La terre fissurée de Daffo

À seulement 20 ans, Daffo, artiste indie-rock basée à Brooklyn, transforme le tumulte intérieur en chansons brutes et poétiques, d’une étrange beauté. Entre l’énergie DIY et des arrangements délicats, sa musique oscille entre fragilité et intensité. Révélée…

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Miossec simplifie…

Miossec, le poète du Finistère, reprend la route avec "Simplifier", un album vibrant de sincérité et d’émotions brutes. Entre coups de cœur, coups de gueule et coups de blues, il continue de chanter la vie comme personne, avec cet amour immuable pour sa…

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The Horrorist au club La Vilaine

Ca va pulser dur(t) dans la boîte La Vilaine à Bruxelles ce vendredi 23 octobre! Elzo Durt, co-fondateur du label franco-belge Teenage Menopause et DJ très connu dans les genres techno/synth/punk, a invité rien moins que The Horrorist comme tête d'affiche pour une nuit qui s'annonce très chaude!

Oliver Chesler, alias The Horrorist, est un des musiciens / producteurs / DJ les plus connus dans le genre techno/EBM. Basé à New-York et actif depuis 1996, il dispose déjà d'une très belle discographie, avec un hit alternatif (quasi-)mondial: "One Night In New-York" et quatre albums salués par la critique spécialisée. En plus, ses shows 'live' sont de véritables tueries!

Pour compléter le lineup, les DJ sets de Acid Mercenaries, DJ Pute-Acier et bien sûr, Elzo & DJ Lovepills.

Entrée: 8€

Pour plus d'infos, voir la page Facebook ou le site web de La Vilaine .
 
Poster by Elzo Durt - www.elzodurt.com

Girls Names

Du post punk fascinant et addictif…

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Le Witloof Bar est une salle superbe. Située au sous-sol du Botanique, la cave à chicons a été réaménagée afin d’offrir au public une expérience intéressante. Le style de musique doit bien sûr correspondre à l’ambiance des lieux. Et c’était le cas ce jeudi.

Il est en effet difficile de trouver meilleur décor pour savourer le post-punk fascinant de Girls Names. Pas de première partie ce soir ; nous sommes directement plongés dans le vif du sujet ! Le groupe de Belfast monte sur les planches, sans doute un peu déçu de la faible affluence (plus ou moins 75 personnes) ; mais ne se laisse pas décourager pour autant, et révèle en ‘live’ de nombreux morceaux issus de son dernier album, sorti quelques jours auparavant : « Arms Around a Vision ». La recette de Girls Names est simple mais diablement efficace. Un son lourd, parfois presque malsain, renforcé par la basse de Claire Miskimmin et le chant de Cathal Cully. Le Witloof Bar rajoute clairement un charme à la prestation du quatuor qui n’est pas venu faire de la figuration. Près d’1h15 de concert, ce n’est pas mal du tout ! Il faut dire que le groupe a déjà publié trois albums et a donc de quoi allonger ses représentations.

S’il est vrai que la tonalité des morceaux est assez linéaire, certains se démarquent quand même assez rapidement. Caractérisé par son refrain puissant, « Chrome Rose » décoiffe littéralement l’assistance alors que le rythme effréné de « A Hunger Artist » l’incite à se remuer. Le public que n’y trompe pas et votre serviteur remarque ne pas être le seul à prendre son pied. Et le meilleur est encore à venir. La formation nord irlandaise clôture son show par « I Was You », petite merveille de construction crescendo décrite par le chanteur comme la meilleure chanson jamais composée par « Girls Names ». Une claque !

Pas question d’en rester là pour l’auditoire qui réclame un rappel. Et il sera bien accordé. Terminer par « The New Life » est un coup de génie, car la chanson est l’archétype du titre addictif. Long de près de neuf minutes sur disque, il a été tiré en longueur en ‘live’, pour notre plus grand bonheur. Les trois petites notes au synthé sont très simples mais restent en tête longtemps. Pas seulement pour la soirée d’ailleurs, car je me suis surpris à encore fredonner l’air, deux jours plus tard.

Girls Names a offert au public belge une performance remarquable. Outre sa qualité scénique, le groupe s’est attardé de longues minutes dans la salle après le set afin de discuter avec ses fans. Une attitude très classe qui a définitivement convaincu les rares sceptiques !

(Organisation Botanique)

Sorti in extremis

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« A chaque amour que nous ferons » est le troisième extrait de l'album « In Extremis » de Francis Cabrel. Ce dernier est sorti le 27 avril 2015 et est déjà disque de platine en Belgique.

Le 20 novembre (nouvelle date!) sortira également « La Collection 1977-1989 ». Ce coffret permet de retrouver (ou de découvrir) les 7 premiers albums studio de Francis Cabrel dans leurs versions récemment remasterisées ainsi qu’un livret de 80 pages avec tous les textes des chansons et les reproductions de l’intégralité des pochettes 45 tours de la période

Retrouvez Francis Cabrel le 16 novembre 2015 au Cirque Royal de Bruxelles, le 17 novembre 2015 au Théâtre Le Forum à Liège, le 18 novembre 2015 au Palais des Beaux-Arts de Charleroi ainsi que les 4 & 5 mars 2016 à Forest National à Bruxelles.

Roberto Bellarosa poursuit son petit bonhomme de chemin

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Après nous avoir présenté « Agathe » et « Suis ta route », Roberto Bellarosa a dévoilé son nouveau single « My Girl » (écrit et composé par le duo français Mutine). Il s’agit du troisième extrait de son deuxième album « Suis Ta Route » attendu ce 30 octobre!

 

Roberto sera également en séance de dédicaces à la Fnac de Liège le 31 octobre. Plus d'infos ici .

Nouvel album pour Simi Nah : « Bootleg »

Un an après « Be My Guest », son album de reprises, Simi Nah est de retour pour nous proposer une nouvelle plaque : « Bootleg ». Pour ceux qui ne la connaissent pas, Simi est une artiste d'origine française aujourd'hui installée à Ostende. Elle a travaillé dans la mode et joué de la basse dans différentes formations, entre autres Praga Khan, Coma, The Chicks,.. Elle développe depuis quelques années un projet solo très intéressant avec son 'partner in crime', l'excellent musicien et producteur belge KGB aka Kenny Germain B.

« Bootleg » propose des nouvelles versions de 8 titres qui étaient déjà parus sur le tout premier opus solo de la Française: « Cherchez La Femme », qui date de 2004. La plage titulaire instrumentale, remastérisée, ouvre l'album de façon dépouillée et émouvante. « Je Joue le Jeu inGénu » bénéficie d'une nouvelle rythmique et d'un son remixé et déroule sa French Pop ingénue, réminiscente d'Elli & Jacno. Ensuite, « Sans se voiler la face » nous rappelle que Simi est capable de produire de véritables hits de dancefloor, orientés electro-EBM.

Petit détour par Kraftwerk avec cet hommage non déguisé à l'électronique allemande des années 70 : « Le Passé, le Présent, le Futur », suivi d'une excellente reprise du classique « Cherchez le Garçon » de Taxi Girl, ici également remixée et remastérisée. Quant à « L'Ange Je », il a été retravaillé au niveau des guitares et des effets ; sa beauté sombre et symphonique fait irrémédiablement penser à Mylène Farmer : superbe ! Après le mélancolique « Je cherche encore », « Bootleg » se clôture dans les accents gothiques d'« Alice - 2183  », la reprise du classique des Sisters of Mercy.

Un must pour les fans de Simi Nah mais aussi pour les accros à la new-wave / darkwave / EBM !

Pour acheter l'album, c'est ici

Date de parution : 22 octobre 2015
Production : Simi Nah & KGB

Enregistrement et mastering : AtOMiC studio Belgium
Artwork : Why2k Graphics

 

Nina K brise la glace

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On compare sa voix à Mariah Carey, Sade, Sinead O’Connor voire Enya. Elle s’appelle Nina K et a enregistré un nouvel elpee qui traite de thèmes existentialistes ; et notamment de comment survivre au décès d’un enfant.

Pour concocter ce disque, elle a reçu le concours d’Alex ‘Lexxx’ Dromgoole (Björk, Jessie Ware, Angel Haze, Fatima Al Qadiri) au mixing et aux expérimentations sonores ainsi que de Daniel Fagge Fagerstrom (Optic Nest, The Skull Defects) aux synthés et à la coproduction.

Pour découvrir son premier single, « Impossible », c’est ici

 

 

 

 

 

 

 

Jacob Whitesides fait le buzz sur le net, mais pas seulement…

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C’est le nouveau phénomène sur la scène musicale internationale. Il est américain et se nomme Jacob Whitesides, un singer/songwriter talentueux qui compte déjà plus de 5 millions de fans sur la toile. En outre, il a accordé sa première prestation en Belgique et plus particulièrement au Trix d'Anvers, ce 9 octobre 2015. A son actif, un premier Ep : « A Piece Of Me ».

Deux liens intéressants pour l'écoute :

- Exclusive Performance: Jacob Whitesides 'I'm Not Good With Words' at AMP Radio : https://youtu.be/hzWLzJKIEXc

- Jacob -Whitesides performs "Not My Type At All" on Big Morning Buzz Live :
https://youtu.be/GTZHx8hxqMU

 

Les choses que Jasper Steverlinck aurait pu faire…

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Jasper Steverlinck, c’est l’ex-chanteur d'Arid. Il a décidé d’embrasser une carrière solo. Son premier single vient de sortir. Il s’intitule « Things That I Should Have Done » et est disponible sur toutes les plates-formes de téléchargement légales.

Coproduite par Charlie Hugall et mixée par Jake Gosling (Ed Sheeran, Libertines, James Bay, Paloma Faith), cette chanson est issue de son futur album ; et Jasper y révèle à nouveau toute sa puissance émotionnelle.

Jasper a déclaré : ‘Cette chanson en particulier a été inspirée par un blues écorché et par le blues de la vie lui-même. Pur et brut à mon image, à l'image de ma vie’.

La vidéo, c'est par ici 

http://www.jaspersteverlinck.com/

 

Bj Scott, Natalia, Pink Ribbon et le Hard Rock café s’investissent pour lutter contre le cancer du sein…

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Le Hard Rock Café à Bruxelles organise ce 28 octobre 2015, un concert de Beverly Joe Scott dont le supporting act sera assuré par Natalia. L'évènement se déroulera au Théâtre du Vaudeville, dans le cadre de la campagne de sensibilisation contre le cancer du sein, baptisée 'Pinktober'.

Octobre rose est le mois de mobilisation pour la lutte contre le cancer du sein. Fidèle à ses valeurs et traditions philanthropiques, le Hard Rock Café soutient depuis 4 ans, Pink Ribbon, une association qui lutte contre cette maladie.

Les fonds récoltés lors de ce spectacle seront reversés à cette association.

Pink Ribbon veut combattre le cancer du sein en encourageant la prévention et le dépistage, mais également en prêtant une attention particulière à l’amélioration de la qualité de vie tant des personnes confrontées à la maladie que de leur entourage.

Le Fonds Pink Ribbon, géré au sein de la Fondation Roi Baudouin, soutient des initiatives qui ont pour objectif d’améliorer le bien-être et la qualité de vie des personnes touchées par le cancer du sein et leur entourage. Ceci afin d’améliorer les attitudes et comportements ainsi que réduire les sentiments d’angoisse et de solitude et de briser les tabous concernant le cancer du sein.

Informations pratiques :

Quand : Mercredi 28 octobre de 20h30 à 22h30 (ouverture des portes à 19h00).

Où : Théâtre du Vaudeville, Galerie de la Reine 13, 1000 Bruxelles

Entrée : 30 €

Pour réserver ses places, c’est ici

http://pink-ribbon.be/wp/campaign_Fr/

http://www.hardrock.com/cafes/brussels/

https://www.facebook.com/hrcbrussels

https://twitter.com/hrcbrussels

 

Marka en soutien à 4 associations caritatives…

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Marka organisera en collaboration avec le Théâtre 140, un concert évènement dont les bénéfices seront intégralement reversés aux 4 associations qu'il a choisies : 2 néerlandophones et 2 francophones : Front commun des SDF − DoucheFLUX − Netwerkt Tegen Armoede − Brussel Platform Armoede.

Ce concert se déroulera lieu le 24 octobre à 20h30 au Théâtre 140 (Avenue Eugène Plasky 140, à 1030 Bruxelles) en présence de ces 4 associations. Cet événement servira également de Release Party. Et pour cause, Marka vient de sortir un nouvel album, « Days Of Wine And Roses », ce 16 octobre.

Le clip de « What's Going Wrong? » est à (re)découvrir en cliquant ici 

http://www.marka.be/

http://www.marka.be/

 

Machiavel fête ses 40 années d’existence !

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Machiavel fêtera ses 40 ans d'existence le 28 novembre prochain, au Théâtre Royal de Mons, en compagnie de l’Orchestre de Chambre de Wallonie. 

L'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie aime sortir de sa zone de confort en se frottant à des univers musicaux différents. Il apprécie également se produire dans des lieux atypiques. Sa récente prestation dans la Station Rogier de la STIB, en est un bel exemple. Tout comme lors de sa participation aux Nuits magiques du parc animalier Pairi Daiza. Pour la circonstance, il avait épaulé le jazzman belge Philip Catherine ainsi que le joueur de oud tunisien, Anouar Brahem.

Son prochain défi se traduira par une collaboration avec Machiavel à l'occasion des 40 ans du groupe. Une collaboration qui a débuté le 21 décembre 2013, dans le cadre du 35ème anniversaire de la formation. Ce soir-là, le combo avait reçu le concours des cordes de l'ORCW, pour plusieurs titres, au beau milieu du sepctacle. Un moment empreint de magie.

L'Orchestre Royal de Chambre de Wallonie souhaite, en outre, bénéficier des retombées positives de la Capitale Européenne de la Culture, Mons 2015, pour prolonger au cours de l'année 2016, des projets initiés grâce au soutien de la Fondation Mons 2015.

Un concert inaugural est prévu le samedi 28 novembre au Théâtre Royal de Mons et sera suivi de plusieurs concerts en 2016 (Forum, Cirque Royal et Wex). Machiavel possède une musique qui s'adapte très bien à de tels développements orchestraux. Onze musiciens de l'ORCW seront à leurs côtés pour l'ensemble des concerts.

Un travail en profondeur a été réalisé au cours des derniers mois afin de réussir l'osmose musicale. De nouveaux arrangements ont été écrits par le multi-instrumentiste et compositeur Grégoire Dune, qui dirigera l'orchestre sur les planches. La setlist sera composée des plus grands succès du groupe et le spectacle promet quelques surprises.

Le concert inaugural sera filmé par Télé Mons-Borinage. Classic 21 et Music 3enregistreront le concert pour diffusion ultérieure. Une première en Belgique, une caméra 360° HD sera placée au milieu des musiciens et filmera ce concert sous des angles inédits.

Ce concert est malheureusement déjà complet !

Pour fêter cet anniversaire exceptionnel, il n'y aura pas que des concerts.

La Renaissance du Livre publiera fin novembre : « Machiavel/ 1976-2016 », une biographie inédite de Jean Jième Valmont.

L’événement sera également ponctué par la sortie d’un coffret en tirage limité incluant :

La biographie.

Un 33trs vinyle inédit reprenant les titres qui avaient été joués avec l'ORCW au Cirque Royal en 2013.

Deux tickets pour le concert du Cirque Royal en 2016.

Une affiche collector de leur premier concert mythique à Forest National en 1979.

Il y aura également un album Best Of : « The Best Songs Of Machiavel », don’t la sortie est prévue pour novembre. L’opus reprendra 18 titres incontournables dont

« Fly », « Rope Dancer  », « Over The Hill », « Chronique Love », « Feel The Sun », « No Way To Heaven », « Wild As The Wind » et d'autres brûlots.

Et en bonus, une version ‘live’ avec l'ORCW de « Cheerlessness », enregistré le 21/12/2013, au Cirque Royal. On peut d’ailleurs découvrir un morceau de ce concert, « A Place From Every One », sur Youtube. Voir ici https://youtu.be/NJOKreBePpM

http://machiavel.be/

https://www.facebook.com/machiavelofficial

http://www.orcw.be/

 

Tout va bien pour nos petites têtes blondes…

Écrit par

Le nouvel album des Déménageurs est paru : « Bonjour Tout Va bien, Le Meilleur Des Déménageurs ». Il s'agit de la première compilation du groupe pour les 3 à 8 ans… qui séduit les parents depuis plus de 15 ans.

Des musiques du monde, de l'humour, du folk, de la bonne humeur, des danses, du mouvement et certainement beaucoup d'imagination destinés à faire rêver notre progéniture.

Yves Barbieux est la colonne vertébrale des joyeux lurons qui compose les Déménageurs ou on retrouve la pétillante et charismatique Lili entourée de ses trois frères Georges le timide, Nelson le curieux (Perry Rose) et Stoul le consciencieux.

La compile réunit des extraits des 4 albums parus à ce jour : « Lili Et Les Escargots » (2002), « Le Grand Carton » (2005), « Le Patamod » (2009) et « Danse Avec Les Gnous » (2014).

Un bonus live de « Bonjour Tout Va Bien » enrichit le recueil.

Les chansons de ces albums servent aux 4 spectacles au cours desquels les enfants retrouvent leurs personnages préférés. Plus de 150 000 enfants, sans compter les parents et les grands-parents, y ont assistés. Et les long playings ont atteint le chiffre de 50 000 exemplaires vendus, en Belgique, France et Suisse.

Un projet qui a permis aux Déménageurs de décrocher deux prix prestigieux : celui du Jury 'Chanson à l'école’ en 2002 et l'Octave du Meilleur Spectacle (toutes catégories) en 2006.

Les illustrations du digipack ont été réalisées par Yves Dumont.

L’équipe des Déménageurs implique :

-Yves Barbieux : Directeur Artistique, auteur-compositeur.

-Marie-Rose Mayele : Chant et danse.

-Perry Rose: guitare;

-Thierry Hercod : Vielle à roue, flûtes

-Jonathan De Nexk/Didier Laloy/Pierre-Yves Behrin : accordéon diatonique.

http://www.lesdemenageurs.be/

Pour la vidéo de  « Bonjour Tout Va Bien », c'est ici 

Yves Barbieux a également monté un nouveau projet : Adeline Plume Et Son Orchestre Funky. Adeline, une diva distraite et charismatique, chante avec humour, des thèmes destinés aux enfants de 3 à 8 ans, soutenue par une section rythmique funky et disco. Un livre-cd de 28 pages, illustré par Yves Dumont, réunissant 12 chansons et toutes les versions instrumentales sortira ce 10 novembre 2015.

Andy Poxon

Must be crazy!

Écrit par

Andy Poxon est issu d'une famille de musiciens. Et notamment à cause de ses parents ainsi que ses grands-parents maternels. Il a choisi la voie du blues, après être tombé sous le charme de la musique de BB King! Issu du Maryland, ce chanteur/guitariste/compositeur est issu du Maryland ; mais il s’est établi dans la région de Washington D.C. Cet artiste aux cheveux roux est à peine âgé de 20 printemps ; et pourtant, "Must be crazy!" constitue déjà son troisième opus. En 2010, il était déjà considéré comme ‘meilleur nouvel artiste’. Son premier LP, "Red Roots" remonte à 2011. Et le deuxième, "Tomorrow", à 2013. Il avait bénéficié de la mise en forme de Duke Robillard et du concours de la section de cuivres du célèbre big band, Roomful of Blues. Pour concocter ce "Must be crazy!", il a reçu la collaboration du claviériste Kevin McKendree. Ce dernier et Andy coproduisent le long playing. Ils cosignent également cinq des 13 plages. Le reste relevant de la plume de ce dernier. La prise de son a été réalisée au studio Rock House, à Franklin, dans le Tennessee. Parmi les invités figurent le drummer Kenneth Blevins, le bassiste Steve Mackey et le saxophoniste Jim Hoke.

Un riff royal ouvre l’excellent "You must crazy". Tout est parfaitement en place : la guitare –autoritaire–, les cuivres et le piano. La voix d’Andy a bien mûri. De tout aussi bonne facture et caractérisé par les accords de piano sautillants de McKendree, "Living alone" baigne au sein d’une ambiance judicieusement néo-orléanaise. Le rythme s'emballe pour "Next to you", un jump épatant au cours duquel la section rythmique libère du swing alors que les cordes prennent leur envol et s’élèvent vers les sommets. Il a parfaitement assimilé ses maîtres, le jeune Andy ! Kevin double piano et orgue pour introduire "Give me the chance", une chouette ballade qui ne manque pas de rythme. La voix d’Andy est alors soutenue par les chœurs de McCrary Sisters et Chloe Kohanski. "Cold weather blues" est un blues lent somptueux. Dépouillé, abordé dans l’esprit de T-Bone Walker, il est parfaitement adapté à l'atmosphère des bars, fréquentés en fin de soirée. Les cordes de gratte sont belles à pleurer! La voix de Poxon affiche une grande maturité tout au long de la ballade "Don't tell your Mama", un r&b nonchalant qu’il interprète face à la section de cuivres. Devant cette même section, mais aussi l’orgue, le piano et les chœurs féminins, il entretient un climat à la fois discret et fiévreux sur le soul blues indolent "Harder every day". Baignant dans un climat jazz chargé de swing, "I want to know" est hanté par T-Bone Walker et Percy Mayfield. Poxon injecte énormément de sensibilité et de passion dans la voix pour interpréter "Already gone", une chanson soul languissante. Les percus de Kenneth Blevins et les ivoires de McKendree entretiennent des rythmes syncopés tout au long de "Making a fool" ; une piste au cours de laquelle Andy tire encore une fois son épingle du jeu au cœur d’une ambiance très néo-orléanaise. Dernière piste lente, "Don't tell me what to do" trempe au sein d’un climat paisible. Tapissé en toile de fond par l’orgue, l'accompagnement est minimaliste ; et la guitare ne concède que les notes nécessaires. La basse acoustique inocule le swing à "Too late", un titre qui mêle jazz et blues. L’LP s’achève par "Rebound", un instrumental. Le spectre de Booker T & The MG’s plane. Mais c’est Yates McKendree, le jeune fils de Kevin, qui se consacre à l'orgue.

 

Omar Kent Dykes

The kitchen sink

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Omar and The Howlers est un groupe de blues texan fondé en 1973 par le chanteur/guitariste Omar Kent Dykes. Il s’est établi à Austin. Véritable force de la nature, il est cependant originaire Mississippi. A ses débuts, la formation était régulièrement comparée aux Fabulous Thunderbirds, issus de la même cité. Leur premier opus, "Big leg beat", date de 1980. Depuis le combo en a gravé plus d’une vingtaine.

Et "The kitchen sink", c’est leur dernier. Cette plaque est partagée en deux parties. Six compos sont nouvelles. Elles impliquent pour section rythmique, le bassiste Bruce Jones et le drummer Wes Starr. Les six autres rendent hommage à différents artistes disparus au cours des dernières années. Les nouveaux titres ont été enregistrés au studio Satellite, à Austin.

"That ain't it" est une excellente ouverture. La seconde guitare que se réserve Casper Rawls (ex-Leroi Brothers) est très aventureuse et écorchée. "The battle rages on" nous entraîne dans la country ; une superbe plage au cours de laquelle Tommy Spurlock se consacre à la pedal steel. Un processus qui est reproduit, et de fort belle manière, sur "Dixie's All night Bar" ; Omar, Rawls et Spurlock s’autorisant de superbes échanges. Blues indolent, "Fire and gasoline" est dominé par la voix puissante d'Omar. Il y affronte à la gratte, un des maîtres locaux de cet instrument, Derek O'Brien. Epatant ! Ce dernier participe également à "Dirty people", un chouette Texas shuffle. Autre surprise : "I'll keep on dreamin'". Country, cette piste est contaminée par du jazz suranné et chargée de swing. Le violon et le piano de Danny Levin (ex-Asleep at the Wheel) tirent ici leur épingle du jeu.

Les hommages s'adressent à quatre disparus, dont trois nous ont quittés en janvier 2014 : Efrain Ramos, président du Omar & The Howlers Fan Club, Gene Brandon, batteur des Howlers entre 1981 à 1994 et le DJ Larry Monroe. Sans oublier Jack Primich qui s'est éteint en juin de l’an dernier. C’était le père du remarquable harmoniciste, Gary Primich ; ce dernier, ami et ancien partenaire d'Omar, trop tôt disparu, est décédé en 2007. Gary participe à deux titres, le "Cutie named Judie" de Jerry McCain et le "Can't hold out" d'Elmore Jame. Ces deux morceaux bénéficient du concours de Kaz Kazanoff au saxophone. Gene Brandon siège derrière les drums pour trois titres : "Dust my broom", au cours duquel les interventions à la slide d’Omar sont remarquables ; le "Who do you love" de Bo Diddley, caractérisé par la présence de l'excellent Greg ‘Fingers’ Taylor à l'harmonica ; et enfin le "Hello Operator" d'Omar qui adopte le rythme de Jimmy Reed. La finale nous réserve une nouvelle composition : "Climb on board". Un épatant country boogie qui met en exergue les ivoires de Nick Connolly et, pour la dernière fois, la six cordes de Casper Rawls.

Samantha Fish

Wild Heart

Écrit par

Samantha Fish est une jeune chanteuse/guitariste. Elle vient seulement de fêter ses 26 printemps. Et vit à Kansas City. En 2009, son album "Live Bait" séduit le producteur allemand Thomas Ruf qui la signe sur son label. Elle tourne depuis, souvent en Europe. Elle a également participé aux séries "Girls with guitars", en 2011 et 2012. Ses deux elpees publiés pour Ruf ont été produits par Mike Zito : "Runaway" et "Black wind howlin'".

"Wild Heart" a été enregistré au sein de différents studios, en Louisiane, au Tennessee et Mississippi. Luther Dickinson, chanteur et guitariste chez North Mississippi All Stars assure la mise en forme et participe à toutes les plages. Il apporte une nouvelle coloration à l’expression sonore de cette artiste issue du Missouri. La plupart des titres sont issus de la plume de Samantha ; et certains ont été coécrits en compagnie de Jim McCormick, qui partage son temps entre Nashville et la Nouvelle Orléans. Au départ, elle privilégie la formule trio, format qui est favorisé par le concours du drummer Brady Blade et du multi-instrumentiste Dickinson.

En ouverture, "Road Runner" est un parfait témoignage de la direction plus roots empruntée par Samantha, s’inspirant ainsi davantage de l’atmosphère du Mississippi. Luther Dickinson double la basse et la lap steel sur "Place to fall". Une lap steel qui communique une sonorité métallique troublante à cette jolie ballade empreinte de quiétude, enrichie par les chœurs de Shontelle Norma-Beaty et Risse Norman, alors que Miss Fish se révèle très créative sur ses cordes. Derrière ses fûts, Brady imprime le Diddley beat pour baliser "Blame it on the moon". Le tempo s’accélère. La lap steel de Luther gémit. Le rythme adopté par "Highway's holding me now" est davantage sculpté dans le blues/rock familier de Samantha. Epaulée par les vocaux de Shontelle et Risse, elle se réserve le micro sur la plaisante ballade acoustique "Go home". Elle creuse dans les racines pour interpréter "Jim Lee Blues Pt1", composé il y a bien longtemps par le légendaire Charley Patton. Luther Dickinson est préposé à la mandoline et Lightnin' Malcolm –invité pour la circonstance– à la sèche. Malcolm vit du côté de Holly Springs, dans le Mississippi et apporte régulièrement sa collaboration à la famille Burnside. La voix de Samantha est chargée de passion et d’énergie pour attaquer son "Turn it up". Son partenaire, Luther Dickinson, se réserve le solo sur les cordes qui nous entraînent au coeur des collines du Nord du Mississippi. Sans aucun doute, l'un des sommets de cette plaque! Samantha chante "Show me", dans un style plus familier. Et sa voix atteint la perfection sur "Lost myself", une plage paisible, traversée par les accords lugubre de la lap steel de Dickinson. D’excellente facture, ce long playing atteint son apogée sur le dynamique "Bitch on the run", un blues/rock plus conventionnel, théâtre d'un beau duel entre les guitares de Samantha et Luther. Une claque! Dickinson et Lightnin' Malcolm se partagent les sèches tout au long de la finale, "I'm in love with you", une plage très roots issue de la plume du regretté Junior Kimbrough, un des fleurons du North Mississippi hill country blues…

 

Deb Callahan

Sweet soul

Écrit par

Chanteuse de blues et de soul, Deb Callahan nous vient de Philadelphie. Elle parcourt les routes depuis la fin des nineties. Son premier elpee, "If the blues had wings", est paru en 2002. Elle est alors comparée à la célèbre chanteuse/guitariste Bonnie Raitt.

"Sweet Soul" constitue déjà son cinquième opus, un disque réalisé au studio Ultratone de Los Angeles, sous la houlette du bassiste et producteur notoire, Tony Braunagel. Pour la circonstance, elle avait entraîné son fidèle guitariste, Allen James. Les autres participants ont été choisis parmi la crème des musiciens de studio de la Cité des Anges. Des musiciens qui ont régulièrement tourné et enregistré pour des artistes comme Bonnie Raitt, Etta James et Taj Mahal. Deb dédicace son album à son jeune fils de 4 ans, Elijah!

"Big Love" ouvre la plaque. L’ambiance est cool, décontractée. Très expressive et soutenue par des chœurs engagés, la voix de Deb est excellente, très expressive. L’ambiance est pourtant cool. La section rythmique est solide. L'orgue Hammond de Mike Finnigan chaleureux. Allen James opère déjà une première sortie sur les cordes. "I keep things burning" adopte un schéma semblable. La slide de Johnny Lee Schell introduit le saignant "Shackin up", une des meilleures plages de l’opus. Finnigan siège derrière le piano pour l’indolent "I am family", une ballade séduisante que chante classieusement Deb, face aux répliques vocales de la Texane Teresa James. Sculptée dans la soul, "Sweet feeling" est une chanson écrite à l'origine par Candi Staton, une spécialiste du style. La voix de Miss Callahan devient autoritaire sur "Born to love you", un R&B imprimé sur un mid tempo, alors que l’orgue et les chœurs apportent une coloration gospel. Bien que tout en retenue, la gratte de James prend un envol remarqué. Dansant, "Seven states away" est une autre plage soul. Surprise, Deb reprend une chanson de Tom Waits, "Way down in the hole" (NDR : elle figure sur "Franks wild years", un elpee gravé en 1987). Sa version est particulièrement réussie. Braunagel aux drums et Reggie McBride à la basse assurent une excellente assise rythmique. Et Jimmy Powers en profite pour souffler dans son harmo. Allen James et Mike Finnigan paraissent très en verve sur leur instrument. Superbe ballade lente, "Step back" véhicule des accents solennels, une plage caractérisée par l’intensité vocale de Deb. Roots, "You don't know your mind" est signé par les Louisianais David Egan et Buddy Flett. Et au sein de ce climat décontracté, James se réserve une bonne sortie. Un riff rythmique puissant prélude "Crazy 'bout you baby", une compo issue de la plume de Sonny Boy Williamson. Très rythmée, elle figurait au répertoire d'Ike et Tina Turner. Dépouillé, "Slow as molasses, sweet as honey" est un remarquable blues lent. Un instant de bonheur magnifié par l'orgue Hammond, le piano et les cordes limpides d'Allen. De toute bonne facture, cet LP s’achève par le "I been hoodood" de Dr John. Nous sommes alors plongés dans une atmosphère néo-orléanaise. Indispensables, les percus sont bien à l’avant-plan. L’orgue adopte un profil rythmique, la gratte est torturée, pendant que Teresa, Mike et Deb chantent à l’unisson. Et on soulignera encore le brillant travail de Braunagel à la mise en forme…

 

Blinddog Smokin'

High Steppin’

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Blinddog Smokin' est un groupe de soul/funk/blues américain qui accorde plus de 200 concerts par an. Constamment sur les routes, il se produit aussi bien dans les festivals que les petits jukejoints et autres roadhouses. Le combo a été fondé en 1994 dans le Wyoming. Il est drivé par le chanteur/harmoniciste Carl Gustafson. Un personnage qui traîne une réputation d’aventurier et de raconteur. Le line up de la formation est à géométrie variable. Seul le drummer, ‘Chicago’ Chuck Gullens, est au poste depuis le début. Quant au bassiste, Roland Pritzker, alias Junior Bacon, il participe à l’aventure depuis pas mal de temps. Parmi les plus réguliers, on épinglera le claviériste Mo Beeks, le guitariste Chalo Ortiz, ainsi que Linda Gustafson et Chris White aux choeurs. Le précédent LP, "Decisions", était paru en 2014 ; il avait reçu le concours du remarquable chanteur de soul Bobby Rush, ainsi que de l'énigmatique Dr John. "High steppin'" constitue donc son 11ème long playing.

Dès les premières mesures, on pénètre dans l’univers du funk. La section rythmique balise le tout alors que le saxophone de Rex Arend participe aux arrangements. "Pimp shoes" célèbre les chaussures ‘flashy’ des musicos. La guitare d'Ortiz se réserve le premier solo en se servant judicieusement de la pédale wah wah. Les voix sont à la fois complexes et soignées. "Bayou lady" me botte davantage. Caractérisé par ses rythmes louisianais, ce morceau est enrichi par l’harmonica de Billy Branch, invité pour la circonstance. Nonobstant ses interventions trafiquées, Chalo se révèle très en verve sur ses cordes ; et surtout créatif. Les arrangements sont impeccables. Les voix superbes ; et l’orgue de Mo Beeks est épatant. Le meilleur morceau de l’elpee. Des accords de piano ouvrent l'étrange et complexe valse lente "Don't put no money on me". La voix est triturée à l'extrême, proche de l'asphyxie. Ivoires, violon et clarinette entretiennent ce climat. Les chœurs répondent à la voix au bord de l’agonie. Prolixe, le violon de Matt Rhody introduit "I caught her lyin'", une plage bluesy imprimée sur un mid tempo que souligne la voix singulière de  Gustafson. La voix devient même surannée pour "Tell 'em shuffle", un shuffle excitant, très rythmé, au cours duquel le guitariste louisianais Shane Thériot (NDR : encore un guest !) malmène ses cordes, alors que Billy Branch communique une touche de Chicago blues. Propulsé par l’harmo, "If I died today" est une belle piste mélodieuse ; un blues indolent, dominé par le timbre du leader que tamise des chœurs empreints de charme. Branch démontre une nouvelle fois son talent sur sa musique à bouche, sur fond d'orgue et de piano. Légèrement funk, "Big behind" concède des accents country. A cause de la lap steel que se réserve Tommy Broderick. Un funk bien plus marqué sur "Lady 's playin", un morceau au cours duquel Gustafson rappe devant l'orgue et une section de quatre cuivres. Ortiz en profite pour dispenser une de ses plus belles envolées. Le long playing s’achève par une cover : "Tell 'em". Pas en mode shuffle, mais sous la forme d’un splendide chant gospel, face à l'orgue de Mo Beeks.

 

André Bisson

Left with the blues

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Ce jeune musicien est originaire de l'Ontario, au Canada. Depuis plusieurs années, il drive sa propre formation, The J-Tones. Son blues est largement teinté de soul et de R&B! Publié en 2009, son premier elpee, "Rhythm & Blues Experience", avait été bien reçu par la critique. Six années plus tard, il nous propose son sixième opus, disque qu’il a enregistré dans sa ville de Hamilton. Il signe neuf des dix plages et en assure la production. Lors des sessions, il a reçu le concours de nombreux invités.

"Left with the blues" ouvre l’opus. Un blues lent que chante André d’une voix passionnée, qui colle parfaitement au style. Jesse O'Brien se consacre au piano. Le front de cuivres fait la différence et tout particulièrement le saxophone ténor de Bill Holinaty. Sculpté dans le rock, "Borrowed time" est imprimé sur un tempo très soutenu. André joue nerveusement sur ses cordes et sa voix affiche énormément d’assurance devant les cuivres. Légèrement éraillée, elle est classieuse tout au long du r&b indolent "Play me a fool". Les ivoires entretiennent un climat nightclubbien alors que la sortie de cordes s’opère parcimonieusement au cœur du mur de cuivres. Musclée, proche du northern soul de la Tamla Motown, "All I need" est une plage qui ne manque ni de potentiel, ni de créativité. Une petite perle dans le genre! Le talentueux harmoniciste canadien Jerome Godboo communique une touche blues bien agréable à "Deepest kind of mean", une piste qui évolue entre Chicago et Memphis. Et Bisson se déchaîne sur ses cordes! Ballade dépouillée, "There for you" constitue sans doute une des meilleures compositions de l’LP. La voix d’André s’y révèle très expressive. Si le piano sert de fil conducteur, en arrière-plan, le violon de Crystal Lee parvient à se détacher. Morceau funk, "Daybreak" permet une sortie autoritaire du saxophone. "Ordinary day" est un titre lent et nightclubbien. Une seule reprise : le "Crosscut saw" de Tommy McClennan, une compo popularisée par Albert King. La version d’André baigne au sein d’une judicieuse ambiance Stax. Et le long playing s’achève par "Brand new day". Le climat y est gospel. André chante face aux voix féminines.

 

Royal Southern Brotherhood

Don't look back

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Royal Southern Brotherhood est en quelque sorte un super-groupe créé en 2011 dans la Crescent City de la Nouvelle Orléans. Quatre ans plus tard, il publie déjà son 4ème elpee. Il fait suite à un éponyme et un live ("Songs from the Road") gravés en 2012 et "Heartsoulblood", paru en 2014. Au fil du temps le line up a subi quelques changements. Cyril Neville, assure toujours le chant. L'extraordinaire section rythmique, constituée du batteur Yonrico Scott et du bassiste, est toujours en place. Les deux guitaristes ont été remplacés. Mike Zito a quitté le navire en 2014. Il a depuis embrassé une carrière solo qu’il mène avec succès. Il a cédé le relais à Bart Walker, issu de Nashville. Récemment, Devon Allman a été remplacé par Tyrone Vaughan, le fils de Jimmie Vaughan et neveu de Stevie Ray. Les sessions de ce dernier elpee se sont déroulées au célèbre studio Fame, à Muscle Shoals, dans l'Alabama. Il a été produit par Tom Hambridge.

Coécrite par Cyril Neville et les deux nouveaux gratteurs, "I wanna be free" est une plage puissante qui déménage au sein d’un climat southern rock. Les trois musicos se partagent le chant. Une véritable propagande pour la musique de ce band issu de New Orleans. Une même puissance alimente "Reach my goal". La voix de Cyril est toujours aussi superbe. Les percussions de Yonrico crèvent l'écran alors que la gratte de Bart Walker est toujours aussi brûlante. Ivan Neville siège derrière l'orgue Hammond. Funkysante, la basse de Charlie amorce "Don't look back". Walker est passé au banjo. L'attaque percussive adopte même un profil reggae. Plus funk encore, mais contaminé par la soul, "Hit me once" est issu de la plume de Danny Dugan, le leader de Sons of Soul. Tapissé par les sonorités du Hammond et caractérisé par des accès de basse insatiables, "The Big Greasy" baigne dans le même climat. "Hard blues" en revient au rockin' blues ; un titre séduisant signé par le producteur Tom Hambridge. Les riffs des deux grattes sont puissants sur cette piste southern rock. Ballade atmosphérique, "Better half" sert d’intermède pour les frangins Cyril et Ivan Neville. "Penzi" est une compo coécrite par Charlie Wooton et Cyril. Exotique, elle véhicule des accents cubains. Bart se consacre à la mandoline, face au percus entraînantes de Yonrico et Cyril. Paisible, "It's time for love" concède des inflexions jazz et country. La voix de Mr Neville est lumineuse et les sixcordes sont hantées par l’Allman Brothers Band. "Bayou baby" macère au cœur des bayous louisianais. Un blues imprimé sur un tempo indolent dont s’évade un harmonica, alors que Bart dispense des tonalités métalliques à l’aide de sa slide. Tyrone chante son "Poor boy", un blues nerveux légèrement teinté de funk. A la fois technique et chargé de vécu, son envol sur les cordes est brillant. En outre, il n’hésite pas à se servir de ses pédales. Il est aussitôt relayé par un Walker bien inspiré. R&B dynamique et dansant, "They don't make 'em like you no more" est enrichi de cuivres parmi lesquels le saxophone de Jimmy Hall s’autorise un billet de sortie, alors que les sixcordes entrent en effervescence. Devon Allman participe à l’écriture de "Come hell or high water", une compo luxuriante dominée par le chant et dont la ligne mélodique est à la fois accrocheuse et participative. Cyril Neville et Anders Osborne cosignent "Anchor me", une finale acoustique… 

 

Archive

Le spectre du Floyd continue à planer…

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Archive se produisait à l’Aéronef ce lundi 19 octobre. Fondé en 1994, il compte donc aujourd'hui, plus de deux décennies d'existence. Un collectif à géométrie variable drivé par Darius Keeler et Danny Griffiths. Son style musical n'est pas facile à définir, puisqu'il emprunte aussi bien au rock, à l'electro, au trip hop, au psyché et à la prog. Un cocktail qui finalement s'avère très personnel.

Pas de supporting act. BRNS était prévu en première partie du band londonien –il a d’ailleurs été invité à assurer ce rôle pour la tournée française– mais son camion est tombé en panne, près de Troyes. En lieu en place, on aura droit à la projection du film « Axiom », sur un écran placé en bord de scène. Un court métrage tourné en noir et blanc, d’une trentaine de minutes. Il a également servi de bande-son à un album paru en 2014 qui porte le même titre. Il raconte, au fil des différents chapitres, l'histoire d'une île (Axiom), dont la ville souterraine est régie par une cloche qui en sonnant décide du destin de ses habitants. De superbes arrangements de cordes enrichissent cette musique particulièrement paisible. La bande-son a été enregistrée en moins de 10 jours par le band, et constitue, un témoignage de ses références majeures, dont celles puisées chez le Floyd, époque « The Wall ».

Darius et Danny se chargent des claviers. Ils occupent chaque extrémité du podium et se font face. Ce dernier se consacre également aux samplers et à la basse. Le line up implique 3 vocalistes. Holly Martin apporte la touche féminine. Et Dave Penny (machines, percus et guitare) ainsi que le chevelu Pollard Berrier, nous réservent la masculine. Ces deux musicos et Mike Bird sont également préposés aux grattes. Steve Barnard, alias Smiley, siège derrière les fûts.

Le band est venu défendre son nouvel et onzième elpee studio, publié ce 12 janvier 2015. Archive s’était déjà produit à l’Ancienne Belgique, en février dernier, soit un mois après avoir gravé « Restriction » ; et le 24 aoît à Bruxelles, dans le cadre du BSF (voir photos ici). Ce soir, le spectacle est sold out.

Dave et Pollard constituent les deux pôles d'attraction de la formation. Ils squattent à tour de rôle, l’avant-scène. Dave empoigne le micro et en balance le pied. Caractérisé par ses riffs de cordes incisifs et ses claviers pétillants, « Feel It » (« Restriction ») ouvre le set. Le début de parcours est d’ailleurs particulièrement énergique. La setlist embraie par « Fuck U », « Dangervisit » et « Finding It So Hard  », de plus anciennes compositions. Le light show et les mouvements des musicos sont parfaitement synchronisés. Un caméraman filme le spectacle, et les images sont reproduites sur trois écrans, placés en toile de fond. Après 45 bonnes minutes, Holly Martin grimpe enfin sur l’estrade. Cette jolie blonde me fait alors penser à une fée vêtue d’une robe pailletée d’or. Et empreinte de sérénité, sa voix est propice aux ballades…

Tour à tour, Dave s'éclipse pour cogner en mesure ses toms basse et sa caisse claire, gratter sa six cordes ou triturer ses machines. Quant à Pollard, il alterne entre micro et guitare. Le band manifeste une belle cohésion ; et sa tournée est aujourd’hui parfaitement rôdée. La plupart des compos issues de « Restriction » baignent au sein d’un climat trip hop propice aux sonorités électroniques. Au fil du temps, les déhanchements de Holly deviennent de plus en plus saccadés et s’accélèrent lorsque l’expression sonore monte en crescendo. La voix de Dave se charge également et progressivement en intensité, et ce jusque saturation. Suivant un même rituel, Darius bat régulièrement la mesure de la main droite. Les cordes vocales de Pollard (il est coiffé d’un chapeau) sont cristallines, fragiles, lumineuses. Les jeux de lumières sont alors dominés par des couleurs qui oscillent du bleu au vert, en passant par le jaune et le rouge. En fin de parcours, Archive nous réserve « Distorted Angels  » et « Baptism », deux extraits essentiels d’« Axiom ». Le spectre du floyd se remet à planer…  

Et il est omniprésent tout au long du rappel ; en l’occurrence l’imparable « Lights ». Un titre de 15 bonnes minutes au cours duquel l’électronique prend pourtant le pas sur l’organique.

Birdpen, projet de Dave et Mike, se produira en concert à travers la Belgique, entre deux concerts d’Archive. Un planning, il faut le reconnaître, particulièrement chargé…

Setlist: Feel It / Fuck U / Dangervisit / Crushed / Conflict / Violently / Black and Blue / End of Our Days / Kid Corner / You Make Me Feel / Bullets / Distorted Angels / Baptism / Ladders / Numb. Rappel : Lights

(Organisation : Vérone Productions + Alias Production)

Dernière Volonté

Comme un éloge funèbre aux soldats morts au combat…

Le Beursschouwburg propose une belle double affiche dans le genre 'dark wave', en ce samedi automnal : Dernière Volonté et Luminance. Dernière Volonté, c’est le projet de Geoffroy Delacroix, dit ‘ Geoffroy D’. Créé en 1998, il était à l’origine ‘dark ambient’, très bruitiste et caractérisé par son côté martial. En octobre 2012, l’artiste français nous avait accordé une interview traitant notamment de l’évolution de sa musique (voir ici)

Il revenait à Luminance d’ouvrir les hostilités dès 22h, dans une salle déjà bien remplie. Luminance, c'est DA, un musicien multi-instrumentiste, également issu d’outre-Quiévrain. Installé dans notre capitale, il est responsable d’une musique orientée synth-pop d’excellente facture. Pensez à Depeche Mode, John Foxx ou OMD. Caractérisée par ses touches très noires, elle est hantée par un chant mystérieux et parfois mystique… Luminance est venu présenter son tout nouvel elpee : « Sans Visage » (NDR : pour le commander, c’est ), paru il y a peu sur Die Blinde Records. Seul sur l’estrade, armé de ses synthés et sa guitare, le jeune artiste a offert une prestation en tous points convaincante, alternant nouvelles compositions et titres plus anciens. Enthousiaste, le public a même réclamé et obtenu un rappel, événement assez rare pour un 'supporting act'. (Les photos sont ici)

Après une courte pause, Dernière Volonté prend possession de la scène. Sur le podium, Geoffroy est accompagné par le percussionniste Andy Julia (le chanteur de Soror Dolorosa). L’expression sonore est sombre, martiale et hypnotique. Elle prend d'assaut un public déjà conquis d'avance. On est frappé par la puissance et la pureté du son. Geoffroy est, comme d’habitude, très discret, vêtu sobrement d'une veste militaire. Mais sa stature et son élégance constituent un point de focalisation naturel.

La setlist réunit, en majorité, les morceaux les plus connus, comme par exemple le superbe « L'Eau Froide » ou « Douce Hirondelle », mais recèle également quelques chansons inédites, issues du prochain opus, dont la sortie est prévue dans les prochaines semaines, sur le label autrichien Hau Ruck. La chanson « Prie Pour Moi » (titre à confirmer) se profile d'ores et déjà comme un hit ‘dark’ en puissance ! A noter également, la fantastique version ‘live’ du classique « Mon Mercenaire », qui emporte le public dans une farandole macabre. « L'Ombre des Réverbères », tiré de « Devant Le Miroir », est partagé en deux parties, comme c'est le cas pour les meilleurs morceaux du band. Après une accalmie prodiguée en milieu de parcours, une mélodie languissante et des paroles répétitives envoûtent nos sens et enflent jusqu'à l'orgasme auditif.

Geoffroy saisit ensuite le micro et imprime à son corps un mouvement de déhanchement : c'est « Mon Meilleur Ennemi », la plage titulaire du dernier LP en date du groupe. On monte d’un cran dans la puissance et l'intensité. Andy Julia frappe furieusement sur ses fûts, et l’auditoire ondoie de plaisir... Nos yeux se ferment pour mieux ressentir toute la force libérée par cette musique, qui prend toute sa dimension sur les planches. La voix, frêle et émouvante de Geoffroy nous fait frémir ; et lorsqu’il ponctue sa prestation d'un ‘Merci, bonsoir’, on sort d'un rêve éveillé, mais bien trop court.

Votre serviteur a déjà eu l’occasion d’assister à un set de Dernière Volonté, de nombreuses fois. Notamment à Waregem, Utrecht, Leipzig... Celui-ci a été de loin le meilleur auquel j’ai pu assister, sauf peut-être celui accordé en 2012 au Magasin 4. Il était encore meilleur. En sortant d'un concert de Dernière Volonté, on est toujours un peu bouleversé, comme si on avait participé à une messe noire, une cérémonie rituelle. Comme un éloge funèbre aux soldats morts au combat. (Pour les photos c’est encore ici)

(Organisation : Beursschouwburg, MAM & Elektrocution)

Photos : Emmanuelle Golenvaux