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Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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La famille Cohen érige une "Tower of song"

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Avant de s'en aller, Leonard Cohen avait laissé à son fils, Adam, une liste d'instructions lui signifiant que si un hommage devait lui être publiquement rendu, cela devait être à Montréal. Et ce dernier a bien l'intention de faire honneur aux dernières volontés de son père. Le 6 novembre, le Centre Bell de Montréal accueillera donc la famile de cette icône entourée d'Elvis Costello, Lana Del Ray, Feist, Philip Glass, Damien Rice, Sting et bien d'autres. Das acteurs lui rendront également, en récitant des textes du grand Leonard, hommage. Un spectacle qui sera également filmé pour une diffusion spéciale à venir et pas par n'import qui puisqu'il s'agit du directeur Jack Bender (Game of Thrones, Lost, The Sopranos...).

 Les bénéfices engendrés par ce concert seront reversés à plusieurs organismes artistiques canadiens afin de perpétuer l'héritage de grandes oeuvres artistiques. Cet événement coïncide avec le premier anniversaire de sa mort.

 

"Ton mec" pour lancer un album de Kyo

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Trois ans après avoir touché « Le graal », Kyo revient avec un nouveau titre, extrait de l’album à venir. « Ton mec » , porté par une musicalité sobre, vient à nouveau glisser la voix singulière du leader du groupe qui a désormais bel et bien trouvé « Le chemin ». Le texte est d’ailleurs né de la plume délicate de Benoît Poher. Il écrit la difficulté des sentiments à travers le regard féminin sur la tentation. Reste à voir si le quatuor masculin arrivera à maintenir « L’équilibre » trois ans plus tard.

Machine Gun Kelly

Une Machine bien huilée…

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Machine Gun Kelly ou MGK, alias Richard Colson Baker, est un rappeur et acteur américain issu de Cleveland, dans l'Ohio. Son patronyme a été emprunté au surnom du criminel George Kelly Barnes. Mais il se réfère également à la rapidité de son flow. Devenu notoire suite à ses quatre premières mixtapes, il truste les Awards dans la catégorie hip hop. Et pourtant considérée comme hip hop destiné aux laissés pour compte, sa musique est largement teintée de rock.

Le supporting act est assuré par UMI, aka Umi Defoort. Avant de devenir Dj, il bossait comme plongeur au sein des cuisines de l’Ancienne Belgique. Seul derrière sa table et ses machines, il présente ses morceaux, tour à tour en français ou en néerlandais. Mais il ne parvient pas à établir le contact avec l’auditoire. La fosse est d’ailleurs envahie par un énorme brouhaha causé par les bavardages. Seules quelques jeunes groupies semblent plus attentives à sa prestation. Au bout de 40 minutes, il est rappelé à l’ordre par l’organisation. Il interrompt alors son set et repart en coulisses, sans adresser le moindre signe à la foule... 

L’Ancienne Belgique est en mode Box. Les balcons sont donc condamnés par une tenture. Réduisant ainsi la capacité de la salle à 600 spectateurs. Qui sont assez jeunes et parmi lesquels on remarque la présence de nombreuses (pré)adolescentes.

Trois cages grillagées sont plantées sur autant d’estrades. Une pour le drummer installé à gauche (NDR : à gauche et à droite de son matos trônent deux grandes rampes de lumières en forme de ‘X’), une autre sertie de pierres reconstituées pour le chanteur, qui a revêtu une veste d’hiver, et une dernière destinée aux deux préposés aux claviers ou à la basse. Un noir et un blanc. Ce dernier se consacre également aux backing vocaux et aux machines. Et lorsque l’un ou l’autre passe à la quatre cordes, il rejoint alors le guitariste, sur une même ligne. Un micro imposant en métal, mais en forme de fleur de tournesol, est planté au milieu du jeu de quilles, et il semble tourné vers le plancher. Sans doute une référence au titre du nouvel LP…

En début de set, le flow de Richard est plutôt rapide. Une véritable kalachnikov ! Il descend de son piédestal pour rendre hommage à feu Cheter Bennington, à travers une reprise magistrale de « Numb », au cours de laquelle le drumming se révèle à la fois précis et métronomique. Richard transpire de plus en plus et décide d’ôter sa veste, puis son tee-shirt. Il laisse ainsi apparaître d’imposants tatouages sur le torse et le dos, un peu comme Lincoln Burows, mais le pantalon est retenu par des bretelles. Régulièrement, il se sert d’une gratte. Et c’est loin d’être un manchot dans l’exercice. Il commence à y avoir du mouvement dans l’auditoire. Surtout chez les jeunes filles. Lorsqu’elles se densifient, les compos virent parfois au rapcore. Richard a envie d’en griller une. Il adresse un signe au public et un type lui balance un pétard qu’il s’empresse d’allumer et de fumer. L’interdiction de fumer à l’AB… ne s’adresse pas aux musiciens. Le batteur est un phénomène à lui seul. Le gratteur remue énormément sur le podium et, à un certain moment du concert, se prend pour Jimi Hendrix, en jouant de son instrument, placé dans le dos. Et il n’a pas son pareil pour muscler les compos. Pas un seul temps mort lors de ce concert accordé par Machine Gun Kelly. Dix-huit morceaux en près de 90 minutes ! Au cours desquels, de nombreuses plages du dernier opus, « Bloom », seront interprétées, dont les deux tubes qui ont cartonné sur le net, « At My Best » et Bad Things, mais sans Hailee Steinfeld, ni Camila Cabello. Richard rappe divinement ou chante, suivant les titres, d’une voix très susceptible de prendre un véritable envol ou alors de coller à un slow crapuleux. Manifestement, le MGK est une machine bien huilée…

 (Organisation : Ancienne Belgique)

Après Loizeau, "Le nom des animaux"

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François Puyalto , co-fondateur du groupe Taranta-babu! mais aussi compagnon de route d'Emily Loizeau, propose un premier album. Douze titres pour chanter "Le Nom des Animaux" en évoquant des escapades, une nature manquante et salvatrice. Le bassiste, et chanteur pour le coup, signe aussi la quasi totalité des textes. Il s'agit du deuxième fait d'armes après un EP intitulé "La Vérité" et sorti en 2015. L'album sortira le 10 novembre prochain. En attendant, le premier single "La jetée" est d'ores et déjà disponible. On notera également le travail graphique effectué par Matthias Lehmann, auteur de BD.

The Souljazz Orchestra

Des saxophones pour mettre le souk !

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Le lancement de JAZZ 100, opéré au printemps dernier, atteindra son point culminant lors de The New Wave of Belgian Jazz qui proposera, du 13 au 18 décembre, la crème de la nouvelle scène belge, mais également l’influente nouvelle vague londonienne, afin de célébrer dignement le 100ème anniversaire de la sortie du tout premier disque de jazz. Ainsi, le 16 du même mois, se déroulera un mini festival de jazz/fusion qui ira à la rencontre de la world, du funk, de la soul, de l’afrobeat et de l’élecro, notamment. En attendant, ce 30 septembre, dans le même contexte, l’Ancienne Belgique accueille deux figures du label londonien Strut (NDR : une des écuries préférés du gourou Gilles Petersen), The Soul Jazz Orchestra et Kondi Band.

Le Kondi Band ouvre donc la soirée. Il réunit le dj/bidouilleur/producteur américain Chief Boima et le Sierra léonais Sorie Kondi. Aveugle, ce dernier joue du kondi, c'est-à-dire une sorte sanza dont les vibrations des lamelles métalliques ou de bambous, fixées sur une planchette de bois, sont modulées par le bout des doigts ou les pouces. D’ailleurs l’attention de la foule se focalise sur cet artiste, dont l’instrument est posé sur ses genoux. Chief est planté derrière son partenaire, et tripote ses machines disposées sur une table haute. Le duo est soutenu par un préposé aux bongos (NDR : de petits formats !), aux percus électroniques et à la boîte à rythmes. La formation est venue défendre son dernier elpee, « Salone », paru en juin dernier. Les vocaux sont interprétés tour à tour en anglais ou en dialecte sierra léonais. Spasmodiques, ils sont propices à la danse et à la transe.

« Yeanoh » nous entraîne au cœur d’une atmosphère brumeuse peuplée de dieux et d’esprits créoles. Mais dès « Belle Wahalla », percussions, boucles électroniques et chant incantatoire entraînent le public dans une véritable transe hypnotique. Un envoûtement qui tire parti du principe de la répétition et de la progression lente afin d’atteindre une forme d’exaltation. Et si l’expression sonore a un pied aux States et l’autre dans la mystérieuse brousse africaine, tel un gardien des traditions, Sorie se transforme en conteur et en griot pour l’indolent « Thank You Mama ». Il invite une dame installée aux premiers rangs à monter sur les planches et à danser. Il se lève alors pour chanter et se met à se trémousser comme seuls les Africains sont capables de le faire. A cet instant la communion entre l’auditoire et le band est totale…  

Issu d’Ottawa, The Souljazz Orchestra réunit la chanteuse/percussionniste Marielle Rivard, le chanteur/pianiste/organiste Pierre Chrétien, le drummer Philippe Lafrenière et un trio de cuivres. Soit Steve Patterson (tenor sax), Ray Murray (baritone sax) et Zakari Frantz (alto sax). Les saxophonistes se placent d’ailleurs au centre et en ligne. Les deux autres musicos, aux extrémités du podium. Mais pas de trace de la vocaliste.

Et on est parti pour 60 minutes de folie. De jazz, il n’en est pas seulement question, mais également de rythmes latinos, soul, bossa nova, caribéens, disco et même funk. Explosifs, les saxophones vont littéralement mettre le souk. Et pourtant les cinq musiciens sont pros jusqu’aux bout des ongles. La musique est cependant, ce soir, essentiellement instrumentale. Episodiquement, on entend quelques mots ou vagissements viscéraux. Bien chauffé par le combo précédent, le public n’arrête pas de s’agiter.

Et après avoir quitté les planches, la troupe revient pour accorder un rappel de sept titres. Un peu comme si on assistait à un deuxième concert. Un encore au cours duquel on se serait cru en Australie, en pleine réunion de kangourous. Et pourtant, le band est bien canadien et pas australien…

(Organisation : Ancienne Belgique)

Bozar Electronic Arts Festival 2017 : vendredi 29 septembre

Le Bozar Electronic Arts Festival fête déjà sa sixième édition ; et pour être franc, c'est un des meilleurs festivals de musique électronique en Belgique. Le lieu ? Le Bozar (le Palais des Beaux-Arts, pour celles et ceux qui ne connaissent pas Bruxelles). Cet endroit est bien entendu magique et l'organisation, impeccable, mais c'est surtout la programmation qui est intéressante. Elle combine classicisme, expérimentation et avant-garde, sans négliger un côté 'mainstream', voire même 'clubbing'. Pour les aficionados de la musique 'dark' orientée 'wave', comme votre serviteur, il y a toujours quelque chose à se mettre dans le creux de l’oreille. Les années précédentes, l'affiche était rehaussée par la présence, notamment, de Silent Servant, Regis, Andy Stott ou encore Veronica Vasicka. Pour cette édition, c'est surtout la soirée du 29 septembre qui a retenu notre attention, car elle nous réserve des concerts de Black Rain et de Ben Frost.

La soirée commence bien : dans le hall, nous croisons Alison Lewis, mieux connue au sein des milieux 'dark' sous le pseudo de Zanias, une artiste interviewée à plusieurs reprises par votre serviteur. Ancienne chanteuse de la formation légendaire de dark-pop Linea Aspera, elle incarna également la moitié de Keluar. Et elle nous signale qu’elle prêtera sa voix à Black Rain. Une bonne nouvelle !

Black Rain, c'est un des multiples projets imaginés par l'Américain Stuart Argabright, connu grâce à Death Comet Crew et Dominatrix mais surtout à Ike Yard, la formation new-yorkaise pionnière de la 'no wave'. Active depuis les années 80, Black Rain a connu une renaissance en 2012 après la sortie des « Soundtracks 1995-1995 » de William Gibson, publiées sur l’écurie britannique Blackest Ever Black. Inscrit au catalogue de labels tels que Les Disques du Crépuscule et Factory Records, le projet est largement reconnu comme précurseur pour la musique industrielle, proto-techno et post-punk.

Au Bozar, Stuart Argabright est accompagné par Soren Roi, aux synthés modulaires et à la guitare, et Otto Lindholm à la contrebasse. Argabright se consacre au laptop, au synthé et à la basse. Dans le ‘Studio’, le petit amphithéâtre du Bozar, plein à craquer, la formation déroule sa musique dark ambient teintée de rythmiques technoïdes. Les compos sont assez bruitistes, atonales et sombres. La setlist se focalise sur « Black Pool », le dernier opus en date du projet, publié l'année dernière, mais propose également des nouveaux titres. Ils devraient d’ailleurs figurer sur le prochain disque, dont la sortie est prévue pour la fin de l'année. Dans le dernier tiers de la prestation, Alison Lewis rejoint le trio pour interpréter quatre titres, dont les deux « Profusion (I et II) ». Drapée dans un superbe ensemble noir aux allures de sari, elle fascine et impressionne. Telle une diva gothique, elle alterne mélodies lancinantes et phrasés plus expérimentaux. Par moments, sa voix lorgne sur le chant lyrique de Lisa Gerrard, une des chanteuses, on le sait, qui l'ont le plus marquée dans sa vie. Un set été intense et profond, qui constitue une excellente mise en bouche avant le plat de résistance...

Ce plat de résistance nous est servi par Ben Frost. L'Australien, qui réside en Islande, est un fidèle du festival ;  il a déjà foulé les planches du Bozar en 2012 et 2014. Aujourd'hui, il est clairement devenu une 'superstar' de la musique électronique et c'est en majorité pour lui que le public a investi en masse la grande salle Henri Leboeuf. La musique de fond dispensée avant le concert se résume à un son monotonique régulier, semblable au beep d'un électrocardiogramme. Enervant mais idéal pour créer un manque et susciter le désir avant le déferlement qui va suivre.

Vers 21h40, accusant 10 minutes de retard, l'artiste prend possession de la scène, sous les fumigènes. Arborant une barbe et des cheveux longs, campé derrière une large table placée au centre du podium, sa stature de bûcheron en impose. Le light show est exclusivement composé de lumières d'un bleu électrique rappelant la pochette de « The Centre Cannot Hold », son dernier opus produit par Steve Albini qui, jolie coïncidence, sort ce jour même chez Mute Records.

Si, sur disque, la musique de Ben Frost peut paraître parfois monotone, son incarnation sur scène est, par contre, d'une puissance impressionnante. Les écarts de dynamique sont frappants : on passe des atmosphères les plus 'ambient' aux explosions soniques d'infra-basses et de synthés. On reconnaît la plupart des thèmes du dernier LP, notamment « Ilonia » et « Entropy in Blue », mais les séquences rythmiques et les modules mélodiques sont triturés et torturés en live par un Ben Frost véritablement possédé. Un autre possédé, c'est le fan lourdingue du premier rang qui, en transe depuis le début du concert, va jusqu'à monter sur le podium pour congratuler l'artiste, avant d'être fermement éconduit par un membre de la sécurité.

Les jeux de lumière sont bluffants. Les vidéos projetées sur l'énorme écran, tendu au fond de l’estrade, deviennent progressivement plus précises et représentent des nuages en mouvement ou des mousses qui se gonflent comme un Alien, le tout dans la couleur bleue obsessionnelle qui évoque Klein.

L'univers sonore ressemble à un voyage dans les tréfonds des geysers islandais. Le calme sourd, sombre et profond, avant le surgissement des forces telluriques. On pense à Autechre, The Knife, Empyset, Prurient ou Blank Mass ; mais la signature musicale de l'Australien est foncièrement originale. 

Cette symphonie tirée des abysses de la terre s’achève au bout d’une heure. Et pour ponctuer ce show époustouflant, Ben Frost vient saluer la foule, la main sur le cœur. A revoir au plus vite !

Le programme prévoit encore la prestation de Pantha du Prince et la performance ‘SpaceTime Helix’ proposée par Michela Pelusio et Glenn Vervliet. Mais la soirée a été suffisamment riche. Ce sera pour une autre fois !

(Organisation : Bozar)

The Selecter revoit la lumière du jour…

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La machine à déhanchement The Selecter publiera un nouvel album, ce 6 octobre. Son titre ?  « Daylight ». Fondé à Coventry en 1979, le groupe avait fait les beaux jours du label 2-Tone Records aux côtés de Madness et The Specials.

Maintenant réunis autour du noyau formé par Pauline Black et Arthur ‘Gaps’ Hendrickson, le combo y propose ses morceaux les plus engagés et sa musique la plus spontanée depuis « Too Much Pressure » et « Celebrate The Bullet ». Enregistré à Londres dans un contexte d’austérité politique, « Daylight » se penche sur le monde moderne en gardant l’énergie propre à la formation. Les icônes du ska sont de retour.

La vidéo du single « Frontline », c’est par ici

http://theselecter.net/

https://www.facebook.com/TheSelecter/

 

Dirty Work Of Soul Brothers a perdu le feu sacré… auprès des filles…

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Dirty Work Of Soul Brothers est un trio nancéen de Rock dit ‘Psychélectrique’, c’est-à-dire dont les sonorités rock pop, garage et électro, s’inspirent des 70’s et des 80’s. Et pour y parvenir, il a recours à de vieux claviers, orgues et synthés analogiques de cette époque, ainsi qu’une batterie. Aucun ordinateur, aucun sample, tout est joué en live. Donc, vintage et artisanal.

Le garage/rock est, en général, alimenté par des grattes brutes, sales et huileuses. DWOSB s’en nourrit, mais en détournant le son originel à l’aide des claviers. Les synthés et la rythmique apportent le côté dansant, et l’électro, la puissance.

Lors des sessions, le band a reçu le concours d’un trio de cuivres (trombone, cor et trompette) pour deux titres. Les lyrics parlent essentiellement des femmes. De celles que l’on croise dans la rue, dans notre imagination. Celles que l’on a connues, celles des autres et celles des nuits infernales et des sentiments perdus, s’envolant comme un nuage de fumée sous lequel ne repose qu’un tas de cendres. (Girls’ Ashes). Quant au visuel il a été réalisé par Thibaut Gervaise (Platane 777). Extrait de cet opus, « Bad Girl », a été copié sur 150 K7, en édition limitée, et fait l’objet d’un clip (voir ici). Le combo devrait se produire prochainement près de chez vous.

 

 

Moon Duo

Occult Architecture Vol 2

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Paru en février dernier, le premier volume d’« Occult Architecture » reflétait la face la plus sombre et sensuelle de la nature humaine. Le deuxième propose donc la plus lumineuse et chaleureuse. Un peu dans l’esprit du Yin et du Yang. Si la musique de Moon Duo est manifestement influencée par le krautrock et le psychédélisme, elle se veut plus contemporaine sur le dernier essai, lorgnant parfois vers l’électronica. Il y a bien sûr des cordes de guitare lysergiques, gémissantes, soniques, délicates, atmosphériques, noisy, shoegaze, etc. Puis des drums, depuis que John Jeffrey le préposé aux fûts, jusqu’alors uniquement invité à participer aux tournées, a rejoint définitivement le duo. Mais aussi des synthés et une boîte à rythmes. Sans oublier les voix que se réservent tour à tour Ripley Johnson ou Sanae Yamada, ou alors en harmonie. A l’instar du morceau qui ouvre l’opus, « New dawn », une plage réminiscente de Yo La Tengo circa « Painful ». Caractérisé par son riff contagieux, « Sevens » constitue une ode au printemps et à l’amour. Mais le sommet de l’elpee est atteint par « Lost in light ». Si la mélodie est très susceptible d’évoquer le « Street Hassle » de Lou Reed », le psychédélisme en crescendo évoque incontestablement Spacemen 3, alors que triturés, les vocaux semblent hantés par Berlin Blondes. Trois pistes qui tiennent parfaitement la route. A contrario de l’interlude instrumental « Mirror’s edge », nonobstant ce tempo très légèrement funkysant, probablement inspiré des Stone Roses. Et puis du final « Crystal world ». Dix minutes qui semblent traîner leur ennui. Trois bons titres sur cinq méritent donc une évaluation de 3/5.

 

Less Win

Trust

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Une envie soudaine de post-punk bien énervé ? N’hésitez pas à prêter –curieusement– une oreille à « Trust », le dernier et second elpee du trio danois Less Win. Après les méfaits récents commis par Iceage et de Yung, le royaume scandinave démontre à nouveau qu’il semble en connaître un rayon sur le sujet…

Vous risquez en tout cas d’être charmés par ce saxo free-jazz un brin ivre, ces riffs acérés rappelant souvent Mission of Burma, ces voix martiales tout en scansions de Casper Kociszewski et Casper Morilla ou du chaos organisé de cordes et de cuivres (« Bury the Heart »). Dès le morceau d’entrée, « Rituals », on a l’impression d’assister à une messe noire, ambiance entretenue, notamment, par des titres comme « Crucifix » ou « Jealousy ». En 30 minutes, le band nous éclabousse de son énergie punk indéniable et d’une classe aussi torturée que désespérée. Trust Less Win…

 

Le Prince Harry

Synthetic Love

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Après avoir gravé deux elpees et deux splits, le duo liégeois est passé d’un trio à un duo. Ainsi les parties de batterie ont été définitivement remplacées par une boîte à rythmes et des machines. Ce qui ne pas empêché le tandem de bénéficier du concours de quelques invités pour enregistrer son nouvel elpee, « Synthetic love ». Ainsi Emma Whalgren, le chanteuse du groupe punk The Guilt, impose sa voix sur « No honey left to steal » et la cover du « We are the public » de Motormark. Découpé en 11 pistes, ce « Synthetic love » macère au sein d’un électro punk synthétique qui doit autant à Suicide, Chrome, Fad Gadget que Front 242. Certaines plages se révèlent davantage indus, robotiques, brutales, martiales, violentes ou ténébreuses. Mais dans le style, le long playing tient la route, même s’il s’adresse surtout à un public averti. On n’en oubliera pas pour autant le remarquable artwork de l’opus, réalisé par le graphiste et illustrateur belge, Elzo Durt…

 

Gold Class

Drum

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« Drum » constitue le second opus de ce quatuor australien, issu de Melbourne très exactement ; un LP qui fait suite « It’s you », paru en 2015. Etonnant, mais la musique de Gold Class puise essentiellement son inspiration dans le post punk britannique. De Joy Division aux Smiths en passant par The Sound, même si solennelle, la voix d’Adam Curley lorgne plutôt vers celle de Garce Allard (Sad Lovers & Giants). La ligne de basse est propulsive, les cordes de gratte savoureusement discordantes, effilées, vulnérables, les drums implacablement syncopés, le tout baignant au sein d’un climat ténébreux, vous vous en doutez. Mais il existe une alchimie entre l’instrumentation et le chant qui rend l’expression sonore profondément addictive…

Chastity Belt

I used to spend so much time alone

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Troisième opus pour ce quatuor féminin, issu de Walla Walla, dans l’Etat de Washington. Quand on écoute la musique de Chastity Belt (Trad : ceinture de chasteté), on ne peut s’empêcher de penser au mouvement Riot Grrrl, qui a connu ses heures de gloire, au cours des 90’s, notamment grâce à des groupes comme Babes in Toyland, The Breeders, Hole ou encore Veruca Salt. Une constante : les droits de la femme. Chez Chastity Belt, l’approche de ce type de lyrics est cependant humoristique, même si le climat peut paraître tour à tour mélancolique ou ensoleillé. Les cordes des deux guitares sont le plus souvent plaquées et s’enchevêtrent mélodieusement, même quand elles virent au noisy, un peu dans l’esprit lo-fi d’un Pavement, alors que la ligne de basse sert de colonne vertébrale à l’ensemble. Quant aux harmonies vocales, elles sont abordées d’une manière désinvolte, un peu comme chez Sleater-Kinney. Agréables à l’écoute, les morceaux de cet elpee évoluent quand même un peu trop souvent sur le même ton…

 

The Afghan Whigs

In Spades

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Le 28 juin 2017, Dave Rosser, le guitariste d’Afghan Whigs décédait des suites d’un cancer du colon. Soit moins de deux mois après la sortie du septième opus du groupe de Cincinnati. Le gratteur avait remplacé Rick McCollum, en 2014. Il avait encore participé à l’enregistrement de cet opus, malgré le diagnostic, posé avant les sessions. Et « I get lost », valse bouleversante, aborde ce sujet douloureux…

Au sein d’Afghan Whigs, du line up initial, il ne reste plus que le chanteur/compositeur/guitariste rythmique Greg Dulli et le bassiste John Curley. N’en déplaise aux censeurs, mais votre serviteur avait apprécié le précédent opus, « Do the beast ». Et il apprécie tout autant cet « In spades ». Qui est quand même différent, il faut le reconnaître, même si on retrouve toujours la voix d’écorché vif de Dulli, également capable d’osciller du falsetto venimeux au baryton riche. Riche comme l’expression sonore qui est régulièrement alimentée de cuivres, d’arrangements de cordes et d’interventions de violon et/ou de violoncelle. Sans oublier la présence du piano, parfois électrique, du mellotron, du vibraphone, du synthé et bien sûr de l’instrumentation basique. Ce qui n’empêche pas certaines compos de se révéler particulièrement électriques et percutantes. A l’instar d’« Arabian heights » ou de « Copernicus », dont le riff principal semble avoir été emprunté au « You really got me » des Kinks, à moins que ce ne soit à T.Rex… et même du funkysant « Light as a feather ». Les autres compos adoptent le plus souvent le profil d’une ballade, mais souvent mid tempo et très susceptible de brisures ou d’envols ; des plages parmi lesquelles on épinglera le single diabolique et de mauvaise augure « Demon in profile », qui explore les thèmes de la sexualité, de la mort et du désir, du raffiné mais tellement vulnérable « Toy automatic » ou du final mélodramatique, « Into the floor ». Deux pistes osent des orchestrions surprenantes. D’abord le syncopé « Birdland » et puis « Oriole », construit en crescendo. Dans ces conditions, « In spades » constitue certainement un des meilleurs albums parus depuis le début de l’année…

 

Slowdive

Slomo

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Vingt-deux ans que Slowdive n’avait plus enregistré de nouvel album. Il s’agissait de « Pygmalion », juste avant que la band ne soit viré par Creation. Le combo va alors poursuivre son aventure au sein de Mojave 3. Mais sans le drummer, Simon Scott, parti alors embrasser d’autres horizons sonores, chez Televisie. Les musicos vont également, en parallèle, développer des projets plus personnels. Mais en 2014, le combo se reforme, célébrant le retour de Scott. Et début de cette année, il décide de graver son quatrième elpee. Pour un résultat tout bonnement épatant. Malgré un recours judicieux à l’électronique. Car elle est mise au service de l’instrumentation organique. C’est même Simon qui s’en charge.

En écoutant ce « Slomo », on ne peut s’empêcher de penser à la nature. Aux nuages, aux étoiles, aux cieux, au vent ainsi qu’aux océans. Notamment. Les compos baignent au sein d’une brume veloutée. Limpides, les voix de Neil Halstead et de Rachel Goswell n’ont jamais été aussi complémentaires. Et puis il y a ces sonorités de guitares. Shoegaze, noisy, lumineuses, tintinnabulantes, éthérées, mélodieuses, raffinées, sauvages et surtout délicieuses…

Le long playing est découpé en 8 morceaux. Une œuvre qui s’ouvre par l’élégant et addictif « Slomo » et s’achève par l’hypnotique « Falling ashes », une piste caractérisée par ces notes de piano en boucle qui ouvre de nouvelles perspectives dans l’écriture de Slowdive. Hymnique, « Star roving » est abordé dans l’esprit de Ride, mais après avoir été trempé dans le miel. « Don’t you know why » et « No longer making time » lorgnent carrément vers Cocteau Twins, même si certaines tonalités de cordes évoquent plutôt Durutti Column. Des guitares en arpège et une ligne de basse alt rock alimentent le single « Sugar for the pill », une plage qui aurait pu figurer au répertoire de Mojave 3. Mélancolique, « Everyone knows » aurait pu servir à la B.O. du film consacré aux « Hauts de Hurlevents », le roman d’Emilie Brontë. Plus complexe, « Go get it » baigne au sein d’un climat ténébreux, mais se distingue par ses vocaux en couches, son riff sauvage, son crescendo luxuriant ainsi que son groove enfiévré et humide…

Un must ! Slowdive se produira ce 7 octobre au Botanique, mais c’est sold out depuis belle lurette…

 

The Districts

Une maîtrise… nouvellement acquise…

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Fondée en 2009, The Districts est une formation pennsylvanienne, issue de Litiz très exactement. Elle est venue défendre son dernier opus, « Popular Manipulations », paru en août dernier, un disque qui marque une évolution. L’indie rock/blues/garage, proposé à ses débuts, laisse aujourd’hui davantage d’espace à un style pop/rock lyrique.

Le supporting act est assuré par A Boy With The Beard, un combo bruxellois dont les membres sont tous barbus (NDR : ben normal, vu le patronyme…) et sympas. A la tête de ce groupe, on retrouve le chanteur/guitariste/photographe Sherban Vidick. Légitime, puisqu’au départ, soit en 2012, c’était son projet personnel. Ce n’est qu’à partir de 2014 qu’il va s’entourer d’autres musicos, soit le guitariste Rémy Schwilden, le drummer Fabian Hidalgo ainsi que le bassiste/claviériste Bastien Hidalgo. La musique de ABWTB mêle judicieusement rock, folk et pop. A son actif, un Ep éponyme. Un album est en préparation et devrait paraître au printemps 2018.

« Devil’s » ouvre le set. Le drummer frappe sa caisse claire à l’aide d’une longue chaîne métallique à grosses mailles. Les accords de gratte sont frémissants. La voix est tour à hantée et ténébreuse ou chaleureuse et puissante. « Senses » est caractérisé par des harmonies vocales en couche. Superbe ! « With The Moon » s’adresse au public féminin, d’ailleurs, Sherban signale qu’il s’agit d’une chanson d’amour. Le bassiste incite régulièrement le public à frapper dans les mains. Une jolie première partie au cours de laquelle on soulignera l’excellence des parties vocales…

Pour accueillir The Districts, la salle est comble. Il y fait très chaud. Rob Grote, le chanteur/guitariste va d’ailleurs le rappeler, à plusieurs reprises, au cours du concert. Les cheveux blonds et bouclés, la barbichette naissante, sa voix me fait parfois penser à celle de Bono, surtout lorsqu’elle descend dans les graves. Il fixe régulièrement la boule à facettes qui tourne au-dessus de lui. Et pointe régulièrement son manche vers le plafond. Tour à tour des lumières blanches bleues et/ou rouges sont projetées sur les jeunes musicos, dans leur dos. Ce qui confère un climat particulier au show.

« Violet » ouvre la prestation. Les cordes des deux guitares alimentent la richesse de la compo. Le batteur cogne ses tom bass en croisant les bras. La frappe est métronomique. « 4th And Roebling » est un morceau plus cool. D’ailleurs la set list va également inclure des morceaux plus paisibles. L’une ou l’autre ballade, aussi. Mais le plus intéressant procède des titres les plus énergiques. Alors, le quatuor vide littéralement ses tripes. A l’instar du rock endiablé « Peaches ». Ou de « Young blood », un morceau de plus de 7 minutes, au refrain irrésistible, au cours duquel les cordes électriques, saturées, vont s’en donner à cœur joie. Et pourtant, les musicos parviennent à maîtriser parfaitement leur sujet. Preuve de la nouvelle maturité acquise par le combo. Un concert vraiment rafraîchissant !

(Organisation : Botanique)

Charles Bradley

Décès du chanteur de soul Charles Bradley

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Né le 5 novembre 1948 à Gainesville en Floride, Charles Edward Bradley est décédé ce 23 septembre à Brooklyn, dans l’arrondissement de New-York, entouré de sa famille, ses amis, y compris les membres des groupes avec lesquels il a travaillé ces dernières années : Menahan Street Band, His Extraordinaires, Budos Band et Jimmy Hill Allstarz, sa toute première formation. Il luttait contre un cancer depuis quelques années, maladie qu’il l’a récemment rattrapé. Tout en assumant un job de cuisinier, pendant plus de deux décennies, il a chanté, sans avoir pourtant de groupe fixe. Ce n’est qu’à l’âge de 51 ans que sa carrière a véritablement commencé. Il a d’ailleurs enregistré son premier single en 2001 et ses trois albums entre 2011 et 2016. Grand admirateur de James Brown, il avait choisi le pseudo Black Velvet, pour se produire sur scène. Une grande voix de la soul vient de disparaître…

RIP

La Chiva Gantiva décolle !

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Figure de proue d’une nouvelle scène colombienne créative en Europe, La Chiva Gantiva part en tournée pour défendre son troisième album « Despegue » (Trad : décoller). La formation belgo-colombienne semble avoir acquis une maturité nouvelle en tournant continuellement à travers le monde et en collaborant avec des artistes tels que Martin Perna (Antibalas) ou Speech Thomas (Arrested Development), qui ont également participé l’enregistrement du prochain single, « Cuero ». La Chiva s'est taillé une solide réputation grâce à ses clips et surtout ses prestations en live endiablées.

Mis en forme par Vincent Poujol et Ivan Benavides (producteur colombien de Toto La Momposina, de Sidestepper et de Carlos Vives), « Despegue » a été  enregistré dans le studio du groupe à Bruxelles. Et il est dans les bacs des disquaires depuis ce 15 septembre.

Paru le 21 avril 2017, le premier single issu de cet LP, « El Ritmo Lo Llevo Yo », fait l’objet d’un clip. Et il est disponible ici 

La Chiva Gantiva se produira en concert ce 2 novembre à La Rotonde du Botanique

https://lachivagantiva.com/

 

 

Superscream

The Engine Cries

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Réunissant le chanteur Eric Pariche, le bassiste Stéphane Lescarbotte, le drummer Martin Mabire ainsi que les guitaristes Daniel Sminiac et Phil Vermont, cette formation rouennaise est née en 2010. Ses sources d’inspiration majeures ? Dream Theater, Guns N’ Roses, Pain Of Salvation, Megadeth, Led Zeppelin, Rammstein, Devin Townsend et Rage Against The Machine. Notamment.

Intitulé « Some Strange Heavy Sound », son premier elpee est paru en 2011, et avait reçu un accueil favorable auprès de la critique. Tout en mêlant judicieusement metal progressif et world music, cet opus se singularisait par ses riffs heavy, ses percussions latino-américaines, son rap et ses arpèges orientaux.

Tout au long de « The Engine Cries », son second opus, le quintet a exploré de nouvelles perspectives, intégrant ainsi éléments ethniques, jazz, percussions en tous genres dans son expression sonore. Ce qui n’empêche pas la musique d’alterner heavy metal et hard rock, tout en s’autorisant des passages surprenants voire expérimentaux. Bien sûr, en prenant soin du sens mélodique et en tenant à l’œil la pertinence des mesures asymétriques…

Le vidéo de « The Engine Cries », le titre maître du long playing, est disponible ici  

 

Trevor Sensor

Andy Warhol's dream

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Lorsqu'il s'agit de dénicher de nouvelles pépites, le label Jagjaguwar n'est jamais en retard d’une guerre. Outre une valeur sûre comme Bon Iver et ses nouvelles recrues, parmi lesquelles on épinglera Foxygen et plus récemment Moses Somney, il vient de signer Trevor Sensor. Agé de 23 ans, cet artiste est issu de Sterling dans l'Illinois. Repéré par Dave Keunig (guitariste chez The Killers), il vient donc de graver son premier album, après avoir publié quelques Eps.

"Andy Warhol's dream" ne se distingue certainement pas par l’illustration de sa pochette. Par contre, lors des sessions d’enregistrement, l’Américain est parvenu s'entourer de grosses pointures pour la mise en forme. D’abord Richard Swift. Il a milité chez The Shins au sein duquel il était également producteur, avant de rejoindre les Black Keys, en 2014. Et son travail de prod, il l’a aussi réservé –notamment et de manière remarquable– aux œuvres de Kevin Morby, Valérie June ou encore Damien Jurado. Jonathan Rado (Foxygen) et Brandon Darner (Imagine Dragons) sont également derrière les mannettes. Une fameuse équipe !

La voix du songwriter est à la fois rocailleuse et nasillarde. Et elle surprend, dès la première écoute. Une forme d’hybride entre celles de Saras Per Kristian Matsson (Tallest Man on Earth), Bob Dylan et Tom Waits. Les mélodies sont contagieuses. Tramées dans le folk, les compos ne négligent pas pour autant les interventions de gratte, de piano, d’orgue ainsi que celles de chœurs. Finalement, l’expression sonore navigue à des années-lumière du folk minimaliste de Tallest Man on Earth, même si la palette d’émotions est aussi large. D’ailleurs certaines plages sont bien électrifiées. Bref, cet LP a vraiment de quoi séduire…

Trevor Sensor se produira ce 28 septembre au Botanique…

 

Mokroïé

Global - System - Error

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A travers le titre de cet opus, « Global-System-Error », le message de Mokroïe est plutôt significatif. Et même son sous-titre : ‘L’incapacité de l’homme à éviter la guerre et les crises qui en découlent…’ Ce qui laisse présager une aventure sérieuse et engagée. Le projet a été imaginé par Francesco Virgillio. Il est soutenu par la chanteuse Carol Aplogan. Et pas seulement ; car tout en s’enfonçant au cœur d’une veine électro/hip-hop, il se veut pluridisciplinaire et invite, à chaque chapitre, une série de musiciens ou chanteurs différents, mais aussi des photographes et autres vidéastes. Ce nouvel essai est d’ailleurs inspiré par les photos de Sergey Ponomarev, photojournaliste russe actif au Moyen-Orient et auprès des réfugiés.

Mais revenons-en à l’aspect musical. Lors des sessions, Francesco a ainsi reçu le concours d’invités. Dont le percussionniste Cyril Atef (fondateur de Bumcello), le batteur Dave Collingwood (vu aux côtés de Yann Tiersen et Gravenhusrt) et le vocaliste Allonymous. Artiste américain notoire pour son spoken word vindicatif, il milite chez Basement Jaxx ainsi que Push-Up, auprès de Sandra Nkaké. Cet Ep propose deux fois deux titres enregistrés sous des versions différentes. Soit une moitié instrumentale, sculptée sous un format plus électro, et l’autre davantage acoustique. Et le résultat devrait assurément plaire aux fans de trip hop et de Saul Williams.