallèle, une prise de parole à la marge, instinctive et spontanée.

Ont participé aux sessions d’enregistrement, ses complices de toujours, Emiliano Turi son batteur sur scène, mais aussi Max Hershenowet et Rob Kleiner, déjà présents en co-composition sur l’album « Radiate ».

« Air » c’est aussi un moyen métrage du photographe et réalisateur Julien Mignot. De bout en bout les 8 morceaux de cet EP sont filmés et nous font partager la vie d’une bande rêvée, idéale et ouverte…

A découvrir ici

 

Mystery Machine (Canada)

10 speed

 

Voici une formation qui porte bien son nom. Pas la moindre bio, pas la moindre information, pas la moindre coupure de presse à se mettre sous la dent. De quoi entretenir le mystère (!). Est-elle canadienne? New-yorkaise? Américaine, certainement. Peut-être de Vancouver, puisque l'album y a été enregistré. Mais rien n'est moins sûr... D'autant plus que le style pratiqué par ce quartette semble davantage inspiré par la noisy pop britannique. Celle de la fin des eighties, qui a permis au label Creation de nous faire découvrir des groupes tels que Ride, Biff Bang Pow, My Bloody Valentine et House of Love. Encore que lorsque le son s'épaissit, on pense plutôt à Psychedelic Furs. A moins que ce ne soit à Dinosaur Jr voire à Eleventh Dream Day. Unique voie de garage américaine autorisée à ce "10 speed". Des guitares donc. Tempétueuses, fragiles, sauvages, mélodiques, frénétiques, grésillantes, chargées de feedback qui apportent aux compositions une intensité électrique blanche, presque palpable. Et si en bonus track, ce disque nous réserve une cover du "Glass of heart" de Blondie, c'est sans doute pour nous rappeler que Mystery Machine est bien issu du pays de l'once Sam. Encore un must!

 

 

Will Butler insatiable…

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Will Butler publiera son deuxième elpee solo en septembre 2020.

Au cours des cinq dernières années, Will Butler a sorti son premier album solo, « Policy », a fait le tour du monde à la fois en solo et comme membre d'Arcade Fire, a enregistré et publié « Fire Everything Now » en compagnie du groupe, a sorti un ‘live’, a réussi une maîtrise en politique publique à Harvard, et a passé du temps à élever ses trois enfants, entre autres…

« Generations », son nouvel LP sortira ce 25 septembre. En attendant le clip de « Surrender » est disponible ici

Generations a été enregistré et produit par Butler dans le sous-sol de sa maison à Brooklyn. La moitié du disque a été mixée à Montréal par l'ingénieur de longue date d’Arcade Fire, Mark Lawson, l'autre moitié par le producteur issu de Brooklyn, Shiftee.

L.A. Witch joue avec le feu…

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Le nouvel album de L.A. Witch, « Play With Fire », paraîtra ce 21 août 2020. L’œuvre est une invitation à traverser l’histoire du rock américain, de sa pollinisation avec le blues et la country, en passant par le psychédélisme des 60’s et la vague punk des 70’s, jusqu’à son atterrissage sur l’art rock new yorkais des années 80.

En attendant, le clip de "I Wanna Loose" est disponible ici et "Gen-Z" en écoute

 

Pour L.A. Salami, les choses n’ont pas changé…

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Désolé, mais pour un francophone, le nom de scène de Lookman Adekunle Salami a de quoi faire sourire. Et pourtant, cet artiste a du talent, une forme de visionnaire et poète talentueux, qui considère Bob Dylan comme un maitre. A ce jour, il a publié quatre Eps et trois albums, dont le dernier, « The Cause of Doubt & a Reason to Have Faith » paraît ce 17 juillet.  

Affichant des nuances qui oscillent du rock garage à la pop, son single, "Things Ain’t Changed" se pose comme une ode sincère à la complexité de la vie et à la façon dont vous la parcourez.

Tout au long de son nouvel elpee, Lookman explore un nouveau terrain sonore, se frottant aussi bien au rap, au folk qu’au psychédélisme, tout en adressant un clin d’œil à Captain Beefheart, à Wu Tang, au Velvet Underground et à Robert Johnson. Un artiste à suivre de très près…

Les clips de "Things Ain't Changed" et de "The Cage", sont à visionner ici et

 

 

Le diffuseur cybernétique de Squid…

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Tout récemment, Squid annonçait sa signature sur Warp Records en sortant un nouveau titre intitulé "Sludge", le premier depuis l'excellent EP « Town Centre ». On imagine que les Anglais ont l’intention de graver un elpee pour le label de Sheffield mais, pour l’instant, aucune information n'a filtré à ce sujet. Par contre, Squid vient de poster le clip de "Broadcaster", une compo qui figure sur un 12" vinyle, paru ce 26 juin 2020. Il fait suite à "Sludge", un morceau post-punk, également paru chez Warp, leur nouveau label. Changement de cap musical pour la formation anglaise sur cette nouvelle compo, puisque la vidéo de "Broadcaster" ressemble plutôt à une cyber-aventure…

La vidéo a été réalisée par Wieslawa Ruta et elle est disponible ici

 

Il y a toujours quelqu’un pour Mauro Pawlowski…

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Il y a un bon bout de temps qu’on avait plus entendu parler de Mauro Pawlowski. Il est de retour avec un nouveau single intitulé "Always Someone", morceau qui figurera sur son prochain album, "Eternal Sunday Drive", dont la sortie est prévue pour cet automne.  

La vidéo d’« Always Someone » a été réalisée par Michiel Venmans ; et elle est disponible ici

 

La candeur de Whitney…

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Whitney est un groupe qui propose régulièrement des reprises. A l’instar de celles des Everly Brothers ou d’Allen Toussaint. Le band issu de Chicago publiera un nouvel album de reprises, ce 14 août 2020. 10 compos dont des covers de David Byrne, Kelela, mais également de titres déjà parus, comme le « Rain » de SWV et « Take Me Home, Country Roads » de John Denver, impliquant Waxahatchee. En attendant, la version de « Hammond song » de Roches (un morceau qui remonte à 1979), est en écoute ici

La musique dispensée tout au long de cet opus est considérée dans sa forme la plus pure et la plus inventive, mais plus important encore, elle rend un hommage sincère aux auteurs-compositeurs qui ont les ont les plus inspirés...

Songe d’une nuit BW 2020 : vendredi 17 juillet

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Le cadre est magnifique. Les trois scènes ont été installées à des endroits différents, mais en prenant soin de préserver le coup d’œil sur les étendues d’eau des carrières, considérées comme formant un des plus beaux sites de Wallonie. Eclairé, le parcours réunit des groupes de 50 spectateurs accompagnés par des guides bénévoles. Un petit trajet de 1 200 mètres qui longe le haut de la carrière afin d’accéder aux 3 scènes. La distanciation sociale est très bien respectée. Pour une première organisation, c’est vraiment parfait et chaque équipage est complet. Un équipage constitué de 3 ou 4 artistes qui joueront chacun à 5 ou 6 reprises des sets de 30 minutes. C’est un peu court, mais le showcase est d’autant plus captivant. De quoi espérer une prochaine édition en 2021. Dix-huit artistes belges vont se succéder sur les quatre podiums pendant trois jours. Blanche remplace Saule au pied levé. Il s’est blessé au pied. Le soleil est au rendez-vous. Quoi de mieux pour espérer une superbe rentrée musicale des festivals intimistes

Le premier podium est planté au milieu des fleurs et laisse apparaître, en arrière-plan, des roseaux. Elodie Delvaux, aka Blanche, va s’y produire. D’origine namuroise, la jeune fille s’est révélée lors de sa participation à la saison 5 du ‘télécrochet’ The Voice Belgique, en 2016, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle a également été sélectionnée pour représenter la Belgique, lors de l’édition 2017 du concours Eurovision, qui s'était déroulé à Kiev, et au cours duquel elle avait interprété « City Lights », une chanson écrite par Pierre Demoulin, le chanteur et leader du band liégeois Roscoe. Elodie avoue ne pas être habituée à se produire en mode piano/voix. Elle est généralement accompagnée d’un groupe. Elle demande un autre siège et de l’aide afin que le synthétiseur soit à la bonne hauteur. Timide, elle signale qu’elle doit encore regarder son clavier et sentir ses doigts parcourir les ivoires. Sa voix est douce et mélodieuse. De son répertoire, elle a choisi cinq extraits de son premier album « Empire », paru en mai dernier. Elle ouvre son set par le titre éponyme de son elpee. Si le morceau est ténébreux, sa voix est cristalline, et sa montée en puissance dans les aigus est impressionnante. Une compo empreinte de mélancolie qui évoque une certaine Lanna Del Rey. Hymnique, « 1.2. Miss You » traite du manque d’affection et de la perte d’un être cher. Blanche s’épanche avant d’attaquer « Only You ». Elle aime bien être seule, mais le partage est quelque chose de primordial. En version dépouillée, donc sans percus et électro, les émotions sont davantage palpables. « Moment » parle de la vie au présent. Il faut essayer d’oublier ses doutes et ses peurs. On doit apprendre à se laisser vivre et à profiter du moment présent… Elle accorde un encore sous la forme d’une reprise de London Grammar. Blanche est programmée comme artiste ‘découverte », ce 11 septembre à l’AClub.  

Cap vers la seconde scène où nous attend le duo Juicy. Sasha et Julie sont en pleine forme et impatientes de retrouver le ‘live’ après ce long confinement. La setlist prévoit 5 chansons. Montée sur ressorts, Sasha met d’emblée le feu aux poudres. Dans sa danse folle, elle laisse tomber son I-pad placé au-dessus de ses claviers. Lors d’un concert de Juicy, il se produit toujours un incident technique. Ce qui rend finalement chaque prestation différente. Après « Seed And Ride », le tandem attaque « Mouldy Beauty ». C’est au tour de Julie d’être perturbée. La cymbale est tombée sur les planches. On n’y voit pas grand-chose, mais le show est plaisant. Le public est chaud-boulette et la pression monte encore d’un cran. Les filles esquissent un pas de danse et certains spectateurs se mettent également à leur emboîter le pas. D’autant plus que l’entraînant « Mama Told Me » dynamite littéralement l’assemblée. Sasha néglige la guitare, ce soir. Mais votre serviteur est aux anges, puisqu’on lui réserve « La boulette » de Diam’s. Rien que pour lui ! Et puis, par gourmandise, il va assister à un second set de Juicy. Sans la moindre anicroche côté matos. Un concert particulièrement vitaminé. Partout ou Juicy passe, le public est incapable de rester de glace. Juicy se produira le 3 octobre 2020, dans le cadre des Nuits Botanique, accompagnée de 23 musiciens. Les places sont limitées. A l’issue du set, les filles ont confié être heureuses d’avoir pu retrouver les planches, et que cela faisait un bien fou…

Setlist : « Seed And Ride », « Mouldy Beauty », « What You Can’t Confess », « Mama Told Me », « Count Our Fingers Twice ».

Le troisième podium est plus grand. Il est réservé à Balimurphy pour 30 minutes de démonstration. Le line up réunit le drummer Mathieu Catala, les deux gratteurs François Delvoye et le barbu chantant Cédric Van Cailli, sans oublier le contrebassiste Rodolphe Maquet et le claviériste/violoniste Martin Lauwers.

Depuis 1999, cette formation bruxelloise est parvenue à créer un univers bien personnel, grâce à des textes signés Catala et Delvoye et la musique, Cédric Van Caillie. En un peu plus d’une décennie, elle a acquis une solide expérience scénique en se produisant aussi bien en Belgique, qu’à l’étranger, tant sur de petites scènes, que lors de grands festivals. A ce jour, elle a gravé 5 elpees, dont le dernier, « Nos voiles », est paru en 2017.

« Echos » ouvre la prestation tout en douceur. Progressivement, les percus s’incrustent alors que d’abord vaporeuses, les sonorités traitées à la slide s’autorisent des envols plus sauvages. Harmonieuse et talonnée par des accords de gratte semi-acoustique, la voix de Cédric vous prend aux tripes. Il ne manquait plus qu’une seconde, mais féminine, pour le soutenir.

Le vocaux se révèlent de nouveau superbe tout au long de « Je Reste Là », une compo qui nous entraîne jusqu’en Afrique…  

Le contrebassiste tire son épingle pendant « Plus Belle Sans Moi », un morceau au cours duquel la foule reprend les ‘la la la’, en chœur.  

Les cowboys traversent les grandes plaines de la Wallifornie, tout au long de « Le Calendrier ». Les accords de piano sont sautillants. Un regret, quand même : l’absence de cuivres.  

Poussé par une légère brise marine aux embruns délicats, « Nos Voiles » se dressent sur l’embarcation qui flotte au-dessus de la mer.

Et en finale, « Plus Belle Sans Moi » s’achève dans un climat paisible, à la limite du recueillement…

Setlist : « Echos », » Je Reste Là », « Le Calendrier », « Nos Voiles », « Plus Belle Sans Moi »

Balimurphy + Juicy + Blanche

Organisation : Inc’ Rock BW + Festival Songe d’une Nuit BW + Le Coup de Pouce ASBL