New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le jeu d’échecs de Vera Daisies

Margaux Jaudinaud, illustratrice multi-casquettes et binôme du groupe Ottis Cœur, se lance en solo sous le nom de Vera Daisies. Après avoir ouvert pour The Libertines, Tess Parks ou encore le band londonien Sorry, elle dévoile un premier titre incisif, "Chess…

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Suede 12-03-26

Calexico

Comme à la belle époque des Byrds…

Écrit par

Depuis septembre dernier Calexico est sur les routes. Un interminable périple qui verra le groupe participer aux prochains festivals d’été. Et notamment dans le cadre du Couleur Café ainsi que du Cactus de Bruges. En septembre dernier, votre serviteur avait assisté à leur set, accordé à l’AB de Bruxelles. Un bon petit concert qui avait eu un petit retard à l’allumage, pour finalement s’embraser en fin de parcours. Ce dimanche 24 février, l’Aéronef est bien garni. Faut dire qu’en première partie, il y a The Dodos. Et puis, bonne initiative, le premier concert est prévu vers 18h30, ce qui permettra aux mélomanes de rentrer plus tôt à la maison.

The Dodos, c’est la troisième fois que j’assiste à une de leurs prestations. La première, c’était au Vk* de Bruxelles, en décembre 2008. Un concert épatant, explosif même, dynamisé par le percussionniste/vibraphoniste Joe Haener. La seconde, à la Rotonde du Botanique. Keaton Snyder avait pris la place de vibraphoniste, apportant davantage de subtilité aux compos, au détriment de l’énergie pure, même si la prestation demeurait de bonne facture. Mais, mauvaise surprise, le line up ne compte aujourd’hui plus de troisième larron. Il se résume au drummer Logan Kroeber et au chanteur/guitariste Meric Long. Meric va surtout privilégier l’électricité. Il se déchaîne toujours autant sur ses grattes. Heureusement, ses interventions vocales sont bien claires. Et le sens mélodique impeccable. Derrière sa belle panoplie de fûts et de cymbales, Logan se sent comme un poisson dans l’eau. Mais il joue davantage sur sa technique que sa passion. Néanmoins, en une demi-heure, The Dodos va nous accorder un set bien ficelé, et surtout parvenir à chauffer la salle pour la tête d’affiche. Ce qui n’est déjà pas si mal…

Calexico monte sur l’estrade. Première constatation, Paul Niehaus, le préposé à la pedal steel est de retour. En fait, il reprend tout simplement sa place. Dès les premiers accords, on sent que le groupe est déterminé à mettre le feu. La setlist est bien mieux équilibrée qu’à l’AB ; les titres les plus mélancoliques du dernier opus, « Algiers », ne sont plus concentrés en début de parcours. Et puis, Paul leur apporte une coloration beaucoup plus americana. Sur son instrument, c’est un véritable virtuose, qui ne dispense ses notes que parcimonieusement mais judicieusement. Evidemment ce sont les titres les plus mariachi qui soulèvent l’enthousiasme du public (« Roka », « Para », l’instrumental « Minas de cobre », le paso doble « No te vayas or inspiracion »). La foule vibre lorsque Martin Vlek et Jacob Valenzuela soufflent dans leurs cuivres. Et lorsqu’ils ne jouent pas de la trompette, le duo secoue ses maracas ou double au vibraphone. Jacob se réserve également, l’une ou l’autre fois le chant, en espagnol. Et il sait mettre l’ambiance. Derrière ses claviers, Sergio Mendoza, colore le tout de tonalités cubaines. A droite de l’estrade, John Convertino caresse, brosse ou imprime le tempo, suivant la nature des compos. Et la basse ou la contrebasse (qu’il joue parfois à l’aide d’un archet comme sur un violoncelle) de Chris Giambelluca pulse le tout. A charge de Joey Burns, de diriger les débats, de sa guitare rythmique, acoustique ou électrique, mais surtout de sa superbe voix. Les morceaux sont parfois visionnaires, cinématiques même (Enio Morricone ?) Sergio ou Martin troquent circonstanciellement leur instrument contre l’accordéon. « Not even Stevie Nicks » (NDR: une chanson qui évoque un suicide, que même Stevie Nicks –la chanteuse de Fleetwood Mac– dont un titre passe à la radio, ne peut éviter…) vire au « Love will tear as apart again » de Joy Division (NDR : et là, on ne change pas trop de sujet…) Trois guitares électrisent « Maybe on Monday or man made lake ». La reprise du « Alone against or » de Love n’a pas été oubliée. Et elle est superbe. Le set d’achève par l’allègre « Puerte ». Acclamations nourries.

Une valse, « Sunken waltz » amorce le rappel. Le très cuivré et latino classique « Crystal frontier » embraie. Et puis soudain, surprise, le duo The Dodos est invité à monter sur les planches. A cet instant, il y a quatre grattes. Meric et Joey se partagent les vocaux pour une version époustouflante du « Little Black Egg » des Night Crawlers, une obscure formation étasunienne garage, de la mi-sixties. Leurs voix se conjuguent à merveille. Tintinnabulantes, cristallines, les guitares carillonnent comme à la plus belle époque des Byrds. Un grand moment ! Et l’auditoire est aux anges ! Le duo est toujours présent, mais prend du recul pour participer au festif « Guero canelo ». Et Calexico de revenir une second fois pour interpréter le plus pop « The Vanishing mind ». Enorme clameur, suivie d’un salut collectif des musicos, apparemment ravi de l’accueil qui lui a été réservé, dans une salle pourtant réputée assez froide. Et ce sont des étoiles plein les yeux et des larges sourires jusqu’aux oreilles, que les mélomanes ont regagné leurs pénates…

(Organisation Aéronef)

Setlist

Epic
Across the wire
Splitter
Roka
Dead Moon
Para

Hush
Mimas de Cobre
Not even Stevie Nicks
No te vayas or inspiracion
Fortune teller
Maybe on Monday or man made lake
Corona

All systems red
Alone again or
Puerto

Sunken waltz
Crystal
frontier
Little black egg
Guero Canelo

The Vanishing mind

(Voir aussi notre section photos ici)

 

Biffy Clyro

Fade To Grey

Écrit par

En 2001, on plaçait toutes nos billes sur trois petits Ecossais qui entamaient alors leur ascension vers les sommets. Un peu plus de onze ans, six albums et une poignée de tournées plus tard, Biffy Clyro entrevoit enfin les portes du succès. En Belgique, cette percée se concrétise aujourd’hui par une ABBox sold-out en moins d’une semaine et l’éclosion de centaines de nouveaux fans dévoués, connaissant chaque refrain sur le bout des doigts (NDLR : des lèvres ?) Ce 17 février à Bruxelles, les trois musicos présentaient « Opposites », un double album, dans le cadre d’un concert résolument tourné vers l’avenir. Même un peu trop.

A 20h50, Simon Neil (guitare/chant), qui a enfin abandonné la barbe et le blond platine, et les frères Johnston (basse/batterie) débarquent sur le podium. Ils ont laissé la chemise au vestiaire. Histoire de faire comprendre à son public que la température va monter très rapidement. Tout faux ! Il est déjà loin le temps où les natifs de Kilmarnock provoquaient convulsions, spasmes et sueur. En face du trio, un auditoire autrement plus apathique que le parterre du Vaartkapoen il y a 3 ans ou que celui qui transpirait à grosses gouttes sous le chapiteau The Shelter, lors de l’édition 2010 du Pukkelpop. Désormais, l’assistance se tient à carreau en se croisant les bras et/ou en dodelinant gentiment de la tête. Le feu que Biffy Clyro tente de mettre aux poudres ne prendra pas ce soir. Les fans préféreront se contenter de répéter en chœur chaque syllabe de chaque morceau. L’effet ‘dimanche soir’ ? Ou celui d’une formation qui a su renouveler son public, sans forcément se renouveler elle-même ? 

Sur scène, le band se démène comme à son habitude mais concentre son set sur leurs deux derniers LPs, oubliant ainsi totalement les fans de la première heure. Sur 23 morceaux, seuls quatre sont consacrés à des compos antérieures à « Only Revolutions ». Et sur ces quatre archives, trois sont tirées de « Puzzle ». Et pas forcément les plus excitantes. A titre d’exemples, un « Who’s Got A Match ? » qui passe à côté du sujet et un « Machines » provoquant plus de bâillements que de stimuli. Snobés par leurs géniteurs, leur exemplaire « Blackened Sky » ainsi que « The Vertigo Of Bliss » ont tout simplement brillé par leur absence. 

Neil et ses deux collègues tablent sur un set Metal pour les riffs grinçants et Pop pour les refrains de stade. De manière générale, la setlist est trop peu variée, au point d’en devenir relativement écœurante au bout de trois-quarts d’heure. Mais la raison principale procède des morceaux tirés de « Only Revolutions » et « Opposites » qui se partagent la plus grosse part du gâteau. En outre, forgé sur le succès commercial de « Puzzle », le contenu des deux dernières publications est bien trop similaire. A croire que les idées des trois hommes stagnent complètement. Ou peut-être sont-ils encore trop concentrés à vouloir justement reproduire l’effet « Puzzle », leur premier élément discographique à avoir atteint le top 3 en Grande-Bretagne.

Le concert proposé ce soir par les trois Britons de Biffy Clyro était donc clairement destiné à tous ceux qui ont découvert la troupe, lors de la sortie du single « Many of Horror ». Ou qui ont cliqué sur le bouton ‘I Like’ dans le courant des trois dernières années. Les fans de la première heure ont bien espéré un petit regain d’intérêt lors du rappel, mais celui-ci sera à l’image du reste de la soirée : sans intérêt. Une belle déception ! Les inconditionnels et fans des deux dernières galettes du trio scottish pourront néanmoins encore les applaudir le 4 juillet, lors de l’édition 2013 du Rock Werchter.

(Organisation : AB)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

Gary Clark Jr.

The Black Keys Work

Écrit par

Il n’a fallu qu’une poignée d’albums autoproduits, quelques rencontres providentielles et un premier LP loué par la critique pour transformer Gary Clark Jr. en ténor du blues. Si son « Blak and Blu » peine à convaincre pleinement, c’est surtout sur scène que le Texan gagne ses galons de talent incontournable. Il va le prouver le soir même de son anniversaire, sur la petite scène du Club de l’Ancienne Belgique, devant un public conquis dès les premières notes d’un concert mémorable.

Le soir de son passage à Bruxelles, Gary Clark Jr. soufflait donc ses 29 bougies. Dès 20h30, le prodige fait son entrée sur scène devant une foule qui lui chantonne un ‘happy birthday’ à tue-tête. Un sourire jusqu’aux oreilles, il remercie le parterre et entame sans cérémonie un spectacle qui ne durera pas moins de deux heures ! Et dès les premières notes, on est gagné par les frissons. D’entrée de jeu, le petit mec au look de beau gosse de la tête aux pieds, t’envoie un uppercut dans la face.

Le parcours de Gary Clark Jr démarre à ses douze ans lorsqu’il s’empare pour la première fois d’une guitare. Il ne la lâchera plus et sera repéré par le tenant du club de Blues le plus prisé d’Austin, sa ville natale, ainsi que par Jimmy Vaughan, le frangin de Stevie Ray. Il en profite pour publier quelques albums qu’il vend à l’étalage. Quelques années plus tard, le Texan croise la route d’un certain Clapton, qui l’invite à son Crossroads Festival ; puis tout s’enchaîne pour le guitariste qui se chope un critique de choix en la personne d’Obama. Le président of ze United States est conquis, et Warner décroche la timbale en faisant signer un contrat juteux au jeune homme. « Blak and Blu », son premier LP sur une major, atterrit dans les bacs en octobre 2012 et ravit les critiques qui voient déjà en lui le nouvel Hendrix. Mais plus que sur disque, c’est surtout en ‘live’ que Junior montre de quel bois il se chauffe.

Dans le confort du Club, même les compositions les moins convaincantes de « Blak and Blu » sont sublimées. Le mec, plutôt taciturne, donne le meilleur de lui-même. On prend un vrai pied à le voir caresser les cordes de ses guitares et balancer un blues rock bien graisseux, qui te fait vibrer chaque parcelle de ton corps, à deux doigts de toucher l’âme. Derrière lui, sous sa coiffe afro, le batteur s’acharne sur ses fûts. Il doit certainement étouffer sous sa chevelure. A sa gauche, le bassiste se prend pour Bono. Il est chaussé d’horribles lunettes de soleil jaunes pâles qui détonnent avec la sobriété de ses camarades. Une faute de goût toute pardonnée lorsqu’il déloge un solo parfait en milieu de set. Et à sa droite, se dresse un guitariste qui passe un peu au second plan, vu le talent énorme du leader de la troupe.

Clark Jr. adresse quelques sourires à la foule en lui demandant de temps en temps si tout va bien, inquiet du calme qui y règne entre les morceaux. C’est qu’on est tous accroché à tes lèvres et ta guitare, mon gars ! Beaucoup plus que Jimi Hendrix, la voix et certains riffs, justement, évoquent souvent The Black Keys. Ce qui laisse penser qu’une collaboration entre la paire Dan Auerbach/Patrick Carney et le bluesman pourrait faire de grosses étincelles. En attendant, au Club, les solos du kid s’enchaînent, ne laissant les spectateurs reprendre leur souffle qu’entre deux morceaux. Enorme !

Pour clôturer les deux heures de pur plaisir qu’il a offert au public belge, Gary Clark Jr. se lance en rappel dans une démonstration dépouillée d’une ballade Soul, en solo, avant d’être rejoint par ses acolytes pour la der des ders. L’auditoire en profite pour lui souhaiter à nouveau un joyeux anniversaire en chanson. Et c’est un verre de champagne à la main que le prodige se retire du podium, tout sourire. Un sourire presque aussi large que celui des quelques 250 personnes qui ont pu assister ce soir à l’éclosion d’un talent qui a toutes les chances de connaître une ascension vertigineuse. Preuve en est que le bonhomme est déjà annoncé sous le chapiteau ‘The Barn’, la  petite dernière de Rock Werchter, le 5 juillet. Si vous y êtes, ce serait du gâchis que de passer à côté d’une telle opportunité !

(Organisation : AB)

 

Dinosaur Jr.

Bien au-delà des 90db…

Écrit par

La dernière fois que votre serviteur a assisté à un set de Dinosaur Jr, c’était en 1991, dans le cadre du festival Pukkelpop. A la même affiche, on y retrouvait notamment Nirvana, les Pogues, les Ramones, Sonic Youth, Frank Black et House of Love. En fait, la carrière de Lou Barlow m’avait davantage inspirée, notamment à travers ses différents projets, Sebadoh et The Folk Implosion tout particulièrement. En 1997, Lou avait d’ailleurs quitté Mascis, en très mauvais termes, avant de revenir au sein du line up, dès 2005. Faut dire que le leader a depuis mis de l’eau dans son vin et accepte que son acolyte participe à la composition ou se réserve le chant sur ses propres chansons.

En première partie, la formation allemande Camera prend possession des lieux vers 20h30. C’est le drummer qui canalise toute l’expression sonore Et pourtant, il ne se sert que d’une caisse claire, d’un tom basse, d’une cymbale et d’un tambourin, sur lequel il bat la cadence du pied. Dommage d’ailleurs qu’il ne dispose pas d’un kit complet, la musique de ce groupe pourrait alors prendre de l’amplitude. Elle est cosmique, atmosphérique, également alimentée par un claviériste ainsi qu’un guitariste et est très susceptible de rappeler le krautrock (NDR : ben tiens !), mais aussi Hawkwind. En fin de parcours, un bassiste vient les rejoindre, afin de donner plus de groove aux compos. Faudra peut-être organiser une tombola pour financer le matos du drummer…

Avant que Dinosaur Jr monte sur l’estrade, il est nécessaire de s’enfoncer des boules Quiès dans les oreilles. Ce qui ne les empêchera pas de bourdonner, plusieurs heures après la prestation du band. Murph, le drummer, a la boule à zéro. Il sied, légèrement en retrait, au milieu de la scène. Et ses interventions sont toujours aussi fédératrices et judicieuses. Lou se charge donc de la basse. Une basse un peu singulière, puisqu’elle possède des clefs démesurées formant une sorte de dentelure au bout du manche. Barbu, chevelu, il est chaussé d’épaisses lunettes. Ses interventions sont continuellement pulsantes. Et il s’agite généreusement, à la droite de l’estrade, tout au long du show. Jon se plante à gauche. La longue chevelure javellisée, la barbe grisonnante, il porte un tee-shirt des Wipers (NDR : chouette, un groupe que votre serviteur avait interviewé en 1993 ; enfin son leader Greg Sage). Pas tellement étonnant vu les caractères plutôt introvertis de l’artiste et de son idole. Devant lui, son pied de micro forme un angle à 45°. Mascis se déplace peu, parle peu, remercie parfois son public, et secoue de temps à autre la tête. Bref, il est toujours aussi hermétique. Mais à la gratte, c’est un virtuose. Le matériel est impressionnant : derrière le band, se dresse d’ailleurs un véritable mur de baffles et d’amplis Marshall.

On en vient donc à la prestation. Un peu puissante, mais on s’y attendait. La voix de Jon est plutôt monocorde, mais quand elle est soutenue par celle de Lou, les harmonies sont superbes. A l’instar de « Start choppin », un titre torturé, délicieusement noisy. Ou de « Raisin », caractérisé par les cordes gémissantes de la six cordes. De la setlist, j’épinglerai l’offensif, crazyhorsien, « Out there », la cover de Neil Young (?!?!?) « I’ve been witing for you », amorcée par une intro floydienne plutôt paradoxale et l’hymnique « Forget the swan » dont le sens mélodique lorgne manifestement vers Guided By Voices, malgré ses riffs ‘robertsmithiens’. Et justement en rappel, le combo va nous réserver une longue adaptation du « Just like heaven » de Cure, version qui permet à Mascis de se lancer dans quelques improvisations, tout en intégrant en medley, « Sludge ». Lou se réserve curieusement le chant sur les deux titres les plus punk. Soit « Crumble » et le bref « Training ground », une compo qui remonte à l’époque de Deep Wound, soit juste avant que le groupe décide de changer son patronyme en Dinosaur Jr.

Un bon petit concert ; mais je crains que demain, de nombreux spectateurs (le concert était sold out !) souffrent d’acouphènes. A mon avis, les 90db, Dinosaur Jr s’en tape…

(Organisation De Kreun)

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Goose

Un final d’enfer…

Nous sommes au beau milieu de la semaine. Dehors, il neige abondamment. Et pourtant nous ressentons une envie irrésistible de rejoindre l’Eden à Charleroi. Pourquoi ? Parce que Goose s’y produit en avant-première, précédant ses trois dates sold-out programmées à l’Ancienne Belgique. Il est d’ailleurs surprenant que ce spectacle carolo ne soit pas complet (NDR : mais que faut-il donc pour que les Wallons se bougent le c** ?) Néanmoins, il y a quand même foule. Un public plutôt mature, composé de nombreux fidèles rockeurs. Et de personnes issues du monde politique, également, comme le nouveau Bourgmestre local.

Si vous ne connaissez pas encore Goose, je vous invite à vous procurer d’urgence leur nouvel elpee, « Control Control Control », un disque mis en forme par Paul Stacey (NDR : le producteur d’Oasis et de The Black Crowes, entre autres) et mixé par Dave Sardy (Marilyn Manson, RATM, The Rolling Stones, Soulwax). Quant a la pochette elle a été réalisée par le graphiste Storm Thorgerson, mieux connu pour en avoir créé quelques unes pour Pink Floyd. Excusez du peu !

Le quatuor courtraisien (Mickael Karkousse, Dave Martijn, Tom Coghe et Bert Libeert) déboule sur les planches vers 20h30. Il y règne déjà une chaleur infernale. Et le premier morceau, intitulé « Lucifer », tombe à pic. L’acoustique est excellente (NDR : c’est aussi l’avantage d’une petite salle). Le jeu de lumières est impressionnant. Du matos digne d’un grand festival en plein air (NDR : un endroit où les musicos se sentent particulièrement à l’aise ; cette vidéo immortalisée au Pukkelpop en est d’ailleurs une belle démonstration http://www.youtube.com/watch?v=HYEIL1kLHcg).

Ce puissant light-show est même aveuglant. Pas évident pour les photographes… Les titres du dernier LP s’enchaînent harmonieusement : « United », « Real », « Your ways », … Si le public se révèle plutôt timide en début de parcours, au fil de la prestation de Goose, il va commencer à danser et même à y faire la fête. Entre les titres, Mickael, le leader, s’exprime dans un français parfait et déclare même : ‘cela fait plaisir de voir que l’on a autant d’amis à Charleroi’…

Le final est d’enfer. « Control », « Synrise » et l’incontournable « Words » électrisent l’auditoire, pendant que les premiers rangs s’agitent comme s’ils étaient sur le dancefloor ?

Après le concert, nous avons suivi le mouvement de foule pour aller prendre un verre à la Taverne fraîchement rénovée. Au contact d’anciennes et nouvelles connaissances carolorégiennes, nous avons partagé la bonne ambiance de l’after-party et dansé jusqu’aux petites heures. Il faut dire que le set était assuré par DJ Globule (Rockerill).

Vraiment une chouette soirée !

Setlist :

1.         Lucifer
2.         Bring it on
3.         United
4.         Real
5.         Your ways
6.         Rise fall
7.         Modern times
8.         Can’t stop
9.         Black gloves
10.       Every body
11.       British mode
12.       Control
13.       Synrise

14.       Words

(Organisation : Eden)

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Foxygen

Un bon bol de Foxygen…

Écrit par

Foxygen est devenu une des révélations de ce début d’année, en deux temps trois mouvements. Ou plus exactement après avoir publié son premier opus, intitulé «  We Are the 21st Century Ambassadors of Peace & Magic ». Originaire de Los Angeles, ce duo fait un tabac dans la presse outre-Atlantique, et le buzz vient d’atteindre le Vieux Continent. C’est une bonne habitude, le Botanique avait devancé cette vague en programmant la formation, ce 5 février, au sous-sol.

Le Witloof bar est plein à craquer. Manifestement la côte de popularité de Foxygen continue de grimper en flèche. Je l’ai souvent répété, cette salle ne manque pas de charme, mais elle n’est pas adaptée à un auditoire trop important. A cause des effluves et de la chaleur ambiante, d’abord. A la limite, on peut les supporter. Mais ces deux colonnes plantées au milieu de l’espace et ce bas plafond réduisent fortement le champ de vision des spectateurs. De quoi taper sur les nerfs de ce qui ne voient pratiquement rien du spectacle. Serait peut-être alors judicieux, lorsque le public est conséquent, de transférer le concert dans une autre salle…

Sam France (chant, guitare) et Jonathan Rado (clavier, guitare) montent sur les planches vers 20h15. Ils sont accompagnés d’un batteur, d’un bassiste ainsi que d’une choriste qui passera quelquefois derrière le clavier. France semble en forme. Il a un look hippie. Notamment à cause de sa chemise et de son collier. Serait pas étonnant qu’il soit allé fouiner dans la garde-robe de ses parents. Son acolyte semble relativement plus calme. L’intro donne le ton à ce set, ma foi, plutôt insolite. Puis Foxygen attaque son single « Shuggie ». Si sur disque le produit fini est bien lisse, en ‘live’,  le son se révèle bien plus garage. Le concert baigne d’ailleurs au sein d’une ambiance punk juvénile. Le chanteur affiche un maniérisme et un sens théâtral, qui me fait penser à… Mick Jagger. Il constitue aussi la principale attraction de la soirée. Le Californien se roule par terre, monte sur les amplis, etc., … Il communique beaucoup avec le public, entrant même dans de longues divagations : il nous promet une soirée de folie, nous confesse ses problèmes vocaux dû à sa tabagie… Le groupe enchaîne les morceaux. Des compos qui passent allègrement du psychédélisme au punk, en transitant par le revivalisme pop ou rock. Les spectres des Kinks et des Stones sont bien présents. Le public semble conquis. Du moins les personnes aux premiers rangs. Les autres ont décroché depuis longtemps. Il est un peu plus de 21heures lorsque le band annonce qu’il va nous réserver sa dernière chanson. Mais il ne parvient pas à entamer le morceau. Sam France plaque tout et vide les lieux, très énervé, mais sous les rires du public. Les autres finissent par suivre son chemin…

Finalement on a eu droit à une prestation aussi sympathique qu’énergique. Et de qualité, ce qui ne gâche rien. Un groupe en pleine ascension, à suivre de très près…

(Organisation Botanique)

 

Darkstar

Intéressant, mais il y manque encore quelques étoiles…

Double affiche ce soir à l'AB-Club en compagnie de Trust et Darkstar. L'an dernier, les Canadiens de Trust devaient se produire en première partie de Yesayer ; mais quand ces derniers ont annulé, nombreux sont ceux qui ont regretté de ne pouvoir assister au set de la formation. Ce qui explique cette invitation à venir partager l'affiche de Darkstar.

Trust (NDR : ne pas confondre avec le groupe de hard rock français né en 1977) est originaire de Toronto et a été formé en 2010 par Robert Alfons aux synthétiseurs et au chant et Maya Postepski (également membre du groupe Austra) à la batterie. Le duo pratique une musique synth-pop très orientée électro et dance (ce n'est pas du tout de la witch-house contrairement à ce que racontent certains pseudo-journalistes musicaux). Marqué par la voix nasillarde très originale de Robert Alfons et le 'groove' exceptionnel de la percussionniste, leur son est assez unique. Leur premier album a tout simplement été un des meilleurs de l’année 2012. Malheureusement, Maya Postepski a dû quitter le projet dans le courant de 2012, en raison du succès croissant d'Austra.

L'AB-Club est bien rempli et l'on reconnaît dans le public de nombreuses 'look-alikes' de Maya, chaussées de lunettes à bord noir et dont la dégaine est résolument saphiste. Les lumières s'éteignent et c'est sur l'excellent "Shoom" que le concert débute. Alfons est accompagné d'une drummeuse et d'une claviériste ; et d'emblée, on remarque la gestuelle très étrange du chanteur canadien. Entre ses interventions au micro, il multiplie les sautillements et les mouvements saccadés, un peu comme un animal surexcité. Etrange mais néanmoins attachant. La dernière partie de "Shoom", très planante et très belle, évoque irrémédiablement Austra, même si le groupe se défend d'être 'juste' un side-project de ces derniers.

Dans l'ensemble, Trust nous réserve une majorité de titres de son album, ainsi qu'un nouveau morceau. Après un "Chrissy E" aux accents EBM, place au superbe "Dressed For Space", suivi de mon titre préféré : "Bulbform". Une véritable bombe caractérisée par sa rythmique tout simplement irrésistible. Les premiers rangs du public dansent sans se faire prier et c'est le meilleur moment du concert. Regardez la vidéo ici.

Trust poursuit par un morceau plus lent : "F.T.F", suivi par le dernier single "Heaven". Dès "Sulk", dont le beat est particulièrement entraînant, l'énergie pure revient. A la fin du morceau, surprise : les trois musiciens vident les lieux pour ne plus y revenir. Un set beaucoup trop court (40 minutes au lieu des 60 minutes promises), qui nous laisse sur notre faim. Pas de "Gloryhole" et encore moins de "Candy Walls". Dommage ! Un goût de trop peu accentué par le manque de présence sur scène et un light show plus que minimaliste. Enfin, le plus important reste cette musique, unique et envoûtante, qui nous aura quand même transportés l'espace d'un concert trop court...

Je ne connaissais pas du tout Darkstar. Le film de John Carpenter, bien sûr, mais pas le groupe qui s'est inspiré du film pour choisir son patronyme. Pourtant, ces Anglais peuvent se targuer d'avoir débuté chez Hyperdub, considéré comme le Graal du dubstep et d'être récemment passé chez le légendaire label électronica Warp. “North”, leur premier album paru en 2010, recelait le hit “Aidy's Girl Is a Computer”. Son successeur, “News From Nowhere’”, produit par Richard Formby (Sonic Boom, Wild Beasts, ...), flirte à nouveau agréablement avec la pop et l'électronica.

Sur les planches, James Buttery se plante au centre. Il porte de longs cheveux et est vêtu d’un parka ; il chante et utilise un Akaï controller, surtout pour les basses et les effets vocaux. De part et d'autre du vocaliste, James Young et Aiden Whalley, les fondateurs du combo, s’installent aux synthés. Je dois avouer qu'après un moment d'hésitation, je me suis laissé séduire par cette eletronica-pop aux tempos assez lents, même si après un certain temps, une certaine lassitude a commencé à m’envahir. Parmi les meilleurs moments, j'épinglerai "Timeaway", extrait de "News From Nowhere" et surtout "Gold", issu de "North", dont l'enregistrement vidéo est ici. Dans l'ensemble, leur expression sonore fait penser à Radiohead, bien sûr, mais aussi M83, Archive, Animal Collective et Mackintosh Braun. Un concert intéressant, qui donne envie d'écouter les albums!

(Organisation: Ancienne Belgique)

 

Trust (Canada)

Aux deux-tiers satisfait…

Double affiche ce soir à l'AB-Club en compagnie de Trust et Darkstar. L'an dernier, les Canadiens de Trust devaient se produire en première partie de Yesayer ; mais quand ces derniers ont annulé, nombreux sont ceux qui ont regretté de ne pouvoir assister au set de la formation. Ce qui explique cette invitation à venir partager l'affiche de Darkstar.

Trust (NDR : ne pas confondre avec le groupe de hard rock français né en 1977) est originaire de Toronto et a été formé en 2010 par Robert Alfons aux synthétiseurs et au chant et Maya Postepski (également membre du groupe Austra) à la batterie. Le duo pratique une musique synth-pop très orientée électro et dance (ce n'est pas du tout de la witch-house contrairement à ce que racontent certains pseudo-journalistes musicaux). Marqué par la voix nasillarde très originale de Robert Alfons et le 'groove' exceptionnel de la percussionniste, leur son est assez unique. Leur premier album a tout simplement été un des meilleurs de l’année 2012. Malheureusement, Maya Postepski a dû quitter le projet dans le courant de 2012, en raison du succès croissant d'Austra.

L'AB-Club est bien rempli et l'on reconnaît dans le public de nombreuses 'look-alikes' de Maya, chaussées de lunettes à bord noir et dont la dégaine est résolument saphiste. Les lumières s'éteignent et c'est sur l'excellent "Shoom" que le concert débute. Alfons est accompagné d'une drummeuse et d'une claviériste ; et d'emblée, on remarque la gestuelle très étrange du chanteur canadien. Entre ses interventions au micro, il multiplie les sautillements et les mouvements saccadés, un peu comme un animal surexcité. Etrange mais néanmoins attachant. La dernière partie de "Shoom", très planante et très belle, évoque irrémédiablement Austra, même si le groupe se défend d'être 'juste' un side-project de ces derniers.

Dans l'ensemble, Trust nous réserve une majorité de titres de son album, ainsi qu'un nouveau morceau. Après un "Chrissy E" aux accents EBM, place au superbe "Dressed For Space", suivi de mon titre préféré : "Bulbform". Une véritable bombe caractérisée par sa rythmique tout simplement irrésistible. Les premiers rangs du public dansent sans se faire prier et c'est le meilleur moment du concert. Regardez la vidéo ici.

Trust poursuit par un morceau plus lent : "F.T.F", suivi par le dernier single "Heaven". Dès "Sulk", dont le beat est particulièrement entraînant, l'énergie pure revient. A la fin du morceau, surprise : les trois musiciens vident les lieux pour ne plus y revenir. Un set beaucoup trop court (40 minutes au lieu des 60 minutes promises), qui nous laisse sur notre faim. Pas de "Gloryhole" et encore moins de "Candy Walls". Dommage ! Un goût de trop peu accentué par le manque de présence sur scène et un light show plus que minimaliste. Enfin, le plus important reste cette musique, unique et envoûtante, qui nous aura quand même transportés l'espace d'un concert trop court...

Je ne connaissais pas du tout Darkstar. Le film de John Carpenter, bien sûr, mais pas le groupe qui s'est inspiré du film pour choisir son patronyme. Pourtant, ces Anglais peuvent se targuer d'avoir débuté chez Hyperdub, considéré comme le Graal du dubstep et d'être récemment passé chez le légendaire label électronica Warp. “North”, leur premier album paru en 2010, recelait le hit “Aidy's Girl Is a Computer”. Son successeur, “News From Nowhere’”, produit par Richard Formby (Sonic Boom, Wild Beasts, ...), flirte à nouveau agréablement avec la pop et l'électronica.

Sur les planches, James Buttery se plante au centre. Il porte de longs cheveux et est vêtu d’un parka ; il chante et utilise un Akaï controller, surtout pour les basses et les effets vocaux. De part et d'autre du vocaliste, James Young et Aiden Whalley, les fondateurs du combo, s’installent aux synthés. Je dois avouer qu'après un moment d'hésitation, je me suis laissé séduire par cette eletronica-pop aux tempos assez lents, même si après un certain temps, une certaine lassitude a commencé à m’envahir. Parmi les meilleurs moments, j'épinglerai "Timeaway", extrait de "News From Nowhere" et surtout "Gold", issu de "North", dont l'enregistrement vidéo est ici. Dans l'ensemble, leur expression sonore fait penser à Radiohead, bien sûr, mais aussi M83, Archive, Animal Collective et Mackintosh Braun. Un concert intéressant, qui donne envie d'écouter les albums!

(Organisation: Ancienne Belgique)

 

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