Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

logo_musiczine

Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Anohni n’aime plus personne

Écrit par

Anohni vient de publier son nouveau clip sur la toile, « I don't love you anymore ». C’est un extrait de son dernier elpee, « Hopelessness », paru le 6 mai dernier. Et il est bouleversant !

A découvrir ici

 

 

 

 

Wild Beasts

Heureusement, il y avait un chouette light show…

Écrit par

Quatuor londonien, Wild Beats a publié son cinquième opus, « Boy King », en août dernier. C’est d’ailleurs l’image de la pochette qui figure sur une toile tendue, en arrière-plan, quand on entre au sein du Grand Mix. Mais ce nouvel opus a pris une tournure résolument électro. Déjà que le précédent, « Present Tense », en consommait généreusement ; mais là, le ver est dans le fruit. Evidemment, en ‘live’, les morceaux prennent, en général, une forme plus organique, plus authentique. Enfin c’est ce qu’on espère en son for intérieur. Surtout que les prémices dream pop avaient permis au band de publier quelques singles d’excellente facture…

Avant de monter sur l’estrade, « Song to the siren » de This Mortal Coil retentit dans les haut-parleurs. Puis de très désagréables vibrations sonores ébranlent l’édifice. Pas très bon signe. Enfin, les musicos débarquent. En retrait, le batteur trône derrière un kit de fûts bien achalandé. Et pourtant son drumming est cool. Le guitariste et le bassiste (ou second guitariste, suivant les morceaux) se font face, derrière un synthé. Ce dernier partage également les vocaux avec Hayden Thorpe, qui se charge circonstanciellement de la basse et également d’un synthé. Les voix –falsetto pour Thorpe et baryton chez Flemming– sont complémentaires et se conjuguent régulièrement en harmonie. En outre, les musiciens affichent tous une excellente technique. Et le light show est superbe ; six colonnes de spots à leds rectangulaires dessinant même des formes géométriques. Mais le problème procède de cette déferlante électronique –nappes de claviers et beats programmés– qui non seulement asphyxie les compos, mais les rend bien trop lisses. Même les anciens morceaux sont ‘synthétisés’. Et le gratteur soliste a beau se servir d’un archet pour frotter ses cordes, on n’entend pas la différence. Seules quelques lignes claires émanent sporadiquement de sa gratte, comme pour rappeler que le band est bien britannique. Finalement, Wild Beasts incarne exactement cette forme d’électro que votre serviteur déteste. La musique électronique a ses lettres de noblesse ; mais abordée sous cet angle stéréotypé –pour être dans l’air du temps, sans doute– elle en devient toxique. Il ne manquait plus que les voix vocodées et la coupe était pleine. Heureusement, on a quand même vu un superbe light show ! (Pour les photos, c'est ici)

Et finalement, la bonne surprise nous est venue de Douglas Dare. Il assurait le supporting act. Ce fils de pianiste a également étudié cet instrument à l’‘Institute for Perfomance Arts’ de Liverpool. Son second album est sorti officiellement ce 14 octobre. Et il s’intitule « Aforger ». Il fait suite à « Whelm », paru en 2014. Physiquement, Douglas ressemble un peu à Howard Jones. A cause de ses cheveux blonds coupés au bol. Derrière son clavier, il est plutôt balaise. Il est soutenu par une claviériste/guitariste, également préposée aux backing vocaux. Qu’on pourrait qualifier d’atmosphériques, voire d’éthérés. Mais surtout par son fidèle batteur, Fabian Prym. Ce dernier est assis sur un tabouret bas et ses fûts sont disposés à la même hauteur. Etonnant ! Mais son drumming est impressionnant de dynamisme. Parfois, il vient ajouter quelques bidouillages électroniques ou alors agite un maracas en forme de sablier. Mais c’est la voix de Dare qui fait vraiment la différence. Certains medias la comparent à celle de Nils Frahm. Mélancolique, profonde, elle campe plutôt un hybride entre celle d’Antony Hegarty (Anohni, si vous préférez) et de Gavin Friday. Elle colle à merveille à une forme de trip hop introspective, élégante, capable de soubresauts rythmiques ; les arpèges dispensés par le Londonien d’adoption (NDR : il est originaire de Bridport, dans le sud-ouest de l’Angleterre) glissant comme des vagues tour à tour aventureuses ou chargées d’émotion. Douglas nous réserve un « Caroline » de toute beauté. En solitaire. On a alors l’impression qu’il caresse ses touches d’ivoire pour mettre en exergue sa voix exceptionnelle… Au bout de 30 minutes, le trio tire sa révérence et est chaleureusement applaudi. C’est amplement mérité. Cet artiste est manifestement à suivre de très près…

(Organisation : Le Grand Mix)

Un clip à 24 Carats pour Bruno Mars ? Bof !

Écrit par

Après quatre ans d’absence, Bruno Mars revient sur le devant de la scène avec un nouveau single et un troisième album intitulé « 24K Magic ». Ce dernier sortira le 18 novembre prochain ; en attendant, le clip du premier single « 24K Magic » réalisé par Bruno Mars et Cameron Duddy, un de ses collaborateurs de longue date, est disponible ici

“You can call it my first single, but I call it the invitation to the party.”

De la fumée et des miroirs pour Konoba

Écrit par

Le nouvel album de Konoba paraîtra ce 20 janvier 2017. Il s’intitulera « Smoke & Mirrors ». Il fait suite à trois Eps baptisés « Miami Hotel », « Mind the Gap », « Coulours & Shapes ». En attendant sa sortie, le nouveau single « I’m a wolf » est disponible sur la toile. Voir ici

Le réalisateur Kevin Antoine et le chorégraphe Nono Battesti ont allié leurs talents pour illustrer le titre I'm a Wolf par la danse. Au fil de la vidéo, Nono Battesti lui même, ainsi que la pétillante Juliette Colmant, s'embarquent dans une danse lumineuse qui glisse sur la musique avec émotion et intensité. I'm a wolf raconte l'histoire d'un homme et d'une femme faits l'un pour l'autre, qui se croisent parfois, mais ne se rencontrent jamais. (Communiqué de presse)

En concert

19.11.2016 - Ancienne Belgique - Complet
(En ouverture d'Hyphen Hyphen)

21.01.2017 - Ancienne Belgique Club
Mise en vente ce mercredi 12.10.2016

 

Nicolas Michaux se présente en "Imposteur"

Écrit par
Le nouveau single de Nicolas Michaux est disponible en cliquant ici .

Cali nous veut !

Écrit par
Cali revient sur le devant de la scène avec un premier extrait disponible en cliquant ici .

Pink Martini dit oui !

Écrit par

C’est la bonne nouvelle de la rentrée, « Les jours sans amour sont finis… ».

Quelques brassées de harpe et Pink Martini lance une invitation au pays des merveilles avec son nouveau single ‘Joli Garçon’. Le plus français des groupes américains célèbre à nouveau (et avec amusement) le flegme et l’espièglerie française. On dit oui à ce joli garçon aux accents de rumba.

Le « petit orchestre » de Portland (Oregon) fondé par Thomas M. Lauderdale en 1994, réunit douze musiciens d’horizons bigarrés. Le single ‘Je ne veux pas travailler’ a fait le tour du monde.

Après quelques rétrospectives, le  groupe prépare un nouvel album aux mêmes accents internationaux, marque de fabrique du groupe depuis ses débuts.

Le single de ce nouveau mélange musico-ethnique, ‘Joli garçon’, a été choisi par Isabelle Huppert. Elle l’interprètera dans le film du réalisateur belge Bavo Defurne, 'Souvenirs', dont la sortie est prévue le 21 décembre.

Mixant les genres et les époques, les sensations et les émotions, à chaque nouvel album, Pink Martini propose de vraies expériences de bonheur partagé, toutes générations confondues.

Le single peut être écouté en streaming en cliquant ici .

Steel Panther

De l’humour parodique, humoristique et quand même libertin…

Écrit par

Ce soir, l’AB accueille Steel Panther, un groupe qui perpétue l’héritage du ‘Sex, drugs and rock’n’roll’. En avril de l’an dernier, il se produisait au même endroit. Et son concert était sold out. Rebelote pour ce mercredi 12 octobre.

Avant le set, votre serviteur assiste à une conférence de presse/interview réalisée par Johnny Jailbait et Pete Da Bomber. Au Huis 123. Le chanteur Michael Starr et le bassiste Lexxi Foxxx ont accepté de répondre aux questions des deux spécialistes du style. Michael porte un t-shirt au nom de son band ; un bandana mauve lui enserre les cheveux. Lexxi se pâme derrière un miroir de couleur lilas. Au cours de cet entretien d’une trentaine de minutes, la paire va se distinguer par son humour décalé. Faut dire que leur heavy rock pullule de clichés cocasses et sexistes inspirés des eighties. Parmi leurs expressions favorites, en ‘live’, figure un certain ‘Hey girl's, put your titten’. Ils adorent la drague et, ne vont pas tarder à le démontrer, en faisant la cour à une jolie dame, assise aux premiers rangs. Incorrigibles ! 

Après avoir retiré son précieux sésame, votre serviteur file au balcon pour se réserver une place de choix.

Inglorious assure le supporting act. Il est 19h30. Cette formation insulaire est née en 2014. Objectif ? Faire revivre un passé glorieux incarné par Whitesnake, Deep Purple, Def Leppard, Led Zep, Bad Compagny, Judast Priest et consorts.

La voix de Nathan James est aussi puissante que celle de Richard Halfort. Outre le chanteur, le line up implique le bassiste Colin Parkinson, le drummer Phil Beaver ainsi que les guitaristes Andreas Eriksson à Wil Taylor. Le premier à la lead, le second à la rythmique. Début août, le combo avait servi d’opening act lors de la journée métal, dans le cadre des Lokerse Feesten. Son nouvel elpee est attendu pour 2017 ; cependant, la set list va essentiellement puiser au sein du premier opus (NDR : il est éponyme).

En intro, les haut-parleurs diffusent le célèbre « Won't get fooled again » du Who (NDR : c’est également le générique de la série télévisée 'Les Experts : Miami'). Les musicos en profitent pour s’installer. Les six cordes sont bien grasses et huileuses. Incisives aussi. Tout en dégoulinant de testostérone. Les percus sont puissantes. On se demande même si le drummer ne va pas finir par trouer les peaux de ses fûts. Tout au long de la cover du « I Surrender » de Rainbow, le spectre de Ritchie Blackmore se met à planer. Faut dire que la voix de Nathan est alors très proche de celle de son maître. Une deuxième reprise, le « Fool For You Loving » de Whitesnake. Et ici, c’est plutôt celle de Coverdale qui commence à rôder. Au bout de 45 minutes, le constat est implacable : du sang ‘deeppurpelien’ coule dans les veines d’Inglorious (pour les photos, c’est ici)

Les roadies évacuent le matos sis à l’avant-scène. Le rideau rouge se ferme. Un fait devenu plutôt rare à l’AB. Le concert de Steel Panther est prévu pour 20h45. Il débute pile à l’heure. La tenture se lève. Et le set s’ouvre par le « I Love It Loud » de Kiss. Le bulldozer américain est en marche. Et il risque bien d’écraser une foule venue en masse. Les musicos affichent des looks bien ‘glam’ : bandanas de couleurs dans les cheveux et pantalons en latex : mauve pour Lexxi, noir et argenté pour Michael, noir et orange pour Satchel. Ce dernier pète la forme. Il se balade de gauche à droite en exhibant sa Gibson de couleur verte et noire. Lexxi a pris soin de déposer sa trousse de maquillage sur sa gauche, afin de pouvoir se refaire une beauté. Ses cheveux ondulent, grâce à un ventilateur placé devant lui. Michael ressemble étrangement à David Lee Roth. Il déménage littéralement sur l’estrade. A travers ses gestes, sa chorégraphie est bien calculée. Il est partout. Constamment en interactivité avec les premiers rangs, il se focalise quand même sur les meufs. Satchel libère des riffs huileux de sa Gibson rutilante tout au long de « Eyes Of A Panther » (« Feel The Steel »). Alors que la voix de Michaël décolle dans les aigus, Satchel et Lexxi assurent des chœurs de luxe. 

Tout au long du mélodieux « Just Like Tiger Woods » (« Balls Out »), Michael invite le public à balancer les bras ; un mouvement qu’il accompagne à l’aide de son pied de micro. Satchel lève régulièrement la jambe pour appuyer son riff. Lors du brûlot « Party Like Tomorrow Is The End Of The World » (« All You Can't Eat »), une communion totale s’établit entre le public et les artistes. Les lumières se rallument. Avant la question existentielle (NDR : ou qui tue, selon) destinée aux nanas : ‘Hey girl's, put your titten’ (Trad : hé les filles montrez vos seins !’). Dans la fosse, quelques unes grimpent sur des épaules de mecs et s'exécutent. Un petit grain de folie qui permet au set de repartir de plus belle sur « Asian Hooker ». Et si dans la salle les spectateurs remuent, ils ne se lancent pas dans des pogos. Faut dire que la musique des Californiens ne s’y prête pas tellement.

Seul sur le podium, Satchel se réfugie derrière les fûts ; et pendant 10 minutes, il va faire son show en interprétant les plus grands standards du rock, à la guitare. Une forme de medley épinglant tour à tour « Smoke On The Water », « The Trooper », « Iron Man », « Sweet Child O' Mine », « Breaking The Law » et « Master Of Puppets ». Satchel a tout compris de la technique des Slash, Steve Vai, Joe Satriani, Eric Clapton et Eddie Van Halen. Et à l’issue de son exercice de style, il sera longuement applaudi. Les 3 autres loustics reviennent sur les planches pour « I won't suck itself ». Digne de Van Halen ! Michael s'époumone sans pourtant altérer sa voix. Il descend dans la fosse et serre de nombreuses mains.

Satchel troque sa Gibson pour une bonne vieille gratte semi acoustique afin d’attaquer « She On The Rag ». Et le résultat est probant. Michael s’installe sur un siège haut. Stix descend de son estrade, empoigne un IPhone et commence à y jouer des claviers. Lexxi en profite pour se refaire une beauté. Avant « Girl From Oklaoma », une jeune fille est invitée à monter sur les planches pour participer au chant. Elle s’appelle Liesbeth. Et quoique intimidée, elle ne s’en sort pas mal du tout derrière le micro. Puis une vingtaine de gonzesses sont conviées à faire la fête, sur l’estrade, pendant « 17 Girls In A Row ». Très rock’n’roll ! Et plutôt hot. Car à l’issue de cet épisode, Satchel noue plusieurs soutiens-gorge laissés sur le sol par quelques unes d’entre elles, autour du manche de sa 6 cordes.

Un set de près de 120 minutes, y compris le rappel de deux titres. Un spectacle impressionnant, particulièrement au point et à l’humour parodique, humoristique et quand même libertin. C’est ce que le public souhaitait (pour les photos, c’est ).

(Organisation : Ancienne Belgique + Live Nation)

Le vampire de Dionysos réenfile son pyjama

Écrit par

Le "Vampire en pyjama" de Dionysos n'est pas encore couché. Ce 14 octobre sortira une réédition de cet album. Et comme le soleil de Valence sous lequel s'est formé le groupe ne leur suffisait pas, ils offrent un petit voyage du côté d'Hawaii pour une "Chanson d'été" remixée . L'autre morceau remis à une nouvelle sauce est le titre phare "Vampire en pyjama". Viennent ensuite s'aligner une reprise du cultissime tube de Nirvana "Smell Like Teen Spirit", quelques lives et deux inédits.

 

Tracklist:

"Chanson d'été (remix)"
"Heroes"
"Smell Like Teen Spirit"
"Vampire en pyjama (remix)"
"Old Child (live)"
"Coccinelle (live)"
"Ghost Train (live)"
"Poetry Seat (démo inédit)"
"Once I Was a King (démo inédit)"
"Faire le con poétiquement est un métier formidable"

The Delano Orchestra

Parfum d’Auvergne au Botanique…

Écrit par

Le Botanique (Bruxelles) et la Coopérative de Mai (Clermont-Ferrand) s’étaient donc associés pour nous proposer une soirée 100% auvergnate. A l’affiche Youth Disorder, Matt Low et The Delano Orchestra. Fait plutôt rare, l’Orangerie est en configuration assise ; mais c’est souvent sous cette forme que votre serviteur y a assisté aux meilleurs spectacles…

Il n’y a pas plus de 50 personnes pour accueillir Youth Disorder. Les musicos sont à peine âgés de 20 printemps. Un quatuor qui va nous réserver set rafraîchissant et plutôt dynamique, dans un style qu’on pourrait décrire à la croisée des chemins d'Artic Monkeys, de Queens Of The Stone Age et de Joy Division. Vraiment sympa !

Place ensuite à Matt Low. Lui affiche déjà 34 balais. Il milite chez Garciaphone et The Delano Orchestra, mais respectivement comme guitariste et bassiste. Il vient de publier un clip en noir et blanc sur la toile. Intitulé « Blow », il est issu d’un deuxième Ep, baptisé « Hangar Nuit » (NDR : il fait suite à un premier, « Banzai », publié en octobre 2015), dont les textes ont été écrits par Jean-Louis Murat. Un disque qui sortira ce 13 novembre. Pas étonnant que les paroles soient exprimées dans la langue de Voltaire. Dans un registre qu’on pourrait situer quelque part entre Benjamin Biolay et Vincent Delerm, même si on peut définir sa musique comme pop/rock. Alexandre Delano vient lui filer un coup de main, pendant le concert, au violoncelle. Pas de setlist. Matt se consacre aux vocaux, bien sûr, et à la guitare. L’artiste va nous réserver des extraits des deux Eps, dont le fameux « Blow » ainsi que le superbe morceau atmosphérique, « L'Aventure ».

Le line up de The Delano Orchestra réunit six musiciens. La formation rencontre un succès certain en Grande-Bretagne, dans l’univers du rock alternatif. A ce jour, elle a gravé six elpees ; en outre, elle a apporté son concours à Jean-Louis Murat pour enregistrer son LP, « Babel ». Le line up implique donc le chanteur/guitariste Alexandre Delano (NDR : c’est le leader !), le bassiste Matthieu Lopez (aka Matt Low), le trompettiste/claviériste Julien Quinet (il se charge également des machines) et le drummer Christophe Pie. Le sextuor a sorti son dernier long playing, « Nibtu », au cours de ce mois d’octobre.

La set list va d’ailleurs réserver une place prépondérante aux titres de cet opus. La trompette et le violoncelle apportent une jolie touche d’originalité à la musique du band français. Et en alimentant un climat romantique et atmosphérique, ces interventions vous transpercent l’âme…

Le set s’ouvre par le tendre instrumental « Amman ». Les ivoires s’immiscent discrètement. Les percus sont classieuses. Un peu dans l’esprit d'Archive. Caractérisé par ses guitares rageuses, « Everything » (« Eitsoyam ») est sculpté dans une forme de post-rock onirique. Il y a des vocaux, mais ils sont contenus, afin de mettre en exergue une instrumentation parfaitement exécutée. « Seawater » (« Now That You Are Free My Beloved Love ») traite d’une rupture amoureuse. L’orchestration est de plus en plus riche. Il en émane une langueur, un spleen, susceptibles de torturer l’esprit ; alors que volcaniques, à l’instar des collines qui traversent l’Auvergne, l’expression sonore devient tumultueuse, comme si on assistait à une rencontre improbable entre les Pixies et Girls In Hawaii. Et « Trouble » lorgne carrément vers la bande à Antoine Wielemans. « Paloma » est une superbe composition. La voix est vaporeuse. Et le violoncelle accentue encore davantage cette impression de mélancolie.

Alexandre signale que dans 'leur pays', ils sont peu sollicités pour se produire en concert. Ce qui les pousse à jouer dans des maisons de retraites. Il ajoute que les vieux ont besoin de se toucher. Il invite donc le public à venir s'enlacer et occuper le dancefloor. Un slow langoureux défile donc devant nos yeux.

« November », c’est le mois des couleurs chatoyantes peintes par l'automne. Mais également de la chute des feuilles. C'est l'été indien qui précède les premiers assauts de l’hiver, là-bas, vigoureux. Et après avoir interprété « Olga », le voyage s’achève par « Outro ». En rappel, The Delano Orchestra va nous réserver « The Escape », un titre qui parle de lui-même, avant le retour de la troupe au cœur du Massif Central…

(Organisation Le Botanique et la Coopérative de Mai)

The Apartments

La sagesse du hibou…

Écrit par

Perdre un enfant est une épreuve douloureuse. Peter en sait quelque chose, lui dont le fils est décédé en 1999, alors qu’il n’avait pas encore 4 ans. Quelque part, quand on partage de semblables épreuves, on ne tient pas trop, par pudeur ou pour ne pas trop la faire peser aux autres, à les ressasser. Mais ces souffrances ne s’effacent jamais. Elles se cicatrisent. Au bout d’un temps certain. La meilleure thérapie c’est d’essayer de se reconstruire, en se (re)créant ou en se (re)fixant des objectifs. S’immerger dans une passion, par exemple. Pas pour oublier, mais pour vivre… ou survivre. Et Peter Walsh a recommencé à faire ce qu’il affectionne le plus : écrire des chansons. Mais il lui a fallu plusieurs années pour remonter la pente. Ainsi entre le remarquable « No song, no spell, no madrigal », son dernier opus (NDR : il est paru en 2015, voir chronique ici) et « Apart », se sont écoulées 17 longues années. Entre-temps, il a bien publié un single et un Ep, mais le reste s’est limité à la sortie de compilations. Ce dernier long playing, il l’a d’ailleurs dédié à son fils disparu. Et quelques chansons reviennent sur cet épisode douloureux. Il s’agit probablement également d’une forme de thérapie. D’ailleurs l’artiste n’avait plus tellement envie de revenir à la musique. Et c’est sous l’impulsion de quelques inconditionnels issus de l’Hexagone qu’il a repris le chemin des salles de concerts, et puis surtout du studio.

The Apartments est une formation australienne née en 1978. Peter Milton Walsh en est le fondateur. Et il en est devenu le seul membre permanent. C’est son projet. Ce natif de Brisbane a cependant émigré à Londres vers la mi-eighties, passé quelque temps à New York avant de revenir vivre dans son pays natal.

Mais revenons au sujet abordé dans l’intro. Peter y est particulièrement sensible ; surtout à cause de notre vécu…

   Etre dans la fleur de l’âge, et tout particulièrement ce qu’on appelle l’ouragan des Twenties est un cadeau qui permet de connaître de nouvelles expériences. La vie et l’amour sont encore devant toi ; aussi, voir disparaître un enfant à l’âge de à 24 ans est une épreuve très difficile à vivre. Nous ne sommes pas programmés pour survivre à notre progéniture. Le grand romancier texan Cormac McCarthy a écrit dans son livre ‘All the Pretty Horses’ : ‘Gustavo m’a dit que celles ou ceux qui ont vécu une grande douleur ou la perte d’un être cher, sont unis par un lien particulier ; un principe qui a été démontré. Les liens les plus étroits que nous connaîtrons jamais sont ceux de la peine. La communauté la plus profonde de la douleur…’

Ton album « The Evening Visits… and Stays for Years » a été réédité l'année dernière. Et il inclut quelques bonus tracks. Était-ce ta volonté de les inclure ? Ou était-ce simplement une opération de marketing ?

Mike Sniper, le patron de Captured Tracks, insistait depuis près de trois ans pour que je réédite « The Evening Visits... » Je ne connaissais pas ce label, mais quand j’en ai causé à une amie, elle m’a indiqué que c’était le plus branché dans le milieu (NDR : Hippest label around) Et je lui ai rétorqué que c’était probablement les trois mots que je considérais comme les plus déprimants de la langue anglaise. Mais je ne me suis pas laissé abattre pour autant. En fait, je n’avais jamais pensé à opérer ce lifting, jusqu’à ce que cette firme me contacte. Mais si vous proposez une œuvre intemporelle au public, vous devez lui proposer le plus d’alternatives possibles. J’ai toujours adoré les démos que j’avais réalisées pour cet album ; et peu de monde connaissait les anecdotes qui se sont tramées derrière ces sessions. Ainsi, ces chansons laissées en chantier méritaient finalement de figurer sur cette réédition ; et le résultat m’a énormément plu. En outre, Robert Forster des Go-Betweens et Steven Schayer des Chills ont rédigé les notes du booklet. Et elles sont épatantes… 

Sur « Swap place » on a l’impression que tu doutes de l’existence de Dieu. Mais y crois-tu ? Y as-tu cru un jour ? Que représente Dieu pour toi ? Est-ce Dieu qui a créé l’homme ou l’homme qui a créé Dieu. La religion n’est-elle pas devenue un facteur destructeur ? Plutôt que de religion ou de foi, ne devrions-nous pas parler davantage d'amour et de lumière ? Mais crois-tu à la vie après la mort ?

Le premier titre que j'ai choisi pour « No Song, no Spell, no Madrigal » est inspiré de la vue de la chapelle que j’avais depuis la fenêtre de l’hôpital. Et dans cette chapelle, j’y ai passé de longs moments. Il y avait un cahier dans lequel les gens pouvaient écrire leurs commentaires et prières. C'était un hôpital pour enfants et plusieurs de ces implorations et prières avaient été consignées par les parents d’enfants qui étaient condamnés. Souvent, ces parents y ajoutaient leurs mots pendant des mois ; avant que les lumières de l'espoir ne s’éteignent. Les prières étaient futiles, mais elles sont devenues particulièrement bouleversantes. « Swap Places » répond à ta question et à la question qu'elle pose également.

J'ai toujours aimé insérer des questions dans mes chansons, et même utiliser ce style interrogatif dans les titres. « Could I Hide Here (A Little While) ? » (‘Est-ce que je pourrais me cacher ici, un petit moment ?’), etc. Je ne sais pas si tu connais la chanson de Blind Willie Johnson, « Soul of Man » ? Et bien elle raconte : ‘Personne ne me le dira, mais réponds si tu peux. Je veux que quelqu'un me dise simplement qu’est-ce que l'âme d'un homme ?’

J'avais écouté quelques chansons gospel qui adoptaient un style questions/réponses ; et j’ai essayé d’adopter, pour « Swap Place » et « No Song, No Spell, No Madrigal », une formule qui y ressemble. Ou comme chez les Chi-Lites. Quoi qu'il en soit, c’était simplement une aubaine d’avoir écrit le morceau maître, « No Song, No Spell, No Madrigal », un mois avant d’enregistrer l’album, parce que ce titre est bien meilleur que « A View from Hospital Windows ».

Ed Kuepper, j'ai eu l'occasion de le rencontrer à deux reprises. Un artiste que j'apprécie beaucoup, même si aujourd'hui il est devenu un membre des Bad Seeds. Penses-tu qu’il a fait le bon choix ? Financièrement, certainement. Mais artistiquement ?

J'aime les Bad Seeds. Je pense que l’association entre Warren et Nick –Nick a toujours été un partenaire idéal– constitue une combinaison classique dans l’écriture. Et à chaque fois, ses interprétations sont profondément engagées. Peu importe si vous ne comprenez pas ce qu’il raconte, il s’exprime dans une langue universelle.

The Apartments est considéré comme un groupe qui joue de la pop de chambre. Un peu comme The Divine Comedy. Cette comparaison te semble-t-elle judicieuse ?

Je ne connais pas suffisamment The Divine Comedy, comme je le devrais. J’accepte l’idée que mon œuvre soit taxée de pop de chambre. C’est assez précis. J’ai toujours aimé les cordes et les cuivres ; et je les aimerais jusque mon dernier souffle. Comme tu le sais, la musique est faite de cycles ; et il faut avouer que j’adore la manière dont Dan Bejar (NDR : Destroyer, The New Pornographers) et Cass McCombs abordent les cordes pour reconstruire leur propre identité.

Certains médias ont décrit ta voix comme le chaînon manquant entre Peter Perrett et Edwyn Collins. Est-ce que ce commentaire te fait sourire ou te flatte ?

J’aime ces deux personnages personnellement et leur œuvre aussi. Pas sûr cependant que la comparaison tienne la route…

Tu as enregistré « No Song, No Spell, No Madrigal » au sein du studio de Wayne Connolly, le studio personnel d'AC/DC. Tu n’as pas flippé en voyant un tel matos ? Les sessions se sont-elles déroulées sans accroc ? De quoi causiez-vous lorsque vous n’enregistriez pas ? 

Wayne était absolument la personne adéquate pour travailler et je dois remercier mon épouse qui m’a rappelé que Wayne m’avait aidé quand je recherchais un guitariste afin de partir en tournée à travers l’Europe, en 2012. C’est à partir de ce moment que nous avons fait plus ample connaissance. Je doute que l’album ait pu se réaliser sans lui. L’‘Alberts’, c’est juste le studio au sein duquel il bossait ; et bien que mon choix puisse choquer, je n’ai jamais eu l’intention de sonner comme AC/DC.

Tu as déclaré un jour : ‘Je crois au souvenir comme une manière d’honorer la mémoire de ceux qu’on a perdus’. Pour toi, il n’y a pas de bons souvenirs ?

Rilke a dit : ‘Peut-être que créer quelque chose n’est rien d’autre qu’un acte de souvenir profond’ ; et peut-être avait-il raison. Quand je lis mes textes, ils devraient être, par certains côtés, un fleuve de mémoire ; mais alors je les lis comme un étranger en pensant ‘Quelqu’un a écrit ces chansons… c’est quelqu’un qui me ressemblait. Où est-il maintenant ? Il est parti.’ 

Tu as aussi déclaré : le sens des chansons, c’est que les gens y perçoivent leur propre vie. Est-ce une ligne directrice dans ton écriture ?

Ce que je veux dire, c’est : peu importe qui les a écrites, même si elles comptent plus d’une centaine d’années. Les gens se reflètent dans les miennes et me confient cette impression au fil du temps. Ainsi, je disparais de la chanson.

D’après ce que j’ai pu lire, Scott Walker, Dusty Springfield et Bob Dylan constituent quelque part des références incontournables pour toi. Les as-tu rencontrés, un jour ? Ou ne souhaites-tu pas les croiser pour ne pas briser le mythe ?

Je n'ai jamais rencontré une idole. Dusty, j’aurais bien aimé ; mais franchement, je ne ressens aucun besoin de les croiser. Les connaître pour leur œuvre, me paraît plus que suffisant et parfois, il est préférable de s’arrêter là. Truffaut répétait qu'il préférait être connu par son travail que pour lui-même ; et je le comprends. Je me rappelle à quel point j’ai été déçu d’apprendre que Bob Dylan, lors du mariage de son frère, s'était entretenu avec quelques invités pour parler de son portefeuille d'actions. Et ensuite j'ai lu comment lui et Harry Dean Stanton avaient fait du jogging sur le plateau de ‘Pat Garrett et Billy the Kid’. Entre les investissements et le jogging, et bien c’était juste le TMI (NDR : TMI = Too Much Information).

Tu as également déclaré : ‘Le chaos menace quand l'amour apparaît. Tu ne crois pas à l'amour ? Même universel ?

Non, je n’ai jamais fait cette déclaration. Je n'ai rien contre le chaos, il m’a appris beaucoup. En outre, l'amour est souvent chaos et parfois c'est juste le chaos le plus beau. Quelquefois, des chanteurs plus jeunes sollicitent mon avis ; et je considère que je suis probablement la personne la moins qualifiée pour obtenir n’importe quel conseil. Je leur dis toujours : ‘Tombe amoureux, de préférence en faisant le mauvais choix. Ce sont des expériences dont on a davantage besoin’.

À une certaine époque, on a décrit les Go-Betweens comme le jour et The Apartments comme la nuit. Ne penses-tu pas qu’on pourrait écrire une fable sur la colombe et le hibou.

Mais alors, qui serait le hibou sage ?

Leur attitude au sage enseigne
Qu'il faut en ce monde qu'il craigne
Le tumulte et le mouvement.

(‘Les Hiboux’, Charles Baudelaire)

Merci à Vincent Devos et à Louise (Microcultures) pour sa persévérance.

(Photos : Anastasia Konstantelos 2015)

 

Thom Yorke et Jonny Greenwood se la jouent à la Vini Reilly…

Écrit par

Thom York et Jonny Greenwood ont décidé d’enregistrer une version dépouillée de "The Numbers", un extrait de l'album "A Man Shaped Moon", paru en mai dernier. La compo fait l’objet d’un clip réalisé par Paul Thomas Anderson (Magnolias, There Will Be Blood, Inherent Vice), un cinéaste qui fait systématiquement appel à Jonny Greenwood, le guitariste de Radiohead, pour les BO de ses films. Limitée à une boîte à rythmes (une CR-78), deux grattes et la voix de Thom, la vidéo nous montre les deux musicos se faisant face au cœur d’un paysage californien ; quant à la musique, tout aussi minimaliste, elle rappelle, sous certains aspects, celle de Vini Reilly, aka Durutti Column…

http://smarturl.it/thenumbers

 

Wovenhand

Une cérémonie lumineuse, chargée d’une rare intensité…

David Eugene Edwards est un être à part. Créateur du légendaire 16 Horsepower, groupe d'indie folk, il emmène depuis 2001 une formation plus orientée rock/stoner : Wovenhand. Sa voix unique, habitée, incantatoire même, trahit des accents quasi-mystiques. Sa musique est tribale, teintée de sonorités amérindiennes. Pas étonnant, puisque du sang Cherokee coule dans ses veines. Cette année, il est de retour pour présenter sa dernière production: « Star Treatment ».

Dans un ‘Depot’ sold out, Wovenhand va livrer un concert intense, inspiré et chargé d'émotions. Le son s'est encore épaissi, par rapport aux tournées précédentes. Réunissant Ordy Garrison à la batterie, Neil Keener à la basse et Chuck French à la guitare, le combo impressionne par sa puissance. Cette année, le line up a été élargi pour inclure un claviériste. De quoi apporter un côté tantôt psyché, tantôt carrément wave, à l’expression sonore. 

Mais tous les regards sont bien sûr tournés vers David Eugene Edwards. Il est coiffé de son indéboulonnable chapeau blanc et adopte une attitude de chaman. On le sait, ses concerts sont beaucoup plus que des concerts, ce sont des rituels. Sa voix vous emmène dans un monde pétri de spiritualité. Sa foi ouvertement déclarée en Dieu transcende sa musique. Il évoque Jim Morrison, mais aussi Neil Young et Nick Cave.

Au sein de la setlist figure des extraits de « Star Treatment » et de « Refractory Obdurate », ainsi que des morceaux plus anciens. La première partie est plus ‘stoner’ et certaines compos plus psyché, à l’instar de « The Hired Hand » ou « Maize », deviennent même carrément hypnotique. On pense parfois à Swans, tant l'atmosphère est intense. Le son de la Gretsch Tennessee rouge de David Eugene est incisif, abrasif et évoque celui d’un guitariste qui utilise la même gratte : Geordie Walker, de Killing Joke. Le parallèle avec la bande à Jaz Coleman semble parfaitement coller : sur les planches, ce sont deux rouleaux compresseurs aux accents post-punk.

C’est la deuxième partie du set qui va vraiment faire la différence. David Eugene troque alors sa Gretsch contre un très vieux banjo en bois, une pièce vintage datant, paraît-il, de 1887. Le son est plus clair, moins bruyant. Tant « Corsicana Clip » et « Oburate Obscura » atteignent la perfection. Edwards chante de longues intros mêlant anglais et langue lakota amérindienne. Il captive totalement le public, qui semble ensorcelé par ses gestes et sa voix.

Le troisième volet du show est consacré à de larges extraits du dernier opus « Star Treatment » et la tension retombe un peu. Certains titres se ressemblent trop et le côté ‘americana’ peut, à la longue, lasser. La prestation s’achève par le puissant « El-bow ». Issu de l'album « Refractory Obdurate », ce titre lorgne parfois vers The Black Angels.

Suivant la tradition, Wovenhand quitte l’estrade au son de chants amérindiens et la foule crie dans le rythme pour rappeler le groupe. Et quand il revient sur le podium, c’est pour attaquer un « King O King » énergique, quasi noisy, avant d’achever en beauté par une nouvelle chanson décochée en forme de coup de poing dans la figure : « Come Brave ».

Wovenhand confirme donc son évolution vers une musique toujours plus puissante, plus 'stoner', voire 'postpunk', mais aux accents psychédéliques. Une fois de plus, l’auditoire a vécu un moment inoubliable, comme une cérémonie lumineuse, chargée d’une rare intensité...

En première partie, on a découvert Emma Ruth Rundle, une artiste californienne qui relève également de l'écurie Sargent House. Elle milite également chez Red Sparowes, Marriages et Nocturnes. Ici, elle est venue seule, uniquement accompagnée de son compagnon Tosten Larson, qui se consacre au violon sur certains morceaux. Tant la morphologie de la chanteuse que sa musique évoquent immanquablement Chelsea Wolfe à ses débuts, dans un style très 'dark-folk' donc. Sa voix est plaintive, ses inflexions un peu arabisantes ; et le jeu de guitare est, comme celui de Wolfe, un peu désarticulé, un peu sale en raison d'un 'open tuning' qui communique aux cordes une tonalité très grave. Emma Ruth Rundle a présenté son dernier album, le 3ème, qui s'intitule « Marked for Death ». Une belle découverte !  

(Organisation : Het Depot – Merci à Suburban Records)

Le nouvel album de Peter Doherty a été enregistré à Hambourg

Écrit par

Le nouvel album de Peter Doherty sortira ce 2 décembre 2016. Après avoir ressuscité les Babyshambles en 2013 et les Libertines deux ans plus tard, en compagnie desquels il avait d’ailleurs enregistré, chaque fois, un album, le poète britannique a donc décidé d’en revenir à sa carrière solo. « Hamburg demonstrations » constituera donc son second en solitaire. L’opus a été produit, enregistré et mixé par Johann Scheerer (Faust/Bosnian Rainbows/Gallon Drunk/Omar Rodriguéz-Lopéz) à Hambourg. Peter rêvait d’y enregistrer depuis bien longtemps ; et tombé sous le charme du studio Clouds Hill, il y est resté six mois pour se consacrer aux sessions.

En attendant, deux plages sont déjà disponibles sur la toile : « I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone) » (voir ici) et « The Whole World Is Our Playground » (voir )

Le disque comprendra une nouvelle version de l’hommage à Amy Winehouse, rebaptisée pour la circonstance « Flags From The Old Regime » ainsi qu’une chanson écrite après les attentats de Paris, perpétrés en  novembre 2015, « Hell To Pay At The Gates Of Heaven ».

Track listing

Kolly Kibber
Down For The Outing
Birdcage
Hell To Pay At The Gates Of Heaven
Flags From The Old Regime
I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone) 2ème version
A Spy In The House Of Love
Oily Boker
I Don’t Love Anyone (But You’re Not Just Anyone)
The Whole World Is Our Playground
She is Far

 

 

Les précédents de Matt Bartram…

Écrit par

Le quatrième elpee de Matt Bartram est paru en janvier 2016. Il est plus que passé inaperçu. Intitulé « Moments before » il devrait ravir les aficionados de Slowdive ainsi que de My Bloody Valentine…

Jugez plutôt

https://www.youtube.com/watch?v=Es_HdFBu5JE

https://www.youtube.com/watch?v=HL97hDf5R6U

 

 

Charlotte Savary ne voit pas la vie en rose…

Écrit par

« Oh Rose », c’est le nouveau single de Charlotte Savary, dont le clip (voir ici) met en scène Alexia Giordano, danseuse et comédienne, et Charlotte Savary lors d’une danse envoûtante, une invocation à l'automne, sous l'oeil onirique du réalisateur Silk.

À la fois symbole d'amour et piège pourpre, perpétuelle et éphémère, elle cristallise les sentiments qui se fanent et la nature qui se délite. Dans ce nouveau chapitre de « Seasons », son 1er album solo, Charlotte Savary effeuille la rose (d’après communiqué de presse).

L’album paraîtra ce 7 octobre 2016.

 

 

L’étrange voie lactée de Strange Milk

Écrit par

Strange Milk est une formation lyonnaise dont le premier elpee, éponyme, est paru en avril dernier. Le style ? Quelque part entre dream pop, psychédélisme sixties et shoegazing. Si vous aimez The Brian Jonestown Massacre, The Allah-Las et Kurt Vile, vous devriez apprécier. Jugez d’ailleurs leur nouveau clip ici ou alors sur leur site officiel,

En concert

13/10 - La Péniche Cancale w/ Wooden Beaver - Dijon
14/10 - L'inter mi-temps - Moulins
21/10 - La Triperie w/ Cosmic Fields - Lyon

 

 

 

 

 

Khompa

The shape of drums to come

Écrit par

Khompa, c’est le projet de Davide Compagnoni (NDR : il milite également au sein du power trio instrumental Stearica), un batteur plutôt balaise qui se sert de la technologie moderne pour mettre en exergue son art du drumming. Et le résultat est particulièrement bluffant ; d’autant plus que les plages ont été enregistrées en prise directe.

Ténébreuse, l’expression sonore oscille entre indus, math rock, post-punk expérimental, post metal, post rock et ambient. Un peu comme si DAF, Nine Inch Nails et HEALTH avaient décidé de collaborer. Tout en excluant les vocalistes. Un exception qui confirme la règle : « Upside-Down World ». Invité, Taigen Kawabe, le chanteur et bassiste de Bo Ningen vient y déclamer son texte en japonais. Ce sont d’ailleurs ces vocaux qui manquent le plus aux compos de ce disque pour le rendre moins linéaire (NDR : évidemment quand on a le Khompa dans l’oeil !) Pas étonnant qu’il vous en mette plein la vue ou plus exactement les oreilles, tout au long de « Nettle empire » (voir clip ici) piste qui ouvre « The shape of drums to come ». Ce morceau constitue d’ailleurs un coup de cœur et rappelle même un certain Dreamend…

 

Black Flower

Artifacts

Écrit par

Black Flower, c’est le projet du saxophoniste/compositeur/multi-instrumentiste Nathan Daems. Un artiste belge qui milite ou a milité au sein de différents groupes, dont Antwerp Gipsy-Ska Orkestra, Orchestre International du Vetex, Bazaar d’Orient, Mafiasko Taxi, Va Fan Fahre et Maguaré. Ses influences majeures, il les puise dans le jazz éthiopien de Mulatu Astatke, celui considéré comme avant-gardiste de John Zorn et l’afrobeat du Nigérian Fela Kuti. Ce qui ne l’empêche pas de teinter ses compos de références orientales, d’afrobeat et de dub, d’y incorporer des cuivres ou des les imprimer sur des rythmes balkaniques. Sans oublier de la charger de groove. Maintenant, il faut reconnaître que ce type de musique s’adresse surtout à un public plus qu’averti !

 

Gebremariam Awalom

Desdes

Écrit par

Le parcours d’Awalom Gebremariam est comparable à celui de nombreux jeunes Erythréens. Alors qu’il n’a encore 30 ans, il quitte son pays, au péril de sa vie, afin de fuir le régime liberticide du dictateur, Isaias Afeworki. Une fois la frontière franchie, il est cantonné quelque temps dans un camp de réfugiés éthiopien, avant d’émigrer aux Etats-Unis où il acquiert l’asile politique.

Avant de quitter sa patrie, en 2007, Awalom Gebremariam avait enregistré un album intitulé « Desde » à Asmara (capitale de l’Erythrée). Il l’a bien entendu emporté dans ses valises. A son arrivée aux USA, le label Awesome Tapes From Africa décide de ressortir cet elpee afin de faire connaître le jeune artiste et, plus largement, la musique traditionnelle de son pays. Là-bas, Gebremariam enseignait le maniement de deux instruments traditionnels : le wata (instrument à corde qu’on utilise à l’aide d’un archet) et le krar (instrument à 5 cordes). Deux instrus insolites dont il se sert tout au long de ce « Desdes », et sur lesquels il pose sa voix haut perchée.

Une belle opportunité pour (re)découvrir un style musical bien spécifique rappelant de loin la musique éthiopienne (mieux connue). C’est aussi l’occasion de mettre en exergue le talent d’un artiste et pas seulement d’un peuple trop souvent victime d’évènements tragiques.

Pour la petite histoire, aujourd’hui, âgé de 29 ans, Awalom Gebremariam s’est installé en Caroline du Nord, travaille dans un restaurant et fait découvrir sa musique aux Etats-Unis. Il espère toujours, un jour, rejoindre sa patrie…

Adam Carpet

Parabolas

Écrit par

Cinquième elpee pour ce quintet italien qui pratique une forme d’électro contaminée, suivant les plages, par le post rock, la techno, l’ambient et même le funk (blanc ou noir). Peut-être aussi un peu le post punk, mais en fin de parcours. Jean-Michel Jarre, Kraftwerk, Air et Giorgio Moroder doivent plus que probablement hanter les rêves de ce band transalpin. Quant à savoir s’ils peuplent les miens, c’est une autre histoire. Les risques de se retrouver sur la Carpet et de se casser l’Adam sont bien trop élevés…