La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La fuite d’Ellside

Le groupe parisien Ellside présente « Run Away », son concept album naviguant entre ombre et lumière pour un voyage qui durera un an. Une lente année pour dévoiler 6 chapitres de 2 chansons, 12 titres qui narrent l'histoire de Light. Le groupe invite les…

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Lighthouse Sweden

Silence in the City

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A l’origine, Linda et Mats Brandemark avaient fondé Lighthouse. Le couple avait gravé un excellent album en 2014. Eponyme, il était le fruit d’un savoureux cocktail entre americana, country et pop. Le duo a ensuite recruté trois nouveaux musicos. En l’occurrence le guitariste Tobias Bergström, le batteur Thomas Bjerklünd et le bassiste Marc Gransten. Et dans la foulée, le patronyme a été transformé en Lighthouse Sweden. Pas étonnant, quand on sait que le quintet est suédois.

"Love can seriously damage your heart" lorgne manifestement vers Dire Straits ; et tout particulièrement lorsque Tobias libère ses accords de guitare. A cet instant, on croirait entendre un Mark Knopfler au sommet de sa forme. Et il brille à nouveau sur le plus pop "Neon signs", une plage au cours de laquelle la voix de Linda est tellement proche de celle de Blondie. Mats récupère le micro sur le délicieux blues rythmé "Everybody's been a fool", avant que Linda la rejoigne, alors que l’ensemble est entretenu par l'harmonica de Derrick Big Walker et le piano électrique… Dans le même esprit, le classieux "We used to be lovers" se distingue par une excellente sortie sur les cordes. L’opus recèle plusieurs plages country, dont "Basier to life" une ballade romantique qui met en exergue la pedal steel, la sèche et l'orgue de Felix von Feilitzen, invité pour la circonstance. La slide se substitue cependant parfois à la pedal steel. Plage entraînante, "Hole in my soul" se singularise par ses harmonies vocales en couches ; mais également par une intervention remarquable à la guitare, accordée dans un climat blues. L’harmo et le sax d’Olaf Slund dynamisent le rock "Silver & Gold". "Angel" clôt cet LP. Un titre folk interprété d’une voix pure, lumineuse et simplement belle par Linda, réveillant en mon for intérieur le souvenir de Sandy Denny, la vocaliste de Fairport Convention, disparue depuis déjà près de 40 ans…

 

Highway

IV

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Originaire de Montpellier, Highway a été formé en 2000 par les frères Ben et Romain Chambert (respectivement guitariste et batteur), une fratrie rejointe rapidement par le bassiste J.M Gantard et le chanteur Benjamin Folch.

Véritable bulldozer sur les planches, le combo a forgé son expérience en accordant plus de 300 concerts accordés à travers l’Europe. Son style ? Un hard rock pur jus qui puise son inspiration chez AC/DC, Whitesnake, KISS, Guns 'N’ Roses ou encore Aerosmith. Donc, qui suivant les plages, se frotte au blues ou au glam…

Son quatrième elpee, tout simplement baptisé « IV », a été produit par Brett Caldas-Lima (NDR : mieux connu pour avoir mis en forme des albums de Ayreon, Devin Townsend, Megadeth, Adagio ou encore Hypno5e) afin de forger une véritable identité sonore à ces douze morceaux riches et variés, au cours desquels on ne peut s’empêcher de taper du pied. Les compos sont puissantes et mélodiques. Les refrains, entêtants et les soli, mémorables. 

Enfin, sur le funky « Wake up », le légendaire chanteur yankee Jeff Scott Soto (ex-Yngwie Malmsteen, Talisman, Journey…) et Benjamin Folch s’autorisent un duo véritablement détonnant…

 

Delvaux.

// (Ep)

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Quand on évoque Delvaux, on pense immédiatement à Paul, le célèbre peintre belge qui a tâté du post-impressionnisme, de l’expressionnisme, avant de passer au surréalisme. C’est également le nom de deux frères issus de Geraardsbergen, qui ont décidé de monter un groupe, en 2012, sous ce patronyme. En y ajoutant un point. De cette fratrie, il ne subsiste plus aujourd’hui que le seul Bram.

Découpé en 5 pistes, cet Ep propose une musique hybride, ténébreuse et particulièrement élaborée qui baigne au sein d’un climat angoissant. Et le vocal accentue cette impression. Suivant la bio, le quintet mêlerait l’ignorance des 60’s, l’expérimentation des 70’s et le kitsch des 80’s. Mais en approfondissant le sujet, on retrouve chez cette formation d’autres références. Qui évoquent tour à tour Ozark Henry à ses débuts (NDR : l’album « I’m seeking something that has always found me ») et puis deux combos de post punk expérimental qui à leurs débuts, avaient partagé le même label, Ralph Records : Tuxedo Moon ainsi que Rhythm & Noise. Mais le tout semble avoir été contaminé par le trip hop et probablement celui de Tricky. Ainsi, alors que le morceau d’ouverture, « Un homme », baigne dans l’ambient, « 58 » emprunte une ritournelle propulsée par le synthé vintage jusqu’à son dernier souffle, c’est-à-dire après avoir cédé le relais à un tic-tac qui finit par cesser… Et si « Holy thug » se distingue par ses drums tribaux et ses cordes de gratte fébriles, hypnotique et énigmatique, « Kalvendt » constitue la meilleure plage de cet Ep. Enfin, pas sûr que « Gerets/Groetjes » adresse un clin d’œil au célèbre footballeur. C’est sans doute une autre histoire…

 

Jherek Bischoff

Cistern

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Actif depuis de nombreuses années, outre-Atlantique, Jherek Bishoff est un compositeur et multi-instrumentiste chevronné. Il a multiplié les projets en militant notamment chez Parenthical Girls et The Dead Science, sans oublier sa collaboration apportée à Xiu Xiu. Ce n’est qu’en 2012 que le Californien publie son premier elpee solo, sobrement intitulé « Composed ». Et embraie par « Scores ». Sur ces deux opus, Bischoff compose la musique et invite divers amis à y poser leur voix et/ou instrument. Parmi ceux-ci, on retrouve notamment David Byrne, Caetano Veloso, Zac Pennington (Parenthetical Girls), Greg Saunier (Deerhoof) ou encore Nels Cline (Wilco). Du beau monde donc…

« Cistern » constitue donc la troisième œuvre de l’Américain. Pour concocter cet LP, il a reçu le concours d’un quatuor à cordes, mais également d’Amanda Palmer, mieux connue pour avoir participé à l’aventure du duo Dresden Dolls…

Découpé en 9 plages, ce long playing adopte très souvent un format classique. Faut dire que les cordes y occupent une place importante, même si certaines compos affichent leur spécificité. Certaines baignent davantage au sein d’un climat ambient. « The wolf » peint une fresque sombre et lyrique. « Cistern » s’abandonnent avec emphase au cœur de la mélancolie. Proche du post rock, « Headless » s’autorise même un crescendo instrumental…

Jherek Bishoff revisite la musique de chambre. Et le résultat tient parfaitement la route. Surtout, si vous écoutez cette œuvre confortablement installé, et le casque sur les oreilles.

 

Woods

Love is Love (Ep)

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Une année seulement s'est écoulée depuis la sortie du précédent album de ce band new-yorkais, l'excellent "City Sun Eater in the River of Light". Au cours des derniers mois, il a parcouru différents continents afin d’accorder de nombreux concerts. Malgré un emploi du temps chargé, le groupe a tout de même trouvé le temps de composer et d'enregistrer six morceaux, en réaction à l'élection du grand affreux aux cheveux jaunes.

"Love is Love" propose des pépites de psyché/folk/rock qui s’inscrivent dans la lignée de l’opus précédent. Haut perchée, la voix de Jeremy Earl vient se poser sur une instrumentation chaleureusement cuivrée, fouettée par des rythmes afro et traversée par les solos de guitare, dispensés par Jarvis Taveniere, que l'on retrouve une nouvelle fois derrière les manettes. Un Ep au sein duquel figure un instrumental de 9 minutes qui fait la part belle à la six cordes. Dommage que ce disque soit d’aussi courte durée. 

« Love is Love » nous réserve un sursaut d’optimisme dans ce monde qui perd la boule. De quoi nous rendre un peu d’espoir face à ce futur de plus en plus angoissant…

 

Microglycérime

Une insurrection old school…

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Il y a au moins 6 mois que votre serviteur n’a plus mis les pieds au Magasin 4, une salle qui privilégie la musique alternative, et le plus souvent la noisy, le rock, le punk et le métal. Parfois, il laisse un peu de place au hip hop. A l’instar de ce dimanche 10 septembre ; puisque y sont programmés Micorglycérine et, en supporting act, Moscow Death Brigade. La faune est dominée par des coqs et des poules aux crêtes multicolores. Sympa !

Microglycérime ouvre la soirée. Le band liégeois a été fondé par Sanboy, Psykosa et Cesare Fondé, en 2002. Sur les planches, le trio de MC’s est soutenu par (drum samples), Alliks (guitare) et El basso (basse). Ils relèvent du collectif Demonios Sekt.

Le flow est tellement puissant et la rime subtile, que parfois, on ne peut s’empêcher de penser à Vince Hanaoo. Le set baigne manifestement dans un climat old school. Sombre et envoûtant, également. « Introspection » explore notre for intérieur. « Metagore » est tout aussi noir, mais chargé d’une violence intense. Une incitation à l’insurrection qui vous conduit au bord du précipice. La voix est rageuse et aussi persuasive que celle de Joe Starr. « Passager Noir » frappe sur le clou avant de se figer sur le glacial « Psychanalysé ». Les paroles s’enfoncent insidieusement dans votre boîte crânienne. Heureusement, le timbre de Cesare adoucit le flow. Les ghettos, la politique : les messages sont engagés. « Diversion », « Sanboy », « Lavage », « Art Gore » et  « Asylume » accordent davantage d’espace à la guitare et à la basse. Et les interventions sont féroces. En final, la formation s’autorise une cover de Brel, « Les Bourgeois ». Non seulement elle est audacieuse, mais elle est épatante. Une véritable claque ! Fallait vraiment oser. Chapeau. Dommage que la prestation soit si courte. A revoir, de toutes manières.  

Moscow Death Brigade peut se targuer de disposer d’un impressionnant merchandising. Ce qui va provoquer un retard de 20 minutes. Mais pas de panique, il suffit de mettre en route le PC. Le duo russe, qui a enfilé des cagoules à trois orifices, grimpe alors sur l’estrade. Un accoutrement destiné à tétaniser la foule. Le set s’ouvre par le brûlot « Brother & Sisterhood », un morceau intéressant qui a été largement diffusé sur la toile. Les voix des deux Mc’s sont impétueuses et persuasives. Elles proclament des textes anti-fascistes. Caractérisée par ses beats féroces, la musique mêle rap, hip hop, hardcore, punk et métal. Les références à Public Enemy et Run D.M.C. sont manifestes. Mais cette expression sonore dispensée par l’ordinateur portable me dérange. S’il se plante, il n’y a plus rien. On se croirait à un spectacle de semi play-back à la Chantal Goya. Pourtant, les spectateurs se lancent dans le crowd surfing ou le stage diving. C’est tout ce qu’on peur retenir ce la prestation de ce tandem masqué venu du froid…

(Organisation : Magasin 4)

Soror Dolorosa : un nouvel album qui va faire mal...

Soror Dolorosa signifie « Soeur Douleur » en latin et, sans mauvais jeu de mots, on peut dire que le nouvel album de ce groupe parisien va faire mal... Emmenée par Andy Julia (chant), que l'on connaît aussi par ailleurs via ses participations aux projets Dernière Volonté et Position Parallèle, le combo pratique une musique 'dark' aux accents postpunk, cold-wave et gothic-rock. Pensez à Bauhaus, The Cure et The Sisters of Mercy. On trouve également dans ses rangs Hervé Carles (basse), Nicolas Mons (guitare), Frank Ligabue (batterie) et surtout, David-Alexandre Parquier (guitare), que l'on connaît bien en Belgique via son projet solo bruxellois Luminance.
 
Ce nouvel album, le 4e, s'intitulera « Apollo » et sortira le 15 septembre sur le label allemand Propecy Productions. Il aura fallu une longue gestation, de presque 4 ans, pour donner vie à cette nouvelle production. Les compositions évoquent un univers sombre, voire dystopique mais elles sont illuminées par la voix cristalline et voluptueuse d'A. Julia. Par moments, on pense aussi aux Chameleons, à David Sylvian et même à A-Ha, le refrain de « Another Life » lorgnant par moments sur le célèbre 'yodel' de Morten Harket...
 
Pour regarder


Pour pré-commander l'album :
http://en.prophecy.de/artists/soror-dolorosa/
 
En plus d'un CD et d'un double en vinyle, « Apollo » est aussi disponible en format Artbook, un magnifique opuscule noir et or qui comporte, outre le CD de l'album, un DVD live et 72 pages (!) de superbes photos.

Soror Dolorosa :
https://www.facebook.com/sorordolorosaofficial/

Propecy Productions :
http://www.prophecy.de/

La saison 2017/2018 à l’AB est lancée !

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La conférence de presse annuelle se déroulait ce mardi 5 septembre, à l’ancien Huis 23, rebaptisé l’AB Salon. Après avoir évoqué sommairement les problèmes de pénuries de salles à Bruxelles, liés notamment à l’indisponibilité du Cirque Royal, suite au conflit qui oppose la Ville au Botanique, ainsi que la question du piétonnier, auquel l’institution a toujours été favorable, c’est donc la programmation et les projets qui ont été développés...

En matière de projet, le lancement de JAZZ 100, au printemps dernier, atteindra son point culminant lors de The New Wave of Belgian Jazz qui proposera la crème de la nouvelle scène belge, mais également l’influente nouvelle vague londonienne, afin de célébrer dignement le 100ème anniversaire de la sortie du tout premier disque de jazz. Le 16 décembre se déroulera un mini festival de jazz/fusion. Il ira à la rencontre de la world, du funk, de la soul, de l’afrobeat et de l’élecro, notamment.  

L’AB Salon accueillera les auteurs-compositeurs-interprètes, dans l’univers de l’expérimentation contemporaine, qu’elle soit classique ou expérimentale. Mais également des conférences et la projection de documentaires musicaux.

L’AB hors les murs ! L’AB proposera un concert à la chapelle des Brigittines. A l’affiche : Mount Eerie. Il viendra défendre son album « A crow looked at me ».

Des cartes blanches ont été accordées à des organisateurs externes afin de proposer des spectacles avant-gardistes. Dont le ‘Sound of The Belgian Underground’ qui accueillera 10 concerts d’artistes ou de formations… underground. Sans oublier celui d’Amen Ra, déjà sold out, et prévu ce 31 octobre.

Lancé à l’initiative de l’AB, il y a 3 ans, le ‘LiveEurope’ prend de l’ampleur. Il implique aujourd’hui 13 salles européennes, dont l’Aéronef de Lille. Objectif ? Permettre aux jeunes talents de poursuivre leur évolution en se produisant aux quatre coins du Vieux Continent.

Le Global (street) Sounds mettra en exergue la world, reflet de la diversité de la capitale. Et puis bien sûr le hip hop, à travers ‘Niveau 4’, lancé à l’initiative de Couleur Café, mais également suite à la collaboration avec la structure ‘All Eyes On Hip Hop’. La scène belge est particulièrement active et à grâce ces concepts, elle aura largement la parole…

Enfin la programmation d’artistes internationaux constitue bien sûr la cerise sur le gâteau. On pourrait même préciser les cerises, car de nombreux artistes ou formations vont l’enrichir au fil des semaines et même se produire plusieurs jours, afin de satisfaire les demandes des mélomanes. Et notamment Mogwai, Future Islands et Nils Frahm, ainsi que les Belges Triggerfinger, Front 242 et Girls in Hawaii. Une couleur noir-jaune-rouge qui couvrira d’ailleurs le mois de décembre. Et les artistes programmés risquent fort d’attirer également la grande foule…

Pour plus d’infos : https://www.abconcerts.be/fr/

 

 

Gérald de Palmas

Même de Palmas se met à l’électro…

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Ouvert en 1843, le Théâtre Royal de Mons compte 1 000 places assises. Confortables, il faut le souligner. Ce soir, elles ne sont pas toutes occupées ; mais presque. Gérald de Palmas et, en supporting act, Roberdam, dont votre serviteur avait chroniqué le deuxième elpee album, « Je rêve donc je suis », il y a peu, sont à l’affiche. Les deux artistes partagent le même périple, depuis novembre 2016. Pour un total d’une quarantaine de dates. Celle de ce mercredi 6 septembre est une des dernières de cette tournée. Et très souvent, c’est en fin de parcours qu’ils se lâchent…

Roberdam, aka Damien Robert, se produit en solo. Il se sert d’une gratte semi-acoustique, d’une clarinette et d’un ordinateur, notamment responsable de samples. Sympathique, il entame son set par le sautillant et rafraîchissant titre maître de son nouvel opus. Dans l’esprit de Talisco, ce morceau rappelle les B.O. de westerns signés Sergio Leone. A travers ses vers et ses rimes, empreints de sensualité, d’émotion, d’humour et de besoin d’évasion, mais également en se posant pour réfléchir, il nous parle du quotidien. « Tout Va Bien » se penche sur la situation des enfants au sein des familles recomposées, une situation que l’artiste a certainement vécue. Entre deux morceaux, il nous raconte son itinéraire qui a transité par la ville de Mons (NDR : dont les parents sont originaires). Il signale bien se sentir en revenant dans la cité. Le public le remercie en l’applaudissant chaleureusement. La voix de Damien est superbe. Les arrangements musicaux sont épurés et classieux. « Grandir n’est pas de mon âge » reflète son âme d’enfant. Il décide de remplacer, de manière impromptue, « Diagnostiqué Poète », une nouvelle composition prévue pourtant dans la set list, par le plus pop, spasmodique et sucré « GoodBye My Love ». C’est le choix de l’artiste ! Il sort une clarinette de son sac à merveilles avant d’attaquer le dernier titre, « Vers l’avant ». Acclamations nourries. L’auditoire est conquis. Roberdam poursuivra la tournée, mais en solitaire. S’il passe près de chez vous, n’hésitez pas à aller l’applaudir…

Il ne faudra qu’un quart d’heure aux roadies pour installer les nombreuses rampes de spots et le matos ; micros, guitare, basse et trois synthés compris.

De son véritable nom Gérald Gardrinier, Gérald de Palmas est auteur-compositeur-interprète de variété française. Et tout au long de son set, il va puiser au sein de son répertoire qui s’étale sur 23 années. Trois multi-instrumentistes forment un triangle autour du chanteur qui se sert d’une gratte semi-acoustique. Un déluge de lumières inonde le début de concert. Les artistes semblent décontractés et souriants. Manifestement, ils sont contents d’être sur les planches, ce soir. Et ce show s’ouvre par « Il faut qu’on se batte ». Loin des ambiances bluesy de ses débuts, De Palmas a décidé de mettre sa musique au goût du jour ; et pas seulement à travers « La Beauté Du Geste », un hit extrait de son dernier opus, mais également ses tubes, comme « Sur La Route » (NDR : qui achèvera le spectacle), « Tomber », « La Beauté Du Geste » ou « J’en Rêve Encore » qu’il revisite à la sauce funky et surtout électro. Ce qui n’a pas l’heur de déplaire à l’auditoire, au contraire. Bien sûr, certaines compositions s’écoutent religieusement. A l’instar du délicat « Rose », encore une nouvelle chanson. Au bout de 30 minutes, le public est debout. Et pour cause, le Réunionnais lui réserve un « Au Paradis » d’anthologie. De Palmas ne manque pas d’humour. Ce qui va lui permettre de mettre l’auditoire dans sa poche. Et notamment quand il polarise une plaisanterie sur le cajon, pendant 5 bonnes minutes. La plupart des visages sont d’ailleurs souriants. Et puis, tant dans la fosse qu’aux balcons, les spectateurs dansent ou jumpent. « T’es belle » complimente bien évidemment le public féminin. Qui ne peut que craquer face à la galanterie de ce beau gosse. En pensant sans doute que c’est « Au Bord De L’eau » que tu me « Regarde Moi Bien En Face ».

En rappel, « Elle Danse Seule » et « Sur La Route » vont littéralement enflammer la foule. Conquise par le talent, la sensibilité et la simplicité de l’artiste. Et votre serviteur a été également agréablement surpris par sa prestation…

(Organisation : Médiascène + M.A.R.S.)

 

Musiczine recherche des collaborateurs.

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Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et les projets de développement en cours, nous recherchons des nouveaux collaborateurs susceptibles de :

    Chroniquer des cd et/ou

    Réaliser des comptes-rendus de concerts/festivals et/ou

    Réaliser des interviews d’artistes (une connaissance de base en anglais est requise)

Nous sommes tout particulièrement à la recherche de rédacteurs spécialistes en pop, rock, hip hop, hardcore, metal, prog, reggae, world, électro et dance.

Ce que nous t’offrons :

    Une visibilité auprès d’un grand nombre de lecteurs fidèles. Et ce nombre ne fait que croître.

    L’immersion au sein d’une équipe expérimentée et déjà active depuis 23 ans. Musiczine.net travaille avec la plupart des maisons de disques, salles de concert et festivals.

    L’acquisition d’une expérience susceptible de te faire rentrer dans le monde de la musique.

    Chaque CD (physique ou téléchargé sur les plateformes légales mises à disposition par certains labels) chroniqué devient ta propriété. Les entrées de concerts et de festivals pour lesquels tu es invité à écrire un compte-rendu sont gratuites. Actuellement, aucune rémunération financière n’est prévue.

Comment faire ?

Envoie-nous à l’adresse e-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

    tes coordonnées (nom, prénom, date de naissance, téléphone et adresse)

    un cv au sein duquel tu nous fais part de ta motivation

    ainsi que tes aptitudes de rédacteur musical.

    3 chroniques de cd. Une positive, une neutre et une négative. Eventuellement le compte-rendu d’un concert auquel tu as assisté. Même voici plusieurs mois. Les textes envoyés ne seront publiés sur Musiczine.net que si tu le souhaites.

Recherchons des collaborateurs motivés

Nous recherchons des collaborateurs dans les domaines suivants :

    des correcteurs pour la vérification de l’orthographe et de la grammaire dont la syntaxe.

    des collaborateurs disposés à assurer la mise à jour de l’agenda des concerts.

    Des collaborateurs bilingues français/néerlandais.

 

Hugo provoque une avalanche ...

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Après avoir été président du jury du Franc'Off à Spa en ce mois de juillet, Hugo a repris sa guitare et pense déjà à son prochain album. Quelques répétitions ont déjà eu lieu en France et en Belgique afin de débrousailler le terrain et de dégager de nouvelles pistes et un nouveau son. Des nouvelles plus précises seront rapportées sur le site site officiel et les réseaux sociaux de l'artiste…

Bien dans l'air du temps, Hugo évoque la disparition d'un certain Michel D, réussit à se faire croiser McCartney et Houellebecq dans le même couplet (Je sais), surnage toujours dans un bain de paranoïa sentimentale (Quand tu n'es pas là)... (Luc Lorfèvre - Moustique)

Hugo Chastanet nous gratifie aujourd’hui d’un petit bijou de comptines aériennes aux propos souvent empreints de noirceur dont il peaufine les codes depuis ses débuts. (Alain Birmann - Longueur d'Ondes)

« Avalanche » n’est pas qu’un disque ! C’est une messe où les riffs de guitares foisonnent ! Ils résonnent comme une provocation ! L’addiction devient presque obligée et malsaine ! (Stéphane Reignier - Musiczine).

Un extrait est en écoute ici.

 

Une tournée d'automne ...

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La belle aventure de The World Is All Wrong But It's All Right continue... Grimme reprend la route cet automne avec de nouvelles dates dont une en Belgique.

Un mélange malicieux et formidable d’accords parfaits entre des instruments magiques. (Branchés Culture)

Ici, chaque titre est un tube en puissance, une nuance de couleur gagnée sur la grisaille. C’est beau comme un soleil qui se lève, comme un jour qui commence, plein de promesses. Si vous voulez savoir à quoi ressemble la bande-son d’un futur désirable, il est grand temps d’écouter Grimme. (Zic-Zag)

Adepte d’un pop/folk lumineux et proche, Grimme y propage une mélancolie tendre et joyeuse à la fois, nous rappelant Eels revenu de la morgue, jouant avec les codes ou exécutant une forme de saute-mouton dépourvu d’apesanteur. Même quand il s'autorise ses sonorités propbablement empruntées à Beirut ou carrément nouvelles, c’est toujours avec une précision et une forme de dévotion pour la mélodie.

Un extrait est en écoute ici.

 

Un futur "It" !

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Frantic revient, 12 ans après un premier album. Et il revient chez Hot Puma !

Enregistré entre Paris et Londres et mixé à Los Angeles par les ingés son de M83, son nouvel album "It" a reçu le concours du producteur anglais Flood (New Order, Soft Cell, U2, Smashing Pumpkins, Depeche Mode, ...). Il sortira en janvier prochain.

Un premier extrait intitulé "Save You (I Won't)", doublé d'une vidéo, paraîtra sous la forme d'un single en novembre.

En attendant, voici un premier extrait pour vous mettre l'eau à la bouche...

 

Un "Scampi", sauce aigre douce ...

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Entre Morcheeba, Massive Attack et CocoRosie, Scampi nous offre un espace suspendu entre une voix sucrée et fraîche, un ukulélé, un guzheng et des sonorités organiques sombre et sensuelles. Les compositions qui nabviguent entre minimalisme et sophistication nous propulsent au coeur d'un univers planant et captivant.

De son prénom Morgane, cette musicienne touche à tout (chant, ukulélé, guzheng, clavier), explore une forme de trip-hop tout au long de ce nouvel EP, à la fois léger et raffiné. Mais ici, la douceur de sa voix fluette contraste avec la jovialité de certaines mélodies et la noirceur de quelques titres aux belles courbures électriques. (Longueur d'Ondes)

...quatre titres envoûtants, parfaitement aboutis, dans la droite lignée du premier EP “Like the heart”. Il s’écoute en boucle... (Zyva Magazine)

Le teaser de l'album est à découvrir ici.

 

Bonne nouvelle : l'école, c'est cool !

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School Is Cool sort aujourd’hui son tout nouveau single ‘Run Run Run Run Run’. Ce titre est extrait du nouvel album ‘Good News’, qui sort le 22 septembre.

‘Run Run Run Run Run’  est un titre qui rappelle à la fois Fleetwood Mac, War On Drugs et Dire Straits. Le groupe a collaboré avec le producteur britannique Luke Smith, connu pour son travail auprès de Crystal Fighters et Foals. Le mix a été réalisé par l’Américain John Goodmanson (Death Cab for Cutie, Cloud Nothings).

School Is Cool joue aujourd’hui aux Lokerse Feesten et présentera ‘Good News’ le 3 novembre au Trix.

Ecoutez ‘Run Run Run Run Run’ via ce lien.

 

La nuit peut-être aussi en argent !

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Après l'annonce d'un nouvel album et la sortie du single "Paradise", THE RASMUS est de retour avec le single "Silver Night".

THE RASMUS est devenu mondialement connu après la sortie du single "In The Shadows", en 2003. Devenu planétaire, ce hit va procurer au band finlandais un statut de groupe légendaire. Le single deviendra notamment le générique de l'émission de Laurent Ruquier "On n'est pas couché".

En 2012, après avoir publié 8 albums et accompli de nombreuses tournées mondiales, Lauri Ylönen, Pauli Rantasalmi, Eero Heinonen et Aki Hakala ont décidé de prendre une pause afin de se consacrer à leurs familles, jusqu'alors négligées. Depuis, le chanteur Lauri Ylönen s'est installé à Los Angeles. Ce qui a manifestement provoqué un changement dans sa manière d'aborder les nouvelles compositions.

THE RASMUS est donc de retour. Et son nouvel opus, 'Dark Matters, paraîtra ce 9 Octobre 2017.

The Sisters Of Mercy

La décadence à son comble…

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Ce lundi 4 septembre, se produisent deux formations aux styles diamétralement différents. D’abord, Therapy? Irlandaise, mais du Nord, elle pratique une forme de metal alternatif. A ce jour, elle compte 27 années de carrière. Puis Sisters of Mercy. Fondé en 1980, ce groupe est considéré comme culte sur la scène dite ‘gothique’. Du line up originel, il ne reste plus qu’Andrew Eldritch, un personnage imprévisible capable du meilleur comme du pire. Compte-rendu.

Le dernier et quinzième elpee de Therapy ?, « Wood & Wire » est paru l’an dernier. Le combo a toujours puisé sa force et son inspiration à travers des sentiments liés à l’aliénation, la frustration et la dislocation. Il s’inscrit ainsi au sein parmi la catégorie des groupes les plus intransigeants, créatifs et singuliers de sa génération.

Entre le supporting act de The Sisters On Mercy et sa tournée acoustique consacrée à l’album « Wood & Wire », le trio s’amuse énormément. Pas de stress, la set list est identique lors des deux shows programmés à l’AB.

Ce soir, le combo est soutenu par un second gratteur. Les musicos ont une bonne bouille. Andy tout particulièrement, dont le visage suscite la sympathie. Pourtant le climat entretenu est particulièrement sombre. Même, leurs vêtements, sont de couleur noire. Seules quelques lumières blanches nous permettent de deviner leurs silhouettes. Pas un cadeau pour les photographes ! Le répertoire va privilégier les plages des premiers long playings, et tout particulièrement de « Troublegum », paru en 1994. C’est d’ailleurs par « Knives » que le concert s’ouvre. Un véritable hymne truffé de ‘motherfuckers’. Michael McKeegan, le bassiste tourne régulièrement sur lui-même. Les riffs dispensés par les sixcordistes grincent et déchirent l’atmosphère. Andy Cairns est en pleine forme. Le drumming est puissant. La set list nous réserve deux covers. D’abord celle, bien sentie, d’« Isolation » de Joy Division. Puis de « Diane » de Hüker Dü, interprétée en solo par Andy, dans une ambiance de recueillement presque religieux. D’une durée de 45 minutes, le spectacle s’achève en apothéose par « Teethgrinder » (« Nurse », 1992) et un « Potato Junkie » (« Pleasure Death », 1992) d’enfer. Un regret, le manque de réaction de l’auditoire, malgré de nombreuses invitations à s’enflammer. Pas de ‘circle pics’, de pogos ou de jumps. Simplement de chaleureux applaudissements… (pour les photos, c’est ici)

Andrew est seul maître à bord depuis que Gary Marx, Wayne Hussey et Graig Adams ont quitté le navire ; soit plus ou moins 5 ans après les débuts de Sisters of Mercy. Mais la discographie du band est devenue famélique : trois rééditions et deux compiles au compteur. C’est tout ! Et c’est au sein de ce répertoire qu’il puise inlassablement, lorsqu’il se produit en ‘live’.

C’est la seconde fois que votre serviteur assiste à un concert de SoM. La première remonte à 2010, dans le cadre des Lokerse Feesten. Le show suivait celui d’un autre band mythique, Gang of Four. Dont la prestation avait été épatante ! Et à l’issue du set de la bande à Eldritch, j’avais surtout retenu le light show impressionnant et le recours plus que généreux à la machine à fumée. Seules les mélodies des morceaux dits ‘classiques’ étaient néanmoins parvenus à faire la différence.

Ce soir, la décadence semble avoir atteint son comble. Faut dire que le mixing n’est pas de nature à arranger la situation. Aucun contact avec la foule, hormis les trois mots prononcés à la fin du premier morceau. Ah oui, quand même, il adresse un doigt d’honneur aux firmes de disques. Et puis, il disparaît régulièrement et longuement en backstage. Pour finalement, permettre aux deux gratteurs, Chris Catalyst et Ben Christo, de se mettre en évidence. Et surtout de briller. Doktor Avalanche, la célèbre boîte à rythmes, n’a pas encore rendu l’âme. En outre, elle est supervisée par un programmateur qui surveille également deux ordinateurs ‘apple’… destinés à reproduire les sonorités non organiques. Comme lors d’un play-back. 16 morceaux ont été interprétés en une heure de spectacle. Le light show est toujours aussi éblouissant (dans tous les sens du terme). Mais au bout de 30 minutes, on regarde de plus en plus souvent sa montre. Et par respect pour les artistes, on s’éclipse avant le premier rappel. Au cours duquel les incontournables « Something Fast », « Temple of Love « Lucretia My Reflection » et « Vision Thing » vont enfin réveiller l’auditoire. Un non sens ! (Pour les photos, c’est )

(Organisation : Live Nation + Ancienne Belgique)

 

 

 

 

 

 

 

Intergalactic Lovers dans la peau de René Magritte

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Tout au long de l'année 2017, la Belgique va rendre hommage au célèbre peintre René Magritte, disparu, il y a 50 ans. Les membres d'Intergalactic Lovers ont décidé de saluer sa mémoire de manière originale, en truffant leur dernier clip, «Between The Lines», de références à son oeuvre.

Le résultat est détonant et surréaliste, à l'image du maître! Pourriez-vous retrouver toutes ces références ?

Regardez le clip d'abord en cliquant ici !

 

Les "Brigitte" sortent un troisième album !

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Le duo Brigitte est occupé d'enregistrer son troisième elpee. Il a quand même pris l'initiative de publier un premier extrait, intitulé « Palladium » (disponible ici). La compo dévoile un tout nouvel univers aussi bien musical que visuel; une mise à nu qui devrait ravir les fans.

"Palladium" a été enregistré à Los Angeles et réalisé par Aurélie Saada et Sylvie Hoarau, ainsi que leur acolyte Marlon B. La même équipe qui avait bossé sur le précédent opus, 'A bouche que veux-tu'. La sortie est prévue le 17 novembre 2017 

Le clip, tourné à Los Angeles et réalisé par Aurélie Saada, met en scène un univers exclusivement féminin.

Le nouvel album de Thot : un « Fleuve » puissant et tortueux...

Thot, le projet dirigé par le Français d'origine et Bruxellois d'adoption Grégoire Fray, a levé le voile sur son tout nouvel album, intitulé « Fleuve », lors d'un showcase destiné à la presse et aux professionnels, qui s'est tenu au Magasin 4, dans la capitale.
 
Produit par Magnus Lindberg (Cvlt of Luna), l'album est déjà le 4e du musicien et sortira officiellement le 20 octobre sur l'excellent label bruxellois Weyrd Son Records. On y retrouve avec plaisir la signature sonore et artistique de Thot (en passant, ce nom désigne le Dieu lunaire dans la mythologie égyptienne). C'est un indie-rock aux accents metal, industriels et post-rock, à classer quelque part entre Nine Inch Nails (période The Fragile) et Amenra avec une petite touche de Muse dans les voix (même si l'artiste s'en défend)...
 
« Fleuve » propose 9 compos qui portent toutes le nom d'un fleuve européen et se présentent comme une ode à l'histoire européenne et à son héritage, le tout transcendé par une approche tribale mêlant sons électroniques et organiques.
 
Pour annoncer l'album, pas moins de trois clips vidéos ont été réalisés (voir ici), ainsi qu'une reprise d'un titre de Fever Ray : Now's The Only Time I Know.
 
L'album est disponible en pré-commande sous la forme de plusieurs (superbes) éditions vinyl, en cd et en format digital via http://weyrdsonrecords.bandcamp.com/album/fleuve.
 
Tracklist :
1. ICAUNA
2. ODRA
3. VLTAVA
4. RHONE
5. RHEIN
6. DUNA
7. VOLGA
8. SAMARA
9. BOSPHORE
10. NOW’S THE ONLY TIME I KNOW (Fever Ray cover - bonus track)

Deerhoof

La gymnastique, c’est fantastique…

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Fondé en 1993, Deerhoof est un groupe underground à l’esprit DIY. Bref, à la pointe de l’expérimentation. Issu de San Francisco, il réunit la chanteuse/bassiste Satomi Matsuzaki, le drummer Greg Aunier ainsi que les guitaristes John Dieterich et Ed Rodriguez. Dans le cadre de l’édition 2014 des Nuits Botanique, il s’était investi dans le Congotronics Vs Rockers, en compagnie de musiciens congolais, américains et européens. Avant-gardiste, sa musique oscille entre noise, pop, punk, rock, jazz et prog. La formation avait assuré le supporting act de Red Hot Chili Peppers, au Sportpaleis, en novembre 2016. Et ce soir, il est programmé en tête d’affiche, au Nijdrop d’Opwijk. Une opportunité à ne pas manquer, surtout quand on sait que cette salle est limitée à 300 spectateurs…

Manngold assure le supporting act. Un sextuor gantois réunissant deux drummers, Karel de Backer et Matthias Standaert, un bassiste, Bruno Coussée, un claviériste qui se sert d’un vieux synthé Korg, et deux guitaristes, Kwinten Mordijck et Rodrigo Fuentealba. Ce dernier en est le leader. Il a sévi a sein des backing groups de Gabriel Rios et de Kris Dane, mais également milité au sein du Fifty Foot Combo, de Novastar et même d’Arsenal. Des artistes ou groupes que votre serviteur apprécie. En outre, il a collaboré à de multiples projets, et notamment en compagnie de Mauro Pawlowski, Bert Dockx, Steven de Bruyn, Bart Maris, Teun Verbruggen ou encore Karen Willems. 

Exclusivement instrumentale, l’expression sonore mêle krautrock, noise, psychédélisme et punk. A ce jour le combo a publié deux elpees, « Manngold De Cobre », en 2014 et un éponyme, en 2016, un opus qui a bénéficié du concours de Stuart Matthews (Quakers, Massive Attack, Portishead), à la mise en forme. 

Tout le monde est en ligne sauf les deux préposés aux fûts, plantés en retrait. Il faut au moins 10 minutes avant d’appréhender l’univers de Mannglod. Qui parfois me fait furieusement penser à celui de Pawlowski. Le concert démarre sur les chapeaux de roues, par « Boogie ». Les drummings sont parfaitement en phase. Les cordes de grattes sont effilées. Plus yankee, « Intro » se révèle davantage aventureux, mais parfaitement maîtrisé. Les cordes scintillent tout au long de « Stunde Null », un morceau au cours duquel la rythmique attaque de front. Et elle monte dans les tours au fil du frénétique « DMB ». « DEMT » vire au punk. « Manngod » et « Glückskugel » décollent littéralement avant de s’achever, 30 minutes plus tard, au bord du précipice…

Deerhoof est venu défendre « Mountain Moves », son dix-septième LP, à l’écoute sur Bandcamp, depuis 3 jours. Il tombera dans les bacs, ce 8 septembre.

Satomi, la bassiste/vocaliste, a enfilé une salopette shorty aux rayures bleu marin. Le line up implique également deux gratteurs et le drummer, Greg Saunier, qui s’est planté en bord d’estrade, à droite.

Cristalline, puérile, spasmodique, la voix de Satomi est vraiment particulière. De petite taille, elle s’éclate en gigotant sur les planches. Les deux sixcordistes multiplient les impros. Pas de souci, la section rythmique, veille. Et tout particulièrement le drumming (NDR : une caisse claire et une grosse caisse, dont il joue, pieds nus), qu’on pourrait qualifier de fédérateur. Et impressionnant ! « I Will Spite Survive » est une nouvelle compo. Noisy/rock lo-fi, donc dépouillé, « Snoopy Waves » (« Offend Maggie », 2008) nous replonge au cœur des eighties. Les drums sont arides. Tout en changeant régulièrement de rythme, les accords de gratte se révèlent hypnotiques. Et deviennent carrément monstrueux pendant « Spirit Ditties Of No Tone » (« The Runners Four », 2005). Un peu comme si on vivait une rencontre hypothétique entre AC/DC –pour  l’efficacité– et Arto Lindsay –pour la folie. Les cymbales s’emballent (NDR : ça rime !) Les titres s’enchaînent à toute allure. Particulièrement bruitiste, « Twin Killers » couvre les parties vocales de Satomi, qui troque sa basse contre la guitare d’un de ses partenaires, pour « The Perfect Me ». Ce qui va lui permettre de s’autoriser davantage de sautillements, et de postures en ciseaux à l’aide de ses bras et de ses mains. « Isla Bonita » scintille de mille feux. Satomi nous parle de son instrument. « Exit Only » s’immerge au cœur même de l’expérimentation. Et pourtant, les aficionados connaissent cette compo et la savourent. « There’s That Grin » est dynamisé par les percus sauvages. Greg dégouline de sueur, tellement il se livre. Régulièrement, il se rapproche de Satomi, mais à genoux, pour arriver à sa hauteur, car elle doit à peine mesurer 1 m 50. Il demande, en plaisantant, s’il doit causer flamand ou français. Des interludes qui lui permettent de reprendre son souffle…

En rappel, le combo nous réserver « Basket Ball Get Your Groove Back », un extrait de « Offend Maggie », long playing paru en 2008. Rayonnante, Satomi est une adepte de la gymnastique. Elle coache même son public. Il est conquis et suit ses instructions rigoureusement. De quoi se dérouiller les jambes et clôturer un concert… en souplesse…

(Organisation Nosta + Toutpartout)