Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels des années 60, l’âme vibrante de la Motown, et l’improvisation subtile du jazz. Formé de sept musiciens passionnés, le groupe (qui se prononce Denver) propose une musique à…

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Reverend Freakchild

Illogical Optimism

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Etabli aujourd’hui à New York City, Reverend Freakchild est diplômé de l’Université de Boston, en philosophie et religion. C’est à cette époque qui monte son premier groupe, Bananafish. Sa culture musicale est bien ancrée dans le blues. Et à travers ses projets, il ne cesse de l’explorer.  

Intitulé "Blues & Spitiruals", son premier opus remonte à 2001. Et sa dernière, "Hillbilly Zen-Punk blues", à avril 2015. Pour graver son sixième elpee, il a fait fort, puisque "Illogical optimism" est triple ! Sous-titré "Odds, ends and other amazingness", le premier réunit quinze reprises préparées à la sauce Freakchild. Baptisé "Everything is now", le deuxième propose différents mixages de la même compo. Enfin le troisième, "Kairos", n’est pas un disque du Reverend, mais d’un ami, Ramblin’ Jennings.

Le premier volume est excellent. Il s’ouvre par une reprise somptueuse d’"Imagine" de Lennon. Reverend la chante à la manière de Lou Reed. Une version très saisissante, illuminée par des cordes immaculées. Le "Hey Pocky A-way" des Meters baigne dans le style New Orleans. Piano, batterie et cuivres participent activement à cette fête du rythme. "I still have joy" nous entraîne dans l’univers du gospel. Et quelles voix ! La cover du "Cryin’ Holy unto the Lord" de Bill Monroe vire au country. Guitare en picking et orgue se taillent ici la part du lion. Il s’attaque brillamment au répertoire de Bo Diddley, et tout particulièrement à son "Who do you love". A celui de Bob Dylan, dont le "All along the watchtower" est traité à la sauce reggae, nonobstant la guitare déjantée. Il se réincarne en John Lee Hooker, quand il aborde le boogie "Shark Boogie". Country punk, "Pretty Boy Floyd" raconte les aventures d’un ancien braqueur de banques. Il n’oublie bien entendu pas les chantres du country/blues d’avant-guerre. En s’autorisant des version décoiffantes du "See that my grave is kept clean" de Blind Lemon Jefferson, du "Hell hound on my trail" de Robert Johnson et du "Death don’t have no mercy" de Rev Gary Davis, qu’il souligne d’une intervention de flûte primitive. Il se met même à iouler sur le nerveux "Big Mouth blues" de Gram Parsons. Son ami Hugh Pool, l’épaule à l’harmo, sur la cover impeccable du "Yer blues" de John Lennon (Plastic Ono Band).  

Le deuxième compact disc recèle donc douze versions différentes –funk, reggae, punk, rock, hillbilly, krautrock, etc.– d’"Everything is now". Deux sortent quand même du lot : la ‘Low Society Remix’, caractérisée par la slide bien métallique, et une basiquement blues, qualifiée de ‘DJ Billy E’, rehaussée par la présence d’un harmonica. Sans quoi, on y rencontre également plusieurs pistes assez planantes, un ‘Dream-like Nature remix’, un long trip spatial de plus de 8’ et une finale qui pourrait servir de bande son instrumentale pour un court-métrage !

Enfin, le prêcheur floridien a donné carte blanche à Ramblin’ Jennings pour graver le troisième cd. Ce dernier y propose un country/blues assez personnel. Naturellement puissante, sa voix est excellente. Il manifeste beaucoup de présence lors des titres les plus nerveux ; à l’instar de "Safe in the storm", "I saw a wheel", "Livin’ and dyin’" et "Last train blues". Particulièrement lents, "Please send me" et "Silver sandals" transpirent de vécu. Dans le même registre, il opère un dialogue avec l’harmonica sur "Sinner blues", dans un style proche de Sonny Boy Williamson 2. Et le traditionnel "John the Revelator" est interprété a cappella. Ce type est un véritable passionné !

 

Al Lerman

Slow burn

Écrit par

Al Lerman est multi-instrumentiste. Producteur également. Il milite au sein du groupe Fathead ; ce qui ne l’empêche pas de se réserver un carrière parallèle en solitaire. Il est pro depuis plus de 40 ans. Brillant à l’harmonica et au saxophone, il est loin d’être un manchot sur sa guitare. Il chante aussi. Au cours de sa jeunesse, il a eu l’opportunité de partager la scène en compagnie de grands noms du blues, comme Muddy Waters, Willie Dixon, Sunnyland Slim et un autre souffleur de renom, Carey Bell. Sa discographie est impressionnante. Ses deux albums solos les plus récents remontent à 2012 et 2013. Ils s’intitulent respectivement "Crowe River Blues" et "Live @ the Acoustic Grill". Il a fondé Fathead en compagnie du bassiste Bob ‘Omar’ Tunnoch, en 1992. Le combo a publié neuf elpees, dont le dernier, "Fatter than ever", date de 2014.

Les sessions d’enregistrement de "Slow burn" se sont déroulées à l’‘E-Room’ de Toronto. Pour plusieurs plages, il a reçu le concours de la section rythmique de Fathead, soit le bassiste Bob Tunnoch et le batteur Bucky Berger. Le bassiste Alec Fraser (ex-membre du backing group de Jeff Healey) et le drummer Al Cross, assument ce rôle sur le reste du long playing. Al Lerman se réserve le lead vocal, joue de l’harmonica et se consacre aux grattes, tant acoustique qu’électrique. 

Imprimé sur un tempo soutenu, "Don’t push your mess on me" ouvre la plaque. Doublée par celle de Jana Reid, la voix d’Al est plutôt frêle mais expressive. Il se permet un premier envol, tout en délicatesse, sur son harmo. "It takes me all night long" nous entraîne au cœur des swamps louisianais. Un blues intimiste, cool, un peu sinistre, au cours duquel la musique à bouche est balisée par les cordes acoustiques. Roots/blues, "Bad luck blues" est aussi flemmard. Lance Anderson siège derrière le piano électrique. Le refrain est repris en chœur par les musicos. "Gonna have to wait" est toujours bien laidback. Les interventions de guitare sont parcimonieuses. L’harmonica se révèle particulièrement expressif. Bien rythmé, "Now that your man’s gone’" produit un léger funk. La voix s’affirme au sein de cette atmosphère très bien rendue. Caractérisé par ses rythmes syncopés, entretenus par les percus d’Alec Fraser et le piano d’Anderson, "Totally out of Whack" nous emmène dans les rues de New Orleans. Des ivoires dominent le blues dépouillé "Younger man than me". "Anyway you want" élève le tempo. Les musicos chantent en chœur. Mr Leeman est parfaitement à l’aise pour souffler dans son harmonica. Blues primaire, dépouillé, "Tatoo like you" macère dans un climat ténébreux. Faut dire que les percus de Fraser sont particulièrement lugubres… Kokomo Arnold signe "Kokomo", un country/blues primaire qui nous ramène dans le delta. Lerman y signe un envol remarquable à l’harmonica. L’opus s’achève par l’indolent "Slow burn", un instrumental qu’on pourrait taxer de downhome blues…

 

Marc Lelangue

Lost in the blues

Écrit par

Marc Lelangue est issu du Nord de la Belgique. De Courtrai, très exactement. Actif dans l’univers du blues, depuis une trentaine d’années, ce chanteur/guitariste est aussi à l’aise dans l’acoustique que l’électrique. Il a publié son premier album solo, "Blues you could use", en 1992 ; un disque pour lequel il avait reçu le concours du bassiste Michel Hatzigeorgiou, du guitariste Patrick Deltenre et du batteur Thierry Gutmann. Son goût pour l’éclectisme lui permettra de graver un opus chanté dans la langue de Molière, "Glandeur nature". Et qui tient la route. Depuis, il ne cesse de rouler sa bosse ; que ce soit en solitaire ou au sein d’un groupe, sous la forme acoustique ou électrique.

Il nous revient sous un format trio. Pour la circonstance, il est épaulé par Lazy Horse, aka Raf Timmermans (mandoline, slide, harmonica), et le bassiste (ex-Slime Hunters, Healers, Electric Kings, Last Call), René Stock. Marc est hébergé chez Naked Productions, un label belge qui défend le blues local. Pas étonnant que Tee, Big Dave, Electric Kings, Stinky Lou & the Goon Mat, Hideaway, Rusty Roots, Howlin’ Bill, Fried Bourbon et les Boogie Beasts y soient signés.

Recelant 12 plages, "Lost in the blues" est partagé entre répertoire personnel, reprises et arrangements de traditionnels.

Marc ouvre l’elpee par "Empty house blues". Le tempo est flemmard. La voix, très spécifique. Un blues cool qui met déjà en exergue le talent de gratteur de Marc. Le "Forgive me please" de Tampa Red poursuit dans le même registre. La slide de Lazy Horse est bien mise en exergue. Marc se consacre aux cordes rythmiques et René à la basse acoustique. "Send my body to Bourbon Steet" est signé par son compatriote Jean-Pierre Froidebise (ex-Such A Noise). Chaleureuse, la voix s’impose au sein de ce climat néo-orléanais. Les solistes se libèrent : Marc à la guitare et Lazy Horse à la mandoline. Une autre cover de Tampa Red : "You missed a good man". Lazy Horse y brille sur son bottleneck. Et du célèbre duo de country blues, Brownie Mc Ghee et Sonny Terry : "Don’t pity me". Lazy Horse est passé à l’harmonica pour une adaptation vivifiante du "Walk on" de Brownie Mc Ghee. "Too lazy" est un blues lent minimaliste. Tant les interventions à la basse de René, celles au papier émeri de Lazy Horse, que la voix tellement intimiste de Mr Lelangue, rivalisent de sobriété. Leroy Carr signe "In the evening", un grand classique du blues. La nouvelle version est respectueuse de l’originelle. La cover du "Mississippi heavy water blues" de Barbecue Bob (NDR : ce spécialiste du Piedmont blues primitif a composé ce titre vers 1930) libère énormément d’intensité. "Take me back" est également issu de la même époque. Un traditionnel, en général, attribué à Frank Stokes. Lazy Horse injecte énormément de feeling dans les cordes de sa mandoline. "The road to recovery" reflète le parcours authentique de Marc. "I’ll stay right here" clôt l’elpee. Une reprise issue de la plume de Manuel Gonzales et Ruben Guaderrama, deux membres issus d’un roots band aux influences latines, The Blazers. Et elle est brillante.

 

Isaiah B. Brunt

A moment in time

Écrit par

Chanteur/guitariste et producteur, Iasiah B. Brunt est issu de Sydney, en Australie. A l’instar de son précédent opus, "Just the way that it goes", sorti en 2015, il a enregistré "A moment in time", à New Orleans.

L’album s’ouvre par l’excellent "Still waiting". La rythmique est nonchalante. Le piano de Mike Lemmler campe d’abord. Puis l’orgue de George Porter Jr entre dans la danse. La voix de Iasiah est cool. Discrètement, la slide de Brunt s’impose ; ce qui permet ensuite aux cuivres (Jeffery T Watkins au saxophone et Ian E Smith à la trompette) de prendre leur envol. "Singing the blues" adopte un tempo similaire. Les ivoires de Lemmler s’intègrent parfaitement dans l’ensemble. Chaleureuse, mais singulière, la voix est proche de celle de John Mayall. Quoique cool, "That place on the road" élève quand même un peu le tempo. Chaque instrument est parfaitement mis en place ; et tout particulièrement l’orgue Hammond ainsi que la slide. Et Smoky Greenwell, citoyen de New Orleans, en profite pour signer une intervention impeccable à l’harmo. "Lost Jacket blues" évolue sur un tempo vivace. Un r&b enrichi de cuivres ; et au cours duquel Watkins prend un billet de sortie au saxophone. La basse de Porter Jr. balise le plus funkysant "May I dance for you". Sarah Burker se charge de la réplique vocale. La gratte du leader et le saxophone entament un dialogue. "Travel back in time" nous plonge au sein du jazz néo-orléanais d’une certaine époque. Tuba Steve délimite les lignes de basse à l’aide de son sousaphone. Les interventions aux drums de Doug Belote entretiennent une ambiance réminiscente du Carré Français. Invité, James Evans se libère sur sa clarinette. "Party late all night" baigne au sein d’une atmosphère festive ; une invitation à la danse au cours de laquelle Iasiah force la voix, alors que Watkins brille encore au saxophone. L’orgue Hammond alimente le climat paresseux de "Same old road". Miss Sarah Brunt épaule une nouvelle fois son époux au chant. La slide gémit quelques accents. Et c’est dans une même atmosphère, indolente, mais empreinte de sérénité, que l’opus s’achève. "A moment in time" bénéficie d’une superbe mélodie. Ian E Smith se consacre au flugelhorn. David Stocker, au mellotron. Et ce dernier communique une densité et une forme d’esthétisme à l’expression sonore…

 

The Black Circles

Undone

Écrit par

Si dans le passé, l’Albion a enfanté un nombre incalculable d’excellents musiciens et groupes dans l’univers du blues, au fil du temps, cette scène a souffert d’un manque de renouvellement. Aussi, difficile de dissimuler sa satisfaction, quand on apprend qu’un duo contemporain bien britannique est vraiment digne d’intérêt. Issu de Warrington, il réunit le bassiste Martin Saunders et le chanteur/guitariste Sam Bratley. Ce dernier reconnaît pour maîtres, Stevie Ray Vaughan, Buddy Guy, Freddie et Albert King. Régulièrement, en ‘live’, il est soutenu par l’ex-Hoax, Mark Barrett, aux drums. The Black Circles avait publié un Ep intitulé "From the Top", en mars 2015. "Undone" constitue donc son premier opus. Lors des sessions, le tandem a également bénéficié du concours de Phil Wilson à la batterie et aux percussions. En outre, ce dernier, Martin et Sam coproduisent l’elpee. Mais également d’un autre ancien gratteur de Hoax, Jess Davey, qui se charge également des parties de claviers, et tout particulièrement de l’orgue Hammond.

"One big lie" ouvre la plaque. Epaulé par celle de la choriste, Cat Fullbrook, la voix de Bradley est séduisante. Bien sentie, la guitare se libère aisément avant de monter en puissance, entre les interventions vocales. Et cet envol de cordes est impressionnant, tout au long du shuffle, digne de Vaughan, "She’s dynamite", une piste balisée par la section rythmique particulièrement solide. L’orgue Hammond de Davey tapisse judicieusement "Don’t mean a thing", un titre indolent, trempé dans la soul, au cours duquel les voix conjuguées de Sam et de Cat Fullbrook se révèlent très expressives, alors que hantée par BB King, la guitare ne concède que des notes parcimonieuses. Blues lent attendu, "Stop acting this way" transpire de classe. La guitare est dramatique, intense, chargée de feeling, alors que l’orgue Hammond nappe l’ensemble de ses tonalités chaleureuses. Brillant ! "I’m leaving" macère dans le blues du Mississippi. La batterie est autoritaire, mais primaire. Particulièrement amplifiée, déjantée, sauvage, la gratte entre au cœur d’un véritable délire. Bien nerveux, "Hard times" est un autre shuffle. Excellent, il est toujours abordé dans l’esprit de Stevie Ray Vaughan. Une légende dont le spectre hante également l’intense "Gypsy girl". Encore que celui de Jimi Hendrix, période Experience, semble lui emboîter le pas ; surtout quand l’artiste force quelque peu sur les pédales. "Drifting" constitue une parenthèse roots. Un blues qui nous entraîne dans le delta. La voix domine son sujet, face aux cordes acoustiques et au dobro, dont les sonorités sont bien métalliques. Blues lent, "Bad luck" concède des accents tragiques. Chargées de feeling, les notes sont dispensées parcimonieusement. En arrière plan, l’orgue Hammond tisse sa toile. A cet instant, la formation n’a jamais été aussi proche du SRV. Souvenez-vous de l'inoubliable "Tin Pan Alley". Superbe ! Et on retrouve le fantôme de Jimi Hendrix tout au long de la finale "Left behind", une piste au cours de laquelle le refrain est repris en chœur. Manifestement, The Black Circles prend dignement la succession de The Hoax… 

 

Arno

Human Incognito

Écrit par

Celui dont la filiation avec Higelin et Tom Waits est proche, prouve une fois encore qu’on peut exister musicalement dans le plat pays depuis une bonne trentaine d’années et réinventer un art majeur.

En publiant « Human Incognito », Arno revient sur des fondamentaux ! Aucune fioriture, aucun excès. Exit claviers et autres synthés utilisés (maladroitement) dans le passé. Place ici aux instruments organiques.

Enregistré à Bruxelles par Catherine Marks, mixé à Bristol et produit par John Parish (PJ Harvey, Eels…), cet opus se veut résolument rock dans son ensemble ! Il est plutôt relevé ! On y décèle ci et là une pointe bluesy ou électro, à l’instar du percussif « Please Exist ».

Quelques jolies ballades viennent compléter ce joli tableau « Je veux vivre » ou encore « Sant ». Le spectre de Gainsbourg plane étrangement à l’écoute de « Dance like a goose ».

Le mélange des genres dépeint un tableau sobre, mais coloré ! Les compositions font la part belle au français et à l’anglais !

Ce « Vieux fils de pute », référence à la sublime plage titulaire, nous gratifie d’un jouissif des plus intéressants, sans jamais tomber dans la facilité ou la mièvrerie ! Ou comment marier utopie et poésie sur fond de second degré (‘Je veux vivre dans un monde où mon foie arrête de pleurer’). L'être humain l'inspire beaucoup et reste au centre de ses préoccupations.

La voix profonde et rocailleuse de l’Ostendais apporte une certaine rondeur à un son susceptible parfois de devenir crasseux, mais qui bénéficie d’une maîtrise exemplaire. L’accent flamand corrosif (et les postillons que l’on imagine nombreux) ponctuent toujours autant chacune des syllabes. Un peu sa marque de fabrique me direz-vous…

Sans doute un peu plus commercial dans son approche que certains de ses précédents (quoique !), cet LP reste quand même éloigné des stéréotypes radiophoniques de ce XXIème siècle, sans tomber pour autant dans une forme élitiste aveuglante !

Le gaillard reste fidèle à lui-même et à ses principes, tout en conservant une forme de liberté non conventionnelle, référence à « Une chanson absurde », où il nous gratifie de situations granguignolesques, mais tellement amusantes !

Rapidement addictive, la musicalité d’Arno, grave et attachante, traverse les âges et les frontières tout en conservant une ligne de conduite immuable depuis tant d’années. Une musique de qualité ! Humaine, fragile et à fleur de peau !

Une belle réussite !

 

A Giant Dog

Pile

Écrit par

A Giant Dog a donc publié son troisième opus, « Pile » chez Merge (Destroyer, Arcade Fire, M.Ward, Lambchop,…) ; une formation texane (NDR : elle est originaire d’Austin) qui cherche à ressusciter le punk/rock des 70’s. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’elle reconnaît pour influences majeures, les Ramones, les Stooges ou encore le Velvet Underground.

L’elpee a été mis en forme par Mike McCarthy (Poliça, Spoon, ...And You Will Know Us by the Trail of Dead, …) ; et il est parfaitement parvenu à capter l’énergie débordante de la blonde Sabrina Ellis. Mais aussi à la restituer. Les plages de « Pile » allient simplicité et efficacité, surtout à travers les refrains. Le quintet ne cherche jamais midi à quatorze heures. Des morceaux comme « Sleep When Dead » ou « Creep » flairent la bière et suintent de transpiration. Rien de tel pour se réveiller de bon matin ! Les Américains n’hésitent cependant pas chercher d’autres ouvertures. A l’instar de « King Queen », véritable morceau de rock’n’roll ‘old school’. Ou tout au long de la ballade « Get With You and Get High ». Et même sur l’excellent « Jizzney », une piste sculptée dans le psyché/folk.

A défaut d’être original, ce troisième essaie constitue un joli ballon d’air frais. Il y a peu de chance qu’il rejoigne les œuvres incontournables ; mais une chose est sûre, il procure de bonnes sensations.

 

Dylan Wickens

Hi Lo-Fi

Écrit par

Canadien, ce chanteur/guitariste est à la tête d’un trio blues/rock. Il a ainsi baptisé sa section rythmique, de Grand Naturals. Elle est constituée du bassiste Dennis Pinhorn (ex-Downchild) et du batteur Al Webster (ex-Jeff Healey Band, Colin James, Long John Baldry). L’équipe avait déjà publié un premier elpee en 2010, "Tattoo black". Dans le style, le line up est idéal, afin d’atteindre un résultat optimal. Un peu comme The Cream, à l’époque glorieuse des sixties.

En ouverture, "Foolish heart" est un titre puissant. La slide est bien mise en exergue. La voix de Dylan colle bien à son répertoire. La section rythmique est parfaitement soudée. "Love & lust" est à la fois contaminé par le funk et le swamp rock. A l’instar du légendaire Creedence Clearwater Revival. "Run sister" lorgne indiscutablement vers The Cream. La ligne de basse s’inspire évidemment de Jack Bruce. Et la coloration blues est accentuée par la présence d’un des meilleurs harmonicistes canadiens, Tortoise Blue. Ses interventions classieuses incitent Wickens à tirer le meilleur de ses cordes. Tortoise est passé à l’orgue Hammond pour "Calamity Jane", un blues/rock classique, cool, que chante parfaitement Dylan. Il signe une introduction hantée par Albert King sur "Fall apart". La six cordes est lumineuse ; et soutenue par la basse puissante de Pinhorm, elle s’envole vers les sommets. La batterie de Webster adopte un tempo discrètement funky sur "She’s back in town", une piste indolente au chant presque déclamatoire, dont l’atmosphère n’est pas sans rappeler Jimi Hendrix. "Your other man" est une plage volontairement primaire, brute de décoffrage. La ligne de basse est à nouveau imparable. La voix de Wickens toujours aussi impeccable. La compo monte progressivement en puissance jusqu’au –trop court– bouquet final. Dans le même registre, "Rock bottom" nous entraîne dans le delta. La basse est encore largement amplifiée et la guitare créative. La dernière plage a été immortalisée en ‘live’. "In my time of dying" reflète bien le potentiel du trio, en public. Les trois musicos chantent en chœur. Accrocheuse, rageuse, douloureuse, la slide est poussée dans ses derniers retranchements…

 

Black Mirrors

Le miroir aux seventies…

Écrit par

Le Brabant Wallon manque singulièrement de salles de concerts. Il y a bien le Moulin Fantôme à Tubize, mais pour le reste, c’est un peu le désert. Aussi, votre serviteur ne pouvait manquer l’inauguration d’un nouveau site destiné à accueillir ce type d’événement. Le Zik Zak a donc élu domicile à Tubize. Bien vu, car la région regorge de talents nouveaux. Surtout dans l’univers du pop/rock. Et puis d’une capacité de 300 personnes, l’endroit est suffisamment isolé pour éviter les problèmes de voisinage. Enfin, il bénéficie du concours d’un ingé-son pro, Olivier Delescaille (NDR : c’est le guitariste chez Beautiful Badness). Bref après le vernissage –au cours duquel on a croisé pas mal de connaissances issues du milieu– place à la musique…

Z ouvre les hostilités. A son actif, un Ep six titres. Mister Woody (alias Matthieu Van Dyck), content d'être présent, va prendre plusieurs bains de fosse pour mieux imprégner le public de son énergie toute communicative. Un petit hic, le son, un rien trop fort, empêche votre serviteur de comprendre les paroles des chansons. Heureusement, derrière les manettes, Oli veille au grain et règle très vite ce léger problème. Le drumming de Jay (Jerry Delmote) est tribal, instinctif, mais distinct, la ligne de basse tracée par Mich’ (Michel Vrydag) est fluide. Une section rythmique qui se révèle, en outre, implacable et parfaitement en phase. Et les riffs de gratte dispensés par Dweez (Morgan Tuiziz) sont saignants. Du rock pur et dur, chargé de testostérone, mis au service de mélodies entêtantes, obsédantes ; des mélodies pilotées par la voix de Woody. De son répertoire, Z va puiser 4 plages de son Ep et proposer quelques nouvelles compos. A suivre de très près…

Setlist : « Got A Mission », « Diamonds », « YYY », « Into The Wilde », « Sweet Fruit », « El Fush »,  « Right There » ,« War Machine », « No Loose Behavior », « Voice / Fist », « Mozarella ».

The Banging Souls, c’est le nouveau side project de Gaëlle Mievis (BJ Scoot, Sirius Plan). Un trio namurois au sein duquel Gaëlle se consacre au chant et à la gratte semi-acoustique, Ludwig Pinchart à l’électrique et Pitt Abras aux drums. Ils se connaissent depuis plus de 15 ans et ont accompli leur propre parcours musical avant de lancer ce nouveau challenge. A leur actif un Ep 4 titres disponible sur les plateformes de téléchargement légaux. Il y a de la technique, du métier et de la sueur, bref un fameux bagage, chez ces 3 artistes.

Le rock délivré par la bande à Gaëlle est musclé, décape et décoiffe en même temps. Bref, il est brut de décoffrage. Et tout particulièrement en ‘live’. Pourtant, il semble que le combo cherche encore son créneau, hésitant entre un stoner burné et un métal dévastateur. Quoiqu’il en soit, la voix de Gaëlle est hargneuse, vindicative, même si les racines de cette artiste sont surtout blues. En fait, elle utilise sa voix comme un instrument. Certaines compos nous replongent carrément dans les 70’s. Les solos de gratte dispensés par Ludwig sont limpides et caustiques. Le drumming est métronomique.

« A Change » ouvre le set. Féline, Gaëlle vous incite à vous bouger le popotin. Trois brûlots vont nous entraîner dans le Sud profond, quelque part entre le delta du Bayou et le Texas. Ce southern rock est même réminiscent de ZZ Top. Si les nouvelles compos sont particulièrement jouissives, on épinglera la cover imparable du « Black Betty » de Lead Belly, un titre popularisé par Ram Jam, en 1977, et le blues solide, huileux, graisseux même, « Race », morceau qui a achevé la prestation…

Setlist : « A Change », « Back To Roots », « Whisper », « The Call », « Seeds », « I Love RNR », « Queen », « Be », « Black Betty », « I Got A Woman », « Race ».

Le Zik Zak ressemble maintenant à une véritable fournaise. A point pour entamer le concert de Black Mirrors. Telle une squaw –mais sans les plumes– dont le visage a revêtu ses peintures de guerre, Marcella Di Troia grimpe sur les planches. Elle est constamment prête à déterrer la hache de guerre. Et vous fusille du regard. Puissante, sa voix peut rappeler celle de  Janis Joplin. Sur le podium, elle occupe tout l'espace. Et ose même affronter l’auditoire, dans la fosse.

Elle est bien entourée par son fidèle guitariste Pierre Lateur, le bassiste Ludwig Pinchart (un polyvalent du manche) et un nouveau drummer, Nicolas Scalliet, que Marcella décrit comme un solide bûcheron, capable de dévaster ses fûts, sans tronçonneuse, ni merlin. Mais en se servant de ses baguettes. Pierre semble hanté par Jimi Hendrix. Ses solos sortent des sentiers battus. Et le nouveau single, « Funky Queen », un morceau qui ne manque ni de peps, ni de musicalité, confirme la recherche d’originalité de la formation. Bref, si le stoner très seventies de The Black Mirrors est toujours aussi susceptible de déraper dans le blues, le rock, le garage ou le métal, il est aussi capable de s’ouvrir de nouveaux horizons. Une belle preuve de maturité nouvellement acquise. On attend d’ailleurs impatiemment la sortie du premier album…

Setlist : « Shoes For Booze », « Funky Queen », « The Mess », « Control », « Mind Shape », « Drop D », « Canard », « Make The Same », « Till The Land », « Burning Warriors», « Things Go Up ».

(Organisation : Zik Zak)

EL VY rejoint la campagne anti-Trump

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La campagne présidentielle déchaine les passions et inspire le monde de la musique. Il y a deux semaines était lancé le projet 30 jours/30 chansons. Une campagne musicale contre les idées du candidat républicain Donald Trump. C’est au tour du groupe EL VY de contribuer à cette campagne avec une chanson intitulé «  Are These My Jets » et un clip sous forme de jeu vidéo, disponible ici .

 

Pour connaitre les autres artistes et groupes qui contribuent à cette action, cliquer ici .

Olivier Juprelle passe "10h dans le noir" à Pékin

Écrit par

Pour marquer le coup de sa tournée en Chine, Olivier Juprelle publie un nouvel album. Ce "Sinomaniaque" réorchestre, en version électronique, son répertoire tout en proposant deux inédits. Le premier, "Dix heures dans le noir", se dévoile dans un clip réalisé par le chanteur lui-même. Les rues de Pékin, un homme amnésique ou une femme nue avec un serpent sont autant d'éléments à y retrouver. 

Tracklist de "Sinomaniaque" à écouter d'une seule traite puisque des sons enregistrés se glissent entre les différentes pistes:

1. Six cents lunes
2. La fin du monde
3. Les amants passagers
4. Chagrin délicieux
5. Dix heures dans le noir
6. Ce matin, j'ai trente ans
7. Ni dieu, ni maître
8. C'est l'printemps

 

 

L’album « Black Love » des Afghan Whigs’ a 20 ans!

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En 1996, les Afghan Whigs revenaient de leur succès mondial de leur album “Gentlemen”. Après avoir fait une tournée mondiale et avoir été sur tous les fronts médiatiques, le groupe lance un nouvel album «  Black Love ». Loin d’être une suite de «  Gentlemen », l’album est un tournant et montre au monde la réflexion et la maturité des talents d’auteur-compositeur du leader Greg Dulli.

20 ans après, le groupe fête cet accomplissement  au travers d’une édition spéciale qui sera mise en vente le 25 novembre  soit le jour du vendredi noir.  Les fans auront le choix entre une version  avec  un double CD, un triple LP  ( uniquement disponible dans les Indie Record Stores)  ainsi qu’une version digitale.  Peu importe la version choisie, ce sera l’occasion de redécouvrir les 11 titres originaux remasterisés  et de découvrir 9 enregistrements jamais diffusés avec notamment  des versions acoustiques et un solo de piano.

Un album au background particulier  

En 1996, Black Love est le cinquième album studio du groupe.  Si il marque tant les esprits, c’est parce que la musique a été inspiré par l’idée de Greg Dulli de faire un film noir. Si le film n’a jamais vu le jour, l’album lui porte des notes sombres au travers de ces chansons. Certains titres sont inspirés par le script de «  The Million Dollar Hotel » ou la vie du chanteur David  Ruffin.  Le Billboard’s Magazine avait qualifié l’album comme «  une épopée  où Greg Dulli dépeint des scènes urbaines de moments de tentations et de troubles. Tout en déclarant que l’album  était  romantique avec un grand R ».

Un pas dans le passé et un vers l’avenir

L’édition spéciale de « Black Love »  n’est que le début du retour du groupe. Après deux ans d’absence, les Afghan Whigs  sont en studio pour  travailler sur leur  huitième album.  Pour suivre toute l’actualité du groupe , il vous suffit de cliquer ici .

 

"Il y a des nuits" pour Olivia Ruiz

Écrit par

Olivia Ruiz propose quelques amuse-bouche en attendant la sortie de son album "A nos corps aimants" le 18 novembre. Après "Mon corps, mon amour" , elle dévoile un deuxième titre intitulé "Il y a des nuits" . Un morceau qui n'est pas sans rappeler le passé de "Miss Météores" de la chanteuse française. Avec le côté plus sombre des nuits probablement.

 Olivia sera chez nous à l'Ancienne Belgique le 4 avril 2017.

Wilco

Le rock n’est pas mort ! La preuve par Wilco…

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Après avoir accordé un remarquable concert, dans le cadre du dernier Cactus, à Bruges, Wilco était de retour à l’Ancienne Belgique, ces 27 et 28 octobre. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les deux dates étaient sold out. En deux jours, la formation chicagoan a donc attiré 4 000 spectateurs. Et il faut avouer qu’à l’intérieur, c’était blindé de chez blindé. Mais –et il faut le souligner– la foule était constituée d’un public multigénérationnel. Le rock n’est pas mort ! La preuve par Wilco…

Wilco a gravé deux albums en 2016. Le plus électrique « Star Wars », en juillet et le plus acoustique « Schmilco » en septembre. Deux disques épatants qui s’inscrivent pourtant dans des styles diamétralement différents. Ce qui avait donc poussé votre serviteur à aller revoir la formation en ‘live’. Plus étonnant encore, la set list du 27 est différente de celle du 28 octobre ; et c’est ainsi tout au long de sa tournée. De quoi encore démontrer que le groupe cherche constamment à se renouveler…

Le décor est superbe. Une forêt enchantée à multicouches est disposée sur le podium. Et le light show va plonger la scène au sein d’un éventail de climats différents. Derrière, sur la droite, il y a même un morceau de ciel. Il laisse apparaître divers tableaux : un arc en ciel, des nuages qui défilent, etc.

Le set s’ouvre par trois morceaux du dernier opus. Des chansons qui trempent dans l’americana, mais suffisamment électrifiés pour ne pas être taxées de folk. Le son est vraiment nickel ! Toujours barbu, Jeff Tweedy est coiffé de son inséparable chapeau blanc/beige. Au bout d’une dizaine de minutes, les compos commencent à prendre de l’intensité. Et notamment dès « I am trying to break your heart ». Nels Cline, le guitariste soliste, se met à bidouiller les boutons d’un pupitre et la fin de parcours se révèle complètement déstructurée. Dans la foulée, amorcé par des bruitages électro et imprimé sur un tempo krautrock, l’excellent « Art of almost » lance véritablement le show. La set list est cependant bien équilibrée, les titres les plus acoustiques servant de césure entre les plus percutants. Ainsi on retrouve Nels, assis, la gratte sur les genoux, pour jouer de la pedal steel, alors que Pat Sansone, préposé aux synthés ou à la troisième gratte, se sert d’un dobro, sur « Misunderstood ». La ligne de basse caoutchouteuse de John Stirratt et les interventions au piano électrique de Mikael Jorgensen trament « Somenone to lose », une chanson dont le tempo offensif évoque manifestement les Beatles circa « Abbey Road ». Et « We are’nt the world (Safety girl) » adopte un même profil. Pensez un peu à l’époque où Billy Preston siégeait derrière l’orgue, comme cinquième membre non déclaré. J’ignore pourquoi, mais les mélodies –parfois même en multicouches– me rappellent souvent celles des Fab Four. Sans doute à cause de ces refrains contagieux ; même si les timbres sont différents. D’ailleurs quand les voix se conjuguent en harmonie, c’est plutôt aux Byrds qu’on se met à penser (« Heavy metal drummer »). Mais comme celle de Jeff campe un hybride entre John Lennon et Mark Oliver Everett, il n’est finalement pas étonnant que le spectre des quatre de Liverpool plane régulièrement.

Autre moment fort du show, « Impossible Germany ». Imprimée sur un mid tempo, bringuebalante, cette compo permet à Nels d’étaler toute sa virtuosité sur sa six cordes. Ce qui va lui valoir une monstrueuse ovation. Derrière ses fûts, Glenn Kotche est particulièrement inventif. Se servant de baguettes différentes, suivant les morceaux, il lui arrive de secouer une maraca en même temps. Trois grattes alimentent les morceaux les plus électriques. A l’instar de « I’m the man who loves you », morceau qui finit par tourner carrément à la jam. Nels a sorti sa belle guitare blanche, à deux manches, pour l’excellent « Dawned on me ». Il en frotte même les cordes à l’aide d’un bottleneck. Jeff plaisante régulièrement entre les morceaux. Ce qui a le don de faire rire l’auditoire. Et le set s’achève au bout d’une heure trente par le contagieux « The last greats ».

Enfin pas tout à fait, car deux rappels sont prévus. Le premier s’ouvre par « Jesus etc. » ; un titre plus r&b, rogné par les claviers. Cet ‘encore’ va inclure 6 morceaux, dont le plus syncopé « Random name generator ». Généreux, Wilco va clore le spectacle par un autre morceau sculpté dans le krautrock, « Spiders (Kidsmoke) », auquel votre serviteur ne pourra assister, car son train n’attend pas. Les transports en commun ne tiennent plus aucun compte de la fin des spectacles à Bruxelles. On doit impérativement se déplacer en voiture pour se rendre dans la capitale. Sauf que pour l’instant, y circuler, c’est la galère. Et la situation n’est pas prête à évoluer. Même le soir. Et surtout en début de week-end. Les problèmes de mobilité risquent encore de s’accentuer, si les transports en commun ne tablent plus que sur la rentabilité. Et c’est encore une fois le public provincial qui va en faire les frais…

N’empêche, quelle belle soirée ; et puis quel beau pied de nez à ceux qui colportent que le rock est mort. Un bémol ? Il y avait peut être un peu trop de monde. Ce qui nuit bien évidemment au confort d’un tel spectacle. Mais c’est sans doute la rançon d’une future gloire qui s’annonce irrépressible…

Set list

1. Normal American Kids
2. If I Ever Was a Child
3. Cry All Day
4. I Am Trying to Break Your Heart
5. Art of Almost
6. Pickled Ginger
7. Radio Cure
8. Company in My Back
9. The Joke Explained
10. Misunderstood
11. Someone to Lose
12. Reservations
13. Impossible Germany
14. Happiness
15. We Aren't the World (Safety Girl)
16. Locator
17. Heavy Metal Drummer
18. I'm the Man Who Loves You
19. Dawned on Me
20. Hummingbird
21. The Late Greats

Encore

22. Jesus, Etc.
23. Random Name Generator
24. Red-Eyed and Blue
25. I Got You (At the End of the Century)
26. Outtasite (Outta Mind)
27. I'm a Wheel

Encore 2:

28. Spiders (Kidsmoke)

(Organisation : Live Nation)

 

Rien que des mauvaises nouvelles pour Helmet...

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‘Toutes les nouvelles sont de mauvaises nouvelles’, chante Page Hamilton sur son dernier single « Bad news » (voir la vidéo ici), un extrait du nouvel album qui paraîtra ce 28 octobre 2016. Intitulé « Dead to the world », il prélude une tournée pour 2017. Qui passera notamment par

08.02. – Doornroosje, Nijmegen (NL)
09.02. – De Casino, Sint-Niklaas (BEL)
11.02. – La Maroquinerie, Paris (FR)
12.02. – La Sirene, La Rochelle (FR)
13.02. – Barbey Theatre, Bordeaux (FR)
14.02. – Le Metronum, Toulouse (FR)
20.02. – Le Moulin, Marseille (FR)
07.03. – Het Depot, Leuven (BEL)
08.03. – De Kreun, Kortrijk (BEL)

Cet elpee fait suite à « Seeing Eye Dog », paru en 2010.

www.helmetmusic.com

 

 

Passenger (UK)

Un ange de lumière qui transparaît au cœur de la nuit…

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Passenger est né en 2003. Michael ‘Mike’ David Rosenberg et son ami Andrew Philips en sont les fondateurs. Mais le groupe a splitté en 2009, malgré la réalisation d’un premier elpee. Mike décide alors de poursuivre l’aventure en solitaire, en conservant le patronyme. Il choisit l’Australie comme pays d’adoption, et se produit alors régulièrement dans la rue, seul, armé de sa sèche. Ce qui va lui permettre de décrocher régulièrement des premières parties. Il enregistre même trois albums, avant de connaître un méga hit, en 2012, « Let Her Go ». A ce jour, le titre affiche plus d’un milliard de vues sur YouTube. Depuis, Passenger est de nouveau un groupe, puisque Michael a engagé des musiciens pour l’épauler. Un quatuor réunissant un bassiste, un guitariste, un claviériste et un drummer.

Ce soir, le Cirque Royal est sold out. A 18 heures, il y a déjà une file d’attente d’une cinquantaine de mètres, avant de pouvoir pénétrer dans la salle. La tournée se déroule d’ailleurs ‘à guichets fermés’, presque partout où elle passe.

Grégory Alan Isakov assure la première partie. Comme tout au long du périple de Rosenberg. Né à Johannesburg (Afrique du Sud), ce singer-songwriter a cependant émigré à Philadelphie, en Pennsylvanie. Coiffé d’un chapeau de cow-boy, cet artiste se sert d’une gratte semi-acoustique et d’une loop machine comme percus. Et elles sont bien tranchantes. Sa voix me rappelle quelque part celle d’Angus Stone. Quand à la musique, bien que trempée dans l’americana, elle est particulièrement vitaminée…

La set list de Passenger va réserver une large place aux titres de son dernier opus, « Young As The Morning Old As The Sea ». Tous les musicos disposent d’une estrade. Seul Mike, flanqué de sa gratte semi-acoustique s’installe en avant-scène. A l’arrière, on remarque la présence d’un énorme dispositif de jeux de lumières.

« Somebody's Love » ouvre le set. Un extrait du dernier LP. Empreint de douceur et de mélancolie, cette chanson nous entraîne au cœur d’un monde féerique et onirique. Les ivoires et la guitare solo y sont bien mis en exergue. Mais c’est surtout sa voix particulière qui fascine, une sorte d’hybride entre James Blunt, James Bay et Damian Rice. Dès la chanson achevée, il salue le public. Véritable perle, « Life's For the Living » permet à la gratte de Mike de s’envoler. Il introduit humoristiquement « If You Go », un nouveau morceau. Il lui arrive d’ailleurs de plaisanter longuement entre chaque titre. Projetés depuis l’arrière, les lumières sont capables d’inonder tant la scène que les premiers rangs. Impressionnant ! Pendant « 27 » (« Whispers I »), Mike incite la foule à frapper dans les mains. Moralité, on n’entend pratiquement plus les autres musicos, surtout que le son de la six cordes du leader a gagné en puissance. Mike brille autant en solo que soutenu par son groupe. Nonobstant son humilité, il parvient à transcender l’auditoire. Un geste de la main et il réagit au quart de tour. Le reprise de « The Sound Of Silence » de Simon & Garfunkel constitue le premier moment de recueillement. Le light show devient carrément aveuglant et on a l’impression qu’un ange de lumière transparaît au cœur de la nuit.

Des lumières qui passent au rouge pour « I Hate » (« All the Little Lights »). En fin de parcours, le refrain est repris en chœur par la foule, littéralement chauffée à blanc. Il attaque « Young As The Morning Old As The Sea » en solitaire et y vide ses tripes. Il n’oublie pas d’interpréter l’inévitable « Let her go ». Ce sera un autre grand moment du show. L’adaptation du « Graceland » est superbe ! Et c’est « Scare Away the Dark » (« Whispers I ») qui clôt le show. Mike est ses musicos vident les lieux. Mais le public continue de scander le refrain en attendant leur retour. Rappel que le band accordera en l’entamant par « Home », et le terminant par « Holes ».

(Organisation : Live Nation + Botanique)

 

La bouleversante ‘saulitude’ de Watine…

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Devant ce lac immobile, je n’ai aucun mobile
Pour sombrer comme je sombre à l’ombre des saules
Les diamants se portent mal sans les rivières
Et les petits ruisseaux dévalent sous mes paupières
J’étais faite pour toi comme les yeux pour pleurer
Comme une question qui brûle de n’être jamais posée

 Fin d’une histoire et je retarde
Le début d’une autre
Combien de fois faudra-t-il encore que je me vautre
Quel est le parcours Que je peux faire sans faute

 Peu importe lequel de nous a fourbi les armes
nous étions parfaits dans cette histoire de larmes

 Fin d’une histoire et je retarde
Le début d’une autre
Combien de fois faudra-t-il encore que je me vautre
Quel est le parcours Que je peux faire sans faute

 Sauf qu’un seul être me manque
Et tout se tait sans toi

 Devant ce lac immobile, je n’ai aucun mobile
Pour sombrer comme je sombre à l’ombre des saules

« A l’ombre des saules », c’est un extrait du dernier album de Watine, « Atalaye », paru en juin dernier. Il fait également l’objet d’un clip (voir ici ) réalisé par Guillaume Carayol (De Calm). Un cri de douleur poétique, mais surtout bouleversant…

https://watine.bandcamp.com/

 

 

Katel au temps du cinéma muet…

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‘On dit des rêves qu'ils sont faits ainsi, que les longues et intenses histoires que nous y vivons ne durent dans la réalité que quelques fractions de secondes’.

Par son nouveau clip, Katel continue de jouer avec notre perception du temps. Elle plonge dans les archives de films muets des années 20. Les personnages féminins incarnent très souvent les rôles principaux, tout en soufflant un vent de liberté !

Réalisé par Robi, « À l'aphélie », le nouveau clip de Katel nous replonge au sein du cinéma du début du XXème siècle. Et pour le visionner, c’est ici

https://youtu.be/rcJLAhBTO44

http://www.katel.fr/

Jean-Michel Jarre

Le jardin sidéral de Jean-Michel…

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Pas mal de monde et de mouvement près de la Plaine du Heysel. Normal, Jean-Michel Jarre s’y produit ce soir. Ce qui provoque de nombreux embouteillages avant d’arriver à destination. Il devient de plus en plus pénible de rejoindre la capitale et même d’y circuler, en voiture, même un dimanche… Avoir recours aux transports en commun ? OK ! Et comment fait-on pour rentrer chez soi, après un spectacle, quand les derniers trains sont programmés bien avant 23 heures ?

Un concert de Jean-Michel constitue toujours une expérience riche en sensations au cours de laquelle les synthés sont associés aux techniques –numériques et visuelles– les plus révolutionnaires. Grâce à ses spectacles hors norme, Jean-Michel Jarre a explosé tous les records. Le 14 juillet 1979, il a ainsi réuni un million de spectateurs sur la place de la Concorde. Et il a fait encore mieux lors des concerts anniversaires à Houston (1,5 million en 1986), Paris (2,5 millions en 1990) et Moscou (3,5 millions en 1997). En 2011, il a accordé un concert dans le cadre du mariage princier, à Monaco, concert qui a été retransmis dans le monde entier. Enfin, Jean-Michel Jarre a déjà écoulé plus de 80 millions d’albums…

Tout comme Pierre Henry, son complice au sein du GRM (Groupe des Recherches Musicales), Pierre Schaeffer, sans oublier, bien sûr, les musiciens de Kraftwerk, de Can et même de Telex, il est considéré comme un pionnier de la musique électronique. Il y a plus de 40 ans qu’il s’y est investi ; tout en tirant parti, en ‘live’, des techniques de light show les plus pointues, que ce soit en se servant des lasers et plus récemment, de la la 3 D.

Agé de 68 ans, l’artiste français est venu défendre ses deux derniers projets, « Electronica Vol 1: The Time Machine » et « Electronica Vol 2: The Heart Of Noise », parus respectivement en 2015 et 2016. Quelques artistes prestigieux ont apporté leur concours à ces œuvres, dont Pet Shop Boys, David Lynch, Moby, Jeff Mills, Rone, Massive Attack, Primal Scream, Peaches, Yello, The Orb, Sebastien Tellier, Gary Numan, Cyndi Lauper, Hans Zimmer ainsi que Laurie Anderson. Pour célébrer le 40ème anniversaire de sa sortie, il publiera bientôt un troisième volume de la saga « Oxygène ».

La tournée a été baptisée ‘Electronica World Tour’. Et elle transite donc par Bruxelles, pour un spectacle unique en salle, qui réunit l’énergie d’un méga show et la profondeur émotionnelle d’une prestation en club.

La première partie est assurée par un DJ. Seul sur scène, derrière sa table et ses machines, il balance de la techno pendant un peu plus de 30 minutes. Il ne cherche pas à créer la moindre interactivité avec le public ; se contentant d’un seul signe de la main, en fin de parcours…

Ce soir, Jarre est flanqué de deux musiciens, en l’occurrence Claud Samaud et Stéphane Gervais. Le premier est préposé aux claviers, le second à la batterie électronique. Le show démarre à 20h50 par « Intro (Waiting For Cousteau) », une entrée en matière plutôt paisible. D’immenses tentures circulant sur un rail dissimulent les trois musicos. En fait, ces rideaux servent d’écrans. Lors de ce prologue, se dessinent des formes géométriques en 3 D. Rayonnant, Jean Michel fait son apparition. A l’issue des deux premiers morceaux, « The Heart Of Noise », ‘Part 1 et 2’, il vient saluer le public et présenter le spectacle. La set list ne néglige bien évidemment les classiques « Oxygène 2 », « Oxygène 4 » et « Glory / Equinoxe 4 ». Il nous présente une composition qui lui tient à coeur, « Souvenir De Chine », écrite à bord d’un avion, lors d’un périple accompli au sein de cette république populaire. On remarque la présence d’une majorité de quinquas dans la salle, mais également de nombreux jeunes. Perspicace, le Lyonnais cherche à se tourner vers l’avenir en proposant également de l’électro plus contemporaine ; à l’instar de « Brick England », opus auquel The Pet Shop Boys avait collaboré. Mais également l’avant-gardiste « The Architect » qui renvoie la techno américaine de Détroit à la cave.

Le public jeune a la bougeotte et se lève pour danser ; soit au niveau de la table de mixage ou devant la scène, entre les rangées de chaises. La sécurité renvoie rapidement tout ce petit monde devant les tables de mixage.

Son engagement politique, Jean-Michel Jarre le rappelle à travers « Exit », une plage co-écrite en compagnie du lanceur d'alerte Edward Snowden. Un combat traduit par des images vidéo du personnage délivrant son message. Ce seront les seules images personnalisées. Lors du final, « The Time Machine », après avoir enfilé des gants –ce qui peut toujours paraître surprenant– il exploite sa fameuse harpe laser. Il ne grattera sa guitare électrique, qu’à une seule reprise. En rappel, il va nous réserver « Oxygène 17 » et « Stardust ». Un set plutôt court, mais impressionnant, surtout pour la perfection de la mise en scène et la qualité des différents instrumentistes.

(Organisation : Greenhouse Talent)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

"Il roule" le parcous du duo Souchon-Voulzy

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Alain Souchon et Laurent Voulzy se produisent ensemble en concert et interprètent tous leurs plus grands titres en duo. Témoignage unique d’une parenthèse enchantée, véritable voyage dans le temps en toute complicité, où chantent avec et en c(h)oeur des enfants de 7 à 77 ans.
 
Issu de leur album studio sorti en novembre 2014, le titre « Il roule (les fleurs du bal) » est le premier extrait de ce live qui sortira, lui, le 18 novembre.

Monsieur Toto décrit "Lucie" !

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C'est avec une grande fierté que Paperheartmusic vous présente "Lucie", le clip du projet nivellois "Monsieur Toto", issu du nouvel album "Le coeur en joie".

 

"Lucie" est le titre de Monsieur Toto qui passe le plus en radio pour l'instant. C'est donc tout naturellement que le duo a décidé d'en tirer un clip.

Nous vous proposons de le découvrir ici-même en cliquant ici .