Réédition de l’album Elyria de Faith & The Muse

Référence majeure du rock gothique, Faith and the Muse réunit Monica Richards (Strange Boutique) et William Faith, musicien ayant œuvré pour Christian Death, Mephisto Waltz, Sex Gang Children ou encore Shadow Project. Paru en 1994, leur premier opus, Elyria,…

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Twin Temple, amants maudits ?

Établis à Los Angeles, Alexandra et Zachary James, mariés à la ville, publieront leur troisième elpee, « Doomed Lovers », le 23 octobre sur leur propre label, Pentagrammaton Records, distribué à travers le monde par Secretly Distribution. L'annonce survient…

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Editors
Chroniques

Reel Big Fish

Our Live Album is Better Than Your Live Album

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Avec pareil intitulé, le combo ska-punk avait intérêt à assurer. D’autant plus que leurs prestations live, bien que divertissantes, sont loin d’être légendaires. Une chance, « Our Live Album Is Better Than Your Live Album » est une promesse tenue. Marquant les 10 ans de la formation apparue en plein 'boom' de la scène ska-punk californienne, ce recueil célèbre également la fin d’une collaboration tumultueuse entre Reel Big Fish et le label Zomba. Récupérés début 2006 par Rykodisc, les six gaillards fêtent leur liberté enfin retrouvée en offrant à leurs fans de quoi se régaler des heures durant. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ne se foutent pas de la gueule du client.

35 explosions de cuivres dispersées sur deux disques et encore 20 autres, documentées sur un DVD bonus. Quand y’en a plus, y’en a encore. Niveau quantité, nickel. Quant à la qualité, hormis les deux ou trois regrettables mais inévitables blagues potaches, tout est au poil. Le son est bien léché et le choix des tracks est judicieux. On y retrouve les hits « Sell Out », « She Has A Girlfriend Now » ou leur version brillamment retravaillée du « Take On Me » de A-Ha ainsi que certains des meilleurs titres du combo et autres reprises (The Cure, Tracy Chapman, Lita Ford). Mention spéciale à « S.R. » décliné de manière amusante en plusieurs genres musicaux. Bref, loin d’être de l’arnaque, « Our Live Album Is Better Than Your Live Album » n’est certainement pas le meilleur live de tous les temps mais un must pour tous les fans de la formation et du genre.

 

 

 

The Judy Experience

Judy is rising (Ep)

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Six titres sur l’Ep de cette formation drivée par James Brooks Caperton, un personnage qui a sévi au sein de Veronica Lipgloss and The Evil Eyes, combo responsable d’un album intitulé « Cold Standard Laboratories », en 2005. Une œuvre particulièrement intéressante, mais totalement passée inaperçue.

Le Californien a décidé de poursuivre l’aventure sous son propre patronyme, mais semble y avoir entraîné la flûtiste Michelle Rodriguez et le percussionniste Nathan Carrera. The Judy Experience emprunte un chemin balisé, entre 95 et 99, par feu Dream City Film Club, au sein duquel militait le chanteur/guitariste/claviériste Michael J. Sheehy (NDR : il a depuis entrepris une carrière en solitaire). Mais un DCFC qui se serait intéressé à  la musique avant-gardiste de Tuxedo Moon.

Hormis « Candace prance », composition orientaliste dynamisée par un groove envoûtant et tribal, née de la fusion entre drums, percus et basse et hantée par un saxophone geignard, reptilien, trois compos évoluent sur un tempo lent, presque sinistre ; la guitare discordante mais terriblement efficace et le sax torturé se partageant l’essentiel de l’espace sonore. Hanté par un vocal issu d’outre-tombe, le titre maître ressemble à du Siouxsie & The Banshees défilant au ralenti, alors que « Cloak of the priestess » nous entraîne dans un univers visionnaire. Parcourue par une flûte pastorale et caractérisée par des cordes de guitare jouées en picking, cette plage toute en subtilité et en atmosphère me rappelle quelque part le « Foxtrot » de Genesis (NDR : celui de l’Archange Gabriel, bien sûr). Une manière de jouer des cordes que l’on retrouve sur le final « Fall river ». Les drums y sont imposants. Mais c’est surtout le vocaliste qui fait la différence. Son timbre falsetto est d’ailleurs aussi bouleversant que celui de Jeff Buckley. Ce groupe (ou artiste) a du potentiel, c’est une certitude. Il est donc à suivre de très près.

Various Artists

Discovered : A collection of Daft Punk samples

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A l’instar de nombreux producteurs hip hop, Daft Punk a réussi à transformer d’obscures pépites des années septante et quatre-vingt en succès planétaires. La preuve par neuf est opérée par cette compilation qui dévoile l’inspiration ayant présidé à la confection de tubes tels que « One More Time », « Digital Love » ou « Harder, Better, Stronger, Faster ». Ce voyage intéressant entre électro, house, funk, jazz et disco d’antan démontre la grande érudition musicale du duo parisien, mais permet aussi de découvrir quelques titres qui n’ont pas pris une ride. Du funk futuriste de Breakwater (totalement repompé sur « Robot Rock »), Sister Sledge et Edwin Birdsong (superbe « Cola Bottle Baby » qui a inspiré « Harder, Better, etc. »), en passant par le disco hédoniste de Karen Young et Cerrone, quelques titres dépassent largement le statut de curiosité. Là où certains emprunts sont évidents, on aura plus de mal à découvrir, sur quelques autres morceaux (celui de Chaka Khan en tête), ce que les robots de Paris ont samplé. Les curieux s’en donneront donc à cœur joie, tandis que les ‘beatmakers’ en herbe prendront des leçons.

The Felice Brothers

Tonight At The Arizona

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Nul doute que les Felice Brothers devaient surprendre lors de leurs débuts dans les couloirs du métro de Brooklyn ! Originaires des Catskills, au nord de New York, ces quatre jeunes gens pratiquent un country folk extrêmement roots renvoyant directement aux traditionnels américains. L’influence de The Band et surtout de Bob Dylan saute aux oreilles, notamment dans l’approche vocale –« Lou The Welterweight »–  sans parler de l’harmonica de « T For Texas », à mille lieues de la reprise de Lynyrd Skynyrd.

Logiques dans leur approche musicale, les quatre garçons ont opté pour une production sans chichis, brute mais équilibrée, jamais trop rugueuse : l’ensemble sonne ‘vrai’ tout simplement et colle parfaitement au style pratiqué. L’ensemble n’en est pas pour le moins soigné, à l’image des belles harmonies vocales de « Mercy ». Les belles ambiances intimistes sont au rendez-vous à travers la ballade « Belly In My Arms » où une simple guitare acoustique vient appuyer les voix ou encore ce « Christmas Song » presque chuchoté. A l’opposé, la version live du classique « Take This Hammer », achevant l’elpee, prouve que les FB sont capables de mettre de l’ambiance sur scène.

Cependant, si l’on n’est pas client du folk traditionnel nord-américain, on risque fort de s’ennuyer ferme car si le songwriting est affiné et les chansons fort belles, l’album dans son ensemble est tout de même quelque peu mollasson… Les amateurs en revanche y verront sûrement beaucoup de talent en devenir, et objectivement, c’est indéniable !

Various Artists

Texas Northside Kings

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Eddie Stout est musicien, mais avant tout un grand amateur de blues. A Austin, il assurait la distribution internationale du label Antones. Depuis, il a fondé son propre label Dialtone. Il y a déjà dix ans. Une initiative destinée à préserver le patrimoine blues, gospel et jazz du Texas. Il aime, à travers les différents courants musicaux, présenter les facettes géographiques de cet Etat. Il nous avait permis de découvrir les Texas Eastside Kings, les Westside Horns et les Texas Soul Sisters. Etape suivante, il nous présente les Texas Northside Kings! Six guitaristes établis à Austin. Jeunes mais très prometteurs, dont certains vous sont déjà familiers. A l’instar de Johnny Moeller, Shawn Pittman ou Nick Curran. D’autres le sont moins, comme Seth Walker. Ou pas du tout. En l’occurrence Mike Keller et Miss Eve Monsees. Ils sont soutenus par des vétérans locaux : le bassiste Jeffery Jean, le drummer Willie Sampson, le claviériste Earl Gillam et le saxophoniste Spot Barnett, tous musiciens noirs.

C'est à Eve que revient l'honneur d'ouvrir le bal. Cette jeune femme chante en s’accompagnant d’une Epiphone Riviera de couleur verte. Epaulée de ses Exiles, elle reprend d'abord le "You belong to me" de Magic Sam. Elle ne possède sans doute pas une voix puissante et inoubliable mais elle est brillante aux cordes. En règle générale, elle est secondée par Mike Buck. Son batteur habituel, un ancien membre des Fabulous Thunderbirds. Le bassiste, Pat Collins, a longtemps joué en compagnie de Mike chez les Leroi Brothers. Eve revient pour une reprise très nerveuse et irrésistible d’"I was looking back to see" et puis de son instrumental "Hawaian hound", dont les accents réverbérés et métalliques sont empruntés à la musique surf.

Johnny Moeller est un guitariste qui jouit d’une solide réputation depuis quelques années. Il a sévi au sein du band de Darrell Nulisch. En 2001, il avait gravé un excellent opus : "Blues aggregation". Et en 96, "Return of the funky worm" ; mais flanqué de Paul Size, l’ex-guitariste de Red Devils. Moeller a tourné en compagnie de Gary Primich, Lee McBee, Lou Ann Barton et même des Fabulous Thunderbirds. Son frère en est d’ailleurs le batteur actuel. Il s'attaque ici à "Radio groove", une plage instrumentale bien rythmée et saturée de groove. La performance de Mike Keller à la basse et de Barnett au saxophone de Barnett n’y est pas étrangère. Il revient chanter "I'm a samplin' man". Son attaque sur les cordes est complexe mais impressionnante.

Shawn Pittman est un jeune guitariste issu de la scène de Dallas. De Fort Worth, très exactement. Il a sévi dans le Susan Tedeschi Band et compte déjà quatre albums à son actif. Shawn possède une toute bonne voix. Il interprète deux de ses compositions. Tout d’abord le tonique "I don't need no sugar mama", une plage caractérisée par une remarquable prestation d'Earl Gilliam au piano. "Call 'em how I see them", ensuite. Une compo imprimée sur un même tempo galopant. Il termine également son intervention par la cover du "Reap what you sow" de Guitar Slim, un excellent slow swamp blues qu'il chante en manifestant beaucoup de conviction tout en insufflant la sensibilité de circonstance.

Nick Curran est actuellement le guitariste des Fabulous Thunderbirds auprès de Kirk Fletcher. Ce jeune garçon a entamé sa carrière dans le rockabilly. Depuis l’an 2000, il compte quatre albums personnels à son actif. Légèrement éraillé, son timbre vocal colle parfaitement au style. Une voix qui fait mouche lors de sa reprise du "I'll be around" de Howlin' Wolf. Et excelle à nouveau sur "Slipin' and slidin'". A l’instar de Johnny Copeland, il chante comme s'il était possédé. Flemmardant au rythme nonchalant des swamps, sa cover du "Oh baby" de Willie Dixon nous prend aux tripes. Il joue ici de l'harmonica dans un style fort proche de Jimmy Reed. La grande classe ce Curran!

Seth Walker est issu de la Caroline du Nord, mais est il s’est établi à Austin depuis de nombreuses années. A ce jour, il a commis quatre elpees. Il reprend ici le célèbre "I hear you knockin" qu'il aborde à la manière des TBirds de la première époque. Très à l'aise sur les cordes il évoque inévitablement Jimmy Vaughan. La voix de Seth est également chargée de soul et de tendresse. Et il en fait une belle démonstration sur le très lent "Since I fell for you", une plage signée Buddy Johnson. L’approche jazz rappelle, en outre, à la fois T-Bone Walker et Ray Charles.

Mike Keller est préposé à la guitare dans la formation de la pianiste/chanteuse Marcia Ball. Il partage également un duo en compagnie de son frère Corey, sous le patronyme de Keller Brothers. Il se réserve le chant et la six cordes sur un seul titre : une reprise sans concession du "Red hot mama" d'Elmore James. S’il n’a pas oublié d’y insérer le célèbre riff de slide, sa voix est moins déterminante.

 

Kid Rock

Rock n Roll Jesus

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Kid Rock est la pire des choses qui pouvait arriver au ‘metal’ américain depuis l’avènement de Linkin Park. Mi rappeur, mi rockeur, Kid a incontestablement une verve et un phrasé hallucinant. Originaire de Detroit, Bob Ritchie, a fait ses débuts en 1990 en sortant un premier album déjà racoleur : le pathétique « Grit Sandwiches For Breakfast ». Il refait surface trois ans plus tard en commettant le plus ambitieux « The Polyfuze Method », un elpee qui séduit une bonne poignée d’ados à la recherche d’un nouveau Kurt Cobain. Résultats peu concluants ! Pourtant, les ventes vont bon train au pays de l’Oncle Sam… Après un troisième album, tout aussi inspiré, Kid signe chez Atlantic avant d’accoucher, en 1998, d’un « Devil Without a cause » digne d’une parodie de « Spinal Tap ». C’est dire ! Entre ses obsessions mammaires et son mariage avec Pamela Anderson, sans parler de son implication dans une sombre histoire de poudre blanche, Kid s’affiche aux côtés des plus grandes stars du porno, et nous balance un « Cocky » au nom évocateur.

« Rock n roll Jesus », nouvelle livraison de l’histrion yankee peroxydé, est la pire des daubes sorties sous l’étiquette ‘hard rock’ depuis des lustres !! Si tous les clichés insupportables du hip hop, et même de la country, y sont réunis, aucun riff de guitare ne justifie la classification de ce ‘foutage de gueule’ dans la catégorie Metal. Même ma petite sœur, fan de Sum 41, éclate de rire quand j’insère dans ma platine cette nauséabonde rondelle qui pue le dollar, le triple cheeseburger ketchup mayonnaise, et l’intérieur cuir d’une Testa Rosa full option. Pauvre Jesus !!  

Joe Ely

Happy Songs From Rattlesnake Gulch (2)

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Vieux briscard de la musique américaine, Joe Ely est en selle depuis 1977. Chanteur, songwriter et guitariste, il marque ses trente années de carrière en sortant ce « Happy Songs… » sur son propre label.

Plus axée sur le songwriting que sur la démonstration technique, sa musique oscille et serpente constamment entre les idiomes fétiches de son Texas natal : très country, un peu blues, un peu folk, un peu tex-mex… Un genre finalement assez convenu et surtout très propre et lisse. Cependant, si l’on est amateur du genre, on aurait tort de bouder son plaisir : Joe Ely a du métier, du talent et sait encore ménager quelques bonnes surprises.

Le très country « Hard Luck Saint » ne laisse ainsi rien présager du très électrique « Miss Bonnie And Mister Clyde ». Entre accordéon et guitare acoustique, « Little Blossom » surprend en prenant tout à coup un rythme plutôt rock & roll. L’ambiance tex-mex de « Up A Tree » bascule sans crier gare dans le reggae tandis que les musiciens semblent s’en donner à cœur joie sur le « Firewater » de Butch Hancock. Et l’amateur de blues ne pourra qu’avoir l’oreille titillée par le feeling pesant de « July Blues », marqué par une rythmique sèche et lourde comme une soif en plein désert.

 

Kim Wilson

My blues sessions : Kim's Mix Vol I

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Kim Wilson est incontestablement un des plus grands harmonicistes blues de la planète. Et il l’a démontré aussi bien chez les Fabulous Thunderbirds que tout au long de sa carrière personnelle, radicalement et authentiquement blues ! Natif de Detroit, Kim est aujourd'hui âgé de 56 ans. Il a passé sa jeunesse en Californie, mais son aventure musicale n’a réellement commencé qu'en 1974 ; c'est-à-dire lorsqu'il s’est fixé dans le Texas. A Austin, très exactement. Il y fonde les Fabulous Thunderbirds en compagnie du guitariste Jimmy Vaughan.

En 1997, Kim avait commis son deuxième elpee solo. Intitulé  "My blues", il était paru sur le label Blue Collar. Le présent album a été réalisé par Kim en personne. Il réunit des sessions datant de l'enregistrement de "My blues" et épingle des versions alternatives de titres issus de l’opus ainsi que des plages inédites. Un petit trésor pour les nombreux admirateurs de l'artiste. Sur ce Cd, figurent sept plages qui figuraient sur l'album originel, mais aussi autant de titres non retenus pour la plaque.

Elle aligne d’emblée deux prises différentes et alternatives de "Oh baby". Un shuffle bien nerveux marqué par l'harmonica. Impérial, cet instrument dirige toute la manœuvre. Je préfère cependant la version qui ouvre le disque. Plus courte, son impact est plus direct. On imagine même facilement l'artiste se produisant juste devant nous. Faut dire que son blues sans la moindre fioriture est interprété avec tellement de présence et d'autorité. Bénéficiant du concours de deux cuivres, en l’occurrence Tom Fabre au saxophone et Scott Steen à la trompette, "Everything I do is wrong" amorçait l’elpee "My blues". Sans guitare, cette plage mettait en exergue le talent d’un Fred Kaplan étincelant et virevoltant devant son piano et une section rythmique chargée de groove, constituée de Larry Taylor et Richard Innes. Les mêmes musiciens sont reconduits pour attaquer l'instrumental "Hop, skip and jump". Entre les deux versions de "Tryin' to make a livin'", la seconde semble la plus saignante. Faut dire qu’elle implique le concours très perceptible du grand Junior Watson aux cordes, dont l’intervention ici est tout à fait exceptionnelle. Rusty Zinn coopère aux cinq derniers morceaux dont "Gumbo blues" et "Break it up". Adepte du style de Junior Watson, il se révèle particulièrement brillant. Cheval de bataille des concerts de Kim Wilson, "Tell me why" est le théâtre de la plus époustouflante partie de musique à bouche! La claque! Et puis, le tracklisting réunit également des compos qui n'ont pas passé le cap de la sortie officielle de l'album. Tout d’abord "Bea's boogie". Bien entendu un boogie. Un boogie marqué par la versatilité du pianiste et la sortie sur le fil du rasoir de Jr Watson. "Irene" ensuite. Un swamp blues proche de Guitar Slim. Imprimé sur un tempo particulièrement paresseux, il semble sortir des faubourgs de Baton Rouge. Un style qui colle à la peau de Kim. "Mambo crazy" est une plage instrumentale percutante. Dynamisée par le rythme exotique du mambo, elle frôle la perfection. Kid Ramos est impressionnant à la guitare. Les changements de rythme sont bien huilés. Les roulements de caisse d’Innes irréprochables et l'harmonica chromatique de Wilson au sommet de son art. Le riff d'Elmore James, imposé par le Kid sur sa slide, sculpte le chicago blues classique "Blues eyed baby". "Born blind" est un exercice de style proche de l'un des maîtres de Kim : Sonny Boy Williamson II. En particulier son "Eyesight to the blind". Et pour être complet, sachez que l’œuvre recèle encore deux instrumentaux, "Come and git it" et le titre final, modestement intitulé "Instrumental Take 3". Cet album ne bénéficiera pas d’une distribution officielle. Vous pourrez cependant vous le procurer lors des concerts accordés par Kim ou en vous branchant sur le site de Bluebeat Music. Il devrait être suivi par deux autres volumes. Fans de Kim, soyez attentifs!