Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
DEADLETTER

Bloom Effect

Presente (single)

Écrit par

Originaire de Vancouver, Bloom Effect est un trio responsable d’un shoegaze aux paysages sonores introspectifs et fuzzés

La fusion de voix éthérées, de batterie explosive ainsi que de guitares imprégnées de synthés et de réverbération, a donné naissance à quelque chose de neuf. Le lyrisme qui combine l’espagnol et l’anglais et les influences reflètent une nouvelle vision de ce mouvement.

Son premier Ep, « Portent », paraîtra ce 3 janvier 2025. Il fera suite à 4 singles, dont le mélancolique mais puissant, « Presente », réunis sur cet Ep. 

Envoûtante, cette compo nostalgique se caractérise par des harmonies vocales luxuriantes, des nappes de guitares rêveuses et une profondeur émotionnelle, s’inspirant des années 90 et 2000.

« Presente » est en écoute ici

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Oh Hazar

Justice (Single/Vidéo)

Écrit par

Issu de Nimègue, aux Pays-Bas, Oh Hazar sortira son premier Ep « Clair obscur », ce 27 janvier 2025. Un titre inspiré de la technique de peinture italienne qui met l'accent sur la forte différence entre la lumière et l'ombre.

En attendant, il nous propose son single, « Justice », une compo qui aborde les thèmes du pouvoir, de l'impuissance et de la culpabilité dans un système défaillant.

Selon la chanteuse, Imke Loeffen, « Justice » incarne la dualité qui est au cœur de la philosophie d'Oh Hazar. A ce sujet, elle a déclaré :

Nous naviguons constamment entre les contrastes. Dans « Justice », nous explorons la tension entre le pouvoir et l'impuissance. Le moment où il faut partager la faute et où elle menace de retomber sur ceux qui ne le méritent pas. Nous jouons aussi avec cela dans la vidéo consacrée à cette chanson…’  Et le clip est disponible

Podcast # 59 émission Inaudible (cliquez sur le logo ci-dessous)

Clou

A l’évidence

Écrit par

Quatre ans après avoir gravé « Orages », Clou (un surnom qu’on attribue à Anne-Claire Ducoudray depuis l'enfance lorsqu’elle avait tendance à faire le clown), nous propose son second opus. Une œuvre audacieuse qui sonne comme une… (A l’)évidence.

Plus organique et acoustique, Clou s’y (dé)voile, soutenue par une instrumentation douce et délicate dans un style qui oscille entre folk anglo-saxon et chanson française.

De sa voix gracieuse et cristalline, elle s’épanche avec franchise, mais aussi une intensité rare, révélant ici et là des pans de vie méconnus.

L’elpee navigue entre mélancolie et enjouement, à l’instar de « Vélo ». Cette compo libère, en filigrane, ce sentiment de liberté qui traverse l’artiste lorsque, sur sa bicyclette, elle se promène en ville.

Si lors du premier long playing, elle manifestait encore une certaine retenue, « A l’évidence » lui permet de se montrer davantage brute de décoffrage, comme sur « Mon épaule » qui traite du thème de l’amitié ou encore « Laisser l’été », de la résilience.

Si « Gare de Lyon » est tout simplement rafraîchissant, d’autres plages abordent des sujets existentiels, plus graves et profonds. « A l’arrière de la voiture » en est le parfait exemple. Une compo au cours de laquelle elle relate une histoire d'enfance marquée par la violence ordinaire. Cette violence familiale constitue d’ailleurs une thématique récurrente dans les écrits de Clou, que ce soit dans son recueil de poèmes ‘Doux mots dits’ (publié en 2022) ou dans ses chansons libératrices.

« A l’évidence » sert de dispensaire à la jeune artiste singulière, pour soigner ses blessures, mais elle les chante au lieu de les crier. Cependant, sa plume est aussi susceptible de devenir corrosive, à l’instar de ce « Chant de Noël », antithèse de cette période bienveillante.

 

Boogie Beasts

Neon Skies & Different Highs

Écrit par

Le blues des Belges de Boogie Beasts se traduit par un son très personnel et distinctif. Imaginez les Black Keys improvisant avec John Lee Hooker dans une rave tardive, le groupe Morphine dans un trip psychédélique en compagnie de Little Walter ou encore R.L. Burnside flanqué des jeunes Rolling Stones dans l'arrière-salle d'un juke joint du Mississippi. Le quatuor réunit les chanteurs/guitaristes Jan Jaspers et Patrick Louis, le génial harmoniciste Fabian Bennardo ainsi que le drummer Gert Servaes. Pas de bassiste. Le line up n’en recense aucun, et pour ces sessions le combo n’a pas sollicité de musicien de studio pour en jouer.

Depuis leur premier concert en 2011, ces 4 fous de blues-rock alternatif ont transformé de nombreux clubs et festivals en gigantesques souks festifs. Partout où ils vont, les gens s'en souviennent. Sur les planches, la formation diffuse une énergie contagieuse, avec un son délicieusement crade et simplement irrésistible. Tous leurs elpees ont reçu des critiques élogieuses. Classic 21 décrit les Boogie Beasts comme des acteurs incontournables de la scène blues-rock européenne. Fort de ses guitares tranchantes et son harmonica déjanté, le band ne perd jamais le sens du groove qui fait mouche.

Il s’agit déjà du quatrième long playing studio de Boogie Beasts. Découpé en 18 plages, il propose une musique à la fois festive et structurée. Toujours profondément enraciné dans le blues rugueux, il intègre cette fois-ci des influences gospel, soul, desert blues & rock, rhythm'n’blues, psychédéliques et même une touche de hip-hop. Ici, le blues perd ses frontières, garde ses codes et regarde plus loin. La surprise est belle, tant la richesse des morceaux est dense et la production signée Koenraad Foesters particulièrement soignée. Toujours aussi identifiable, le son reste brut, crade, parfois froid et assez urbain finalement. Les mélodies sont addictives et les chœurs accrochent. La chaleur se trouve ailleurs ; elle est encore très présente et principalement dans les arrangements vocaux. L’harmonica mène le bal sur des sonorités propres à Chicago et, grâce à des riffs efficaces et un groove rythmique dévastateur, on passe d’un titre à l’autre avec un plaisir constant. Retenir juste quelques morceaux est presqu’une insulte à ce disque qui s’écoute dans son intégralité.

 

Headcharger

Sway

Écrit par

Vétéran de la scène métal française, Headcharger (Caen, Normandie) compte deux décennies de carrière au compteur. Trois ans après avoir sorti l’album « Rises From The Ashes », il nous propose son huitième, « Sway ». En fait, il publie un elpee tous les deux ou trois ans.

Trop rock pour certains ou trop metal pour d’autres, c’est sans doute ce qui fait sa spécificité. Sur ce nouvel opus, il est revenu à l’essentiel. Un concentré d’émotions brutes, au cours duquel la voix de Sébastien Pierre retrouve son côté rauque et écorché. Il est le résultat d’un travail collectif encore plus poussé que sur le précédent opus.

La charge de la cavalerie déferle dès le morceau d’ouverture, l’énergique « Insane ». Lourd, « A Good Hand » lorgne vers le stoner. Paru en single, « Wake Up And Run » balance un véritable skud. « Obsessed » baigne au sein d’un climat cataclysmique. Et « This Can’t Be Mine » se distingue par son intro tribale.

Album abouti et à l’écriture fine. « Sway » baigne entre douceur (NDR : la ballade « Against The Storm ») et violence. Et si parfois, le combo semble assagi, il est toujours habité par la rage. Cathartiques, les mélodies se fondent dans les chants brutaux et nous transportent dans un monde tantôt sombre, tantôt incandescent à l’image de la pochette, inspirée par la science-fiction

42 minutes qui devraient faire le bonheur de metalleux !

Cet elpee a été enregistré au Swan Sound Studio (NDR : ce qui explique sans doute son titre) par Guillaume Doussaud et mixé par Alan Douches (Sepultura, Converge, Kruger, Mastodon).

Sprints

Quelle show-woman !

Écrit par

Groupe post punk d’origine irlandaise, Sprints est né en 2019 et a sorti son premier single en 2020, » Kissing practice ». Depuis, son ascension a été tout simplement fulgurante. A son actif, deux Eps et un premier elpee, « Letter to Self », paru début de cette année.

Il se produisait ce vendredi 13 décembre au club de l’Aéronef. Et le concert est sold out.

Votre serviteur revient souvent sur le sujet, mais c’est sous l’impulsion de The Girl Band, devenu Gilla Band en 2021, que toute cette scène rock irlandaise a véritablement pris son envol, amorçant le réveil du rock indé du 21ème siècle. Pas étonnant, d’ailleurs, qu’on retrouve régulièrement le bassiste, Daniel Fox, à la production de nombreux albums de formations irlandaises, et notamment de Sprints. 

Sprints grimpe sur les planches. A sa tête, la chanteuse Karla Chubb. Rousse, de petite taille, elle porte un t-shirt sous une veste à courtes manches de couleur noire et un pantalon à damiers. Et par rapport aux clichés découverts sur la toile, elle a perdu du poids. Ce qui lui va bien. Elle s’installe derrière le clavier au centre du podium, et le quatuor entame sa prestation, en douceur, par « To the bone ». Les sonorités des ivoires semblent rognées, vintage ; puis la basse de Sam McCann commence à se tendre, et la voix de Karla monte déjà dans les aigus.

Dès « Shadow of a Doubt », elle empoigne une guitare et conjuguée à celle de Zac Stephenson, le morceau monte progressivement en puissance. L’hymne féministe « Adore Adore Adore » est imprimé sur une solide rythmique. Entre les titres, Karla parle beaucoup avec le public et n’hésite pas à défendre ses convictions. Place ensuite à « Feast », le tout nouveau single. La foule frappe dans les mains, en cadence, pendant le refrain. Les guitares deviennent plus agressives. Inévitablement puissant, « Heavy » fait monter la température dans la salle et les premiers crowdsurfings se déclenchent Tout au long de « I’m in a band », lead vocal et contre-voix se complètent à merveille.

Karla troque sa gratte contre une sèche pour « Shaking Their Hands », une ballade offensive, menaçante, mais subtilement mélodieuse. Elle est toujours à la six cordes acoustique pour le contagieux « Can’t Get Enough of It » ; et effectivement, difficile de chasser le refrain de sa mémoire de la tête, même après le spectacle. 

Des accords de guitare cristallins sont dispensés par Zac pendant « better ».

Franchement votre serviteur n’avait jamais assisté à un ‘circle pit’ lors d’un concert de rock indé. En général, ils se produisent lors des concerts de metal. Karla l’organise et le dirige de a main, tout au long de « Up and Comer ». Sa voix est granuleuse et passionnée alors qu’elle canalise toute sa colère dans la chanson. Elle couvre une amplitude rare, en fonction des émotions qu’elle libère. D’ailleurs, Karla en explore les sombres aspects sur « Cathedral », évoquant son éducation dans une Irlande catholique et homosexuelle.

Derrière ses fûts, Jack Callan imprime un rythme tribal à « New one » et « Letter to Self », le titre maître su long playing, qui aborde les thèmes de persévérance, d’acceptation de soi et de triomphe sur l’adversaire, et graduellement, la compo adopte un crescendo puissant.

Le public est de plus en plus excité. « The Cheek » et « How Does the Story Go ? » grimpent encore en intensité, même si sur ce dernier, la voix et contre-voix tempèrent quelque peu le climat.

Karla assure le show. A la demande d’un spectateur, la formation accorde un titre qui ne figure pas dans la setlist.

Et puis tout au long de « Literary Mind », elle fait tourner le micro, en tenant le fil, à la manière de Roger Daltrey.

Mais c’est le morceau final, « Little Fix », qui va révéler (confirmer ?) le statut de frontwoman de Karla. Un roadie débarque et prend sa guitare. Elle se lance alors dans un monologue des paroles dans la même veine qu’une lecture de poésie, rien de plus qu’un bourdonnement mécanique en arrière-plan. Et puis entame un crowdsurfing sur la foule au grand bonheur des mains tendues, aux premiers rangs. Quand elle remonte sur l’estrade, c’et sous les acclamations d’un auditoire, conquis.

Il n’a aura pas de rappel. Mais quelle show-woman !

(Photos Ludovic Vandenweghe ici)

Setlist

To the Bone
Shadow of a Doubt
Adore Adore Adore
Feast
Heavy
Band
Shaking Their Hands
Can’t Get Enough of It
better
Somethings Gonna Happen
Up and Comer
Cathedral
New one
Letter to Self
The Cheek
How Does the Story Go?
?
Literary Mind
Little Fix

(Organisation : Aéronef, Lille)

Hang Youth

Hang Youth a mis le souk à l’AB…

Écrit par

Soirée à la sauce batave, ce samedi 7 décembre, en compagnie de BigBobbyBitch et, en tête d’affiche, du groupe punk vintage, Hang Youth.

Considéré comme des stars aux Pays-Bas, les musicos de Hang Youth ont radicalisé toute une génération de jeunes contestataires et sont devenus leur porte-parole. Parmi leurs faits d’armes, on pourrait citer le blocage de l'autoroute A12. Ce qui ne les a pas empêchés de se produire au Pinkpop et au Lowlands...

Originaire d’Utrecht, Bobby van Elten, aka BigBobbyBitch, assure donc le supporting act. Notoire dans son pays, il pratique une forme de rap/trap/hip hop, parfois teinté de techno, dans la langue de Vondel. Ce genre, baptisé également ‘plug’, a acquis une certaine popularité à partir d’environ 2010. Il est construit sur des rythmes mélodiques et des lignes de basse 808, très utilisées dans les styles trap, hip hop et rap. En 2018, il a lancé sa propre collection avec Berki, alias ‘BigBoyShyt’. Ce collectif, qui dispose de sa propre chaîne YouTube, conçoit des vêtements et organise des fêtes. Bobby a fait forte impression sur la scène underground, grâce à son style unique. Il apporte sa collaboration à des artistes tels que Flansie, Skeer & Boos et Kunch Sosa. En 2020, a sorti trois cassettes ; et sa troisième a atteint plus de 150 000 écoutes.

Ce soir, il est soutenu par un Deejay, flanqué d’une double platine ‘Pionner’.  Ce DJ manifeste beaucoup d'enthousiasme et une belle attitude scénique. Peu à peu, la paire diffuse, dans la salle, un large arsenal de rythmes, enrichis de couplets souvent aussi absurdes qu’incompréhensibles. Pourtant, le public apprécie et fait la fête. L'artiste a bien assuré son rôle de chauffeur de salle et a certainement conquis de nouveaux fans parmi le jeune public néerlandophone… (page ‘Artistes’ ici)

Place ensuite à Hang Youth, un quatuor impliquant un guitariste, un bassiste/claviériste, un drummer, perché sur son estrade, en position centrale, et le chanteur Abel van Gijlswijk. Le décor, en arrière-plan, se limite à un mur métallique grillagé censé représenter une forêt artificielle de lierre. 10 projecteurs placés derrière ce mur, éclairent les artistes dans le dos.  Sous cette configuration, Abel dispose d’un maximum d’espace pour faire son show.

Quelques notes aux ivoires précédèrent le morceau d’entrée « BOM ». 40 titres d’une durée de 1 à 1’30 vont défiler. Cependant le rythme des morceaux est deux fois plus rapide que sur « Er is hoop », le dernier album, paru en octobre dernier.

Nouvelle compo, « Malloot », est accueillie sous les vives acclamations d’un public conquis d’av avance. Classique, « SHELL IS EEN PRIMA BEDRIJF (ALS IK DE WEBSITE MAG GELOVEN) » déclenche un premier mosh pit, et « MET JE AKO-IDEOLOGIE » dégénère spontanément en pogo. « WAAROM IS ALLES ZO KK DUUR » amplifie la folie dans la foule qui danse, saute et remue. Les ‘circles pits’ sont légion et les bousculades nombreuses, tout en restant ‘bon enfant’.

Le band est contestataire et cela s’entend dans les paroles des chansons interprétées avec un fort accent néerlandais. Abel s’enquiert de la présence de députés européens dans la salle. Il n’y en a pas. Il insinue, quand-même, qu’il pouvait y avoir un infiltré. Il transmet un message, sans équivoque, au public, pour une Palestine libérée. A la suite duquel il chante en chœur ‘Je haat geen maandag, je haat kapitalisme’.

En rappel, le combo nous réserve une reprise du « Ik Haat Hem Voor Jou » de Froukje (NDR : que votre serviteur a hâte de voir et écouter en concert). Et contrairement aux titres de l’opus de Hang Youth, celui de la native de Nieuwkoop, n’est pas en lettres majuscules.

Au cours de ce spectacle débordant d'énergie, l'interaction entre le groupe et le public a été une pure alchimie, a cœur d’une ambiance torride. Votre serviteur se remémore, alors, le premier concert accordé par les Sex Pistols, en Belgique. C’était à Louvain ! Et le groupe, comme Hang Youth ce soir, y avait mis le souk…

Souvenirs, souvenirs !

(Organisation : Ancienne Belgique)

Bury Tomorrow

Une performance magistrale !

Écrit par

Bury Tomorrow réunit des musicos originaires de Portsmouth et Southampton, dans le Hampshire. Pratiquant du metalcore mélodique, le quintet implique Dani Winter-Bates au chant et au screaming, son frère Davyd Winter-Bates à la basse, Dawson Kristan à la guitare ainsi qu’Adam Jackson à la batterie. Et le line up s’est enrichi du claviériste/percussionniste Tom Prendergast. Il se produisait donc ce dimanche 1er décembre à l’Ancienne Belgique de Bruxelles.

C’est la dernière date de la tournée européenne, pour laquelle le band a engagé, comme supporting act, Make Them Suffer, Thornhill et As Everything Unfolds. Belle soirée en perspective !

Pourtant, le concert devait se dérouler dans la grande-salle, mais comme moins de places que prévu ont été vendues, c’est l’option Ball Room qui a été choisie. D’ailleurs, les deux étages sont fermés.

Groupe insulaire de post hardcore et de metal alternatif, As Everything Unfolds ouvre les hostilités. Réputé pour ses instrumentaux dynamiques, son attaque sonore agressive mais mélodique et ses paroles chargées d'émotion, le combo est idéal pour faire circuler l'énergie dès le début de la soirée. Le chanteur principal, Charlie Rolfe, a la capacité de passer, sans problème, du chant clair aux cris gutturaux et impurs. Son registre vocal est à la hauteur de la performance serrée et soignée du band. La configuration de la scène est simple mais efficace. A cause de cet éclairage violet qui baigne la salle, créant un climat atmosphérique (page ‘Artistes’ ici).

‘Très bien, mettons-nous en mouvement !’, s’exclame Rolfe alors que la batterie entre en action, suivie d'un solo de guitare saccadé. La foule s’enthousiasme lorsque le bassiste George Hunt et le claviériste Jon Cassidy s’autorisent un petit tour dans la fosse. Le light show vire au rouge pendant les morceaux plus lourds, amplifiant l'intensité d’une performance, qui n’a duré que 30 minutes (page ‘Artistes’ ).

Place ensuite à Thornhill, un quatuor de metalcore progressif issu de Melbourne, connu pour son approche atmosphérique et émotive du genre. Le public piaffe d’impatience, en attendant que la formation australienne grimpe sur les planches. Il frappe dans les mains en cadence et lance même un ‘Woo’ collectif.

Enfin, le set s’ouvre par « Raw », un morceau particulièrement énergique qui va donner le ton à la soirée. Le lead vocalist, Jacob Charlton, a une présence imposante. Sa voix oscille entre force explosive et profondeur émotionnelle. Au fil du set, le mélange de metalcore percutant et d'éléments atmosphériques permet au band de créer des compositions complexes et en couches (page ‘Artistes’ ici et photos Romain Ballez ) …

Make Them Suffer (page artistes ici et photos Romain Ballez ) est également originaire du pays des kangourous. En ‘live’, il libère une certaine lourdeur ainsi qu’une énergie éruptive et contagieuse.

Notoire pour son amalgame de breakdowns deathcore brutaux, de chants clairs mélodiques et d'éléments atmosphériques symphoniques, le quintet aussi entame sa prestation par le célèbre morceau « Ghost Of Me ». Le chant clair et mélodique d'Alex Reade est remarquable, contrastant parfaitement avec les tons plus écrasants et gutturaux qui dominent dans son expression sonore. Cette énergie déborde dans la fosse. Les ‘crowdurfers’ la traversent. L'interaction entre le combo et le public est un élément clé de la performance. Le chanteur Sean Harmanis le taquine en criant : ‘Vous nous gardez en vie !’ Et il répond par des ‘crowdsurfings’ encore plus nombreux. Le personnel de la sécurité est très sollicité, alors que la tête d’affiche doit encore se produire. Et il est de notoriété publique que les concerts de Burry Tomorow sont athlétiques pour réceptionner les surfeurs devant le podium. Il y avait plus de 1 000 crowdsurfers, lors de son dernier spectacle, dans une salle qui peut accueillir 3 000 personnes.

Burry Tomorow clôt donc la soirée. La foule scande son nom bien avant qu’il n’apparaisse. Et lorsqu’il débarque, elle est prise d’une frénésie paroxystique. Dès la première note, on est conscient que ce set sera intense. La présence scénique des musicens est incomparable. Ils se déplacent constamment, interagissant avec le public afin de lui communiquer le sentiment de faire partie du spectacle. Le chanteur Daniel Winter-Bates, porte un gilet pare-balles. Il mène la charge.

Le public est déjà en ébullition lorsque Winter-Bates crie : ‘Je veux voir toute la salle tourner !’. Une invitation à créer un immense ‘circle pit’ auquel la foule s’empresse de répondre. Dingue ! 

Le setlist est partagée entre les morceaux préférés du public tel que « Earthbound », au cours duquel le band se déchaîne passionnément, nouvelles compos, et titres plus sombres mais davantage atmosphériques comme « DEATH (Ever Colder) », où la production scénique se distingue par son visuel obsédant pour correspondre aux thèmes introspectifs développés. La foule reprend les chansons en chœur. L’énergie monte en crescendo, au fil du show. « What If I Burn » libère une charge émotionnelle phénoménale, même si la foule continue de se défouler.  

Tom Prendergast a droit à son moment de gloire sur le fameux « Majesty » pour lequel il entame le chant seul avant d’être rejoint par le reste du band Et Bury Tomorrow achève son concert par « Choke », l'un des morceaux les plus emblématiques du band. Une performance magistrale !

Depuis les premières notes de As Everything Unfolds jusqu’au rugissement final de Bury Tomorrow, cette soirée s’est révélée d'une férocité et d'une énergie sans précédent. Chaque groupe a apporté quelque chose d'unique sur scène, mais tous ont partagé une passion et une connexion avec leur public qui ont fait de ce concert un moment inoubliable. Qu'il s'agisse des mélodies dynamiques de As Everything Unfolds, du son progressif et atmosphérique de Thornhill, de l'énergie chaotique de Make Them Suffer ou de la présence électrisante de Bury Tomorrow, ce spectacle était un véritable témoignage de la puissance de la musique live et du dynamisme de la communauté métal, même si en fin de parcours, les infrabasses dépassaient un peu trop les limites du (dé)raisonnable… (photos Romain Balllez )

Setlist : « Abandon Us », « More Than Mortal », « Earthbound », « DEATH (Ever Colder) », « Begin Again », « Villain Arc », « What If I Burn », « Recovery ? », « Boltcutter », « LIFE (Paradise Denied) », « Black Flame », « Cannibal », « Majesty », « Last Light », « Choke ».

(Organisation : Ancienne Belgique)

Hoshi

Une étoile au Zénith

Écrit par

Une fois n’est pas coutume, votre serviteur s’est expatrié outre-Quiévrain ! A Lille plus exactement ! Non pour y déambuler entre les différents stands dressés sur la Grand Place pour y appâter le nigaut en période de Noël, mais pour y voir et écouter une Hoshi au sommet de son art.

L’artiste se produit au Zénith, une salle nichée en plein cœur de la cité, dans le cadre de sa tournée baptisée ‘Cœur Parapluie’.

Le supporting act est assuré par Camille Gemoets, aka RORI, une autrice-compositrice-interprète belge. Depuis quelque temps, elle marque de son empreinte la sphère musicale grâce à une pop contemporaine inspirée par la culture musicale anglo-saxonne et la scène rock.

Alors qu’elle est habituellement flanquée de ses fidèles serviteurs, l’ex-The Subs, Hadrien Lavogez, préposé à la guitare, et Loïc Lavogez, derrière les fûts (succédant à Pierrick Destrebecq), ici, la demoiselle se livre seule, uniquement soutenue par un support préenregistré.

Lorsque votre serviteur débarque sur les lieux du crime, l’artiste a déjà (bien) entamé son set. Sa taille est inversement proportionnelle au podium, qui pour le coup, paraît immensément démesurée. Pour seul décor, un grand tissu blanc qui flotte derrière elle. Pas d’autres artifices, si ce n’est l’un ou l’autre coup de projecteur. Un peu ‘cheap’ quand même…

La belle et rebelle n’en demeure pas moins efficace, infligeant, sans semonce, ses compos à la fois cinglantes et paradoxalement très radiophoniques. A vrai dire, l’absence de ses musiciens ne semble pas, a priori, la gêner outre mesure. A moins que ce ne soit qu’un leurre…

Elle poursuit vaille que vaille, sans se laisser démonter. « Jalousie », une nouveauté aux accents pop/rock chanfreinés lui va comme un gant. Le public, enivré par cette fausse nonchalance dont elle a le secret, n’y tient plus. Ça gigote et ça tape des mains. Difficile de rester cloué sur son siège.

Et que dire lorsque, elle se rend chez son « Docteur », pour y décrire la syncope d’une foule en délire.

Capable de vous retourner de solides punchlines, l’ingénue, devenue figure de proue de la scène musicale noir-jaune-rouge, s’affranchit des préjugés pour servir sa sauce pop acidulée devant un public que l’on dit souvent élitiste et pas nécessairement venu pour elle.

Après une interruption d’une vingtaine de minutes, place à la Maîtresse des lieux. Une artiste, une vraie au sens noble du terme. Elle baigne dans la musique depuis son plus jeune âge. Elle commence à jouer du piano à six ans et la guitare à quinze. À la même époque, elle écrit ses premières chansons.

Elle effectue ses premiers pas au sein du groupe amateur TransyStory, formé en septembre 2011. Passionnée par la culture japonaise, elle choisit comme nom de scène Hoshi Hideko, puis simplement Hoshi, qui signifie ‘étoile’ en japonais.

La pénombre s’estompe doucement, les lights prennent discrètement de l’intensité. Pendant la longue intro, les projecteurs, jusque-là timides, laissent entrevoir un espace scénique très épuré. Seul le parapluie, immense emblème de la tournée, dénote. Il semble vissé pour toujours au plafond. Il est auréolé de tubes néon qui s’illumineront au gré des chansons et des ambiances.

Ses musiciens entrent en scène lentement, tour à tour. Et dans cette bande, il n’y pas que des inconnus.  A commencer par Lola Frichet à la basse (Pogo Car Crash Control), Charlène Juarez aux claviers (Brigitte) et Enzo Gabert à la batterie (Skip The Use). Et c’est Lucie, un joli bout de femme, qui se réserve la guitare.

« Mauvais rêve », titre phare de son dernier opus, retrace les étapes d’une vie que l’on comprend difficile, rejetée de tous et du système. Parfois, des sanglots apparaissent dans sa voix.

Une certitude, Hoshi impose un style musical bien à elle. Des textes simples, mais touchants, une musique entraînante et une aura exceptionnelle. Sans oublier cette voix haut-perchée et quelque peu nasillarde qui peut perturber les non-initiés. Pas étonnant donc que ce soit devenue l’une des révélations de la chanson française de ces dernières années.

Elle cultive une identité visuelle très forte : des vêtements amples, une attitude de femme-enfant, un chignon nippon et ce visage angélique qui lui confère un petit côté geisha.

Très vite, elle embraie par « Tu me manques même quand t'es là », une compo sur les relations passionnelles. Un moment particulièrement émouvant.

L’artiste répète à qui veut l’entendre qu’elle est heureuse de fouler les planches lilloises. Le meilleur selon ses dires.

Manifestant le souhait de prendre un nouveau tournant dans sa vie, elle dénoue d’un coup sec ses cheveux et laisse apparaître une longue tignasse impressionnante. Un choc visuel qui détonne par rapport à l’image de la jeune première qu’elle veut bien se donner.

Très vite, Mathilde Gerner, à l’état-civil, s’épanche sur la bestialité sans nom dont elle a été victime à travers son appel au manifeste, « Amour censure », hymne à la tolérance et à la sincérité des sentiments amoureux.

Hoshi, elle-même victime d'agression homophobe, a écrit cette chanson en réaction à une certaine libération de la parole discriminatoire, notamment après la ‘manif pour tous’. Une composition qui malheureusement a encore des raisons d'exister auprès des ‘biens pensants’. Et pour contrer toute cette haine, rien de tel qu’un gros fuck à tous ces enculés dont elle n’a plus peur aujourd’hui, dit-elle, tout en agitant un drapeau arc-en-ciel, symbole du mouvement LGBT+. Le public ne peut s’empêcher, à son tour, de lever le majeur, signe de l’intégration des mœurs. Mêmes les plus jeunes s’y mettent. Une parenthèse particulière, mais bien sympathique.

Souffrant de la maladie de Ménière (un mal qui la poursuit depuis toute petite et provoque des acouphènes et des pertes d'audition), elle s'avoue, à demi-mot, vaincue par cette affection sur l’époustouflant « Fais-moi signe ». Un piano-voix qui met en exergue le grain particulier de sa voix. Un véritable appel de détresse également auprès d’un public qui ne peut que l’encourager en applaudissant par le langage des signes. Les larmes ruissellent alors sur les joues de la jeune femme. Sans doute, est-elle convaincue qu’elle ne parviendra pas à éteindre ce fléau qui la consume lentement.

Marcel, son grand-père, est au centre des débats. Un homme qui lui a communiqué la fibre musicale alors qu’il l’emmenait aux concerts, alors qu’elle était encore très jeune. C’est donc à la mémoire de ce grand monsieur qu’elle entame un hymne à la puissance magistrale. Et si nous avions tous un Marcel dans notre cœur ?

Elle empoigne ensuite sa sèche, comme à ses débuts, pour y jouer « Manège à trois », lorsqu’en rue, elle essayait d’accrocher du regard les passants, sans parvenir à ses fins. Sauf sa mère et son père, dit-elle, entre rage et désespoir.

Douée pour les métaphores et autres figures de style, elle poursuit sur un ton nettement plus rock avec un « Superstar » qui arrache les portugaises. Les musiciens s’en donnent à cœur joie. Un joli moment de communion également.

Généreuse et humaine, on la sent fusionnelle au sein de son band. Une belle complicité la lie avec sa bassiste. Et les puristes auront remarqué l’inscription gravée sur l’instrument, ‘One woman on stage’.

Celle dont le physique a été quelque malmené par le journaliste-chroniqueur Fabien Lecoeuvre, entame un « Je partirai », une chanson percutante où elle parle du désir de partir loin d'un monde qui ne l'aime pas, la juge et la blesse. Bref, un exutoire où elle exprime sa souffrance, son incompréhension et son besoin de liberté. Elle veut rester éternelle dans les mémoires, comme une étoile ou une comète. Gageons qu’elle y parvienne.

Le set s’achève doucement. « Ta marinière » versius 2.0 est repris en chœur par un public particulièrement enchanté par cette extraterrestre. On a droit à deux versions. L’une imbriquée à l’autre, tantôt proche de la version originale, tantôt, plus luxuriante, avec des riffs et des beats à n’en plus finir.

Après plus d’une heure trente de concert, Hoshi se retire.

Elle détient la recette du succès ! Un brin de folie, beaucoup d'amour et une énergie communicative.

 

 

Tough Enough festival 2024 : samedi 30 novembre

Écrit par

La première édition du Tough Festival se déroulait ces vendredi 29 et samedi 30 novembre au Botanique, à Bruxelles. Trois salles accueillent cet événement : l’Orangerie, la Rotonde et le Museum. Au menu, de l’americana, du psychédélisme, du surf, du garage rock ou punk, soit des styles qui entretiennent un lien unique, de près ou de loin, avec le blues…

Et comme on est au Bota, à côté de formations et artistes confirmés, une large place est réservée à la scène émergente, c’est-à-dire celles et ceux qui innovent et explorent. Depuis que Frédéric Marchal est devenu directeur général au Botanique, il y a du changement dans la programmation. On y retrouve ainsi la griffe qu’il avait apposée au Centre Culturel René Magritte de Lessines, au Boogie Town et au Roots And Roses de Lessines…

Trois artistes ou groupes sont programmés par salle et se produisent en même temps. Il faut donc opérer des choix. Donc impossible d’assister à l’intégralité des concerts.

Dehors, il fait un froid de canard, et comme le festival se déroule dans la ‘Maison des courant d’air’, on est littéralement frigorifiés… Ce qui contraste avec la bonne saison, lorsque le soleil illumine de ses rayons, le jardin et les serres…

Tupenny Bunters ouvre les hostilités à l’Orangerie, un duo réunissant les multi-instrumentistes Dave et Fi Dulake. Le projet est né en 2012, la même année que leur mariage. Gérant un pub musical notoire de Southend, baptisé The Railway Hotel, le couple, dont le patronyme s’inspire des prostituées de l’époque ‘Régence’, a gravé deux elpees (en vinyle), à ce jour, « A Tuppenny Upright », en 2015 et « The Tuppenny Hangover », en 2022.

La setlist est constituée de titres brefs et déchirants imprimés sur un tempo endiablé, parfois même frénétique. Une forme de garage pop 60’s qui aurait rencontré de la new wave trashy des 70’s. Les mélodies sont entraînantes. Le concert est emballant voire festif.

C'est la posture puissante de Fi, lorsqu’elle est derrière les claviers, qui focalise l’attention. Elle râle alors ou hurle manière maniaque, mais toujours mélodieuse. D’ailleurs, en général, sa voix est plutôt emphatique. Les musicos intervertissent leurs instruments (drums/ivoires), en fonction des morceaux. Très classe !

Direction Museum pour découvrir Karma Sheen. Fondé en 2014, ce combo d’origine pakistanaise s’est établi à Londres.

Sa musique fusionne le classique hindoustani, le rock fuzzy ‘hendrixien’ des 60’s et le lyrisme d'inspiration soufie, profondément enraciné dans l'héritage culturel. La musique traditionnelle pakistanaise moderne se base sur des sonorités vieilles de 600 ans.

Dirigé par Sameer Khan, qui en perpétue l’héritage, ce collectif de multi-instrumentistes a pour objectif d'amener la tradition intemporelle vers de nouveaux horizons. Karma Sheen symbolise le renouveau intrépide du rock psychédélique. Le préposé à la cithare est plutôt doué. C‘est également lui qui se sert du thérémine d’un geste précis de la main qu’il éloigne ou rapproche. Ces deux instruments combinés aux deux sixcordes, à la basse et aux drums produisent une solution sonore étrangement hypnotique. Une sorte de psychédélisme désorientant et fluide qui tourbillonne dans votre tête avant de glisser vers votre moelle épinière en rêvant d’une vie meilleure.

Devant la Rotonde, pas mal de monde attend de pouvoir y pénétrer pour assister au set de The Glücks. Le duo ostendais n‘était pas annoncé au programme. Pratiquant du garage punk sauvage, Il bien évolué et parvient à canaliser son énergie débridée, tout en laissant intactes la rage et la puissance. En outre, il laisse davantage de place à l’excellente voix de Tina Ghillebert. Néanmoins, le volume sonore est excessif et génère des désagréables infrabasses. Votre serviteur préfère s’éclipser et n’est pas étonné que la foule lui emboîte le pas. Pourtant, il avait eu le loisir d’assister à un excellent set du band, lors de l’édition 2023 du Roots & Roses.

Habibi (‘mon amour’ en arabe) s’apprête à grimper sur les planches de l’Orangerie. Fondé à Brooklyn, en 2011, ce quintet féminin combine le son des girl-groups des 60’s au punk new-yorkais et à la pop psyché du Moyen-Orient. Sur son troisième long playing, « Dreamachine », il s’est brillamment renouvelé en incorporant de nouvelles sonorités post-punk et disco vintage. Diaphanes et atmosphériques, les harmonies vocales auraient pu naître d’une rencontre entre ESG et les Shangri-Las. La lead vocaliste est cependant peu communicative. Heureusement, au fil du concert, elle se lâche et la prestation devient de plus en plus fun…

Sextuor gantois, A Murder In Mississipi a gravé son troisième album, « Rêverie », début novembre. Et il va nous en réserver, ce soir, de larges extraits. Sa roots music intègre des tas de styles musicaux, de l’americana au blues, en passant par la country, le folk irlandais, le bluegrass, la polka, le gospel et on en passe…

Les membres du groupe partagent une passion pour la musique et mettent en commun leurs expériences personnelles pour créer un large éventail de sonorités à travers leurs propres compos, créant ainsi leur propre style mais avec une touche contemporaine.

La formation ouvre le bal par le très puissant « Black Train », extrait du nouvel opus. Un vrai délice ! Violon, guitare, banjo, contrebasse et claviers, mais également douces harmonies aux mélodies entraînantes, transportent un public nombreux et très attentif, dans les plaines ouvertes de l'Amérique du Nord. En outre, tous les musicos collaborent aux vocaux. Coups de cœur à « Mary Lou », « Midnight Roller », « Black Cats » Dance In the Barn », « Banjer City », au cours duquel, une clarinettiste invitée participe, et « Medicine Man ».

Votre serviteur a pris froid et soupçonne avoir chopé une bronchite. Il préfère rejoindre ses pénates, bien au chaud…

Pokey LaFarge + Chuck Prophet + A Murder In Mississippi + The Dad Horse Experience + Dead Chic + PowerSolo + DRUUGG + Karma Sheen + Tupenny Bunters + Habibi + Tuff Guac + The Sha-La-Lee’s + Jim Jones All Stars + Siena Root + High Jinks Delegation + Everyone Is Guilty + Warm Exit + THE TAILSPINS.

(Organisation : Botanique)

Page 14 sur 1352