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Albert Hammond Jr

¿Como Te Llama?

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On connaît surtout Albert Hammond Jr. comme guitariste des Strokes. C’est d’ailleurs lui qui apporte cette touche fondamentalement rock à la formation. Il est le fils d’Albert Hammond Sr. (NDR : né en 1944, cette figure emblématique a notamment bossé en compagnie de Johnny Cash, Art Gardfunkel, Aretha Franklin, Elton John, Roy Orbison, et la liste est loin d’être exhaustive) ; et c’est donc tout naturellement qu’il a décidé de marcher sur les traces de son paternel, comme musicien. Personnage attachant, il est très impliqué dans le mouvement rock revivaliste du début des années 2000. Contrairement aux idées reçues, il n’est cependant pas newyorkais, mais californien. Il a d’ailleurs vu le jour en 1980, à Los Angeles. Une chose est sûre, son parcours musical est un modèle à suivre. Gratteur terriblement efficace chez les Strokes (il est partagé entre la guitare solo et la rythmique), il se mue en compositeur inspiré et discret dans l’exercice en solitaire. Il a ainsi déjà commis un superbe premier opus en 2006. Intitulé « Yours To Keep », cette petite merveille étalait ainsi tout le talent de l’Américain.

Après une très longue tournée, Hammond a donc décidé d’enregistrer un second elpee ; et manifestement, ce « ¿Como Te Llama? » confirme effectivement tout le bien que l’on pensait de lui. Un nouvel écrin au sein duquel il expérimente tout ce que son implication dans son band newyorkais lui interdit : pop, folk et même reggae. Tout y passe sans jamais que ses exercices de styles deviennent ennuyeux. L’œuvre évolue même parfois à des années-lumière de la musique des Strokes. Pas pour « Bargain Of A Century » ou encore « In My Room », probablement les deux plages les plus proches de celles écrites par la bande à Julian Casablancas. Plus pop, « GFC » dévoile une facette du musicien que l’on ne connaissait pas. Titre de 7 minutes à la mélodie caressante, « Spooky Couch » lorgne manifestement vers Mogwai. Caractérisé par une intro reggae, « Borrowed Time » est imparable. De quoi laisser l’auditeur pantois.

« ¿Como Te Llama? » mériterait la consécration de cet artiste d’exception. Un musicien capable de libérer de bonnes vibrations au sein de son collectif, mais aussi de composer, en solitaire, de très bonnes chansons pop. Et ça, ce n’est pas donné à tout le monde !

 

Le Magasin 4 en danger !

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Véritable institution culturelle bruxelloise, le Magasin 4 appartient au patrimoine et occupe une niche musicale qu'aucune autre salle de concert ne remplit. Depuis plus de 25 ans, son équipe bénévole propose des concerts dans des registres alternatifs qui en font un lieu unique et indispensable.

Comme tous les acteurs culturels, la pandémie de COVID-19 a touché de plein fouet l’institution. Plus d’une quarantaine de concerts ont dû être annulés, période durant laquelle une centaine de groupes devaient se produire.

Cette situation délicate est compliquée par la situation d’occupation de la salle actuelle.

Depuis dix ans, le Magasin 4 est situé Avenue du port 51B à Bruxelles. Cet espace devra être libéré début janvier 2021 sans possibilité de relogement direct.

Avec l’aide de la Ville de Bruxelles, de la Région de Bruxelles-Capitale et du Port de Bruxelles, une solution définitive a bien été trouvée : un nouveau bâtiment sera construit dans les environs du relais TIR et devrait être prêt au plus tôt en 2023.

Dans l’état actuel des choses, plus rien ne peut être programmé à partir de 2021 car l’activité risque de se retrouver à l’arrêt total. Le Magasin 4 repose sur des énergies entièrement bénévoles ; c'est une richesse rare qu'il ne faut pas négliger.

Si la salle ferme ses portes durant un an ou deux, elle ne les rouvrira peut-être plus jamais.

Sans le Magasin 4, ce sont des dizaines de groupes renommés qui ne passeraient plus par Bruxelles.

L’institution est donc à la recherche d'une solution intermédiaire permettant d'accueillir ses activités jusqu'à la fin des travaux du lieu définitif.

(D’après communiqué de presse)

http://www.magasin4.be

Pinegrove

Marigold

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Fine fleur de la scène indie et country alternative, Pinegrove est issu de Montclair, dans le New Jersey. A sa tête, deux amis d’enfance, Evan Stephens Hall et Zack Levine qui forment le noyau dur depuis les débuts du combo, en 2010. Sa musique est souvent décrite comme le fruit d’un mélange assez bien dosé entre country et esprit ‘emo’. « Marigold » constitue son quatrième elpee, et il fait suite à une pénible affaire d’harcèlement sexuel dont a été accusé le chanteur (NDR : litige qui a été résolu entretemps via la médiation). Maistre es-indie-folk, cette nouvelle livraison devrait ravir les ‘Pinenuts’, les fans inconditionnels du groupe, parmi lesquels figurerait Kristen Stewart, dont les complaintes mélancoliques sont marquées par les problèmes et les confessions sentimentales d’Evan Stephens Hall. Les compositions sont soignées (« Marigold », « No Drugs », « Phase ») et évoquent parfois une version americana de Real Estate. Beau et poignant à la fois !

The Proven Ones

You ain't done

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The Proven Ones est un supergroupe de blues. Un quintet réunissant des musiciens chevronnés dont la réputation n’est plus à faire. Soit le chanteur bostonien Brian Templeton (NDR : un ex-Radio Kings), le claviériste Anthony Geraci (NDR : un ex-Sugar Ray & the Bluetones et Ronnie Earl and the Broadcasters), le guitariste Kid Ramos (NDR : un ex-Fabulous Thunderbirds et Mannish Boys), tout comme le bassiste Willie J. Campbell et le batteur Jimi Bott (NDR : également des ex-Fabulous Thunderbirds). L'an dernier, le collectif publiait son premier opus, "Wild again", un disque qui a décroché le prix du ‘Meilleur enregistrement blues contemporain’, dans le cadre des Blues Music Awards. Vu la présence de 3 ex-T-Birds, il n’est pas étonnant que la musique de The Proven Ones soit influencée par la formation texane. Néanmoins, Kim Wilson n’a pas participé aux sessions ; en outre, l’harmonica est peu utilisé. Conclusion, il existe quand même une énorme différence entre l’expression sonore des deux combos. Et le son constitue la marque de fabrique du groupe. Pas étonnant quand on sait que Jimi Bott et le réputé Mike Ziton se sont chargés de la production. L’elpee a été enregistré au studio Dockside, à Maurice, en Louisiane.

L'opus s'ouvre par une courte intro instrumentale constituée de sonorités trafiquées et de bandes passées à l’envers. De quoi apporter une touche psychédélique au morceau. Bien rythmé, "Get love" est un blues classieux enrichi de cuivres et tapissé par l’orgue. La voix de Templeton est solide et la sortie de Kid Ramos, fulgurante ; il retient ses notes avant de les libérer par flots. R&b saignant, "Gone to play " est balisé par les percussions musclées de Bott. La construction du titre est bien équilibrée. D’ailleurs, quoique acérés, les accords de Kid s'emboitent parfaitement dans l'ensemble. Plusieurs plages blues/rock se distinguent par leurs riffs arides. A l’instar de "You ain't done", une piste réminiscente de Free voire des Stones. Le chant est impeccablement maîtrisé, tandis que l’orgue coule de source. Puis de "Fallen", au cours duquel Ramos nous réserve un envol magistral. Mais encore "Favorite dress", un rock’n’roll cuivré, percutant, digne de la bande à Jagger/Richards, qui clôt le long playing. Une intro a cappella amorce "Already gone". Les chœurs sont entraînants. Dynamique et accrocheur, le titre met bien en exergue le piano. Savoureux, "Milinda" trempe dans une country pure et dure. "Nothing left to give" véhicule des accents latino empruntés à Santana. A cause des percussions et de l’orgue, mais aussi de la guitare de Kid Ramos, hantée par le célèbre gratteur mexicain. Chanson roots indolente, "I ain't good for nothin" nous entraîne à la Nouvelle-Orléans. Kid se consacre au micro sur ce morceau au cours duquel percus, ivoires et cuivres sont à la fête. On n’en oubliera pas les deux plages lentes, "Whom my soul live" et "She'll never know". Ballade soul, la première est interprétée avec grâce par la chanteuse texane Ruthie Foster. La seconde est signée par Jimi Bott. Il y raconte la perte précoce de sa nièce, devenue junkie. Une compo dont l’envol aux cordes est chargé d’un max de sensibilité…

Eliza Neals

Black crow moan

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Chanteuse et pianiste, Eliza Neals est considérée comme un fleuron du blues/rock local, à Detroit, dans le Michigan. Elle a été nominée de nombreuses fois aux Detroit Music Awards. Eliza compte une importante discographie à son actif. Pour enregistrer son nouvel elpee, elle a reçu le concours de nombreux amis, parmi lesquels figurent plusieurs gratteurs, mais également de son backing group, The Narcotics. Elle signe huit des dix plages et s’est chargée des arrangements ainsi que de la production. En outre, sa voix ravagée colle parfaitement à son répertoire qui oscille du blues à la soul, en passant par le rock…

Imprimé sur un tempo rapide, "Dont'judge the blues" ouvre la plaque. La voix d’Eliza domine parfaitement un ensemble au cours duquel seuls deux instruments tirent leur épingle du jeu : les percussions de Brian Clune et la slide de Mike Puwal. Tenace, cette slide s’accroche au blues lent classique "Why you ooglin me". Miss Neals chante d’une voix qui transpire de vécu et double à l'orgue Hammond. Star du blues à San Francisco, Joe Louis Walker participe à deux plages. Il prend un remarquable billet de sortie sur la très soul "The devil don't love you", que tapisse l’orgue de Bruce Bears (NDR : cet ex-Duke Robillard est issu de Boston). Puis le titre maître, "Black crow moan", un slow blues royal au cours duquel Joe Louis est vraiment bouleversant, alors qu’Eliza siège de nouveau derrière l’orgue, tout en se consacrant au micro avec une émotion et une passion dévorante. Également originaire de la Motor City Five, le gratteur Howard Glazer est un ami fidèle. Il collabore également sur deux pistes. Soit "Watch me fly", une ballade blues bien mélodieuse, qu’il tourmente de ses cordes acérées et très susceptibles de mettre la gomme. Face à l’orgue de Jim Alfredson (Janiva Magness Band), le timbre vocal s’avère juste est clair. Son approche torturée et déjantée des cordes est reconduite tout au long du superbe et impressionnant "River is rising". Autre citoyen de Detroit, Derek st. Holmes figure également parmi les guests. Ex-star des Amboy Dukes, entre 1974 et 1978, il est devenu le chanteur et guitariste rythmique de Ted Nugent.  Et Derek est loin d’être un manchot. Il le démontre sur la ballade "Never stray", Caractérisée par de beaux échanges entre les cordes et les ivoires d’Eliza, ce morceau ne manque pas de charme. Le "Ball and chain" de Big Mama Thornton avait été popularisé dans les 60’s par Janis Joplin. Bien construite, la nouvelle version baigne au sein d’un climat dramatique, un climat entretenu par la voix enflammée et la guitare. Shuffle très rock'n'roll, "Hey, take your pants off" clôt cet excellent opus…

Leroux

One of those days

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Leroux est une formation dont la naissance remonte à 1978. Elle a pris forme à Baton Rouge, la capitale de la Louisiane. Mais avant d’entamer ce long parcours, le combo répondait au patronyme de Jeff Pollard Band, du nom de son leader, chanteur et guitariste. De cette lointaine époque, il ne reste plus aujourd'hui que le guitariste Tony Haselden. L'autre gratteur, Jim Odom, a intégré Leroux en 1982. Depuis, des changements de line up, il y en a eu de nombreux. Ainsi, le pianiste Rod Roddy et l’organiste (Hammond) Nelson Blanchard n’ont débarqué que bien plus tard ; et le chanteur actuel, Jeff McCarty, n’est au poste que depuis 2010.

Ce nouvel opus a été enregistré en Louisiane sous la houlette de Jeff Gllixman (Kansas, Georgia Satellites, Gary Moore, Black Sabbath). Les sessions se sont déroulées au sein de studios sis à la Nouvelle Orléans, Baton Rouge et Maurice (près de Lafayette).

En général d’inspiration louisianaise, la musique lorgne également vers le southern rock. Dont le titre d’ouverture "One of those days". Les drums de Randy Carpenter servent immédiatement de tremplin aux deux gratteurs et au chanteur. Puissante et autoritaire, la voix de Jeff McCarty est idéale dans ce contexte. Les musiciens se libèrent et on se prend alors une belle claque. Notamment à cause des deux guitaristes, Jeff Odom et Tony Haseldom, qui s’affichent dans un style tellement proche de Dickey et Duane. Digne de l'authentique Allman Brothers Band ! Et ils remettent le couvert sur "No one's gonna love you", après avoir déroulé en rythmique. Les deux duellistes sont incapables de tenir en place, tout en soignant l’aspect mélodique. Et ils le démontrent tout au long de "Don't rescue me", une piste bien sudiste, réminiscente du Lynyrd Skynyrd voire des Outlaws. Imprimée sur un tempo lent, "After all" ne manque pas de charme. Le chant est particulièrement expressif face à l'orgue et le piano. Et dans le même registre, tout en affichant une facette soul, "The song goes on" offre une nouvelle opportunité aux deux six cordes de libérer toute leur sensibilité. Des cordes qui brillent encore sur "Lifeline", un morceau de roots soigné qui conjugue drums et les percus de Mark Duthu. Magique ! Les trois plages immortalisées à Maurice baignent au sein d’une atmosphère bien louisianaise. Tout d’abord, "Lucy Anna", une compo stimulée par les interventions du piano syncopées et les percussions, mais aussi soulignée de chœurs. Puis "Sauce piquante", une courte jam instrumentale. Et en finale, la douce ballade, "New Orleans ladies", qui bénéficie du concours de Tab Benoit, notoire à Baton Rouge, qui s'exprime tout en feeling, rêve et douceur. Excellent !    

Tony Holiday

Soul service

Écrit par

Issu de la scène musicale contemporaine de Memphis, Tony Holiday est un jeune chanteur/harmoniciste. Il s’était illustré, début 2019, lors de la sortie de son premier opus, "Tony Holiday's Porch sessions", une œuvre qui réunissait des sessions improvisées devant l'entrée des maisons de différents artistes, avec la présence constante de Tony et son partenaire, Landon Stone.  Ce qui avait tapé dans l’oreille d'artistes confirmés comme Charlie Musselwhite et James Harman. On lui reconnaît de multiples talents, dont l'authenticité et le réalisme, mais également une attitude héritée des anciens. En outre, la sonorité de sa musique semble unanimement appréciée. Enfin, Tony aime tout spécialement le blues traditionnel et la soul.

Il a pris rendez-vous au studio Zebra Ranch, de la famille Dickinson, dans le Mississippi, avec son ami gratteur Landon Stone, une section rythmique ainsi que le claviériste Victor Wainwright. Ori Naftaly (NDR : d’origine israélienne, ce guitariste s’est établi Memphis où il a fondé sa formation, Southern Avenue, hébergée sur le label Stax) se charge de la mise en forme.

Imprimée sur un mid tempo, "Payin' rent on a broken home" est une entrée en matière solide. Abrasé par l'harmonica, ce blues nous plonge dans une ambiance Westside blues soul de Chicago. Shuffle bien ficelé, "She knocks me out" évolue sur une rythmique constante alors que les cordes de Naftaly et le piano de Wainwright s’animent. Naturelle, la voix de Holiday est impeccable. Le son de l'harmo est puissant, l'envol des cordes, déterminant, tout en maîtrise et assurance. L’elpee recèle des plages plus cool et même indolentes. A l’instar de "The hustle", du tendre "Day dates" ainsi que d’"It's gonna take some time", un morceau soul repris en chœur devant les interventions délicates du piano de Victor. Cordes acoustiques et ivoires alimentent "Good advice", un titre qui baigne dans l’americana. Jazz et swing bercent "Checkers on the chessboard", une compo rafraîchissante hydratée par l'harmonica chromatique (NDR : cette tonalité !), la ligne de basse, le piano électrique et les cordes. De toute bonne facture, cet LP s’achève par le saignant "Ol' Number Nine", une plage qui met une dernière fois en exergue le talent de souffleur de Mr Holiday.                                                          

The Mighty Mojo Prophets

Sounds from the jungle hut

Écrit par

Etabli à Long Beach, au sud de Los Angels, The Mighty Mojo Prophets a été fondé en 2007 par le chanteur Tom ‘Big Son’ Eiliff et le guitariste Mitch Dow. Ils se partagent également l’écriture des compos. A ce jour, le band a publié quatre albums : "Mighty Mojo Prophets", en 2011, "Flyin' home from Memphis" en 2013, "Record Store" en 2016 et ce "Sound from the jungle hut", en mars dernier. Le line up du combo implique également l’harmoniciste Tom Richmond, le claviériste Mike Malone, le bassiste Dave Deforest et le drummer Johnny Minguez.

Imprimé sur un mid tempo, "Cold december" ouvre l’elpee. La voix colle parfaitement au morceau et trois billets de sortie sont déjà accordés à l'harmonica, l'orgue et la guitare. Excellent, "Jungle hut" est dynamisé par les percussions tribales, alors que le souffleur brille de mille feux. Mais le MMP est aussi capable d’élever le rythme. A l’instar du rockab’ boogie "Sweet to me", une compo stimulée par le piano roadhouse, alors que l’harmoniciste multiplie les éclairs fulgurants. Une situation qui se reproduit tout au long du rock’n’roll torride "Judged by 12". Les interventions de Tom Richmond sur l’instrument chromatique qui sévissent tout au long du Chicago shuffle "Smooth" évoquent le regretté William Clarke. Tout comme sur "Pawnshop bound", un morceau qui emprunte son riff au notoire "Help me". Tapissé par l’orgue Hammond, "Burnin' hell" campe un slow blues. Très soul, la voix de Tom est chargée de mélancolie. Et les cordes de Mitch Dow sont vraiment bouleversantes. Classique et délicieux ! Bien ficelé, "Shorty George" nous plonge dans le Westside de Chicago. L’opus recèle quelques ballades soul de bonne facture. Dont "Just the way it is". Et le long playing de s’achever par "Bela's ukulele", un instrumental classieux qui véhicule des accents exotiques et met à nouveau en lumière le talent des différents musicos…  

Shawn Pittman

Make it right

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Originaire de l'Oklahoma, Shawn Pittman réside depuis longtemps à Dallas. Âgé de 45 ans, ce guitariste appartient à une génération de gratteurs doués tels que Anson Funderburh, Mike Morgan ou encore Pat Boyack. Il a publié ses premiers elpees, "Burnin' up" et "Something's gotta give" (NDR : produit par Jim Gaines), à la fin du siècle dernier, sur le label Cannonball de Ron Levy. C’est à cette époque que Shawn décide de s’établir dans la capitale du Texas. Cependant, après avoir gravé une dizaine d’albums, il décide de faire un break. En 2013, il retourne dans l’Oklahoma pour y suivre des cours en informatique. Mais il est toujours contaminé par le virus de la musique (NDLR : ouf !). Ainsi, en 2018, il enregistre un nouvel opus en compagnie de son ami, le batteur Jay Moeller (Fabulous Thunderbirds). Intitulé "Everybody wants to know", il sort sur le label allemand Crosscut. Et il vient de graver un nouvel LP, un disque qui vient de paraître chez l’écurie batave CBH.

Pittman est à la tête d’un trio, puisqu’il est soutenu par le Turco-allemand Erkan Ozdemir, à la basse, et son fils Levent, à la batterie. Les sessions se sont déroulées au studio Heyman, à Copenhague. Erkan jouit d’une solide expérience en tournée. Il a ainsi il a accompagné de nombreux artistes lors de leurs périples en Europe, dont Memo Gonzales (pour les Bluescasters), les gratteurs des Mannish Boys, Frank Goldwasser et Kirk Fletcher, Trudy Lynn, et Johnny Rawls, entre autres… Il a également monté The Ozdemirs, avec ses deux fils, le guitariste Kenan (26 ans) et le drummer Levent (25 ans). Shawn est un artiste taillé pour la scène. Il aime se produire en live et a d'ailleurs déjà accompli trente tournées sur le Vieux Continent !

Dès "Done tole you so !", on entre directement dans le vif du sujet. Un blues rock imprimé sur un mid tempo dont les accents texans semblent empruntés à ZZ Top, même si la voix est moins déjantée, plus juvénile. Et Shawn en profite pour s’autoriser une sortie cool sur les cordes. Les envols de guitare dispensés tout au long de "Finger the trigger" sont manifestement inspirés par Albert King. "Make it right" s’enfonce au cœur du boogie pur et dur. Le son est métallique, volontiers primaire, inspiré des collines du Mississippi. Une attaque rudimentaire et sale qui est reconduite sur le lancinant "I feel good". Particulièrement soudée, la section rythmique imprime un Diddley Beat tout au long de "There will be the day", alors que la basse ronflante d’Erkan facilite l’envol de cordes. Caractérisé par son intensité dramatique, le blues lent "How long" est inspiré par Otis Rush et Magic Sam. Shawn opère deux incursions dans le swamp blues louisianais à travers "Let it go" et le superbe "Fair weather friend", digne de Slim Harpo, deux pistes bien cool. Le long playing nous réserve encore deux bons shuffle texans. Tout d’abord, "Woke up screaming", abordé à la manière de Stevie Ray Vaughan, et en finale "I'm done", une compo allègre chargé de groove. Ses Ozdemirs le poussent alors à slider comme Hound Dog Taylor… 

Le désir inassouvi de Cigarettes After Sex…

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Cigarettes After Sex revient avec un tout nouveau titre, « You're All I Want », le premier morceau depuis la sortie de son deuxième LP, « Cry », gravé l'année dernière.

« You're All I Want » est la chronique d'un nouvel amour passionnel. Ce morceau fait brillamment suite à l’album « Cry », avec une vigueur nouvelle. Chanson d'amour avec une intensité et une compassion sans précédent, « You're All I Want » s’avère être une agréable évasion dans laquelle il fait bon s'envelopper.

Lorsque Cigarettes After Sex a sorti son deuxième opus, « Cry », en octobre 2019, le single principal, « Heavenly », a été streamé plus de 40 millions de fois.

Enregistré lors de séances nocturnes dans un manoir de l'île espagnole de Majorque, « Cry » constitue une luxuriante méditation cinématographique sur les nombreuses facettes complexes de l'amour : rencontre, désir, besoin, perte... parfois tout à la fois. Après avoir fui à Majorque la semaine de la sortie de son premier chef-d'œuvre pop minimaliste éponyme en 2017, Gonzalez et ses compagnons de route, en l’occurrence le drummer Jacob Tomsky et le bassiste Randy Miller, ont consciemment laissé l’île magnifique guider les premières sessions de « Cry ».

Si la musique est venue au jour rapidement –souvent improvisée sur place– il faudra encore deux ans avant que Gonzalez ne tente d'achever les paroles pour accompagner les titres. « Cry » mélange la subtilité charnelle des débuts du groupe avec une palette plus chaleureuse. L'album a été auto-produit, conçu par Gonzalez et mixé par Craig Silvey (Arcade Fire, Yeah Yeah Yeahs).

Eponyme, le premier long playing de Cigarettes After Sex s'est vendu à plus de 600 000 exemplaires à ce jour. Il cumule plus de 655 millions de streams sur Spotify, 4 millions d'auditeurs par mois et plus de 400 millions de vues sur YouTube.

« You’re all I want » est en écoute ici 

Indochine a quelque chose à célébrer !

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Indochine a dévoilé, il y a peu un nouveau single. Baptisé "Nos Célébrations", il fait l’objet d’un clip.

Ce titre est le premier extrait de "Singles Collection" qui sera proposé en 2 volumes :

- "Singles Collection (2001-2021)", date sortie le 28 août, et dès aujourd’hui en précommande (éditions Standard 2 CD, Deluxe 3 CD, Double K7, et 5 Vinyles)

- "Singles Collection (1981-2001)", date de sortie le 27 novembre.

Baptisée ‘Central Tour’, la tournée des stades est prévue à partir de 2021.

Les concerts bénéficieront d’une mise en scène unique avec un dispositif central qui permettra une proximité, une intimité et une communion inédite avec le public.

Au vu des évènements que nous traversons actuellement, Indochine va réserver un quota de places par stade pour inviter des personnes dont les professions (soignants, postiers, routiers, etc.) ont aidé le pays à (sur)vivre ces derniers mois.

Ouverture de la billetterie le 29 septembre 2020.

Le clip est à voir dans son intégralité ici

Bonbon Noir et les aventures d’Anita Black…

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Bonbon Noir est né sur les cendres de Flying Pooh. Bien au-delà du projet musical imaginé, Bonbon Noir se veut protéiforme et pluridisciplinaire mais surtout tiré des aventures du personnage d’Anita Black.

Un destin tragique donnant naissance à un roman illustré ainsi qu’à sa bande originale, psychédélique et rock’n’roll, « And So Be It Anita », premier des deux LPs traduit en musique le voyage initiatique de la protagoniste. Il sera publié le 25 juin prochain.

Avec Bonbon Noir, Laurent Querné alias L. Erwan Kern, directeur artistique et chanteur du groupe de rock Flying Pooh, crée un projet collaboratif et s’entoure de talents en tout genre pour donner naissance à une œuvre artistique complète.

Bonbon Noir est un trip mystique, une épopée musicale et sensorielle. Une odyssée fantastique entre Paris et New York accomplie au siècle dernier ou plutôt un conte de fées funeste suivant le tragique destin d’Anita Black.

Comme l’illustre parfaitement « An Absolute Beginner » son single, « And So Be It Anita » se veut cinématographique, bucolique, parfois effrayant et influencé par les thèmes épiques de Morricone, de David Lynch et du cinéma indépendant.

« An absolute Beginner » est à voir et écouter ici

Les héros ne sont pas encore morts !

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"Dead Heroes" évoque les nombreux bouleversements sociaux, économiques, climatiques et politiques que nous traversons, alors même que notre société occidentale se pensait libre et en sécurité pour toujours.

Qui peut réellement nous protéger ? Car à l'échelle planétaire, même les gouvernements, 75 ans après la plus sombre période de l'humanité, retournent à leurs vieux démons...

« Dead Heroes » est extrait de « Let’s get the hell outta here », le prochain Ep d’Astray Astronauts, et il est disponible ici

 

Un retour quasi inattendu …

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En 2021, soit 15 ans après la sortie de son premier album, « The Bigger Picture », Milow renoue avec ses racines musicales grâce à une tournée acoustique intimiste.

Pendant le confinement, Milow a surpris ses fans de publier en publiant un album ‘live’, « Dream So Big Eyes Are Wide ». En outre, il a sorti son nouveau single, « Whatever It Takes ».

Durant le printemps 2021, Milow partira en tournée dans au total 28 salles telles que l’Ancienne Belgique, Reflektor Liège, Théâtre Royal de Mons, Ferme du Biéreau Louvain La Neuve, De Roma… et bien d’autres.

Responsable de six albums à ce jour, et des chansons inscrites dans la mémoire collective, Milow continue de conquérir les cœurs, grâce à sa voix chaleureuse et son sens inné de la mélodie et de l’harmonie.

« Whatever It Takes » est à découvrir ici

Absynthe Minded se soigne !

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"Mixing the Medicine" d'Absynthe Minded a été écrit sur une mandola ou 'octave mandolin'.

Le groupe en a réalisé une version dépouillée sans les voix folles de "Govindam Adi Purusham"... juste la version toute nue.

Une autre interprétation des Birdsong-Sessions que vous pouvez apprécier depuis chez vous. Namaste!

Découvrez ce titre ici

A défaut de se produire à Rock Werchter …

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Eefje de Visser sort un film de concert exceptionnel le premier week-end de juillet, le week-end où elle aurait normalement dû se produire avec son groupe à Rock Werchter.

Outre le live show (alternatif), le film offrira également un aperçu exclusif de l'univers d'Eefje, car il est filmé aux De Robot Studios, un loft situé à Gand, où elle travaille, dort et vit.

Avec l'argent qui sera récolté grâce à ce film, Eefje a décidé d’aider son équipe et ses musiciens à surmonter la crise du coronavirus.

Découvrez son univers à travers un titre live ici

Pas mal de collaborations pour Diplo …

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Diplo a sorti son album “Diplo Presents Thomas Wesley Chapter 1: Snake Oil”.

Pour enregistrer ce disque, il a reçu de nombreuses collaborations, dont celles de Jonas Brothers (« Lonely »), Cam (« So Long »), Noah Cyrus (« On Mine »), Orville Peck (« Intro ») et Blanco Brown (« Do Si Do »).

Le remix de Diplo du méga hit de Lil Nas X "Old Town Road" figure également sur l'album.

Découvrez l’univers de cet artiste ici:

Hooverphonic en mode vinyle ...

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Une nouvelle version de la compilation « Hooverphonic », qui n'était plus disponible en vinyle depuis plusieurs années, vient de ressortir.

Un triple album avec tous les succès de la longue carrière de Hooverphonic : de "2wicky" et "Eden" à "Mad About You", en passant par "Anger Never Dies" et "Badaboum".

Il sera temporairement disponible chez Music On Vinyl avec une édition numérotée de 1 500 exemplaires, sur vinyle bleu translucide.

MHUD trace sa route hors des sentiers habituels !

Écrit par

MHUD ressemble à un ovni, dans le paysage musical français, tant la musique de l'artiste navigue entre différents styles, du post punk à l'électro en passant par le free jazz. Ce vendredi 12 juin, il a sorti son premier album.

Originaire de Strasbourg, il vit en région parisienne depuis une dizaine d’années. Avec Romain Dowska (réalisateur artistique et musicien), il commence dès 2016 à travailler sur l’univers MHUD.

Après plusieurs concerts en France et notamment à Paris sur les scènes du Réservoir, du Supersonic ou du Bus Palladium, il décide de se lancer dans l’enregistrement d’un premier elpee.

MHUD trace sa route hors des sentiers battus. Musicien aimant la peinture et les mots, son inspiration vient aussi de la vie de tous les jours, mais c’est avant tout un amoureux de la musique qui mélange naturellement les genres.

A une époque où il est même demandé à la musique d’aller plus vite que la musique, MHUD remet au fur et à mesure les pendules à l’heure.

Le clip de “Cheval de Bataille” est disponible ici

De Béart à Béart(s) …

Écrit par

Emmanuelle Béart, Akhenaton, Alain Souchon, Angélique Kidjo, Brigitte, Carla Bruni, Catherine Ringer, Christophe, Clara Luciani, Hollydays, Ismaël Lo, Julien Clerc, Laurent Voulzy, Maxime Le Forestier, Pomme, Raphaël, Thomas Dutronc, Vianney, Vincent Delerm & Yaël Naïm figurent sur un album qui rend hommage à Guy Béart.

Si Emmanuelle Béart et sa sœur Ève, les deux filles de Guy Béart, ont un jour décidé de replonger dans ce répertoire dense (plus de 300 chansons et une vingtaine d’albums), c’est pour réactiver un serment, pour déchirer les brumes de l’éternité, pour enfin parler encore une fois avec un papa parti trop tôt.

C’est un geste intime, pudique, comme Guy Béart, et aussi une façon audacieuse de refuser l’évidence. D’écrire le passé au présent. Et de le transmettre.

Un double album accompagné d'un documentaire réalisé par Frédéric Chaudier et produit par Bienvenue Production.

Tout ce que tu dis est bon pour moi…

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Après avoir travaillé à distance (Nivelles - Rouen) pendant plus d'un an sur 12 morceaux, Francois Milet (TNH) et Sylvie Lacheray (XO) sont enfin parvenus à les mettre en boîte. Et "Whatever you say is good for me" constitue leur premier album commun !

En effet, après s'être découvert une passion commune pour Elliott Smith, partagé une date de concert à Bruxelles et la scène aux 20 ans de TNH, Sylvie et François ont décidé d'écrire chacun de leur côté des parties de morceaux que l'autre complèterait par la suite. Ce qui devait au départ n'être qu’un Ep 4 titres s'est peu à peu changé en véritable elpee à l'ambiance douce et feutrée, à l'orchestration tantôt acoustique, tantôt électrique, le tout supporté par des beats électro délicats.

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