Light Asylum lève le voile sur un nouvel album

Peu de groupes peuvent se targuer d'avoir le statut de 'groupe culte', mais c'est clairement le cas pour Light Asylum. Emmené par la voix énigmatique de Sharon Funchess, le projet basé à Portland, dans l'Oregon, a secoué le petit monde de la musique…

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Un clip d’animation pour le nouveau single d’Σtella

L'artiste grecque Σtella dévoile son nouveau single intitulé « Belinda ». Cette nouveauté s'accompagne d'un clip officiel au format visualizer, dont les illustrations sont nées sous la plume de la chanteuse elle-même, complétées par les animations de Yokanima…

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Chroniques

John Cale

Antàrtida

John Cale n'est pas l'unique compositeur de la bande sonore du film de Manuel Huerga, "Antàrtida", mais il y a collaboré activement, et notamment pour le titre maître "Antàrtida start here" qui figurait sur son album "Paris 1919". Peu de place pour le rock sur ce morceau de plastique donc, nonobstant la présence ponctuelle de Chris Spedding, de Maureen Tucker et de feu Sterling Morrison. Piano, orchestre symphonique, un peu d'accordéon et un zeste d'électricité alimentent ce voyage opiacé dans l'"Antàrtida".

 

Campfire Girls

Mood Enhancer (Ep)

Huit titres pour un Ep, c'est plutôt rare! Surtout lorsque le temps de défilement dépasse allègrement les trente minutes. Et offre en bonus track une cover du "Strawberry fields" des Beatles. Trio californien, Campfire Girls tâte tantôt de la lo-fi (Swell, Sebadoh) tantôt du bluescore (Cell). Parfois les deux en même temps. Ce qui donne un résultat plutôt intéressant à ce "Mood Enhancer", que ce soit dans l'approche minimaliste des mélodies ou dans un élan furieusement électrique, dramatiquement élaboré, comme sur ce superbe "Junkman" à la "Vitalogy" Pearl Jam...

 

Can

Anthology 1968-1993

Écrit par

Saviez-vous que Can s'était reformé en 1989 ? Sous son line-up original (Schmidt, Czukay, Liebezeit, Karoli et Mooney). Il a même enregistré un nouvel album, "Rite Time". Et puis en 1991, il a réalisé une bande sonore pour un film de Wim Wenders, "Until the end of the world". Enfin, apparemment la formation est décidée à poursuivre cette expérience, puisqu'un nouvel opus est en gestation. Revenons à cette "Anthology". Vingt-neuf titres répartis sur deux CD qui se penchent essentiellement sur la période la plus créative du combo. Soit entre 1968 et 1978.

Mais un peu d'histoire tout d'abord. A l'origine, deux musiciens avant-gardistes, qui avaient travaillé avec le célèbre compositeur Stockausen, veulent replacer leurs expérimentations dans un cadre plus rock. Irmin Schmidt (claviers) et Holger Czukay (basse) engagent alors Michaël Karoli pour assurer les parties de guitare, Jacki Liebezeit aux drums et aux percussions, ainsi que Malcolm Mooney au chant. D'album en album, et malgré certaines variations de line-up (notamment le remplacement de Mooney par Damo Suzuki), Can va révolutionner le monde du rock par sa musique à la fois structurée et déstructurée. D'un style basique aux dérapages futuristes (collages, bruitages, montages) et aux parfums ethniques, il évoluera vers un insaisissable bouillonnement organique aux dimensions symphoniques, minimalistes, contemporaines et même jazzyfiantes dans le sens le plus libre du terme. Si bien qu'au bout d'une décennie, il allait acquérir un statut de légende. Précurseur de la cold-wave et du renouveau funky, il fait aujourd'hui figure de référence dans le domaine de l'ethno techno (Transglobal Underground, par exemple). "Anthology 1968-1993" est un document fondamental auquel il manque malheureusement le premier chapitre "Delay". Allez donc savoir pourquoi?

 

Candlebox

Lucy

Des clichés, des clichés et encore des clichés. Métalliques, grunge, trash, revivalistes. Empruntés tantôt à Alice in Chains, Extreme, Soundgarden, Led Zep ou même à Lenny Kravitz (!). Parfois reproduits avec une redoutable efficacité. Comme sur "Lucky", "Butterfly" ou "Simple lesson". Mais trop souvent dépourvus de la moindre subtilité. Pourtant, le vocal irascible, écorché, maléfique de Kevin Martin favorise l'exercice d'un climat malsain, menaçant, stimulant. Mais l'absence de véritable ligne mélodique conjuguée aux dérapages intempestifs dans l'électricité nombriliste tue dans l'œuf cet embryon d'originalité...

Luca Carboni

Mondo

Pour apprécier pleinement cet opus de Luca Carboni, il est nécessaire de bien pratiquer la langue de Verdi. Les lyrics sont en effet primordiaux chez ce Bolognais ; des textes qui reflètent un état d'esprit à la fois désespéré et révolté face à tout ce qui cloche dans le monde contemporain. Malheureusement, cet artiste a beau être attentif aux problèmes de sa génération, son support sonore émarge à la musique légère, très légère, italienne. Aux variétés quoi!

 

Tom Petty

Wildflowers

Pour concocter son deuxième album solo, Tom Petty s'est entouré de Mike Campbell, d'Howe Epstein et de Bentmont Tench. Soit l'épine dorsale de ses Heartbreakers. Ainsi que d'une pléiade de musiciens de studio. Alors, pourquoi cette pseudo-venture en solitaire, si c'est pour reconduire les mêmes ingrédients de base? Bonne question! Pour obtenir un résultat différent! Parce que nonobstant cette structure apparemment identique, Tom parvient ici à épingler 15 folk songs légèrement teintées d'électricité, presque minimalistes, dispensées avec l'esprit d'un Dylan ou du mythique Roger McGuinn, auxquels il a toujours voué une grande admiration. Une excellente surprise! Et puis surtout une crédibilité retrouvée pour cet artiste dont la carence flagrante d'originalité perdure (ou perdurait!) depuis maintenant près de quinze ans...

 

Korn

Korn

Korn pratique un trash métal à la croisée des chemins de Suicidal Tendencies et d'Helmet. Ce qui doit probablement vous donner une petite idée des intentions affichées sur ce morceau de plastique. Rien de bien original, cependant; mais un groove très solide galvanisé par la conjugaison des guitares viscérales, rebelles de Welsh et de Munkey Munk, et abrasé par le vocal vindicatif, sulfureux de Jonathan Davies, dont le timbre semble coincé entre celui d'Eddie Vedder (Pear Jam) et de Weiland (Stone Temple Pilots).

 

Quicksand

Manic Compression

Écrit par

Troisième opus pour ces vétérans de la scène hardcore new-yorkaise. Un disque qui souffle le chaud et le froid. Le froid lorsqu'il se contente de marcher sur les plates-bandes d'Helmet. Le chaud lorsqu'il montre un visage plus subtil, plus raffiné, sans pour autant perdre la nature de sa férocité. Comme par exemple sur "Delusional" et "Landmine Spring". Les riffs de guitares sont davantage effilés que déchiquetés. Les vocaux moins étouffés permettent de laisser entrevoir des textes intelligents, engagés, consacrés aux problèmes sociaux rencontrés aux States, mais également à l'échelle mondiale. Et à travers ces questions, et des sentiments de colère, d'hostilité, de révolte qu'elles peuvent engendrer, il se pose en modérateur, en conciliateur. Un point positif qui sauve l'œuvre des sables mouvants de l'oubli...