Fence n’en a rien à foutre…

Le combo rock limbourgeois Fence sortira son nouvel album, « Nobody Gives A Fuck », le 16 octobre 2026. Un titre qui laisse peu de place à l'imagination, quoique... Propulsés par un nouveau batteur, Wim Coppers, installé derrière les fûts, les musiciens de…

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Un diptyque pour Then Comes Silence

Le trio post-punk suédois Then Comes Silence s'apprête à publier « Requiem Ballroom ». Ce huitième long playing est attendu pour le 20 novembre 2026 sous la bannière de Metropolis Records. Pour faire patienter l'auditoire, la formation menée par Alex Svenson…

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The Cure
Ora Cogan
Chroniques

Love Battery

Straight freak ticket

Encore un ensemble issu de Seattle. Et qui est également parvenu à éviter les éclaboussures de grunge. Son credo? Le psychédélisme. Inspiré par le 13th Floor Elevators et Syd Barrett. Ainsi que le metal urbain des MC5 et Blue Cheer. Des tas d'influences qui remontent donc aux sixties et au début des seventies. Une musique dont la fraîcheur kaléidoscopique est solidifiée par les rythmes taillés dans le granit. Les vocaux languissants, sinusoïdaux, hypnotiques acidifiés par les cordes de guitare ébréchées, intuitives, hallucinantes ou par l'électricité phosphorescente, scintillante et fougueuse. Et au sein de ce magma surréaliste à l'énergie chancelante se développe de délicates, mélancoliques et chatoyantes mélodies pop. Mercury Rev rencontre les Buzzcocks!

 

Loves Ugly Children

Cold Water Surf

Vous prenez une dose de My Bloody Valentine. Vous lui imprimez un tempo punk assez enlevé, mais sans lui ôter ses spécificités noisy sursaturées et crépitantes. Enfin, vous lui administrez des miaulements vocaux à la Peter Perret (Only Ones) du plus bel effet. Vous obtenez un résultat assez proche de ce "Cold Water Surf". Un mini CD 5 titres enregistré, nous le supposons, par un ensemble néo-zélandais. Flying Nun oblige!

 

Danny Red

Riddimwize

Bien que né à Londres, Danny Red a passé une bonne partie de son adolescence en Jamaïque. Normal, nous direz-vous, puisque ses parents sont Jamaïcains. Et à quoi voulez-vous donc que se soit subordonnée son inspiration? Au reggae bien sûr. Pourtant, au cours de son enfance, il s'est également intéressé au blues, au jazz, au rythm'n blues, au gospel et au country & western. Mais apparemment sans grande répercussion sur son expression. Par contre, son implication dans la musique de danse est beaucoup plus manifeste. Pas pour rien qu'il collabore de plus en plus régulièrement avec des DJ's. Résultat des courses, ce "Riddimwize" secrète une forme de reggae râpé. Avec des trous comme dans l'emmenthal, pas le gruyère. Mais pas la peine d'en faire tout un fromage!

Low Pop Suicide

The Death of Excellence

Cet ensemble yankee était tombé sous les fourches caudines de la censure américaine lors de la sortie d'un clip vidéo destiné à son premier single, "Kiss my lips". Ce qui semble tout à fait normal aux States, lorsqu'on sait que le sujet de ce film était consacré à l'homosexualité féminine. Deux albums plus tard, Low Pop Suicide signe chez World Domination, label de Dave Allen, ex-bassiste de Gang Of Four, de Shriekback, et aujourd'hui leader d'Elastic Purejoy. Il enregistre "The Death of Excellence". Un disque épatant qui mérite un prix d'excellence rien que pour l'envoûtant "Zombie". Pas nécessairement mortel. Plutôt mélancolique, douloureux. Avec des états d'âme qui exsudent des vertus propres tantôt à Toiling Midgets, Tindersticks, Ed Kuepper, au Cure et surtout à The Call ; le timbre vocal de Rick Boston suppurant des inflexions aussi angoissées et angoissantes que celles de Michaël Been. Une œuvre électrique, climatique, filmique, torturée, pourrissant dangereusement l'âme, mais texturée dans un mélange astucieux de cordes de guitare sulfureusement électriques et acoustiquement ébréchées...

 

Ludwig Von 88

17 plombs pour péter les tubes

"Dix-sept plombs pour péter les tubes". Heureusement que Ludwig Von n'a pas eu la mauvaise idée de remplacer les tubes par des ampoules. Vous vous imaginez la tête de PPDA? En attendant, vous devrez rester sur votre (T)F1 (!). Ou vous décider à phosphorer sur les reprises de tubes allumés par Queen, Fab Four, Ferrat, Ramones, Brel, Led Zep, Niagara et quelques autres. En général ringards. Un ampérage constant: l'humour grinçant, dévastateur, ludique (qui a dit Ludwig?), susceptible d'électriser l'Hexagone...

 

Red House Painters

Ocean Beach

Plébiscité en 1992, pour avoir gravé le remarquable hit single "Creep", puis responsable d'un premier elpee chargé de promesses ("Pablo honey"), mais nourri au sein de plastique yankee, Radiohead vient d'enregistrer un disque plus conforme à ses racines britanniques (Oxford). Un formidable album qui a reçu le concours de John Leckie à la production. Une énergie étonnante, brumeuse filtre à travers les mélodies. Mid tempo, chargées d'électricité statique, meurtries par les cordes de guitare puissantes, croustillantes, crépitantes, lustrées par la basse glacée, elles alternent climats délicats et sauvages. La voix gémissante, falsetto, androgyne, de Thom Yorke épanche ses lyrics acerbes, hostiles, venimeux, nihilistes, dramatiques, romantiques  et dépressifs sous un angle ironique dans des chansons empreintes de dégoût et de sensualité où se déchirent les concepts établis de beauté et de laideur, de subjectivité et de désir... A mentionner dans votre carnet rose, à la suite de Kingmaker, Auteurs, Shed Seven, Suede et Oasis.

 

Labradford

A stable reference

Bien qu'enregistrant sur le label néo-zélandais Flying Nun, Labradford nous vient des States. De Virginie très exactement. Un trio qui ne dépareille cependant pas dans l'écurie antipodale. Explorant les multiples facettes du pouvoir de l'écho et de la réverbération. A l'aide d'une instrumentation très basique, il faut le souligner. Guitare, basse, claviers et chant, pour être plus précis. Nuances et bourdonnements délicats alimentent ainsi une procession de climats indistincts, parfois à la dérive, tantôt orageux, sinistres, célestes ou cathédralesques, que traverse un chuchotement presque spectral englouti sous les flots instrumentaux. Main rencontre Eyeless In Gaza!

 

Reef

Replenish

Non, ils ne sont pas américains, mais bien insulaires. Du sud-ouest de la Grande-Bretagne, très exactement. Mais tout comme les Black Crowes, ils ont certainement passé un temps fou à dépoussiérer les vinyles de leurs parents ; et en particulier ceux de Small Faces, Free, Spencer Davies Group, Led Zeppelin, sans oublier les artistes de rhythm’n’blues. Le vocaliste Gary Stringer en est même venu à casser sa voix, non pas comme Patrick, mais Paul Rodgers, feu Steve Marriott ou même Robert Plant. Résultat des courses, hormis l'un ou l'autre titre acoustique et l'excellent et fiévreux "Choose to live", ce "Replenish" ne remplit le sillon que de clichés revivalistes...