La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Le parfum de vie de Goudi

Pierre Goudesone, alias Goudi, trace son chemin musical depuis la fin des années 80. Après s’être fait connaître en compagnie des groupes Flesh & Fell et Speaking T, il poursuit aujourd’hui une carrière solo. Son univers musical riche et profond l’a conduit à…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Search results (26653 Items)

Prettiest Eyes

Looks

Écrit par

La magie des influences musicales. Ou pourquoi une bande de zigues mordent les mollets des plus téméraires ?

La scène rock indie vit un moment grandiose. Une époque bénie. C’est en tout cas dans cet état d’esprit que votre serviteur papillonne entre groupes ou artistes émergeants, persévérants ou confirmés. Pourvu qu’ils soient sans concession…

Comment alors ne pas saliver à l’idée de s’enfiler, à la suite, des disques de Fuzz, Meatbodies, John Dwyer et sa bande des Thee Oh Sees, Sultan Bathery, Wand… et toute cette clique de joyeux drilles...

Bien évidemment, ils finissent tous par devenir une source d’inspiration pour la nouvelle génération.

Prettiest Eyes, par exemple. « Looks » constitue son premier elpee. Et il est couillu.

Adoptant des rythmiques cadencées et des harmonies vocales en abîme, style Dwyer, Prettiest Eyes puise à la fois son inspiration dans le rock (la férocité, la testostérone), l’indus (le béton, la ferraille) et le psychédélisme (les fleurs). Mais le combo accommode le tout à sa sauce très personnelle. Quitte à se tâcher les doigts. Un accouchement opéré dans la douleur, nécessitant quelques litres de sueur aux effluves alcoolisées.

Un disque décapant, contaminé par la reverb et tramé par une solide ligne de basse, concocté par un groupe insolent qui manifeste un culot monstre. Que veux-tu de plus ? Des croissants ?

Lady Lamb

After

Écrit par

Aly Spaltro est une petite peste. Une vraie, celle que l’on déteste autant que l’on aime.

Celle qui te pique ton blouson de cuir en rameutant des crapules du quartier et t’enverra sauver son honneur à coups de tatanes fulgurantes.

Aly Splatro, c’est Lady Lamb. Elle crache par terre mais tire subtilement et classieusement sur un cul de joint.

Tout au long de cette plaque, résolument pop, elle propose des compositions pas nécessairement originales, mais plutôt bien léchées, aux arrangement discrets. Malgré des textes très ‘nana dans les bois’ difficile d’y rester totalement insensible. Surtout les mecs qui lui fileraient bien un coup de main pour ranger le matos, après la répète. M’enfin, il n’y a pas que le côté hyper girly qui les attire.

Elle possède quand même une voix. Elle coince parfois, quand elle la pousse un peu trop ; mais elle est authentique et reflète l’image de cette génération décomplexée. Une chose est sûre, elle envoie le bois. Quand même. Et puis elle ne cherche pas à plaire, tout en y parvenant. Même pas peur la donzelle !

Les 12 plages de cet « After » ne laisseront certainement pas de souvenir impérissable, mais elles valent le détour et méritent au moins une écoute attentive…

 

Enablers

The Rightfull Pivot

Écrit par

Une maille à l’endroit, une maille à l’envers.

Pas que je vienne d’enfiler le Burda dernier cri, ni que la passion du tricot me soit venue sur le tard. Et pourtant, je viens d’entamer la confection d’une cagoule.

Je pense qu’elle me sera utile en fin de chronique.

Franchement, Enablers m’a toujours solidement pelé le jonc.

A cause de cette forme d’atmosphère ‘no mainstream’ qui rend sa musique hyper hype.

Esotériques voire incompréhensibles, les textes sont dispensés par un baryton mal calibré. Les envolées lyriques émanent de pulsions mécaniques… Pas vraiment ma tasse de thé !

Alors comment voulez-vous demeurer objectif, en voyant le cinquième elpee de cette formation yankee émerger au sommet de ma pile de disques à chroniquer.

Et à chaque fois, je ressens la même sensation foutraque et dérangeante. L’impression que si tu ne comprends pas le trip, c’est que tu n’es pas assez sensible ou intelligent.

« The Right Full Pivot » ressemble à un slam chiant pondu par des individualistes condescendants. Enfin, plutôt du slim. Oui, cette matière visqueuse qui, au moins, émet un bruit de flatulence quand on la renferme dans sa boîte. Ce qui prête à sourire. Enablers, n’en est même pas capable…

Et la cagoule, elle est bien ajustée ?

 

Clayton Doley

Bayou Billabong

Écrit par

De nationalité australienne, Clayton Doley est un homme à tout faire. Chanteur, compositeur, arrangeur, producteur et claviériste, il s’est d’abord forgé une belle notoriété comme organiste. Surtout au Hammond. Et cette réputation a atteint les States et le Vieux Continent. Il a ainsi participé aux sessions d’enregistrement de nombreux artistes, depuis le début de ce siècle. Celles de son nouvel elpee ont été essentiellement immortalisées au Music Shed de la Nouvelle-orléans. Il y a bénéficié du concours de The Monster Gents (un trio guitare, basse, batterie) et The Treme Funktet (une section de trois cuivres). Et lors des prises complémentaires réalisées au Free Energy Device de Sydney, celles de The Clay-Tones (trois choristes) et The Hi-Fi Doley T-Horns (une autre trio de cuivres). "Bayou Billabong" fait suite à "Desperate times", paru en 2012. Doley signe les huit plages du nouvel LP.

"Disbelief" ouvre la plaque. Clayton se partage piano et orgue, mais ce sont les ivoires qui balisent la compo. Les Clay-Tones épaulent la voix plutôt frêle de Bayou alors que le Treme Funkter tire son épingle du jeu. Tout d’abord le trombone de Corey Henry, puis le saxophone ténor de Drew Calhoun et enfin la trompette de Tavis Hill, avant que le trio ne fusionne au cœur d’un ensemble dixieland éclatant. Le didgeridoo de Ganga Giri amorce le funky "Bayou Billabong" (NDR : ce sont les aborigènes issus du Nord de l’Australie qui ont perpétué l’utilisation de cet instrument ancestral, imposant par la taille). Avant de céder le relais à la lap slide de Harry Manx, un pote canadien. Ses interventions sont lumineuses. Entouré par le Treme Funktet, Clayton siège derrière son orgue. La batterie et les percussions d'Eddie Christmas s’imposent dès les premières mesures de "Waiting for the coffee". Manifestement, la plage baigne au sein d’une ambiance néo-orléaniste. Doley et les Clay-Tones partagent une même bonne humeur tout au long de cette piste au cours de laquelle le Treme Funktet démontre une nouvelle fois tout son impact aux cuivres, alors que le piano écoule de généreuses notes mélodieuses. De chaleureuses tonalités dispensées par l’orgue Hammond B3 introduisent "I live for you". Harry Manx se consacre encore à la lap steel. Excellent, ce titre concède des caractéristiques jazz évidentes. Notamment, à cause des interventions de cordes accordées par Derwin Perkins des Monster Gents. Un tremplin pour la meilleure sortie du leader sur son Hammond. Les Hi-F-Doley-T Horns inoculent un sentiment de mélancolie extrême à l’indolent "Truly Amazing". A contrario, l’orgue se révèle davantage fiévreux sur ce morceau, le plus blues de l’elpee. "We're still changing" trempe dans une atmosphère ‘bon enfant’. Les chœurs féminins sont cependant un peu trop envahissants. Heureusement jazzyfiantes, les cordes de Perkins sont un véritable régal pour les oreilles. En final, "Starting right now" replonge dans le funk. Clayton est ici secondé par son jeune frère Lachy, au clavinet.

 

Blur

The Magic Whip

Écrit par

Ceux qui connaissent Jojo dans la vraie vie le savent. Dans celle de tous les jours, si vous préférez. Celle au cours de laquelle il signe de son véritable nom sous une ligne qui s’autorise 5 fautes de français. Celle qui l’autorise les ‘lol’, ‘mdr’, voire même les ‘rooooh’ ou les ‘put1’. Ouais carrément.

Ceux là donc, ces témoins de ma désinhibition, peuvent confirmer toute ma neutralité, mon impartialité et mon objectivité, en toute circonstance…

En toute circonstance, sauf une… et elle tient en un nom et un prénom : Damon et Albarn.

Mais soyons sincère, avez-vous déjà été déçu par cet homme ? Indifférent peut-être ? On devrait peut-être en discuter, ce n’est pas trop grave. Bon !

Ou encore. Grahan Coxon vous a-t-il un jour lassé ou rendu triste ? Alex James s’est-il abandonné dans la monotonie ? Dave Rowntree entêté dans la redondance ? Et Damon Albarn vous a-t-il refilé un cafard carabiné ?

Non ? C’est normal !

Ce quatuor est tout simplement génial. Puissant, inventif, audacieux. Comme si les astres avaient décidé que leurs chemins se croiseraient, même s’ils finiraient par emprunter des directions différentes, à un moment ou un autre.

On n’attendait plus d’album de leur part. Et pourtant, depuis douze ans, on en rêvait secrètement. « Tink Tank » était pourtant un titre suffisamment significatif, ne laissant planer que peu de doute.

Tout au long de « The Magic Whip » Blur nous communique un sentiment de fraternité et d’amour. Et malgré cette maturité acquise au fil de leur aventure, les musicos ont conservé cet esprit potache. Ce qui leur permet de bousculer, d’exploser, de virevolter, de réconforter, de réveiller, de percevoir… Et même de faire douter les plus sceptiques.

Blur est une clef, une pièce maîtresse de la pop. Et « The Magic Whip », un véritable bijou. Capable de vous tenir en haleine de bout en bout et d’envoyer balader le menu fretin…

Cet opus devrait être prescrit par la faculté. Il est remarquable. Il célèbre le retour de l’enfant prodig(u)e, du Lazare de la britpop…

 

Sandrine Verstraete et Jean DL

S/T

Écrit par

La beauté secrète d’une narration abstraite réside dans le niveau de perception de chacun mais aussi selon l’humeur du moment.

Tenez donc compte de ces paramètres avant de plonger tête première dans cette œuvre.

Assemblant leurs visions en un jeu de miroirs auditifs, Jean DL et Sandrine Verstraete dessinent un labyrinthe majestueux où les trompe l’oreille se détachent sur des surfaces mutantes aux aspects confondus.

Alors que s’impriment et se juxtaposent les premières images paresseuses, translucides comme un rêve, au revers de l’imagination, l’aiguille caresse et rebondit au creux de ce sillon, qui lentement s’insinue au cœur de l’audition.

Attentive aux détails et bercée par ces ambiances fantomatiques, la bande son construit peu à peu le film dans lequel tour à tour, on se débat, se dissout ou continue de naviguer.

Car le travail dont il est question ici ne s’appréhende pas distraitement.

S’il est question de poésie, celle-ci est opaque, rêche, volontairement dérangeante.

Comme du Baudelaire sous acide ou du Poe distillé au travers de multiples parasites.

Les contours sont évanescents, comme autant de flous gaussiens dans un univers urbain hanté.

Le résultat est forcément hors norme et répond aux propres codes du couple, au-delà du duo.

Lui, préposé à la guitare, préoccupé par la capture de fragments d’échos sur un mur ondoyant ; elle, peignant l’imaginaire sur de vielles bandes magnétiques passées, repassées, trépassées, dans des lecteurs d’une autre époque, renvoyant à d’autres mondes.

Soulignons aussi la photographie de l’artiste belge Dirk Braeckman qui, pour illustrer ce très bel objet, fige un instantané de cet univers cinématographique solitaire.

L’écoute de « S/T » doit être exempte de toute contrainte quotidienne.

Affranchie de l’enveloppe du temps, détachée du présent.

Exaltant!

 

The Bluesbones

Saved by the blues

Écrit par

Cette formation ne compte que quelques années d’existence ; et pourtant, dans l’univers du blues, elle est devenue une des meilleures en Belgique. Son fondateur, Nico De Cock, militait autrefois au sein de Blues Conspiracy et Dusty Dollar. Il se consacre au chant. La section rythmique est constituée de Ronald Burssens à la basse et de l’ex-Cora Lee and No Trouble, Dominique Christens, à la batterie. Stef Paglia est venu ensuite compléter le line up. Un fameux sixcordiste ! Et pourtant, il est à peine âgé de 20 printemps ! Puis Edwin Risbourg, préposé à l'orgue Hammond. Très prometteur, le premier elpee, "Voodoo guitar", était paru en 2012. L’année suivante, le combo publie un CD/DVD, "Live @ the Bosuil". "Saved by the blues" constitue donc son troisième essai. L’évolution est manifeste ; mais surtout ce nouvel opus confirme l’immense potentiel de ce band noir-jaune-rouge…

Au bottleneck, Stef introduit "Find me a woman", un blues aux accents originels du Delta du Mississippi. Nico De Cock confirme qu’il est excellent chanteur. Il est capable de moduler sa voix et même de la calquer sur celle –plus grave– de Howlin' Wolf. Inspiré, Dominique Christens imprime un drumming tonique afin de permettre à la slide de tutoyer les sommets. La section rythmique libère un groove implacable tout au long de l’excellent "I'm on the road again". Le tempo est vivace ; et Paglia semble inspiré pour nous réserver une sortie de cordes remarquable. La voix de Nico colle parfaitement à la ligne mélodique d’"I try", une plage indolente, belle, dépouillée, qu’Edwin entretient aux ivoires, avant que Stef ne s’autorise un solo qui monte progressivement en puissance. Et une nouvelle fois, il démontre ses aptitudes, dont une capacité étonnante à communiquer sa sensibilité naturelle. Superbe! Une seule reprise : le "Devil's bride" de Matt Andersen. Après une brève intro atmosphérique, Stef donne le signal du boogie ; et c'est parti pour près de sept minutes de bonheur. Une sortie édifiante du gratteur marque la plage. Il ose des sonorités novatrices ; et ne se gêne pas pour nous les faire partager. Grâce à un exercice vocal étonnant, Nico remet la machine sur les rails. Moment choisi par Mr Ribourg pour intervenir à l’orgue. "I'm still your man" est le blues lent attendu. Et il est loin d’être décevant. Alternativement funky, "Saved by the blues" est enrichi par la présence de cuivres. "Moonshine" concède de nouveaux accents issus du Delta. Les accords de la slide sont métalliques. Stef met le feu à l'aide de son bottleneck. Il en extirpe des sonorités furieuses, dévastatrices, meurtrières. Les Bluesbones sont également capables de construire une ligne mélodique solide. A l’instar de "Crazy", un titre que chante Nico d’une voix ferme mais expressive, alors qu’Edwin se consacre au piano électrique. Ronald Burssens opère quelques échanges entre sa basse et la guitare. Une compo subtilement sculptée dans un rock/blues. "Call me" est un autre funk/blues susceptible de laisser la porte ouverte aux billets de sortie. Nico attend désespérément un appel téléphonique. Lassé d’attendre, Mr Paglia s'envole vers un solo torturé et déjanté. Stef avoue être un disciple de Jimi Hendrix. Et il lui rend un bel hommage lorsqu’il attaque la ballade "Runaway". Un chouette exercice de virtuosité. La dernière plage "Wrong" est lente, minimaliste et mélodieuse. Une ultime opportunité laissée à Stef pour communiquer généreusement tout son feeling. Un album épatant pour cette jeune formation belge. Et ne la manquez pas en ‘live’ ; ses prestations sont brillantes. Ce qui ne gâte rien ! 

 

Des anges et des fantômes hantent Dave Gahan et les Soulsavers…

Écrit par

Le chanteur de Depeche Mode, Dave Gahan, et Soulsavers publieront un nouvel album ce 23 octobre. Proposant un mélange de sonorités sombres, fiévreuses, inspirées par le gospel et le blues, il mettra bien évidemment en exergue la voix à la fois superbe et puissante de Dave.

Et pour découvrir « All of this and nothing », un extrait de cet opus intitulé Angels & Ghosts, c’est ici

 

 

 

Un Hippocampe Fou dans le ciel…

Écrit par

« Céleste », c’est le nouveau single du dernier album d'Hippocampe Fou. Il sortira ce 25 septembre. Pour écouter ce single, c’est ici

 

 

 

 

Une B.O. pour An Pierlé

Écrit par

Invitée en 2012 au festival « Travelling Bruxelles » de Rennes pour sa chanson du générique d’Eldorado, le film de Bouli Lanners primé à Cannes, An Pierlé y a rencontré Jaco Van Dormael. Après l’avoir vue se produire pour son album solo « Strange Days », il lui a proposé de composer la musique de son dernier film « Le Tout Nouveau Testament ».

La bande originale du film qui est sorti début septembre est maintenant disponible en support CD.

Premier single à venir pour EXT’INT

Écrit par

L’artiste Bruxellois Maks Duquesnes ou EXT’INT sortira son premier single « My Galaxy Dancer » le 18 septembre prochain. Un morceau plein d’élégance qui augure de bonnes choses pour l’artiste. A découvrir le 18 septembre donc !

Un album live atypique pour Christophe Willem

Écrit par

Christophe Willem dévoile aujourd’hui son nouvel album live, « Les Nuits Paraît-il » (CD/DVD). Ce dernier a été enregistré aux cours des 11 dates d’une tournée limitée et intimiste dans des lieux atypiques à travers la France, la Suisse et la Belgique (dans un château au bord du lac Léman, l’église du Mont St Michel, au pied du Pic du Midi, à l’Atomium de Bruxelles,…). L’album est déjà disponible et devrait ravir tous les fans de l’artiste qu’on a pu croiser cet été au Ronquières Festival.

Un mystérieux nouveau projet nivellois

Écrit par

C’est sous le nom de  Mono[Pol] qu’un nouveau projet électro-rock musical a vu le jour à Nivelles. L’artiste, qui se dit asocial et tourmenté,  a décidé de ne jamais dévoiler son visage. Il propose un clip de « La pool » issus de son album « Vlek Uno ». Vous pouvez le découvrir ici.

Mac DeMarco

Le bain de foule, une vraie tradition !

Écrit par

Le Grand Mix est une salle que votre serviteur affectionne tout particulièrement. L’endroit illumine en effet une bien sombre ville de Tourcoing. On ne compte d’ailleurs plus les artistes notoires qui ont foulé les planches nordistes. Cette soirée n’allait pas déroger à la tradition, car c’est Mac DeMarco, flanqué de son band, qui s’y produit à guichet fermé.

Avant de pouvoir goûter à la sympathie du Canadien, c’est Anders Rhedin qui a la tâche d’enflammer la salle. Sous le patronyme de DINNER, le Danois va livrer un one man show étonnant. Si les compositions cold wave, en ligne directe des années 80, sont très intéressantes, c’est l’énergie dispensée sur les planches qui impressionne les 650 personnes présentes. Le songwriter se déhanche en effet dans tous les sens et s’autorise des pas de danse improbables durant une quarantaine de minutes. Une bonne dose de folie complètement inattendue. Il est d’ailleurs assez rare de voir un public autant apprécier un ‘opening act’. Une excellente surprise !

L’attente est un peu longue mais Mac fini par poser les mains sur sa guitare, vite suivi par son groupe. Le style du Canadien est reconnaissable entre mille. Le songwriter caresse soigneusement les cordes de sa gratte afin d’en extraire des sonorités très particulières. L’autre point fort des musicos sur l’estrade procède de leur bonne humeur communicative. Entre les morceaux, les différents membres du groupe se lancent sans arrêt des petites piques qui ont le don de faire rire ou sourire toute l’audience. Une des raisons pour lesquelles Mac et sa troupe séduisent en ‘live’.

Mais revenons à la musique. Le Canadien va parcourir toute sa discographie en s’attardant plus particulièrement sur son dernier album, « Another One », plus paisible et surtout mélancolique à souhait. Des morceaux qu’il entrecoupe de titres plus nerveux comme « Freaking Out the Neighborhood » ou « Cooking Up Something Good ». « Chamber of Reflection » met enfin en valeur le claviériste qui s’était contenté jusque là, d’exhiber ses talents de ‘plongeur’, parcourant la salle presque en lévitation, soutenu par de simples bras bienveillants. Mac va d’ailleurs également se réserver sa petite escapade dans la fosse, durant la dernière chanson, « Still Together ». Le bain de foule, une vraie tradition !

Nonobstant l’absence de rappel (pourtant accordé lors d’autres dates…), Mac DeMarco  convainc toujours autant durant ses shows. Son énergie débordante et ses compositions atypiques le révèlent comme un artiste passionnant à découvrir.

Celles et ceux qui ont eu la patience d’attendre une petite demi-heure après le set, et notamment les fans, ont pu partager verres et photos en compagnie du Canadien. Un petit plus qui accentue le charme du personnage dont nous allons certainement encore entendre parler.

(Organisation Le Grand Mix)

 

Brand New

Plus très neuf, mais toujours aussi flamboyant !

Écrit par

Ce soir, l’AB est en mode Box. L’auditoire est essentiellement constitué de jeunes pubères dont l'âge moyen doit osciller entre 15 et 18 ans. On remarque quand même la présence de quelques papys, pour la plupart photographes ou scribouillards. Mais aussi de parents venus surveiller leur progéniture. Il n’y a pas plus de 400 personnes dans la salle. Pas trop difficile, dès lors, de s’installer contre les barrières devant la scène.

Basement est un quintet insulaire, établi à Ipswich. Il pratique un post-hardcore mélodique aux influences grunge. Formé en 2009, il a publié deux albums : « I Wish I Could Stay Here »  en 2011 et « Colourmeinkindness » en 2012. Fin de cette même année, il décide de splitter, laissant à ses fans, des hymnes tels que « Crickets Throw Their Voice », « Faded », « Covet » et « Whole ». Début de l’an dernier, il annonce sa reformation sur son Facebook. Et dès la fin janvier, il repart déjà en tournée. Il publie ensuite un Ep 3 titres, baptisé « Further Sky », prélude à un troisième long playing.

Le combo réunit le chanteur Andrew Fisher, le chanteur/guitariste Alex Henery, le bassiste Duncan Stewart, le drummer James Fisher et le second gratteur Ronan Crix. Dès le début du set, les guitares vrombissent, mais on n’entend guère les vocalistes. Le son est pénible. Trop puissant et brouillon aussi. En outre, les infrabasses sont insupportables. On se demande à quoi sert le gars derrière les manettes. Il est au service de la formation ? Ah, bon ; pas un cadeau alors…

Setlist : « Whole  »/« Fading »/« Canada Square »/« Spoiled »/« Summer's Colour »/« Earl Grey »/« Crickets Throw Their Voice »/« Covet »

Trente minutes sont nécessaires pour changer de matos. Deux batteries sont érigées sur une petite estrade. Les trois micros, placés sur le podium, sont fleuris, un peu comme lors du concert de B.J. Scott, lorsqu’elle a voulu rendre un hommage à Janis Joplin.

Issu de Long Island, le line up de Brand New implique les chanteurs/guitaristes Jesse Lacey et Vincent Accardi, le drummer Brian Lane et le bassiste Garrett Tierney. Brand New signifie 'Flambant Neuf’, dans la langue de Voltaire. Le groupe n’est cependant plus de première jeunesse, puisqu’il est né en l’an 2000. A son actif, 4 elpees : « Your favorite Weapon » en 2001, « Déjà Entendu » en 2003, « The Devil And God Are Raging Inside Me » en 2006 et « Daisy » en 2009. Paru en 2015, le nouveau single, « Mene », constitue la première sortie officielle du band depuis le dernier opus. Il n’est disponible qu’en téléchargement.

Le concert s’ouvre par « Sink » et embraie par « Gasoline », deux extraits de « Daisy ». Les deux batteurs s’emballent derrière leurs fûts. La ligne de basse bourdonne. Manifestement, la section rythmique est très efficace. Les grattes tournent à plein régime. Chevelu, le sixcordiste de droite semble vivre dans son trip. Il malmène son instrument, mais en extirpe des tonalités percutantes. Les balances sont impeccables. Les musicos déménagent sur les planches. Et dans la fosse, la foule remue allègrement. Un bémol : le light show, il ne met pas suffisamment en évidence les musicos. Fruit d’un cocktail de rock, de punk et de grunge, le set monte graduellement en puissance. Parfois on pense au chaînon manquant entre Blink 182 et Pearl Jam.

Jesse Lacey a recours au vocodeur pour attaquer « Limousine (MS Rebridge) ». Un gratteur barbu et un préposé aux machines rejoignent le team sur scène. Ce qui va permettre au band de rocker plus dur encore. Les deux brûlots, « Jesus » et « Luca », en sont certainement les deux plus belles illustrations. Mon voisin de droite reprend en chœur les paroles. Manifestement, il les connaît par cœur. Et la prestation de s’achever par « Sowing Season ». Et si la musique n’est plus très neuve, elle est toujours aussi flamboyante. Un seul rappel de trois titres pour ce set qui a finalement sauvé ma soirée. Elle avait été suffisamment gâchée par le supporting act… 

(Organisation : Ancienne Belgique)

Dany Trejo s'invite dans le nouveau clip de Slayer

Écrit par

Ce 11 septembre, date ô combien symbolique pour les Américains, est sorti « Repentless », le onzième album de Slayer, figure de proue du Thrash Metal. Après six années sans avoir eu de quoi se mettre sous la dent, il va sans dire que ce nouvel LP était attendu. L’occasion également de sortir  un nouveau clip vidéo, au casting, branché films d'horreur, plutôt alléchant :Derek Mears (Predators,Friday The 13th), Tyler Mane (Halloween), Jason Trost (Hatchet III), Danny Trejo (Machete, From Dusk Till Dawn), Tony Moran (Halloween, American Poltergeist), Sean Whalen (Men In Black,Halloween II) et Vernon Wells (Mad Max 2, Commando, Weird Science). Cerise sur le gâteau, last but nos least, le réalisateur BJ McDonnell s’est adjoint les services de Nills Allen Stewart, connu pour son travail dans « La Planète des Singes », « Anger Management » et « Daredevil ».

En dehors de cette brochette de personnalités, l’histoire du clip reste quant à elle assez simple : sous un soleil de plomb (40°C au moment du tournage), le groupe joue au milieu d’une cour de prison américaine alors que les détenus tentent de s’évader, aidés par un comparse ayant actionné l’ouverture des cellules. Ce même détenu en profite ensuite pour régler ses comptes avec un autre prisonnier et finit par lui trancher la tête. Il retourne finalement dans sa cellule, sans broncher. Tout simplement.

Curieux ? C’est par ici que ça se passe

Les Américains seront de passage en Belgique, à l’Ancienne Belgique, le 17 novembre prochain. Ils seront accompagnés d’Anthrax et de Kvelartak. Mais il va falloir faire preuve de ruse et de perspicacité pour y assister, le show ayant été annoncé sold-out quelques heures après le début de la vente des tickets.

Trevor Horn aux manettes pour le nouvel album de Seal…

Écrit par

Le nouvel opus de Seal paraîtra ce 6 novembre. Son titre ? « Every Time I’m With You ». Un disque dont le thème central est l’amour, mais également les dynamiques qui le régissent, tels que la colère, l'harmonie, le bonheur, la tristesse, l'exaltation ou l’imprudence. Et pour l’enregistrer, il a reçu le concours de Trevor Horn à la mise en forme, une collaboration dont il avait déjà bénéficié lors de la confection « Seal II » (1994), « Human being » (1998), « Seal IV » (2003), et plus récemment « Soul 2 » (2011).

Tracklisting:

1. Daylight Saving
2. Every Time I’m With You
3. Life On The Dancefloor
4. Padded Cell
5. Do You Ever
6. The Big Love Has Died
7. Redzone Killer
8. Monascow
9. Half a Heart

10. Let Yourself
11. Love

Pour écouter le titre maître de l’elpee, c’est ici

 

 

Sufjan Stevens

Le Bozar transformé en sanctuaire…

Écrit par

Mercredi soir, le Bozar accueillait Sufjan Stevens. Il s’agissait sans nul doute de l’événement de cette rentrée musicale à ne manquer sous aucun prétexte. Celles et ceux qui ont déjà assisté à un de ses sets, peuvent en témoigner. Son dernier passage au sein de la capitale bruxelloise, remonte à trois ans. Il était venu y défendre l’album « The Age of Adz », un spectacle qui restera certainement dans les annales du Cirque Royal. Ce qui explique sans doute pourquoi, lors de la mise en vente des places pour ce nouveau show, il y a quelques mois, le stock s’est écoulé en une seule journée. Il faut dire que la musique de Sufjan Stevens est certainement une des plus belles de la scène contemporaine. C’est bien simple, il est aussi à l’aise et efficace dans la ballade folk (NDR : ses premiers elpees en regorgent) que lorsqu’il intègre des sonorités électroniques dans son expression sonore, pour lui communiquer une dimension futuriste. Et lorsque, à l’instar de son dernier LP, « Carrie & Lowell », il décide de raconter, à travers une folk minimaliste, ses histoires de famille, on en a froid dans le dos. La prestation du songwriter était donc attendue dans un cadre à la fois imposant et intimiste, c'est-à-dire le Bozar…

Afin de chauffer la salle, les organisateurs ont invité Mina Tindle. Une jeune Parisienne plutôt méconnue du grand public. Mais un choix judicieux. Non seulement Pauline de Lassus (NDR : c’est son véritable nom) compte déjà deux long playings à son actif (NDR : son dernier s’intitule « Parades »), mais elle a apporté sa collaboration à certains artistes notoires, comme M.Ward.

Flanquée d’un claviériste et un guitariste, Mina Tindle parvient à tenir la salle en haleine pendant une demi-heure grâce à un folk électrifié qui laisse transparaître les influences de Cat Power ou encore Feist. Défi relevé donc pour la Française. D’ailleurs, elle quitte la scène sous les applaudissements d’un public conquis.

A 21 heures exactement, les lumières s’éteignent. A partir de cet instant, les 1 800 âmes présentes au sein du Bozar sont plongées dans un silence profond. Hormis leurs applaudissements, aucun autre son ne filtrera, que celui produit par les musicos. Soutenu par un quatuor, Sufjan prend place au centre de l’estrade. Dès les premiers arpèges, on est touché par la mélancolie ambiante. Le set s’ouvre par « Redford » (tiré de l’album « Michigan ») et embraie par un premier morceau issu du dernier LP, « Death with dignity ». S’ensuivront, quasiment dans l’ordre, d’autres morceaux qui figurent sur « Carrie and Lowell ». Alors que sa voix berce le public, s’affichent derrière les musiciens, sur des bandes verticales, des vidéos de familles ou encore de paysages paisibles. La voix, les claviers, tout est parfaitement maîtrisé. Les éclairages se modifient suivant les climats. Emouvant, l’Américain raconte ses histoires familiales. Il n’hésite pas non plus à modifier quelque peu ses morceaux afin de leur inoculer davantage de peps, comme sur le magnifique « Should Have Known Better », à la fin duquel il n’hésite pas à se frotter au dubtep, tout en nous gratifiant d’un petit pas de danse. La chorégraphie et le light show géométrique sont impeccables. Autre moment fort du spectacle, les chœurs qui enrichissent « Vesuvius ». Après près d’une heure de démonstration, au cours de laquelle le natif de Détroit va étaler toute la palette de ses émotions, la formation se retire, au bout d’un crescendo instrumental et d’un jeu de lumières digne d’Explosions in the Sky.

Quelques minutes plus tard, le band revient sur le podium pour attaquer quelques ‘tubes’ comme « Chicago » ou encore « John Wayne Gacy, Jr ». On ne pouvait rêver mieux pour conclure 2 heures de concert chargé de sensibilité et haut en couleurs. Une fois de plus, Sufjan Stevens a démontré tout son talent ; mais aussi qu’il était capable de transformer une salle, d’une capacité de 1 800 personnes, en véritable sanctuaire…

Setlist : Redford (For Yia-Yia & Pappou) / Death With Dignity / Should Have Known Better / Drawn to the Blood / Eugene / John My Beloved / The Only Thing / Fourth of July / No Shade in the Shadow of the Cross / Carrie & Lowell / The Owl and the Tanager / All of Me Wants All of You / Vesuvius / Blue Bucket of Gold // Concerning the UFO Sighting Near Highland, Illinois / Futile Devices / To Be Alone With You / John Wayne Gacy, Jr. / For the Widows in Paradise; For the Fatherless in Ypsilanti / Chicago

(Organisation Bozar + AB)

Les visions nocturnes de Suede…

Écrit par

Suede publiera un nouvel album studio ce 22 janvier 2016. Il s’agira de son septième ! Lors des sessions d’enregistrement, la formation a reçu le concours d’une section de cordes ; un disque qui a été produit par le collaborateur de longue date, Ed Buller.

« Night thoughts » sera enrichi d’une bande sonore, celle du film réalisé par Roger Sargent. Elle sera proposée dans les versions alternatives de l’opus (cd/dvd et vinyle). Qui sera d’ailleurs gravé sous différents formats.

Sur cet elpee, la formation insulaire aborde les thèmes de la vie, la mort, l’amour, l’angoisse et le désespoir, des thèmes développés tout au long du long métrage.

Pour voir le trailer du film, c’est ici

Tracklisting ‘Night Thoughts’:

Side A:

1. When You Are Young
2. Outsiders
3. No Tomorrow

Side B:

1. Pale Snow
2. I Don’t Know How To Reach You
3. What I’m Trying To Tell You

Side C:

1. Tightrope
2. Learning To Be
3. Like Kids

Side D:

1. Can’t Give Her What She Wants
2. When You Were Young
3. The Fur & The Feathers

http://www.suede.co.uk/

https://www.facebook.com/SuedeOfficial

 

Theeunforeseen hanté par les militaires…

Écrit par

Theeunforeseen vient de poster son nouveau clip sur la toile. Musique et images sont imbriquées simultanément dans le processus de création. En partant de l'idée de formes en mouvement, la rigidité militaire constitue un contrepoint aux visions plus spectrales de formes diluées en divers effets. Ainsi, grâce à ce contraste, les images spartiates de soldats en mouvements, réverbèrent des images ectoplasmiques et nébuleuses. Ce qui renvoie au contraste musical d'une structure electro bien carrée, permettant d’approfondir l’expérimentation, en opposition aux guitares développant des motifs libres et vaporeux. Et le tout est imprimé sur une trame hypnotique et répétitive.

Et pour visionner ce clip, c’est ici

 

 

 

Juan Wauters

Sympa, mais à revoir en mode électrique…

Écrit par

Concert de rentrée pour votre serviteur. Pas de supporting act lors de ce set qui se déroule à la Rotonde. Un show intimiste et acoustique qui s’apparente à un showcase. Peu de peuple dans l’hémicycle. Plus au moins 70 personnes. Ce qui va renforcer la proximité entre le public et l’auditoire. Un contexte que j’apprécie tout particulièrement.

Etabli dans le Queens à New York, Juan Wauters n’est autre que l’ex-leader et vocaliste de The Beets. D’origine uruguayenne, il pratique une sorte de garage/folk urbain aux connotations hispaniques. Il est venu défendre son deuxième elpee, « Who Me ? », un disque plus pop, paru en mai 2015, au cours duquel les thèmes de ses compos abordent, tour à tour dans la langue de Cervantès ou de Shakespeare, les choses de la vie. Intitulé « N.A.P. (North-Américan Poetry) », son premier opus baignait au sein d’un univers plus dépouillé, proche de Daniel Johnston voire de Syd Barrett.

Juan entame le concert, seul à la gratte, par « Voy A Crear Un Universo ». Une compo interprétée chaleureusement, dans sa langue natale. Le rejoignent ensuite un Matthew à la sèche et à l’harmo, ainsi qu’un percussionniste/claviériste. Qui ne parvient pas sortir le moindre son, au moment d’attaquer le deuxième titre. Fou rire général, il avait oublié de brancher la prise de courant. Attentionné, Wauters se charge de réparer cette distraction.

Tout au long de « This Is I », Juan excelle à la six cordes. Il se sert la plupart du temps d’une semi-acoustique, mais il en libère des sonorités particulièrement métalliques. A de nombreuses reprises, il s’accroupit pour la triturer en se servant de pédales, afin d’en extraire une palette de tonalités différentes.

Les percus pourtant sobres et le zeste d’harmonica (pour une seule chanson) parviennent à rendre ses chansons plus allègres. Si sa voix évoque Mac DeMarco, il emprunte également parfois les intonations à Ty Segall. Et si son timbre souffre de quelques imperfections, le sens mélodique n’en est pas pour autant altéré. Entre l’auditoire et l’artiste, s’est établi une belle connectivité. Ce qui va lui permettre de revenir deux fois sur les planches ; et à la demande du public il va notamment nous réserver « Nena ». Juan Wauters le souligne alors, il a concocté un set de 50 minutes afin que le public ne sombre pas dans l’ennui. D’ailleurs, je souhaiterai le revoir en concert, mais en mode électrique…

(Organisation : Botanique)