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Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

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Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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Jacle Bow sur les traces de Tim Burton

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Le nouveau clip de Jacle Bow a été tourné au château Nottebohm, un manoir à louer depuis les années 80 qui a servi de décor au nouveau film réalisé par Tim Burton, « Miss Peregrine's Home For Peculiar Children ». Intitulée « House for sale », la chanson évoque l’histoire passionnelle d’un flirt extraconjugal. Un emplacement idéal donc pour une sombre histoire mettant en scène trois femmes dans les rôles principaux.

Et lorsque la vidéo a été achevée, le quatuor bruxellois est retourné en studio afin de mettre la dernière touche à son premier elpee, sous l’oreille vigilante de Mario Goossens, le drummer de Triggerfinger.

En concert :

10.09.16 - Schippersweekend - Lauwe
17.09.16 - Rock Tiegem - Tiegem
18.09.16 - Okinawa - Aalter
29.09.16 - Brussel Brost - Brussel
03.10.16 - Oosthoek Live - Dilbeek
08.10.16 - Play Festival - Hasselt

La video est disponible ici

 


 

 

Wally Gat Rock à Gembloux

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La 19ème édition du Wally Gat Rock Festival se déroulera ce vendredi 23 septembre prochain à Gembloux. Cet événement gratuit accueillera les groupes suivants: Gustave Brass Band, Gaëtan Streel, Recorders, Black Mirrors, Dj Mighty Dan et Djamys.

Plus d’info ici

 

 

 

Les Solidarités 2016 : dimanche 28 août

Les organisateurs ont le sourire ; et pour cause, le temps est au rendez-vous. Et puis surtout la veille, le festival a pulvérisé son record : il a accueilli 24 000 personnes. Un sold out fièrement affiché. Et ce dimanche, 19 000 spectateurs se sont donnés rendez-vous à la Citadelle de Namur. Une progression continue, puisque 28 000 âmes avaient été comptabilisées en 2014 et 36 000, en 2015. Sur le site on croise de nombreuses petites têtes blondes. Ils sont choyés, notamment grâce à la ‘Cité des enfants’. Et les medias n’ont pas à se plaindre, car l’espace qui leur est réservé est tout bonnement épatant. C’est à souligner, car ce n’est pas toujours le cas…

Le tableau était idyllique. Et une mauvaise nouvelle vient de tomber. Tiken Jah Fakoly doit déclarer forfait. Motif ? Deux vols successifs qui relient d’ordinaire Bamako à Paris ont été annulés par la compagnie Air France. Résultat des courses, la programmation est chamboulée. Starflam est invité en dernière minute et ouvre le bal…

Lorsque nous débarquons au beau milieu de l’après-midi, Marina Kaye est déjà sur les planches. Mais sa prestation fait quand même pâle figure. Révélée par l’émission télévisée ‘La France a un incroyable talent’, en décembre 2011, la jeune Marseillaise (NDR : elle n’a toujours que 18 printemps) possède un joli timbre vocal, mais son répertoire (NDR : est-ce vraiment du rock ?) s’adresse surtout aux ados prépubères. Flanquée d’un ‘symphonic metal band’ elle affiche une inébranlable confiance en elle. Elle s’autorise une cover du « Feeling good » de Nina Simone ; mais le résultat n’est pas vraiment convainquant. Manifestement, elle doit encore prendre de la bouteille.

Après avoir déambulé entre les nombreux stands militants, les bars et autres balançoires, on met le cap sur le cadre enchanteur du Théâtre de la Verdure. Pour y écouter notre comtesse (ou conteuse) du jour, Giedré. On sent le public nettement plus chaud que pour sa cadette hexagonale. Elle déboule seule sur scène, armée d’une sèche. Giedré c’est un personnage qui cultive les contrastes. Celles et ceux qui ne la connaissent pas imaginent que le répertoire de cette si jolie blonde aux yeux bleus (NDR : elle est de souche lituanienne) privilégie des  ballades folk romantiques. Que nenni ! En fait, il est constitué de chansons paillardes dignes de Didier Super. Elle aborde les thèmes de la vieillesse, de la pédophilie, du viol, des déjections et même de la mort. Avec un grand sourire. Le contraste entre son apparence extérieure puérile et le contenu de ses chansons est saisissant. Son humour est particulièrement sarcastique. ‘On m’a dit qu’il y avait beaucoup d’enfants aujourd’hui ; j’espère que ce sont des enfants sourds’. Elle entame son set par « Ode à la contraception » et puis n’oublie pas « Tire la chasse », « Grand-mère », « Pisser debout » ou « Toutes des putes » ; autant de titres qui reflètent son état d’esprit. Mais le plus étonnant procède de la réaction des jeunes, et même des moins jeunes, qui reprennent les paroles en chœur, conférant au spectacle une allure de feu de camp scout.

Les Innocents sont bien plus sages. Bizarre, ils ne rameutent pas la grande foule. Même les photographes et la presse boudent le show. Et ce malgré un passé glorieux ponctué par une ‘Victoire de la musique’, décrochée en 2015. Faut dire que cumuler les Ardentes, Ronquières et les Solidarités, la même année, provoque inévitablement l’overdose. Jean-Claude Urbain et Jean-Philippe Nataf grimpent sur l’estrade. Tout simplement. Le premier est armé d’une gratte sèche. Le second d’une électrique. ‘Il y a un an jour pour jour, on jouait à la fête de l’Huma’, déclare J.P., ‘On nous a dit que ce festival était dans le même thème, et on a adapté notre set list avec des titres plus engagés’. De bonne humeur, le duo aligne ses singles ; ce qui suscite, au sein de l’auditoire, une certaine sympathie. Mais bien gentillettes, ces chansons trempent un peu trop dans la variété pour séduire celles et ceux qui sont à la recherche d’originalité…

Marka et son Magic Stoemp va, a contrario, nous réserver une prestation bien plus rock’n’roll. Au sein de cette grande potée d’artistes bruxellois, on retrouve les revenants Allez Allez, dont sa compagne Laurence Bibot, mais également Marie Warnant ainsi que le tonitruant DJ saucisse. Le petit chapiteau ‘Magic Mirrors’ est plein comme un œuf, et l’ambiance y est bon enfant. Une bonne manière de clore une journée finalement variée, même si elle a vécu des hauts et des bas.

Set list (dans le désordre) : « Summer 2016 », « Jump in or fall », « Je prête à confusion », « Whats’s going wrong », « La poupée barbue », « Bruxelles », « Je parle », « Sans pareille », « It’s only football », « Bruxelles plurielle », « African queen », « Allez allez », « Bruxelles arrive », « Suzie Q » et « Accouplés »

(Organisation : Solidarités)

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Scène sur Sambre 2016 : samedi 27 août

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Le festival des Barges se déroule au sein du cadre idyllique de l'Abbaye d'Aulnes, un site unique en son genre. La scène est installée sur des barges en bord de Sambre. Elle fait face au public sur la rive gauche (à bâbord). A taille humaine, le festival peut accueillir un peu plus de 8 000 âmes par jour ; et ce samedi, c’est sold out. Il en est déjà à sa sixième édition et commence à devenir une solide référence au cœur de l'été. On s'y sent bien et il existe une grande complicité entre les artistes et le public…

L'astre de lumière est haut dans le ciel et tape déjà dur sur la plaine. Seule zone d'ombre (?!?!?) au tableau, la tente qui protège la régie sons et lumières. Votre serviteur avait dû déclarer forfait la veille, suite à un gros coup de chaleur. L'affiche était exceptionnelle, mais quand il faut affronter de telles conditions climatiques, les organismes ne sont jamais à l’abri d’une défaillance…

C’est à 15h45 que Sonnfjord ouvre le bal. Perso, il s’agit de LA découverte pour l’année 2016. Et pour cause, la formation avait tapé dans son oreille, en supporting act de Joe BeL, à l’AB, et puis au Cirque Royal, en première partie de Caravan Palace. Issu de Braine-L'Alleud, elle est drivée par la vocaliste Maria-Laetitia Mattern. Elle est soutenue par son frère Aurélio (Paon, Lucy Lucy) aux claviers, François de Moffarts (Lucy Lucy) à la basse et au chant, Jérôme Van Den Bril à la guitare ainsi que Fabio Zamagni (Noa Moon) aux drums. Très attendu, son premier album devrait sortit d’ici quelques semaines. Il fera suite à un Ep paru en février 2015 (« Up The Wooden Hills »). D’ailleurs, si le combo va largement puiser dans ce disque pour sa set list, il ne va pas pour autant négliger ses nouvelles compos. Difficile d’en dire davantage sur cette prestation, car la très jolie et prometteuse Emma Bale attend votre serviteur pour une interview… Set list : « The Tree », « Alpinist », « Fever », « Four Hundred Sunny Days », « Desert Town », « City Lights », « Carry On ».

Retour sur la plaine sur laquelle la foule commence à affluer. Mais la température semble encore avoir grimpé de plusieurs degrés. Ce qui n’empêche pas l’auditoire d’être chaud boulette pour assister au spectacle de Julian Perretta. Quoique d’origine italienne, il est de nationalité britannique. Ses bras sont couverts de tatouages. Il ne doit plus y avoir un morceau de peau de libre. Pour la petite histoire, en 2008, il avait rejoint Mark Ronson pour adapter un morceau des Smiths, « Stop Me » ; et en 2009, il avait été invité à assurer la première partie de Beyoncé. Cet artiste prête également sa plume à pas mal de confrères (Jessie J, Cee Lo Green, Taio Cruz, etc.). Il revendique, pour influence majeure, Jamiroquai. Pas étonnant qu’il ait collaboré en compagnie de deux de ses anciens musicos. Tout au long du concert, il va aligner ses hits. Et comme sa pop teintée de soul est propice à la danse, il met une chouette ambiance dans l’assistance.

Place ensuite à Emma Bale, aka Emma Balemans. Dès l’âge de 14 ans, elle s’était illustrée dans l'émission diffusée par VTM, 'The Voice Kids'. 3 ‘Mia's’, un disque d’or, des tas de vues sur YouTube et de streams plus tard, elle est invitée par Milow à assurer le supporting act de sa tournée. Nous sommes alors en 2015. Et certains n’hésitent pas à la comparer à Birdy, Gabriel Aplin voire même Adèle. Faut dire que le succès est au rendez-vous…

Il est 18h15 et elle entre en scène. Sexy, rayonnante, toute de blanc vêtue, elle s’installe derrière un pied de micro garni de fleurs blanches. Elle se sert circonstanciellement d’une gratte semi-acoustique et est rejointe rapidement par deux claviéristes/guitaristes (sèche ou électrique). Pas de bassiste ni de drummer, cette instrumentation est reproduite par un des synthés. Elle attaque son set par une version folk du « All I Want » de Kodaline, la cover qui avait permis de la découvrir sur le plan international. La voix est claire, limpide et lumineuse. Son adaptation du « Strange Entity » d'Oscar And The Wolf est dépouillée. Mais elle est encore meilleure que l’originale. Tout au long de « Nothing Arrived », son toucher de gratte est précis. Elle nous réserve une nouvelle chanson, « Greatest Lover », une compo empreinte de douceur. Autre cover, celle de « Stolen Dance » de Milky Chance ; et elle est particulièrement électrique. Parfois Emma pousse sa voix dans les aigus, à l’instar du tendre « World Untouched ». Elle n’oublie pas « Who's Sorry Now », un morceau co-écrit en compagnie de Jasper Stevelinck. Et c’est un délice pour les tympans. Plus électro, « Strangers » incite l’auditoire à remuer le popotin. Pas de Lost Frequencies, comme en 2015, pour attaquer « Run ». Mais encore une reprise, celle de « Fortune Cookie », un tube signé Milow. Et stupeur, on n’entend plus la voix d'Emma. Panne de micro ! Sans paniquer, elle rappelle ses deux musicos, qui s’improvisent danseurs de samba brésilienne. Et lorsque le son est de retour, Emma reprend le cours de sa chanson. Manifestement, elle a séduit le public du festival de Barges…

Le public est (a) chaud ; et il va complètement se lâcher lors de la prestation de Talisco, très attendue par le public. De son véritable nom Jérôme Alandi, le Bordelais est soutenu par un drummer, un guitariste/bassiste et un claviériste. Basiquement folk, sa musique est à la fois teintée de rock (NDR : à cause de l’intensité des grattes électriques) et d’électro. Ce qui ne l’empêche pas de nous servir des tubes. A l’instar de « Your Wish », « Follow Me », « Sorrow », « Glory » et « Everyone », particulièrement taillés pour la bande FM. Mais le plus intéressant procède de ses nouvelles compos qui figureront sur son prochain opus. Et franchement, à première écoute, elles sont vraiment excellentes. Sans quoi la voix de Jérôme est toujours aussi atmosphérique, des compos qu’il interprète dans la langue de Shakespeare. Et puis, il faut également souligner son art à faire participer le public, qui a vraiment apprécié cette forme d’interactivité.

Au loin, des éclairs lézardent le ciel. La température devient insupportable. L’orage guette. Aussi votre serviteur préfère quitter le festival pour rejoindre ses pénates. Pas de Balthazar. Ce n’est pas un problème, il a déjà vu le band à plus de 10 reprises. Dommage pour Ghinzu. Quant à Mustii, il revient au Cirque Royal. Donc pas de souci pour le revoir bientôt en concert. A l’année prochaine !

(Organisation : Scène sur Sambre)

Mustti + Ghinzu + Balthazar + Talisco + Emma Bale + Julian Perretta + Sonnfjord

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The Mystery Lights

The Mystery Lights

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Daptone, label notoire pour héberger des artistes de soul, jazz, funk et reggae (Sharon Jones &The Dap-Kings, Charles Bradley, etc.), a donc décidé de créer une succursale rock. Baptisée Wick, elle devrait ravir les aficionados de rock garage 60’s et de punk 70’s.

The Mystery Lights en est la première signature. Etabli à Brookyn, ce combo est issu de la Californie. En fait, il souhaitait sortir d’un microcosme peu favorable au style musical qu’il pratique. Soit du punk/rock/psyché/garage. Car quand on écoute son premier elpee, on ne peut s’empêcher de penser aux compiles ‘Nuggets’ et ‘Peebles’. Pensez à Chocolate Watch Band, Electric Prunes, aux Seeds ou encore à 13th Floor Elevator. Et pourtant, quoique revivalistes, les compos sont franchement bien torchées. Les guitares sont généreusement fuzz et les interventions du clavier Fafisa rappellent instantanément celui utilisé chez les Fleshtones. En outre, analogique, la production respecte parfaitement l’esprit vintage de ce style musical. Les esprits chagrins vont sans doute reprocher au quintet de vampiriser les sixties. Ce n’est pas tout à fait faux ! Mais c’est toujours plus jouissif que d’entendre toutes ces formations ou artistes se prostituer à l’électro, parce que c’est dans l’air du temps. Et honnêtement, en écoutant ce disque, votre serviteur a pris son pied. Que demande le peuple ? Et pour écouter le disque, c’est ici 

 

East

Hula Hoop

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Après avoir publié deux Eps en 2013 et 2014 (NDR : intitulés respectivement « Into the Dawn » et « Violence In The Flowers »), East nous propose son premier elpee, « Hula Hoop ». Si les deux premiers essais avaient été enregistrés en duo, cet opus a été concocté sous la forme d’un trio. Et pour cause, Nicolas Del à rejoint Olivier Leclerc et Christophe Raffin depuis 2015.

Manifestement les Lyonnais sont hantés par les eighties ; en l’occurrence la cold wave, l’indus et le post punk. En vrac, on pourrait citer, parmi leurs influences, Cure (« Seventeen seconds »), Neon Judgement (pensez à « Awful Day »), Human League (« Reproduction »), Tones on Tail (davantage que Bauhaus, parce que plus dansant), D.A.F. (pour les passages robotiques) ainsi que Joy Division (NDR : la ligne de basse mais pas la voix). Mais la liste est loin d’être exhaustive. Les sonorités de guitare sont limpides, chatoyantes, un peu comme chez Sad Lovers & Giants, ce qui allège une expression sonore qui ne lésine pas sur les boucles pour entretenir des rythmes martiaux au cœur d’un climat profondément dark. Une seule compo en français, « Tes hanches » ; et elle ne dénote pas dans un ensemble qui tient la route, mais dont les références ne sont pas encore suffisamment digérées pour faire la différence. A suivre, donc…

 

W-Festival 2016 : mardi 23 août

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Le W-Festival se déroule au milieu des champs. A Wortegem-Petegem, c’est-à-dire quelque part entre Audenarde, Deinze et Waregem. Et il se consacre essentiellement à la synth wave, l’electro dance et le post punk. Pour y parvenir, c’est quand même la galère. Aucun panneau indicateur spécifique ne vous dirige vers le site, et le GPS ne renseigne pas de destination ‘Den Brandenwiijn’. Ce n’est qu’après avoir sillonné les routes de campagne, en long et en large, qu’on arrive enfin à bon port. Au milieu de parcelles agricoles, où la moisson vient sans doute d’être achevée. Coup de bol, il ne pleut pas, car sur ces terres, le sol est encore relativement meuble, donnant l’impression de marcher sur des sables mouvants. Un parking y a été aménagé. Après les contrôles d’usage, on pénètre au sein d’un espace particulièrement bien aménagé. Le podium est impressionnant. Il y a du plancher qui couvre le sol sur tout le site et des chapiteaux, dont la plupart sont en structure pyramidale, y sont plantés autour. Judicieusement. Un plus grand a même été érigé à une cinquantaine de mètres face à la scène principale… au cas où il pleuvrait. 

En débarquant à 16h05, le set de Heaven 17 vient de commencer. Donc pas eu le loisir d’assister à ceux de The Serious Five, Portrait et De Brassers. Dommage pour ces derniers, car son style qui oscille de PiL à Wire, en passant par The Clash, The Damned et Joy Division mérite qu’on s’y intéresse.

Bref, revenons à nos moutons. C'est à l’issue de la scission de Human League que Heaven 17 est né. Le leader Phil Oakey et Phil Wright prendront la destinée du premier, alors que Glenn Gregory, Martyn Ware et Ian Craig Marsh fonderont le second. Depuis, pas mal d’eau a passé sous les ponts et Ian a abandonné le navire. Malgré quelques hits notoires, le combo est toujours un peu resté dans l’ombre de sa ligue humaine. En outre, il lui a fallu 17 ans, pour qu’il se décide à se produire en ‘live’ (NDR : en ne tenant pas compte des show télévisés, bien sûr). Ce sera en 1997. Et c’est surtout à travers ses vidéos et les pochettes de ses albums qu’il va véritablement s’illustrer. Des clips qui véhiculent le plus souvent des messages politiquement engagés…

Ils sont 5 sur les planches. Soit deux claviéristes (NDR : qui se servent de ‘Roland Fontana’ identiques, excusez du peu), dont Marty Ware, et deux choristes plutôt sexy ainsi que le chanteur Glenn Gregory. Souriant, il a la boule à zéro. Le son est excellent. Et le quintet va nous réserver une chouette prestation au cours de laquelle il va rendre un hommage à David Bowie, en interprétant son « Boys keep swinging »…

Green Gartside n’est pas davantage un adepte des planches. Ainsi, de 1980 à 2006, il n’a accordé aucun concert. Et pourtant, cet artiste a exercé une influence certaine sur de nombreux artistes. Et tout particulièrement sur Beck. Mais aussi Kurt Feldman (The Pains of Being Pure at Heart) et plus que probablement George Michael voire même Prince. Mais ici les avis des spécialistes divergent.

Quoi qu’il en soit, Scritti Politti va nous réserver un set partagé entre compos récentes et tubes, dont les inévitables « Absolute », « Wood Beez » et le plus reggae « The sweetest girl ». Green est soutenu par un préposé aux drums électroniques, un claviériste et un guitariste. Lui-même se consacre à la gratte. Il dispose d’un pupitre devant lui, mais –et c’est particulièrement cocasse– les feuilles qui lui servent d’aide-mémoire s’envolent au gré du vent ; un roadie s’évertuant à y remettre de l’ordre, à plusieurs reprises. Le son est nickel. Peut-être un peu trop puissant, quand même. Et falsetto, la voix de Gartside est d’une douceur infinie. La musique oscille entre synthpop, reggae, hip hop et soul ; mais si le concert s’avère agréable, il n’est guère interactif et finalement, on comprend mieux pourquoi Scritti Politti est considéré comme un groupe essentiellement de studio…  

Chanteuse de Kosheen, Sian Evans est très peu populaire au Sud de la Belgique. Grande fan de Joni Mitchell, elle rencontre cependant un énorme succès en Flandre, aux Pays-Bas et en Angleterre. A l’origine, Kosheen était une formation de musique électronique, mais son mélange de rock, de hip hop, de blues de drum n’ bass et folk est devenu de plus en plus organique, au fil du temps. Ainsi, sur les planches, elle est soutenue par un contrebassiste, un claviériste, un drummer, un guitariste (il se sert d’une sèche amplifiée) et de deux choristes. Et franchement, non seulement Sian a du coffre, mais c’est une fameuse showwoman. Elle invite la foule à frapper dans les mains et arpente l’estrade de long en large. Superbe, sa voix me fait parfois penser à celle de Joan Baez. Avant d’attaquer « All in my head », elle enfile une chasuble de couleur turquoise aux motifs fleuris. Mais sur ce titre plus blues, elle pousse ses inflexions vocales à la manière d’une Janis Joplin. En fait, c’est sa voix qui donne l’essentiel du relief à une musique qui malheureusement en manque singulièrement...

Place ensuite à Marc Almond. Tout de noir vêtu et chaussé de lunettes fumées (NDR : qu’il ôtera après quelques morceaux), il grimpe sur l’estrade lorsque tout son backing group est bien installé. Soit un guitariste, un drummer, un claviériste et deux choristes (NDR : une noire et une blanche). Et manifestement, il a l’air de tenir la forme. Et puis sa voix est intacte. Enfin, il fait constamment le show, par exemple en tendant le micro vers la foule pour qu’elle reprenne les refrains, les ‘sha la la la la’ ou encore les ‘woh woh woh’. Il arpente également l’estrade de gauche à droite (NDR : ou de droite à gauche, selon). Frappant des mains ou incitant l’auditoire à l’accompagner dans ses gestes. Et la foule s’exécute avec enthousiasme. Elle se met même à dodeliner de la tête, à chanter et même à danser. Des moments d’émotion traversent votre serviteur à l’écoute de « Bedsitter », « Tears run rings » ou encore « Torch ». Sans oublier l’incontournable « Tainted love », le hit de Soft Cell. En fin de parcours, il n’oublie pas sa version galopante du « Jacky » de Brel. Et achève le show par un titre au cours duquel il échange vigoureusement ses vocaux avec les choristes. Il va bien sûr recueillir des acclamations nourries. Et il le mérite amplement. Franchement, je n’imaginais pas un tel show de la part d’un artiste qui aujourd’hui tente de nouvelles expérimentations…

Ex-Joy Division et ex-New Order, Peter Hook a donc monté son propre groupe, The Light. En compagnie de David Potts à la guitare, de son fils, Jack Bates, à la basse, d’Andy Poole aux claviers et de Paul Kehoe aux drums. Mauvaise nouvelle, ce dernier n’est pas arrivé à destination. Il dispose probablement du même GPS que le mien (?!?!?). Résultat des courses, le claviériste doit aussi se charger de la boîte à rythmes, qu’il manoeuvre en se servant d’un pc portable. Deux basses dans la même formation, c’est plutôt rare ; et c’est ce qui fait le charme du combo. Mais également la guitare, dont les accords bien cinglants sont dignes de ceux dispensés par Phil Cunningham. Car pour le reste, on a quand même le droit d’être frustrés. Bien sûr, les morceaux proposés sont essentiellement puisés dans le répertoire de Joy Division ou des débuts de New Order (« Thieves like us », « Your silent face », « Subculture » « Blue Monday », « Isolation », « She’s lost control », etc.) ; et à l’écoute de ces classiques, on est envahi pas un sentiment de nostalgie. Peter se sert épisodiquement d’un clavinet, qu’il a placé dans un sac accroché à son pied de micro. Malheureusement, la voix de Peter est trop limitée. N’est pas Ian Curtis ou Bernard Summer qui veut. En fait, on a l’impression de goûter à un plat réchauffé. En outre, le set tire bien trop en longueur. Et n’apporte strictement rien de neuf. Peter aurait tout intérêt à engager un bon chanteur, et à oser la différence, s’il ne veut pas voir mourir son projet, à court terme…

Pas vraiment fan d’Alphaville, votre serviteur décide de rentrer à la maison ; et c’est Wim, notre photographe, qui lui a rapporté ses impressions. Un concert au cours duquel le groupe (un drummer, une bassiste, un guitariste, un claviériste et bien sûr Marian Gold au chant) a accordé un set particulièrement énérgique, bénéficiant d’un superbe light show, et tout particulièrement tout au long du hit « Big in Japan », la toile tendue derrière le band reproduisant des images de mangas (« Juliette je t’aime », « Cat’s eyes »), des signes en écriture japonaise ou des tracés géométriques bien nippons, sur fond de lumières rouges. Et selon notre collaborateur, la foule a beaucoup apprécié le show exécuté par le band allemand.

Bref, pour une première, on peut considérer que le W-festival a été une réussite. A taille humaine, il doit avoir attiré plus ou moins 2 000 festivaliers, pour la plupart des quinquas, dont le comportement a été vraiment exemplaire, car ils étaient venus pour faire la fête. Un public au sein duquel on a recensé de nombreux francophones. L’an prochain, faudra peut-être prévoir une autre bière que la pils (NDR : décidément, la blanche n’a pas beaucoup de crédit au Nord du pays), un vin rouge potable (à 4€ le verre, c’est un minimum) et de la nourriture un peu plus variée (entre les frites ou les pizzas, il n’y avait guère d’autre choix). Enfin, si l’organisateur cherche d’autres vieilles gloires qui ont marqué les eighties, tout en ne risquant pas trop de grever son budget, il pourrait penser à D.A.F., Gang of Four, Modern English, Wire et And Also The Trees. Enfin, si ces groupes sont alors encore bien en activité. Ce n’est qu’une suggestion, qui en vaut bien d’autres ; mais franchement, fallait oser un tel festival !

(Organisation : W-Festival)

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Violent Femmes

We can do anything

Écrit par

Fondé en 1980, Violent Femmes est responsable de deux albums culte. Tout d’abord un éponyme publié en 1982 et « Hallowed ground », deux ans plus tard. Dépouillée et essentiellement acoustique, sa musique campe alors un mélange entre post punk, rock, folk et country. Quant aux textes, tant humoristiques que sarcastiques, ils traitent aussi bien de la frustration sexuelle, de la Bible que de la souffrance, tout en restant résolument ancrés dans la culture sudiste. 

Après avoir gravé ces deux opus incontournables, Violent Femmes va connaître un parcours plus chaotique, malgré la sortie de l’excellent « Why do birds sings », en 1991 ; et finalement, il va se séparer suite à une mésentente entre Gano et Brian Ritchie, pour des questions de droits d’auteur. Mais c’est souvent le cas, faute de ressources, il se reforme en 2009, Victor De Lorenzo ne revenant que quelques mois, avant de céder le relais au drummer de Dresden Dolls, Brian Viglione, reparti depuis.

Mais venons-en à ce nouvel opus, « We can do anything », qui sort 16 ans après « Freak Magnet » (NDR : les long playings parus entre-temps, ne sont que des compiles). La plupart des morceaux qui figurent sur cet LP dormaient sur des cassettes non explorées. Ils ont été récupérés, avant d’être retravaillés, en studio, entre Nashville et Brooklyn, sous la houlette d’un vieux pote, Jeff Hamilton. Lors des sessions, le trio a également reçu le concours de Horns Of Dilemma aux cuivres (NDR : sur certains titres) ainsi que de Kevin Hearn (Barenaked Ladies) qui se consacre à l’accordéon, au banjo, au cajón, à la guitare et aux claviers.

La voix déglinguée, nasillarde, si caractéristique de Gano, est intacte. Encore que sur « Issues », sinusoïdale elle me fait plutôt penser à celle de Tim Booth (James). La ligne de basse toujours aussi caoutchouteuse. Et les accords de gratte ont conservé ce feeling grinçant. Mais l’ensemble est quand même fort décousu. Des point forts ? L’excellent « Memory », qui rappelle (?!?!)… Violent Femmes. La polka « I could be anything », digne des Pogues. On croirait même qu’elle a été immortalisée dans un pub. « What you really mean », une jolie chanson signée par la sœur de Gano. Parfois le spectre de Gun Club (« Holy ghost ») voire de 16 Horsepower (« Travelling solves everything ») se met subrepticement plane. C’est sans doute encore dû à ce fameux syndrome du Sud maudit.

 

Primal Scream

Chaosmosis

Écrit par

Bobby Gillepsie est un caméléon, c’est une certitude. Il est capable de s’adapter à tous les styles. De la pop au rock, en passant par le psychédélisme, le gospel, le punk, l’acid house et bien sûr l’électro qui domine le dernier elpee de Primal Scream (NDR : le onzième !). Enfin plutôt la synth pop, abordée le plus souvent dans l’esprit de Soup Dragons, The Farm et surtout New Order. Même que la voix de Bobbie emprunte parfois le timbre vocal falsetto de Bernard Summer. Lors des sessions d’enregistrement, le combo a reçu le concours d’une brouette de collaborateurs, dont les soeurs Haim et Sky Ferreira, sans oublier Bjorn Yttling de Peter Bjorn and John, à la coproduction.

Le résultat est plus que mitigé. Pourtant, le titre d’ouverture, « Trippin’ on you love’, nous replonge dans le Madchester des Happy Mondays. Et il est superbe. Survitaminé, complexe, menaçant, « When the blackout meets the fallout » baigne dans l’électro indus. Et bien souligné par des chœurs (‘Hallelujah’), « Golden rope » en revient à un format plus rock, plus rollingstonien ; il est même traversé par un excellent solo de saxophone. C’est dans ce style que votre serviteur préfère la formation. Puis rideau. Ballade acoustique élégiaque, « Private wars » aurait ainsi pu figurer au répertoire d’un groupe de metal quelconque. Et le reste ne vaut pas tripette. Mieux vaut donc ne pas trop s’étendre sur le reste, même si parfois les spectres de Yazoo, d’Indochine voire de Patrick Juvet sont très susceptibles de planer…

 

LiA

Quand l’homme s’endort

Écrit par

Sous le curieux patronyme de LiA, se cache Félicien Donzé. Agé de 25 printemps, ce jeune auteur/compositeur/interprète est issu du Jura Suisse.

Précoce, l’artiste a suivi des cours de piano à l’âge de 6 ans. Et à 12, de guitare ainsi que de basse. Deux ans plus tard, il monte déjà sur scène comme chanteur du groupe Ska Nerfs. La formation va publier 4 albums et accorder plus de 300 concerts. En 2010, Félicien crée son projet personnel, qu’il baptise LiA, anagramme de son second prénom. En solo, il a déjà gravé deux elpees, un éponyme en 2011 et « Asphaltes », l’année suivante. Bien qu’il soit constamment sur les routes, il parvient encore à monter un spectacle musical pour enfants en compagnie de Gérald Gentil, « Temps Pis et Temps Mieux », qui mêle chanson, théâtre et projections.

« Quand l’homme s’endort », troisième elpee de l’artiste, a reçu le prix ‘Coup de cœur’ de l'Académie Charles Cros, en 2015. Lors des sessions d’enregistrement, qui se sont déroulées au studio Six, à Bruxelles, il a reçu le concours du guitariste/bassiste Simon Gerber, de la chanteuse Sophie Hunger et du drummer Nicolas Pittet (Kassette, Jérémie Kisling, Lee Scratch Perry). La réalisation a été confiée à Daniel Bleikolm (Robbing Millions, K) et Maxime Steiner (Trip In, Olivia Pedroli). Félicien se réserve bien sûr les vocaux et la guitare.

LiA n'est pas le genre à s'endormir sur ses lauriers, ni sur ses acquis. Il aime le risque et l'aventure. Il adore l'expérimentation et est guidé par le goût, l'instinct et la curiosité.

Parfois tendre et cynique, LiA explore l’être humain : ses pensées, ses rêves, ses mystères, son for intérieur et son langage. Et il se sert de la poésie pour y parvenir. Le titre maître en est certainement le plus bel exemple.

« Les Battements » du cœur reflètent le sentiment d’amour, mais également la santé de l’individu. Lorsqu’ils déraillent, un chirurgien est parfois nécessaire afin d’y remédier… L’homme n’est pas éternel, « Chrysalide » nous le rappelle, car quand la maladie frappe…

« Dialogue Avec La Lune » et « Où vont-ils ? » bénéficient d’arrangements soignés et riches. Sur ce premier titre, de nombreux instruments y contribuent : banjo, lap steel, 4 et 6 cordes, claviers et percus. L’univers est particulier, parfois sombre. L'âme se mue en poète. Une invitation. Le mystère est mêlé au rêve. Rien que le titre de l'album y invite… De toute beauté, le second constitue certainement le meilleur morceau de l’opus. Mais quelle est leur destination ? Dans « Les bois de bouleaux », pour y évoquer la nature en hiver ? Ou bien quelque part dans les étoiles (« Ej sel ia ») ?

Instrumental, « Nage romantique du marin perdu et de la femme poisson » clôt cette œuvre lumineuse.

LiA se produira en concert le 30 septembre aux Deux Ours, à Nandrin, et le 1er octobre au Centre Culturel de Bastogne.

 

Dr Voy

Crazy

Dr Voy est issu de la Cité des Loups, une formation de métal qui puise son inspiration au sein des seventies. Depuis Slade à Motörhead, en passant par Aerosmith, Deep Purple, Ted Nugent et Lynyrd Skynyrd. Sa musique est brute de décoffrage, énergique et bourrée de testostérone.

« Crazy » constitue son quatrième opus. Il fait suite à « Time Runs Away », gravé en 2007, « Kill The Angel », en 2009 et « That's All Fake », en 2012.

A l’instar des Ramones, le line up du combo réunit quatre faux frères ; en l’occurrence les chanteurs/guitaristes Jeff et Vince, le bassiste Rod ainsi que le drummer Reg. 

« Crazy » est partagé en 9 étapes. Et dès le premier titre, « Johnny », ça part à deux cent à l’heure. Les soli de cordes sont dévastateurs. Le parcours est semé d’embûches. Tu risques la gamelle à chaque virage. Mais si tu en prends une à l’issue du premier trajet, pas de panique, l'infirmière –qui illustre la pochette– est au poste pour ramasser les morceaux. Et elle te retape rapidement, grimpe sur ta bécane et vous partez « On The Highway ». Elle est terriblement « Foxy », t'attrape même par les burnes et te force à poursuivre la route vers le Sud profond, en empruntant l'U.S. Route, et pas la 66. L’aventure devient totalement « Crazy », moment pour prendre une pause, te rincer le gosier dans du bon Jack Daniel's, avant d’entamer une course poursuite avec une « Black Shadow ». Manifestement, cette fille est une « Evil Girl ». Elle ne t’a vendu que du « Dreamin' ». Ouais, « You Are Just A Dream » même si elle a un « Lovely Ass »…

Le quartet se produira en concert dans le cadre de la Fiesta City de Verviers ce 28 août, au Festival Des Mauvaises Graines de Verneil-Sur-Avre (France) le 3 septembre, à l'Oug' Rock de Seraing le 23 du même mois et le 29 octobre au Pumpk'Ink Concention Tatto de Morlanwelz. A vos agendas !

Xcess

The Awakening

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Issu de Frameries, Xcess pratique un rock alternatif, fruit de la rencontre entre grunge musclé et stoner mélodique. Encore que la musique de ce band recèle également des traces de punk, de pop et de punk.

Le line up de ce quatuor réunit le bassiste Sylvain Signore, le gratteur Alex Delcroix, le drummer Arno Pavot et le chanteur Ben, dont la voix rocailleuse mais harmonieuse est quand même singulière.

« Intro » s’ouvre dans un climat dubstep.

Riffs de guitare gras et huileux ainsi que percus mordantes alimentent le fulgurant « Like A Stone ».

Torturé, « Time Said » est hanté par Pearl Jam et Nirvana, un titre au cours duquel la voix de Ben est bien mise en exergue. Elle hurle son désespoir sur « Radio song », un morceau au cours duquel la gratte s’affole.

Plus paisible et mélodieux, « Excess » est une plage particulièrement radiophonique. Tout comme le tendre « Utopia », une piste caressée par les accords de cordes. Idéal à écouter en dégustant un Jack Daniel's bien serré, au sein de votre salon. Sans doute pour y savourer l’élégant et plus classique « Television ». Indolent, « Every You » est idéal pour entraîner votre partenaire sur le dancefloor.

Une « Obsession » ? Les States. Caractérisé par sa ligne de basse vrombissante, « Animals » lorgne vers un Limp Bizkit au sommet de son art.

Et décidément, le petit écran inspire Xcess, puisque l’opus s’achève par « TV Unplugged ».

Pour un premier essai, il est manifestement prometteur !

 

The Rambling Wheels

150 minutes, sans chichis…

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Le Moulin Fantôme se situe près des étangs du Coeurq. Cet endroit transpire le rock'n'roll. Pas pour rien que la signature de Paul McCartney figure dans le livre d’or, un livre d’or que le proprio, Phil, est très fier de vous montrer. Ce soir, une soirée très particulière va s’y dérouler. Elle est proposée par un groupe suisse répondant au nom de The Rambling Wheels. Fondé en 2003, il est issu de Neufchâtel. Le dernier artiste helvète qui y a foulé les planches n’est autre que LiA ; et il avait fait un véritable tabac…  

L’auditoire est constitué de mélomanes avertis. Mais le concert démarre avec 45 minutes de retard sur l’horaire prévu. Faut dire que le public ici n’est guère ponctuel. D’ailleurs, en début de set, il est plutôt clairsemé ; cependant, il finira par bien remplir la salle. Les musicos sont vêtus de Levi’s retenus par des bretelles et ont enfilé des chemises de couleur noire. Seul le drummer est coiffé d’une casquette bien yankee. Il ne leur manque que les chapeaux pour ressembler à des cow-boys. Quoi qu’il en soit, leur attitude est particulièrement cool. Les pseudos choisis par les musiciens sont cocasses. Jugez plutôt : Wheels au chant et à la guitare, Mr Jonfox à la basse, Mister I. aux claviers et Fuzzy O'Bron aux drums. La scène n'est pas très large, mais chacun y trouve sa place. Trois albums à l’actif du quatuor, dont le dernier est paru l’an dernier. Et un single gravé en juin 2016, qui fait l’objet d’un clip vidéo, « Stories Upon Your Lips » (voir ici

La set list va puiser au sein de l’ensemble de la discographie du band, soit « The Thirteen Woman Of Ill Repute » (2014), « The 300'000 Cats Of Bubastis » (2011) et « Furry Tales » (2009).

« Giving All The Gold » ouvre les hostilités. Très old school, le morceau puise ses sources à la fois chez Led Zep et The Killers, alors que la voix évoque Steven Tylor, le chanteur d’Aerosmith.

Le son est léché et précis. Une véritable horlogerie suisse. Le café concert est de mieux en mieux garni. Mais dehors, la température est estivale, et une partie de la foule préfère savourer la musique extra-muros, car le cadre y est magnifique.

Psychédélique, l’intro de « Somewhere To Go » est rogné par les claviers. Le spectre de Ray Manzarek (The Doors) se met à planer ; mais progressivement, le morceau prend de l’épaisseur et se charge d’électricité, les riffs de Wheels se chargeant d’entretenir ce climat électrique. Plus pop, « Runing After Time » est amorcé par les ivoires, un titre dont les sonorités nous replongent dans les eighties. Le chanteur/gratteur invite la foule à se rapprocher de l’estrade. Au fil du concert, ses interventions aux cordes sont de plus en plus présentes. Et tout particulièrement sur « Shadows we've Become ». « Interstellar Riot », est interprété en mode guitare/voix ; et la compo passe bien la rampe, d’autant plus qu’en fin de parcours, percus, piano et gratte s’emballent dans un bel ensemble. Et la prestation de s’achever, après 75 minutes, par « Wake Up ». C'est la fin. Enfin pas tout à fait, car à l’issue de ce spectacle, tout le monde se retrouve dans le jardin.

C’est le moment propice pour se désaltérer, autour d’un brasero ; moment choisi par Wheels pour s’illustrer sur un ukulélé. Mais manifestement, les musicos de The Rambling Wheels n’ont pas envie d’aller roupiller. Aussi, ils décident de revenir dans la salle pour accorder un rappel de plus d’une heure quart. L’horloge indique 2 heures, lorsque ce deuxième concert s’achève. Finalement, le combo aura accordé 150 minutes de prestation. Sans chichis !

Organisation Julien Farinella (Art-I) + Le Moulin Fantôme

Las Kellies, un ‘grrl group’ qui nous vient d’Argentine…

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Las Kellies est une formation féminine issue de Buenos Aires dont la musique s’inspire à la fois du garage, du shoegaze, du psychédélisme, de la new wave, du post punk et du rock, naviguant quelque part entre ESG, Thee Oh Sees et Delta 5. « Friends & Lovers », son nouvel elpee, paraîtra ce 14 octobre 2016. Drivée par Silvina Kelly et Cecilia Kelly, le line up vient d’accueillir une nouvelle membre, la bassiste Manuela Ducatenzeiler. Et elle participera à la tournée européenne du trio prévue pour cet hiver.

Pour voir la vidéo de « Summer Breeze », un extrait de cet opus, c’est ici

 

 

 

 

Leonard Cohen de plus en plus sombre…

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Al’âge de 82 balais, Léonard Cohen sortira un nouvel album cet automne. Produit par son fils, Adam Cohen, il s’intitulera « You want it darker ». Ce sera son 14ème studio.

Tracklisiting

1. “You Want It Darker”
2. “Treaty”
3. “On the Level”
4. “Leaving the Table”
5. “If I Didn’t Have Your Love”
6. “Traveling Light”
7. “Seemed the Better Way”
8. “Steer Your Way”
9.  String Reprise/ Treaty

http://www.leonardcohen.com/

 

Green Day présage une nouvelle révolution de la radio…

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Ce 7 octobre 2016 paraîtra le nouvel album de Green Day, « Revolution radio ». Il s’agira de son 12ème studio.

Produit par Green Day et enregistré à Oakland, il réunit des hymnes rongés par la complexité et l’incertitude de la vie contemporaine « Bang Bang », c’est son premier single ; et il fait l’objet d’une vidéo (voir ici)

Tracklisting

1. Somewhere Now
2. Bang Bang
3. Revolution Radio
4. Say Goodbye
5. Outlaws
6. Bouncing Off The Wall
7. Still Breathing
8. Youngblood
9. Too Dumb To Die
10. Troubled Times
11. Forever Now
12. Ordinary World

http://www.greenday.com/

 

 

Sziget Festival 2016 : mardi 16 août

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C’est déjà le dernier jour du Sziget ! Le calendrier n’en est pas la seule preuve. Il suffit de se balader autour des tentes pour comprendre que pour bon nombre de festivaliers, il est temps de prendre un peu de repos. Mais avant le retour au pays, il reste encore huit bonnes heures de musique. Let’s go !

L’Europe Stage accueille une nouvelle fois le premier concert de la journée. Il s’agit de Salmo, un ‘gruppo’ de rap italien. 95% de l’audience doit certainement être composé de ressortissants du pays de Dante. Il faut dire que ce collectif est particulièrement notoire dans la botte ! Soutenu par ses collaborateurs, le chanteur met immédiatement le feu. Je ne comprends strictement rien de ce qu’il déblatère, mais son chant est nerveux et puissant. En outre, il a recours à des refrains aisément mémorisables. Lors d’un morceau de reggae –apparemment récent– il enjoint la foule à se diviser en deux camps, afin qu’elles se rentrent dedans. La journée démarre en force et elle se déroulera sous le signe du pogo !

Après une petite restauration, direction l’A38 Arena pour applaudir FIDLAR. Issu de Los Angeles, ce groupe de garage est, à ce jour, responsable de deux excellents elpees. Une chose est sûre, il va faire très chaud sous la tente. En fait, le combo jouit d’une notoriété turbulente. Et dès 18 heures, le chapiteau se transforme en véritable sauna. Pourtant, on est surpris par le premier titre du set. Une reprise du « Sabotage » des Beastie Boys. Et comme prévu, la foule remue déjà dans tous les sens. Une agitation qui sera constante tout au long du show. Et en enchaînant par « Cheap Beer », Zac Carper et ses potes mettent directement le public dans leur poche. Véritable hymne à la boisson, le morceau fait mouche ! Les compos défilent sans guère de répit. Tout le monde se bouscule et Zac passe la moitié du concert à jouer de la guitare, couché sur les planches. Mais impossible d’observer plus de dix secondes d’affilée ce qui se passe sur l’estrade tellement il y a du remue-ménage dans la fosse. Après le surpuissant « No Waves », je craque. Je suis forcé de sortir du chapiteau pour rejoindre le bar adjacent. La bouteille d’eau achetée passe cul sec et je retourne dans la bataille. Tout le monde est littéralement baladé du 30ème au 3ème rang sans trop comprendre comment. C’est la folie. Et physiquement, c’est éreintant. Les festivaliers vont perdre de nombreux litres de sueur durant l’heure de show ! Et c’est à l’issue de « Cocaine » que FIDLAR tire sa révérence. Il s’agit de la chanson la plus emblématique du combo. Elle baigne au sein d’un climat malsain ; ce qui ajoute du piment à cette fin de spectacle. Le quatuor californien a donné tout ce qu’il avait dans le ventre. Bien aidé par un public déchaîné, il a provoqué le plus beau pogo du Sziget. Et l’intensité était telle que de nombreuses personnes se sont effondrées, dès les derniers accords exécutés. Il ne leur restait plus qu’à aller s’hydrater. C’était même devenu impératif.

Après avoir pris un bon verre, cap vers la Main Stage pour un concert qui devrait être parfait et en même temps nous réserver un moment de détente : celui de The Last Shadow Puppets. Soit le projet commun d’Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kanes (The Rascals). Le duo est venu défendre son dernier opus, paru il y a quelques mois (« Everything You've Come To Expect »). Un rock bien british mais plutôt paisible ; et certainement bien plus cool que celui pratiqué par Turner et ses singes arctiques. On arrive plus au moins à mi-concert ; mais il y a encore quelques jolies compositions dans la set list à savourer. A l’instar de « Bad Habits », aussi dansante qu’addictive. Mais ce qui frappe d’abord, c’est l’état d’ébriété affiché par Alex. Il est même carrément bourré. Une chose est sûre, il n’a pas carburé à l’eau de la journée. S’il partage le chant avec Miles, il semble bien moins conscient que son compère. Son regard est livide. Il est même drôle à regarder, car il fait absolument n’importe quoi. Il finit même à quatre pattes durant la cover du « Tottaly Wired » de « The Fall ». Heureusement, les deux artistes se connaissent parfaitement. Ce sont des amis. Et ils sont parfaitement complémentaires. A plusieurs reprises ils osent l’impro ; et le résultat est totalement bluffant. Bref, on a vécu un bon moment en compagnie de marionnettes qui n’ont besoin de personne pour les articuler !

On reste sur place pour vivre l’‘End Show’ d’Hardwell ; mais franchement, hormis les artifices pyrotechniques, son dj set est vraiment banal.

On change alors de décor, puisque sous l’A38, Bullet for My Valentine achève sa prestation. Devant de nombreux fans. Il faut préciser qu’il y a près de 20 ans qu’ils sévissent sur la scène métallique. Les Gallois sont en pleine forme. Le quatuor n’a strictement rien perdu de son énergie et propose un set partagé entre ancien et nouveau répertoire. Et alors que tout le monde pense que le spectacle est terminé, il nous offre un rappel de deux chansons, clôturant définitivement le show par le tube « Walking the Demon ». Il me semblait bien que cette chanson manquait à la set list…

Crystal Palace, ce sera le dernier concert de ce Sziget pour votre serviteur. Honnêtement, avant qu’il ne débute, une grande crainte m’avait envahi. Et pour cause, depuis le départ d’Alice Glass, Ethan Kath s’est retrouvé un peu seul. La chanteuse charismatique et son partenaire n’étaient plus sur la même longueur d’ondes. Et elle a décidé de voler de ses propres ailes. Il a donc recruté une nouvelle vocaliste. Quid de la remplaçante, alors ? L’A38 est plongée dans l’obscurité. Même les écrans géants sont éteints. Les haut-parleurs crachent leurs rituelles sonorités électro ; mais la voix est beaucoup trop en retrait. A tel point qu’on dirait presque de la musique instrumentale. Edith Frances (NDR : c’est la nouvelle !) fait pâle figure dans le rôle d’Alice. Bref, les appréhensions se confirment : toutes les magnifiques chansons du premier album ont été abandonnées, car elles étaient bien trop imprégnées par la personnalité de Mrs Glass. Seule Crimewaves échappe au carnage, maigre consolation… En fin de set, « Celestica » tentera bien de nous mettre un peu de baume au cœur, mais la déception est immense. Dommage de clore ce festival par une aussi piètre prestation…

Les bagages sont prêts et l’avion décolle dans quatre heures. Il est temps de partir. Le Sziget est un événement bien à part de tout ce que votre serviteur a pu vivre dans le passé. Le temps semble comme figé sur cette île où finalement la musique n’est absente qu’entre 6 et 10 heures du matin. Le public vient de tous les horizons pour faire la fête ; et la solidarité est le maître mot. Des bars ouverts toute la nuit ou des tentes plantées à dix mètres des scènes. Une telle situation n’existe qu’à Budapest ! Côté musique, on regrettera une programmation un peu trop commerciale sur la Main Stage. Pour le reste, c’était top ! Dans l’avion, les souvenirs se bousculent et il est certain que lors de la première nuit dans mon lit, les rêves vont être colorés ! A bientôt Sziget. Et surtout, ne change pas !

(Organisation : Sziget Festival)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Roosevelt

Roosevelt

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Avant de lancer le projet Roosevelt, Marius Lauber a joué le rôle de DJ dans sa ville natale, Cologne. C'est en 2013 que le jeune Allemand publie son premier elpee sous son nouveau pseudonyme. Ces quelques morceaux lui permettent de se faire connaître et d’assurer le supporting act pour des formations telles que Crystal Fighters ou encore Hot Chip. Ce qui va lui conférer une certaine notoriété et surtout déboucher par une signature sur le label électronique ‘Greco-Roman’.

A 26 ans, Marius Lauber propose donc aujourd'hui son premier album. Eponyme, il a été produit par Chris Coady (Beach House, Futur Islands). Passé l'intro, les morceaux electro/pop hautement addictifs se succèdent. Roosevelt évolue aux confins de formations comme Hot Chip (en moins ‘rock’) et Caribou (en moins cérébral). Les lignes électro s'intercalent entre les accès de basse caoutchouteux et les riffs de guitares funky/disco. Et "Wait Up" en est certainement le plus bel exemple. Lorsqu’il pose sa voix sur son expression sonore, les plages se révèlent plus pop. Purement instrumentales, elles baignent alors dans une forme d’électro vintage réminiscente des eighties ("Night Moves").

Cet LP devrait donner un coup de boost à cet artiste allemand dont on espère une petite visite, chez nous, dans un futur proche. Car manifestement, ses concerts doivent certainement se révéler jouissifs et entraînants…

Psychic Ills

Inner Journey Out

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"Inner Journey Out" constitue le troisième album de Psychic Ills. Il fait suite à "One Track Mind", paru en 2013. Tres Warren (voix/guitare) et Elizabeth Hart (voix/basse) sont toujours aux commandes ; et pour enregistrer cet opus, ils ont invité quelques collaborateurs.

A première écoute, il faut reconnaître que cet elpee n’apporte rien de neuf. A l’instar de son patronyme, le duo new-yorkais trempe son expression sonore dans le psychédélisme. Treize titres destinés à nous plonger dans leur transe hallucinogène. Les riffs de basse sont hypnotiques et les interventions de claviers vintage frémissantes (" Back to You" et "Another Change" en sont deux excellents exemples). A tour de rôle Warren et Hart viennent poser leur voix alanguie et langoureuse sur les compos. Certaines pistes prennent une coloration davantage americana, et tout particulièrement lors des interventions d’harmonica ou de pedal steel. Des ballades acoustiques qui permettent de s'échapper un instant (notamment sur "I Don't Mind") de cet univers vaporeux. Le long playing recèle également deux plages strictement instrumentales. Elles sont tout à fait dispensables.

Quoique de bonne facture, cet "Inner Journey Out" devrait passer comme une météorite. Son psyché/rock est chatoyant, mais sans grande singularité. Il risque donc de disparaître aussi vite, qu’il n’est apparu… 

 

Sam Beam & Jesca Hoop

Love letter for fire

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Ce n'est pas la première fois que Sam Beam, mieux connu sous son pseudo Iron and Wine, se lance dans une collaboration. Sa précédente ? Elle remonte à l’an dernier, avec Ben Bridwell, le chanteur de Band of Horses. La plus notoire ? Elle date de 2005, auprès de Calexico. Le songwriter a donc choisi Jessica, aka Jesca, Hoop comme partenaire. La chanteuse folk américaine jouit d'une certaine notoriété au pays de l'Oncle Sam. Elle aussi coopère régulièrement. Peter Gabriel et Tom Waits figurent parmi les mythes qui l’ont invitée. Et puis également des formations comme Shearwater, Wilco ou encore Willy Mason. Au fil du temps, ces deux artistes sont devenus de grosses pointures du folk yankee. Faut dire que vu leur cv long comme le bras…

Pour enregistrer "Love letter for fire", les deux folkeux se sont entourés d'une belle brochette de musiciens parmi lesquels on épinglera la présence du percussionniste Glenn Kotche (Wilco) ou encore du violoniste Eyvind Kang (aperçu aux côtés d'Animal Collective mais également de The Decemberists). Quant à la production, elle a assurée par Tucker Martine (Sufjan Stevens, Modest Mouse, ...) Du beau monde quoi…

Pas de grosse surprise, néanmoins, à l’écoute de cet elpee. La musique proposée par Sam Beam et Jesca Hoop baigne dans le pop/folk. La voix paisible du barbu et celle gracieuse et maîtrisée de Jesca se conjuguent à la perfection. Et parviennent à atteindre leur pic d’intensité tout au long de "On Way to Pray" ainsi que sur "Know the Wild that Wants You". Les arrangements sont eux variés et impeccablement dosés. Cependant, tout au long de ce disque, on se rend compte que Sam prend son pied en s’investissant au cœur de morceaux plus accessibles, aux accents nettement plus folk. Chez Iron and Wine, son répertoire est manifestement superbe, mais le plus souvent il est à la limite de nous plonger au sein d’un état de léthargie. Les 13 plages de "Love letter for fire" nous tiennent constamment en éveil. "Chalk it up to Chi" se distingue par son refrain plus pop. Mais s’il fallait mettre en exergue un seul titre, on choisirait le superbe "Valley Cloud", véritable hymne à la nature.

Bref, si "Love Letter for Fire" n'est pas de nature surprenante, il reflète tout fait le talent des deux protagonistes.

Et si vous souhaitez le vérifier, rendez-vous au Botanique ce 9 septembre, date à laquelle le duo se produira. 

 

Scour

Scour (Ep)

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‘Scour’ : cinq lettres derrière lesquelles se cache le retour de Phil Anselmo (ex-Pantera, Down, Superjoint, Phil Anselmo & The Illegals). Faut dire que début 2016, il avait rencontré quelques déboires, à cause d’un salut nazi exécuté en fin de concert. Un geste que le chanteur regrettera très vite, invoquant l’absorption d’une trop grande quantité de vin. Quoi qu’il en soit, après avoir été discret pendant plus de six mois, Phil Anselmo a remonté un nouveau side-project (un de plus !) en compagnie de John Jarvis (Pig Destroyer), Derek Engemann (Cattle Decapitation), Chase Fraser (Continuum, Animosity, Decrepit Birth) et Jesse Schobel (Strong Intention). Un coup d’œil à la cover de cet Ep éponyme ne laisse guère planer de doutes : des lettres blanches étriquées inscrites sur un fond noir, l’homme fort de la Nouvelle-Orléans a décidé de retenter l’expérience Black Metal, vingt-deux ans après l’avoir pratiqué sur un autre side-project, Christ Inversion.

Qu’en dire ? Il faut savoir qu’Anselmo n’est généralement pas de ceux qui se contentent de faire du surplace et a plus d’une fois démontré qu’il préférait aller taper de la pioche dans les roches du Metal extrême. Mais… il semble apparemment ne pas avoir trouvé le bon filon cette fois-ci. Contrairement à son habitude, c’est sur une assiette d’un plat réchauffé que le met nous est ici servi. « Dispatched », premier morceau, commence très fort : cinq coups de cymbales et la machine s’emballe à coup de double pédale et de riffs longs et froids. Telle… une belle copie de Dark Funeral de l’époque « Diabolis Interium »… c’était, il y a déjà quinze ans. S’en suivront six titres du même acabit : du bon Black Metal, alternant entre rapidité d’une puissance dévastatrice et temps plus calmes et oppressants, mais absolument rien de neuf sous le soleil noir.

À tel point qu’on ne peut s’empêcher de reconnaître que le soufflet de ce premier Ep retombe prématurément. Qu’on ne s’y méprenne pas : le contenu est bon, mais certes pas digne d’un Phil Anselmo capable de nous entraîner à travers des sentiers jusque là restés inexplorés. Une tentative de rentrer à nouveau dans le monde musical en empruntant la petite porte ? Ou tout simplement l’envie de se faire plaisir sans spécialement chercher à réinventer la roue ?