Musiczine recherche des collaborateurs.

Tu as une très bonne connaissance musicale et tu souhaites participer à l’aventure Musiczine.net ? Tu es passionné, organisé, ouvert, social, fiable et appliqué ? Tu as une bonne plume ? Alors n’hésite plus : rejoins-nous ! Vu l’ampleur prise par Musiczine et…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

AaRON

Retour dans l’AaRONdissement de Lille…

Écrit par

Le concert d’AaRON, programmé par l’Aéronef, ce mardi 23 février 2016, affiche complet depuis des mois. Tout fraîchement revenu de Montréal, le duo pop français défend son troisième album et semble très heureux de retrouver cette salle après 5 ans d’absence dans la métropole lilloise. Au cours du set, Simon va d’ailleurs glisser cette phrase : ‘Il y a des dates que nous attendons parfois plus que d'autres, celle-ci en fait partie’...

Le supporting act est assuré par Blondino. De quoi satisfaire les quelques fans de cette formation qui s’étaient probablement déplacés rien que pour leurs favoris. Dommage que cette première partie ne soit plus assumée par Camp Claude, comme en début de tournée, baptisée ‘We Cut The Night tour’.

Après un petit intermède d’une demi-heure, AaRON (NDR : pour ‘Artificial Animals Riding on Neverland’) monte enfin sur le podium. Et attaque immédiatement le spectacle par l’hypnotique, envoûtant même, « Magnetic Road ». Excellent choix d'introduction qui permet de contrôler progressivement la mise en place des différents éléments du show.

Dont la set list va osciller entre morceaux empreints de douceur et de poésie et titres beaucoup plus electro et par conséquent dansants. Faut dire que les hits du band avaient déjà subi, lors de leur passage au Grand Mix de Tourcoing, en mai 2015, un relookage plus technologique (voir compte-rendu ici)

« Arm Your Eyes » et « A Thousand Wars » nous entraînent dans une atmosphère extrêmement mélancolique, avant que Simon et Olivier –dont la ressemblance physique est de plus en plus frappante– ne se réservent un duo sur « U-turn », compo que les deux complices maîtrisent à la perfection, en profitant même pour célébrer une forme de communion fraternelle…

L’auditoire commence à entrer dans le concert et se réveille à partir de « Blow », disposition qui se confirme tout au long de « Seeds of Gold », plage issue du deuxième elpee, « Bird in The Storm ».

Le chanteur suscite alors la réaction du public en lui accordant un espace afin de reprendre certaines paroles en chœur (NDR : ‘C’est à vous !), marque le tempo et se balance de droite à gauche (NDR : ou de gauche à droite, selon); une technique qui permet d’établir une belle interactivité entre le groupe et la foule. Pourtant, on sent le combo quelque peu fatigué ; mais son bonheur de retrouver cette scène, notamment à travers le comportement de Simon, finit par devenir contagieux.  

En rappel, AaRON va nous réserver quatre titres énergiques : « Blouson Noir », « Shades of Blue », « Little Love » et « The Leftovers » ; de quoi plonger la fin de soirée dans une ambiance dansante…

Quoique ravis, les 2 000 spectateurs avaient pourtant un goût de trop peu en sortant de l’Aéronef, dont la configuration colle moins bien aux climats mélancoliques, voire ténébreux, au sein desquels certaines chansons du band hexagonal sont susceptibles de baigner… 

(Organisation : A gauche de la lune)

Pour la section photos, c’est ici

 

 

 

Skunk Anansie

Écrit par

A l'occasion de leur passage à Paris début janvier pour la sortie de Anarchytecture, Skunk Anansie a participé à la 503ème émission de Taratata pour interpréter leur premier single "Love Someone Else" ainsi qu'un duo explosif avec Shaka Ponk sur un medley de "Super Stupid + Ace of Spades".

À noter que le concert du 10 février au Trianon de Paris était complet !

Vous pourrez néanmoins les retrouver aux côtés de Volbeat et The Hives au festival des Artefacts le 25 juin à Strasbourg.

Le live de "Love someone else" à découvrir ici !

Du cinéma à la musique, il n'y a qu'un pas ...

Écrit par

« Quand on m’a proposé Montand, j’ai dit oui instantanément ». Si l’acteur Lambert Wilson ne se sent pas influencé par l’acteur Yves Montand, il n’est pas loin de voir en lui un modèle dans la manière de chanter : « Il se sert des mots pour raconter des histoires. Nous sommes très proches dans la sensualité de l’articulation. »

Wilson chante Montand contient ainsi les grands classiques immortels comme "La Bicyclette", "Les Grands Boulevards" ou "Syracus"e, mais aussi quelques raretés comme "Les Bijoux", composé par Léo Ferré sur un poème de Charles Baudelaire, "Casse-têtes",de Gébé et Philippe-Gérard ou "Sanguine", de Jacques Prévert et Bob Castella.

La sortie de l’album est prévu pour le 12 février 2016.

Découvrez un extrait ici !

 

 

Comme un poisson dans l'eau

Écrit par

Depuis 10 ans, Tom Poisson fait des chansons comme on joue au Lego : par intuition, par curiosité. Par goût du partage et du bricolage.

Ses albums solos et ses diverses collaborations (Les Fouteurs de Joie, The Nino's chantent Ferrer) le poussent à traverser plusieurs fois l'Hexagone (500 concerts en 6 ans).

Avec l'Homme qui rêvait d'être une girafe en 2013, il s'aménage une passerelle entre récit, chanson, image et mise en scène. Cette expérience dédiée au jeune public le décomplexe quant aux formes employées et le pousse bientôt à écrire Heureux comme les cerfs-volants.

Il s'agit cette fois d'une combinaison triangulaire de 12 chansons, d'une nouvelle de 35 pages ainsi que d'un spectacle musical et cinématographique. Bien que parfaitement dissociable, chaque élément vient nourrir les autres : une interaction ingénieuse qui évite tout forme de redondance. C'est l'histoire de Fleur, Hugo, Jean-Paul, Foued, Lili, Chérif (...) Les amours et les amitiés se nouent et se dénouent. Les évènements de la vie s'avèrent implacables. L'ombre côtoie la lumière dans l'autodérision.

La vidéo de "Cerfs-volants" c'est ici !

Ozark Henry présente sa vision de la musique à Google

Écrit par

Le 26 février prochain, Piet Goddaer (Ozark Henry) prendra possession de la scène au siège de Google à New York pour y présenter sa vision sur l'avenir de l'expérience musicale. Cette plate-forme permettant aux personnalités marquantes et aux innovateurs dans la technologie, l'art, la politique et la science de s’exprimer a notamment déjà été exploitée par Barack Obama et Lady Gaga. C’est au tour de Piet Goddaer d’avoir l’honneur de présenté sa vision. Il a attiré l'attention de Google avec son utilisation révolutionnaire de la nouvelle technologie « immersive sound » sur son dernier album «Paramount». L’album est non seulement sorti en stéréo et 5.1 surround sound, mais également en Auro-3D sound.

Ce « Talk@Google » sera disponible ici au début du mois de mars.

Marlon Williams

Du fingerpicking à deux doigts !

Marlon Williams n'est pas le fils de Hank. Pourtant, il est –en général– coiffé d’un chapeau de cow-boy. Et puis, sa musique baigne dans la country, le bluegrass et l’americana. Néo-zélandais, ce prodige est âgé de 25 ans. Il se produisait pour la première fois, en Belgique. Ce 18 janvier 2016. Au Huis 123 de l’AB. En acoustique. A l’issue du showcase, l’artiste a accepté d’accorder une interview à Musiczine.

Tu portes le même nom de famille que le célèbre musicien américain de country. Tu as des ancêtres communs ?

Oui. Enfin non. Plutôt oui et non. C'est le même patronyme. Ma famille a vécu au Pays de Galles, il y a 300 ans. Je suis sûr que si on retraçait mon arbre généalogique, on trouverait une connexion. Mais honnêtement, je n’en connais pas.

Tu es considéré comme un grand espoir de la musique country. En as-tu conscience ?

J'essaie de ne pas trop penser y penser. Quand tu commences à réfléchir à la place que tu mérites dans la musique, tu perds ta motivation. Il est préférable de te concentrer sur ce que tu composes et joues.

Depuis quand tu en joues ?

Depuis l’âge de 11 ans. Professionnellement, lors de ma dernière année passée au lycée, alors que j'avais 17/18 ans.

Est-il possible d’accomplir une carrière musicale en Nouvelle-Zélande ou est-il indispensable de s’expatrier pour se réaliser ?

Le pays ne compte que 4 millions d'habitants et est tellement loin de tout. Il faut trouver le juste milieu. Tu dois écumer les concerts pour garder la tête au-dessus de l'eau, mais pas trop au risque de saturer le marché. 

Tu viens d’entamer une tournée européenne. Elle est longue ?

Pour ce premier périple européen, il n’y a que quelques dates. Après Londres, je pars aux States. Puis je reviens en accorder trois autres en France. Et en avril, il est prévu une autre tournée sur le Vieux Continent qui transitera pas l’AB Club, le 16 avril, en compagnie d’un véritable groupe. On jouera du bluegrass.

Est-ce la première fois que tu te produis en Europe ?

Non, je suis venu à l’âge de 16 ans, en compagnie d’une chorale catholique. Nous chantions dans les cathédrales. En Europe de l’Est. On a ainsi vu du pays. Oui, c'est ma première tournée solo, en Europe.

Quelles sont tes sources d’inspiration ?

Elles sont multiples. J'ai du mal à dire ce qui me pousse à écrire ou jouer. Mais j'aime tellement chanter. Parfois une chanson qui ne me plaît pas est susceptible de m’inspirer. Ou encore un piètre instrumentiste. Tout simplement en réfléchissant à ce que je déteste. Il ne faut pas nécessairement écouter une musique de qualité pour détecter ce qu'on aime. En fait, il m'arrive de composer des chansons en m’inspirant d'autres que je n'apprécie pas, et je les adapte.

Quel est l’artiste ou le groupe qui t’a incité à te lancer dans la musique ?

Probablement les Beatles. Je suppose ne pas être le seul à le reconnaître, mais difficile d’imaginer un autre choix. J’ai baigné dans leur musique avant de trouver ma propre voie…

As-tu déjà pratiqué le rugby ?

Non, jamais.

Es-tu fan des All Blacks ?

Bien sûr, j'adore les regarder jouer.

Pourrais-tu réaliser une version du ‘haka’ en mode country ?

(Gros rires) Une version country du ‘haka’ ? Non je ne pense pas. Je n’ai d’ailleurs jamais tenté l’expérience.

Que penses-tu de Willy Moon et Pokey Lafarge, deux de tes compatriotes ?

Je ne connais pas personnellement Willy Moon, mais j’en ai déjà entendu parler. Il s’est établi à Londres depuis un bon bout de temps. Il n’est pas très connu en Nouvelle-Zélande, car il ne s’y est guère produit. Par contre, j’ai rencontré Pokey, à plusieurs reprises. Il a tourné avec ma copine dans mon pays et je l’ai croisé dans le cadre d’un festival à Winnipeg où on s’est bien amusés.

Tu as repris le « Silent Passage » de Bob Carpenter. Une raison ?  

J'ai découvert son album éponyme, il y a plus ou moins 4 ans. Il est conceptuel et te permet de te situer sur la carte musicale. La chanson a fortement influencé Midlake ; et perso, elle m’a carrément envoûtée. A cause de la manière dont elle a été enregistrée. De la voix. Des chœurs (NDR : ils sont assurés par Emmylou Harris et Anne Murray). Il fallait que je l’enregistre ; et si j’avais pu, j’aurais repris tous les morceaux de cette œuvre. Par simple plaisir personnel.

D'ou te viens cette technique du fingerpicking à l’aide de 2 doigts ?

C'est une bonne question. Par manque de capacité ou par paresse, peut-être. Avant de gratter de la guitare, j'écoutais du vieux blues. Tout en l’écoutant, j'essayais de retrouver l’air en me servant de deux doigts. Il y a 2 ou 3 ans, j’ai tenté d’en ajouter un troisième ; mais je ne suis pas parvenu à l’utiliser correctement. Ca n’a pas marché. J’aime la façon dont la ligne de basse tourne autour des sonorités de cordes. Tu as la mélodie et la basse s'inverse et tu commences à jouer la cinquième à la place de la première… C’est ainsi que cette technique est née !

 

Tout Va Bien

Pas envie de devenir une diva…

Tout Va Bien, c’est le pseudo choisi par Jan Wouter Van Gestel, en 2013, lorsqu’il s'est lancé dans l'aventure ‘De Nieuwe Lichting’, une compétition destinée aux jeunes talents organisée par Studio Brussel. Et en accordant une brillante interprétation du classique de Jacques Brel, « Ne Me Quitte Pas », il est devenu lauréat de la première édition du concours musical de Stubru, aux côtés de Rhino’s Are People Too et Soldier’s Heart. Tout va donc très bien pour ce Malinois, puisque son single « This Fight » a squatté les charts belges pendant des semaines et son premier LP, « Kepler Star », est paru chez Warner Music. Produit par Arne Van Petegem (Styrofoam), il a été enregistré à Los Angeles. C’est juste avant son concert à l’AB, que l’artiste a bien voulu accorder une interview à Musiczine…

Un Néerlandophone qui choisit Tout Va Bien comme patronyme pour son projet… plutôt paradoxal, non ?

Je bossais devant mon ordinateur et il fallait que je me trouve un nom, car je devais envoyer une démo à Studio Brussel. A l’époque, tout n’allait pas si bien… Je traversais une période sombre. Faut dire que j’ai vécu des tas de mésaventures. Je passais mes journées au piano à écrire des textes ou composer des morceaux. Du soir au matin. J’étais encore aux études. C’est alors que j’ai eu l’idée de transmettre une démo à Studio Brussel. Juste avant de partir faire mon jogging en compagnie de mes potes. Je m’étais alors dit : ‘Pfff, tout va bien !’ C’était une réaction un peu sarcastique. Aujourd’hui tout va vraiment bien, donc ce n’est plus du tout un sarcasme ! Mais j’étais loin de m’imaginer que cette démo allait déboucher sur quelque chose de concret. Or, trois semaines plus tard, j’ai reçu un coup de fil de la part de Koen, animateur à Studio Brussel. C’était incroyable ! J’ai participé à la finale. Une liste de 100 morceaux avait été soumise aux concurrents, et il fallait en sélectionner pour en faire une reprise, sur deux jours. J’avais lu le nom de Jacques Brel dans ce catalogue, mais je n’osais pas m’y frotter. Il est intouchable ; et puis, on ne peut pas faire mieux que lui ! Mais mon esprit revenait sans cesse sur cette chanson dont le texte s’identifiait à une période de ma vie. Alors j’ai finalement décidé de me jeter à l’eau. Pas en français, comme Brel, mais en anglais. Car je ne pouvais pas rivaliser avec sa force…

Ton album « Kepler Star », tu l’as réalisé aux States ?

Je voulais me rendre à l’étranger pour l’enregistrer. Dans ma tête, je me voyais déjà à LA, car la famille de ma copine vit là-bas et on aurait pu rester chez elle. J’ai soumis la proposition à Warner, mais les responsables n’ont pas trouvé l’idée très bonne, car ce séjour était trop onéreux. J’ai donc acheté le billet d’avion moi-même. Et je leur ai signalé que je partais là-bas pendant trois mois et qu’ils avaient intérêt à me mettre en contact avec des membres de leur staff, car quoiqu’il advienne j’y allais. Avec ou sans eux. A cette époque, je commençais à composer. Seul, au piano. J’ai longtemps cherché les personnes idéales capables de donner la bonne couleur à l’album. Je trace les traits, j’exécute personnellement le dessin, mais il est très important de le colorer à l’aide des bonnes teintes. Puis j’ai rencontré Arne Van Petegem. Je voulais vraiment me charger de l’écriture, car c’est quelque chose de très subjectif ; et puis par chance, elle connaissait aussi du monde à LA. Donc nous y avons quand même séjourné. Pendant trois semaines. On y a beaucoup écrit et on a bien travaillé sur l’album. C’est là qu’on a trouvé le son et le sens de l’album. J’y ai aussi côtoyé Chris Thomson, qui m’a parfaitement guidé, surtout dans l’écrire des textes et la prononciation anglaise, car je ne suis pas anglophone.

Comment définir ta musique ?

C’est une question difficile qu’on me pose souvent. Elle est plutôt ‘dreamy’ et douce. Et pleine de sonorités. On y retrouve le bruit d’une étoile qui s’éteint. Il y a beaucoup de sons naturels et électro. En résumé, elle est à la fois visionnaire, organique et électronique.

Tu semble fasciné par l’exploration de l’univers ?

Oui. Extrêmement ! J’ai commencé très jeune à regarder National Geographic. La découverte, les voyages, l’aventure, tout ça m’intéresse. Mon grand-père était capitaine, tout comme mon arrière-grand-père, une fonction qui se perpétue depuis des générations. Je viens d’une famille de marins. J’ai toujours en moi cette envie d’aller vers l’inconnu, de découvrir... Si on me demandait de partir pour la planète Mars, je n’hésiterais pas une seconde. Je m’installerais dans la navette et je m’envolerais sans réfléchir!

Quelques mots sur les musiciens qui t’accompagnent en tournée ?

Je suis un adepte du positivisme. Je crois que si tu te concentres sur un événement, il va bien finir par se produire. Donc je me suis focalisé sur une catégorie bien précise de musiciens. Ils devaient être sympas, capables de faire abstraction de leurs égos et ne pas afficher un caractère trop bien trempé, afin que l’entente entre nous reste au beau fixe. Donc, j’ai cherché des collaborateurs en fonction de ces critères, mais en même temps disponibles pour partir en tournée. En utilisant le bouche-à-oreille. D’abord, dans mon entourage. Des connexions qui facilitent les relations. Car finalement tout le monde se connaît assez bien dans le milieu. Le recrutement s’est déroulé naturellement, calmement et dans la bonne humeur. Nous sommes d’ailleurs partis en week-end, il y a peu. On ne s’en rend pas forcément compte quand on est sur les planches, mais il règne une véritable cohésion dans l’équipe ; c’est important !

Tu t’es produit aux Nuits Botanique, aux Lokerse Feesten et à Rock Werchter. Belle progression quand même ?

Nous sommes rapidement montés sur scène. Le premier concert remonte à avril 2015. C’était dans l’Arenbergschouwburg. Le mois suivant nous étions programmés au Botanique, et deux mois plus tard à Werchter. En ce qui concerne l’ambiance, j’estime que le Botanique est l’un des endroits les plus magiques de Belgique. Surtout la Rotonde. C’est un honneur d’avoir pu y jouer. Et que dire de Werchter ? Pouvoir s’y produire, alors que je suis encore très jeune. Nous avions demandé cette faveur aux organisateurs, et ils ont accepté. Je craignais que le chapiteau ne soit rempli qu’au quart ou à moitié ; et finalement 6 000 personnes sont venues nous voir et nous écouter. Je n’osais pas regarder la foule. Je suis monté sur le podium et j’ai remarqué qu’il y avait du monde jusqu’au fond de la tente. Je me suis mis à pleurer. C’était une expérience très intense.

Au Pukkelpop, tu as chanté en compagnie de Geike. Comment t’es venue l’idée de former un tel duo ?

Je voulais réaliser un truc original au Pukkelpop. J’essaye toujours de tenter de nouveaux défis. Geike est une grande dame. Elle a une voix remarquable. J’ai grandi en écoutant ses chansons. Je cherchais une partenaire pour faire un duo. Pourquoi pas elle ? Nous nous sommes finalement rencontrés, grâce à l’un ou l’autre intermédiaire ; et le courant est bien passé entre nous. Elle et Arne Van Petegem, mon producteur à l’époque, travaillaient sur l’écriture de nouveaux morceaux. En fait, elle connaissait et appréciait déjà ma musique. C’était un honneur de pouvoir monter sur scène avec elle et le sentiment était partagé. Très chouette de voir deux générations réaliser un projet commun.

Ce soir, l’AB Club était sold out. Prochaine étape, la grande salle ?

C’est toujours le but, bien sûr. Alors oui, si j’en ai l’occasion. Mais je ne me suis pas encore rôdé à l’idée que des gens payent et se déplacent pour venir me voir. Pour moi, c’est un rêve. Mais qui sait ? Peut-être après la sortie du deuxième album… On ne sait jamais ce qui peut se passer…

Tu as été sélectionné pour participer à l'Eurosonic de Groningen. As-tu déjà prévu ta set list pour cet événement ?

Je n’ai pas encore pensé à l’Eurosonic. Au sein du groupe, on est surtout occupé à écrire. On va voir ce qu’on va en retenir. Je suis quelqu’un qui marche au feeling. Je suis capable de me concentrer deux semaines sur la setlist. C’est, en général, ma méthode de travail. 

Ta nouvelle tournée, tu y penses ?

On va écrire de nouveaux morceaux et les jouer lors des concerts. Quand je pense à cette tournée à l’étranger, je vois cet énorme bus dans lequel on voyagera tous les jours pour rejoindre les salles de concerts.

Antony and The Johnsons, Patrick Watson, Radiohead, des références pour toi ?

Patrick Watson et Radiohead ont eu une emprise énorme sur moi. La musique d’Antony and The Johnsons est superbe, mais j’essaye de ne pas trop l’écouter, car elle est trop proche de la mienne. Je ne souhaite pas être contaminé. Mais mon influence majeure, c’est le songwriter Matt Corby. Autant pour son talent que pour le personnage. Je me suis parfois demandé pourquoi je persistais dans telle ou telle voie. Après avoir eu un gros coup de mou, j’ai lu certaines de ses interviews. Elles m’ont rendu la force pour recommencer à écrire. C’est pourquoi Matt Corby est ma plus grande muse. Un exemple pour moi !

Tout Va bien est également le titre d’un long métrage de Jean-Luc Godard. Branché sur le cinéma ?

Pour être honnête, je ne l’ai pas vu. Mais j’aime le cinéma. Les bons films. Comme ceux de Wes Anderson. ‘The Grand Budapest Hotel’, par exemple. Les histoires sont absurdes, mais riches en couleurs. Elles sont très intéressantes d’un point de vue humain. J’ai toujours aimé les musiques de films. Et je pense en écrire un jour. C’est un de mes objectifs.

Comptes-tu te produire en francophonie ?

Non. C’est étrange. C’est très difficile pour les groupes flamands de se produire en Wallonie. Musicalement, il faut la concevoir comme un autre pays ! J’ai un jour assuré le supporting act au Reflektor. C’était sympa. Mais pour moi, la Wallonie se résume au Botanique. Cette salle est fantastique. J’aimerais me produire dans le Sud du pays, mais je dois d’abord améliorer mon français.

Cette soirée au Reflektor constituait une inauguration officielle pour cette salle, tu t’en souviens ?

J’ouvrais pour Oscar & The Wolf. C’était une soirée sympa. J’assure souvent la première partie pour d’autres artistes. Je n’avais plus joué seul depuis un bon bout de temps. Le public était chouette. A propos de cette soirée, j’ai une anecdote à raconter. Après mon set, j’ai assisté à celui d’Oscar & The Wolf. Et dans le public, certaines personnes me disaient que ma prestation était ‘terrible’. Un Néerlandophone traduit cette réflexion par ‘horrible’. Tu imagines ? Je suis allé voir le programmateur de la salle qui m’a rassuré. En fait, en français, c’est un compliment, pas un reproche !  

Lorsque tu t’es produit aux Lokerse Feesten, un journaliste à écrit que tu avais une voix de diva. Ce qui apparemment ne t’as pas trop plu. Tu as quand même conscience qu’elle est très particulière ? Elle me fait même parfois penser à Jimmy Somerville voire Asaf Avidan. Alors voix de diva ou pas ?

La voix d’une diva… je veux bien l’accepter ; mais moi-même, je ne suis pas une diva et je n’ai certainement pas l’intention d’en devenir une…

 

Fréro Delavaga

Une tournée qui n’en finit plus…

Écrit par

Dès 18h15, la file est longue, devant l’AB de Bruxelles, pour assister au concert de Fréro Delavega, sold out, ce samedi 21 février. Elle est constituée d’un public plutôt jeune, très féminin, même si on dénombre pas mal de parents. Faut dire que le duo a tout pour plaire : des gueules d’anges bien sympathiques et la banane constamment calée aux lèvres…  

Sidoine assure le supporting act. Agé de 28 ans, il a participé à la ‘Star Academy’ et décroché une place de finaliste en 2013. De son véritable nom Sidoine Rémy, il est originaire de Versailles. Les aficionados de Fréro Delavega réunissent pas mal de groupies, qui ne laissent, en général, que peu de place aux autres artistes… Natalia Doco en avait ainsi fait les frais, lors de sa prestation, programmée en première partie du duo, au Théâtre 140. Elle n’avait pu interpréter que deux chansons…

Sur les planches, vêtu d’un costume de couleur bleue particulièrement clinquant, le dandy est flanqué de deux claviéristes : Sébastien Buffet et Frédéric Fortuny, le premier se chargeant également de la boîte à rythmes. (Pour les photos, c’est ici)

Sidoine pratique une forme d’électro/pop/rock/folk sucrée, qu’il interprète dans la langue de Molière. Parfois on a l’impression que la musique est enrichie de chœurs féminins. Ce ne sont que des samples. Sidoine demande s'il y a des couples dans la salle. Complimente la Belgique, sa bière, etc. Ose un pas de danse à la Mickaël Jackson. Applaudissements. Les premiers rangs commencent à se déhancher. Son single, « La Nuit », constitue le point d’orgue de sa prestation. Qui s’achève par « La Chaleur ». Ce que l’artiste est parvenu à communiquer avant le set de Fréro Delavega…

Un second podium –et il est imposant– été installé sur celui de l’AB. Et puis un pont en polyester (pas en pierre, quand même) séparé d’une barrière en bois, simulant une plage paradisiaque… Constitué de pros, le backing group est installé sur cette deuxième scène. Votre serviteur attendait la prestation du duo au tournant. Qui avait été baptisé roi de la reprise. Ce soir, même s’il lui arrive de faire encore les guignols –comme lorsqu’il fait le pitre sur un air de Bob Marley– il va démontrer qu’il est passé à la vitesse supérieure.

Flo est un véritable showman. Il mène le public au doigt et à l’œil. Entre lui et ce public, s’établit une belle interactivité. Enfin, il avoue que la Belgique leur manquait.

On va assister à un véritable show à l’américaine. Des chants d’oiseaux nous plongent, dès « Intro », dans un climat feutré. Jérémy et Flo sont assis chacun sur le rocher placé de chaque côté du pont. Ils se lèvent et commencent à chanter devant les premiers rangs. Caractérisé par sa chorégraphie soignée et bien mise en valeur par le light show, « Un Petit Peu De Toi » est dynamisé par des rythmes africains. Un écran de fumée s’échappe du dessous du pont. C’est le moment choisi pour entamer un périple vers Kingston, en Jamaïque. Place au rituel des smartphones allumés tout au long de « Le Chant Des Sirènes 2 ». La toile placée derrière les artistes s'illumine de petites leds pendant le jazzyfiant « Sous Les Etoiles ». Lors de « Quand je serais grand tour de chance + Cornerstone » une estrade sur laquelle s’est installé Flo, s’élève jusqu’au dessus du drummer. Colorée, la suite du spectacle oscille entre salsa, musique caribéenne et électro pour s’achever par le final dantesque « Ton Visage ». Des moments au cours desquels on oublie la dure réalité de l’existence…

Le vieux divan figure toujours dans le mobilier de scène. Le tandem vient prendre l'apéro au bord de l’estrade et interprète l’une ou l’autre chanson a capella. Mais c’est sous la forme du duo acoustique guitare/voix, que le concert atteint son sommet.

En rappel, Fréro Delavega accordera trois titres, dont l’infernal « La Valse », « Le Chant Des Sirènes » et en clôture, « Le Coeur Eléphant ». Finalement la set list a puisé au sein des deux long playings de la paire… La tournée dure depuis trois longues années. S’arrêtera-t-elle un jour ? (Pour les photos c’est )

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

The Black Box Revelation

Trois sold out en trois jours !

Écrit par

Il s’agit de la troisième soirée d’affilée réservée à The Black Box Revelation. Et c’est encore sold out. Issu de Dilbeek, ce groupe pratique un psyché/rock/blues particulièrement nerveux et directement inspiré par les White Stripes. Faut dire que c’est aussi un duo. Masculin cependant ; réunissant le drummer Dries Van Dijck et le chanteur/guitariste Jan Paternoster. En 2009, il assurait le supporting act pour Eagles Of Death Metal, dans la même salle. Que de chemin parcouru en 5 ans !

Stickstof est programmé en première partie, un crew hip hop composé d’un Dj et de quatre Mc’s. Tout en s’exprimant dans la langue de Vondel, il essaient de faire monter la pression. Seuls les premiers rangs semblent réagir, mais manifestement, la majorité de l’auditoire est venu pour voir et écouter B.B.R., qui est venu défendre son quatrième elpee studio, « Highway Cruiser », sorti en octobre 2015.

Dès sa montée sur l’estrade, le tandem est chaleureusement applaudi. Dries s’installe à gauche, en léger décalage, derrière des fûts imposants et flambants neufs ! Une toile a été tendue en arrière-plan. Y figurent le nom et l’emblème –deux yeux– du band. Tout au long du show, elle sera éclairée de spots aux couleurs différentes, pour mettre en exergue ce regard ténébreux. Installé à droite, Jan s’agite tel un arlequin déglingué. Tiens, il y a un claviériste, discrètement planté à l’extrême droite. Dans la pénombre ! Jan présente brièvement le combo. Il triture régulièrement les boutons des pédales placées devant lui. Pour « Madhouse » (« My Perception »), l’éclairage de la toile s’intensifie, de manière à rendre le regard perçant. Et la compo plus sauvage.  

Après un changement de gratte opéré par Jan, deux choristes grimpent sur le podium. Elles ont du coffre et sont plutôt sexy. « War Horse » (« Highway Cruiser ») trempe dans la soul. Jan laisse tomber ensuite la veste et remonte les manches de son tee-shirt ; de quoi provoquer l'hilarité au sein des premiers rangs. « Crazy White Men » adopte un profil davantage psychédélique. Jan chante d’une voix moins virile et plus harmonieuse. Il n’y a plus qu’une choriste pour « Walk Another Line » (« Highway Cruiser »). Et elle balance les bras en chantant. Jan harangue les premiers rangs en exécutant de longs riffs incendiaires. Le public est ravi. Le duo aborde le delta blues « Never Alone / Always Together », un extrait de l’Ep « Shiver of Joy ». Les choristes et le claviériste refont surface pour « High On A Wire » (« Silver Threats »), un des morceaux les plus populaires de The Black Box Revelation.

Les deux musicos n’oublient pas de démontrer toute leur technique sur leur instrument. Le concert touche à sa fin. Véritable brûlot, « My Perception » libère quelques envolées lyriques auxquelles participent activement les choristes. De quoi faire vibrer le public. Les artistes s’éclipsent après avoir salué la foule.

En rappel, « Gloria » (« Highway Cruiser ») est amorcé presque a capella, avant que la compo ne replonge dans le delta. Outre le hit « Set Your Head On Fire », on aura encore droit à une remarquable version du « Spoonful » de Willie Dixon (NDR : un classique repris notamment par Howlin’ Wolf), que les choristes chantent remarquablement, parfois frénétiquement, alors que la guitare de Jan libère une dose phénoménale d’agressivité. 

(Organisation : AB + Live Nation)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

Young Rival

Rock, contemporain et très Nord-américain !

Écrit par

Le Witloof Bar n’est pas très peuplé, ce samedi 20 février. A l’affiche pourtant, Young Rival, dont l’excellent dernier album, « Interior Light », est paru l’an dernier. Un disque salué unanimement par la critique. Il s’agit déjà du troisième opus de cette formation canadienne (NDR : issue de l’Ontario), fondée en 2007.

En attendant que les retardataires débarquent dans la cave du Botanique, Whatever monte sur l’estrade. Un combo ardennais. Il est alors 20 heures. Les jeunes musicos semblent impressionnés par les lieux. Pourtant, il s’agit déjà de la deuxième fois qu’ils se produisent au cœur du superbe jardin bruxellois. Et cette timidité les empêche de communiquer avec le public. Le trio pratique un rock/garage nerveux, inspiré des 70’s et manifestent un bel aplomb pour jouer leurs compos. Malheureusement, elles manquent cruellement d’originalité. Faut croire que le combo est encore à la recherche de son identité sonore. Lâchez-vous les mecs, le potentiel est là !

Young Rival débarque peu après 21 heures. Encore un trio. Deux d’entre eux portent une barbe épaisse… digne des bûcherons canadiens. Une centaine de curieux se sont quand même déplacés pour vérifier si tout le bien que la presse a bien pu penser de leur musique est fondé. Le style est cependant difficilement définissable. Il s’inspire des sixties, c’est une certitude. Parfois garage, il s’inscrit dans le mouvement indépendant nord-américain qui a notamment donné naissance à Mac deMarco et Deerhunter. Entre autres.

Si la set list va privilégier les titres du dernier elpee, elle ne va pas pour autant négliger les deux premiers long playings. Le band a d’ailleurs plus d’une corde à son arc (NDLR : d’une hache dans sa cabane ?) Portées par la voix légère et surprenante d’Aron D’Alessio, les morceaux sont variés. Vêtus de vestes pailletées, les musicos proposent une expression sonore qui oscille entre douceur pop (« Bent Out of Shapes »), versatilité (« Carry the Weight ») et mélancolie (« Throw It in the River »). Et le plus nerveux « Elevator » clôture le set. Mais manifestement heureux de se produire à Bruxelles, le groupe revient accorder un dernier titre, en rappel. Une composition issue du premier LP. 

Malgré la qualité de son pas vraiment optimale proposée par le Witloof Bar, Whatever et Young Rival ont réservé une soirée agréable au Botanique. De quoi se consoler de la météo morose qui règne à l’extérieur. Assister à un set de Young Rival, c’est partir à la découverte du paysage rock contemporain… issu du Canada et du Nord des Etats-Unis. Que du bonheur !

(Organisation : Botanique)

 

La Madeleine : un appétit musical axé sur la diversité

La salle de La Madeleine, située en plein centre de Bruxelles, à deux pas de la Gare Centrale, a ouvert officiellement ses portes hier à l’occasion d’une conférence de presse.

On le sait : la Ville de Bruxelles mise beaucoup sur la culture pour redorer son blason. Après le départ du casino vers le Boulevard Anspach, elle a investi plus d’un million d’euros dans la rénovation et l’équipement du bâtiment pour en faire une salle de concert moderne pouvant accueillir environ 1000 personnes.

Une première série de concerts fut organisée lors du Brussels Summer Festival (BSF), avec un certain succès si l’on oublie le petit couac des files d’attentes.

Aujourd’hui, la Ville et son partenaire de promotion, Brussels Expo, lancent l’exploitation officielle de la salle en annonçant d’ores et déjà un programme bien fourni. Hyphen Hyphen, L.E.J., Fat White Family, Bloc Party, Recorders, Abd Al Malik, Boulevard des Airs, GiedRé, Oxmo Puccino et Les Innocents vont baptiser le nouvel endroit dans les prochaines semaines.

La salle accueillera également des « résidences » d’artistes et servira de lieu de « filage » (lisez : répétition) pour les groupes qui préparent une tournée. Une sacrée cure de jouvence pour un bâtiment qui fut, successivement, un marché couvert, une salle des fêtes, une salle de concert, un casino et maintenant, à nouveau une salle de concert. "La Madeleine aura pour vocation d'accueillir des spectacles à la fois intimistes et grand public, indie et pop dans le sens "culture pop" du terme", souligne Denis Gérardy (Brussels Expo), directeur artistique de La Madeleine et du BSF. L’accent sera également mis sur les musiques dites « urbaines » (lisez : le hip-hop et le rap) et sur les musiques du monde. Un seul regret : malgré son appétit de diversification, La Madeleine n’accueillera pas des lectures de… Proust.

www.la-madeleine.be

 

Jasper Steverlinck

Une musique qui n’a pas pris une Arid…

Écrit par

Jasper Steverlinck, c’est le chanteur/guitariste d’Arid. Depuis 2002, il mène une carrière en parallèle. C’est surtout une fameuse voix que certains n’hésitent pas à comparer à Freddie Mercury. Il se produit deux jours de suite au Botanique. Et votre serviteur a choisi le vendredi 19 février…

Pourquoi ? Parce que Milo Meskens (NDR : que la drummeuse gantoise, Isolde Lasoen, affuble du surnom de Buckley de Deinze) assure le supporting act. Il s’agit du leader de Black Tolex, une formation chargée de promesses issue du Nord du pays. Il a décroché de nombreux prix lors de concours organisés en Flandre. Doué à l’harmo et c’est en outre, un fameux gratteur ! Sa musique est le fruit d’un mélange de folk, country, blues et pop. Rocailleuse, sa voix campe un hybride entre Jeff Buckley (of course !), Bon Iver et John Mayer.

Ce soir il se produit en solitaire. Il monte sur l’estrade vêtu d’un pantalon jaune et d’une chemise d’officier bleue aux rayures blanches. Et attaque son set par un morceau de folk plutôt classique intitulé « Safe And Sound ». Tout au long de « Whatever Ever », il ferme les yeux et se concentre sur son manche. Il s’autorise ponctuellement de superbes envolées vocales. Comme sur « Broken Roses ». Sa cover du « Airplane » d'Eddy Wally est solide. Il tapote régulièrement sur le bord de sa gratte pour assurer quelques pecus. « All The Best Friends » est une chanson qu’il a composée pour ses potes. « Here With Me » est devenu un hit en Flandre. Et il achève sa prestation par « Who Are You ». A suivre de très près.

Le nouvel elpee de Jasper Steverlinck devrait bientôt sortir. Il a été enregistré sous la houlette de Jake Gosling (Ed Sheeran, The Libertines, Paloma Faith). Un single en a été extrait, « Things That I Should Have Done ». Diffusé sur les ondes, il est assez prometteur.

Jasper s'est laissé pousser les cheveux. Il confie être heureux de remonter sur scène, après 4 années d'absence. Et précise que son show inclura des titres issus de son premier album solo, « Songs Of Innocence », sorti en 2004, du futur opus et du répertoire d'Arid.  

Jasper ouvre le spectacle en solitaire. Il attaque ainsi « That's When I Raise » à la gratte électrique. Le spectre de Freddie Mercury plane. Une comparaison qu’il déteste pourtant… Faut quand même reconnaître que grave ou aigue, elle est capable de franchir deux octaves. Il troque sa guitare contre une semi acoustique (NDR : une Gibson !) pour le paisible et mélancolique « Come On » ; moment choisi par le claviériste pour le rejoindre sur le podium. Dès le morceau terminé, le reste du band débarque. Soit un drummer, un second gratteur et un bassiste. Plus électrique, « Lost Stories » met en exergue le rôle du batteur. Jasper aborde « To Make Me Feel My Love » aux ivoires. Deux nouvelles chansons : « Cave Song » et le plus prog/rock « Night Prayer ». Pour aborder le nouveau single, Jasper est discrètement soutenu par le pianiste. Le second gratteur rappelle à Jasper qu’il doit changer de guitare. Ce dernier vérifie la set list. Fou rire général ! Il se mue en crooner pour « Song For You ». Applaudissements nourris. Il se prend pour Joe Cocker et parle avec les mains (NDR : ce n’est pourtant pas un Italien !) sur « You Are ». Et nous réserve quelques compos d’Arid seul, armé de sa gratte ou parfois, épaulé par le claviériste.

Le band est au complet pour accorder les deux derniers morceaux. Et lors du rappel, on aura droit à un inédit, « Miss you », ainsi qu’à « Life on Mars », une cover de Bowie. Finalement on a eu droit à 19 titres en un peu plus de 75 minutes. Et franchement, malgré sa longue absence, la musique de Jasper Steverlinck n’a pas pris une Arid…

(Organisation : Botanique)

GrandGeorge

Moins mathématique qu’il n’y paraît !

Écrit par

C’est le jour ‘J’ (NDLR : le point G ?) pour Benjamin GrandGeorge, puisqu’il publie aujourd’hui son premier elpee, « So Logical » ; une sortie qu’il ponctue d’une ‘release party’. Et le concert programmé à la Rotonde du Botanique est sold out depuis un bon mois. Une bonne nouvelle pour l’artiste qui, jusqu’alors, avait bénéficié de quelques résidences au sein de l’institution. 

StevN alias Steven Codfert assure le supporting act. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Franco-britannique est âgé de 23 ans. Puisant ses influences dans la soul, le blues, le jazz et la pop, il reconnaît pour influences majeures, John Mayer, Led Zeppelin, D’Angelo et James Brown.

Dès qu’il monte sur l’estrade, il prend le temps d’expliquer le fonctionnement de sa loop machine, un dispositif qui lui permet d’enregistrer des sons, de les reproduire en boucle tout en les incorporant à une trame instrumentale. Le tout à l’aide de pédales. Un traitement qu’il réserve à sa gratte semi-acoustique ou électrique. Le peuple commence à débarquer, et les spectateurs assis sur les marches sont invités à se lever.

« This Thing » ouvre le set. Steven se lance dans un exercice de human beat box, avant de libérer ses riffs de gratte électrique. Il chante également, d’une voix soul puissante et incantatoire. Un petit riff de guitare loopé balise « Itch ». Steven embraie en frappant des mains et le public applaudit dans la foulée, au grand étonnement de l’artiste, qui semble cependant apprécier. Il s’autorise une légère pause pour réaccorder sa semi-acoustique. Pas de boucles pour « Fired up », un titre plus roots, plus classique, hanté par l’esprit de Joe Bonamassa, qu’il interprète en mode voix/guitare. Un moment au cours duquel l’auditoire est fasciné par sa dextérité sur le manche. Et le concert s’achève en force, par « Somewhere » et « Clap », morceau de blues/roots/soul au cours duquel Steven va se vider les tripes sous le regard épaté de l’auditoire. A revoir, c’est une certitude !

GrandGeorge est un artiste de grande taille. Son nom n’est pas usurpé. Tiens, curieux, il revêt des t-shirts identiques, mais de couleurs différentes, selon qu’il se produit en ‘live’, est représenté sur la pochette ou placardé sur les affiches. Humble, le sourire constamment aux lèvres, il bénéficie d’un fameux capital sympathie. Il va accorder une prestation de 90 minutes ; ce qui est rare pour un artiste qui ne compte qu’un album et un Ep à son actif.

Benjamin se réserve le micro et se consacre à la guitare (acoustique ou électrique), au piano, ou au djembé. Il est soutenu par le fidèle bassiste Nicolas L'Herbette et le drummer Samuel Rafalowicz (NDR : il cache quelque chose sous le bonnet, c’est sûr…)

Dès les premières notes de guitare électro-acoustique, on reconnaît la mélodie de « Come Along ». On est alors invité à traverser les grandes étendues désertiques du Burkina-Faso. Tirant le plus souvent sur le jaune, le light show est à la fois discret et efficace. Benjamin sautille sur place. L’auditoire lui emboîte le pas, applaudissements à la clé. Le courant passe 5 sur 5 entre l’artiste et le public. C’est mathématique ! Caractérisé par sa mélodie contagieuse, le savoureux « How Long » est découpé rigoureusement dans les cordes acoustiques.

Benjamin nous fournit l’exégèse de « Little Boy ». Il était haut comme trois pommes quand ses parents l’ont emmené voir un concert. Le halo de lumière qui se focalisait sur la chanteuse était tellement puissant que son regard restait scotché sur elle. Il pensait qu'elle le regardait et il en est tombé amoureux… Tout au long de ce morceau jazzyfiant, les percus sont discrètes, les accords de basse vaporeux, et les accords de gratte limpides. Des accords qui adoptent un profil flamenco –parfois improvisé– sur « So Fine ».

« Fading Away » nous replonge en Afrique. L’ambiance est particulièrement chaleureuse. Davantage de percus pour « Old Friends », une compo qui lorgne vers… le Who ! Il n’en oublie pas pour autant le titre maître de son long playing, « So Logical ». Mais surtout nous propose un tout nouveau titre, une chanson d’amour qu’il interprète au piano. Il confesse avoir pris des cours pour pouvoir en jouer et explique que c’est sur cet instrument ou sa guitare qu’il a réalisé ses premières compositions.

Benjamin passe du dejmbé à la gratte en transitant par les ivoires pour exécuter « Good Old Money », un titre qui adopte également un tempo ska/reggae, tout en adressant un petit clin d'oeil aux traders. Avant « A Better Dance », Benjamin présente ironiquement son drummer, qu’il a baptisé Hocus Pocus. Et pour cause, ce dernier extrait une basse de son bonnet. Ce qui déclenche un fou rire général dans l’auditoire. Nico en a profité pour piquer la gratte électrique de Benjamin. Et les changements d’instruments se poursuivent, puisque Ben reprend celle de Nico pour attaquer le funk incendiaire « Petit Dej Au Lit ». En fait, tout simplement une invitation à servir de repas aux alligators du Mississipi. Et manifestement, le festin était… « So Fine » ! Puisque GrandGeorge nous le rappelle…

De ce show, on n’en oubliera pas les petites touches d’impro glissées parcimonieusement, mais judicieusement dans les morceaux ; ce qui s’explique, puisque tous ces musicos sont issus de l’univers du jazz. Suivant une logique moins mathématique qu’il n’y paraît ! Et puis la voix de Benjamin, qui me fait de plus en plus penser à celle de Charlie Winston… 

(Organisation : Le Botanique et Ubu Production)

 

 

Villagers

Where Have You Been All My Life

Écrit par

Quelques mois seulement après avoir publié son excellent troisième opus, « Darling Arithmetic », un disque empreint de sensibilité et de délicatesse, Conor O’Brien nous propose un nouvel essai de Villagers, « Where Have You Been All My Life ? », un disque immortalisé ‘live’, au RAK de Londres, par Richard Woodcraft (The Last Shadow Puppets, The Vaccines, Radiohead). Cette sorte de ‘best of’ pourrait évidemment se révéler anecdotique. Ce n’est pourtant pas le cas, car les adaptations sont abordées sous un autre angle instrumental. De quoi communiquer de nouvelles couleurs aux compos du jeune artiste.

Outre les versions alternatives des incontournables « Hot Scary Summer », « Everything I Am Is Yours » et « Set The Tigers Free », plages enrichies d’ivoires, d’interventions de harpe, de mellotron ou même de bugle, l’opus recèle une jolie cover du « Wichita Lineman » de Jimmy Webb ainsi qu’une adaptation très incarnée de « The Waves ». Enregistré en une seule journée, ce morceau constitue le sommet de cet elpee. Les aficionados devraient apprécier les différents exercices de style et surtout les moutures inédites de compos qui n’en avaient pourtant pas nécessairement besoin. Quant au mélomane lambda, ce long playing constitue une occasion unique pour découvrir l’univers d’un des futurs grands songwriters contemporains…

 

Lifestream

Post Ecstatic Experience

Écrit par

‘My expectations will only ever be an illusory feeling of a reachable happiness’. Ces quelques mots qui figurent à l’intérieur du livret de « Post Ecstatic Experience », premier album studio des Bordelais de Lifestream, illustrent bien l’atmosphère imprégnant cet opus : une recherche vaine, une ascension vers l’insondable, une quête emplie de détermination mais tournant à vide. Neuf compositions aériennes, planantes et froides alternant entre voyage aux pays des songes et accélérations brusques et à tombeau ouvert. Aussi angoissante que mortuaire, l’ambiance est accentuée par des parties vocales de temps à autre chuchotées, mais en général, vomies au fil des morceaux. Proférées à mi-chemin entre morbide et dédain, elles évoquent celles d’Attila Csihar voire de Mayhem ; à moins que ce ne soit –et c’est géographiquement plus proche– les hurlements de l’ex-vocaliste d’Hell Militia, Meyhnach… 

Bien que très prometteur pour un premier LP, Lifestream ne révolutionne néanmoins ici pas le genre et emprunte sans équivoque la route toute tracée d’un Black Metal direct, sans grande fioriture et malheureusement à tendance un peu linéaire. Quelques passages viennent cependant rompre la monotonie, telle l’envolée heavy de guitare sur « Parasite Glory », les riffs mélancoliques qui clôturent « Celestial Scourge Subjugation » ou encore les pistes instrumentales « Sad Thoughts Overdose » et « Banshee ».

Les Acteurs de l’Ombre (bien que ce soit ici leur subdivision ‘Emanations’) produisent généralement des groupes de qualité ; et force est de constater que ce premier effort de Lifestream en est un. On regrettera cependant un manque de prise de risques, audace qui aurait permis de déployer pleinement leurs capacités afin de les détacher de la masse, de leur forger une identité propre et de dissiper ce voile de monotonie parfois un peu trop opaque.

 

La Muerte

Evil

Écrit par

Dans l’univers du metal noir-jaune-rouge, La Muerte est considéré comme un groupe culte. Fondé en 1983, il s’est séparé en 1994. Ce qui ne l’avait pas empêché d’accorder un set exclusif, dans le cadre du festival de Dour, en 1997. Et puis de se produire circonstanciellement, sous le patronyme de Mustang Cobra. Début 2015, à l’issue d’un concert exécuté à Gand, il décide de se reformer. Plus sous le line up initial, puisque Marc du Marais et Dee-J, les membres fondateurs, sont aujourd’hui soutenus par deux musiciens de Length of Time, Michel Kirby et Christian Z, ainsi que le bassiste de Channel Zero, Tino de Martino. Et le 7 mars de l’an dernier, le quintet a accordé une prestation d’anthologie, à l’AB de Bruxelles. Qui a été immortalisée sur « Evil », un opus paru exclusivement en double vinyle. Un disque qui a bénéficié du concours d’Alan Douches (Motörhead, Dillinger Escape Plan, Sepultura), à la masterisation.

Découpée en 14 plages, cette œuvre recèle les grands classiques de La Muerte. Et tout particulièrement, la cover de Syd Barrett « Lucifer Sam », celle des Osmonds, « Crazy horses » et bien sûr, des Troggs, « Wild Thing ». Même si le fil conducteur repose toujours sur la voix gutturale de Marc, les références à Black Sabbath, Motörhead, Birthday Party et aux Stooges sont toujours bien présentes. Et une piste comme « Ecoute cette prière » réalise la parfaite synthèse de toutes ces références. Un titre sort quand même du lot, le blues fiévreux, menaçant, « L’essence des chocs », démontrant que les musicos sont aussi capables de varier les climats. Le combo vient de partir en tournée et devrait publier un tout nouvel elpee cette année.

 

Martin Courtney

Many moons

Écrit par

Plusieurs membres du groupe new-yorkais Real Estate ont déjà réalisé leur propre projet. A l’instar de Matthew Mondanile chez Ducktails ou d’Alex Bleeker au sein des Freaks (Alex Bleeker & The Freaks). On attendait donc impatiemment celui de Martin Courtney. Le chanteur/guitariste vient donc de publier son premier opus solo ; un disque baptisé « Many Moons ».

A première écoute, on reconnaît immédiatement la patte de Real Estate, et particulièrement le talent de mélodiste de Martin. Et tout au long de « Many Moons », il est vraiment impressionnant. En quarante minutes, cet opus –qui a bénéficié du concours du multi-instrumentiste de Woods, Jarvis Taverniere– devrait vous rendre le sourire, face à la morosité ambiante. Sculptées dans le psyché/folk, les dix plages de cet elpee sont à la fois variées, attachantes et même parfois addictives. Les cordes de grattes sont étincelantes. Les nappes de synthés et les chœurs, atmosphériques et visionnaires. La basse est caoutchouteuse. La voix vaporeuse. Des coups de cœur ? « Vestiges ». Et puis surtout « Northern Highway », un tube rétif à toutes les pensées négatives. Sans oublier le titre maître, un morceau instrumental balayé par des interventions de flûte traversière, réminiscentes de… Jethro Tull. De quoi parachever ce voyage savoureux au cœur de cet univers psychédélique... Attention quand même au retour à la dure réalité !

Il ne manque donc plus qu’un dernier projet. Celui du batteur. Et on l’attend de pied ferme !

 

Climat

Iccopoc Papillon

Écrit par

Originaire du Mans, Climat est né en 2010. Et "Iccopoc Papillon" constitue seulement son deuxième opus. Seulement, car le travail de production (NDR : d’autoproduction, pour être plus précis) est carrément proche de la perfection. Seulement aussi, car la dextérité des quatre musicos est impressionnante.

Imprimé par une section rythmique percutante mais variable, le post/rock de Climat se révèle à la fois mélodique et puissant ("Surpiqûre Orange"), tout en parvenant à moduler les ambiances. Il évolue même à des années-lumière des formations de math/rock qui privilégient la démonstration en tentant d’aligner un max de notes à la seconde, sans trop savoir pourquoi… Et pas davantage de trace de crescendos qui s’éternisent pendant de longues minutes. Le combo français atteint un bel équilibre entre les différents genres explorés. Tout au long d’"Iccopoc Papillon" on rencontre cependant de multiples références, qui oscillent de Mogwai à 65daysofstatic, en passant Fugazi et Sonic Youth, sous leur forme la plus noisy (NDR : donc abordées dans l’esprit des 90’s). Et paradoxalement, une plage comme "Bird Color Inside" se distingue par sa jolie ligne de trompette. Du plus bel effet! Une des premières découvertes intéressantes pour 2016 !

Et si le Climat ne change pas, on espère pouvoir découvrir ce combo sur nos terres prochainement. Pas de date cependant de prévue à l’horizon, pour l’instant…

 

Beat Happening

Look Around

Écrit par

Comment votre serviteur a pu passer à côté de ce trio américain fondé en 1982, à Olympia, dans l’Etat de Washington ? Surtout quand on sait qu’il devenu en quelque sorte mythique. Il a ainsi publié, depuis 1992, 5 albums remarquables. Une erreur de jeunesse, probablement…

Ce qui explique pourquoi, ce « Look Around » constitue une véritable découverte. L’univers ‘DIY’ échafaudé par Bret Lunsford, Calvin Johnson (NDR : il s’agit du fondateur du légendaire label K Records –Kurt Cobain s’était même fait tatouer son logo !– qui a notamment hébergé, Beck, Modest Mouse, The Gossip et Built to Spill, à leurs débuts…) et Heather Lewis est unique en son genre. 

Compilant 23 plages, « Look Around » est une parfaite porte d’entrée qui donne accès à l’univers singulier de Beat Happening. Une longueur qui pourrait s’avérer rédhibitoire au premier abord ; mais le mélomane signerait sans hésiter à deux mains, pour atteindre la barre des 30 pistes, tant celles-ci sont imparables. Imaginez la rencontre entre la fragilité électrique lo fi d’un Velvet Underground et l’aisance mélodique foutraque de Baxter Dury voire des Moldy Peaches (qui leur doivent tout) abordée avec un esprit résolument punk (« Bad Seeds ») et vous obtiendrez un résultat très proche de l’expression sonore proposée par Beat Happening. Produits sommairement, sans pourtant se révéler brouillons, les compos de cet ensemble yankee débordent de sensibilité tout en affichant un profil quasi puéril. Elles alternent voix féminine et masculine et sont enrichies de textes émouvants et drôles à la fois, reposant sur une instrumentation à la fois efficace et minimaliste. Les perles sont pourtant légion : à côté d’« Indian Summer » –qui  frôle la perfection– difficile de ne pas être scotché à l’écoute de l’imparable « Cast a Shadow » (repris par Adam Green) ou le bouleversant « Look Around ». Un bon conseil : plongez ou replongez-vous au plus vite au coeur de la discographie de Beat Happening !

           

Yorkston + Thorne + Khan

Everything sacred

Écrit par

Il est toujours agréable de retrouver le songwriter écossais. La dernière fois, c’était lors de la sortie de son excellent douzième album, « The cellardyke recording and wassailing society ». Deux ans plus tard, le troubadour nous propose un nouvel essai conceptuel, concocté en compagnie de Suhail Yusuf Khan et Jon Thorne. Musicien et chanteur indien, le premier est passé maître dans l’art de la sarengi (instrument à cordes oriental) ; contrebassiste, le second est actif sur la scène électro/jazz et sévit chez Lamb.

« Everything Sacred » est donc le fruit de la rencontre entre deux mondes. Oriental et occidental. Le premier est alimenté par la voix et le sarengi de Kahn. Le deuxième, plutôt folk et anglo-saxon, est entretenu par Yorkston et Thorne. Les trois artistes se partagent les compositions.

Dépassant le quart d’heure, le premier morceau permet de découvrir l’instrument traditionnel de Khan. Lors des deux plages suivantes, l’Irlandaise Lisa O’Neill reprend le texte d’un poète écossais, Ivor Cutler (« Little Black Buzzer ») ainsi qu’un morceau de Lal Waterson (« Song for Thirza »). Avant que Yorkston ne décide de cuisiner plusieurs de ses compositions à la sauce orientale (« Broken Wave (Blues for Doogie) », « Blues Jumped the Goose »).

Bref, le résultat est plutôt singulier et nécessite un attrait pour la musique orientale, pour être apprécié à sa juste valeur. Encore que les inconditionnels de James Yorkston ne devraient pas trop être dépaysés, vu le potentiel créatif de cet artiste…

Les nominés pour les Octaves sont connus!

La nouvelle édition des Octaves de la Musique approche: elle aura lieu le lundi 21 mars dans une salle de La Madeleine complètement rénovée.

Hier matin, lors d'une conférence de presse, les organisateurs ont révélé les noms des nominés. Comme à chaque édition depuis 2004, les Octaves et leurs jurys de professionnels font la part belle à tous les styles musicaux: Pop/Rock, chanson française, musiques urbaines (rap/hip-hop), musiques électroniques, jazz, musique classique, musique contemporaine et musiques du monde. 

Pour consulter la liste complète des nominés, cliquer ici

On devra attendre le 21 mars pour découvrir les lauréats. Les vainqueurs 'toutes catégories' sont, eux, déjà connus:

  • Album de l’année : « Mont Royal » de Roscoe
  • Artiste de l’année : Nicola Testa
  • Spectacle / Concert de l’année : Starflam

Un Octave d'honneur sera par ailleurs remis à Jacques Stotzem. Présent lors de la conférence de presse, le guitariste bien connu a gratifié les invités d'une très belle interprétation en 'live', que vous pouvez découvrir ici

La cérémonie des Octaves du 21 mars prochain sera retransmise en direct sur BX1, nouveau partenaire des Octaves ainsi que sur les télévisions locales wallonnes. PlugRTL diffusera de larges extraits en différé. Pour assister à la cérémonie, il suffit d'envoyer un email à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..